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Optimisation Des Reseaux de Distribution

Le guide pratique sur la RT 2012 traite de l'optimisation des réseaux de distribution de chauffage et d'eau chaude sanitaire en résidentiel, en intégrant des énergies renouvelables pour améliorer la performance énergétique. Il détaille les exigences réglementaires, les méthodes de calcul et les paramètres à saisir pour les réseaux de chauffage et d'ECS dans les bâtiments neufs. Ce document vise à aider les bureaux d'études à concevoir des systèmes de chauffage durables et efficaces.

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Optimisation Des Reseaux de Distribution

Le guide pratique sur la RT 2012 traite de l'optimisation des réseaux de distribution de chauffage et d'eau chaude sanitaire en résidentiel, en intégrant des énergies renouvelables pour améliorer la performance énergétique. Il détaille les exigences réglementaires, les méthodes de calcul et les paramètres à saisir pour les réseaux de chauffage et d'ECS dans les bâtiments neufs. Ce document vise à aider les bureaux d'études à concevoir des systèmes de chauffage durables et efficaces.

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Saisie et optimisation

des réseaux de distribution


de chauffage et d’eau chaude
sanitaire en résidentiel

Guide pratique
RT 2012
La polyvalence du système de chauffage
à eau chaude
Le système de chauffage à eau chaude est porteur d’utilisation d’énergies renouvelables :
bois, biogaz, géothermie, solaire thermique, agro combustible. En tant que système évo-
lutif, il permet d’intégrer des solutions performantes au fur et à mesure et d’améliorer
la performance énergétique.

La boucle à eau chaude est un système performant avec des réductions d’émissions de
CO2 directement proportionnelles aux économies d’énergie. L’intégration d’un capteur
solaire dans le système de la boucle à eau chaude permet d’obtenir 30% d’économie de
CO2, alors que l’utilisation d’une pompe à chaleur réduit de 50% les émissions de CO2.

Les réseaux de chauffage urbain à eau chaude constituent un excellent vecteur pour les
énergies renouvelables. Ils utilisent déjà plus de 20% d’énergies renouvelables pour chauf-
fer 3 millions d’équivalents habitants et génèrent plus de 32% de la chaleur distribuée à
partir de la cogénération.

La polyvalence
de la boucle à eau chaude

Le système
à eau chaude,
support
du chauffage durable

Les matériels Les énergies


innovants économes renouvelables et demain...
Gain Géothermie
CO2/énergie Micro-cogénération
Aérothermie
Basse température 25 à 30%
Solaire Pile à combustible
Condensation 30 à 40% Hydrogène
Bois - Biomasse
Pompe à chaleur > à 50% Agrocombustibles

Cogénération 35 à 40% Biocombustibles


Présentation du guide

La RT 2012 s’applique depuis le 28 octobre 2011 aux bâtiments neufs à usage


d’habitation construits en zone ANRU, aux bâtiments tertiaires de bureau, d’enseignement
et aux établissements d’accueil de la petite enfance.
Les autres bâtiments neufs à usage d’habitation y seront soumis à partir du 1er janvier 2013,
tout comme l’ensemble des autres bâtiments du secteur tertiaire.

Cette nouvelle réglementation impose des exigences de consommations énergétiques de


50kWh/m²SHON [Link] en moyenne pour les cinq usages : chauffage, eau chaude sanitaire
(ECS), climatisation, éclairage et consommation des auxiliaires.

Dans ce contexte, la méthode de calcul Th-BCE a évolué conduisant à une prise en compte
plus détaillée des réseaux et impliquant les modifications suivantes :
> les pertes de la distribution qui représentaient 2 kWhep/m 2 SHON [Link] en RT 2005
s’élèvent désormais à 6 kWhep/m2 SHON [Link] en RT 2012.
> les valeurs par défaut caractérisant les réseaux de distribution ont été supprimées par
rapport à la réglementation précédente, laissant au bureau d’études le soin de renseigner,
au stade de la conception, un grand nombre de paramètres.
> la prise en compte de la disposition des réseaux dans le bâtiment entrainant une
complexification des données d’entrées à paramétrer.

Au vue de ces évolutions, l’association Energies et Avenir a développé ce guide spécifiquement


dédié aux réseaux de distribution de chauffage et d’ECS des bâtiments d’habitation
collectifs et des maisons individuelles*. Il a pour objectifs :
> de décrire les différents types de distribution des réseaux de chauffage et d’ECS pour
l’habitat individuel et collectif et de rappeler leurs caractéristiques et spécifications
> d’expliciter les évolutions de la prise en compte des systèmes dans la RT 2012
> d’aider à saisir les valeurs à renseigner
> d’apporter des méthodes d’estimation pour un pré-dimensionnement des réseaux et des
circulateurs

Les points particuliers sont signalés par les pictogrammes suivants :


Apporter la traduction dans le vocabulaire RT 2012 du système décrit

Donner des clés afin d’optimiser les choix de conception dans le cadre de la RT 2012

Signaler les points de vigilance


Ce guide été élaboré avec l’appui technique du COSTIC et du réseau d’experts des
membres d’Energies et Avenir, à destination des bureaux d’études.
Il est illustré par des résultats d’études de cas réalisées par le bureau d’études CARDONNEL
Ingénierie.

* Concernant le chauffage, ce guide traite de l’émission par radiateurs ou par planchers chauffants. Il décrit la
“boucle à eau chaude” constituée du circuit de distribution et des émetteurs, en excluant la production en
chaufferie ou en sous-station.
2]

1. Les réseaux de distribution de chauffage et d’ECS dans la RT 2012 ............................... 4


sommaire

1.1. La description du bâtiment en 4 niveaux........................................................................................... 4


1.2. Le découpage des réseaux en groupes et intergroupes ..................................................................... 5
1.3. De nombreux paramètres à saisir dans le logiciel de calcul réglementaire RT 2012 ............................ 7

2. Le réseau de distribution de chauffage ................................................................................. 8


2.1. L’alimentation des émetteurs ............................................................................................................. 8
2.2. La distribution par colonne............................................................................................................ 10
2.3. La distribution par gaine ............................................................................................................... 13
2.4. Valeurs à saisir pour les longueurs du réseau de distribution ...................................................14
2.5. Classe d’isolation thermique du réseau à saisir ................................................................................. 15

3. La régulation ...................................................................................................................... 16
3.1. La régulation centrale ............................................................................................................................16
3.2. La régulation terminale ..........................................................................................................................17
3.3. Valeurs à saisir pour la régulation .........................................................................................................18
[3

sommaire
4. Les circulateurs de chauffage ............................................................................................... 20
4.1. Le choix des circulateurs ............................................................................................................................ 20
4.2. Puissance électrique des circulateurs ...................................................................................................... 21

5. Le réseau de distribution d’ECS ........................................................................................... 26


5.1. La distribution collective d’ECS .......................................................................................................... 26
5.2. La distribution individuelle d’ECS en logement ................................................................................27
5.3. Le réseau d’ECS : les valeurs à saisir dans un logiciel RT 2012 ............................................................ 28

Bibliographie ...................................................................................................................................... 32

Annexes ................................................................................................................................... 34
Annexe n°1 : Isolation thermique des réseaux
Annexe n°2 : Variations spatiales et temporelles
4]

Les réseaux de distribution de chauffage


1.
La RT 2012 présente un nombre important de valeurs à introduire dans l’outil de calcul
réglementaire RT 2012, notamment au niveau des locaux.

Comme dans la RT 2005, le bâtiment est décrit en 4 niveaux et les réseaux font l'objet d'un
découpage en groupe et intergroupe.

1.1. La description du bâtiment en 4 niveaux


Figure 1 : Les différents niveaux de description d’un bâtiment suivant la RT 2012

Bâtiment

Zone Plusieurs groupes qui présentent


un scénario d’occupation identique

Groupe Ensemble de locaux de même niveau


de température ayant un même
type d’émission, de régulation, ...

Local Pièces présentant de mêmes


apports de chaleur et d’humidité

Le niveau “Bâtiment” permet la description générale du bâtiment et de ses paramètres


communs : situation géographique, altitude, …

Le niveau “Zone” correspond à un regroupement des parties d’un bâtiment ayant les mêmes
scénarii d’utilisation : ensemble de logements ou ensemble de bureaux par exemple.
C’est à ce niveau que s’appliquent les exigences réglementaires.
[5

et d’ECS dans la RT 2012

Le niveau “Groupe” est un sous-ensemble de la zone. Plusieurs pièces d’une même zone
appartiennent au même groupe si les évolutions de température des différentes pièces sont
proches. Par exemple, lorsqu’une partie des pièces de la zone est refroidie et l’autre non, la
zone est composée de deux groupes. Si les évolutions de température sont proches mais
que l’on souhaite séparer les besoins de chauffage et de refroidissement, deux groupes
peuvent être créés dans la zone.
Ce niveau regroupe la quasi-totalité des informations requises pour les calculs. Y sont
notamment définis les calculs des températures intérieures (calcul de la Tic et donc vérification
de l’exigence réglementaire) et des besoins en chauffage, refroidissement et éclairage.

Le niveau “Local” permet d’affiner les apports internes de chaleur et d’humidité pris en
compte ensuite au niveau du groupe. Les surfaces des locaux sont saisies par usage, au niveau
du groupe. Les valeurs des apports internes de chaleur et d’humidité sont intégrées au calcul
RT 2012 par des scénarii conventionnels définis dans la méthode de calcul Th-BCE 2012.

1.2. Le découpage des réseaux en groupes


et intergroupes
Les réseaux de chauffage et d’ECS sont découpés en deux niveaux de distribution dans la
RT 2012 :
› Le niveau “Intergroupe” qui comprend les réseaux collectifs de distribution de chauffage
et d’ECS depuis la chaufferie jusqu’aux logements. Pour le chauffage, il est principalement
constitué du réseau horizontal d’alimentation des colonnes montantes et des colonnes
verticales elles-mêmes.
› Le niveau “Groupe” qui regroupe les réseaux de chauffage et d’ECS situés à l’intérieur
des logements, depuis les colonnes montantes.

En complément, le niveau “Générateur” définit les générateurs et leur liaison aux réseaux.
Les figures ci-après schématisent cette décomposition pour une installation de chauffage et
pour une installation d’ECS.
6]

Figure 2 : Découpage d’une installation Figure 3 : Découpage d’une installation


de chauffage suivant les trois niveaux définis d’ECS suivant les trois niveaux définis dans
dans la RT 2012 la RT 2012

LO
OGEMENTS LOG
GEMENTS
S
GAIINE GAINE
TECHNIQUE TECHNIQUE

CHA
AUFFER I CHA
AUFFER IE
Bouclag
Bouclage
ECS
1. Les réseaux de distribution de chauffage et d’ECS dans la RT 2012

ECS
S

Eau froide
Eau fr

Le niveau “Groupe”
Le niveau “Intergroupe”
Génération : générateur et organes de stokage

› La distribution en chaufferie n’est pas à renseigner dans la méthode de calcul RT


2012. Les caractéristiques des circulateurs primaires et les longueurs de canalisation
du niveau générateur ne sont donc pas à saisir.
› Dans le cas des maisons individuelles et des chaudières murales individuelles en
bâtiment collectif, le niveau intergroupe sera saisi comme “fictif” (selon le logiciel
utilisé : inexistant, pertes nulles ou fictif). Seul le niveau groupe sera renseigné.
› En ECS, le réseau intergroupe n’existe que si la distribution est maintenue en
température par bouclage ou traçage. Ainsi, il n’est pas obligatoire lorsque le volume
entre la production d’ECS et le point de puisage le plus éloigné est inférieur à 3 litres
(Arrêté du 30 novembre 2005). En ECS, lorsqu’il n’y a pas de maintien en température,
il faut saisir “pas de réseau intergroupe”.
[7

1. Les réseaux de distribution de chauffage et d’ECS dans la RT 2012


1.3. De nombreux paramètres à saisir
dans le logiciel de calcul réglementaire
RT 2012
Une augmentation du nombre de paramètres à déterminer par le bureau d’études.
Dans la méthode de calcul Th-BCE 2012, tous les paramètres pouvant être inclus simplement
dans un calcul thermique (par exemple les longueurs de conduites) sont à saisir comme
donnée d’entrée du calcul réglementaire RT 2012.
Les autres paramètres, plus complexes à intégrer au sein d’un calcul, comme par exemple la
présence de vannes d’équilibrage en pied de colonne, constituent des exigences de moyen.

Quatre catégories de paramètres doivent être saisies dans le logiciel de calcul


réglementaire RT 2012 au niveau des réseaux de distribution à eau chaude.

1. Les paramètres de “choix de conception” :


bouclage ou traçage du réseau d’ECS, mode de gestion des circulateurs, régulation
terminale, …
Généralement, le choix est à effectuer parmi plusieurs possibilités prédéfinies. Ces
paramètres sont, a priori, connus en avant-projet et ne posent donc pas de problèmes
particuliers de saisie.

2. Les paramètres de “dimensionnement de l’installation” :


régime de température d’eau de chauffage, puissances électriques des circulateurs, …
Les valeurs chiffrées de ces paramètres sont demandées pour le calcul RT 2012.

3. Les paramètres de “métré” :


Le calcul nécessite la saisie dans le logiciel des longueurs de conduites de chauffage et
d’ECS, en volume chauffé et non chauffé. De plus, le diamètre moyen des conduites
d’ECS du groupe doit également être fourni.

4. Les paramètres relatifs à “l’isolation des conduites” :


La classe d’isolation des réseaux de chauffage et d’ECS, en volume chauffé et non chauffé,
doit être précisée dans le logiciel de calcul. La possibilité est laissée de donner la valeur
du coefficient de transmission thermique en W/m.K.
8]

Le réseau de distribution
2.
Le type de conception du réseau détermine les longueurs de distribution
à saisir dans le moteur de calcul. Ces choix ont donc un impact sur les consommations
énergétiques du bâtiment.

2.1. L’alimentation des émetteurs


Les radiateurs peuvent être alimentés selon trois principes de distribution :
› bitube,
› hydrocâblée (encore appelée “pieuvre”),
› monotube.

Figure 4 : Les trois principes d’alimentation des radiateurs

Solution bitube Solution hydrocâblée Solution monotube dérivée

L’alimentation bitube des radiateurs est courante tant en habitat individuel qu’en habitat
collectif. Les radiateurs sont tous irrigués à la même température d’eau.

L’alimentation hydrocâblée consiste à raccorder chaque radiateur par une boucle


indépendante. Comme en bitube, les radiateurs sont irrigués à une température d’eau
identique. Le principe induit des longueurs de canalisation élevées qui peuvent engendrer
des surchauffes dans les pièces où sont situés les collecteurs car la densité de canalisations
est alors importante.
[9

de chauffage

L’intérêt de l’hydrocâblé réside dans l’interruption du débit dans la boucle du radiateur


lorsque le robinet thermostatique se ferme.
Les planchers chauffants sont alimentés selon ce principe, par un collecteur qui dessert
plusieurs circuits.

L’alimentation monotube dérivée n’est généralement appliquée qu’en maison individuelle.


Les radiateurs sont raccordés sur une canalisation unique sur laquelle une partie du débit
traverse chaque radiateur. De ce fait, le second radiateur est alimenté à une température
plus faible que le premier puisque résultant du mélange d’eau en provenance de la
production et d’eau sortant du premier radiateur, et ainsi de suite. A puissance égale, les
derniers radiateurs alimentés doivent donc disposer de surfaces plus importantes, étant
irrigués à plus basse température. Le dimensionnement des radiateurs est donc particulier
puisque la chute de température sur l’eau n’est pas constante, comme c’est le cas en bitube.
Ce principe est limité à quelques émetteurs (5 à 8) car les pertes de charge augmentent avec
le nombre de radiateurs installés.
Il présente pour intérêt de limiter les longueurs de conduites et les pertes thermiques de
celles-ci.
Les robinets thermostatiques installés sur les radiateurs alimentés en monotube sont
spécifiques.

Nota : Le monotube série dans lequel la totalité du débit passe dans chaque radiateur n’existe plus car
il ne permet pas la mise en place de robinets thermostatiques.

Dans la RT 2012, la saisie du type


d’alimentation des émetteurs n’est pas
nécessaire.
10]

2.2. La distribution par colonne

Distribution classique par colonnes montantes

En immeuble collectif, la distribution du chauffage, depuis la chaufferie ou la sous-station


jusqu'aux radiateurs, est généralement constituée d'un circuit principal doté d’un circulateur
qui dessert plusieurs colonnes montantes.

Les radiateurs sont raccordés en dérivation sur ces colonnes montantes qui passent dans les
logements.
Le circuit de distribution doit comporter plusieurs niveaux de réglage afin que le débit dans
les radiateurs soit conforme au débit calculé :
› Vanne d'équilibrage sur le circuit principal, en général sur la canalisation de retour en
chaufferie ou en sous-station ;
› Vanne d'équilibrage en pied de colonne (sur la canalisation de retour, en règle générale) ;
› Té ou coude de réglage sur chaque radiateur (sur la canalisation de sortie).

Dans le cas de bâtiments de surfaces importantes, il existe plusieurs circuits de distribution


comme décrits ci-dessus, chacun disposant d’un circulateur.
2. Le réseau de distribution de chauffage

La distribution par colonnes montantes est largement présente dans le parc existant. Elle
n’est pas recommandée en immeubles neufs car elle ne permet pas d’individualiser le
chauffage par logement.

Boucle horizontale par logement

Chaque logement est parcouru par une distribution de chauffage horizontale indépendante.
Le bâtiment est desservi par plusieurs colonnes montantes. Les logements y sont raccordés
directement, sans module thermique comme en CIC, et donc sans régulation par thermostat
d’ambiance.
Les planchers chauffants sont alimentés par un collecteur qui dessert plusieurs circuits. Il est
équipé d’un organe d’équilibrage par circuit desservi.
[11

Chauffage Individuel Centralisé (CIC)

2. Le réseau de distribution de chauffage


Le CIC est apparu au début des années 1990. Une seule ou plusieurs colonnes montantes
placées en gaine technique dans les parties communes desservent le bâtiment depuis la
chaufferie.
Chaque logement est parcouru par une distribution de chauffage horizontale indépendante
raccordée à la colonne montante par un module thermique.

Figure 5 : Schémas de principe d’une distribution par colonnes montantes (à gauche)


et Chauffage Individuel Centralisé (CIC, à droite)

Solution monotube

Solution hydrocâblée

Solution monotube dérivée

Dans la RT 2012, le type de


distribution par colonnes montantes
ou CIC n’est pas saisi directement. Il est
implicitement lié aux caractéristiques de
débit et de régulation des émetteurs.
12]

Le module thermique est constitué, selon les cas :


› D’une bouteille de découplage associée à un circulateur irrigant le logement.
La bouteille de découplage peut être individuelle par logement ou associée aux logements
du palier (donc collective).
› D’une vanne à deux voies de régulation commandée en tout ou rien.

La solution avec bouteille a pour avantage d’éviter toute incidence hydraulique sur le réseau
de distribution et donc sur les autres logements. Elle induit l’installation d’un circulateur par
logement et une réduction de la puissance du circulateur du réseau de distribution car sa
hauteur manométrique totale ne prend pas en compte les pertes de charge à l’intérieur du
logement. Toutefois, la présence d’une bouteille n’est pas favorable à la condensation des
chaudières car elle engendre un réchauffage des retours depuis les logements qui ne sont
pas en demande.
La solution avec vanne à deux voies permet d’associer un circulateur à vitesse variable,
moins consommateur, sur le réseau de distribution collectif.

La régulation du chauffage dans le logement est assurée par un thermostat d'ambiance qui
agit soit sur le circulateur, soit sur la vanne. Chaque logement possède ainsi sa propre
2. Le réseau de distribution de chauffage

régulation.
Le module thermique peut intégrer également un compteur d'énergie permettant de
comptabiliser les consommations du logement et d'assurer la répartition des frais de
chauffage dans l'immeuble, conformément au Code de la Construction et de l’Habitation
(article R 131-2). Il s’agit-là des deux intérêts du CIC.

Clés pour l’optimisation des choix de conception


Privilégier la configuration chauffage individuel centralisé (CIC)
› avec des vannes à deux voies de régulation
› ou avec un module thermique avec bouteille et circulateur

Avantages :
› individualisation des frais de chauffage
› gains énergétiques en consommations conventionnelles
Type d’installation Préconisations
CIC avec vanne à 2 voies 1 seul circulateur à variation de vitesse
sur le réseau de distribution collectif
1 circulateur de puissance moindre
CIC avec bouteille
sur le réseau de distribution collectif
de découplage
+ 1 circulateur par logement

Les choix au niveau de la régulation et la saisie ou non d’un


circulateur au niveau groupe déterminent l’architecture du réseau
[13

2.3. La distribution par gaine


La colonne montante de chauffage desservant chaque logement est localisée, comme le
montre la figure ci-dessous :
› Soit en gaine palière : espace technique vertical accessible depuis le palier qui permet le

2. Le réseau de distribution de chauffage


passage des autres distributions (eau froide et ECS avec leurs compteurs).
› Soit en gaine technique logement : espace technique réservé à l’intérieur du logement.

Dans la RT 2012, le choix de la gaine technique logement


ou de la gaine palière se traduira par des longueurs de
distribution et une disposition des réseaux en volume chauffé
et hors volume chauffé différentes.

Figure 6 : Les distributions en gaine palière (à gauche) et en gaine technique logement (à droite)
sont deux configurations présentes dans les immeubles d’habitations collectives

Gaines palières Gaines techniques logements

Séjour Gaine Séjour Séjour Circulation Séjour


Cuisine Cuisine Cuisine Cuisine
Chambre palière Chambre Chambre palière Chambre

Séjour Gaine Séjour Séjour Séjour


Chambre Cuisine Cuisine Chambre Chambre Cuisine Cuisine Chambre
palière

CARDONNEL Ingénierie

Clés pour l’optimisation des choix de conception


Gaines palières (GP) Gaines techniques logements (GTL)
› Réduction de la consommation énergétique › Confort ECS (temps d’attente réduit)
de 1 à 10 kWhep/m2 SHON [Link] par rapport › Réduction des risques de légionnelles
aux GTL › Peu adaptées à un bâtiment long :
› Optimisation économique par une multiplie de 2 à 5 (selon la configuration du
réduction des longueurs des réseaux bâtiment) les longueurs de canalisations
› Souplesse architecturale d’alimentation collective, augmentant ainsi
les pertes de distribution

Au niveau du calcul RT, la présence d’un sas aux entrées du bâtiment permet de limiter
les pertes des réseaux : les colonnes montantes sont alors considérées en volume chauffé.
14]

2.4. Valeurs à saisir pour les longueurs du réseau


de distribution
Figure 7 : Les longueurs du réseau
de distribution

Pour l’intergroupe LOGEMENT


S
GAIINE
(distribution collective) TECHNIQUE

Le logiciel RT 2012 demande de saisir la


longueur du réseau en volume chauffé et hors
volume chauffé.

CHAUFFER IE

Ce réseau intergroupe est


inexistant et saisi comme fictif
en maison individuelle et en bâtiment
collectif chauffé par chaudières
murales individuelles.
2. Le réseau de distribution de chauffage

Pour le réseau de distribution collectif, on distingue :


› le réseau horizontal, considéré hors volume chauffé puisque situé en sous-sol. Il dessert les
colonnes montantes depuis la chaufferie (les valeurs estimatives de longueurs des réseaux
sont données dans le tableau 1).
› le réseau vertical, avec une longueur en volume chauffé et une longueur hors volume chauffé.

Tableau 1 : Exemple de longueurs du réseau intergroupe de chauffage d’un bâtiment collectif


dont les colonnes sont en volume chauffé (d’après la référence [14])

Valeurs indicatives :

Type de colonne Type de Position Longueur de réseau


montante distribution dans le bâtiment (aller et retour)
Gaine palière Réseau horizontal Hors volume chauffé 20m + 30 à 40m entre chaque
colonne de distribution
Gaine technique Réseau horizontal Hors volume chauffé 20m + 10 à 20m entre chaque
logement colonne de distribution
Volume chauffé 5m par niveau et par colonne
Toutes gaines Réseau vertical à partir du RDC
Hors volume chauffé 5m par colonne
[15

Pour le groupe (distribution individuelle)

Seul ce réseau groupe est renseigné en maisons individuelles et en

2. Le réseau de distribution de chauffage


bâtiments collectifs avec des chaudières murales individuelles (réseau
intergroupe saisi comme “fictif”).

Les longueurs du réseau en volume chauffé et hors volume chauffé sont à introduire

Pour le réseau de distribution des logements, on considère :


› une longueur hors volume chauffé nulle quel que soit le type d’émetteur (radiateurs ou
plancher chauffant),
› une longueur en volume chauffé qui peut être estimée à l’aide du tableau 2 suivant qu’il
s’agit de gaines palières ou de gaines techniques logements.

Tableau 2 : Exemple de longueurs de réseau chauffage en logement d’un bâtiment collectif dont
les colonnes sont en volume chauffé (d’après la référence [14])

Type de colonne Type d’émetteur Position Longueur de réseau


montante dans le bâtiment (aller et retour)
Gaine palière Radiateur alimenté en bitube Volume chauffé 60 à 65m par logement
Plancher chauffant Volume chauffé 10 à 15m par logement
Gaine technique Radiateur alimenté en bitube Volume chauffé 40 à 45m par logement
logement Plancher chauffant Volume chauffé 0 à 5m par logement

Nota : les longueurs sont données pour des installations de chauffage par plancher chauffant ou par
radiateurs alimentés en bitude. Le cas de l’alimentation hydrocablée n’est pas traité.

2.5. Classe d’isolation thermique du réseau à saisir


Aucune valeur limite de classe d’isolation thermique du réseau de chauffage n’est imposée
dans la RT 2012, contrairement à la RT 2005 qui obligeait à une isolation de classe 2 ou plus
pour les canalisations situées à l’extérieur ou hors volume chauffé. En effet, l’arrêté du 24 mai
2006 exigeait un coefficient de transmission thermique maximal de l’isolant (exprimé en
W/m.K) de 2,6.d+0,2, “d” étant le diamètre extérieur du tube nu exprimé en mètre. Or, cette
valeur équivaut à une isolation de classe 2 d’après la norme NF EN 12828 (voir en annexe 1).

Clés pour l’optimisation des choix de conception


Type de réseau Recommandations Commentaires
Réseaux de chauffage Classe d’isolation 2 Peu d’impact d’une classe
hors volume chauffés d’isolation supérieure
16]

La régulation
3.
3.1. La régulation centrale

Distribution classique par colonnes montantes

La température de l’eau alimentant les émetteurs est régulée en fonction de la température


extérieure. Ainsi, plus la température extérieure est faible plus la température de l'eau de
chauffage est élevée.

Ce rôle est assuré par un régulateur en fonction de l'extérieur qui est placé dans l'armoire
électrique de la chaufferie ou bien intégré au générateur.

La température variable, calculée à partir de la courbe de chauffe paramétrée, est :


› Soit délivrée par le générateur,
› Soit obtenue grâce à une vanne à trois voies de régulation par mélange d’eau chaude à
température constante provenant du générateur et d’eau plus froide de retour du réseau
de chauffage pour obtenir de l'eau à la température demandée par le régulateur.

Une régulation en fonction de l’extérieur agissant à la fois sur la température de production


et sur la vanne de régulation est possible. De même que des régulations plus élaborées
intégrées aux générateurs et basées sur la mesure de l’écart de température départ-retour
comme indicateur des besoins.

Régulation en fonction de la température intérieure, par thermostat


d’ambiance

En logement, la régulation centrale peut être assurée par un thermostat d’ambiance,


généralement placé dans le séjour, qui commande la marche/arrêt de la chaudière ou du
circulateur de chauffage. La température d’alimentation du réseau de chauffage est alors à
température constante.

La RT 2012 laisse la possibilité de › La température de retour constante ne


sélectionner : correspond à aucune solution de régulation
› une modulation en fonction de la actuelle en chauffage à eau chaude.
température extérieure › Les modes de gestion proposés par la méthode
› une température de départ constante RT 2012 ne prennent pas en compte la
› une température de retour constante modulation en fonction de la température
intérieure, comme c’était le cas dans la RT 2005.
[17

3.2. La régulation terminale

La régulation centrale doit être complétée par une régulation, dite terminale, au niveau de
chaque pièce. Il s’agit d’une régulation de la température ambiante qui permet d’éviter les
surchauffes dues aux apports gratuits et d’ajuster les consignes de température dans
chacune des pièces du logement.

Ce niveau de régulation, obligatoire depuis la RT 88, est généralement assuré selon les
émetteurs :
› Par des équipements thermostatiques (tête et robinet) placés sur les radiateurs
Le robinet thermostatique est un régulateur de température ambiante qui agit en faisant
varier le débit d'eau parcourant le radiateur.
› Par des têtes électroniques placées sur les radiateurs
La tête électronique est un régulateur de température ambiante qui agit en faisant varier
le débit d'eau parcourant le radiateur.
› Par une régulation d'ambiance en plancher chauffant
Le régulateur commande une vanne à deux voies de régulation située sur le collecteur qui
induit une variation de débit dans le plancher. Il est recommandé de placer une sonde
par pièce. Le régulateur devra être spécialement conçu pour des applications planchers
chauffants.

En CIC, la régulation est réalisée par un thermostat d’ambiance qui agit en tout ou rien sur
la vanne ou sur le circulateur.

Ce niveau de régulation par logement est complété par des robinets thermostatiques placés
sur les radiateurs. Rappelons que les robinets manuels sont autorisés sur les radiateurs de la
pièce où se trouve le thermostat d’ambiance.

Nouvelle exigence de la RT 2012 :


Un thermostat d’ambiance peut assurer la
régulation d’une zone de plancher chauffant d’une
surface habitable maximale de 100 m2.
18]

3.3. Valeurs à saisir pour la régulation

Type de régulation

Typologie terrain Traduction RT 2012 Conséquence sur le circulateur


Robinets thermostatiques Débit variable Circulateur intergroupe
à vitesse variable

Thermostat d’ambiance Débit constant et Circulateur intergroupe


pilotant le générateur avec fonctionnement continu à vitesse fixe
plancher chauffant

Chauffage Individuel Centralisé Pas de circulateur groupe


(CIC) avec vannes et robinets et circulateur intergroupe à
thermostatiques Débit constant et vitesse variable
fonctionnement intermittent
Chauffage Individuel Centralisé
(CIC) avec bouteille de Circulateur groupe à vitesse
3. La régulation

découplage, circulateurs et variable et circulateur


robinets thermostatiques intergroupe à vitesse fixe

Lorsqu’un débit variable est choisi, la valeur du débit résiduel doit être saisie. Elle est
introduite au niveau des émetteurs mais caractérise la plage de variation de vitesse du
circulateur du réseau de distribution depuis la chaufferie.

› Pour les circulateurs autonomes : un débit résiduel de 10% du débit nominal est recommandé.
› Dans le cas des circulateurs pilotés par le générateur (par commande 0-10 V ou commutation
PWM par exemple) le débit résiduel sera égal à 0.

La désignation “débit constant” ne correspond


pas à la réalité des installations puisque les
radiateurs sont équipés de robinets thermostatiques
qui induisent un débit variable. Il peut correspondre
à une solution en individuel basée sur une régulation
par thermostat d’ambiance pilotant la chaudière
et la présence de plancher chauffant.
[19

Variation temporelle de la régulation

Pour les robinets thermostatiques et les thermostats d’ambiance, la RT 2012 demande de


saisir une valeur de variation temporelle caractéristique de la précision de la régulation.

Concernant les robinets thermostatiques, les valeurs certifiées de variation temporelle sont
disponibles sur le site CERTITA ([Link]) dans la rubrique “Autres produits”.

Les thermostats ou régulation d’ambiance certifiés EUBAC sont caractérisés par une valeur

3. La régulation
de CA fournie sur le site [Link].

Voir en annexe 2.

Clés pour l’optimisation des choix de conception


A défaut de valeur certifiée, la valeur conventionnelle
de la variation temporelle est de 1,8 K (2 K lorsque la
régulation ne permet pas un arrêt total de l’émission).
Cette valeur par défaut est pénalisante. En effet, les
variations temporelles des robinets thermostatiques
certifiés sont généralement comprises entre 0,2 et 1 K.
20]

Les circulateurs
4.1. Le choix des circulateurs
4.
Le circulateur de chauffage peut-être :
› A vitesse constante, pour les réseaux à débit fixe.
› A vitesse variable pour les réseaux à débit variable afin de réduire notablement les
consommations électriques du circulateur : lorsque les vannes de régulation terminale se
ferment (robinets thermostatiques par exemple), le circulateur limite la pression
différentielle délivrée en réduisant sa vitesse.
Les circulateurs à vitesse variable permettent, notamment dans les installations collectives,
de réduire le débit et donc la température de retour et de favoriser ainsi la condensation
des chaudières de cette technologie.

La vitesse du circulateur est régulée pour assurer :


› Soit une pression différentielle constante dans le réseau ( P constant).
La hauteur manométrique délivrée par le circulateur est constante et correspond à la
consigne. Ce mode convient aux réseaux ayant de faibles pertes de charge, afin d’alimenter
correctement les radiateurs situés en bout de réseau.
› Soit une pression différentielle variable dans le réseau ( P variable). La consigne de
pression différentielle diminue proportionnellement au débit. Les consommations
électriques du circulateur sont encore réduites par rapport à un P constant.
Ce mode convient lorsque le réseau présente de fortes pertes de charge. La hauteur
manométrique délivrée par le circulateur se réduit lorsque le débit de l’installation diminue.
Cela permet d'éviter les inconvénients (sonores en particulier) lorsque de nombreux émetteurs
ne sont pas irrigués.

Lors de la mise en service du circulateur, il faut paramétrer ce mode et régler la consigne de


pression différentielle (valeur du point de fonctionnement nominal, lorsque les robinets
thermostatiques sont tous ouverts).

Dans le calcul RT 2012, il existe 3 possibilités Dans le cas particulier


pour décrire les circulateurs des circuits de des circulateurs intégrés
chauffage : modulants pilotés par la
› vitesse constante, chaudière (type modulation
› vitesse variable et P constant, PWM/0/10V…), il faut saisir
› vitesse variable et P variable. la vitesse variable et le P
variable.
Pour être valorisé dans la méthode de calcul, le choix
d’un circulateur à vitesse variable doit être associé
à la saisie d’une régulation terminale à débit variable
(saisie du débit variable, voir page 18).
[21

de chauffage

4.2. Puissance électrique des circulateurs


La puissance électrique des circulateurs de Figure 8 : Les longueurs à prendre en compte
l’intergroupe et du groupe doit être saisie 0,5 m CE
dans le logiciel RT 2012 et ne fait pas
l’objet d’une valeur par défaut. LOGEMENTS
GAINE
PALIÈRE
La solution pour dimensionner facilement
le circulateur est la suivante :
› Estimer les pertes de charge à combattre.
› Déterminer le débit à véhiculer.
› Se référer à un catalogue de fabricant 5 m par étage

afin de sélectionner le modèle adapté et


de relever sa puissance électrique.

CHAUFFERIE

5m

20 m + 30 à 40 m
entre chaque colonne

Pour l’intergroupe (distribution collective)

Les pertes de charge (en m CE) peuvent être estimées en additionnant :


› Les pertes de charges linéiques des conduites :
- Appliquer un ratio de 15 mm CE/m linéaire.
- La longueur correspond au réseau aller et retour de la colonne la plus défavorisée,
c’est-à-dire présentant les pertes de charge les plus élevées.
- Se référer au tableau 1 (Page 14).
22]

› Les pertes de charge singulières du réseau de distribution :


- Elles sont liées à la présence de vannes d’équilibrage, de coudes, …
- En première approximation, on peut les estimer à environ 30% des pertes de charge
linéiques ci-dessus.
› Les pertes de charge de l’émetteur le plus éloigné et ses accessoires (robinet thermostatique,
organe d’équilibrage) :
- On les estime en première approche à 0,5 m CE pour un radiateur et 1 m CE pour un
plancher chauffant.

Cas particuliers
› Cas du CIC avec circulateur en logement :
- Le réseau groupe est découplé du réseau intergroupe par une bouteille.
- Sa perte de charge est supposée nulle.
> Pertes de charge du réseau intergroupe = pertes de charge dans les
tuyauteries et les organes présents sur le réseau collectif, sans
comptabiliser les pertes de charges en logement.
› Cas du CIC avec vanne à deux voies commandée en tout ou rien au niveau
4. Les circulateurs de chauffage

de chaque logement :
- Pertes de charge du réseau intergroupe = pertes de charge dans les
tuyauteries et les organes présents sur le réseau collectif + pertes de charge
du réseau en logement et de la vanne à deux voies.
› Cas d’une chaufferie sans bouteille de découplage avant le réseau intergroupe
- ajouter les pertes de charge de la production (générateurs, canalisations et
équipements).
- On peut les considérer en première approche égales à 2 m CE.

Le débit nominal (en m3/h) est calculé par la formule :

Puissance des groupes desservis / ( T x 1,16)

La valeur T est la chute de température nominale de l’eau entre l’entrée et la sortie des
émetteurs de chauffage (en K) et la puissance correspond à la somme des puissances
installées des groupes alimentés par le réseau (en kW).

Ci-après les valeurs courantes de régime de température :


› 55-40 °C, soit une chute de 15 K pour des radiateurs en basse température
› 40-30 °C, soit une chute de 10 K pour du plancher chauffant

Ces couples de températures correspondent à une efficacité des émetteurs proche de 0,3
qui conduit au meilleur coût global. Ces émetteurs basse température favorisent la
performance du générateur à condensation.
[23

Pour le groupe (distribution individuelle)

Les pertes de charge (en m CE) peuvent être estimées en additionnant :


› Les pertes de charges linéiques des conduites :
- Appliquer un ratio de 15 mm CE/m linéaire.
- La longueur correspond au réseau aller et retour de la colonne la plus défavorisée,

4. Les circulateurs de chauffage


c’est-à-dire présentant les pertes de charge les plus élevées.
- Se référer au tableau 1 (Page 14).
› Les pertes de charge singulières de l’émetteur le plus éloigné et ses accessoires (robinet
thermostatique, organe d’équilibrage)
- On les estime en première approche à 0,5 m CE pour un radiateur et 1 m CE pour un
plancher chauffant.

Le débit nominal (en m3/h) est calculé par la formule :

Puissance du logement / ( T x 1,16)

La valeur T est la chute de température nominale de l’eau entre l’entrée et la sortie des
émetteurs de chauffage (en K) et la puissance correspond à la puissance installée dans le
logement (en kW).

Ci-après les valeurs courantes de régime de température :


› 55-40 °C, soit une chute de 15 K pour des radiateurs en basse température
› 40-30 °C, soit une chute de 10 K pour du plancher chauffant

Dans le cas de maisons


Pour les circulateurs intégrés aux
individuelles ou de logements
chaudières, la puissance est disponible
avec CIC et circulateur, les débits et
dans la base des données
pertes de charges pris en compte
réglementaires des produits du génie
pour le dimensionnement du
climatique Uniclima gérée par ATITA.
circulateur sont ceux du groupe.
La perte de charge de la chaudière
est à ajouter dans les maisons
individuelles.
24]

Comment déterminer la puissance électrique ?

Pour l’intergroupe
Figure 9 : Exemple de détermination
La puissance électrique absorbée est lue sur
de la puissance électrique d’un circulateur
les courbes des fabricants, au point de
fonctionnement. Elle est généralement 8
désignée P1 et exprimée en W. Elle peut 7
être définie par lecture directe des
6

H (m CE)
graphiques des fabricants ou via leurs
logiciels de sélection. 5

Attention, elle ne correspond pas à la 4


puissance P1MAX. 3
2
1
0
0 1 2 3 4 5 6 7 8 (m3/h)

Débit (Q m3/h)

140
4. Les circulateurs de chauffage

120
100
P1(W)

80
60
40
20
0
0 1 2 3 4 5 6 7 8 (m3/h)

Pour le groupe
La puissance électrique à renseigner est la somme des puissances électriques des circulateurs
individuels de logement calculées dans le paragraphe précédent, qu’ils soient intégrés ou
non aux générateurs.
› Dans le cas de modules thermiques de CIC composés d’une bouteille de découplage et
d’un circulateur : Puissance = somme des P1 des circulateurs individuels de logement (la
puissance d’un circulateur de CIC est de 15 à 20 W.)
› En maison individuelle ou pour des chaudières individuelles en bâtiment collectif avec
circulateur intégré :
- Si circulateur à vitesse variable, puissance = (P maximale - P minimale)/2
- Si circulateur 3 vitesses, puissance = puissance maximale en vitesse 2
- Si circulateur 4 vitesses, puissance = somme des puissances maximales/4
› Pour les autres circulateurs intégrés, se référer à la base UNICLIMA gérée par ATITA.
[25

Clés pour l’optimisation des Le marché des circulateurs de chauffage


choix de conception va connaître un bouleversement le
1er janvier 2013 avec l’entrée en application du
Dans la RT 2012, les consommations Règlement Européen Ecodesign qui imposera
des circulateurs représentent environ un index d’efficacité énergétique inférieur à
5% des consommations conventionnelles 0,27. Concrètement, ce Règlement rendra

4. Les circulateurs de chauffage


d’un bâtiment de logement (exprimées obligatoire l’utilisation des technologies les
en énergie primaire). La variation de plus performantes, notamment les circulateurs
vitesse peut permettre de diminuer ce à variation de vitesse aujourd’hui signalés via
poids et de franchir ainsi le seuil exigé un label A par la profession.
par la réglementation. Les nouvelles
technologies de circulateurs abaissent Pour les circulateurs intégrés, la date d’entrée
de plus la puissance électrique nécessaire. en vigueur de la réglementation est reculée à
2015. A cette date tous les circulateurs sous
Les études en collectif réalisées par le marquage CE devront atteindre l’index
bureau d’études CARDONNEL d’efficacité énergétique de 0,23.
Ingénierie [14] ont montré des
consommations conventionnelles plus
basses avec un circulateur à vitesse
variable lorsque la régulation terminale
induit une variation de débit dans la
distribution, en présence de robinets
thermostatiques par exemple.

Un tableur est proposé en téléchargement libre sur [Link].


Il détermine, en première approche, les valeurs de débit et de pertes de charge
qui permettront la selection du circulateur de chauffage du réseau collectif
intergroupe.
Il s’agit d’une méthode simplifiée basée sur la saisie de données connues :
› Le nombre de logements, le nombre de niveaux et le nombre de colonnes
› La présence de gaines palières ou de gaines techniques logements
› Le type d’émetteurs (radiateurs ou plancher chauffant)
› La présence de CIC avec bouteille ou vanne à deux voies
› La présence d’une bouteille en chaufferie

Nota : Elle repose sur les hypothèses exposées au chapitre 4.2 et sur les longueurs de
réseau du tableau page 14. Les formules étant accessibles, ces hypothèses peuvent
aisément être modifiées.
26]

Le réseau de distribution
5.
5.1. La distribution collective d’ECS
Obligations liées au risque de développement de légionnelles
L’arrêté du 30 novembre 2005 impose que :
› La distribution collective soit maintenue à une température d’au moins 50°C en tout point,
› Le volume entre la distribution collective et le point de puisage le plus éloigné soit le plus
faible possible et dans tous les cas inférieur à 3 litres.
Nota : Le volume de 3 litres correspond à une longueur de réseau de 26,5 m pour une canalisation en
diamètre 12/14 (diamètre d’alimentation d’une douche) et de 9,5 m pour une canalisation en diamètre
20/22 (diamètre d’entrée d’appartement).

Maintien en température par bouclage ou par traçage


Le bouclage est la solution la plus courante : il s’agit de créer une circulation permanente
d'ECS dans la distribution collective, par un circulateur placé sur la canalisation de retour de
boucle.
Un bon équilibrage est indispensable pour maintenir le bouclage à plus de 50°C. La
canalisation de retour de boucle est raccordée sur le système de production d’ECS ou sur
un réchauffeur de boucle indépendant.
Le traçage, solution plus rare : un ruban électrique chauffant est placé tout au long de la
distribution. Elle engendre des consommations électriques importantes pénalisantes, de
même qu’un réchauffeur de boucle électrique.

Figure 10 : La distribution collective


d’ECS est maintenue en température
par bouclage (à gauche) ou par
traçage (à droite) Bouclage

Traceur électrique
[27

d’ECS

5.2. La distribution individuelle d’ECS en logement


La distribution en logement peut être :
› Dérivée : une canalisation de plus gros diamètre dessert les points de puisage les uns
après les autres. Elle est généralement en cuivre.
› Hydrocâblée ou pieuvre : chaque point de puisage est desservi par une canalisation
spécifique depuis le réseau de distribution collectif ou la production individuelle. Elle est
généralement en matériau de synthèse.

Figure 11 : Les deux distributions d’ECS rencontrées en logement

Distribution dérivée Distribution hydrocâblée

ECS ECS

Clés pour l’optimisation des choix de conception


Regrouper les points de puisage et positionner la
distribution collective à proximité de ceux-ci permet de
satisfaire les exigences sanitaires, de réduire les
gaspillages d’eau et d’énergie et de limiter les temps
d’attente d’arrivée d’eau chaude aux robinets.
28]

5.3. Le réseau d’ECS : les valeurs à saisir


dans un logiciel RT 2012
Diamètre intérieur du réseau de distribution groupe
› Pour le groupe (distribution individuelle) d’ECS, il est généralement compris entre 10 et 20 mm.
› A titre indicatif, pour 3 points de puisage, le diamètre intérieur moyen de canalisation en
cuivre est :
- 14 mm pour une distribution dérivée,
- 12 mm pour une distribution hydrocâblée.

Température du réseau de distribution groupe


La température moyenne du réseau d’ECS du groupe, c’est-à-dire du réseau de distribution
en logement, est généralement comprise entre 50 et 60°C (en conséquence de l’arrêté
“légionellose” du 30 novembre 2005).

Dans la méthode Th-BCE de la RT 2012, la température du


réseau intergroupe (distribution collective) est égale au
maximum des températures de distribution d’ECS des groupes
5. Le réseau de distribution d’ECS

(logements) qui y sont raccordés. De plus, la chute de température


entre le départ et le retour est considérée égale à 5 K. Ainsi, pour
obtenir une température de plus de 50°C en tout point du bouclage,
il faut saisir une température d’au moins 55°C au niveau du groupe.

Longueur du réseau de distribution collective intergroupe


Le logiciel RT 2012 demande de saisir la longueur du réseau en volume chauffé et hors
volume chauffé.
Rappel : ce réseau intergroupe n’existe que si la distribution est maintenue en température
par bouclage ou traçage (voir chapitre 5.1).
A titre indicatif, le tableau 3 donne une estimation des longueurs du réseau intergroupe de
distribution collective d’ECS.

Tableau 3 : Exemples de longueurs du réseau d’ECS intergroupe (distribution collective) dans un bâtiment collectif
(d’après la référence [14])

Type de colonne Type de Position Longueur de réseau


montante distribution dans le bâtiment (aller et retour)
Gaine palière Réseau horizontal Hors volume chauffé 20m + 30 à 40m entre chaque
colonne de distribution
Gaine technique Réseau horizontal Hors volume chauffé 20m + 10 à 20m entre chaque
logement colonne de distribution
Hors volume chauffé 5m par colonne
Toutes gaines Réseau vertical
Volume chauffé 5m par niveau et par colonne
à partir du RDC
[29

Longueur du réseau de distribution individuelle groupe


Le logiciel RT 2012 demande de saisir la longueur du réseau en volume chauffé et hors
volume chauffé. A titre indicatif, le tableau suivant donne une estimation des longueurs du
réseau de distribution individuelle d’ECS en logement.

5. Le réseau de distribution d’ECS


Tableau 4 : Exemples de longueurs du réseau d’ECS groupe (distribution individuelle en
logement) dans un bâtiment collectif (d’après la référence [14])

Type de colonne Type Position Longueur de réseau


montante de distribution dans le bâtiment
Gaine palière Dérivée Volume chauffé 15 à 20m par logement
Hydrocâblée Volume chauffé 20 à 30m par logement
Gaine technique Dérivée Volume chauffé 12m par logement
logement Hydrocâblée Volume chauffé 15 à 20m par logement

La longueur du réseau en volume chauffé peut


être une valeur par défaut.
La possibilité de choix d’une valeur par défaut est rare
dans la RT 2012.
La valeur par défaut de longueur du réseau en volume
chauffé est issue de l’annexe D de la norme NF EN
15316-3-2 [15]. Elle est basée sur une surface de
plancher moyenne de 80 m² et une longueur moyenne
des canalisations de 6 m.
En habitat, elle est donc de : 0,075 x surface de
plancher du groupe en m2.

Clés pour l’optimisation des choix de conception


Dans une étude de cas réalisée par le bureau d’études
CARDONNEL Ingénierie [14], on constate que la
longueur par défaut (voir ci-dessus) est nettement plus
faible que la longueur effective du réseau d’ECS
(d’environ 2 fois pour une alimentation en gaine palière
et d’environ 4 fois pour une alimentation en gaine
technique logement).
Selon les bâtiments simulés, la différence sur les pertes
varie de 3 à 6 kWhep/m2 SHON [Link].
30]

Classe d’isolation thermique du réseau de bouclage intergroupe


Les pertes thermiques de la distribution collective d’ECS représentent une part importante
des consommations ; il convient de les limiter en isolant les canalisations et les accessoires
tels que les vannes.

Aucune valeur limite de classe d’isolation du réseau d’ECS n’est imposée dans la RT 2012,
contrairement à la RT 2005. Seule l’isolation du réseau d’ECS maintenu en température,
c’est-à-dire du réseau collectif intergroupe, est prise en compte dans le calcul.

La RT 2005 obligeait à une isolation de classe 1 ou plus. En effet, l’arrêté du 24 mai 2006
exigeait un coefficient de transmission thermique maximal de l’isolant (exprimé en W/m.K)
de 3,3.d+0,22, “d” étant le diamètre extérieur du tube nu exprimé en m. Cette valeur
équivaut à une isolation de classe 1 d’après la norme NF EN 12828 (voir en annexe 1).

Pour le système de référence de la RT 2005, une isolation de classe 2 était fixée.


5. Le réseau de distribution d’ECS

Clés pour l’optimisation des choix de conception


Type de réseau Recommandations Commentaires
Réseaux de bouclage Classe d’isolation Impact fort d’une isolation
d’ECS de 2 à 4 supplémentaire surtout en gaine
technique logement (jusqu’à
4 kWhep/m2SHON RT .an)

Puissance électrique du circulateur de bouclage


La puissance électrique du circulateur de bouclage doit être saisie dans le logiciel RT 2012
et ne fait pas l’objet d’une valeur par défaut.

La solution pour dimensionner facilement le circulateur est la suivante :


› Estimer les pertes de charge du réseau le plus défavorisé.
› Déterminer le débit de bouclage.
› Se référer à un catalogue de fabricant afin de sélectionner le modèle adapté et de relever
sa puissance électrique.

La puissance électrique absorbée est lue sur les courbes des fabricants, au point de
fonctionnement. Elle est généralement désignée P1 et exprimée en W.
[31

Le débit de bouclage (en l/h)


Il peut être estimé en première approche à : 200 (l/h) x nombre de colonnes

Les pertes de charge (en m CE)

5. Le réseau de distribution d’ECS


Elles peuvent être estimées en additionnant :
› Les pertes de charges linéiques des conduites en considérant un ratio de 20 mm CE/m
linéaire. La longueur correspond au réseau aller et retour de la boucle la plus défavorisée,
c’est-à-dire présentant les pertes de charge les plus élevées. Se référer au tableau 3 (Page 28).
› Les pertes de charge singulières (notamment du clapet anti-retour) que l’on estime en
première approximation à 1 m CE.

Clés pour l’optimisation des choix de conception


D’après une étude de cas réalisée par le bureau d’études
CARDONNEL Ingénierie [14], un dimensionnement attentif
du circulateur de bouclage permet une diminution des
consommations prévisionnelles des auxiliaires pouvant
aller jusqu’à 1,6 kWhep/m2 SHON [Link], par rapport à la
formule de la RT 2005. Par ailleurs, un circulateur non
surdimensionné sera d’un coût d’achat moindre.
32]

Bibliographie

[1] Réglementation Thermique 2012


› Arrêté du 11 octobre 2011 relatif aux attestations de prise en compte de la réglementation
thermique et de réalisation d’une étude de faisabilité relative aux approvisionnements en
énergie pour les bâtiments neufs ou les parties nouvelles de bâtiments.
› Décret n° 2011-544 du 18 mai 2011 relatif aux attestations de prise en compte de la
réglementation thermique et de réalisation d’une étude de faisabilité relative aux
approvisionnements en énergie pour les bâtiments neufs ou les parties nouvelles de
bâtiments.
› Arrêté du 20 juillet 2011 portant approbation de la méthode de calcul Th-BCE prévue aux
articles 4, 5 et 6 de l’arrêté du 26 octobre 2010 relatif aux caractéristiques thermiques et
aux exigences de performance énergétique des bâtiments nouveaux et des parties
nouvelles de bâtiments.
› Annexe à l’arrêté portant approbation de la méthode de calcul Th-BCE 2012.
› Arrêté du 26 octobre 2010 relatif aux caractéristiques thermiques et aux exigences de
performance énergétique des bâtiments nouveaux et des parties nouvelles de bâtiments
(rectificatif).
› Décret n° 2010-1269 du 26 octobre 2010 relatif aux caractéristiques thermiques et à la
performance énergétique des constructions.
› Arrêté du 26 octobre 2010 relatif aux caractéristiques thermiques et aux exigences de
performance énergétique des bâtiments nouveaux et des parties nouvelles de bâtiments.

[2] Arrêté du 24 mai 2006 relatifs aux caractéristiques thermiques des bâtiments nouveaux
et des parties nouvelles de bâtiments (RT 2005)

[3] Association Technique des Industries Thermiques et Aérauliques (ATITA)


Base de données du Génie Climatique rassemblant les performances des radiateurs à eau
chaude ([Link]).

[4] [Link]
Organisme gérant la certification notamment des marques NF Radiateurs à eau chaude,
pompes à chaleur et variations temporelles des robinets thermostatiques.
([Link] pour les données certifiées relatives aux
pompes à chaleur ; [Link]/autres-produits pour les variations temporelles certifiées
des robinets thermostatiques).
[33

[5] Energies et Avenir


Guide professionnel “Guide de dimensionnement des radiateurs à eau chaude”, 2010.

[6] COSTIC et Gaz de France


Cahier de Notes de savoir faire sur la “Distribution d’eau sanitaire”, 2005

[7] COSTIC et Gaz de France


Cahier de Notes de savoir faire sur la “Mise en œuvre des chaudières individuelles gaz à
condensation”, 2006

[8] COSTIC et ADEME


Cahier de Notes de savoir faire sur les “Circulateurs pour les circuits de chauffage”, 2010

[9] Société d’Etudes et de Diffusion des Industries Thermiques et aérauliques (SEDIT)


Manuel de la régulation, René CYSSAU, 2005

[10] Association des Ingénieurs en Climatique, Ventilation et Froid (AICVF)


Recommandations AICVF 02-2004 : Eau Chaude Sanitaire (Concevoir les systèmes), 2004

[11] NF EN 12828 relative aux systèmes de chauffage dans les bâtiments, 2004

[12] Document Technique Unifié (DTU) n°60.11, “Règles de calcul des installations de
plomberie sanitaire et des installations d'évacuation des eaux pluviales”, 1998

[13] Document Technique Unifié (DTU) n°60.1, “Travaux de bâtiment - Plomberie sanitaire
pour bâtiments à usage d'habitation - Cahier des charges”, 1999 (Norme NF P40-201/A1)

[14] CARDONNEL Ingénierie


Etude des consommations de distribution de chauffage et d’ECS dans la RT 2012, GDF
SUEZ, Décembre 2010

[15] NF EN 15316-3-2 : Systèmes de chauffage dans les bâtiments - Méthode de calcul des
exigences énergétiques et des rendements des systèmes - Partie 3-2 : Systèmes de
production d'eau chaude sanitaire, distribution
34]

Annexes

Annexe n°1 : Isolation thermique des réseaux

La correspondance entre la classe d’isolation d’une tuyauterie (de 1 à 6) et la valeur du


coefficient de transmission thermique maximal exprimé en W/m.K est donnée dans le
tableau ci-dessous extrait de la norme NF EN 12828 “Systèmes de chauffage dans les
bâtiments”.

Pour les tuyauteries de diamètre inférieur à 400 mm, le coefficient de transmission


thermique est exprimé en fonction du diamètre (en m).

Coefficient de transmission thermique maximal (W/m.K)

Classe d’isolation Tuyauterie de diamètre extérieur Tuyauterie de diamètre extérieur


d < 0,4 m d > 0,4 m ou surfaces planes
(réservoirs...)

0 - -
1 3,3 . d + 0,22 1,17
2 2,6 . d + 0,20 0,88
3 2,0 . d + 0,18 0,66
4 1,5 . d + 0,16 0,49
5 1,1 . d + 0,14 0,35
6 0,8 . d + 0,12 0,22
[35

Annexe n°2 : Variations spatiales et temporelles

Les variations spatiales et temporelles sont définies dans les Règles Th-BCE 2012.

Variation spatiale

Les classes de variation spatiale sont liées au type d’émetteur :


› Classe A : Plancher chauffant,
› Classe B1 : Emetteurs à forte induction : diffuseurs à jet vertical descendant, …
› Classe B2 : Diffusion d’air, poutres climatiques, ventilo-convecteurs,
› Classe B3 : Emetteurs rayonnants (autres que plancher), plafond chauffant,
› Classe C : Autres cas.

Les valeurs conventionnelles des variations spatiales sont données dans le tableau ci-dessous :

Valeur de variation Locaux de moins Locaux de 4 à moins Locaux de 6 à moins Locaux de plus
spatiale (en K) de 4 m sous plafond de 6 m sous plafond de 8 m sous plafond de 8 m sous plafond

Classe A 0 0 0 0
Classe B1 0 0 0,5 1,0
Classe B2 0 0,6 1,7 2,8
Classe B3 0,2 0,8 1,2 1,6
Classe C 0,4 1,2 2,0 2,8

Dans le cas particulier des poêles et inserts, les valeurs par défaut suivantes sont retenues :

Valeur de variation spatiale (en K)

Appareil desservant 1 seul niveau Appareil desservant 2 niveaux


0,9 1,4
36]

Variation temporelle

Quatre possibilités sont permises pour l’entrée de la classe de variation temporelle :


› La saisie d’une valeur certifiée, notamment pour les robinets thermostatiques, les
régulations d’ambiance et les thermostats intégrés.
› La saisie de la valeur justifiée, augmentée de + 0,5 K en mode chaud ou de (- 0,5 K) en
mode froid, par un essai effectué par un laboratoire indépendant et accrédité selon la
norme NF EN ISO/CEI 17025 par le COFRAC ou tout autre organisme d’accréditation
signataire de l’accord européen multilatéral pertinent pris dans le cadre de la coordination
européenne des organismes d’accréditation sur la base des normes harmonisées.
› A défaut de valeurs certifiées, les valeurs par défaut suivantes sont retenues :

Valeur de variation temporelle en chauffage (en K)

Couple régulateur/émetteur ne permettant 2,0


pas un arrêt total de l’émission
Couple régulateur/émetteur permettant
1,8
un arrêt total de l’émission

Valeur de variation temporelle en froid (en K)


Annexes

Couple régulateur/émetteur ne permettant


pas un arrêt total de l’émission -2,0

Couple régulateur/émetteur permettant


un arrêt total de l’émission -1,8

› Pour les poêles et inserts uniquement, les valeurs de variations temporelles retenues sont
conventionnelles, en fonction du mode de régulation :

Type de régulation Valeur de variation temporelle en chauffage (en K)

Avec thermostat d’ambiance 2


Régulation manuelle 2,5
Membres d’Energies et Avenir

ACR
Syndicat des Automatismes du génie Climatique et de la Régulation
AFG
Association Française du Gaz
CAPEB
Confédération de l'Artisanat et des Petites Entreprises du Bâtiment
CFBP
Comité Français du Butane et du Propane
Chauffage Fioul
Association pour l'Utilisation Performante du Fioul Domestique
CTCC
Centre Technique du Cuivre pour les Canalisations
Fedene
Fédération des services Energie Environnement
FNAS
Fédération nationale des Négociants en Appareils Sanitaires, chauffage,
climatisation et canalisation
Profluid
Association Française des pompes, des compresseurs et de la robinetterie
UECF-FFB
Union des entreprises de génie Climatique et Energétique de France
UNCP-FFB
Union Nationale des Chambres Syndicales de Couverture et de Plomberie
UNICLIMA
Syndicat des industries thermiques, aérauliques et frigorifiques
Energies et Avenir
8 terrasse Bellini

COHN & WOLFE 2012


92807 Puteaux cedex
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