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Dessin

Le document présente un module de Construction et Fabrication Mécanique 1 à l'Université Hassan II de Casablanca, comprenant des éléments de communication technique et un lexique de termes techniques. Il aborde des sujets tels que le dessin industriel, les projections orthogonales, la cotation, et les normes de représentation graphique. Le contenu est structuré en plusieurs parties, chacune traitant d'aspects spécifiques du dessin technique et de la normalisation.

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UNIVERSITE HASSAN II DE CASABLANCA

ENSET DE MOHAMMEDIA
DEPARTEMENT DE GENIE MECANIQUE
FI-GIL

Module :
Construction et Fabrication Mécanique 1

Elément de module :
Construction Mécanique 1
Volume Horaire : 26 Heures

PARTIE 1 : COMMUNICATION TECHNIQUE

Prof : ZAHIRI

1 sur 99
SOMMAIRE

1. LEXIQUE DES TERMES TECHNIQUES ...................................................................2

2. GENERALITES ET NORMALISATION -DESSIN INDUSTRIEL..............5

3. PROJECTION ORTHOGONALE....................................................................................12

4. COUPES ET SECTIONS.......................................................................................................28

5. REPRESENTATION DES ELEMENTS FILETES..............................................35

6. REPRESENTATION EN PERSPECTIVES.............................................................42

7. COTATION - PRINCIPES GENERAUX....................................................................48

8. COTATION TOLERANCEE ET AJUSTEMENTS..............................................60

9. ELEMENTS DE COTATION FONCTIONNELLE...............................................76

10. TOLERANCES GEOMETRIQUES...............................................................................86

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LEXIQUE DE TERMES ET
D’EXPRESSIONS TECHNIQUES
Alésage : D'une manière générale ce terme désigne un contenant cylindrique ou conique précis.
Arbre : D’une manière générale, un contenu cylindrique ou conique précis.
Arrondi : Surface circulaire partielle et destinée à supprimer une arrête vive.
Arête : Ligne d'intersection de deux plans ou de surfaces qui se coupent.
Axe : Ligne qui passe par le centre d'une pièce (pièce servant à articuler une ou plusieurs autres
pièces qui décrivent autour d'elles un mouvement circulaire).
Bride : En général, dispositif servant à retenir une pièce. Bride de serrage.
Bossage : En général, dispositif servant à retenir une pièce. Bride de serrage.
Chambrage : Évidement réalisé à l'intérieur d'un alésage afin d'en réduire la portée.
Chanfrein : Petite surface obtenue par suppression d'une arrête sur une pièce.
Collerette : Couronne à l'extrémité d'un tube.
Congé : Surface circulaire partielle destinée à raccorder deux surfaces formant un angle rentrant.
Cornière : Profilé métallique en forme de L, de T ou de U
Collet : Couronne en saillie sur une pièce cylindrique.
Décrochement : Surface en retrait d'une autre surface et parallèle à celle-ci.
Dégagement : espace prévu pour éviter le contact de deux pièces suivant une ligne ou pour
assurer le passage d'une pièce.
Encoche : Petite entaille.
Entaille : Coupure dans une pièce dont on enlève une partie. Il y a différentes formes d’entailles.
Épaulement : Changement brusque de la section d'une pièce afin d'obtenir une surface d'appui.
Ergot : Petit élément de pièce en saillie, généralement destiné à assurer un arrêt de rotation.
Évidement : Vide prévu dans une pièce pour diminuer le poids ou réduire une surface d'appui.
Embrèvement : Forme emboutie dans une tôle et destinée à servir de logement pour une pièce ne
devant pas être en saillie.
Fente : Petite rainure.
Fraisure : Évasement conique fait avec une fraise à l'orifice d'un trou.
Goutte de suif : Calotte sphérique éventuellement raccordée par une portion de tore.
Gorge : Dégagement étroit, généralement arrondi à sa partie inférieure.
Information : Unité de connaissance de l’état d’un élément du système.
Locating : Mot anglais utilisé pour nommer une pièce positionnant une autre pièce
Lamage : Déplacement cylindrique généralement destiné :
 à obtenir une surface d'appui,
 à « noyer » un élément de pièce.

3 sur 99
Languette : Tenon de grande longueur destiné à rentrer dans une rainure et assurant, en général,
une liaison en translation.
Lumière : Nom de divers petits orifices
Méplat : Surface plane sur une pièce à section circulaire.
Moletage : État d’une surface sur laquelle on a pratiqué des rainures peu profondes s’entrecroisant à
angle afin d’assurer une meilleure prise avec la main (éviter le glissement).
Mortaise : Evidement effectué dans une pièce et recevant le tenon d’une autre pièce pour effectuer
un assemblage
Nervure : Partie saillante d'une pièce destinée à en augmenter la résistance ou la rigidité.
Profilé : Forme donné à la section d’une barre. Formes en L, en U, en H en I obtenues pour
extrusion ou laminage.
Queue d’aronde : Tenon en forme de trapèze pénétrant dans une rainure de même forme et
assurant une liaison en translation
Rainure : Entaille longue pratiquée dans une pièce pour recevoir une languette ou tenon.
Saignée : Entaille profonde et de faible largeur.
Semelle : Base d’une pièce plus large que le reste.
Téton : Petite saillie de forme cylindrique
Tenon : Partie d’une pièce faisant saillie et se logeant dans une rainure ou une mortaise
Trou borgne : Trou qui ne débouche pas.
Trou oblong ou boutonnière : Trou de faible largeur par rapport à sa longueur, terminé par deux
demi-cylindres.

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GENERALITES ET NORMALISATION

Le dessin industriel, manuel ou assisté par ordinateur (DAO, CAO, etc.), est l'outil
graphique le plus utilisé par les techniciens et les ingénieurs pour passer de l'idée (l'étude)
à la réalisation (fabrication) d'un objet ou produit. C'est un langage universel, rigoureux,
dont les règles précises sont normalisées internationalement (ISO : International Standard
Organisation).

La vision dans l'espace, c'est-à-dire la capacité à voir ou à imaginer un objet à trois


dimensions dans l'espace, est une formidable aide à la création pour l'esprit et le cerveau
humain. Cette qualité fondamentale n'est pas un don du ciel, elle doit être travaillée,
développée et cultivée par des exercices graphiques répétés et suffisamment nombreux.
L'apprentissage du dessin industriel permet d'acquérir cette vision.

I - Principaux types de dessins industriels

Les dessins industriels se divisent en plusieurs familles complémentaires. Les schémas : ils
sont tracés à partir de familles de symboles normalisés. Chaque symbole représente ou
schématise un organe ou un composant particulier. Ils permettent de représenter, de
manière simplifiée et condensée, des installations ou des systèmes techniques plus ou
moins complexes.

Exemples : schémas électriques, électroniques, hydrauliques.

Les dessins d'ensemble :

ils permettent la représentation non schématique, plus ou moins détaillée, à une certaine
échelle, d'installations, d'immeubles, de machines, de systèmes techniques variés
constitués de divers éléments de base (composants, pièces par exemple).

Les dessins de définition :

complémentaires des précédents, ils définissent complètement et totalement chacun des


éléments de base d'un produit et les exigences auxquelles il doit satisfaire. Ils servent
souvent à établir des contrats entre concepteurs et réalisateurs (cahier des charges).

Les dessins de détail d'exécution :

généralement obtenus à partir des dessins de définition, ils donnent les indications
nécessaires à la réalisation d'un produit ou de l'un de ses éléments de base.

Exemples : dessin de fabrication, d'opération, d'implantation.

Les dessins d'avant-projet, ou de conception, et les dessins de projet :

ce sont des dessins d'ensemble. Les premiers permettent de proposer et d'élaborer des
solutions possibles au moment de la conception d'un produit. Les seconds servent à décrire
et préciser tous les détails de la solution finalement choisie pour réaliser le produit.

II-Échelles

Lorsque les objets sont grands (immeubles, bateaux, automobiles) ou petits (montres,
circuits électroniques, par exemple) il est nécessaire de faire des réductions ou des
agrandissements pour les représenter.

L'échelle 1 (ou 1 : 1) présente l'avantage de visualiser l'objet à définir en vraie grandeur,


sans réduction et sans agrandissement. Les échelles 1 : 2 et 2 : 1 peuvent apporter des
impressions trompeuses en conception.

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III - Formats normalisés
(Europe)

La série A (AO, Al, A2, A3, A4), normalisée ISO, est universellement utilisée.

Les formats A3 à AO doivent être utilisés horizontalement et le format A4 verticalement


(ISO 5457), cartouche en bas à droite, marge gauche à 20 mm, autres marges à 10 mm.
Le format A4 (210 x 297 mm) correspond à la taille d'une feuille de papier standard type
courrier. Le format A3 (420 x 297) se déduit du A4 en multipliant la plus petite dimension
par deux (210 x 2 = 420). De même le A2 (594 x 420) s'obtient en multipliant la plus
petite dimension du A3 par 2 (297 x 2 = 594) et ainsi de suite pour les autres formats.
Pour chaque format le rapport longueur sur largeur est égal à √2 (≈1,414).

1. Principaux formats normalisés, position des cartouches, marges et cadres.

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IV - Éléments graphiques permanents (NF EN ISO 5457)

Les éléments graphiques permanents permettent de cadrer le dessin, repérer certains


détails, manipuler, plier et couper les formats.

2. Éléments graphiques permanents. * éléments non retenus par l'ISO 5457

a) Le cadre :

il délimite la zone d'exécution du dessin. Dessiné en trait continu fort, il fait apparaître une
marge sur tout le contour et délimite la zone d'exécution du dessin.

b) Les repères :

ils sont situés dans la marge entre le cadre et le bord du dessin.

- Les repères de centrage : au nombre de quatre, ils indiquent les axes de symétrie du
format et sont généralement matérialisés par un trait continu fort (forme libre de choix).
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- Les repères d'orientation : au nombre de deux sur les supports pré-imprimés, ils se super
posent aux repères de centrage. Une fois le dessin terminé il ne doit rester qu'un seul
repère, celui orienté vers le dessinateur ou le lecteur. Ils ne sont pas retenus par l'ISO
5457.

c) Le système de coordonnées :

à partir de lettres (A,B,C...), de haut en bas, et de chiffres (1,2,3...), de gauche à droite, il


permet de localiser les différentes parties de la zone dessinée. Le nombre de coordonnées,
fonction du format, divisible par 2, est indiqué page 7. Hauteur des caractères : 3,5 mm.

d) La graduation centimétrique de référence :

non chiffrée (longueur minimale 200 mm, largeur maximale 5 mm), elle peut figurer dans
la marge près du cadre (non retenue par ISO 5457).

e) Les onglets de coupe :

placés aux quatre coins du dessin, ils facilitent la découpe des reproductions au format
voulu et sont matérialisés par deux rectangles 10 x 5 se chevauchant.

V - Cartouche

Le cartouche est la carte d'identité du dessin ou document. Son emplacement dans le


format est indiqué figure 1 ; le sens de lecture du dessin est celui du cartouche. Plus
complet en gestion numérisée, il rassemble les renseignements essentiels : données
d'identification (propriétaire, numéro d'identification, indice de révision, date d'édition,
numéro partie, langue...), titre et données administratives (auteur, département, référence
technique, visé par ; type, stade et format du document...).

3. Exemple de cartouche utilisé en gestion numérisée suivant recommandations


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VI - Nomenclature (NF EN ISO 7200).

Liée à un dessin d'ensemble elle dresse la liste complète de tous les éléments constitutifs
(par exemple, pièces, composants) du système dessiné. Chaque élément est répertorié,
numéroté, classé et tous les renseignements nécessaires le concernant sont indiqués.

4. Exemples de disposition de nomenclatures.

La présentation proposée, en cinq colonnes, est classique.

La première colonne reprend les repères, ou chiffres, indiqués sur le dessin d'ensemble par
ordre croissant de bas en haut. Chaque pièce ou élément dessiné doit avoir un repère, sauf
dans le cas des pièces identiques.

La seconde colonne indique le nombre de pièces identiques.

Les autres colonnes précisent dans l'ordre :

le nom ou la désignation normalisée de l'élément repéré ;


la matière (matériau utilisé) ;
au besoin des observations ou renseignements complémentaires utiles.

Remarques :

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la plupart des dispositifs CAO/DAO offre des possibilités de nomenclaturage automatique
avec présentation personnalisée. Le plus souvent les nomenclatures obtenues peuvent être
reprises, travaillées et gérées à l'aide de traitements de textes.

VII - Principaux traits

Le dessin industriel utilise de nombreux traits différents. Chaque trait a sa nature (continu,
interrompu, mixte), une épaisseur (fort, fin) et est destiné à un usage donné;

Exemple, cas de la norme NF EN ISO 128-20, figure 5.

Les dispositifs CAO/DAO en propose une grande variété. Largeurs recommandées (ISO) :
0,13 ; 0,18 ; 0,25 ; 0,35 ; 0,5 ; 0,7 ; 1 ; 1,4 ; 2.

5. Principaux types de traits normalisés.


Arêtes fictives (épaisseur trait fort s* 2 x épaisseur trait fin). NF EN ISO 128-20.

VIII - Écritures

- On doit utiliser en priorité des écritures normalisées. La norme NF EN ISO 3098-0 retient
les types A et B de la norme ISO (l'ancienne norme NF E 04-505 ne retenait que le type B
et pas h = 1,8). Les types A et B ont même hauteur h. A est plus fin que le B.
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- Il faut préférer une écriture droite à une écriture penchée. La norme tolère une écriture
penchée de 15° maximum vers la droite. En dessin manuel, les écritures sont le plus
souvent réalisées avec des trace-lettres ; les systèmes par lettres transferts sont
également utilisés.

- Les dispositifs CAO/DAO offrent une grande variété de caractères, permettent des
écritures condensées, élargies, penchées, proposent des facilités pour centrer, aligner les
textes...

6. Exemple d'écriture normalisée.

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Projections orthogonales
Une photographie ou un dessin artistique peuvent montrer un objet sous une forme plus ou
moins avantageuse mais ne peuvent prétendre le décrire complètement en ce qui concerne
les formes et les dimensions.

Industriellement, une description précise et claire des formes et des dimensions d'un objet
est nécessaire pour que la fabrication puisse être réalisée exactement comme le concepteur
l'a prévue. À cette fin on utilise un certain nombre de vues de l'objet, toutes en
correspondance les unes avec les autres et choisies pour leur aptitude à le définir.

La représentation orthographique obtenue par le système des projections orthogonales est


universellement utilisée.

I - Projections orthogonales

1. Principe

L'observateur se place perpendiculairement à l'une des faces de l'objet à définir. La face


observée est ensuite projetée et dessinée dans un plan de projection parallèle à cette face et
situé en arrière de l'objet. La vue, plane, dessinée obtenue est une projection orthogonale de
l'objet.

2. Système des projections orthogonales

Dans ce système de représentation, l'observateur se place perpendiculairement à l'une des


faces de l'objet, appelée vue de face. À partir de cette vue, sorte de vue principale, il est
possible de définir cinq autres vues ou projections orthogonales (analogie avec les six faces
d'un dé ou d'un cube). Les projections obtenues s'appellent les vues de droite, gauche,
dessus, dessous et arrière. La description la plus générale utilise six plans de projections. Le
plus souvent trois vues, par¬ fois moins, suffiront pour définir la plupart des objets.

2. Projections orthogonales dans trois plans


1. Principe de la projection orthogonale
perpendiculaires entre eux.

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3. Avant dépliage 4. Dépliage à partir de KLMO 5. Position après dépliage.

6. Projections orthogonales dans les six plans de projection possibles


(sauf vue arrière dans le plan HJNG)

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[Link] entre les vues après dépliage 8.Dépliage usuel à partir du côté KLMO

3. Règles (normalisation)

Les parties vues de l'objet (arêtes, surfaces) sont dessinées en trait fort. Les parties cachées
(arêtes, surfaces, formes intérieures...) sont tracées en traits interrompus.

En cas de chevauchement, ou de superposition, l'ordre de priorité pour le tracé définitif des


lignes ou traits est :

1. ligne continue ou trait fort ;

2. ligne discontinue ou trait interrompu court ;

3. ligne mixte ou trait mixte fin (axe...).

Exemple : si le tracé d'un trait fort superpose celui d'un trait interrompu court, c'est le tracé
du trait fort qui l'emporte en définitif.

Remarques :

- Lorsqu'elles ne sont pas nécessaires à la définition, il est fréquent que les parties cachées
(traits interrompus) ne soient pas dessinées. Ceci permet d'alléger les tracés et facilite la
lecture.

- N'importe laquelle des six projections peut être choisie comme vue de face, le choix
appartenant au dessinateur. Ce choix doit être aussi judicieux que possible.

4. Gaspard Monge (1746 - 1818)

Né à Beaune près de Dijon, il peut être considéré comme le père fondateur du dessin
industriel moderne basé sur le concept des projections orthogonales (système connu et
utilisé partout de la même façon dans le monde entier). Il travailla beaucoup pour la
technologie dans son ensemble et compris très tôt que le développement de l'industrie et ses
réalisations dépendaient d'abord de la qualité de l'enseignement technique. Avec Lavoisier,
Carnot et d'autres il fut l'un des fondateurs de l'École Normale.

II - Disposition des vues : méthode du 1er dièdre normalisation


ISO/AFNOR (NF EN ISO 5456-2)

La normalisation internationale ISO, suivie par l'AFNOR, reprend le principe des projections
orthogonales et la position des vues qui en résulte. Le symbole normalisé correspondant est
à mettre sur chaque dessin utilisant ce principe.

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Remarque : dans ce système, la vue de gauche est dessinée à droite de la vue de face, la
vue de dessus au-dessous de la vue de face...

Les intervalles ou les espaces entre les vues, c'est-à-dire la mise en page, sont au choix du
dessinateur. Ils peuvent être identiques ou non. Les espaces réguliers apportent une plus
belle présentation.

9. Disposition normalisée des vues et directions d'observation

III - Correspondance des vues

Les vues, construites à partir de plans de projections perpendiculaires entre eux, présentent
la propriété, après dépliage et développement, d'être en correspondance ou alignées les
unes avec les autres.

Les dimensions de l'objet ou de ses formes se conservent d'une vue à l'autre, sans
variations, et peuvent se déduire à partir des mêmes lignes de rappel verticales,
horizontales, etc.

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10. Correspondance entre les six vues possibles

11. Erreurs typiques de représentation.

IV - Choix des vues

Objectif : avec un nombre minimum de vues, il faut avoir le maximum de définition et de


clarté pour décrire les formes et les dimensions de l'objet.

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12. Principes du choix des vues.
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p

1. Critères de choix

Après avoir judicieusement choisi la vue de face le dessinateur sélectionnera, parmi les cinq
autres vues possibles, celles qui montrent le mieux les formes et les contours.

La préférence ira aux vues ayant le moins de contours cachés ou de traits interrompus. Les
vues non nécessaires seront éliminées. La vue arrière est très rarement utile.

Trois vues suffisent en général pour définir un objet même complexe.

Cas typiques : vue de face + vue de gauche ou de droite + vue de dessus ou de dessous...

Pour des objets possédant des formes simples, une épaisseur constante ou présentant des
symétries particulières (pièces de révolution : arbres, axes, visserie...) deux vues ou une
seule vue peuvent suffire.

2. Remarque

Dans certains cas, une vue supplémentaire, même si elle n'est pas strictement nécessaire à
la définition, peut être une aide à la lecture et à la compréhension du dessin. Cette vue peut
aussi être une vue auxiliaire, une section, une coupe partielle...

V - Vues partielles

Si une partie seulement d'une vue est utile à la compréhension, si la forme de l'objet est mal
adaptée à une représentation conventionnelle, il est fréquent que l'on dessine une vue
partielle plutôt qu'une vue entière.

Dans ce cas, seuls les contours utiles sont représentés, le reste de la vue, inutile, est
supprimé.

Règle normalisée :

une vue partielle doit être limitée par un trait continu fin, tracé à la main, ou par un trait en
zigzag, à la règle.

13. Exemple avec vues partielles.

VI - Vues interrompues

Ce sont des vues partielles particulières utilisées lorsque les objets sont très longs. Seules les
parties essentielles sont dessinées et une cote indique la longueur. Deux traits fins ou zigzag

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limitent les parties raccourcies.

14. Exemple de vue interrompue.

VII - Cas des objets symétriques

Une demi-vue, parfois un quart de vue, remplace avantageusement une vue complète
lorsque les objets sont symétriques (fig. 15).

15. Exemple de pièces symétriques.

Règle normalisée :

la demi-vue doit être limitée par un trait d'axe et la symétrie symbolisée par deux paires de
petits traits fin parallèles tracés perpendiculairement aux extrémités de ce trait d'axe.

Cas particulier (parfois toléré) :

pour certains objets symétriques présentant des nervures et des trous en nombre impair, un
tracé simplifié peut parfois être toléré. Les formes les plus délicates à dessiner peuvent être
ramenées dans le plan de symétrie de l'objet afin de simplifier les tracés de l'une des vues
(fig. 16).

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16. Exemple de tracé simplifié pour une pièce symétrique.

VIII - Vues auxiliaires

La forme des objets ne permet pas toujours une description aisée à partir des plans de
projection usuels. Afin de simplifier la lecture et les tracés, la norme permet l'utilisation des
vues auxiliaires : vue entière, partielle, demi-vue....

Règle :

ces vues n'appartenant à aucun des plans de projection usuels liés à la vue de face choisie, il
est nécessaire d'indiquer le sens d'observation adopté par une flèche avec lettre repère.
Cette lettre doit ensuite être inscrite près de la vue auxiliaire.

Remarque :

ce type de vue permet de faire apparaître certaines dimensions (longueur, angle...) en vraie
grandeur.

21 sur 99
18. Autre exemple avec vues
17. Exemple avec vue auxiliaire.
auxiliaires.

IX - Positions particulières des vues

Système des flèches repérées :

les vues peuvent être placées de façon quelconque par rapport à une vue principale. Des
majuscules (A, B...) identifient à la fois les vues et les directions d'observation
correspondantes.

Positions particulières :

si la vue est dessinée dans une autre position que la projection normale, celle-ci doit être
signalée par un arc fléché orienté dans le sens de la rotation avec au besoin l'angle
correspondant.

19. Systèmes de positionnement particuliers des vues orthogonales


(NF ISO 128-30).

X - Représentation des formes et des surfaces

1. Représentation d'une surface plane

Propriété :

une surface plane limitée ou entourée par n côtés (triangle n = 3 ; carré n = 4...) peut
apparaître, dans les plans de projection, suivant une arête ou ligne (verticale, horizontale ou
inclinée) ou suivant une aire entourée de n cotés.

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20. Exemples de projections de surfaces.

2. Interprétations possibles des vues ou projections

Des surfaces différentes (plane, cylindrique...) ou des objets différents peuvent avoir la
même projection. En conséquence, une seule vue ne suffit pas en général pour assurer la
définition.

21. Surfaces différentes donnant la même vue de face.

22. Objets différents donnant la même vue de face.

Deux vues ne suffisent pas toujours pour définir les formes d'un objet. Par exemple, il est
possible de trouver une grande quantité d'objet ayant tous même vue de face et même vue
de dessus.

23 sur 99
23. Objets différents donnant deux projections identiques.

XI - Construction d'une vue supplémentaire

La vue manquante s'obtient point par point, en utilisant la correspondance des vues.

Exemple 1 : tracer les limites de la vue cherchée (case 2), puis les surfaces principales : plan
de base (repères 1-2-3-4 case 3) ; fond rainure (5-6 case 4) ; face supérieure (7-8-9-10-11-
12-13-14 case 5) ; faire le tracé définitif et éliminer les constructions annexes (case 6).

24. Étapes de constructions de l'exemple 1

Exemple 2 : construction d'une vue de dessus connaissant la vue de face et la vue de droite.
Le principe est le même. Tracer dans l'ordre : les limites de la vue (case 2) ; la surface de
base (repères 1-2-3-4 case 2) ; la face supérieure (5-6-7-8 case 3) ; puis point par point
l'arête 6-9-2 de forme complexe (cases 4 et 5) et le tracé définitif de la vue (case 6).

24 sur 99
25. Exemple 2 : construction de la vue de dessus à partir de la vue de face et de la vue de
droite.

XII - Intersection de cylindres

C'est un tracé qui revient régulièrement. Pour le réaliser il faut tenir compte de la précision
exigée, de la difficulté des constructions (place disponible...) et de la taille relative des
surfaces (comparaison des diamètres).

Avec des diamètres assez différents et si aucune précision particulière n'est exigée, une
méthode approchée suffit. Si les diamètres sont identiques l'intersection se réduit à deux
droites perpendiculaires.

Si un tracé précis est exigé l'intersection peut être tracée point par point. De nombreux
logiciels CAO/DAO réalisent automatiquement ces intersections (en mode 3D).

26. Exemples de tracés d'intersections.

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XIII - Exercices

Toutes les surfaces sont supposées planes (sauf 10-11-12-13) et les trous débouchants. Pour
les exercices suivant (1 à 13), déterminer et tracer les vues manquantes, compléter au
besoin les vues connues et faire une perspective à main levée de l'objet représenté.

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Pour l'objet proposé en perspective, dessiner la vue de face repérée par une flèche, plus
deux vues au choix : vue de dessus et vue de gauche (ou de droite). Dessiner les parties
cachées. Les dimensions sont repérées par des intervalles de 10mm (u=10), les trous sont
débouchants.

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COUPES ET SECTIONS

Plan du cours :

1. Coupes

a. Principes
b. Règle

2. Règles de représentations

a. Plan de coupe
b. Hachures
c. Règles complémentaires

3. Demi coupe

a. Principe
b. Règles

4. Coupe partielle

5. Coupe brisée

a. Coupe brisée à plans parallèles


b. Coupe brisée à plans obliques

6. Sections

a. Principe
b. Sections sorties
c. Sections rabattues

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1. Coupes
a. Principe
Si la définition d’une pièce ou d’un ensemble de pièces peut être faite complètement à
l’aide de vues extérieures, il est parfois (et même souvent) utile de représenter les
pièces en coupe ; en effet, cette représentation permet de faciliter la réalisation du
dessin et sa lecture.

 des arêtes cachées deviennent visibles lorsqu’on dispose des vues en coupes.
b. Règle
La règle consiste à faire passer un plan fictif, appelé plan de coupe, séparant ainsi la
pièce en deux. La vue coupée ne représentera donc qu’une partie de la pièce, ce qui
permet donc de rendre visible (traits forts) des arêtes qui resteraient cachées dans le
cas d’une vue extérieure (traits interrompus fins).

Principe des vues coupées : plan de coupe.

Représentation normalisée des vues coupées.

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2. Règles de représentations
a. Plan de coupe
Il est matérialisé par un trait d’axe, renforcé aux extrémités par deux traits forts courts. Le sens
indiquant la partie de la pièce à conserver est indiqué par deux flèches nommer à l’aide de
deux lettres (A-A, B-B, …).
b. Hachures
Les hachures apparaissent là où la matière est effectivement coupée. Elles sont réalisées en
traits fins, inclinés de 30, 45 ou 60 degrés par rapport à la direction générale de la pièce.
Sur un plan d’ensemble, le motif des hachures permet d’identifier le type de matériaux des
pièces. Mais sur un dessin de définition, c’est toujours le motif d’usage général qui est utilisé.

c. Règles complémentaires

 on ne coupe jamais des nervures lorsque le plan de coupe passe dans le plan de leur
plus grande surface. La règle est applicable avec les bras de poulie, de roue, … :

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 Pour les plans d’ensemble, les pièces appartenant à un même ensemble coupé doivent
avoir des hachures différentes (inclinaison, espacement) :

 On ne coupe jamais les pièces de révolution pleines (axes, arbres, billes, …),les vis, les
boulons et les clavettes car voir l’intérieur d’une pièce pleine ne présente aucun intérêt :

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3. Demi coupe

Lorsqu’une pièce présente un ou plusieurs plans de symétrie, on peut réaliser une demi-coupe
plutôt qu’une coupe.
a. Principe
Seule la moitié de la vue est dessinée en coupe, tandis que l’autre moitié est dessinée en vue
extérieure ; la vue apporte alors plus d’informations, tout en étant plus simple à réaliser et à
lire :

b. Règles

Elles sont les mêmes que pour les coupes normales : l’indication du plan de coupe reste
inchangée ; les deux demi-vues sont toujours séparées par un trait d’axe qui a la priorité sur
les autres types de traits.
4. Coupe partielle

Si seul un détail localisé dans une pièce mérite d’être vue en coupe, on réalise une coupe
locale – ou coupe partielle – pour le représenter ; le contour délimitant la zone coupée est un
trait continu fin et il n’y a pas de trace de plan de coupe :

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5. Coupe brisée
Elle est utilisée lorsqu’une pièce possède des contours intérieurs complexes ; elle apporte un
grand nombre de renseignement, tout en évitant plusieurs coupes simples.
a. Coupe brisée à plans parallèles
Le plan de coupe est construit à partir de plusieurs plans de coupe classiques parallèles entre
eux :

b. Coupe brisée à plans obliques


Le plan de coupe est constitué de plans sécants ; la vue coupée est obtenue en ramenant
dans un même plan tous les tronçons coupés ; les morceaux coupés s’additionnent. Dans ce
cas, la correspondance entre les vue est partiellement conservée :

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6. Sections
Elles se présentent comme une variante simplifiée de la coupe en permettant de définir une
forme, un contour ou un profil ; elles sont définies comme les coupes (plan de coupe,
flèches) :
a. Principe
Dans une coupe, toutes les parties visibles au-delà du plan de coupe sont dessinées ; dans
une section, seule la partie coupée est représentée (là où la matière est réellement coupée ou
sciée) :

b. Sections sorties
Elles sont dessinées le plus souvent au droit du plan de coupe, si la place le permet ;
l’inscription du plan de coupe peut être omise :

c. Sections rabattues
Dessinées complètement en traits fins, ces sections sont dessinées directement sur la vue
usuelle ; par soucis de clarté, les formes apparaissant sous la section rabattue sont
supprimées. L’indication du plan de coupe est généralement inutile :

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REPRESENTATIONS
DES ELEMENTS FILETES

Plan du cours :

1. Introduction

2. Caractéristiques d’un filetage

2-1 Profil du filet


2-2 Diamètre nominal
2-3 Pas d’un élément fileté
2-4 Sens de l’hélice

3. Représentation des filetages

3-1 Représentation des filets


3-2 Représentation d’un trou borgne
3-3 Représentation d’un taraudage débouchant
3-4 Représentation des assemblages filetés.

4. Exercices d’application

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1- INTRODUCTION :
Un élément fileté est obtenu à partir d’un arbre1 ou d’un alésage2 sur lequel ont été réalisées
une ou plusieurs rainures hélicoïdales. La partie pleine restante est appelée : FILET.

Les éléments filetés sont utilisés très fréquemment en construction mécanique.


Par exemple : Ils permettent :
 d’assurer un effort de pression entre des pièces pour les immobiliser les unes par
rapport aux autres. (Vis d’assemblage ou de pression, écrous, boulons, goujons)
 de transformer un mouvement de rotation en un mouvement de translation.

2- CARACTERISTIQUES :
Pour qu’un écrou puisse être assemblé à une vis, les deux éléments doivent avoir des
caractéristiques communes : Profil du filet, diamètre nominal, pas, sens de l’hélice, ...

________________________
1 L’arbre est la surface extérieure d’une pièce mécanique de forme cylindrique
2 L’alésage est la surface intérieure d’une pièce mécanique de forme cylindrique

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2.1 Profil du filet.

2.2 Diamètre nominal.

2.3 Pas d’un élément fileté.

2.4 Sens de l’hélice.


En maintenant son axe vertical, si on observe une vis avec un filetage à droite, le filet monte
en allant de la gauche vers la droite, donc le serrage est réalisé en tournant la vis dans le
sens des aiguilles d’une montre. (Inverse pour les vis à filetage à gauche).

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3- REPRESENTATION :
3-1 Représentation des filetages :

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3.2. Représentation d’un taraudage borgne

3.3. Représentation d’un taraudage débouchant :

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Remarque :
 Les hachures traversent les traits fins du taraudage et s’arrêtent sur les traits forts du perçage.
 Si un taraudage est caché, il est représenté en pointillé.

3.4. Représentation des assemblages filetés :


La représentation du filetage cache celle du taraudage.

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4. Exercices d’application

Sur la figure ci-dessous :


a. colorier la vis, l’écrou et la pièce fixée,

b. indiquer à l’aide de flèches les différents traits fins et forts de la vis et de l’écrou,

c. encercler le fond de perçage,

d. le dessin est à l’échelle 2:1 ; placer des cotes (avec des valeurs mesurées)
indiquant la distance entre :
 le bout de la vis et la limite du taraudage,
 la limite du taraudage et le fond de perçage,
e. coter aussi :
 le diamètre nominal de la vis (il s’agit d’un filet ISO),
 le trou de passage dans la pièce à serrer.

f. Réaliser la section A-A.

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REPRESENTATIONS EN PERSPECTIVES

Plan du cours :
1. Principaux systèmes de projection
2. Projection oblique et perspective cavalière
1. Principe
2. Perspective cavalière
3. Perspectives axonométriques
1. Perspectives isométriques
a. Caractéristiques
b. Remarques et suggestions
2. Dessins isométriques
a. Exemple 1
b. Exemple 2
4. Perspectives dimétriques
a. Principe
b. Dessin dimétrique
5. Perspectives trimétriques
6. Tracé des ellipses

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Les vues en perspective sont utilisées pour illustrer ou visualiser les objets dans leurs trois dimensions.
En une seule image, elles montrent le plus de faces possibles et le maximum de renseignements. A noter
qu'une description précise et rigoureuse ne peut être obtenue qu'avec le système des projections
orthogonales : vue de face, gauche, etc.; cependant, ce type de représentation est mal adapté aux non-
techniciens : règles, normalisation, effort pour imaginer l'objet dans l'espace...
Les perspectives usuelles décrites dans ce chapitre et utilisées internationalement proposent une
représentation suffisamment précise et scientifiquement correcte tout en restant accessible aux non-
techniciens.
Applications : publicité, illustrations de catalogues (ventes, pièces détachées...), vues complémentaires
aux projections orthogonales, implantations d'usines, « images » de présentation pour juger des objets en
cours de création, etc.

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I - Principaux systèmes de projection :
En dessin industriel, la représentation des objets repose sur le système des projections. Les contours et
les arêtes d'un objet vus par un observateur sont projetés et dessinés dans un plan appelé plan de
projection (P). Ce plan peut être matérialisé par une feuille de dessin ou par la surface d'un écran.

Principaux types de projection


 Projection orthogonale (sert de base à la représentation par vues multiples et ne donne
pas de vue en perspectives).
 Projection oblique (cavalière...).
 Projections axonométriques (isométrique...).
 Projections avec point de fuite.

- Les quatre types de projection.

Remarques :

 Les projections 2, 3 et 4 donnent des vues en perspective montrant en même temps plusieurs faces
du même objet. En général, les faces ne se projettent pas en vraie grandeur et les angles entre
arêtes peuvent devenir plus petits ou plus grands (que la réalité) selon la position de l'observateur.

 Dans les cas 1, 2 et 3 l'observateur est supposé situé à l'infini, suffisamment loin pour que toutes les
lignes de rappel soient parallèles entrent elles. Les lignes de rappel des cas 1 et 3 sont perpendiculaires
au plan de projection (P).

 Dans le cas 4 avec point de fuite (PF), l'observateur est à distance finie. Les lignes de rappel
convergent toutes vers un même point, l'œil de l'observateur, encore appelé point de vue (PV). Le
segment PV-PF est perpendiculaire au plan de projection.

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II - Projection oblique et perspective cavalière
1. Principe
La face principale de l'objet, parallèle au plan de projection, est projetée en vraie grandeur, les autres
faces sont déformées. Les lignes de projection, parallèles entre elles, sont inclinées ou obliques par
rapport au plan de projection (P).
Suivant le point d'observation choisi, l'angle de fuite et la longueur des fuyantes (arêtes
perpendiculaires au plan de projection sont variables).

- Principe de la projection oblique.

2. Perspective cavalière
Datant de l'époque médiévale, elle est la plus ancienne de toutes les perspectives et la plus facile à mettre
en œuvre. Avec un angle de fuite à 45° et des fuyantes en demi-grandeur (0,5 L), c'est la projection oblique
qui donne le meilleur effet de perspective.

- Perspective cavalière. b2 (petit axe de l’ellipse) est perpendiculaire à a2 (grand axe).


Remarques :

— Afin de simplifier les tracés, il faut placer les faces les plus complexes de l'objet (formes cylin-
driques...) parallèles au plan de projection (dessin en vraie grandeur plus facile, pas de déformation, pas
d'ellipses...).
Si le tracé des ellipses est inévitable, plusieurs méthodes sont utilisables : construction point par point
(quadrillage...), trace-ellipses...
— Les coupes et demi-coupes sont possibles. Les filetages peuvent être dessinés par des cercles (ellipses)
en traits fins. En cas de cotation placer de préférence les lignes-cotes et les écritures dans la même
direction que les axes principaux (fuyantes...) de la perspective.

- Exemple de filetage, ¼ coupé et cotation en perspective cavalière.

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III - Perspectives axonométriques
Elles se divisent en trois cas : les perspectives isométriques, les perspectives dimétriques et les
perspectives trimétriques.

- Différents cas de perspectives axonométriques (d’un cube de coté L).

1. Perspectives isométriques

Des trois, elles sont les plus faciles à mettre en œuvre. De ce fait, elles sont assez souvent utilisées.
Les applications sont multiples et variées. De nombreux logiciels CAO/DAO possèdent des commandes
spécifiques à ce type de perspectives.

a) Caractéristiques

Conséquence de la projection, toutes les dimensions parallèles aux axes isométriques [Ox, Oy, Oz]
sont multipliées par 0,82 (= 80% de la dimension initiale L). En pratique trois échelles
[0,82 ; 0,58 ; 1] sont nécessaires pour exécuter tous les tracés (angles et dimensions).

- Caractéristiques des perspectives isométriques (L = longueur réelle de l’arête).

Les axes isométriques sont à 120° les uns des autres. L'orientation de départ devra être choisie au mieux
pour décrire l'objet dans sa position naturelle. Pour certains objets de grande longueur, l'un des axes peut
être choisi horizontal.

- Positions possibles des axes isométriques.

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Les cercles (trous et cylindres) apparaissent en projection suivant des ellipses.

b) Remarques et suggestions

 Les traits interrompus courts sont utilisables pour décrire les parties cachées.
 Les filetages peuvent être représentés par des arcs d'ellipses en traits fins.
 Les coupes et demi-coupes sont possibles pour faire apparaître l'intérieur des objets.
 Pour plus de clarté en cotation, on trace de préférence les lignes cotes et écritures suivant
les directions isométriques.
 Les canevas pré imprimés permettent de faire plus rapidement les tracés en dessin manuel.

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2. Dessins isométriques

Dans le but de simplifier les tracés il est fréquent de ne pas utiliser les échelles précédentes
[0,82 ; 0,58 ; 1]. Les tracés sont réalisés à partir des échelles [1 ; 0,707 ; 1,22] et les arêtes de l'objet
(tracés les plus fréquents), parallèles aux axes, sont dessinées en vraie grandeur (x 1).
Le dessin isométrique obtenu est identique à la perspective isométrique mais environ 25 % plus grand.
Les propriétés et remarques précédentes sont conservées.

Exemple :

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