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These219 20

La thèse présentée par Mr. Reda AIT SAYAD en 2020 est un guide pratique sur les urgences traumatologiques du membre supérieur chez l'adulte. Elle a été soutenue publiquement pour l'obtention du doctorat en médecine à l'Université Cadi Ayyad à Marrakech. Le jury était composé de professeurs spécialisés en traumatologie et orthopédie.

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Philippe Bukasa
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La thèse présentée par Mr. Reda AIT SAYAD en 2020 est un guide pratique sur les urgences traumatologiques du membre supérieur chez l'adulte. Elle a été soutenue publiquement pour l'obtention du doctorat en médecine à l'Université Cadi Ayyad à Marrakech. Le jury était composé de professeurs spécialisés en traumatologie et orthopédie.

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Année 2020 Thèse N° 219

Guide pratique des urgences traumatologiques


du membre supérieur chez l’adulte.

THÈSE
PRÉSENTÉE ET SOUTENUE PUBLIQUEMENT LE 23/12/2020
PAR
Mr. Reda AIT SAYAD
Né le 17/04/1994 à Marrakech

POUR L’OBTENTION DU DOCTORAT EN MÉDECINE


MOTS-CLÉS
Guide pratique - Urgences - Traumatologie - Membre supérieur - Adulte.

JURY
M. H. SAIDI PRESIDENT
Professeur de Traumatologie-Orthopédie
M. I. ABKARI RAPPORTEUR
Professeur de Traumatologie-Orthopédie
M. M. A. BENHIMA
Professeur de Traumatologie-Orthopédie
E. AGHOUTANE JUGES
M.
Professeur de Chirurgie Pédiatrique
‫‪″‬ﺭﺏ ﺃﻭﺯﻋﻨﻲ ﺃﻥ ﺃﺷﻜﺮ ﻧﻌﻤﺘﻚ ﺍﻟﺘﻲ‬
‫ﻱ ﻭﺃﻥ ﺃﻋﻤﻞ‬‫ﺃﻧﻌﻤﺖ ﻋﻠ َﻲ ﻭﻋﻠﻰ ﻭﺍﻟﺪ َ‬
‫ﺻﺎﻟﺤﺎ ﺗﺮﺿﺎﻩ ﻭﺃﺻﻠﺢ ﻟﻲ ﻓﻲ ﺫﺭﻳﺘﻲ ﺇﻧﻲ‬
‫ﺗﺒﺖ ﺇﻟﻴﻚ ﻭﺇﻧﻲ ﻣﻦ ﺍﻟﻤﺴﻠﻤﻴﻦ‪″‬‬
Au moment d’être admis à devenir membre de la profession médicale, je m’engage
solennellement à consacrer ma vie au service de l’humanité.
Je traiterai mes maîtres avec le respect et la reconnaissance qui leur sont dus.
Je pratiquerai ma profession avec conscience et dignité. La santé de mes malades
sera mon premier but.
Je ne trahirai pas les secrets qui me seront confiés.
Je maintiendrai par tous les moyens en mon pouvoir l’honneur et les nobles
traditions de la profession médicale.
Les médecins seront mes frères.
Aucune considération de religion, de nationalité, de race, aucune considération
politique et sociale, ne s’interposera entre mon devoir et mon patient.
Je maintiendrai strictement le respect de la vie humaine dés sa conception.
Même sous la menace, je n’userai pas mes connaissances médicales d’une façon
contraire aux lois de l’humanité.
Je m’y engage librement et sur mon honneur.

Déclaration Genève, 1948


LISTE DES PROFESSEURS
UNIVERSITE CADI AYYAD
FACULTE DE MEDECINE ET DE PHARMACIE
MARRAKECH
Doyens Honoraires : Pr. Badie Azzaman MEHADJI
: Pr. Abdelhaq ALAOUI YAZIDI

ADMINISTRATION

Doyen : Pr. Mohammed BOUSKRAOUI


Vice doyen à la Recherche et la Coopération : Pr. Mohamed AMINE
Vice doyen aux Affaires Pédagogiques : Pr. Redouane EL FEZZAZI
Secrétaire Générale : Mr. Azzeddine EL HOUDAIGUI

Professeurs de l’enseignement supérieur


Nom et Prénom Spécialité Nom et Prénom Spécialité
Gynécologie-
ABKARI Imad Traumato- orthopédie FAKHIR Bouchra
obstétrique
ABOU EL HASSAN Anésthésie-
FINECH Benasser Chirurgie – générale
Taoufik réanimation
Stomatologie et chir
ABOUCHADI Abdeljalil FOURAIJI Karima Chirurgie pédiatrique
maxillo faciale
ABOULFALAH Abderrahim Gynécologie- obstétrique GHANNANE Houssine Neurochirurgie
ABOUSSAIR Nisrine Génétique GHOUNDALE Omar Urologie
ADALI Imane Psychiatrie HACHIMI Abdelhamid Réanimation médicale
Oto- rhino-
ADERDOUR Lahcen HAJJI Ibtissam Ophtalmologie
laryngologie
Gynécologie-
ADMOU Brahim Immunologie HAROU Karam
obstétrique
AGHOUTANE El Mouhtadi Chirurgie pédiatrique HOCAR Ouafa Dermatologie
Anesthésie -
AISSAOUI Younes JALAL Hicham Radiologie
réanimation
Hématologie
AIT AMEUR Mustapha KAMILI El Ouafi El Aouni Chirurgie pédiatrique
Biologique
Anesthésie-
AIT BENALI Said Neurochirurgie KHALLOUKI Mohammed
réanimation
Gynécologie-
AIT BENKADDOUR Yassir KHATOURI Ali Cardiologie
obstétrique
AIT-SAB Imane Pédiatrie KHOUCHANI Mouna Radiothérapie
Chirurgie- vasculaire
ALAOUI Mustapha KISSANI Najib Neurologie
péripherique
AMAL Said Dermatologie KOULALI IDRISSI Khalid Traumato- orthopédie
Epidémiologie-
AMINE Mohamed KRATI Khadija Gastro- entérologie
clinique
AMMAR Haddou Oto-rhino-laryngologie KRIET Mohamed Ophtalmologie
AMRO Lamyae Pneumo- phtisiologie LAGHMARI Mehdi Neurochirurgie
ANIBA Khalid Neurochirurgie LAKMICHI Mohamed Amine Urologie
ARSALANE Lamiae Microbiologie -VirologieLAOUAD Inass Néphrologie
Gynécologie-
ASMOUKI Hamid LOUHAB Nisrine Neurologie
obstétrique
ATMANE El Mehdi Radiologie LOUZI Abdelouahed Chirurgie – générale
Endocrinologie et
BAIZRI Hicham MADHAR Si Mohamed Traumato- orthopédie
maladies métaboliques
BASRAOUI Dounia Radiologie MANOUDI Fatiha Psychiatrie
Gynécologie- Stomatologie et chiru
BASSIR Ahlam MANSOURI Nadia
obstétrique maxillo faciale
MAOULAININE Fadl Pédiatrie
BELKHOU Ahlam Rhumatologie
mrabih rabou (Neonatologie)
BEN DRISS Laila Cardiologie MATRANE Aboubakr Médecine nucléaire
Chirurgie réparatrice et Anesthésie -
BENCHAMKHA Yassine MOUAFFAK Youssef
plastique réanimation
BENELKHAIAT BENOMAR MOUDOUNI Said
Chirurgie - générale Urologie
Ridouan Mohammed
BENHIMA Mohamed Traumatologie -
MOUFID Kamal Urologie
Amine orthopédie
BENJILALI Laila Médecine interne MOUTAJ Redouane Parasitologie
BENZAROUEL Dounia Cardiologie MOUTAOUAKIL Abdeljalil Ophtalmologie
BOUCHENTOUF Rachid Pneumo- phtisiologie MSOUGGAR Yassine Chirurgie thoracique
Gynécologie- Traumato-
BOUKHANNI Lahcen NAJEB Youssef
obstétrique orthopédie
BOUKHIRA
Biochimie - chimie NARJISS Youssef Chirurgie générale
Abderrahman
Chirurgie Cardio- Anesthésie-
BOUMZEBRA Drissi NEJMI Hicham
Vasculaire réanimation
BOURRAHOUAT Aicha Pédiatrie NIAMANE Radouane Rhumatologie
BOURROUS Monir Pédiatrie OUALI IDRISSI Mariem Radiologie
BOUSKRAOUI
Pédiatrie OULAD SAIAD Mohamed Chirurgie pédiatrique
Mohammed
CHAFIK Rachid Traumato- orthopédie QACIF Hassan Médecine interne
Hématologie Anésthésie-
CHAKOUR Mohamed QAMOUSS Youssef
Biologique réanimation
CHELLAK Saliha Biochimie- chimie RABBANI Khalid Chirurgie générale
CHERIF IDRISSI EL
Radiologie RADA Noureddine Pédiatrie
GANOUNI Najat
CHOULLI Mohamed Anatomie
Neuro pharmacologie RAIS Hanane
Khaled pathologique
Oto-rhino-
DAHAMI Zakaria Urologie RAJI Abdelaziz
laryngologie
Oto-rhino-
DRAISS Ghizlane Pédiatrie ROCHDI Youssef
laryngologie
EL ADIB Ahmed Anesthésie- Traumato-
SAIDI Halim
Rhassane réanimation orthopédie
Endocrinologie et SAMKAOUI Mohamed Anesthésie-
EL ANSARI Nawal
maladies métaboliques Abdenasser réanimation
EL BARNI Rachid Chirurgie- générale SAMLANI Zouhour Gastro- entérologie
EL BOUCHTI Imane Rhumatologie SARF Ismail Urologie
Stomatologie et chir Microbiologie -
EL BOUIHI Mohamed SORAA Nabila
maxillo faciale Virologie
Gynécologie-
EL FEZZAZI Redouane Chirurgie pédiatrique SOUMMANI Abderraouf
obstétrique
Maladies
EL HAOURY Hanane Traumato- orthopédie TASSI Noura
infectieuses
Hématologie-
EL HATTAOUI Mustapha Cardiologie TAZI Mohamed Illias
clinique
Anesthésie-
EL HOUDZI Jamila Pédiatrie YOUNOUS Said
réanimation
Microbiologie -
EL IDRISSI SLITINE Nadia Pédiatrie ZAHLANE Kawtar
virologie
EL KARIMI Saloua Cardiologie ZAHLANE Mouna Médecine interne
EL KHAYARI Mina Réanimation médicale ZAOUI Sanaa Pharmacologie
EL MGHARI TABIB Endocrinologie et Anesthésie -
ZIADI Amra
Ghizlane maladies métaboliques réanimation
ELFIKRI Abdelghani Radiologie ZOUHAIR Said Microbiologie
ESSAADOUNI Lamiaa Médecine interne ZYANI Mohammed Médecine interne
FADILI Wafaa Néphrologie

Professeurs Agrégés
Nom et Prénom Spécialité Nom et Prénom Spécialité
Stomatologie et
ABIR Badreddine EL OMRANI Abdelhamid Radiothérapie
Chirurgie maxillo faciale
Médecine
Communautaire Histologie-
ADARMOUCH Latifa (médecine préventive, FAKHRI Anass embyologie
santé publique et cytogénétique
hygiène)
AIT BATAHAR Salma Pneumo- phtisiologie IHBIBANE fatima Maladies Infectieuses
ALJ Soumaya Radiologie KADDOURI Said Médecine interne
Médecine physique et
ARABI Hafid réadaptation LAHKIM Mohammed Chirurgie générale
fonctionnelle
Stomatologie et
ARSALANE Adil Chirurgie Thoracique LAKOUICHMI Mohammed Chirurgie maxillo
faciale
Anatomie- Traumatologie -
BELBACHIR Anass MARGAD Omar
pathologique orthopédie
Oto-Rhino -
BELBARAKA Rhizlane Oncologie médicale MLIHA TOUATI Mohammed
Laryngologie
Anesthésie -
BELHADJ Ayoub MOUHSINE Abdelilah Radiologie
Réanimation
Traumatologie -
BENALI Abdeslam Psychiatrie NADER Youssef
orthopédie
BENJELLOUN HARZIMI
Pneumo- phtisiologie OUBAHA Sofia Physiologie
Amine
BOUZERDA Abdelmajid Cardiologie RBAIBI Aziz Cardiologie
BSISS Mohamed Aziz Biophysique SAJIAI Hafsa Pneumo- phtisiologie
Chirurgie
CHRAA Mohamed Physiologie SALAMA Tarik
pédiatrique
Oto-Rhino - Anesthésie -
DAROUASSI Youssef SEDDIKI Rachid
Laryngologie Réanimation
Anesthésie -
EL AMRANI Moulay DrissAnatomie SERGHINI Issam
Réanimation
Chirurgie Cardio- Chirurgie réparatrice
EL HAOUATI Rachid TOURABI Khalid
vasculaire et plastique
Anesthésie -
EL KAMOUNI Youssef Microbiologie Virologie ZARROUKI Youssef
Réanimation
EL KHADER Ahmed Chirurgie générale ZEMRAOUI Nadir Néphrologie
EL MEZOUARI El Parasitologie
Moustafa Mycologie

Professeurs Assistants
Nom et Prénom Spécialité Nom et Prénom Spécialité
Rééducation et
Anesthésie
ABDELFETTAH Youness Réhabilitation ELOUARDI Youssef
réanimation
Fonctionnelle
ABDOU Abdessamad Chiru Cardio vasculaire EL-QADIRY Rabiy Pédiatrie
ABOULMAKARIM Siham Biochimie ESSADI Ismail Oncologie Médicale
Chimie de
ACHKOUN Abdessalam Anatomie FDIL Naima Coordination Bio-
organique
AIT ERRAMI Adil Gastro-entérologie FENNANE Hicham Chirurgie Thoracique
AKKA Rachid Gastro - entérologie HAJHOUJI Farouk Neurochirurgie
Anesthésie -
ALAOUI Hassan HAJJI Fouad Urologie
Réanimation
AMINE Abdellah Cardiologie HAMMI Salah Eddine Médecine interne
Chirurgieréparatrice et
ARROB Adil Hammoune Nabil Radiologie
plastique
ASSERRAJI Mohammed Néphrologie HAMRI Asma Chirurgie Générale
Stomatologie et
AZIZ Zakaria JALLAL Hamid Cardiologie
chirurgie maxillo faciale
BAALLAL Hassan Neurochirurgie JANAH Hicham Pneumo- phtisiologie
BABA Hicham Chirurgie générale LAFFINTI Mahmoud Amine Psychiatrie
BELARBI Marouane Néphrologie LAHLIMI Fatima Ezzahra Hématologie clinique
BELFQUIH Hatim Neurochirurgie LAHMINI Widad Pédiatrie
BELGHMAIDI Sarah OPhtalmologie LALYA Issam Radiothérapie
Microbiologie-
BELLASRI Salah Radiologie LAMRANI HANCH Asmae
virologie
Microbiologie et
BENANTAR Lamia Neurochirurgie LOQMAN Souad toxicologie
environnementale
BENNAOUI Fatiha Pédiatrie MAOUJOUD Omar Néphrologie
Endocrinologie et
BENZALIM Meriam Radiologie MEFTAH Azzelarab maladies
métaboliques
Microbiologie -
BOUTAKIOUTE Badr Radiologie MILOUDI Mohcine
Virologie
CHAHBI Zakaria Maladies infectieuses NASSIH Houda Pédiatrie
Chirurgie Réparatrice
CHETOUI Abdelkhalek Cardiologie NASSIM SABAH Taoufik
et Plastique
CHETTATI Mariam Néphrologie OUMERZOUK Jawad Neurologie
DAMI Abdallah Médecine Légale RAGGABI Amine Neurologie
DARFAOUI Mouna Radiothérapie RAISSI Abderrahim Hématologie clinique
Anesthésie- Anesthésie -
DOUIREK Fouzia REBAHI Houssam
réanimation Réanimation
EL- AKHIRI Mohammed Oto- rhino- laryngologieRHARRASSI Isam Anatomie-patologique
Chimie de Coordination
EL AMIRI My Ahmed ROUKHSI Redouane Radiologie
bio-organnique
Traumatologie-
EL FADLI Mohammed Oncologie médicale SALLAHI Hicham
orthopédie
EL FAKIRI Karima Pédiatrie SAYAGH Sanae Hématologie
Parasitologie-
EL GAMRANI Younes Gastro-entérologie SBAAI Mohammed
mycologie
Médecine
Communautaire
Parasitologie
EL HAKKOUNI Awatif SEBBANI Majda (médecine préventive,
mycologie
santé publique et
hygiène)
Médecine d’urgence
EL HAMZAOUI Hamza Anesthésie réanimationSIRBOU Rachid
et de catastrophe
EL KHASSOUI Amine Chirurgiepédiatrique WARDA Karima Microbiologie
Chirurgieréparatrice et
ELATIQI Oumkeltoum ZBITOU Mohamed Anas Cardiologie
plastique
Chirurgie Cardio-
ELBAZ Meriem Pédiatrie ZOUIZRA Zahira
vasculaire
ELJAMILI Mohammed Cardiologie

LISTE ARRÉTÉÉ LE 01/10/2020


DÉDICACES
« Soyons reconnaissants aux personnes qui nous donnent du bonheur ;

elles sont les charmants jardiniers par qui nosâmes sont fleuries »

Marcel Proust.

Toutes les lettres ne sauraient trouver les mots qu’il faut,


Tous les mots ne sauraient exprimer la gratitude,
l’amour, le respect et la reconnaissance.
Aussi, c’est tout simplement que :

Je dédie cette thèse…


Louange à Dieu tout puissant,

qui m’a permis de voir ce jour tant attendu.


A la mémoire de mon très cher père
De tous les père tu as été le meilleur, tu as su m’entourer d’attention,
m’inculper les valeurs nobles de la vie, et qu’on ne peut réussir sans
donner le meilleur de soi.
Des mots ne pourront jamais exprimer la profondeur de mon estime et
respect.
Ta bonté, ton honnêteté, ta générosité et tes grandes qualités humaines
demeureront pour moi le meilleur exemple a ̀ suivre .
A toi mon père, je dédie le fruit de mes efforts, un travail qui n’aurait pu
voir le jour sans le soutien et l’amour dont tu m’as toujours entouré.
Que Dieu ait paix a ton âme.
Je t’aime.

A ma chère mère Khadija LAYADI


Je ne saurais jamais t’exprimer mon amour et ma gratitude. Tes soins, tes
sacrifices et ton soutien permanent m’ont permis d’avancer et d’en
arriver là. Tu as été compréhensive quant à mes choix et m’as toujours
soutenu quel que soit le prix à payer. Tu es une mère en or et je remercie
Dieu chaque jour de t’avoir à mes côtés. Je t’aime du fond du cœur.
Que ce travail, puisse couronner toutes ces années de labeur et de
persévérance au cours desquelles tu étais présente jour après jour, prêtes
à m’épauler et me pousser vers l’avant.
J’espère avoir exaucé ton rêve de me voir médecin et avoir été à la
hauteur de tes attentes.
Je prie Dieu, le tout puissant, de te protéger et de te procurer santé,
bonheur et longue vie incha’Allah.
A mon chère frère Mohamed
Tu es à la fois un frère, un père et un meilleur ami. Je ne saurais
expliquer la relation qu’on a, mais je prie dieu, qu’elle reste aussi pure
qu’elle est. Tu étais toujours présent, tu m’as considérer comme ton
premier fils.
Tu es mon modèle, tu m’as appris que la vie n’étais pas aussi simple et
facile que je la croyais, et que pour réussir il fallait donner le meilleur de
soi-même.
Je ne saurais exprimer la gratitude que j’ai envers toi.
Je t’aime frérot…

A mes très chers frères et sœurs


Ali, Hanane, Hasna, Fatima
Je vous dédie ce travail en témoignage de ma gratitude et mon
attachement.
Puisse nos fraternels liens se pérenniser et consolider d’avantage. Je ne
pourrais d’aucune manière exprimer mon immense gratitude pour tous
les sacrifices consentis, votre aide et votre générosité extrêmes ont été
pour moi une source de courage, de confiance et de patience.
Qu’il me soit permis aujourd’hui de vous assurer ma profonde et grande
reconnaissance. Qu’Allah vous apporte bonheur et santé, et que tous vos
rêves voient le jour.
Je suis très fière de vous.
Je vous aime beaucoup
A toute la famille AITSAYAD, toute la famille LAYADI
Avec toute mon estime et mon affection.
Que ce travail vous apporte l’estime et le respect que je porte à votre
égard, et soit la preuve du désir que j’ai depuis toujours pour vous
honorer.
Que Dieu vous accorde santé et longue vie.
Avec toute mon affection et mon respect.

AMES AMIES D’ENFANCE


BASMA BENNJAKHOUKH, DRISS CHABI, HAMZA MAJIDI,
OUSSAMA ADROUJ, SOULEIMANE SOUSSI, YAZID EL ALLAOUI
BOUFARESS, REDA BOULMAKOUL …

AMES CHERES AMIES ET COLLEGUES


En particulier :HIND AIT TALHIQ, YOUNESS AITBELLA
,MAHMOUD ANOUAR , HAFSSA AGOUASSIF,ZAKARIA AIT SAID,
ILHAM AKHIYAT , SOUFIANE AITESSI , EL MEHDI EL HARRAM,
ZIYAD SOULAIM, ADAM OUAJNATI…

Et tous ceux et celles que j’ai omis de citer


En souvenir des moments merveilleux que nous avons passés et aux liens
solides qui nous unissent.
Un grand merci pour votre soutien, vos encouragements, votre aide. J’ai
trouvé en vous le refuge de mes chagrins et mes secrets. Avec toute mon
affection et estime, je vous souhaite beaucoup de réussite et de bonheur,
autant dans votre vie professionnelle que privée.
Je prie Allah pour que notre amitié et fraternité soient éternelles...
REMERCIEMENTS
AMON MAITRE ET PRÉSIDENT DE THÈSE
MONSIEUR LE PROFESSEUR SAIDI HALIM
Professeur de l’Enseignement Supérieur de Traumatologie orthopédie
CHU MED VI – Marrakech
Vous nous avez accordé un grand honneur en acceptant de présider le
jury de notre thèse.
Puissent des générations et des générations avoir la chance de profiter de
votre savoir qui n'a d'égal que votre sagesse et votre bonté. Veuillez, Cher
Maître, trouvez dans ce modeste travail l’expression de notre haute
considération et notre profond respect pour avoir guidé les premiers pas
de ma carrière.

A MON MAITRE ET RAPPORTEUR DE THÈSE


MONSIEUR LE PROFESSEUR ABKARI IMAD
Professeur de l’Enseignement Supérieur de traumatologie orthopédie
CHU MED VI – Marrakech
J’ai été honoré et fier de vous avoir comme rapporteur de thèse. Merci
pour tout le temps que vous m’avez consacré , et pour tous les efforts que
vous avez fournis pour mener à bien ce travail. Vos compétences, votre
bonté et votre modestie n’ont point d’égal. ainsi que vos qualités
professionnelles ne peuvent que susciter notre grande estime et profond
respect.
J’éprouve pour vous plus grand respect et la plus profonde admiration.
Veuillez trouver ici, l'assurance de ma sincère reconnaissance.
À NOTRE MAITRE ET JUGE DE THÈSE
MONSIEUR LE PROFESSEUR MOHAMED AMINE BENHIMA
Professeur de l’Enseignement Supérieur de traumatologie orthopédie
CHU MED VI – Marrakech
Merci d’avoir accepté de juger mon travail
Votre compétence, votre rigueur et vos qualités humaines exemplaires
ont toujours suscité mon admiration.
Je vous exprime ma reconnaissance pour le meilleur accueil que vous
m’avez réservé.
Veuillez accepter, cher maître, toute mon estime et mon profond respect.

À MON MAITRE ET JUGE DE THÈSE


MONSIEUR LE PROFESSEUR AGHOUTANE EL MOUHTADI
Professeur de l’Enseignement Supérieur de Chirurgie Pédiatrique
CHU MED VI – Marrakech
Nous sommes très honorés de votre présence parmi nous. Vous avez
accepté humblement de juger ce travail de thèse. Ceci nous touche
infiniment et nous tenons à vous exprimer notre profonde
reconnaissance. Veuillez accepter, cher maitre, l’assurance de notre
estime.

A toute personne qui a contribué


de près ou de loin à la réalisation de ce travail
ABRÉVIATIONS
Liste des abréviations

ABP : antébrachio-palmaire

AG : anesthésiegénérale

AINS : anti inflammatoire non stéroïdien

AMO : ablation du matériel d’osteosynthése

ATCDS : antécédent.

AVP : accident de la voie public.

BABP : brachioanté brachio-palmaire

CRP : protéine C réactive

EN : échelle numérique

ESH : extrémité́ supérieure de l’humérus.

I.P.D : Articulation interphalangienne distale

I.P.P : Articulation interphalangienne proximale

IRM : imagerie par résonnancemagnétique

IRUD : index radio-ulnaire distale

IV : intra veineuse

MEOPA : mélangeéquimolaireoxygène et protoxyde d’azote

NFS : Numération formule sanguine

OMS : organisation mondiale de la santé

P1 : Première phalange

P2 : Deuxième phalange

P3 : Troisième phalange

PO : Per os

T.F.C.P : Tendon fléchisseur commun profond

T.F.C.S : Tendon fléchisseur commun superficiel

TDM : tomodensitométrie
PLAN
INTRODUCTION 1

I. GÉNÉRALITÉS 3
1. Définitions pratiques 3
2. Les principes du traitement fonctionnel, orthopédique et chirurgical chez l’adulte 5
3. Prise en charge initial du traumatisé en urgence 12
4. Consolidation osseuse 19

II. TRAUMATISMES DU MEMBRE SUPÉRIEUR 21


1. Fracture de la clavicule 21
2. Luxation acromio-claviculaire 26
3. Fracture de l’omoplate 29
4. Luxation glé no-humé rale 34
5. Luxation sternoclaviculaire 44
6. Fracture de l’humérus proximal 47
7. Fracture de la diaphyse humérale 55
8. Fracture de l’extrémité distale de l’humérus 62
9. Luxation du coude 68
10. Fracture de l’olécrane 73
11. Fracture de la tête radiale 77
12. Fracture diaphysaire des deux os de l’avant-bras 83
13. Fracture de l’extrémité distale du radius 90
14. Fracture du scaphoïde carpien 103
15. Les luxations périlunaires du carpe 109
16. Fracture de la main 114
17. Plaies de main 125
18. Infections de la main 134

CONCLUSION 141

RÉSUMÉS 143

BIBLIOGRAPHIE 147
Guide pratique des urgences traumatologiques du membre supérieur chez l’adulte.

INTRODUCTION

-1-
Guide pratique des urgences traumatologiques du membre supérieur chez l’adulte.

La traumatologie et l’orthopédie sont deux spécialités qui se complètent l’une et l’autre.

L’orthopédie porte sur le traitement des déformations de l’appareil locomoteur :

squelette, muscles et ce qui les relie (tendons et ligaments), la traumatologie, quant à elle, est la

spécialité qui concerne le traitement chirurgical des accidents et traumatismes physiques.(1)

La confrontation aux situations d’urgence s’impose de plus en plus vu le nombre

d’accident de la voie publique qui ne cesse d’augmenter, les sports extrêmes et le nombre de la

population.

L’élaboration de ce guide a pour but de faciliter et d’accélérer la prise en charge en

situation d’urgence tant pour le médecin externe, interne ou résident, et décrit les différentes

étapes de l’anamnèse jusqu’au traitement pour assurer une démarche diagnostique et

thérapeutique méthodique, résumée et hiérarchisée.

Ce guide aborde les thèmes les plus fréquemment rencontrés du membre supérieur

classé selon la topographie des régions anatomiques, pour assurer une prise en charge adéquate

et optimale, tout en étant accompagnés de messages pratiques pour attirer l’attention des

lecteurs sur les erreurs à ne pas commettre.

Toutefois, il faut garder à l’esprit que chaque malade est unique, ce qui amènera

à personnaliser pour chaque patient les conduites thérapeutiques.

-2-
Guide pratique des urgences traumatologiques du membre supérieur chez l’adulte.

I. GÉNÉRALITÉS :

1. Définitions pratiques :

1.1 Fracture :

Solution de continuité de la substance osseuse, on note les fractures

• Fermées : sans ouverture cutanée en regard.(2)

• Ouvertes : mettant en communication le site fracturaire avec le milieu extérieur.(2)

Figure 1 : Radiographie de face de l’humérus montrant une fracture


de la diaphyse humérale.

1.2 Luxation :

Perte totale de congruence entre les surfaces articulaires. Les os participant à

l’articulation sont déplacés l’un par rapport à l’autre.(3)

-3-
Guide pratique des urgences traumatologiques du membre supérieur chez l’adulte.

Figure 2 : Radiographie de face de l’humérus montrant


une luxation antérieure de l’épaule.

1.3 Subluxation :

perte incomplète du contact entre deux surfaces articulaires.(3)

1.4 Entorse :

lésion ligamentaire qui peut aller de la simple élongation à la rupture totale

compromettant la stabilité articulaire.(4)

1.5 Rééducation :

Ensemble des méthodes de développement et de récupération du système locomoteur

visant à pallier une déficience motrice ou fonctionnelle et de rétablir l’usage d’un membre ou

d’une fonction.

• Active : Elle fait travailler le patient, qui lui-même contribue à sa propre guérison à

travers des exercices dynamiques proposés par le kinésithérapeute.

• Passive : Elle consiste à effectuer des étirements musculaires, massages et de

mobiliser des articulations par le kinésithérapeute. (5)

-4-
Guide pratique des urgences traumatologiques du membre supérieur chez l’adulte.

1.6 Étiologies des fractures : (4)

Les fractures sont causées par l’application de contraintes qui dépassent la limite de

résistance d’un os. Un traumatisme est la cause la plus fréquente.

• Mécanisme direct : chute directe ou collision contre un objet résistant ( La fracture

survient à l’endroit où s’applique l’énergie ).

• Mécanisme indirect : l’énergie vulnérante est appliquée à distance du siège de la lésion

traumatique.

1.7 Polytraumatisé :

Blessé atteint de plusieurs lésions dont une au moins, engage le pronostic vital.

1.8 Poly fracturé :

Blessé portant au moins deux lésions fracturaires de deux segments distincts.(2)

2. Les principes du traitement fonctionnel, orthopédique et chirurgical chez l’adulte

2.1. LE TRAITEMENT FONCTIONNEL : (6)

Consiste à rétablir la fonction du membre par une mobilisation précoce après une courte

immobilisation à visée antalgique. On note plusieurs méthodes :

• Bandage adhésif.

• Attelles amovibles.

• Syndactylie.

2.2. LE TRAITEMENT ORTHOPÉDIQUE :(7)

• Le traitement non chirurgical d’une lésion traumatique.

• Il fait appel à des appareils d’immobilisation : plâtre, orthèse, bandage...

• L’immobilisation plâtrée est un des gestes les plus pratiqués dans le cadre du

traitement orthopédique.

-5-
Guide pratique des urgences traumatologiques du membre supérieur chez l’adulte.

a. Différentes étapes d’une immobilisation plâtrée :(8)

• Installation :

- La position d'immobilisation doit être maintenue par un aide durant tout

l'acte et jusqu'à la fin du séchage pour éviter la formation de plis qui

peuvent causer une compression sous plâtre et la perte d’une éventuelle

réduction première.

• Jersey :

- La peau est protégée par du jersey tubulaire.

• Coton :

- Bandes de coton cardé ni trop peu (ne protège pas les saillies osseuses), ni

en excès (espace de mobilité).

- Pour les plâtres de correction faits après réduction de fracture, il est

préférable d'utiliser trois jersey sans bande de coton pour prévenir tout

déplacement secondaire.

- Pour les plâtres de contention, un jersey et une bande de coton sont suffisants.

• Application

- L'eau préparée pour l'immersion doit être à 20-25 °C pour assurer un

séchage rapide.

- L'immersion se fait en tenant la bande avec un angle de 45° pour faciliter un

trempage uniforme.

- Une fois immergée on attend la disparition des bulles d'air.

- On applique la bande sans trop d'essorage afin de ne pas perdre de plâtre.

- Il ne faut pas trop serrer le plâtre sur le membre mais plutôt dérouler les

bandes sans tirer dessus.

• Modelage :

- Avant le séchage complet on réalise un modelage soigneux sur les reliefs

osseux et un lissage du plâtre.

-6-
Guide pratique des urgences traumatologiques du membre supérieur chez l’adulte.

- Bien modelé l'appareil ne bougera plus et, bien lissé, il sera plus résistant.

Figure 3 :Matériel de préparation de plâtre

Figure 4 :Pose de jersey et Coton cardé

Figure 5 : Application de la bande– Modelage– Lissage

-7-
Guide pratique des urgences traumatologiques du membre supérieur chez l’adulte.

b. Les autres méthodes du traitement orthopédique :

• Orthèse amovible : appareillage qui compense une fonction déficitaire, assiste

une structure articulaire ou musculaire, stabilise un segment corporel

pendant une phase de réadaptation ou de repos.

Figure 6 : Orthèse du poignet

• Attelle plâtrée : moyen de contention destiné à maintenir ou soutenir une

partie d'un membre, en général n'est pas circulaire. Il s'agit d’une contention

provisoire.

Figure 7 : Attelles plâtrées

-8-
Guide pratique des urgences traumatologiques du membre supérieur chez l’adulte.

2.3. LE TRAITEMENT CHIRURGICAL :(9)

• Les fractures déplacées surtout instables et les fractures ouvertes relèvent

généralement d’un traitement chirurgical.

• Il fait appel dans la plupart des cas aux différentes techniques d’ostéosynthèse

et parfois au remplacement arthroplastique.

• Les différents moyens d’ostéosynthèses :

a. Plaques vissées :

Figure 8 : Plaque DCP spécial radius ; Plaque DCP olécrane ;Plaque


pour extrémité distale du radius

b. Broches :

Figure 9 : Broches

-9-
Guide pratique des urgences traumatologiques du membre supérieur chez l’adulte.

c. Vis :

On différencie la vis à corticale et la vis à spongieux :

Figure 10 : Vis à spongieux et Vis à corticale

d. Fil de cerclage :

Fil monobrin en acier de diamètre variable

Figure 11 : Fil de cerclage

- 10 -
Guide pratique des urgences traumatologiques du membre supérieur chez l’adulte.

e. Fixateur externe :

Réservé principalement aux fractures ouvertes.

Figure 12 : Fixateur externe poignet

f. Les clous centromédullaires :

Figure 13 : Clou huméral.

- 11 -
Guide pratique des urgences traumatologiques du membre supérieur chez l’adulte.

3. Prise en charge initial du traumatisé en urgence

3.1. L’examen clinique d’un patient traumatisé :(10)

L’examen clinique se doit être complet et minutieux afin de rechercher toute lésion

pouvant engager le pronostic fonctionnel ou vital à savoir les traumatismes crâniens thoraciques

et abdominaux.

Après cette évaluation initiale, on aborde l’examen du membre traumatisé d’une manière

douce en parallèle d’un interrogatoire orienté.

a. L’interrogatoire :

• Mécanisme lésionnel.

• Age.

• Heure du traumatisme.

• Profession.

• Côté dominant.

• Statut vaccinal.

• Heure du dernier repas.

• Antécédents.

• Prise médicamenteuse.

• Allergies connues.

b. L’inspection :

• Attitude du traumatisé.

• Une déformation du membre (dos de fourchette, angulation, crosse …)

• Un œdème, une tuméfaction.

• Un hématome.

• Une ouverture cutanée.

• Une anomalie de coloration du membre atteint.

- 12 -
Guide pratique des urgences traumatologiques du membre supérieur chez l’adulte.

c. La palpation

• Toujours débuter par les zones indolores pour mettre le patient en confiance.

• Apprécier la chaleur cutanée.

• Palpation des pouls distaux.

• Recherche de trouble sensitif dans le territoire concernébilatérale et comparative.

Dans tous les cas, il ne faut pas mobiliser un segment d’un membre déformé et
douloureux, le diagnostic de fracture étant certain.

d. Analgésie du traumatisé en urgence :

• La prise en charge de la douleur est une étape qui est parfois délaissée.

Cette prise en charge ne devrait pas retarder le diagnostic et le traitement


spécifique

d.1. Méthodes d’analgésie :(8)

o Immobilisation :(11)

La réalisation d’une attelle plâtrée est un des moyens non médicamenteux de

soulagement du traumatisé afin d’éviter d’éventuels déplacements.

o Traitement médicamenteux(8)

Classés en 3 paliers d’intensité croissante :

- Palier I :

Il s’agit d’antalgiques périphériques non opioïdes , destinés aux douleurs faibles à

modérées.

- 13 -
Guide pratique des urgences traumatologiques du membre supérieur chez l’adulte.

 Paracétamol :

• 15mg/kg toutes les 6 heures sans dépasser 60mg/kg par jour.

 Les Anti Inflammatoires Non Stéroïdiens (AINS) :

• Diclofé nac : 75 à 150mg/jour en 2 à 3 prises.

• Ibuprofè ne : 200 à 400mg par prise sans dépasser 1200mg/jour.

• Naproxè ne : 500 à 1100mg/jour en 1 ou 2 prises

 Né fopam:

• 1 ampoule de 20mg toutes les 4 à 6heures en IV, IM.

• Contre indiqué chez l’enfant de moins de 15 ans.

- Palier II :

Ce sont des agonistes morphiniques faibles.

 Codéine :

• Comprimés à 60mg, 1 à 2x/jour

 Tramadol :

• 50 à 100mg toutes les 4 à 6 heures sans dépasser 400mg/jour en

IV ou oral

 Association Paracétamol Codéine

 Association Paracétamol Tramadol

• Comprimés comprenant 37.5mg de Tramadol + 325mg de

Paracétamol.

- 14 -
Guide pratique des urgences traumatologiques du membre supérieur chez l’adulte.

- Palier III :

Regroupe les agonistes morphiniques forts :

 Morphine :

• Titration intraveineuse de 2 à 3mg en bolus à renouveler toutes les

5 minutes jusqu’à l’obtention d’une EN< 3.

• Relai intraveineux en continu peut être fait.

 Nalbuphine :

• 10 à 20 mg toutes les 3 à 6 heures par voie SC, IV, IM ou IR.

 Kétamine :

• 0,1 à 0,5mg/kg en IV lente.

 Le Mélange Équimolaire d’Oxygène et de Protoxyde d’Azote : MEOPA

• Il s’agit d’un gaz aux propriétés analgésiques, anxiolytiques, et

amnésiantes d’utilisation très large dans la pratique médicale

quotidienne.

3.2. Les examens complémentaires :(12)

a. Radiographie standard

• La radiographie standard est l’examen de première intention devant toute

suspicion de fracture.

Toujours demander les 2 incidences face et profil prenant les articulations sus et

sous-jacentes.

- 15 -
Guide pratique des urgences traumatologiques du membre supérieur chez l’adulte.

• Permet d’analyser : (12)

- Le siège du trait : épiphysaire, diaphysaire et métaphysaire.

- La complexité : simple, à 3 fragments, comminutive, plurifocale.

- L’orientation : Transversal, Oblique, Spiroïdale.

- Le déplacement : on parle toujours du déplacement du fragment distal par

rapport au fragment proximal : baïonnette, angulation, raccourcissement,

décalage.

Figure 14 : Radiographie de face de l’humérus montrant une fracture angulation diaphysaire.

- 16 -
Guide pratique des urgences traumatologiques du membre supérieur chez l’adulte.

Figure 15 : Radiographie de face et de profil de l’avant-bras montrant une fracture déplacement


avec perte de contact complet du radius.

Figure 16 : Radiographie de face et de profil de l’humérus montrant une fracture spiroïdale à 3


fragments.

- 17 -
Guide pratique des urgences traumatologiques du membre supérieur chez l’adulte.

b. TDM :

• Permet de démontrer des fractures subtiles et de préciser l’extension de

fractures articulaires complexes à l’aide de la reconstruction 3D.

Figure 17 : TDM de l’épaule à reconstruction 3D : Fracture de la scapula

c. Échographie :

• Permet l’étude de certaines structures ligamentaires.

• Permet l’étude des lésions musculaires : visualisation d’hématomes profonds

post-traumatiques.

d. Exploration angiographique :

• Identifier une lésion artérielle associée.

- 18 -
Guide pratique des urgences traumatologiques du membre supérieur chez l’adulte.

4. Consolidation osseuse :

Le processus de consolidation est un processus de réparation tissulaire unique,

aboutissant dans la majorité des cas à la restitution du segment osseux fracturé. (2)

4.1. Réponse tissulaire en cas de fracture :(13)

• La survenue d’une fracture va initier une réponse tissulaire dans la moelle

osseuse, la région corticale, le périoste et les parties molles d’alentour.

• Elle vise à obtenir une union osseuse directe des deux corticales, sans

formation de cal périphérique.

• Ce processus comporte 4 phases :(Figure 18) (14)

1- Phase Inflammatoire.

2- Formation d’un cal mou.

3- Formation d’un cal dur.

4- Remodelage osseux.

a. Phase inflammatoire :

• Débute immédiatement après la fracture et dure environ 4 jours.

• Elle est caractérisée par la formation d’un hématome local et d’un caillot riche

en fibrine.

b. Formation d’un cal mou :

• Durant cette phase de 3 à 4 semaines, se développe un cal osseux autour et

entre les extrémités osseuses, réduisant ainsi la mobilité du foyer.

• L’hématome fracturaire est envahi par des fibroblastes, chondroblastes, pre-

ostéoblastes qui vont produire une matrice fibro-cartilagineuse très

vascularisée, riche en glycoprotide et collagène de type 2.

• L’os néoformé est un os jeune, de type lamellaire, non haversien.

- 19 -
Guide pratique des urgences traumatologiques du membre supérieur chez l’adulte.

c. Formation d’un cal dur :

• Cette phase débute à la 4éme semaine et dure 2 à 3 mois en fonction de

l’âge.

• La matrice cartilagineuse est remplacée par une matrice osseuse lamellaire,

qui va unir les extrémités fracturaires et se minéraliser de proche en proche.

• Le cal dur est alors composé d’os immature (ostéons non orientés)

d. Remodelage osseux :

• L’os lamellaire est transformé en os haversien, corticalisé, aux propriétés

mécaniques identique à celles d’un os normal (ostéons orientés)

• Cette phase dure 12 à 18 mois chez le sujet adulte.

Figure 18 : Étapes de la consolidation osseuse

- 20 -
Guide pratique des urgences traumatologiques du membre supérieur chez l’adulte.

II. TRAUMATISMES DU MEMBRE SUPÉRIEUR

1. Fracture de la clavicule

1.1. Généralités(15)

• Fréquente chez le sujet jeune de 20 à 30 ans de sexe masculin ( 2,6% - 5% ).

• Contexte d’ AVP et de sport.

• Atteinte du tiers médian dans 75% des cas. (Figure 19)

1.2. Mécanisme (Figure 20)

• 2/3 : Indirect : Chute sur le moignon de l’épaule.

• 1/3 : Direct : Choc direct sur la clavicule.

Figure19:Fréquence des fractures par région(16)Figure20:Mécanismes A. Direct B. Indirect(17)

1.3. Diagnostic (18)

• Douleur en regard de la clavicule.

• Impotence fonctionnelle totale de l’épaule.

• Attitude du traumatisé du membre supérieur (Figure 21)

• Saillie de l'extrémité distale du fragment médial sous la peau.

- 21 -
Guide pratique des urgences traumatologiques du membre supérieur chez l’adulte.

Figure 21 : attitude du traumatisé du membre supérieur

1.4. Lésions associées à rechercher :

• Cutanées+++

- Ouverture de dedans en dehors : CAUCHOIX 1.

• Vasculo-nerveuses :

- Palpation systématique des pouls en aval.

- Recherche de lésions du plexus brachial.

• Pulmonaires

- Auscultation pulmonaire systématique : PNEUMOTHORAX.

1.5. Paraclinique

Radiographie standard : suffisante pour poser le diagnostic

• Épaule de face (Figure 22)

• Épaule de profil (LAMY)

- 22 -
Guide pratique des urgences traumatologiques du membre supérieur chez l’adulte.

Figure 22 : Radiographie de l’épaule de face : Fracture du 1/3 moyen de la clavicule

1.6. Traitement(19)

a. Traitement orthopédique

• Bandage en huit : 6 à 8 semaines (Figure 23)

• Ou simple écharpe du coude

Figure 23 :bandage en huit(17)

- 23 -
Guide pratique des urgences traumatologiques du membre supérieur chez l’adulte.

b. Traitement chirurgical indiqué dans le cas d’une :

• Fracture déplacée du ¼ externe.

• Menace cutanée.

• Fracture ouverte.

• Polytraumatisme.

• Lésions vasculaires.

• Pneumothorax.

• Polyfracturé.

c. Moyens : (20)

• Ostéosynthèse par plaque vissée (Figure 24)

• On y associe une écharpe pour 4 semaines.

Figure 24 : Radiographie de face de l’épaule de contrôle après mise en place d’une plaque
vissée.

• Brochage.

• Brochage Haubanage claviculaire pour les fractures du ¼ externe.(Figure 25)

- 24 -
Guide pratique des urgences traumatologiques du membre supérieur chez l’adulte.

Figure 25 : Radiographie de l’épaule de contrôle de face après mise en place d’un brochage
haubanage pour fracture du ¼ externe de la clavicule gauche.

• Fixateur externe : En cas de fracture ouverte. (Figure 26)(21)

Figure 26 : Vue post-opératoire d’ostéosynthèse par fixateur externe ;


Radiographie de contrôle après mise en place d’un fixateur externe

1.7. Consolidation :

• 6 semaines en moyenne.

1.8. Rééducation :(5)

• Pour éviter une raideur de l’épaule.

- 25 -
Guide pratique des urgences traumatologiques du membre supérieur chez l’adulte.

2. Luxation acromio-claviculaire

2.1. Généralités(22)

• Représente 10% des luxations de la ceinture scapulaire.

• Sujet jeune entre 20 à 30 ans, de sexe masculin, sportif.

2.2. Mécanisme

• Traumatisme direct : chute sur le moignon de l’épaule.

2.3. Diagnostic : (18)

• Attitude du traumatisé du membre supérieur.

• Douleur à la palpation de l’articulation acromio-claviculaire.

• Limitation de l’abduction de l’épaule.

• Rechercher un tiroir antéropostérieur (Figure 27).

• Rechercher un tiroir vertical :touche de piano(Figure 28).

Figure 27 : Tiroir antéropostérieur(16) Figure 28 : Touche de piano (17)

2.4. Anapath

• Classification de ROCKWOOD : (19) (Figure 29)

• Stade I (36%): Étirement du ligament acromio-claviculaire.

• Stade II (23%): Déchirure du ligament acromio-claviculaire.

- 26 -
Guide pratique des urgences traumatologiques du membre supérieur chez l’adulte.

• Stade III (37%): Déchirure du ligament acromio-claviculaire et des ligaments

coraco-claviculaire.

• Stade IV (1%) : Stade III + avec luxation postérieure de la clavicule, au travers

du muscle trapèze.

• Stade V (2%) : Stade III + désinsertion des muscles trapèze et deltoïde de la

clavicule distale.

• Stade VI (1%):Stade III + luxation inférieure de la clavicule, sous la coracoïde.

Figure 29 : Stades de la luxation acromio-claviculaire.(16)

2.5. Paraclinique(23)

- Radiographie standard : pose le diagnostic.

• Épaule de Face : Mesure de la distance coraco-claviculaire et acromio-claviculaire.

• Épaule profil axillaire : importance du déplacement postérieur.

- 27 -
Guide pratique des urgences traumatologiques du membre supérieur chez l’adulte.

Figure 30 : Radiographie de face et de profil de l’épaule gauche :


luxation acromio-claviculaire Stade III.

2.6. Traitement

- BUT : Obtenir une articulation stable et indolore.

- INDICATIONS :

• Stade I – II : Simple écharpe du coude pendant 3 semaines.

Figure 31 : écharpe coude au corps

- 28 -
Guide pratique des urgences traumatologiques du membre supérieur chez l’adulte.

• Stade III : Traitement orthopédique ou chirurgical selon la demande fonctionnelle du

patient : sportif, âge, sédentaire.

• Stade IV – V – VI : Chirurgie Réduction à ciel ouvert .

• Brochage – haubanage.

• Vissage coraco-claviculaire.

• Plaque spéciale (en crochet).

• Rééducation précoce et progressive : Récupérer au plus vite l’abduction de l’épaule.

Figure 32 : Vue peropératoire d’un cerclage-haubanage d’une luxation acromio-claviculaire

3. Fracture de l’omoplate :

3.1. Généralités(19)

• Fracture peu fréquente (1 %) se voit surtout dans le contexte du polytraumatisé.

• Sujet jeune de 20 à 30 ans, sexe masculin.

- 29 -
Guide pratique des urgences traumatologiques du membre supérieur chez l’adulte.

3.2. Mécanisme :

• Traumatisme direct par choc postéro-thoracique : chute en arrière.

• Impaction de la tête humérale : syndrome omo-cléido-thoracique.

3.3. Anapath :

Classification de CETRE :(19)

• Fractures de l’angle cranio-latéral : (Figure 33)

- fracture intra-articulaire : cavité glénoïde et col anatomique

- fracture juxta-articulaire : col chirurgical

- fracture du pilier latéral.

• Fractures du corps : (Figure 35)

- fracture de l’écaille à traits variables

- fracture des angles

• Fractures de l’acromion (Figure 34.1)

• Fractures de la coracoïde (Figure 34.2)

Figure 33 : Fracture de l’angle cranio-latéral Figure 34 : Fracture des processus et des angles

1- Fracture de la glène 1- fracture de l’acromion


2- Fracture du col anatomique 2- fracture de la coracoïde
1- Fracture du col chirurgical 3- Fracture de l’angle caudal
4-Fracture du pilier latéral

- 30 -
Guide pratique des urgences traumatologiques du membre supérieur chez l’adulte.

Figure 35 : Fracture verticale du corps Fracture horizontale du corps(19)

3.4. Diagnostic : (24)

• Attitude du traumatisé du membre supérieur.

• Impotence fonctionnelle totale du membre supérieur.

• Rechercher le point d'impact cutané + hématome.

• Douleurs exquises à la palpation des reliefs de la scapula.

3.5. Rechercher les lésions associées :(25)

• Thoraciques : pneumothorax, fractures des côtes

• Vasculo-nerveuses : lésions du plexus brachial, lésions de l'artère subclavière/

axillaire.

• Osseuses : fracture de la clavicule, disjonction acromio-claviculaire

3.6. Paraclinique :(23)

a. Radiographie standard :

- Pose le diagnostic.

- Étudie le siège du trait, sa direction, le nombre de fragments osseux et leurs

déplacements.

• Épaule de face.

• Profil de la scapula de LAMY.

- 31 -
Guide pratique des urgences traumatologiques du membre supérieur chez l’adulte.

Figure 36 : Radiographie de l’épaule de face montrant une fracture du col de l’omoplate.

b. TDM : le complément scannographique permet un bilan lésionnel précis dans

les fractures comminutives et permet de discuter l’indication chirurgicale.

Figure 37 : TDM de l’épaule à reconstruction 3D : Fracture du corps de l’omoplate

- 32 -
Guide pratique des urgences traumatologiques du membre supérieur chez l’adulte.

3.7. Traitement :(19)

- But :

• Obtenir une consolidation et une fonction normale.

• Récupérer une épaule fonctionnelle et indolore.

- Moyens :

1- Fracture de la cavité glénoïde + col

a- Fracture non déplacée/ comminutive :

- Traitement orthopédique par immobilisation coude au corps pendant 4

semaines.

- Rééducation : Mobilisation précoce de la scapulo-humérale et de la scapulo-

thoracique.

b- Fracture déplacée : Réduction à foyer ouvert + Ostéosynthèse

- Vissage.

- Plaque vissée.

2- Fracture du corps :

a- Fracture non déplacée : Traitement orthopédique.

b- Fracture déplacée : Réduction à ciel ouvert + plaque vissée.

3- Fracture de l’acromion et de la coracoïde :

a- Peu déplacée :

- Traitement orthopédique : bras en écharpe 3 à 5 semaines avec mobilisation

passive immédiate.

b- Si elle est associée à une luxation acromio-claviculaire de type III :

- Traitement chirurgical jusqu'à obtenir la consolidation de la fracture.

3.8. Évolution :

La consolidation des fractures de la scapula est obtenue en 30 à 45 jours.

- 33 -
Guide pratique des urgences traumatologiques du membre supérieur chez l’adulte.

3.9. Rééducation : (5)

Prescrite précocement pour limiter l’enraidissement de l’articulation gléno-humérale.

4. Luxation glé no-humérale :

4.1. Généralités (24)

• Perte de contact permanente entre la tête humérale et la cavité glénoïde.

• La plus fréquente des luxations(60%).

• Adulte jeune +++

4.2. Mécanisme :(18)

• Traumatisme indirect : le plus fréquent +++

- Chute sur la paume de la main ou sur le coude : le membre supérieur étant en

abduction, rotation externe, rétropulsion.

• Traumatisme direct :

- Choc direct au niveau postéro-externe du moignon de l’épaule.

4.3. Anapath :

A- Luxation antérieure (95%)

B- Luxation postérieure (4,5%)

C- Luxation Inférieure (0,5%)

a. Luxation antérieure : la plus fréquente.

a.1. Diagnostic :(26)

• Attitude du traumatisé du membre supérieur.

• Signe de l’épaulette : Saillie de l’acromion (Figure 38).

• Coup de hache externe (Figure 38).

• Comblement du sillon delto-pectoral.

- 34 -
Guide pratique des urgences traumatologiques du membre supérieur chez l’adulte.

• De profil : élargissement antéropostérieur de l’épaule.

• Palpation de l’épine scapulaire : Vacuité de la glène (absence du

tubercule majeur).

Figure 38 : Signe de l’épaulette + coup de hache(16)

a.2. Paraclinique : (23)

Radiographie standard : Pose le diagnostic en montrant :

• Épaule Face en urgence :

- Vacuité de la glène : la tête humérale est positionnée en dessous et en dedans de

la glène.

- Disparition de l’interligne articulaire.

- Rechercher une fracture associée.

• Épaule profil de Lamy :

- La tête humérale n’est plus centrée sur le « Y » de la scapula, mais en avant de la

glène.

- 35 -
Guide pratique des urgences traumatologiques du membre supérieur chez l’adulte.

Figure 39 : Radiographie de l’épaule droite de face et de profil


montrant une luxation antérieure de l’épaule.

a.3. Complications (19)

 Immédiates :

 Osseuses :

• Fracture de la glène

• Fractures humérales :

- Fracture de Malgaigne : au niveau du bord postérieur de la tête

humérale

- Fracture du trochiter

 Neurologiques :

Lésion du nerf circonflexe (10%) : Neurapraxie le plus souvent (anesthésie de la face

externe du moignon de l’épaule et perte de la contraction du deltoïde) (Figure 40)

- 36 -
Guide pratique des urgences traumatologiques du membre supérieur chez l’adulte.

Figure 40 : Recherche d’une zone d’anesthésie dans le territoire du nerf circonflexe(25)

• Lésion du plexus brachial.

TESTING DE TOUS LES NERFS DU PLEXUS BRACHIAL

 Vasculaires :

Lésions des vaisseaux axillaires à type de compression ou rupture :

Urgence nécessitant une réduction immédiate + artériographie sur table opératoire et

chirurgie vasculaire adaptée aux lésions.

 Secondaires et tardives :

• Luxations récidivantes : surtout chez les personnes âgées de moins de

20 ans avec hyperlaxité ligamentaire.

• Capsulite rétractile.

• Arthrose de l’épaule.

• Raideur de l’épaule : si immobilisation prolongée.

• Nécrose de la tête humérale.

- 37 -
Guide pratique des urgences traumatologiques du membre supérieur chez l’adulte.

a.4. Traitement : URGENCE THÉRAPEUTIQUE(25)

But : Obtenir une épaule fonctionnelle stable et indolore.

• Orthopédique : Réduction de la luxation.

• Sans anesthésie : si luxation pure et patient coopérant.

• Sous anesthésie générale avec relâchement musculaire.

Figure 41 : Radiographie de l’épaule droite de face après réduction.

Méthode de Kocher :(Figure 42)

• Appliquer la traction et commencez à faire tourner le bras vers l’extérieur.

• Une force excessive doit être évitée pour ne pas induireune fracture de la diaphyse

humérale.

• L’épaule se réduit fréquemment avec une sensation claire de ressaut.

• Si cela n’arrive pas, fléchir l’épaule (en soulevant le coude), puis déplacez en

adduction, en portant le coude en face de la poitrine

• Faire tourner l’épaule en rotation interne, apportant la main du patient vers l’épaule

opposée.

- 38 -
Guide pratique des urgences traumatologiques du membre supérieur chez l’adulte.

Figure 42 : Méthode de Kocher(17)

• Immobilisation dans une écharpe coude au corps pendant :

• <20 ans : 4 à 6 semaines.

• 20-30 ans : 3 semaines.

• >30 ans : 2 semaines.

• Rééducation de l’épaule immédiatement après la fin de l’immobilisation.

- 39 -
Guide pratique des urgences traumatologiques du membre supérieur chez l’adulte.

b. Luxation postérieure ( 5% ) :

b.1. Mécanisme

• Flexion, abduction et rotation interne : crise d’épilepsie, chute sur la main

coude en extension.

• Choc direct sur la partie antérieure de l’épaule : AVP.

b.2. Diagnostic :(27)

• Attitude vicieuse en rétropulsion, adduction et rotation interne

• Limitation de la rotation externe passive et active : signe

pathognomonique.

• Disparition du vide sous acromial postérieur

• Attitude irréductible du bras en rotation interne

b.3. Paraclinique (23)

1- Radiographie standard : éliminer une fracture associée.

a- Épaule face :

• Signe de l’ampoule : Visibilité anormale du tubercule majeur,la tête

humérale semble arrondie comme une bulle d’ampoule.

• Signe de la glénoïde vide : augmentation de la distance entre la

surface articulaire de la tête humérale et la lèvre antérieur de la

glénoïde.

• Absence de visualisation de l’interligne gléno-humérale.

b- Incidence de profil de scapula ou profil de Bloom-Obata

• Diagnostic positif et lésions associées

- 40 -
Guide pratique des urgences traumatologiques du membre supérieur chez l’adulte.

Figure 43 : Radiographie de l’épaule gauche face et profil montrant


une luxation postérieure de l’épaule.

2- TDM d’épaule : indiquée si doute sur les radiographies standards.

• Bilan des lésions associées.

• Rechercher un enfoncement antéro-interne de la tête humérale ou

encoche de MacLaughlin.

b.4. Traitement : (28)

Repositionner la tête humérale au plus vite.

Luxation récente :Réduction sous AG . (Figure 44)

• Traction dans l’axe (légère abduction), rotation interne et appui direct sur la tête

luxée.

• Ensuite, seulement l’épaule est amenée sans résistance en RE.

• Ne pas forcer la rotation externe sous peine de fracturer une tête humérale encastrée

sur le rebord postérieur de la glène.

• L’épaule est immobilisée 3 semaines.

- 41 -
Guide pratique des urgences traumatologiques du membre supérieur chez l’adulte.

La radiographie post-réduction est réalisée après avoir immobilisé le membre afin de

vérifier la position de la tête humérale en face de la glène.

Figure 44 : réduction de la luxation postérieur(17)

c. Luxation inférieure (ERECTA) : 0,5% de l’ensemble des luxation de l’épaule.

URGENCE THÉRAPEUTIQUE EN RAISON DU RISQUE DE COMPRESSION DES VAISSEAUX

AXILLAIRES ET DES NERFS DU PLEXUS BRACHIAL.

c.1. Mécanisme :

• Direct : Abduction violente sur un membre déjà en abduction, l'acromion

servant de levier pour l'axe de l'humérus, AVP, Sport.

• Indirect : Application d'une surcharge lourde sur un membre en

abduction complète, une chute sur le membre supérieur en grande

abduction ou antépulsion.

- 42 -
Guide pratique des urgences traumatologiques du membre supérieur chez l’adulte.

c.2. Diagnostic :(29)

• Attitude du traumatisé en hyper-abduction : Bras en abduction forcée avec

impossibilité de ramener le coude au corps.

• Impossibilité d’abaisser le membre.

• Palpation de la tête humérale au-dessous de la glène scapulaire contre la paroi

latérale de la cage thoracique, dans le creux axillaire : vacuité de la glène.

c.3. Paraclinique :

Radiographie standard de face et de profil : suffisante pour poser le diagnostic.

Figure 45 : Radiographie de l’épaule droite de face montrant une luxation Erecta

c.4. TRAITEMENT :

Réduction en urgence sous anesthésie générale .

• Technique de traction contre traction : traction du bras dans l'axe du membre pendant

que l'aide applique un contre appui sur le thorax.

• Le bras est ensuite ramené́ en adduction.

• Immobilisation coude au corps pendant 3 semaines.

- 43 -
Guide pratique des urgences traumatologiques du membre supérieur chez l’adulte.

Figure 46 : Réduction de la luxation erecta(17)

5. Luxation sternoclaviculaire

5.1. Généralités : (30)

• Perte de contact entre la clavicule et le sternum : 3% des lésions de l’épaule.

• Chez l’adulte jeune de 25 ans, sportif.

• On distingue la Luxation sternoclaviculaire antérieure pré-sternale (80%) et

postérieure rétro-sternale (20 %).

Figure 47: Schéma de la luxation sternoclaviculaire antérieure et postérieure(25)

- 44 -
Guide pratique des urgences traumatologiques du membre supérieur chez l’adulte.

5.2. Mécanisme : (31)

• Choc direct antéropostérieur (2/3) sur la clavicule.

• Choc Indirect ( 1/3) : Impaction du moignon de l’épaule.

5.3. 5.3 Diagnostic : (18)

• Impotence fonctionnelle.

• Douleur locale et œdème de la jonction sternoclaviculaire.

• Dépression sternoclaviculaire.

Figure 48: Disjonction sternoclaviculaire antérieure gênante.(32)

• Chercher les signes de compression médiastinale (Luxation postérieur +++)

- Simple raucité.

- Dyspnée : compression trachéale.

- Dysphagie : compression œsophagienne .

- Pneumothorax : compression de la plèvre.

- Faiblesse et paresthésies du membre supérieur.

- Compression de la Carotide, artère sous-clavière, veine cave supérieur.

Le diagnostic de luxation doit être évoquer devant toute tuméfaction du quart médial

de la clavicule ou de la sternoclaviculaire.

- 45 -
Guide pratique des urgences traumatologiques du membre supérieur chez l’adulte.

5.4. Paraclinique : (23)

a. Radiographie standard

• Épaule de face : centrée sur l’articulation sternoclaviculaire.

• Épaule oblique : incidence de Henning.

b. TDM : Meilleur examen

• Confirme la luxation.

• Détermine la direction de la luxation.

• Visualise les rapports entre la clavicule et les éléments nobles : compression.

Figure 49: TDM à reconstruction 3D de la luxation sternoclaviculaire rétro-sternale

5.5. Traitement : (25)

a. Luxation antérieure : 75 %

• Réduction par manœuvres externes

- Patient en décubitus dorsal, alèse roulée (10cm) entre les omoplates.

- Appui sur les 2 épaules (vers l’arrière) et pression sur l’extrémité́ médiale de

la clavicule.

- Immobilisation par simple écharpe.

- 46 -
Guide pratique des urgences traumatologiques du membre supérieur chez l’adulte.

La réduction à ciel ouvert est non recommandée et l’embrochage est strictement interdit.

b. Luxation postérieure : 25%

• Réduction par manœuvres externes sous AG

• Alèse roulée : 10cm entre les omoplates.

• La manœuvre consiste à tracter sur le bras en abduction et rétropulsion et à

tirer sur la clavicule en avant.

• Immobilisation par bandage en 8 durant 4 à 6 semaines.

6. Fracture de l’humérus proximal

6.1. Généralités

• Deuxième rang des fractures du membre supérieur, après les fractures de

l'extrémité inférieure du radius : 5% de la totalité des fractures.

• Sujet adulte ostéoporotique de50 à 60 ans, de sexe féminin.

6.2. Mécanisme (17)

• Indirect : le plus souvent par chute sur la paume de la main ou sur le coude.

• Direct : Choc sur l’épaule (AVP).

Figure50 : mécanisme de la chute(18)

- 47 -
Guide pratique des urgences traumatologiques du membre supérieur chez l’adulte.

6.3. Diagnostic : (18)

• Attitude du traumatisé du membre supérieur.

• Déformation, crépitements et douleur en regard du site de la fracture

humérale.

• Ecchymose thoraco-brachiale de Hennequin(Figure 51).

• De profil : élargissement antéro-postérieur de l'épaule, raccourcissement du

bras.

Signe négatif : la tête humérale est en place (absence de luxation gléno-humérale)

Figure 51: Ecchymose de Hennequin

- Signes de gravité : A rechercher systématiquement +++

• Cutané : fracture ouverte.

• Neurologique : le nerf axillaire est le plus souvent concerné.

• Vasculaire : artère axillaire ( Rupture ) ou veineuse (rupture ou thrombose).

6.4. PARACLINIQUE :(23)

a. Radiographie standard : permet de confirmer le trait de fracture, préciser le siège,

le déplacement et le nombre de fragments.

• Épaule de face et profil axillaire de LAMY.

- 48 -
Guide pratique des urgences traumatologiques du membre supérieur chez l’adulte.

Figure 52 : Radiographie de l’épaule face et profil montrant une fracture à 3 fragments.

b. TDM : Bilan lésionnel précis dans les fractures complexes.

• Reconstruction 3D

Figure 53: TDM à Reconstruction 3D

Tableau I : Classification de DUPARC


CLASSIFICATION DE DUPARC
• Fractures SOUS-TUBEROSITAIRES +++ :
-Sous-tubérositaires isolées ( Col chirurgical )
80 %
-Sous-tubérositaires + fractures tubérositaires
• Fractures TUBEROSITAIRES ( trochiter +++ ou trochin )
• Fracture CEPHALIQUE ( col anatomique )
20%
• Fracture CEPHALO-TUBEROSITAIRE : col anatomique+ fractures tubérositaires +++

- 49 -
Guide pratique des urgences traumatologiques du membre supérieur chez l’adulte.

6.5. CLASSIFICATION :

Tableau II : Classification de NEER


CLASSIFICATION DE NEER
2 fragments = ( Diaphyse/ Métaphyse/ Épiphyse ) + 1 Tubérosité
NEER II -Ou ( diaphyse + col anatomique + 1 tubérosité
-Ou diaphyse + extrémité proximale
NEER III 3 fragments = diaphyse + col anatomique + 1 tubérosité
NEER IV 4 fragments = diaphyse + col anatomique + 2 tubérosités

NEER II : Fracture du col chirurgical NEER II : Fracture du trochiter

NEER III:Fracturecépahlo-tubérositaire NEER IV:Fracture céphalo-bi-tubérositaire


Figure 54 : Classification de NEER et DUPARC(18)

6.6. Traitement :

- Plusieurs éléments sont à prendre en compte :

- 50 -
Guide pratique des urgences traumatologiques du membre supérieur chez l’adulte.

a. Âge :

• plus l’âge est important, plus le risque de raideur est augmenté.

• Le nombre de fragments : exponentiel au risque de nécrose de la tête

humérale.

• L’importance du déplacement.

• L’activité sportive ou manuelle et le côté dominant.

b. But :

• Réduction anatomique

• Obtenir une épaule fonctionnelle, stable et indolore.

c. Moyens :

c.1. Orthopédiques :

• Réduction par manœuvre externe.

• Immobilisation par écharpe coude au corps : 3 à 6 semaines : Fractures

sous tubérositaires peu déplacées.

• Rééducation précoce de l’épaule après disparition de la douleur.

c.2. Chirurgicaux :

Conservateur : Ostéosynthèse.

• Ostéosuture : Fractures isolées du trochiter comminutives, petit fragment.

• Plaque verrouillée : Meilleure stabilité et réduction.

• Synthèse percutanée : embrochage en palmier de kapandji.

• Vissage direct percutané : Fracture du trochiter isolée non comminutive.

• Clou centromédullaire : Fracture du col chirurgical.

- 51 -
Guide pratique des urgences traumatologiques du membre supérieur chez l’adulte.

Figure 55 : Aspect per opératoire d’une mise en place d’une plaque vissée.

Figure 56 : Radiographie de l’épaule face et profil de contrôle


après mise en place d’une plaque vissée.

- 52 -
Guide pratique des urgences traumatologiques du membre supérieur chez l’adulte.

Figure 57 : Radiographie de l’épaule de face de contrôle après embrochage de kapandji

Non conservateur : Arthroplastie.

• Hémi-arthroplastie : ostéosynthèse des tubérosités en bonne position.

• Arthroplastie totale : Prothèse anatomique de l’épaule - Prothèse inversée de

l’épaule : en cas de rupture massive de la coiffe et ostéoporose importante.

Figure 58 : Radiographie de face de l’épaule de contrôle après mise en place d’une prothèse
céphalique pour fracture a 4 fragments du col de l’humérus.

- 53 -
Guide pratique des urgences traumatologiques du membre supérieur chez l’adulte.

A ce jour, il n’existe pas de consensus sur un algorithme décisionnel quant à la prise en

charge thérapeutique de ces fractures qui va de la simple immobilisation à

l’arthroplastie humérale.

6.7. Rééducation : (33)

• Essentielle pour lutter contre la perte d’abduction active et passive

6.8. Complications : (18)

 Immédiates :

• Vasculaires :

- Lésions des vaisseaux axillaires (rares).

- A dépistées par la palpation systématique des pouls distaux et la recherche

d'un hématome axillaire expansif.

• Neurologiques :

- Lésion du nerf CIRCONFLEXE +++.

- Lésion du plexus brachial : examen bilatéral et comparatif de la sensibilité et

de la motricité du membre supérieur.

- Lésion exceptionnelle du nerf radial.

• Musculo-tendineuses :

- RUPTURE DE LA COIFFE des rotateurs.

• Cutanées :

- Embrochage de la peau par le fragment diaphysaire : Cauchoix1.

• Ostéo-articulaires :

- LUXATION GLENO-HUMERALE +++.

- 54 -
Guide pratique des urgences traumatologiques du membre supérieur chez l’adulte.

Toute luxation gléno-humérale doit faire rechercher une fracture de l'ESH, avant sa

réduction, par des clichés radiologiques (risque de déplacement du foyer de fracture lors

de la manœuvre de réduction) ++

• Secondaires :

• Déplacement secondaire.

• Infection ostéoarticulaire.

• Sepsis sur matériel d'ostéosynthèse.

• Tardives :

• Ostéonécrose aseptique de la tête humérale +++ : Elle se traduit par des douleurs

mécaniques conduisant secondairement à un enraidissement. La radiographie

standard montre tardivement une ostéo-condensation sous-chondrale (intérêt de l'IRM

+++).

• Raideur d'épaule : Complication tardive la plus fréquente, limitation de la rotation

externe et de l'abduction. Intérêt de la rééducation précoce +++.

• Douleurs résiduelles.

• Cals vicieux.

• Pseudarthrose.

• Arthrose gléno-humérale post-traumatique : omarthrose.

7. Fracture de la diaphyse humérale

7.1. Généralités(19)

• Représente 2 % de toutes les fractures, au troisième rang après celles du tibia

et du fémur.

• Deux pics de fréquences : 20-30ansde sexe masculin, 40-50 ans de sexe féminin.

• 50% tiers moyen, 25% 1/3 proximal, 25% 1/3 distal.

- 55 -
Guide pratique des urgences traumatologiques du membre supérieur chez l’adulte.

7.2. Mécanisme : (34)

• Choc direct le plus souvent : AVP, chute d’un lieu élevé, traumatisme sportif.

• Choc indirect : torsion, flexion, par contracture musculaire ( bras de fer ).

Figure 60 : traumatisme en réception


Figure 59 : Traumatisme indirect en rotation
d’une charge sur l’avant bras.(16)

7.3. Diagnostic : (16)

• Attitude du traumatisé du membre supérieur.

• Déformation du bras en crosse à sommet antéro-externe, raccourcissement du

bras.

• Douleur violente suivie d’impotence fonctionnel totale.

• Œdème, ecchymose.

• Mobilité anormale et douloureuse du membre thoracique.

- Lésions associées à rechercher systématiquement +++ :

Toujours chercher une atteinte du nerf radial : Main tombante (Figure 61.1)

• Troubles moteurs : impossible de faire la dorsiflexion du poignet et des doigts.

ère
• Troubles sensitifs : hypo ou anesthésie à la face dorsale du pouce et de la 1

commissure, du bord externe et de la face dorsale de l’avant-bras (Figure 61.2).

- Récupération spontané >90% sinon EMG à 45 jours.

- Ouverture cutanée.

- 56 -
Guide pratique des urgences traumatologiques du membre supérieur chez l’adulte.

- Atteinte vasculo-nerveuse : 10 à 20% : artère brachiale, nerf ulnaire et nerf médian.

Figure 61 : (1) Poignet tombant (2) : Examen de la fonction sensitive et motrice du nerf radial(17)

7.4. PARACLINIQUE :

La radiographie standard de l’humérus face et profil prenant le coude et l’épaule pose le

diagnostic et permet de caractériser la fracture.

Figure 62 : Radiographie de face du bras prenant les articulations sus


et sous-jacentes montrant une fracture de la diaphyse humérale

- 57 -
Guide pratique des urgences traumatologiques du membre supérieur chez l’adulte.

7.5. Évolution :

• Favorable en dehors des complications.

• Consolidation en 2 à 3 mois.

7.6. Complications : (24)

- Immédiates :

• Vasculaire : contusion, compression, section artère humérale.

• Paralysie radiale.

• Ouverture du foyer de fracture.

- Secondaires :

• Déplacement secondaire.

• Infection post-opératoire.

- Tardives :

• Pseudarthrose.

• Cal vicieux.

• Raideur de l’épaule et du coude.

7.7. TRAITEMENT :

But : consolidation et bonne récupération fonctionnelle du membre supérieur.

a. Traitement orthopédique :(17)

• Plâtre thoraco-brachial :

- Immobilisation strict

- Gene quotidienne

- Raideur

• Immobilisation coude au corps :

- Simple.

- Risque de déplacement secondaire.

- 58 -
Guide pratique des urgences traumatologiques du membre supérieur chez l’adulte.

• Plâtre de Sarmiento :

- Simple

- Généralement réalisé comme 2ème étape du traitement orthopédique après

formation du cal mou ( environ à la 3éme semaine).

- Peut être remplacé par une orthèse.

Figure 63 :étape de pose du plâtre de Sarmiento

Figure 64 : Orthèse (17)

• Contre-indication du traitement orthopédique :(19)

- Fracture ouverte

- Polytraumatisé

- Irréductibilité́.

- 59 -
Guide pratique des urgences traumatologiques du membre supérieur chez l’adulte.

- Fracture transversale ou spiroïdale basses très déplacées.

- Non compliance.

- Floatingelbow : l'articulation du coude est dissociée de l'avant-bras et du bras causée

par une fracture de l'humérus et une fracture du radius et / ou du cubitus dans la

même extrémité.

- Obésité sévère.
b. Traitement chirurgical :

• Réduction anatomique.

• Mobilisation précoce.

b.1. A ciel ouvert :

• Plaque vissée.

• Abord antérolatéral.

• Permet d’explorer le nerf radial.

b.2. A foyer fermé :

• Enclouage centromédullaire.

• Embrochage centromédullaire.

b.3. Fixateur externe :

• Réservé plutôt aux fractures ouvertes.

c. Indications :

- Traitement orthopédique :

• Fracture isolée non ou peu déplacée.

- Traitement chirurgical :

• Fracture déplacée.

• Polytraumatisé.

• Fractures ouvertes.

- 60 -
Guide pratique des urgences traumatologiques du membre supérieur chez l’adulte.

Figure 65 : Quelques étapes per-opératoire de l’enclouage centromédullaire.

- 61 -
Guide pratique des urgences traumatologiques du membre supérieur chez l’adulte.

Figure 66 : Radiographie de face du bras de contrôle après enclouage d’une fracture de la


diaphyse humérale.

7.8. Délai de consolidation :45 jours à 2 mois.

7.9. Rééducation : La plus précoce possible pour éviter la raideur de l’articulation du

coude et de l’épaule.(5)

8. Fracture de l’extrémité distale de l’humérus

8.1. Généralités :(35)

• Fracture épiphysaire représentant 2% des fractures du coude.

• Deux Pics :5-10 ans et 60-70 ans (ostéoporose).

• Rare chez l’adulte, fréquente chez l’enfant.

• Adulte : sus et inter condylienne 55% > supra condylienne 15-20%.

8.2. Mécanisme :

• Traumatisme à haute énergie : AVP, chute d’un lieu élevé, coude de portière.

• Traumatisme à basse énergie : chute en avant avec réception sur la main.

- 62 -
Guide pratique des urgences traumatologiques du membre supérieur chez l’adulte.

8.3. Diagnostic : (35)

• Gros coude douloureux et déformé.

• Impotence fonctionnelle totale.

• Attitude caractéristique du traumatisé du membre supérieur.

• Modification des repères anatomiques.

• Lésions associées à rechercher systématiquement :

• L’état vasculo-nerveux d’aval : pouls radial et ulnaire.

• La motricité des doigts.

• La sensibilité des doigts et de l’avant-bras : nerf radial, ulnaire et médian.

8.4. Anapath :

Classification de l’AO. (Figure 67)(19)

• Basée sur l’analyse de l’état des colonnes et l’existence de traits articulaires

sagittaux et frontaux.

Figure67 : Classification de l’AO

- 63 -
Guide pratique des urgences traumatologiques du membre supérieur chez l’adulte.

Entités particulières :

Figure 68 : Fracture de Kocher Figure 69 : Fracture de Hahn et Steinthal

8.5. Paraclinique :(23)

Le bilan radiologique standard est suffisant :

• Coude de face et de profil.

• La TDM est utile dans les fractures complexes en raison de la superposition des

divers fragments.

Figure 70 : Radiographie de face et de profil du coude gauche montrant une fracture


supracondylienne.

- 64 -
Guide pratique des urgences traumatologiques du membre supérieur chez l’adulte.

8.6. TRAITEMENT :(19)

La fixation doit se faire sans délai pour ne pas augmenter le risque vasculo-nerveux.
En postopératoire, la mobilisation assistée précoce préviendra l’enraidissement.

 Moyens :

- Orthopédiques :

• La méthode fonctionnelle (Brown et Morgan) : le coude du malade est mis en flexion

maximale à 120° et contenu dans une écharpe.

• Le plâtre brachio-palmaire.

- Chirurgicaux :

• Plaques anatomiques (Lecestre ou Kerboul) : la règle actuelle est une double fixation

des colonnes médiale et latérale par plaque vissée ± verrouillée.

• Vis pour les fragments épiphysaires de petite taille.

• Les fixateurs externes :utilisés dans les fractures ouvertes.

• Prothèse du coude.

Figure 71 : Différentes plaques d’ostéosynthèse : Plaque vissée- Philos-Lambda-Lecestre

- 65 -
Guide pratique des urgences traumatologiques du membre supérieur chez l’adulte.

Figure 72 : Fixateur externe (19) Figure 73: Prothèse semi contrainte(19)

 Indications :

- FRACTURES NON DÉPLACÉES :

• Non déplacées extra-articulaires : Plâtre BABP 6 semaines puis kiné́ douce assistée
.

• Non déplacées articulaires du sujet jeune : ostéosynthèse par plaque ou vis.

- FRACTURES DÉPLACÉES :

• Les fractures supra-condyliennes, sagittales, diaphyso-épiphysaires, sus et inter-condyliennes

simples relèvent d’une ostéosynthèse par plaque :privilégier une double fixation.

• Si fracture ouverte : fixateur huméro-ulnaire.

• Les fractures sus et intercondyliennes comminutives : ostéosynthèse par deux plaques :

une latérale et une médiale, s’aider de l’utilisation de broches.

• Fractures de Kocher : vissage ou brochage.

• Fractures du capitellum et de Hahn-Steinthal II : Vissage.

• Fractures de l’épicondyle latéral et médial : très rares chez l’adulte, elles peuvent être vissées.

• Si ostéoporose : La mise à disposition récente de plaques anatomiques à vis

épiphysaires verrouillables.

• Chez une personne âgée, une telle fracture basse, comminutive, et à petits fragments :

une prothèse semi contrainte.

- 66 -
Guide pratique des urgences traumatologiques du membre supérieur chez l’adulte.

Figure 74 : Radiographie de face du coude de contrôle après vissage


d’une fracture du condyle externe.

Figure 75 : Radiographie de face et de profil du coude


de contrôle après mise en place de plaques vissées.

8.7. Rééducation :

• La rééducation est la plus précoce possible :

- En postopératoire immédiat si ostéosynthèse stable.

- Dès l’ablation du plâtre si traitement orthopédique.

- 67 -
Guide pratique des urgences traumatologiques du membre supérieur chez l’adulte.

8.8. Complications :

• Complications immédiates :

- Infection précoce.

- Lésions vasculo-nerveuses.

- Déplacement secondaire surtout après traitement orthopédique.

• Complications tardives

- Raideur articulaire séquellaire avec persistance d’un flessum du coude.

- Pseudarthrose.

- Cal vicieux.

- Diminution de la force musculaire.

- Arthrose huméro-ulnaire.

9. Luxation du coude

9.1. Généralités : (36)

• Perte de contact totale et permanente entre l’extrémité inférieure de l’humérus

et l’extrémité supérieure des 2 os de l’avant-bras.

• Deuxième place après la luxation de l’épaule.

• Sujet jeune de sexe masculin, sportif.

9.2. Mécanisme : (37)

• Chute sur la main, avant-bras en extension et supination.

9.3. Anapath :

• Souvent luxation postéro-externe ( 95% ).(36)

• Plus rarement : luxation latérale, médiale ou antérieure.(38)

- 68 -
Guide pratique des urgences traumatologiques du membre supérieur chez l’adulte.

Figure 76 : Luxation postéro-externe du coude

9.4. Diagnostic : (5)

• Impotence fonctionnelle majeure du coude.

• Limitation des mouvements : coude bloqué, empâté.

• Douleur : vive, syncopale.

• Déformation : Saillie de l’olécrane, Hémarthrose.

• Perte des repères anatomiques du coude : (Figure 2)

- Une ligne droite en extension : MALGAINE

- Un triangle équilatéral, en flexion : NELATON.

• Palper les pouls en aval.

Figure 77 : Repères normaux du coude : 1. ligne de MALGAINE 2. triangle de NELATON

- 69 -
Guide pratique des urgences traumatologiques du membre supérieur chez l’adulte.

Épicondyle en externe, l’olécrane en médian et l’épitrochlée en interne.(16)

 Lésions associées :

- osseuses :

• Triade malheureuse : (39)

• luxation postérieure du coude.

• une fracture de la coronoïde.

• une fracture de la tête radiale.

• Fracture de l’olécrane.

• Fracture des 2 os de l’avant-bras.

• Ligamentaires :

• Ligament collatéral médial.

• Complexe ligamentaire latéral.

• État cutané : Ouverture cutanée.

• Lésion nerveuse : surtout le nerf médian et ulnaire (trouble de la sensibilité, trouble

moteur, paresthésie)(40)

Figure 78 : Radiographie de face et de profil du coude : luxation postéro-externe du coude


associée à une fracture des deux os de l’avant-bras.

- 70 -
Guide pratique des urgences traumatologiques du membre supérieur chez l’adulte.

9.5. Paraclinique :

- Radiographie standard : Diagnostic facile.

• Coude de face et profil : rechercher les lésions osseuses associées.

• D’autres incidences seront demandées selon les données de l’examen clinique.

Figure 79 : Radiographie de face et de profil du coude montrant


une luxation postéro-externe du coude.

Figure 80 : Image scanographique montrant une triade malheureuse du coude : luxation du


coude, fracture de la tête radiale et du fragment de l’apophyse coronoïde.(41)

- 71 -
Guide pratique des urgences traumatologiques du membre supérieur chez l’adulte.

9.6. Traitement : URGENCE THÉRAPEUTIQUE.(19)

a. Réduire la luxation

• Par manœuvres externes le plus tôt possible sous sédation (Figure 81).

• La luxation se réduit par traction sur la main, contre traction en amont du coude.

• Lorsque l’on sent la coronoïde passer la trochlée sous l’effet de la traction, on

peut fléchir le coude.

b. Contention :

• Souvent la réduction est stable : immobilisation par simple écharpe à visée

antalgique pour une dizaine de jours.

• Si irréductibilité, coude instable, luxation négligée : Réduction à ciel ouvert.

• Rééducation précoce

Figure 81 : Réduction orthopédique de la luxation postérieure du coude(16)

9.7. Complications : (5)

• Raideur du coude.

• Ossifications secondaires.

• Arthrose.

- 72 -
Guide pratique des urgences traumatologiques du membre supérieur chez l’adulte.

10. Fracture de l’olécrane

10.1. Généralités(42)

• Les fractures de l’olécrâne représentent 10% des fractures du coude.

• Fréquence des fractures ouvertes.

• Deux pics : adulte jeune et entre 50 et 70 ans.

10.2. Mécanisme (42)

• Choc indirect : chute et réception sur l’avant-bras fléchi en supination.

• Choc direct : le plus souvent AVP, conducteur coude à la portière.


10.3. 3 Anapath : Classification de MAYO(43)

Type I : Non déplacée

Type II : Déplacée stable


A-Non comminutive
B- Comminutive

Type III : Instable


a- Non comminutive
b- Comminutive

Figure 82 : Classification de MAYO(43)

10.4. Diagnostic : (5)

• Douleur : Intense et caractéristique.

• Impotence fonctionnelle totale.

- 73 -
Guide pratique des urgences traumatologiques du membre supérieur chez l’adulte.

• Gros coude, hématome en regard.

10.5. Paraclinique : (23)

Radiographie standard :

• Coude de face et profil strict.

Figure 83 : Radiographie de face et de profil du coude montrant une fracture de l’olécrane

10.6. Traitement :(19)

a. Fracture non déplacée :

• Le coude est immobilisé à 60° de flexion dans un plâtre brachio-antébrachiale

pendant 6 semaines.

• Mobilisation active assistée afin d’éviter l’enraidissement de l’articulation du

coude dès l’ablation du plâtre.

• Suivi radiologique jusqu’à la consolidation de la fracture : 45 jours à 2 mois.

b. Fracture déplacée :

• Embrochage - Haubanage. (Figure 84)

• Fixation par plaque vissée. (Figure 86)

- 74 -
Guide pratique des urgences traumatologiques du membre supérieur chez l’adulte.

Figure 84 : Aspect peropératoire d’un embrochage –haubanage

10.7. Rééducation :

En post-opératoire immédiat.(5)

Figure 85 : Radiographie de profil du coude de contrôle après embrochage - haubanage


de la fracture de l’olécrane droite.

- 75 -
Guide pratique des urgences traumatologiques du membre supérieur chez l’adulte.

Figure 86 : Aspect per opératoire d’une mise en place d’une plaque vissée.

Figure 87 : Radiographie de face et de profil du coude de contrôle après mise en place d’une
plaque vissée.

10.8. Complications :(5)

• Complications immédiates :

- Cutanées : ouverture avec risque septique.

- Osseuses : fractures associées ou luxation du coude.

- Cartilagineuses : lésion de la palette humérale et de l’olécrane en miroir.

- Nerveuses : rares, concernant le nerf ulnaire.

- 76 -
Guide pratique des urgences traumatologiques du membre supérieur chez l’adulte.

• Complications secondaires :

- Infection.

- Raideur du coude.

- Déplacement secondaire.

- Débricolage du matériel ou migration des broches.

• Complications tardives

- Pseudarthrose.

- Cal vicieux articulaire.

- Arthrose huméro-ulnaire.

11. Fracture de la tête radiale

11.1. Généralités :

• Fracture très fréquente pour peu qu’on la recherche.

• Représente 2-6% de l’ensemble des fractures.

• Lésion de l’adulte jeune d’âge moyen, sexe masculin dans les 2/3 des cas.

11.2. Mécanisme :

• Choc Indirect 75% :Chute sur la paume de la main.

• Choc direct 25% : Impact direct sur le coude.

11.3. Diagnostic :Peu bruyantes.

• Douleur à la palpation de la tête radiale.

• Impotence fonctionnelle : limitation de la pronosupination.

• Limitation discrète de la mobilité en flexion-extension.

• Hémarthrose, tuméfaction, ecchymose.

- 77 -
Guide pratique des urgences traumatologiques du membre supérieur chez l’adulte.

11.4. Anapath :

• Classification de Masson :

- Type 1 : déplacement de moins de 2mm.

- Type2 : déplacement de plus de 2mmenmarche d’escalier.

- Type 3 : atteinte comminutive de la totalité de la tête radiale.

- Type 4 : fracture de la tête radiale associée à une luxation du coude.

Figure 88 : Classification de Masson

11.5. Paraclinique :

• Radiographie standard : Pose le diagnostic.

- Coude de face et de profil

• TDM (Figure 91) :

- Peut-être indiqué pour mieux préciser la complexité de certains traits.

- Fracture comminutive ou radio standard non parlente.

Figure89 :Radiographie du coude face montrant une fracture de la tête radiale Masson type I

- 78 -
Guide pratique des urgences traumatologiques du membre supérieur chez l’adulte.

Figure90 : Radiographie du coude de face montrant une fracture de la tête radiale Masson type
IV

Figure91 : Coupe transversale scanographique du coude montrant une fracture


de la tête radiale Masson type III

11.6. Lésions associées :

a. Au niveau du coude

• Luxation du coude : constitue le stade IV.

• Fracture de l’apophyse coronoïde.

- 79 -
Guide pratique des urgences traumatologiques du membre supérieur chez l’adulte.

• Fracture de l’olécrane.

• Fracture du 1/3 proximal de l’ulna.

• Triade malheureuse.

Figure 92: Radiographie du coude face montrant une fracture de la tête radiale Masson type I+
fracture comminutive de l’extrémité supérieure de l’ulna

b. Au niveau du poignet :

• Dislocation radio-ulnaire distale : syndrome d’Essex-Lopresti.

11.7. Traitement :

- But :Récupérer une articulation stable indolore.

- Moyens :

1- Traitement fonctionnel :

• Ponction de l’hémarthrose (Figure 93).

• Immobilisation courte durée.

2- Traitement orthopédique : Plâtre BABP. (Figure 94 )

3- Traitement chirurgical :

• Conservateur : embrochage, vissage, plaque vissée.

• Non conservateur : résection de la tête radiale, arthroplastie.

- 80 -
Guide pratique des urgences traumatologiques du membre supérieur chez l’adulte.

Figure 93 : Ponction de l’hémarthrose

- Indications :

• Stade I :

• Simple immobilisation de courte durée par écharpe simple (7-10 jours)

• Traitement antalgique + Rééducation précoce.

Figure 94 : Plâtre BABP.

- 81 -
Guide pratique des urgences traumatologiques du membre supérieur chez l’adulte.

• Stade II : Réduction chirurgicale + ostéosynthèse de la tête radiale par vissage direct ou

plaque (Figure 95).

Figure 95 : Radiographie du coude de profil de contrôle après mise en place d’une laque vissée.

• Stade III : Résection de la tête radiale+/- Arthroplastie.

Figure 96 : Tête radiale après résection totale pour fracture Masson type III

• En cas de triade malheureuse ou coude instable : prothèse à cupule (Figure 97)

- 82 -
Guide pratique des urgences traumatologiques du membre supérieur chez l’adulte.

Figure 97 : Radiographie de contrôle après mise en place d’une prothèse a cupule.

11.8. Évolution :

• Favorable dans la majorité des cas, consolidation en 4 à 6 semaines.

11.9. Complications :

• Raideur post-traumatique : en extension et en supination.

• Déplacement secondaire.

• Nécrose de la tête radiale.

• Pseudarthrose.

12. Fracture diaphysaire des deux os de l’avant-bras

12.1. Généralités : (44)

• Solution de continuité de la diaphyse du radius et de l’ulna ou de l’un des deux.

• Le trait se situe à 2 cm au-dessous de la tubérosité bicipitale et à 4 cm au-

dessus de l’interligne radio-carpienne.

• Plus fréquente chez l’enfant que chez l’adulte. Sexe Masculin : 30 ans, sexe

féminin : une moyenne de 65 ans.

- 83 -
Guide pratique des urgences traumatologiques du membre supérieur chez l’adulte.

• Dans notre contexte : AVP – Agression.

• Le traitement est essentiellement chirurgical : Rétablir la prono-suppination.

12.2. Mécanisme :

• Indirect le plus fréquent : chute sur la main, coude en extension, une

compression avec torsion dans l’axe de l’avant-bras.

• Direct : AVP (déclenchement des airbags pour le passager avant).

Figure98 : Mécanisme indirect : compression avec torsion dans l’axe de l’avant-bras(17)

12.3. Anapath :(45)

• Fracture des deux os : fréquence d’un trait simple.

• Fracture de Monteggia : Associe une fracture de l’ulna avec une luxation de la

tête radiale (plus fréquente que la fracture de Galeazzi).

• Fracture de Galeazzi : Associe une fracture de la diaphyse radiale avec une

luxation de l’articulation radio-ulnaire distale.

- 84 -
Guide pratique des urgences traumatologiques du membre supérieur chez l’adulte.

12.4. DIAGNOSTIC : (19)

• Attitude du traumatisé du membre supérieur.

• Déformation, raccourcissement, aspect en crosse de l’avant-bras. (Figure 99 )

• Douleur à la palpation.

• Impotence fonctionnelle totale.

• Examen du coude et du poignet.

Figure 99 : avant-bras déformé en crosse

12.5. Lésions associées à rechercher :

• Lésions cutanées : rencontrées dans les fractures ouvertes, elles exposent au

risque d’infection.

• Vasculo-nerveuses : rares, se voit dans le contexte d’agression par arme

blanche.

• Syndrome de loge.

12.6. Paraclinique : (23)

Radiographie standard :

• Radiographie de l’avant-bras de face et profil.

• Radiographie du coude et du poignet face et profil.

- 85 -
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Figure 100 : Radiographie de face et profil de l’avant-bras : fracture des 2 os de l’avant-bras

Figure 101 : Radiographie de face et profil de l’avant-bras montrant une fracture de l’ulna.

12.7. Évolution :

• Bien traitées et en absence de complications, elles sont longues à consolider : en

moyenne 3 mois.

- 86 -
Guide pratique des urgences traumatologiques du membre supérieur chez l’adulte.

12.8. Traitement : (46)

But :L’objectif thérapeutique est triple :

• Obtenir une consolidation complète.

• Rendre la longueur aux deux os ainsi que la courbure pronatrice du radius pour

récupérer une pronation et une supination normale.

• Limiter le risque des complications secondaires : infection…

Le traitement des fractures des deux os de l’avant-bras est toujours chirurgical

 Moyens :

• Traitement chirurgical :

- A foyer ouvert : Ostéosynthèse par plaque.

- Embrochage centromédullaire.

- Fixateur externe.(47)

 Indications :

• Fracture des 2 os de l’avant-bras :

- Plaques vissées.

- Compléter par un plâtre BABP.

- Broches, fixateur externe : Réservés aux fractures ouvertes.

Figure 102: Radiographie de l’avant-bras de face et de profil


de contrôle après mise en place de 2 plaques.

- 87 -
Guide pratique des urgences traumatologiques du membre supérieur chez l’adulte.

• Fracture de MONTEGGIA :

- Ostéosynthèse par plaque de la fracture de l’ulna.

- Réduction de la tête radiale : spontanée après l’ostéosynthèse de l’ulna, sinon

réduction chirurgicale.

- Plâtre BABP : en position neutre durant 6 semaines.

L’intervention doit avoir lieu dans les heures qui suivent l’admission pour limiter le

risque de lésion du nerf radial ou du nerf interosseux postérieur étiré́ par la luxation

Figure 103 : Radiographie de l’avant-bras de profil de contrôle après mise en place d’une plaque
et réduction spontanée de la tête radiale.

• Fracture de Galeazzi :

- Ostéosynthèse stable du radius par plaque.

- Vérifier la bonne réduction de la radio-ulnaire inférieure de face et de profil.

- Un plâtre BABP :immobiliser le coude à 90° et en supination durant 6 semaines.

- Si l’examen révèle une instabilité́, on pourra fixer cette articulation en position réduite

par une ou deux broches.

- 88 -
Guide pratique des urgences traumatologiques du membre supérieur chez l’adulte.

Figure104 : Radiographie de l’avant-bras de face de contrôle après mise en place d’une plaque
et d’une broche radio-ulnaire distale.

12.9. Rééducation :(5)

• Essentiellement de la prono-supination, après ablation de l’immobilisation.

12.10. Complications : (48)

• A court terme :

- Infection en cas d’ouverture cutanée.

- Syndrome de loge.

- Vasculo-nerveuses : résultent le plus souvent d’une compression liée à un

œdème ou à un hématome.

• A long terme :

- Pseudarthrose.

- Ossifications de la membrane interosseuse ou synostoses radio-ulnaires : sont

la conséquence de la formation d’un pont osseux en regard de la membrane

interosseuse. Leur présence entraîne un blocage de la prono-supination.

- Raideur +++.

- 89 -
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- Syndrome de Volkmann : évolution d’un syndrome de loge.

- Diminution de la force de préhension.

13. Fracture de l’extrémité distale du radius

13.1. Généralités (49)

• Les fractures du radius distal sont très fréquentes et très polymorphes.

• Solution de continuité de l’extrémité inférieure du radius limitée :

- En bas : l’interligne de l’articulation radio-carpienne.

- En haut : la ligne transversale passant à 4 cm de l’interligne articulaire.

• Femme âgée : 55-65 ans.

• Se voit dans le contexte d’ostéoporose +++.

• Sujet jeune : dans un contexte d’AVP.

13.2. Mécanisme : (49)

• Mécanisme indirect : le plus fréquent, chute sur la paume de la main avec

poignet en extension ou en flexion.

• Mécanisme direct :choc direct du poignet contre un objet traumatisant.

Figure 105 :Mécanisme indirect en extension et en flexion.(50)

- 90 -
Guide pratique des urgences traumatologiques du membre supérieur chez l’adulte.

13.3. Classification (18)

Tableau III : Fractures du radius distal a déplacement postérieur


• Fracture extra-articulaire (2/3) :
-FRACTURE DE POUTEAU-COLLES
- FRACTURE DE GERARD MARCHANT
• Fracture articulaire (1/3) :
Déplacement - Trait simple : fracture cunéenne externe : le trait de fracture emporte la
postérieur styloïde radiale. Rechercher une lésion ligamentaire intra-carpienne (
(95%) SCAPHO-LUNAIRE ).
- Trait Complexe : fracture sus-articulaire à refends articulaires :
FRACTURE EN T frontale ou sagittale, refend cruciforme associant les 2
refends …
FRACTURE COMMINUTIVE.

Tableau IV : Fractures du radius distal a déplacement antérieur


• Fracture extra-articulaire : GOYRAND SMITH
Déplacement • Fracture articulaire :
antérieur - FRACTURE MARGINALE ANTÉRIEUR.
(<5%) -FRACTURE MARGINALE POSTÉRIEUR.
- FRACTURE COMMINUTIVE.

Figure 106 : Fracture extra-articulaire du radius simple

- 91 -
Guide pratique des urgences traumatologiques du membre supérieur chez l’adulte.

Figure 107: Fracture articulaire à trait simple : cunéenne

Figure 108 : Fracture articulaire à trait complexe.

Figure 109 : Fracture marginale postérieure

- 92 -
Guide pratique des urgences traumatologiques du membre supérieur chez l’adulte.

Figure110 : Fracture marginale antérieure

Figure111 : Fractures comminutives(50)

13.4. Diagnostic : (19)

• Attitude du traumatisé du membre supérieur.

• Impotence fonctionnelle totale.

• Douleur exquise à la palpation de l’extrémité inférieure du radius.

• Déformation du poignet :

- Aspect « en dos de fourchette » lié à la bascule postérieure du fragment

é piphysaire radial faisant saillie à la face postérieure du poignet (figure 112).

- Aspect de « main botte radiale ». (figure 113)

- 93 -
Guide pratique des urgences traumatologiques du membre supérieur chez l’adulte.

- Déformation du poignet « en ventre de fourchette » : Fracture de

Goyrandsmith inverse de la fracture de Pouteau Colles.

- Poignet tuméfié.

Figure112 :Dos de fourchette Figure 113 : Main botte radiale(51)

13.5. Lésions associées : (18)

• Lésions osseuses et articulaires associées :

- Luxation de l’articulation radio-ulnaire inférieure.

- Fracture du scaphoïde et des os du carpe, os de la main et des deux os de

l’avant-bras.

• Lésions cutanées :

- Ecchymose, contusion, plaie cutanée,ouverture en regard de la tête ulnaire

de dedans en dehors

• Lésions vasculaires : rares, chercher les signes d’ischémie.

- Pâleur, froideur, paralysie.

- Abolition des pouls périphériques.

- Allongement du temps de recoloration.

• Lésions nerveuses : examen neuro-vasculaire :

- Sensibilité de la main.

- Motricité des doigts.

- Nerf médian+++.

- 94 -
Guide pratique des urgences traumatologiques du membre supérieur chez l’adulte.

• Tendineuses :

- Perte de l’extension active du pouce à rechercher systématiquement :

incarcération dans le foyer de fracture du tendon du long extenseur du

pouce.

• Lésions générales :

- Polytraumatisme : Prise en charge immédiate.

13.6. Paraclinique : (23)

 Radiographie standard :confirme le diagnostic, décrit le trait de fracture, et

précise les éventuels déplacements afin de déterminer les indications

thérapeutiques.

• Poignet face et profil et parfois poignet ¾.

• Trait :

- Siège : articulaire ou extra articulaire.

- Nombre : simple, complexe, comminutive.

- Direction : transversale en T frontale ou T sagittale.

• Déplacement :

- Antérieur ou postérieur.

- Interne ou externe.

- Horizontalisation de la ligne bi-styloïdienne.

- L’index radio-ulnaire : la variance ulnaire est négative si l’ulna est plus court

et positif si l’ulna est plus long. (figure 114) (52)

- Rétroversion de la glène.

- 95 -
Guide pratique des urgences traumatologiques du membre supérieur chez l’adulte.

Figure 114: A Paramètres radiographiques de l’extrémité distale du radius.


B. Mesure de l’ IRUD(52)

- 96 -
Guide pratique des urgences traumatologiques du membre supérieur chez l’adulte.

Figure 115 : Radiographie de l’avant-bras face et profil montrant une fracture de Pouteaucolles

Figure 116 : Radiographie de l’avant-bras face et profil montrant une fracture de Goyrandsmith

• Tomodensitométrie du poignet

- Fractures articulaires : complexes.

- 97 -
Guide pratique des urgences traumatologiques du membre supérieur chez l’adulte.

13.7. Traitement : (53)

a. But :

• Réduction anatomique.

• Bonne stabilisation.

• Articulation : stable, mobile, et indolore.

b. Moyens :

 Orthopédique :2 étapes :

• Réduction :

- Sous anesthésie générale ou locorégionale.

- Traction dans l’axe du membre : désengrènement de la fracture.

- Flexion palmaire.

- Inclinaison ulnaire.

- Sous contrôle scopique.

• Contention :

o Immobilisation par plâtre BABP :

- Coude fléchi à 90° pendant 3 semaines.

- Articulation métacarpo-phalangienne et les doigts doivent rester libres.

- Coude libéré à la 3ème semaine.

o Manchette plâtrée :

- D’emblée selon certaines écoles.

 Chirurgicaux :

• Embrochage :

- Réduction orthopédique ou chirurgicale.

- Contrôle scopique.

- Fixation par broches.

- 98 -
Guide pratique des urgences traumatologiques du membre supérieur chez l’adulte.

• A foyer fermé :

- Embrochage styloïdien.

- Embrochage intra-focal de KAPANDJI(Figure 117).

- Embrochage de PY(Figure 15).

Figure 117 : Radiographie de face et de profil d’un brochage de Kapandji

Figure 118: Technique de PY d’embrochage

- 99 -
Guide pratique des urgences traumatologiques du membre supérieur chez l’adulte.

• Plaque vissée :

- Déplacement antérieur.

- Placée à la face antérieure.

- Effet console : plaque fixée par des vis en haut du trait et le fragment distal

est bloqué par le bas de la plaque (Figure 120).

Figure 119 : Radiographie du poignet de profil de contrôle après mise en place


d’une plaque vissée.

- 100 -
Guide pratique des urgences traumatologiques du membre supérieur chez l’adulte.

Figure 120: Radiographie de face et de profil montrant une plaque vissée avec effet console.

• Fixateur externe : fracture ouverte, complexe ou comminutive.

• Rééducation : indispensable, débutée le plus tôt possible.

Figure 121 : Radiographie de face et de profil de contrôle après mise


en place d’un fixateur externe

- 101 -
Guide pratique des urgences traumatologiques du membre supérieur chez l’adulte.

c. Indications :

• Fracture non déplacée : Immobilisation par plâtre BABP pendant 3 semaines

puis manchette plâtrée pendant 3 autres semaines ou manchette plâtrée

d’emblée.

• Fracture sus articulaire :

• Déplacement postérieur : Brochage intra-focale de Kapandji, Py.

• Déplacement antérieur : Plaque vissée.

• Fracture marginale antérieure: Plaque vissée.

• Fracture cunéenne externe : Brochage ou vissage.

• Fracture articulaire complexe ou comminutive : Fixateur externe.

13.8. Complications :

• Complications Immédiates :

• Syndrome de loge.

• Complications secondaires :

• Déplacement sous plâtre.

• Complications tardives :

• Algodystrophie.

- Enraidissement des doigts.

- Syndrome du canal carpien.

- Cal vicieux du poignet.

- Rupture du tendon du long extenseur du pouce.

- Diminution de la force de préhension de la main.

- Arthrose radio-carpienne.

- Pseudarthrose : rare.

- Raideur articulaire.

- Syndrome du canal de guyon : la compression du nerf cubital équivaut au

syndrome du canal carpien mais elle concerne le 5ème doigt.

- 102 -
Guide pratique des urgences traumatologiques du membre supérieur chez l’adulte.

13.9. Évolution :

• Délai de consolidation : 6 semaines (45 jours).

13.10. Rééducation :(54)

• Mobilisation des doigts dès les premiers jours.

• Mobilisation précoce du poignet à l’ablation du plâtre.

14. Fracture du scaphoïde carpien

14.1. Généralités :(55)

• Principale lésion osseuse des os du carpe (60 %).

• Représente 11% des fractures de la main.

• Adulte jeune actif, 15 à 40 ans, travailleur manuel, de sexe masculin 80%.

14.2. Mécanisme :

• Souvent indirect : chute sur la main en hyperextension.

14.3. Anapath :(19)

• Classification de SOFCOT :

• Type I 5 % : Fractures polaires (proximales).

• Type II 20 % : Fractures corporéales proximales.

• Type III 40 % : Fractures corporéales distales.

• Type IV 25 % : Fractures à trait trans-tubérositaire.

• Type V 6 % : Fractures du pied.

• Type VI 3 % : Fractures du tubercule distal.

- 103 -
Guide pratique des urgences traumatologiques du membre supérieur chez l’adulte.

Figure 122 : Classification de SOFCOT

14.4. Diagnostic : (56)

• Leur symptomatologie est souvent discrète.

• Douleur et Hémarthrose de la tabatière anatomique.

• Signe du télescopage de la colonne du pouce : Douleur à la traction inclinaison

radiale.

Figure 123: Palpation du scaphoïde

- 104 -
Guide pratique des urgences traumatologiques du membre supérieur chez l’adulte.

14.5. Paraclinique :(23)

a. La radiographie standard permet de visualiser le trait de fracture, sa localisation et la


stabilité.

• Poignet face strict et profil strict.

• Si doute sur les radiographies face et profil, on peut compléter par l’incidence

scaphoïdienne (Shneck).

Figure 124 : Incidence de SHNECK

Figure 125 : Intérêt de l’incidence de Shneck dans la visualisation des fractures du scaphoïde

b. TDM avec coupes fines :

• En cas de douleurs persistantes.

• En l’absence de signes sur les radiographies.

- 105 -
Guide pratique des urgences traumatologiques du membre supérieur chez l’adulte.

Figure 126 : TDM montrant une fracture déplacée du scaphoïde

14.6. Traitement :(57)

• Fracture non déplacée : Manchette plâtrée du scaphoïde.

• Immobilise la métacarpo-phalangienne du pouce.

• L’interphalangienne reste libre.

• En petite inclinaison radiale.

Figure 127 : Manchette plâtrée pour fracture du scaphoïde

- 106 -
Guide pratique des urgences traumatologiques du membre supérieur chez l’adulte.

• Fracture déplacée :

- Vissage : canulé ou non canulé, percutané ou à ciel ouvert.

- Brochage.

- Immobilisation associée par manchette plâtrée obligatoire.

Figure 128 : Radiographie de face de contrôle du poignet après vissage rétrograde du scaphoïde.

14.7. Évolution :

• La consolidation est toujours longue et demande en moyenne 3 mois.

14.8. Complications :(58)

• Retard de consolidation et pseudarthrose :

- Découverte suite à des douleurs persistantes après un ancien traumatisme.

- En découverte fortuite lors d’un examen radiologique fait au décours d’un

autre traumatisme.

- Traité par une greffe osseuse et synthèse.

• Nécrose avasculaire : surtout au niveau du pôle proximal Scaphoidectomie.

(59)

• Arthrose du poignet :dans les années qui suivent la pseudarthrose.

- 107 -
Guide pratique des urgences traumatologiques du membre supérieur chez l’adulte.

Figure 129: Radiographie de poignet de face montrant une pseudarthrose du scaphoïde.

Figure 130 : Radiographie du poignet montrant une nécrose du scaphoïde carpien

- 108 -
Guide pratique des urgences traumatologiques du membre supérieur chez l’adulte.

Figure 131 : Radiographie de face du poignet après scaphoïdectomie

Figure 132 : TDM du poignet montrant une nécrose avasculaire du pôle proximal du scaphoïde.

14.9. Rééducation :(5)

• Mobilisation précoce des doigts.

• Rééducation du poignet après l’ablation du plâtre à 3 mois.

15. Les luxations périlunaires du carpe

15.1. Généralités :

• Perte de contact entre le lunatum et le reste du massif carpien.

• Peu fréquente, touche surtout l’adulte jeune de sexe masculin.

- 109 -
Guide pratique des urgences traumatologiques du membre supérieur chez l’adulte.

• Les luxations dorsales sont beaucoup plus fréquentes (97 %) : se définissent

par le déplacement dorsal du massif carpien par rapport au lunatum.

• Leur diagnostic est difficile, souvent méconnu initialement.

• La confirmation nécessite une bonne analyse radiologique.

• Les lésions vieillissent vite et il faut les traiter en urgence.

15.2. Mécanisme :

• Choc violentsur la main en hyperextension et inclinaison ulnaire (chute,

accident de moto…)

15.3. Diagnostic :

Symptomatologie est discrète et se résume à un tableau d’entorse du poignet

• Œdème du poignet.

• Examen de la mobilité comparative des deux poignets.

• Douleur à la traction-compression du pouce.

• Douleur lors de l’hyperextension ou de l’inclinaison radiale.

• Signes de compression du nerf médian.

15.4. Classification :

- Witvoet et Allieu :selon l’état des freins du lunatum.

• Type 1 : les 2 freins sont intacts. Le lunatum a conservé ses rapports

normaux avec le radius.C’est la luxation dorso-lunatum classique.

• Type 2 : le frein dorsal est rompu. Le lunatum peut tourner transversalement

ouverticalement. C’est la luxation ventrale du lunatum.

• Type 3 : les 2 freins sont rompus. Le lunatum est libre et voué à la nécrose

(rare).

- 110 -
Guide pratique des urgences traumatologiques du membre supérieur chez l’adulte.

Figure 133 : Les différents types de luxation péri-lunaire.

15.5. Lésions associées :

• Ligamentaires :

- L’instabilité du carpe doit toujours être recherchée.

- Autres luxations.

• Osseuses :

- Fracture du scaphoïde (60%) : instable même après réduction.

- Fracture du radius et de l’ulna.

- Fracture du triquetrum.

- Fracture du capitatum.

• Nerveuses :

- Lésion du nerf médian : syndrome du canal carpien.

- Algodystrophie.

15.6. Paraclinique :

Radiographie standard :

• Poignet de profil strict+++ : analyse du déplacement et du degrés d’énucléation du lunatum.

• Poignet de face :

- Le lunatum a perdu sa forme quadrangulaire.

- Préciser la position du scaphoïde par rapport au lunatum : horizontalisation du scaphoïde.

- Élargissement scapho-lunaire.

- Rechercher les fractures associées.

- 111 -
Guide pratique des urgences traumatologiques du membre supérieur chez l’adulte.

Le piège diagnostique est représenté par les luxations pures

spontanément réduites, dont l’analyse radiologique rapide pourrait

conclure à un aspect normal.

Figure 134 : Radiographie de face et de profil montrant une luxation périlunaire pure à
déplacement dorsal.

Figure 135 : Radiographie de face et de profil du poignet montrant une fracture-luxation


rétrolunaire du carpe avec fracture du scaphoïde, capitatum et triquetrum

- 112 -
Guide pratique des urgences traumatologiques du membre supérieur chez l’adulte.

15.7. Traitement :

- But : Restituer l’anatomie des structures osseuses et capsulo-ligamentaires

lésées et rétablir la stabilité du poignet.

Le traitement des luxations périlunaires du carpe est toujours chirurgical.

LUXATION PURE :

• Réduction à foyer ouvert par abord dorsal le plus souvent. (figure 136)

• Sous contrôle scopique.

• Ostéosynthèse par brochage scapho-lunaire et triquétro-lunaire.

• Suture du ligament scapho-lunaire.

• Parfois : énucléation complète du lunatum ou lésion ancienne: résection de la 1ère

rangée du carpe souvent en urgence (Figure 137).

Immobilisation : Plâtre antébrachio-palmaire pendant 6 à 8 semaines.

Si fracture associées : même traitement de la luxation avec ostéosynthèse des fractures

associées.

Figure 136 : Aspect peropératoire après réduction à foyer ouvert d’une luxation rétro lunaire
pure.

- 113 -
Guide pratique des urgences traumatologiques du membre supérieur chez l’adulte.

Figure 137 : Radiographie de face et de profil du poignet de contrôle après résection de la


première rangée du carpe.

15.8. Rééducation :

• Précoce après ablation du plâtre.

15.9. Complications :

• Compression du nerf médian.

• Ostéonécrose du lunatum.

• Instabilité radio-carpienne.

• Syndrome neuro-algodystrophique.

• Arthrose.

• Raideur.

16. Fracture de la main

16.1. Généralités (60)

• Entité fréquente et variée.

• Lésions qui touchent tous les groupes d’âges, mais surtout les adultes jeunes,

travailleurs manuels, sportifs : BOXE.

- 114 -
Guide pratique des urgences traumatologiques du membre supérieur chez l’adulte.

• La fracture la plus fréquente est celle du col du 5e métacarpien : 40%.

• 25% des fractures de la main concernent le 1e métacarpien : l’articulation

trapézo-métacarpienne.

• 80% des lésions  Traitement orthopédique.

16.2. Mécanisme :(61)

• 1er métacarpien : Indirect par hyperextension-abduction :mouvement entrainant

une contrainte en ouverture de la première commissure sur la zone fixe.

• Métacarpien II à V : Traumatisme direct : coup de poing contre résistance.

• Phalanges : Direct par torsion, contusion ou écrasement.

- Doigt de porte : écrasement du bout du doigt dans une porte ou entre deux

objets.

16.3. Diagnostic : (19)

 A l’interrogatoire : circonstances du traumatisme : Région exposée, accident

domestique, AVP, accident de travail…

 Douleur, déformation et impotence fonctionnelle.

 Œdème + hématome.

 Limitation de l’amplitude des mouvements.

• 1èr métacarpien :

- Attitude du pouce en adduction.

- Instabilité carpo-métacarpienne.

- Comblement de la tabatière anatomique dans les fractures-luxations.

• II – V métacarpiens :

- Le raccourcissement d’un métacarpien en examinant les deux poings fermés

et en constatant l’asymétrie de la position des têtes des métacarpiens.

- 115 -
Guide pratique des urgences traumatologiques du membre supérieur chez l’adulte.

• Phalanges :

- Un point douloureux en regard de la fracture.

- Parfois : perte de substance et hématome unguéal.

a. Fracture des Métacarpiens.

 1er Métacarpien :

a- Fractures extra-articulaires : diaphysaires.

b- Fractures articulaires :

• Fracture luxation de Bennett.

• Fracture de Rolando.

Figure 138 : Fracture de Rolando(16) Figure 139 : Fracture de Benett

 Paraclinique :(23)

• Radiographie standard de la main face.

• Des clichés 3/4 peuvent être souvent utiles.

- 116 -
Guide pratique des urgences traumatologiques du membre supérieur chez l’adulte.

Figure 140 : Radiographie de face et de ¾ de la main montrant une Fracture de Rolando

Figure 141: Radiographie de face et de profil montrant une fracture de Benett associée à une
fracture du trapèze.

- 117 -
Guide pratique des urgences traumatologiques du membre supérieur chez l’adulte.

 Traitement : (63)

 But :

• Restituer l’anatomie.

• Maintenir la réduction.

• Rétablir la mobilité précoce.

 Moyens :

• Traitement fonctionnelle :

- Simple syndactylie.

- Mobilisation immédiate et prudente.

• Traitement orthopédique :

- Avec ou sans réduction préalable.

- Attelle intrinsèque.

- Attelle amovible.

• Traitement chirurgical :

- Brochage, mini-vis, mini-plaque, fixateur externe si fracture ouverte.

• Arthrodèse :

- La fusion osseuse permet le blocage de l’articulation lésée.

• Arthroplastie :

- Remplacer l’articulation douloureuse par une prothèse.

a- Fracture de Bennett :

• Réduction par manœuvre externe.

• Brochage percutané transversal divergent selon méthode ISELIN.

• Mini-plaques.

b- Fracture de Rolando :

- 118 -
Guide pratique des urgences traumatologiques du membre supérieur chez l’adulte.

Figure 142 : Radiographie de face et ¾ de la main de contrôle après ostéosynthèse d’une


fracture de Rolando par mini-plaque

 Fracture des métacarpiens des doigts longs :

• 30% des fractures de la main.

• Fracture diaphysaire : transverse-oblique-spiroïde.

• Fracture articulaire : tête – fracture luxation de la base.

• Fracture avec perte de substance : écrasement.

Figure 143: Radiographie de la main face et profil montrant une fracture du col du 5ème
métacarpien

- 119 -
Guide pratique des urgences traumatologiques du membre supérieur chez l’adulte.

Figure 144 : Radiographie face et profil de la main montrant une fracture du 2ème métacarpien
peu déplacée

 Traitement : (64)

- Déplacée :

 A foyer fermé :

• Réduction par manœuvre externe.

• Brochage centromédullaire fasciculé de KAPANDJI.

• Brochage transversal inter-métacarpien.

 A foyer ouvert : ostéosynthèse par mini-plaque ou mini-vis.

- Non déplacée : immobilisation par attelle intrinsèque plus pendant 3 à 4

semaines ou traitement fonctionnel.

Une attention particulière est portée à leur topographie selon qu’elle touche les

métacarpiens fixes (deuxième et troisième), le métacarpien semi-mobile (le

quatrième) ou le métacarpien mobile (le cinquième).


Préconiser l’immobilisation pour les métacarpiens mobile et semi-mobile.

- 120 -
Guide pratique des urgences traumatologiques du membre supérieur chez l’adulte.

- Fracture du col du 5éme métacarpien :Fracture du boxeur.

• Si fracture déplacée avec angulation de 30°.

• Réduction à foyer fermé selon la manœuvre de Jahss.

• Embrochage fasciculé selon Foucher centromédulllaire.

Figure 145: Radiographie face et profil de la main de contrôle après embrochage de la fracture
du 5èmemétacarpien.

 Fracture des phalanges :(60)

La classification est basée sur :

• La localisation : P1-P2-P3 : les phalanges intermédiaires sont moins fréquemment

lésées que les phalanges distales et proximales.

• Le niveau : métaphysaire - épiphysaire – diaphysaire.

• Articulaire - extra articulaire

• Type de trait : spiroïdal – transverse – comminutive.

• Déplacée – Non déplacée.

- 121 -
Guide pratique des urgences traumatologiques du membre supérieur chez l’adulte.

Figure 146 : Radiographie de la main de face et de profil montrant une fracture de P3 du


4èmedoigt

Figure 147: Radiographie de la main de face et de 3/4 montrant une fracture de P1 du 5ème doigt

 Traitement :(63)

• Non déplacée stable : traitement fonctionnel : simple syndactylie.

- 122 -
Guide pratique des urgences traumatologiques du membre supérieur chez l’adulte.

• Déplacée instable après réduction : brochage en croix, mini-vis, mini-plaque.

• Fracture ouverte: fixateur externe.(65)

• Fracture articulaire :

- Simple : ostéosynthèse.

- Complexe : arthrodèse, arthroplastie.

Figure 148 : Radiographie de la main de face et de profil de contrôle après embrochage de la


fracture de 5ème métacarpien

Figure 149 : Embrochage en croix pour fracture de P1 du 4èmedoigt

- 123 -
Guide pratique des urgences traumatologiques du membre supérieur chez l’adulte.

 Complications :

• A court terme :

- Infection si ouverture cutanée.

- Lésions iatrogènes : Pédicule vasculo-nerveux, lésion tendineuse.

• A moyen terme :

- Déplacement secondaire.

- Migration des broches.

• A long terme :

- Raideur articulaire.

- Trouble de rotation.

- Pseudarthrose.

- Cal vicieux.

- Fermeture de la 1er commissure en cas de fracture du 1er métacarpien.

- Arthrose.

- Algodystrophie.

Figure 150 : Trouble de l’enroulement

- 124 -
Guide pratique des urgences traumatologiques du membre supérieur chez l’adulte.

17. Plaies de main

17.1. Généralités :(66)

• La main est particulièrement sollicitée dans toutes les activités de la vie

quotidienne.

• Les mécanismes lésionnels sont le plus souvent retrouvés dans le contexte

d’agression par arme blanche, ou dans le cadre professionnel, allant des plaies

simples jusqu’aux amputations de la main : retentissement socio-économique.

• Absence de parallélisme entre la taille ou le type de la plaie et l’importance des

lésions sous-jacentes.

Toute plaie, même minime, mais d’apparence profonde doit être explorée au

bloc opératoire : mieux vaut une exploration par excès que d’omettre une lésion

sous-jacente.

17.2. Diagnostic :(66)

• Le diagnostic commence par un interrogatoire rapide et précis :

- Le blessé : âge – Tares – Profession – dominance – vaccin – ATCDS.

- L’accident : Heure – Circonstance – Agent vulnérant.

- Position de la main lors de l’accident.

• Mécanisme lésionnel :

- Écrasement.

- Section nette.

- Inoculation : morsure de chat, évoluant en abcès sous-cutanée, synovite,

arthrite ou cellulite.

- Avulsion.

• Heure du dernier repas.

- 125 -
Guide pratique des urgences traumatologiques du membre supérieur chez l’adulte.

17.3. Examen de la plaie :(66)

- Données à l’inspection :

• L’état général du patient est évalué en premier : FC – TA …

• La lésion cutanée : Siège selon les zones (dorsale–palmaire) ou commissurale.

• Caractéristique : Taille – Simple – contuse – perte de substance.

• Présence éventuelle d’un corps étranger.

Une déformation évidente oriente vers une fracture ou une luxation associée.

a. Bilan des lésions vasculaires :

• L’état vasculaire artériel :peut être apprécié par la couleur pulpaire et le

temps de recoloration qui doit être comparé aux autres doigts.

Toujours penser à ôter toutes les bagues et bracelets avant la constitution de

l’œdème.

b. Bilan des lésions neurologiques :

• Apprécier la sensibilité : elle doit être pour chaque hémi-pulpe et

comparative (nerfs collatéraux) :

- On demande au patient de fermer les yeux, en lui touchant les hémi-pulpes

par un stylo : paresthésie, hypoesthésie ou anesthésie.

c. Examen des tendons fléchisseurs :(67)

• La fédération internationale des sociétés de la chirurgie de la main a adopté

des zones topographiques anatomo-chirurgicale : (68) (figure 151).

• Pour les doigts longs :

- Zone I : partie distale de P2 et base de P3 : Tendon du fléchisseur profond.

La suture ou la réinsertion osseuse sont en général de bonne qualité.

- 126 -
Guide pratique des urgences traumatologiques du membre supérieur chez l’adulte.

- Zone II : aussi appelée no mans land ou zone du canal digital: pli palmaire

distal au 1/3 proximal de P2 comporte 2 tendons superficiel et

profond :Zone étroite, plus difficile à aborder, elle nécessite une réparation

minutieuse et une rééducation précoce.

- Zone III : s’étend du pli palmaire distal au bord inférieur du ligament

annulaire. Les tendons fléchisseurs sont entourés de la gaine synoviale.

- Zone IV ou zone du canal carpien : constituée de quatre tendons

fléchisseurs profonds qui sont surplombés par les quatre tendons

fléchisseurs superficiels .En dehors de ces tendons passe le tendon long

fléchisseur du pouce, et en avant d’eux passe le nerf médian.

- Zone V : s’étend du bord supérieur du canal carpien au tiers inférieur de

l’avant-bras. Constituée de la jonction musculo-tendineuse des muscles

fléchisseurs des doigts.

d. Pour le pouce

- Zone T I : entre la terminaison du pouce et le milieu de P1, comprend un

seul tendon, le long fléchisseur du pouce.

- Zone T II : entre la moitié de P1 et le col du premier métacarpien, elle

contient le tendon du court fléchisseur du pouce.

- Zone T III : entre le col du premier métacarpien et le bord inférieur du

ligament annulaire, correspond à l’éminence thénar dans laquelle passe le

tendon long fléchisseur du pouce entre les deux faisceaux du muscle court

fléchisseur du pouce.

- Zone T IV : zone 4 des quatre derniers doigts.

- Zone T V : zone 5 des quatre derniers doigts.

- 127 -
Guide pratique des urgences traumatologiques du membre supérieur chez l’adulte.

Figure 151 : Zones topographiques anatomo-chirurgicale de la face ventrale selon la fédération


internationale des sociétés de la chirurgie de la main(19)

• Les lésions complètes se manifestent par la rupture de la cascade digitale : les doigts

restent de plus en plus fléchis en direction ulnaire.

• Examen du fléchisseur profond : en maintenant les métacarpo-phalangiennes et les

inter-phalangiennes proximales du doigt traumatisé en extension : on demande au

patient de plier l’inter-phalangienne distale (P3 sur P2) (Figure 152).

• Examen du fléchisseur superficiel : en maintenant les doigts en extension, sauf le doigt

traumatisé : l’examinateur demande au patient de plier le doigt testé (P2 sur P1) qui est

laissé libre (Figure 153).

Il faut noter que ces manœuvres sont difficiles en urgence du fait de la douleur, mais il

faut prendre le temps de les faire.

- 128 -
Guide pratique des urgences traumatologiques du membre supérieur chez l’adulte.

Figure 153 : Examen du TFS Figure 152 : Examen du TFP(16)

e. Examen des tendons extenseurs :(69)

• Les tendons extenseurs traversent huit zones topographiques selon la

classification de VERDAN : (68)(figure 154)

 Les zones articulaires ou zones impaires :

- Articulation inter-phalangienne distale : Zone I

- Articulation inter-phalangienne proximale : Zone III

- Articulation métacarpo-phalangienne : Zone V

- Articulation du carpe : Zone VII

 Les zones non articulaires ou zone paires : Segment diaphysaire fixe.

- Dos de la 2ème phalange : Zone II

- Dos de la phalange proximale : Zone IV

- Dos du métacarpe : Zone VI

- En amont du poignet : Zone VIII

 Les zones du pouce :

- Quatre propres au pouce : T I – T II – T III – T VI.

- Deux zones sont communes avec les extenseurs des doigts : VII – VIII.

- 129 -
Guide pratique des urgences traumatologiques du membre supérieur chez l’adulte.

Figure 154: Zones topographiques de la face dorsale de la main selon Verdan. (19)

• Extenseur commun des doigts : Doigt en extension complète, on appuie doigt par doigt

sur la face dorsale de la première phalange en demandant au patient de maintenir une

extension complète.

Figure 155 : Examen de l’extenseur commun des doigts

- 130 -
Guide pratique des urgences traumatologiques du membre supérieur chez l’adulte.

• Extenseur propre du 2ème et5ème doigt : signe de la corne.

Figure 156 : Signe de la corne.

• Long extenseur du pouce : la métacarpo-phalangienne étant maintenue en extension,

on recherche un déficit d’extension de l’inter-phalangienne du pouce.

Figure 157 : Examen du long extenseur du pouce.

• Court extenseur du pouce : en testant l’extension contrariée de la métacarpo-

phalangienne du pouce.

Figure 158 : Examen du court extenseur du pouce.

- 131 -
Guide pratique des urgences traumatologiques du membre supérieur chez l’adulte.

f. Bilan des lésions ostéo-articulaires :

• Palpation systématique des reliefs osseux.

TOUTE PLAIE DORSALE en regard d’une articulation est une plaie articulaire avec

lésion de l’extenseur jusqu’à preuve du contraire.

17.4. Paraclinique :

• La radiographie de la main face et profil est obligatoire et permet de confirmer

des lésions osseuses associées et de rechercher des corps étrangersradio-

opaques.

17.5. Traitement :

• Mise en condition du patient

• Une antibiothérapie est instaurée : amoxicilline + acide clavulanique

• Vaccination antitétanique : SAT-VAT.

- PEC chirurgicale :

• Au bloc opératoire.

• Sous anesthésie générale, ou loco régionale.

• Parage + lavage + débridement de la plaie.

• Exploration de la plaie.

• Réparation.

• Surveillance

Traitement des tissus lésés en 1 temps selon un ordre précis :(19)

a) Suture tendineuse directe fine atraumatique par du fil à résorption lente 4.0 selon :

- La méthode la plus utilisée est la suture en cadre selon KESSLER MODIFIÉ(Figure 159)

- Il peut être nécessaire de faire une contre-incision plus proximale pour retrouver

un moignon tendineux rétracté(Figure 160).

- 132 -
Guide pratique des urgences traumatologiques du membre supérieur chez l’adulte.

- Les poulies doivent être réparées, et ne jamais sacrifier la poulie A2 et A4.

Figure 159 : [Link] peropératoire de la méthode de Kessler modifié.


B. Schéma de Kessler modifié

Figure 160 : Récupération du tendon fléchisseur

b) Réparation nerveuse microchirurgicale par suture directe.

c) Réparation vasculaire microchirurgicale par suture directe.

d) Immobilisation post opératoire pendant 6 semaines.

- Si lésions des fléchisseurs : Immobilisation par attelle dorsale en légère flexion du

poignet (Figure 162).

- Si lésions des extenseurs : Immobilisation par attelle intrinsèque plus (figure 161).

Figure 161 : attelle intrinsèque plus Figure 162 :Attelle dorsale

- 133 -
Guide pratique des urgences traumatologiques du membre supérieur chez l’adulte.

e) Rééducation précoce.

17.6. Complications :

• Infections.

• Lâchage de suture.

• Raideur articulaire.

18. Infections de la main

18.1. Panaris

a. Généralités :(70)

• L’infection primitive aiguë des parties molles d’un doigt.

• Le staphylococcus aureus est souvent en cause dans 80%.

b. Mécanisme :

Le panaris succède en quelques heures à quelques jours à une inoculation septique.

• Atteinte traumatique 90% : morsure, piqûre, plaie négligée.

• Atteinte dermatologique : périonyxis, eczéma.

c. Diagnostic :(71)

• Interrogatoire : (72)

- Diabète.

- Immunodépression : éthylisme chronique, corticoïdes, AINS.

- Profession.

- Statut vaccinal contre le tétanos.

• Stade d’invasion :

- État asymptomatique

- 134 -
Guide pratique des urgences traumatologiques du membre supérieur chez l’adulte.

• Phase de début catarrhale : Stade phlegmasique

- Douleur digitale modérée diurne :

- Signes d'inflammation locale : pulpe tendue, tuméfiée, rouge et chaude.

• Phase d’état : Stade collecté

- Douleur intense, pulsatile et insomniante.

- Signes d'inflammation locale : pulpe inflammatoire avec ramollissement

central, collection purulente.

- Signes d'inflammation régionale : Adénopathie satellite sus épitrochléenne,

lymphangite.

- Signes généraux : fièvre, frissons…

Figure163: Panaris péri unguéal collecté

Figure164 : Panaris pulpaire

- 135 -
Guide pratique des urgences traumatologiques du membre supérieur chez l’adulte.

d. Paraclinique :

• Radiographie standard :

- Doigt de face et de profil : recherche de corps étrangers et de complication :

ostéite.

• Bilan Biologique : NFS – CRP. Prélèvements locaux si écoulement : faits au

bloc.

• Bilan préopératoire.

e. Évolution :

• Sous traitement :

- Phase catarrhale : Récupération en 48 heures.

• Sans traitement :

- Diffusion de l’infection : Phlegmon des fléchisseurs.

- Fistulisation de la collection.

- Ostéite et arthrite.

- Nécrose cutanée.

- Septicémie et choc septique si patient immunodéprimé.

• Complications tardives :

- Dystrophie unguéale.

- Raideur et séquelles fonctionnelles.

f. Traitement :(70)

Médico-chirurgical URGENCE THÉRAPEUTIQUE +++

- Traitement antibiotique probabiliste : Amoxicilline -acide clavulanique

pendant 10 jours+ pansement sec + traitement antalgique.(73)

- Traitement de la porte d’entrée : pansements et bains pluriquotidiens

d'antiseptiques.

- 136 -
Guide pratique des urgences traumatologiques du membre supérieur chez l’adulte.

- Sérovaccination antitétanique.

- Mobilisation entreprise dès la sédation de la douleur.

- Un contrôle systématique à 48 HEURES est réalisé pour évaluer l'efficacité du

traitement.

• Stade collecté :

- Au bloc opératoire.

- Sous anesthésie digitale ou loco-régionale, sous garrot.

- Prélèvement bactérien.

- Excision + drainage chirurgical, ablation d'un éventuel corps étranger.

- Lavage abondant au sérum salé isotonique

- Cicatrisation dirigée et immobilisation en position fonctionnelle.

18.2. PHLEGMON DES GAINES DES FLÉCHISSEURS:(70)

a. Généralités :

• Infection des gaines synoviales digitales ou digito-carpiennes.

• Traitement exclusivement chirurgical.

b. Mécanisme :

• Inoculation directe : morsure, plaie pénétrante, iatrogène (chirurgie de la

main)

• Inoculation secondaire : extension d'un foyer septique local (panaris, cellulite)

c. Diagnostic :

Toujours rechercher une porte d'entrée

- 137 -
Guide pratique des urgences traumatologiques du membre supérieur chez l’adulte.

• Interrogatoire :

- Diabète

- Immunodépression : éthylisme chronique, corticoïdes, AINS

- Facteur contaminant

Figure 165 : Phlegmon de l’espace thé narien(74)

• Stade I inflammatoire : Synovite exsudative.

- Douleur digitale modérée à intense sur le trajet de la gaine.

- Mobilisation douloureuse du doigt.

- Signes d'inflammation locale : œdème, rougeur, chaleur.

- Pas de signes généraux.

- Bon pronostic fonctionnel.

• Stade II :synovite purulente.

- Douleur intense, pulsatile et insomniante.

- Douleur à la palpation du cul-de-sac proximal de la gaine et à l’extension forcée

des doigts.

- Signes d'inflammation :

o Locale : œdème, rougeur, chaleur.

- 138 -
Guide pratique des urgences traumatologiques du membre supérieur chez l’adulte.

o Régionale : adénopathies satellites épitrochléennes, lymphangite(Figure 4)

- Signes généraux : fièvre, tachycardie

- Attitude en pronation, en crochet irréductible

Figure 166 : Trainée de lymphangite

• Stade III : Nécrose septique du tendon

- Rare mais grave.

- Disparition de l'attitude en crochet par nécrose tendineuse.

- Douleur intense, pulsatile et insomniante.

- Signes généraux : fièvre, tachycardie, adénopathies.

d. paraclinique :

• Radiographie standard de la main : permet de détecter une ostéite, un corps

étranger.

• Biologie : NFS - CRP : hyperleucocytose et CRP élevée

• Hémocultures.

• Bilan préopératoire.

e. Complications :

• Complications précoces : fistulisation, cellulite, nécrose tendineuse, ostéite,

arthrite, septicémie.

• Complications tardives : raideur et séquelles fonctionnelles, troubles trophiques.

- 139 -
Guide pratique des urgences traumatologiques du membre supérieur chez l’adulte.

f. Traitement :

URGENCE CHIRURGICALE +++

• Au bloc, sous anesthésie locorégionale ou générale.

• Excision de la porte d’entrée.

• Ouverture des gaines + lavage + prélèvements bactériologiques.

• Synovectomie extensive en respectant les poulies en cas de synovite purulente.

• Réparation de l’appareil fléchisseur rompu différé.

• Recours parfois à l’amputation si stade dépassé.

g. Mesures associées :

• SAT-VAT si patient non ou mal vacciné.

• Arrêt de travail si professionnel de la restauration.

• Éducation du patient à propos de l'hygiène, correction des habitudes liées à la

manucure, protection gantée si exposition ...

• Rééducation -Kinésithérapie pour lutter contre l'enraidissement.

• Prévention rabique dans le cas d'une morsure.

Figure 167 : Lavage de la gaine d’un phlegmon stade II.

- 140 -
Guide pratique des urgences traumatologiques du membre supérieur chez l’adulte.

CONCLUSION

- 141 -
Guide pratique des urgences traumatologiques du membre supérieur chez l’adulte.

La traumatologie reste l’une des principales causes d’admission aux urgences, vu la

fréquence augmentée des accidents de la voie publique et des traumatismes sportives.

Sans une prise en charge codifiée et adéquate, l’atteinte du membre supérieur peut être

une cause majeure d’handicap fonctionnel chez l’adulte.

Ainsi, cette thèse est conçue sous forme d'un guide pratique, dont l’objectif est de

proposer une démarche diagnostique et thérapeutique adaptée pour chaque fracture du membre

supérieur chez l’adulte.

Il est destiné à l’étudiant, interne ou résident en formation , ainsi qu’à tout praticien ou

professionnel de la santé s’intéressant à la traumatologie.

Exposée sous forme de conduites pratiques, il permet une approche objective des

différents types de lésions du membre supérieur en traumatologie orthopédie.

- 142 -
Guide pratique des urgences traumatologiques du membre supérieur chez l’adulte.

RÉSUMÉS

- 143 -
Guide pratique des urgences traumatologiques du membre supérieur chez l’adulte.

Résumé́

Notre travail a consisté́ en l’élaboration d’un guide pratique des urgences

traumatologiques du membre supérieur chez l’adulte destiné à l’étudiant, l’interne et le résident

en formation.

À travers ce guide, nous essayons d’apporter l’information essentielle en traumatologie

qui lui sera utile et bénéfique au cours des passages aux urgences ainsi qu’au service de

traumatologie.

Le guide aborde de manière simplifiée les chapitres suivants : des définitions pratiques,

les bases de la consolidation osseuse, un rappel sur les conditions de l’examen clinique d’un

patient traumatisé et un passage en revue des particularités de la radiologie en traumatologie.

En outre, le guide met l’accent sur les principales fractures du membre supérieur chez

l’adulte dès le diagnostic jusqu’au traitement ; il expose également les modalités thérapeutiques

et d’analgésie du traumatisé en situation d’urgence.

Le tout est illustré par un ensemble de schémas , tableaux, clichés d’imagerie médicale et

de réflexes.

- 144 -
Guide pratique des urgences traumatologiques du membre supérieur chez l’adulte.

Abstract

Our work has consisted in the development of a practical guide to upper extremity

trauma emergencies for the students, interns and residents in training.

Through this guide, we are trying to provide essential trauma information that will be

useful and beneficial to them during their internship in the emergency room and in the trauma

department.

The guide provides a simplified approach to the following chapters: practical definitions,

the basics of bone consolidation, a reminder of the conditions of clinical examination of a

trauma patient and a review of the particularities of radiology in trauma.

In addition, the guide focuses on the major fractures of the upper limb from diagnosis to

treatment, and outlines treatment modalities and analgesia for the traumatized patient in

emergency situations.

It is illustrated with a set of diagrams, tables, radiological iconography and reflexes.

- 145 -
‫‪Guide pratique des urgences traumatologiques du membre supérieur chez l’adulte.‬‬

‫ﻣﻠﺧﺹ‬

‫ﻳﺗﺄﻟﻑ ﻋﻣﻠﻧﺎ ﻣﻥ ﺗﻁﻭﻳﺭ ﺩﻟﻳﻝ ﻋﻣﻠﻲ ﻟﺣﺎﻻﺕ ﺍﻟﻁﻭﺍﺭﺉ ﺍﻟﻧﺎﺗﺟﺔ ﻋﻥ ﺍﻟﺻﺩﻣﺎﺕ ﻓﻲ ﺍﻟﻁﺭﻑ ﺍﻟﻌﻠﻭﻱ ﻋﻧﺩ ﺍﻟﺑﺎﻟﻐﻳﻥ‬

‫ﻟﻠﻁﺎﻟﺏ ﻭﺍﻟﻣﺗﺩﺭﺏ ﻭﺍﻟﻣﻘﻳﻡ ﻓﻲ ﺍﻟﺗﺩﺭﻳﺏ‪.‬‬

‫ﻣﻥ ﺧﻼﻝ ﻫﺫﺍ ﺍﻟﺩﻟﻳﻝ ‪ ،‬ﻧﺣﺎﻭﻝ ﺗﻭﻓﻳﺭ ﺍﻟﻣﻌﻠﻭﻣﺎﺕ ﺍﻷﺳﺎﺳﻳﺔ ﻓﻲ ﺣﺎﻟﺔ ﺍﻟﺻﺩﻣﺔ ﺍﻟﺗﻲ ﺳﺗﻛﻭﻥ ﻣﻔﻳﺩﺓ ﻟﻪ‬

‫ﺃﺛﻧﺎء ﺍﺭﺗﻴﺎﺩﻩ ﺇﻟﻰ ﻏﺭﻓﺔ ﺍﻟﻁﻭﺍﺭﺉ ﺑﺎﻹﺿﺎﻓﺔ ﺇﻟﻰ ﻣﺼﻠﺤﺔ ﺟﺮﺍﺣﺔ ﻭ ﺗﻘﻮﻳﻢ ﺍﻟﻌﻈﺎﻡ‪.‬‬

‫ﻳﻐﻁﻲ ﺍﻟﺩﻟﻳﻝ ﺍﻟﻔﺻﻭﻝ ﺍﻟﺗﺎﻟﻳﺔ ﺑﻁﺭﻳﻘﺔ ﻣﺑﺳﻁﺔ‪ :‬ﺍﻟﺗﻌﺭﻳﻔﺎﺕ ﺍﻟﻌﻣﻠﻳﺔ ‪ ،‬ﺃﺳﺎﺳﻳﺎﺕ ﺗﻘﻮﻳﻢ ﺍﻟﻌﻅﺎﻡ ‪ ،‬ﺗﺫﻛﻳﺭ ﺑﺷﺭﻭﻁ‬

‫ﺑﺎﻟﻌﻈﺎﻡ ﺍﻟﺨﺎﺻﺔ ﻟﻠﺼﺪﻣﺔ ﻭﻣﺭﺍﺟﻌﺔ ﺧﺻﻭﺻﻳﺎﺕ ﺍﻟﻔﺣﺹ ﺍﻹﺷﻌﺎﻋﻲ ﺍﻟﻤﻌﺮﺽ ﺍﻟﻔﺣﺹ ﺍﻟﺳﺭﻳﺭﻱ ﻟﻠﻤﺮﻳﺾ‬

‫ﺑﺎﻹﺿﺎﻓﺔ ﺇﻟﻰ ﺫﻟﻙ‪ ،‬ﻳﺭﻛﺯ ﺍﻟﺩﻟﻳﻝ ﻋﻠﻰ ﺍﻟﻛﺳﻭﺭ ﺍﻟﺭﺋﻳﺳﻳﺔ ﻓﻲ ﺍﻟﻁﺭﻑ ﺍﻟﻌﻠﻭﻱ ﻋﻧﺩ ﺍﻟﺑﺎﻟﻐﻳﻥ‬

‫ﻣﻥ ﻣﺮﺣﻠﺔ ﺍﻟﺗﺷﺧﻳﺹ ﺇﻟﻰ ﺍﻟﻌﻼﺝ؛ ﻛﻣﺎ ﻳﻌﺭﺽ ﺍﻷﺳﺎﻟﻳﺏ ﺍﻟﻌﻼﺟﻳﺔ ﻭﻣﺨﺘﻠﻒ ﻁﺮﻕ ﺍﻟﺘﺴﻜﻴﻦ ﻟﻠﻣﺻﺎﺑﻳﻥ ﻓﻲ ﺣﺎﻟﺔ‬

‫ﺍﻟﻁﻭﺍﺭﺉ‪.‬‬

‫ﻭﺭﺩﻭﺩ ﺍﻟﻔﻌﻝ ﻳﺗﻡ ﺗﻭﺿﻳﺢ ﺍﻟﻛﻝ ﻣﻥ ﺧﻼﻝ ﻣﺟﻣﻭﻋﺔ ﻣﻥ ﺍﻟﺭﺳﻭﻡ ﺍﻟﺑﻳﺎﻧﻳﺔ ﻭﺍﻟﺟﺩﺍﻭﻝ ﻭﺻﻭﺭ ﺇﺷﻌﺎﻋﻴﺔ‪.‬‬

‫‪- 146 -‬‬


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‫ﺃ ْﻗ ِ‬
‫ﺴﻢ ﺎہﻠﻟ ﺍﻟ َﻌ ِﻈﻴﻢ‬
‫ﺃﺭﺍﻗﺐ ﷲ ﻓﻲ ِﻣ ْﻬﻨَﺘِﻲ‪.‬‬
‫َ‬ ‫ﺃﻥ‬
‫ﻮﻥ ﺣﻴﺎﺓ ﺍﻹﻧﺴﺎﻥ ﻓﻲ ﻛﺂﻓّ ِﺔ َ‬
‫ﺃﻁﻮﺍﺭ َﻫﺎ ﻓﻲ ﻛﻞ ﺍﻟﻈﺮﻭﻑ‬ ‫ﺻ َ‬‫ﻭﺃﻥ ﺃ ُ‬
‫ﺽ‬
‫ﻼﻙ ﻭﺍﻟﻤ َﺮ ِ‬
‫ﺳ ِﻌﻲ ﻓﻲ ﺍﺳﺘﻨﻘﺎﺫﻫﺎ ِﻣﻦ ﺍﻟ َﻬ ِ‬
‫ﻭﺍﻷﺣﻮﺍﻝ ﺑﺎﺫﻻ ﻭ ْ‬
‫َ‬

‫ﻭﺍﻷﻟَﻢ ﻭﺍﻟﻘَﻠَﻖ‪.‬‬

‫ﺳ ﱠﺮ ُﻫ ْﻢ‪.‬‬
‫ﺳﺘﺮ َﻋ ْﻮ َﺭﺗ ُﻬﻢ‪ ،‬ﻭﺃﻛﺘ َﻢ ِ‬
‫ﻛﺮﺍ َﻣﺘ ُﻬﻢ‪ ،‬ﻭﺃ ْ‬
‫ﺱ َ‬‫ﻭﺃﻥ ﺃﺣﻔَﻆَ ﻟِﻠﻨَﺎ ِ‬
‫ﺍﻟﺪﻭﺍﻡ ﻣﻦ ﻭﺳﺎﺋِﻞ ﺭﺣﻤﺔ ﷲ‪ ،‬ﺑﺎﺫﻻ ِﺭ َﻋﺎﻳَﺘﻲ ﺍﻟﻄﺒﻴﺔ ﻟﻠﻘﺮﻳﺐ ﻭﺍﻟﺒﻌﻴﺪ‪،‬‬
‫ﺃﻛﻮﻥ َﻋﻠﻰ َ‬
‫َ‬ ‫ﻭﺃﻥ‬
‫ﻟﻠﺼﺎﻟﺢ ﻭﺍﻝﻁﺎﻟﺢ‪ ،‬ﻭﺍﻟﺼﺪﻳﻖ ﻭﺍﻟﻌﺪﻭ‪.‬‬

‫ﺴﺎﻥ ‪..‬ﻻ ﻷ َﺫﺍﻩ‪.‬‬ ‫ﺳ ﱢﺨ َﺮﻩ ﻟِﻨَ ْﻔ ِﻊ ِ‬


‫ﺍﻹ ْﻧ َ‬ ‫ﻭﺃﻥ ﺃﺛﺎﺑﺮ ﻋﻠﻰ ﻁﻠﺐ ﺍﻟﻌﻠﻢ‪ ،‬ﺃ َ‬
‫ﻣﻴﻞ ﻓﻲ ﺍﻟ ِﻤﻬﻨَ ِﺔ ﺍﻟﻄﱢﺒﱢﻴَﺔ‬
‫ﻐﺮﻧﻲ‪ ،‬ﻭﺃﻛﻮﻥ ﺃﺧﺎ ً ﻟِ ُﻜ ﱢﻞ َﺯ ٍ‬ ‫ﻭﺃﻥ ﺃُ َﻭﻗّ َﺮ َﻣﻦ َﻋﻠﱠ َﻤﻨﻲ‪ ،‬ﻭﺃُ َﻋﻠّ َﻢ َﻣﻦ ﻳَ ْ‬
‫ﺼ َ‬

‫ﺍﻟﺒﺮ ﻭﺍﻟﺘﻘﻮﻯ‪.‬‬
‫ﻴﻦ َﻋﻠﻰ ﱢ‬
‫ُﻣﺘ َﻌﺎﻭﻧِ َ‬
‫ﺳ ّﺮﻱ َﻭ َﻋﻼﻧﻴَﺘﻲ‪ ،‬ﻧَﻘِﻴﱠﺔ ِﻣ ّﻤﺎ ﻳُﺸﻴﻨ َﻬﺎ َ‬
‫ﺗﺠﺎﻩَ‬ ‫ﺼ َﺪﺍﻕ ﺇﻳ َﻤﺎﻧﻲ ﻓﻲ ِ‬
‫ﻭﺃﻥ ﺗﻜﻮﻥ ﺣﻴﺎﺗﻲ ِﻣ ْ‬

‫ﺳﻮﻟِ ِﻪ َﻭﺍﻟﻤﺆ ِﻣﻨﻴﻦ‪.‬‬


‫ﷲ َﻭ َﺭ ُ‬
‫ﻭﷲ ﻋﻠﻰ ﻣﺎ ﺃﻗﻮﻝ ﺷﻬﻴﺪﺍ‬
‫ﺃﻁﺭﻭﺣﺔ ﺭﻗﻡ ‪219‬‬ ‫ﺳﻧﺔ ‪2020‬‬

‫ﺩﻟﻳﻝ ﻋﻣﻠﻲ ﻝﻟﺣﺎﻻﺕ ﺍﻻﺳﺗﻌﺟﺎﻟﻳﺔ ﺍﻟﺭﺿﺣﻳﺔ‬


‫ﻓﻲ ﺍﻟﻁﺭﻑ ﺍﻟﻌﻠﻭﻱ ﻋﻧﺩ ﺍﻟﺑﺎﻟﻐﻳﻥ‬
‫ﺍﻷﻁﺮﻭﺣﺔ‬
‫ﻗﺩﻣﺕ ﻭﻧﻭﻗﺷﺕ ﻋﻼﻧﻳﺔ ﻳﻭﻡ ‪2020 / 12 / 23‬‬
‫ﻣﻦ ﻁﺮﻑ‬
‫ﺍﻟﺴﻴﺪ‪ .‬ﺭﺿﺎ ﺍﻳﺖ ﺍﻟﺴﻴﺎﺽ‬
‫ﺍﻟﻤﺰﺩﺍﺩ ﻓﻲ ‪ 17‬ﺃﺑﺮﻳﻞ ‪ 1994‬ﺑﻤﺮﺍﻛﺶ‬
‫ﻟﻨﻴﻞ ﺷﻬﺎﺩﺓ ﺍﻟﺪﻛﺘﻮﺭﺍﻩ ﻓﻲ ﺍﻟﻄﺐ‬
‫ﺍﻟﻜﻠﻤﺎﺕ ﺍﻷﺳﺎﺳﻴﺔ‪:‬‬
‫ﺩﻟﻴﻞ ﻋﻤﻠﻲ ‪ -‬ﺣﺎﻻﺕ ﺍﺳﺘﻌﺠﺎﻟﻴﺔ ‪ -‬ﺟﺮﺍﺣﺔ ﺍﻟﻌﻈﺎﻡ ‪ -‬ﺍﻟﻄﺮﻑ ﺍﻟﻌﻠﻮﻱ ‪ -‬ﺍﻟﺒﺎﻟﻐﻴﻦ‪.‬‬

‫ﺍﻟﻠﺠﻨﺔ‬
‫ﺍﻟﺭﺋﻳﺱ‬ ‫ﻡ‪.‬ﺳﻌﻳﺩﻱ‬ ‫ﺍﻟﺳﻳﺩ‬
‫ﺃﺳﺗﺎﺫ ﻓﻲ ﺟﺭﺍﺣﺔ ﺍﻟﻌﻅﺎﻡ ﻭﺍﻟﻣﻔﺎﺻﻝ‬
‫ﺍﻟﻣﺷﺭﻑ‬ ‫ﻉ‪ .‬ﻋﺑﻘﺭﻱ‬ ‫ﺍﻟﺳﻳﺩ‬
‫ﺃﺳﺗﺎﺫ ﻓﻲ ﺟﺭﺍﺣﺔ ﺍﻟﻌﻅﺎﻡ ﻭﺍﻟﻣﻔﺎﺻﻝ‬
‫ﻡ‪.‬ﺍ‪ .‬ﺑﻧﻬﻳﻣﺔ‬ ‫ﺍﻟﺳﻳﺩ‬
‫ﺃﺳﺗﺎﺫ ﺟﺭﺍﺣﺔ ﺍﻟﻌﻅﺎﻡ ﻭﺍﻟﻣﻔﺎﺻﻝ‬
‫ﺍﻟﺣﻛﺎﻡ‬
‫ﺍ‪.‬ﺃﻏﻭﺗﺎﻥ‬ ‫ﺍﻟﺳﻳﺩ‬
‫ﺃﺳﺗﺎﺫ ﻓﻲ ﺟﺭﺍﺣﺔ ﺍﻷﻁﻔﺎﻝ‬

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