Cours Communication en SI - 091842
Cours Communication en SI - 091842
ISTM DE KINSHASA
B.P. : 774-KINSHASA XI
SECTIONS DES SCIENCES INFIRMIÈRES
• Présentation du Cours:
VH: 25 heures Planification : 1er semestre
0. Introduction
5
0. INTRODUCTION À LA COMMUNICATION
0. INTRODUCTION (0)
• Le facilitateur pourrait utiliser une autre phrase et constater avec les apprenants
comment le message peut être déformé (suite aux interférences, à la perception
de chacun).
1.3 CAPACITES NECESSAIRES A LA COMMUNICATION EN SI (4)
Proposition
schématique du
modèle de
Shannon &
Weaver (1949),
par Seb02859.
2.2 Quelques principes généraux liés à la communication(1)
✓Parmi les lignes directrices qui en émanent, on souligne le fait qu’il est
impossible de ne pas communiquer, que la communication est intimement
liée au contexte dans lequel elle se déroule.
✓Elle est irréversible, puisque ce qui a été dit peut difficilement être
soustrait du dialogue et, enfin, qu’elle n’est jamais neutre dans la mesure
où tout est communication.
2.2 Quelques principes généraux liés à la communication(2)
1.2.1 La communication : un processus incontournable
• Même sans parler, nous émettons des significations très fortes par ce que
nous sommes et par notre agir.
• Quelqu’un qui garde le silence transmet différents messages de calme, de
réserve, de fermeture à l’autre, voire de colère.
• Tout parle pour nous : nos comportements, notre apparence, notre
manière d’être.
Par exemple, le client qui ne répond pas lorsqu’on lui parle, affiche
simultanément des expressions faciales et des attitudes, il pose aussi
certains gestes qui s’expriment à sa place.
2.2 Quelques principes généraux liés à la communication(3)
1.2.1 La communication : un processus incontournable (suite)
• De même, l’infirmière qui exécute des soins sans parler lance un message
soit d’insatisfaction, soit de très grande concentration sur ce qu’elle ait ou
même de désintérêt pour le client, ce qui peut se révéler dramatique pour
la relation soignante-soigné.
• La communication est donc une arme à deux tranchants : elle transmet
nos messages volontaires, mais aussi ceux que nous ne désirons pas
faire connaître.
2.2 Quelques principes généraux liés à la communication(4)
4) Contexte émotif
✓ Le contexte émotif dans lequel est plongé la situation de communication
est aussi d’une grande importance.
✓ Etat émotionnel qui règne au cours de la communication, comme une
période est camparable à une tristesse.
✓ Un moment où le client vient d’apprendre une mauvaise nouvelle au
sujet de son diagnostic ou tout simplement un matin suivant une
mauvaise nuit.
✓ Est un élément qui influe grandement sur sa situation.
2.2 Quelques principes généraux liés à la communication(9)
5) Contexte socioculturel
✓Le contexte socioculturel peut aussi à l’occasion exercer une influence sur
la communication.
✓Son action se fait sentir lorsqu’il y a une différence: âge et culture ou de
niveau social entre la soignante et le soigné.
✓Les personnes en présence se forment une idée de ce que l’autre
représente pour elles, et elles s’imaginent ce que l’autre pense d’elles.
✓Par exemple, Alice peut penser de M. Lemire, même à tort : « Ce client
m’apparaît un peu hautain.
✓Il s’agit de perceptions le plus souvent sans fondement.
2.2 Quelques principes généraux liés à la communication(10)
5) Contexte socioculturel
✓Une étudiante doit réaliser que le contexte socioculturel peut devenir une
barrière à la communication.
NB: En outre, plus la culture, les habitudes de vie et les mœurs familiales
diffèrent de celles de l’infirmière, comme ce peut être le cas des clients
immigrants, plus elle doit en tenir compte.
2.2 Quelques principes généraux liés à la communication(11)
1.2.3 Communication est irréversible
• Plus souvent, il est impossible de récupérer les paroles ou les
comportements non verbaux exprimés au cours d’une conversation.
• Ce qui a été dit ou manifesté, même si c’est regrettable, ne peut être
facilement soustrait du dialogue.
• Une personne peut toujours tenter : de nier et de nuancer ses propos ou
d’émettre des réserves, mais la communication laisse des traces.
• Mots prononcés: sans réfléchir, sans tenir compte du contexte; de
l’état du client ou de sa personnalité; et même l’expression faciale
peuvent se révéler maladroits ou franchement regrettables.
2.2 Quelques principes généraux liés à la communication(12)
1.2.3 Communication est irréversible
• NB: C’est pourquoi une étudiante doit se convaincre que les paroles
échangées avec le client ou avec ses proches doivent toujours être
réfléchies, car la relation avec la personne soignée n’est pas une relation
entre amis.
• Dans les cas malheureux, il ne reste la plupart du temps que les excuses
pour minimiser les dégâts.
2.2 Quelques principes généraux liés à la communication(13)
1 2 3 4
MAÎTRISE DE LA L’ÉCOUTE L’INFLUENCE
LA LANGUE CLARIFICATION ACTIVE La capacité
La capacité La capacité de La capacité de saisir d’inciter les autres
d’exprimer sa s’assurer qu’on les sentiments, les à adopter
pensée avec comprend valeurs, les son point de vue
rigueur, justesse, bien et qu’on est préoccupations et tout en demeurant
exactitude et bien compris. les besoins ou intègre,
nuances. attentes de l’autre respectueux et
dans l’interaction. fiable.
2.3 Communication, un processus d’échange (2)
1. Solliciter le feed-back;
• Elle est importante en elle-même pour son caractère utilitaire, mais aussi.
2.4 Communication et ses applications en soins infirmiers (3)
a) Particularités de la communication
• La communication est constituée d’un ensemble de moyens qui permet
d’échanger de l’information entre deux personnes placées en interaction.
• Ce partage de renseignements et cette circulation des idées se font par
l’intermédiaire d’un système complexe de manifestations non verbales et
d’expressions verbales.
2.4 Communication et ses applications en soins infirmiers (4)
a) Particularités de la communication (suite)
• Ainsi la communication avec le client doit-elle prendre en compte tout ce qui
se passe à ce moment. Elle fait intervenir à la fois des processus physiques
régis par notre système nerveux, des éléments langagiers de la parole et des
éléments cognitifs car, pour communiquer, nous avons besoin de faire appel
à certaines connaissances.
• La communication fait aussi intervenir des éléments émotifs, puisque nos
émotions y jouent un grand rôle, et même des éléments inconscients que
nous percevons sans même nous en rendre compte Ainsi, la communication
engage l’ensemble de la personne.
2.4 Communication et ses applications en soins infirmiers (5)
a) Particularités de la communication (suite)
• Nos échanges avec les autres forment un processus de création et de
recréation constante de la pensée exprimée, puisque, au cours de nos
entretiens, notre pensée voulue, tout comme notre discours.
• Cette situation se produit chez les deux intervenants en présence, créant
ainsi un contexte de dialogue complexe et toujours en évolution.
• C’est ce qui peut rendre la communication si difficile.
• De plus, celle-ci fait entrer en jeu des phénomènes langagiers personnels et
des règles de vie en commun.
• impliquant, par exemple, notre manière de nous exprimer et un certain
savoir-vivre qui régit nos relations de civilité.
2.4 Communication et ses applications en soins infirmiers (6)
b) Force de la communication
• Savoir communiquer est une force dont nous ne réalisons pas toujours la
puissance car tout est communication ; de même, notre manière d’être de
soignante dans sa globalité communique au client la valeur que nous lui
accordons et l’importance que nous attribuons à nos gestes professionnels
• La communication, un vecteur d’autonomie pour le client
• En raison des besoins de la société et de l’évolution des soins vers l’auto-
responsabilité, l’autonomisation (empowerment) du client et le
raccourcissement des séjours hospitaliers, l’infirmière est de plus en plus
identifiée comme étant une éducatrice en principes de santé et à la
préparation du client dont le traitement doit se poursuivre à domicile.
2.4 Communication et ses applications en soins infirmiers (7)
b) Force de la communication (suite)
• Au cours des soins, les occasions de l’informer sur son état, sur certains
détails des soins ou encore de lui enseigner des mesures de prévention ou
de prise en charge de son traitement ne manquent pas.
• Aussi la communication devient-elle un instrument précieux pour
l’enseignement au client.
• Elle s’appuie certes sur des principes pédagogiques et sur des éléments de
contenu physiologiques, pharmacologiques ou techniques, mais la véritable
force de cet enseignement repose sur la capacité de communication claire et
chaleureuse de la soignant.
2.5 Communication et la persuasion
• La communication infirmière traitant de la santé tient parfois de la
persuasion, car la parole possède un pouvoir certain.
• Au cours des soins, et souvent lorsqu’elle doit aire
• de l’enseignement ou donner des traitements, l’infirmière se heurte à des
difficultés de compréhension ou à des objections de la part du client, voire à
des oppositions formelles à ce qu’elle suggère ou à ce qu’elle doit faire.
• Il lui faut alors déployer sa force de persuasion pour contrer ces obstacles
parfois difficiles à surmonter.
2.6 Communication est un pouvoir (1)
• Il ne faut cependant pas oublier que, par sa capacité de séduction, la
communication est un moyen d’influence important.
• L’emprise sur leur entourage qu’exercent certaines personnes aux habiletés
communicatives particulières peut à l’occasion se transformer en pouvoir.
• Les échanges qui s’effectuent entre les interlocuteurs créent des liens
qui deviennent « relation ».
• C’est dans cette relation que peut jouer l’ascendant de l’infirmière sur le
client.
• Cet ascendant se révèle le plus souvent positif, mais, dans certains cas
malheureux, il peut revêtir le caractère négatif d’une influence indue et même
de pressions abusives.
2.7 Communication est un pouvoir (2)
• La communication est un instrument précieux qui permet aux personnes
de se connaître, de se comprendre et de s’apprécier mutuellement.
❖Elle peut aussi, dans certains cas, se changer en pouvoir sur l’autre et
même en violence psychologique. Il faut comprendre que, dans la relation
soignante-soigné, la communication est asymétrique.
❖Une étudiante infirmière est souvent forte de sa jeunesse, de sa vigueur et
de son rôle professionnel.
❖Elle peut convaincre le client, lui donner des conseils, des ordres et même,
hélas, l’agresser verbalement, alors que le client, de son côté, est diminué
par la maladie, parfois affaibli par l’âge, la douleur et l’anxiété.
2.8 Concept d’humanitude
• L’homme est un être essentiellement grégaire qui a besoin de la présence
des autres pour satisfaire ses besoins.
• La communication entre les individus a même été jadis un moyen d’évolution
de l’espèce humaine.
• À travers les âges, dans les périodes reculées de notre transformation, les
appels d’humanitude qu’étaient le regard, le sourire, le toucher et les paroles
de la mère et de l’entourage ont permis au cerveau du petit d’homme
d’évoluer, de développer ses capacités et de se percevoir en tant qu’humain.
• Encore de nos jours, ces appels jouent un grand rôle auprès des enfants et
pour nous, infirmières, auprès des clients. Ils sont les manifestations de
notre intérêt envers eux. Ces appels sont aussi le signe que nous les
reconnaissons comme des êtres humains dignes de respect et de sollicitude.
2.9 Relation fondée sur l’éthique (1)
• Relation avec le client en est une de vie et de liberté ;
• Rapports quotidiens de l’infirmière avec la personne soignée, le sérieux des
situations dans lesquelles ils se déroulent et la portée des décisions
auxquelles ils contribuent en sous-tendent la nécessité.
• Comme nous accordons beaucoup d’importance aux difficultés physiques du
client au cours de notre travail, le risque est grand de ne voir l’être humain
que sous l’angle de ses fonctions corporelles ou de sa maladie.
• C’est ce réductionnisme que l’éthique nous apprend à éviter.
• Elle nous incite à l’écoute des principes du philosophe allemand Emmanuel
Kant qui démontrent qu’aucun homme ne peut être ramené uniquement à
son histoire ou à son corps.
2.9 Relation fondée sur l’éthique (2)
• Il devient ainsi inadmissible de considérer le client comme un cas, un numéro
ou de ne voir en lui que l’organe ou le système atteint.
• Le respect que nous impose l’éthique repose sur l’idée qu’il y a chez l’homme
quelque chose de plus grand que ce qu’il peut montrer de lui-même aux
autres et que ce qu’il peut accomplir ; qu’il y a en lui quelque chose de plus
grand que la somme de ses parties ou de ses talents.
• Cette supériorité de l’être est appelée « dignité humaine.
NB: C’est cette dignité que nous devons nous appliquer à faire ressortir par le
soutien et l’aide que nous leur apportons pour lutter contre les effets
nuisibles et destructeurs de la maladie physique ou mentale.
Exercice 1
❖Zoé est une nouvelle diplômée qui prend soin de Colette, une jeune fille
hospitalisée dans un service de gynécologie à la suite d’un avortement
provoqué avec complications.
❖Il s’agit d’une ancienne compagne de classe de Zoé. Celle-ci sait qu’elle ne
doit rien révéler de ce qu’elle apprend au sujet des clients au cours de son
travail infirmier.
❖Toutefois, Zoé s’interroge quant à ce qu’elle doit faire à l’égard de leurs
amies communes, et elle se demande comment les choses se passeront
lorsqu’elles se verront au prochain conventum de leur collège.
QUESTIONS
a) Zoé peut-elle dire à ses collègues qu’elle a pris soin de Colette, sans
révéler l’avortement ?
b) Zoé a des valeurs traditionnelles. Peut-elle exprimer ses préoccupations
morales à Colette ou la considérer comme étant moins digne de respect ?
2.10 Communication et l’interaction (1)
• La communication conduit à des interactions entre les personnes en
présence, et elle débouche souvent sur l’action.
• En soins infirmiers, les communications de la soignante sont généralement
orientées vers des résultats précis, soit:
✓Une collecte de données;
✓La transmission d’éléments d’information;
✓Le soutien psychologique dans une situation pénible ou tout simplement
une conversation de politesse accompagnant les soins.
NB: Cependant, comme les contacts avec les clients sont toujours planifiés en
fonction de la somme de travail à accomplir, chacune des rencontres avec le
client devrait viser la collecte ou la communication de renseignements ou être
porteuse de paroles de réconfort à transmettre.
2.10 Communication et l’interaction (2)
❖Compétences émotionnelles :
✓ Ressentir, comprendre
❖Compétences intellectuelles :
✓Apprendre
❖Compétences techniques :
✓Travailler
❖Compétences relationnelles :
✓Communiquer, vivre ensemble
Conclusion (1)
• L’apprentissage de la communication et de la
relation avec le client suppose l’acquisition de
certaines compétences indispensables.
• Ce qui permettent à l’infirmière d’entrer en
contact avec la personne soignée et son
entourage.
• Etablir avec eux une relation aidante et de
créer ainsi une alliance thérapeutique.
Conclusion (2)
• Mais le développement de ces compétences suppose aussi, à la base,
l’évolution vers certaines capacités telles que:
✓ La sensibilité à ses propres émotions et à celles des autres;
✓ L’estime de soi;
✓ La confiance en soi et la capacité d’affirmation de soi, essentielles à toute
relation.
CHAPITRE TROISIEME
OBSERVATION ET PERCEPTION :
DÉCOUVERTE DE L’AUTRE ET DE SOI
3.1 Introduction (1)
• Observation est fondamentale en soins infirmiers, comme elle l’est pour
l’établissement de toute relation humaine.
• Ce chapitre traite du processus d’observation et de ses exigences, de même
que de son importance dans le travail d’une équipe interdisciplinaire de
soins.
• Il aborde aussi la nécessité de l’observation infirmière pour arriver à la
connaissance de la personne et de la situation.
• Pour la mise en œuvre d’un processus de soins rigoureux, pour la rédaction
du plan thérapeutique infirmier, pour la rédaction des notes d’évolution au
dossier et pour favoriser le développement de la pensée critique et du
jugement clinique de l’infirmière.
3.1 Introduction (2)
• Nous traiterons également des perceptions individuelles, des facteurs qui
influent sur celles-ci, des risques qui y sont associés, dont les
généralisations, les stéréotypes et les préjugés.
Observation
construite:
Plus attentives,
plus détaillée
3.3 Personne qui observe (3)
b) Qualités d’une bonne observation
• Apprendre à observer un client n’est pas si simple, puisque l’observation
exige une qualité de présence particulière.
• Elle suppose la capacité physique de perception de nos sens, la capture
intellectuelle de différents aspects de la personne et de la situation
considérées, de même que notre réaction émotionnelle à ce qui est
observé.
• Chacun de ces éléments peut colorer le tout et risque de modifier nos
perceptions.
3.3 Personne qui observe (4)
Objectivité
• La première règle à suivre au cours d’une observation est de s’appliquer à
l’objectivité, c’est-à-dire de conserver le plus possible notre neutralité
affective et notre impartialité à l’égard de la personne et de sa situation.
• Il faut aussi préciser qu’observer n’est ni juger ni cautionner ou chercher à
modifier la manière d’être de la personne ou son comportement.
• Ce n’est qu’accueillir, par nos sens, l’impression visuelle, auditive, tactile et
même olfactive qui s’en dégage.
• Parler ici de l’olfaction peut étonner, mais il s’agit parfois d’un élément
important des soins que de pouvoir, par exemple, déceler l’odeur
nauséabonde d’une plaie ou d’un corps à l’hygiène déficiente.
Mise en situation 2
Adèle est infirmière de nuit dans un service d’orthopédie. Elle prend soin de Julien, un
jeune homme de 16 ans, hospitalisé à la suite d’un accident. Il présente de multiples
fractures, dont une ouverte à la jambe droite. Il est souvent souffrant, mais Adèle
s’assure que sa médication est adéquate. Toutefois, Julien ne dort pas et appelle quand
même fréquemment l’infirmière pour de petits riens. Comme, de l’extérieur, tout semble
bien aller et que le client affiche même un air badin, Adèle se demande ce qui se passe.
Elle trouve qu’il parle parfois vite et que ses mains sont agitées, ce qui amène Adèle à
penser qu’il est peut-être anxieux. Lorsqu’elle aborde ce sujet, il lui affirme qu’il n’est pas
nerveux. Il pose aussi de multiples questions sur toutes sortes de détails du quotidien,
mais peu sur son état. En bonne observatrice, Adèle sait que tout n’est pas toujours si
évident et qu’il faut souvent voir au-delà des apparences. Après ces observations
initiales, profitant d’un petit moment de répit, elle retourne le voir et suscite habilement
l’expression de ses inquiétudes. Il lui parle alors de ses études et de son avenir à la suite
de cet accident. Elle l’écoute et le réconforte. Elle voit et comprend son désarroi. De son
côté, Julien se sent soulagé de lui avoir parlé.
3.3 Personne qui observe (5)
b) Qualités d’une bonne observation
❖L’objectivité :
• La neutralité affective de l’observatrice ;
• La mise en veilleuse de ses jugements de valeur.
❖L’attention :
• La disponibilité de l’esprit et l’éveil des sens.
Les perceptions sont différentes… d’un individu à un autre… Il vous appartient donc
de connaître ou de chercher à connaître les différences de perception d’un client à un
autre pour lui proposer le bon produit….
3.3 Personne qui observe (8)
d) Observation : entendre les non-dits, voir ce qui n’est pas évident
• Idéalement, en présence du client, l’infirmière demeure en quelque sorte
constamment dans une position d’observatrice.
• Elle regarde, écoute, entend ce qu’il dit, observe son comportement, ses attitudes
et ses expressions ; elle associe ce qu’elle perçoit de ses réactions à ce qu’elle
sait de lui, de ses difficultés ou de ce qu’elle connaît déjà de certaines situations
semblables par le fruit de ses apprentissages ou de son expérience.
• C’est ce qui conduit l’infirmière à interpréter le contexte, à comprendre ce que
signifient les paroles et les comportements du client.
• Autrement dit, cette posture d’observation constante lui permet de se aire une
idée de ce qu’il vit, même si ce n’est pas évident.
3.3 Personne qui observe (9)
d) Observation : entendre les non-dits, voir ce qui n’est pas évident
❖Je dois bien observer cette personne et
voir comment elle est physiquement,
quelles sont ses façons d’être, ses
expressions faciales, son regard, sa
position, ses gestes, ses paroles, ses
symptômes et ensuite analyser tout cela…
❖Elle nous permet de saisir ce que nous ressentons dans une situation, de
comprendre nos propres réactions devant le comportement d’une personne,
qu’elle soit réceptive, anxieuse, non collaborative ou agressive.
3.4 Observation et son rôle capital en soins infirmiers (2)
Activités réservées aux infirmières dans lesquelles l’observation joue un
rôle important
• Évaluer la condition physique et mentale d’une personne symptomatique.
• Exercer une surveillance clinique de la condition des personnes dont l’état
de santé présente des risques, incluant le monitorage et les ajustements du
plan thérapeutique infirmier.
• Initier des mesures diagnostiques et thérapeutiques, selon une ordonnance.
• Initier des mesures diagnostiques à des affins de dépistage dans le cadre
d’une activité découlant de l’application de la Loi sur la santé publique.
• Effectuer des examens et des tests diagnostiques invasifs, selon une
ordonnance.
3.4 Observation et son rôle capital en soins infirmiers (3)
Activités réservées aux infirmières dans lesquelles l’observation joue un
rôle important
• Effectuer et ajuster les traitements médicaux, selon une ordonnance.
• Déterminer le plan de traitement relié aux plaies et aux altérations de la
peau et des téguments et prodiguer les soins et les traitements qui s’y
rattachent. Évaluer la condition physique et mentale d’une personne
symptomatique.
• Exercer une surveillance clinique de la condition des personnes dont l’état
de santé présente des risques, incluant le monitorage et les ajustements du
plan thérapeutique infirmier.
3.4 Observation et son rôle capital en soins infirmiers (4)
Activités réservées aux infirmières dans lesquelles l’observation joue un
rôle important
• Initier des mesures diagnostiques et thérapeutiques, selon une ordonnance.
• Initier des mesures diagnostiques à des fins de dépistage dans le cadre
d’une activité découlant de l’application de la Loi sur la santé publique
• Effectuer des examens et des tests diagnostiques invasifs, selon une
ordonnance.
• Effectuer et ajuster les traitements médicaux, selon une ordonnance.
• Déterminer le plan de traitement relié aux plaies et aux altérations de la
peau et des téguments et prodiguer les soins et les traitements qui s’y
rattachent.
Des liens importants
1. Connaissances acquises
(formation, expérience)
[Link] 3. Communication 4. Jugement clinique
4. Jugement clinique
3.4 Observation et son rôle capital en soins infirmiers (4)
Pensée critique selon Gordon
• C’est une habileté qui nous permet de faire des raisonnements inductifs, de
réfléchir et de tirer des conclusions, pour arriver à prendre des décisions.
• Elle nous conduit vers la formulation d’hypothèses, nous permet de remettre
en question leur valeur, d’évaluer les sources d’information et de saisir ce qui
est important dans une situation.
• Elle nous oriente vers l’exploration d’autres possibilités.
• Elle nous fait utiliser le raisonnement et la logique pour nous permettre
d’arriver à des décisions bien fondées.
• Elle permet d’explorer une situation afin de parvenir à déterminer le
problème à partir de toute l’information disponible.
Pensée critique dans le processus de jugement clinique
Observation Connaissances acquises
(formation et expérience)
Jugement clinique
• Pour les infirmières, la pensée critique suppose que nous soyons capables de nous
poser des questions sur ce que nous observons, d’en percevoir la gravité, d’en mesurer
les risques et d’en évaluer les difficultés.
• Cette pensée qui nous conduit à juger de la crédibilité des renseignements obtenus et
de leur source, de déterminer les principaux problèmes et d’en clarifier les enjeux.
• Ce processus repose toujours sur les connaissances reçues de l’apprentissage et
fournies par l’expérience.
Actions à la base de la pensée critique
• Détecter les situations, les faits, les symptômes que nous observons
directement ou qui nous sont rapportés par le client.
• Remettre en question ce que nous observons ou ce qui nous est dit, le
vérifier, le valider auprès du client.
• Vérifier la valeur de nos sources d’information.
• Distinguer les éléments importants des éléments secondaires d’une situation
ou dans ce que dit le client.
• Déceler, dans les situations, les actions ou les paroles de l’autre, les
inconsistances, les ambiguïtés.
• Dans ce que nous observons, distinguer entre « fait », « inférence » et «
jugement de valeur ».
Actions à la base de la pensée critique
• Déceler les inexactitudes, les éléments imprécis dans les paroles ou les faits
observés.
• Comparer nos données avec ce qui est connu sur le sujet.
• Remettre en question les jugements acceptés.
• Évaluer les arguments et les liens entre les phénomènes, les situations, les
symptômes observés.
• Remettre en question ses propres jugements, ses décisions, ses actions
pour évoluer.
3.5 Transmission des observations aux collègues infirmières(1)
❖À la fin de chaque service, l’infirmière doit transmettre à ses collègues
infirmières les observations colligées au cours de ses contacts avec le client
et indiquer ce qui s’est passé de nouveau, documenter toute modification ou
amélioration de son état.
❖C’est ce qu’on appelle « le rapport interservices ».
❖Les indications qu’elle communique ainsi sont primordiales pour l’infirmière
et pour les autres membres de l’équipe qui entreprennent leur quart de travail
et doivent organiser rapidement leurs interventions.
3.5 Transmission des observations aux collègues infirmières (2)
❖Comme le temps disponible demeure limité, il est crucial que la soignante
cible les points les plus importants pour les détailler ensuite à ses collègues
selon ses priorités.
Une étudiante doit se préparer à faire ces transmissions à ses professeures
et aux infirmières responsables du client. Elle doit apprendre à synthétiser
rapidement ses observations quant aux points les plus importants.
Pour ce faire, elle doit s’exercer à évaluer rapidement la situation du client pour
ensuite conserver les éléments essentiels et les transmettre aux autres
infirmières dans des termes clairs.
Un outil d’apprentissage pour l’observation du client (1)
❖Objectifs:
✓ Faire un survol rapide de l’état du client et de son environnement.
✓ Exercer une vérification fréquente de l’état du client.
✓ Demeurer éveillée aux changements dans l’état du client.
✓ Acquérir une facilité pour établir des priorités.
❖À l’entrée dans la chambre, 60 secondes pour observer le client et son
environnement.
Un outil d’apprentissage pour l’observation du client (2)
ABC
✓ Problème respiratoire ? circulatoire ? Quelles données à noter ? Urgent ?
Action nécessaire ? Qui contacter ? Tubes et I.V.
✓ Bonne solution, bon rythme ? Raison pour ce traitement ? Complication ?
Autres évaluations nécessaires ?
✓ Équipement respiratoire O2, besoin pour assurer un fonctionnement efficace,
sécuritaire.
❖Sécurité du client
✓Quelles préoccupations ? Problèmes ? Quoi rapporter et à qui ?
❖Environnement
✓ Problème possible ? Quoi faire ?
Un outil d’apprentissage pour l’observation du client (3)
❖Observation sensorielle
✓ Que disent vos sens ? Odeur, sensation que quelque chose doit être
exploré ? Le client semble-t-il bien ?
❖Supplément d’observation
✓ Autres observations ? Des questions sans réponses ?
❖Révision
✓ Avec la professeure ou les collègues.
Facteurs qui influent sur les perceptions
• Les facteurs physiques : fonctionnement physiologique, limites des sens,
douleur, dépression, fatigue, insatisfaction des besoins physiques de repos et
de sommeil, problèmes de santé physique ou mentale.
• Les facteurs psychologiques : intérêt, motivation, qualité d’attention,
personnalité, attentes, sensibilité, répulsion, croyances, valeurs, préjugés,
sentiments et émotions.
• Les facteurs expérientiels : expériences passées heureuses ou
malheureuses, habitudes de vie.
• Les facteurs sociaux : éducation, religion, valeurs, culture.
• Les facteurs liés aux stimuli eux-mêmes : intensité, répétition, similitude,
nouveauté, multiplicité des stimuli.
3.6 Obstacles à la perception
❖Perception est un processus fondamental
de la prise de conscience de ce qui nous
entoure.
❖Mais son parcours complexe à travers la
sélection et l’organisation de notre cerveau,
influencé et coloré par nos valeurs.
❖Nos expériences passées et de multiples
autres facteurs, rend ce processus
aléatoire.
❖Il en résulte que nous devons non seulement en voir la fragilité mais aussi
nous méfier de certains de ses côtés plus faibles.
3.6 Obstacles à la perception (2)
a) Piège des premières impressions
❖ Les premières impressions que nous nous formons des autres au moment
de leur rencontre constituent un facteur important qui interviendra dans nos
relations avec eux.
❖ Même si nous avons déjà abordé ce sujet dans la partie traitant de
l’observation spontanée, la perception est un phénomène plus intuitif que
l’observation.
3.7 Principaux biais à éviter (1)
❖Au sens de la communication, un biais est une distorsion cognitive qui
risque de déformer les messages transmis et de nuire aux échanges
entre les personnes en présence.
❖Sur le plan de l’observation et de la perception, plusieurs biais peuvent
polluer nos communications.
Nous cultivons malheureusement des habitudes de jugement rapide, de
répétition de ce que nous avons entendu dire par d’autres, de généralisations
et parfois d’entêtement dans des opinions non fondées.
✓ Pour améliorer cette situation, nous devons accepter de nous remettre
en cause.
3.7 Principaux biais à éviter (2)
❖L’absence d’autocritique.
f) L’appropriation du moment
Que ce soit pour prodiguer des soins, pour transmettre de l’information ou
pour en recueillir auprès d’un client, il est important de choisir le moment le
plus convenable en fonction de son état et de l’heure.
4.4 Sources de brouillage de la communication (1)
• Les interférences externes sont surtout de nature environnementale.
• Elles sont causées par les bruits et les mouvements :
✓ Appels téléphoniques;
✓ Interpellations de la part d’autres soignants, va-et-vient des visiteurs et
du personnel.
Les blocages internes
• Il existe aussi des blocages internes liés à la personne elle-même. Ce sont,
par ex., des déficits physiques comme la surdité ou la baisse de la vision.
• Il faut prendre quelques précautions : éviter de crier, se placer en face de lui,
bien articuler, utiliser des phrases courtes, accompagner ses paroles des
gestes explicatives.
4.4 Sources de brouillage de la communication (2)
• Les obstacles socioculturels.
• La diversité socioculturelle.
127
LA BONNE HUMEUR AU QUOTIDIEN (2)
• QUELQU’UN s’est emporté parce qu’il considérait que ce travail était la
responsabilité de chacun.