DEUXIÈME CHAPITRE : CADRE MÉTHODOLOGIQUE
Ce chapitre se propose spécifier les étapes méthodologiques suivies en vue d'aboutir aux résultats
de l'étude. Il est subdivisé en quatre parties essentielles : présentation du cadre physique de
l'étude, population et échantillon d'étude, méthodes et techniques utilisées dans la récolte et
traitement des données ainsi que les difficultés rencontrées dans la réalisation de cette étude.
2.1. PRÉSENTATION DU CADRE PHYSIQUE
La direction générale des impôts est le champ d'investigation de la présente étude. Nous la
présentons sommairement en tenant compte de sa localisation physique, de sa création, son
historique, ses missions et sa structure organique.
1.1.1. Localisation physique
La direction générale des impôts est située au croisement des avenues de marais et haut Congo
n° 32 dans la commune de la Gombe, non loin de l'hôtel de ville de Kinshasa.
1.1.2. De la création
La direction générale des impôts (DGI) en sigle est un service public déconcentré au sein du
ministère des Finances créé par dès les décrets_ loi N°017/2003 du 02/03/2003 tel que modifié et
complété dans le décret-loi N° 0011/43 du 22/11/2011. Elle est dotée d'une responsabilité
juridique et bénéficie par conséquence d'une autonomie administrative et financière. Elle placé
sous l'autorité directe du ministère ayant les finances dans ces attributions.
1.1.3. L'historique
L'historique de l'administration fiscale congolaise est Marqué par quatre périodes à savoir :
Avant 1960 :
Avec l'appellation du service d'impôts et taxes (SIT) qui fait était au profit des Belges, car
presque tous les sièges sociaux de toutes les entreprises de l'époque étaient basé en Belgique,
cette appellation du Service des Impôts et Taxes a continué jusqu'en 1965.
Après 1965 :
Le service des impôts et taxes va changer l'appellation et devient : direction des constructions
sans personnalité juridique. Créé par le secrétaire général de finance au même titres que d'autres
direction telles que la direction des douanes devenue Office de Douane et Accises(OFIDA), et
actuellement Direction Générale des Douanes et Accises(DGDA), Direction Générale de Dette
Publique. Devenu Office de Gestion de la Dette Publique (OGEDEP), la direction de
comptabilité.
De 1967 à 1988 :
En 1967, le chef d'état Joseph Désiré Mobutu signât nouveau ordonnance N° 88/0039 du 10 mars
1988 créant la Direction Générale des Contributions(DGC) avec personnalité juridique. En 1989
pour compléter et modifier celle du mars 1988.
De 2003 à nos jours :
La DGC accusés de faiblesses et devient inefficace pour réaliser la mission noble de mobilisation
de recettes. C’est dans ces concepts que la DGC devient la Direction Générale des Impôts(DGI)
par un décret-loi N° 013du 02/03/2003 avec sa configuration actuelle.
1.1.4. Missions et prérogatives de la DGI
La direction générale des impôts (DGI) exercice dans le cadre des lois et règlements en vigueur,
toute les missions et prérogatives en matière fiscale relevant du pouvoir central, a l'occurrence
celles relatives à l'assiette, ou contrôles, au recouvrement et au contentieux des impôts, taxes,
redevance et prélèvement en matière fiscale.
A cet effet, la DGI est chargé d'étudier et soumettre a l'autorité compétente les projets de lois, des
décrets et d'arrêtés en matière fiscale, elle est consultée pour tout texte, toute Convention en
l'incidence fiscale ou tout projet d'investissement à un régime fiscal dérogatoire.
Au regard de ces objectifs principaux, la DGI est chargée de mobiliser les recettes de l'état au
Profil du Trésor public en termes d'impôts sur tout toute l'étendue du territoire national. L'impôt
étant compris comme tout prélèvement financière fixé par les lois sans contrepartie financière en
vue d'alimenter le trésor public de l'état. La direction générale des impôts exercices ces
compétences de manière exclusive sur toute l'étendue du territoire national.
1.1.5. Fonctionnement de la DGI
La direction générale d'impôts étant une structure organique pose au terme d'article quatre du
décret -loi N° 17/2003 pour son fonctionnement et la motivation de son personnel, d'une
allocation budgétaire au moins égale à 5% des recettes lui assigner que celles des 40% de
pénalité recouvrées pour les dépenses d'investissement.
1.1.5. Structure organique de la DGI
La direction générale des impôts est dirigée par un directeur général des impôts assisté par deux
directeurs, généraux adjoints, tous nommés et le cas échéant, relevés de leurs fonctions par le
président de la République sur le proposition du ministre de finances.
La structure de la DGI comprend : une administration générale ou central, et une administration
provinciale des impôts dans chaque province.
2.1.6.1. Administration centrale
Elle est composée de la haute direction du siège
La haute direction du siège comprend :
La direction générale des impôts et deux directeurs généraux adjoints des impôts, l'une chargé de
questions fiscales et l'autre des questions administratives et financières. Tous ont comme tâches
principales : l'orientation, la coordination, le suivi et contrôle de l'ensemble des activités de la
DGI
les directions centrales ou du siège
Ce sont de direction installée au niveau de l'administration centrale qui permet le bon
fonctionnement de l'administration, elles sont :
L'inspection coordinatrice de servie
la direction de ressources humaines
la direction des gestions budgétaires et services généraux
la direction de l'informatique
la direction d'études, statistiques et communication
la direction de la législation
la direction de l'assiette fiscale
la direction du recouvrement
la direction des grandes entreprises
La direction des grandes entreprises est une direction opérationnelle, (DGE) en sigle, elle est
chargée de la gestion de l'ensemble des opérations fiscales des entreprises, personnes physiques
ou morales, dont les chiffres d'affaires sont supérieurs à 2.000.000.000 FC.
2.1. 6.2. Administration provinciale
Chaque province représente une direction provinciale, Kinshasa étant une ville province revêt
d'une direction provinciale des impôts appelée direction urbaine des impôts de Kinshasa, DUI-K
en sigle.
Il est nécessaire de signaler que nous allons réaliser notre enquête à la direction urbaine des
impôts de Kinshasa.
2.6.2.1. Direction urbaine des impôts de Kinshasa (DUI-K)
La direction urbaine des impôts de Kinshasa (DUI-K) fait partie de l'administration provinciale
des impôts au même titre que toutes les institutions provinciales situez dans chaque province.
Elle dirigé par un directeur urbain des impôts chargé du suivi de la coordination pour toute les
activités de la DUI-K en matière fiscale, notamment : l'assiette fiscale, le contrôle de
recouvrement et les contentieux.
2.1.6.1. Situation géographique de la DUI-K
La direction urbaine des impôts de Kinshasa se trouve dans la commune de limeté, sur l'avenue
de révolution N° 19. En diagonale de Kin-Marché limeté 7eme rue résidentiel, juste à côté du
Centre Médical de Kinshasa limité (CMK).
2.1.6.2.2. Structure de la direction urbaine des impôts de Kinshasa
Elle comprend les divisions du siège, un centre d'impôts synthétique (CIS) dans chaque
commune de la ville de Kinshasa. Dans son sein, elle comprend huit divisions suivantes:
la division de ressources humaines
la division de la gestion budgétaire et des services généraux
la division de l'informatique
la division véhicule
la division du contentieux
la division de l'assiette fiscale
la division du recouvrement
l'inspection urbaine des impôts.
Toutes ces divisions sont subdivisions en bureaux, cellules et sous cellules.
2.1.6.2.3. ORGANIGRAMME DE LA DIRECTION GÉNÉRALE DES IMPÔTS
2.1.6.2.4. ORGANIGRAMME DU CENTRE SYNTHÉTIQUE DE LIMITÉ
2.2. POPULATION ÉCHANTILLON D'ÉTUDE
2.2.1. Population d'étude
Grawitz (1993), défini la population comme un ensemble dont les éléments sont choisis parce
qu’ils possèdent tous une même propriété et qu'ils sont tous de même nature. Il peut s'agir d'un
ensemble de personnes classées suivant un critère donné ou d'un ensemble d'objets, où
d'événements sur lesquels peuvent partir une étude.
Pour Godefroid (2001), la population se rapporte à tous les êtres ou tous les objets composant un
ensemble qui présente une caractéristique sur lesquels porte l'étude.
Chanquoy (2005), estime quant à lui, que la population est une collection d'individus (des ent...)
partageant un ensemble des caractéristiques préalablement définies.
Nous croyons que la population est l'ensemble des groupes qui peuvent être concernée par les
objectifs d'une étude. Elle constitué des évènements, des personnes ou des objets sur lesquels les
résultats de la recherche peut être généralisés.
La population de notre étude est constituée des agents de la direction générale des Impôts.
2.2.2. Echantillon d’étude
Dans une étude scientifique, le choix d'un échantillon est d'une importance capable car, de cette
opération dépend la validité externe des résultats. Signalons qu'un échantillon est une population
en miniature comportant toutes les caractéristiques de la population d'études pour être
représentatif (Grawitz, 1993). Dans ce même registre, Lethielleux (2005), estime que
l'échantillon représente, en miniature la population étudiée vis à vis des caractéristiques qui
influent sur les phénomènes analysées.
Nous pensons que l'échantillon est un groupe représentatif d'une population des sujets sur
lesquels on mène une étude et dont les résultats peuvent par extension être généralisés sur
l'ensemble de cette population.
Dans le cadre de notre étude, nous avons opté pour un échantillon occasionnel qui, selon d'hoún
ault (1975), est extrait de la population selon une méthode de sélection guidé par des raisons de
commodité et de disponibilité des sujets. Ainsi que nous allons retenir un échantillon de 100
agents de la DGI. En effet il s'agit des sujets qui se sont montrés disponibles et disposées a
répondre à notre questionnaire.