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ZLECAF

La ZLECAf, entrée en vigueur en mai 2019, vise à créer un marché unique pour 1,3 milliard de personnes en Afrique, en facilitant le commerce intra-africain et en promouvant l'intégration économique. Les défis incluent la synchronisation des communautés économiques régionales et la réduction des obstacles non tarifaires, tandis que les opportunités comprennent l'industrialisation, la réduction de la pauvreté et l'amélioration de l'accès au financement pour les PME, notamment celles dirigées par des femmes. La ZLECAf pourrait générer des gains économiques significatifs, avec des prévisions d'augmentation du commerce et de la production régionale d'ici 2035.

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La ZLECAf, entrée en vigueur en mai 2019, vise à créer un marché unique pour 1,3 milliard de personnes en Afrique, en facilitant le commerce intra-africain et en promouvant l'intégration économique. Les défis incluent la synchronisation des communautés économiques régionales et la réduction des obstacles non tarifaires, tandis que les opportunités comprennent l'industrialisation, la réduction de la pauvreté et l'amélioration de l'accès au financement pour les PME, notamment celles dirigées par des femmes. La ZLECAf pourrait générer des gains économiques significatifs, avec des prévisions d'augmentation du commerce et de la production régionale d'ici 2035.

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ZLECAf : Défis et opportunités

Présentation
Dr. Jonas Bertin MALOU
Université Amadou Mahtar Mbow de Diamniadio
PLAN
I. PRESENTATION DE LA ZLECAF
• PROFIL DU COMMERCE DES MARCHANDISES EN AFRIQUE
• OBJECFTIFS
• SECTEURS PRIORITAIRES ET OUTILS DE LA ZLECAF
II. DEFIS
IIII. OPPORTUNITES
PRESENTATION DE LA ZLECAf (1/6)
• Accord entre les membres de la Commission de l’Union africaine et
couvrant un marché africain de plus de 1,3 milliards de personnes
(CEDEAO, 2021).
ØSignature de la ZLECAf : 21 mars 2018 (10e session de l’Assemblée
extraordinaire, Kigali, Rwanda) par 44 pays signataires.
ØEntrée en vigueur : 30 mai 2019
ØSur un total de 55 pays :
- 54 pays signataires (pas encore l’engagement de l’Erythrée) ;
- 43 ratifications ;
- 43 dépositaires (UA, 2022).
- Le commerce dans le cadre de la ZLECAf a démarré le
1er janvier 2021 (CEDEAO & PNUD, 2021).
PRESENTATION DE LA ZLECAf (2/6)
ØPROFIL DU COMMERCE DES MARCHANDISES EN AFRIQUE
ØEchanges formels de l’Afrique avec le monde : environ 85%

ØImportations de l’Afrique en provenance du reste du monde : 60% (principalement


constitués de biens industrialisés) (CEA, 2022).

ØPart de l’Afrique dans les exportations mondiales en 2017 :


• Afrique : 17% ; Europe : 69% ; Asie : 59% ; Amérique du Nord : 31% (Songwe, 2019).
ØExportations intra-africaines en 2019 : 16% (Tralac, 2020).
Ø40% du commerce intra-africain est dominé par les micro, petites et moyennes
entreprises (MPME). Ces entreprises sont principalement gérées par des femmes et des
jeunes et constituent un segment important du portefeuille d’exportation en Afrique
(CEDEAO & PNUD, 2021)
PRESENTATION DE LA ZLECAf (3/6)
Ø PROFIL DU COMMERCE DES MARCHANDISES EN AFRIQUE
Ø Exportations intra-africaines beaucoup moins axées sur les produits de base et ont plus de valeur ajoutée
que les exportations hors du continent
• Figure 1 : Exportations intra-africaines et hors Afrique

• CEDEAO & PNUD (2021), Comprendre la ZLECAF : Guide pour les petites et moyennes entreprises
dans la région de la CEDEAO, 63 p.
PRESENTATION DE LA ZLECAf (4/6)
Ø OBJECTIFS
• 1. Créer un marché unique et libéralisé pour les marchandises et les services, facilité par la
circulation des personnes afin d’approfondir l’intégration économique du continent et conformément à
la vision panafricaine d’une »Afrique intégrée, prospère et pacifique » telle qu’énoncée dans l’Agenda
2063 ;
• 2. Contribuer à la circulation des capitaux et des personnes physiques et faciliter les
investissements en s’appuyant sur les initiatives et les développements dans les Etats parties et les
Communautés économiques régionales (CER) ;
• 3. Poser les bases de la création d’une union douanière continentale à un stade ultérieur ;
• 4. Promouvoir et réaliser le développement socio-économique inclusif et durable, l’égalité des
genres et la transformation structurelle des Etats parties ;
• 5. Renforcer la compétitivité des économies des Etats parties aux niveaux continental et mondial ;
• 6. Promouvoir le développement industriel à travers la diversification et le développement des
chaînes de valeurs régionales, le développement de l’agriculture et la sécurité alimentaire ; et
• 7. Résoudre les défis de l’appartenance à une multitude d’organisations qui se chevauchent, et
accélérer les processus d’intégration régionale et continentale (UA, 2018).
• NB : La ZLEC vise :
• la réduction des tarifs douaniers pour 90 % des produits, et
• la mise en place d’un marché libéralisé des services entre les États membres de l’UA (Jacquemot, 2019).
PRESENTATION DE LA ZLECAf (5/6)
Ø SECTEURS PRIORITAIRES ET OUTILS DE LA ZLECAf
Ø Secteurs prioritaires de la ZLECAf :

• CEDEAO (2021), Comprendre la ZLECAF : Guide pour les petites et moyennes entreprises dans
la région de la CEDEAO, 63 p.
PRESENTATION DE LA ZLECAf (6/6)
ØSECTEURS PRIORITAIRES ET OUTILS DE LA ZLECAf
ØLa ZLECAf sera régie par cinq instruments opérationnels :
• a. Les règles d’origine
• b. L’outil de tarification et de négociation de la ZLECAf
• c. Le suivi et l’élimination des obstacles non tarifaires
• d. Le système de paiement et de règlement panafricain
• e. L’Observatoire africain du commerce (CEDEAO & PNUD, 2021)
DEFIS (1/3)
Ø Synchroniser les communautés économiques régionales
• La stratégie d’intégration de l’UA est fondée sur l’existence des Communautés économiques régionales
(CER) comme « socles » pour aboutir à la création d’un bloc commercial continental unique. Un espoir qui
s’inscrit dans le long terme et qui passe nécessairement par la consolidation puis par la synchronisation des
diverses entités régionales existantes.
Ø Sortir des spécialisations primaires
• Les exportations subsahariennes sont « primaires » à près de 80 %, issues de l’agriculture, de la forêt, des
mines et du pétrole. Les biens manufacturés ne représentent qu’une part résiduelle et la part des produits de
haute technologie encore moins, avec 3 % du total en 2018.
Ø S’appuyer sur les dynamiques des marchés
• La Commission économique pour l’Afrique (CEA) estime que la ZLEC permettra de stimuler le commerce
intra-africain de plus de 50 % en supprimant les droits à l’importation, et de doubler ce commerce si les
obstacles non tarifaires sont également levés.
Ø Lever les pratiques anormales
• Les obstacles non tarifaires internes restent nombreux et bien enracinés : contingentements imprévus, refus
des conditions préférentielles, mauvaises conditions d’acheminement et de stockage…
• Malgré l’adoption de tarifs extérieurs communs, le commerce est resté entravé par des nombreux handicaps.
Parmi celles-ci citons ceux liés à la non-libre circulation des hommes. Les Africains ont besoin d’un visa pour
se rendre dans un autre pays africain dans la majorité des cas
Ø Intensifier le « contenu local »
• Depuis le début des années 2010, dans plusieurs pays, la politique dite du "contenu local" ou de la
"préférence nationale" tend à s’imposer. Elle est présentée comme un élément clé de l’industrialisation.
DEFIS (2/3)
Ø Définir les règles d’origine
• Les règles d'origine sont les critères permettant de déterminer le pays d'origine d'un produit.
L'objectif est de faire de ces règles un instrument de développement du commerce régional, de
création d’emploi et d’innovation technologique. Leur rôle est aussi de contribuer à la construction
et la consolidation du marché régional en neutralisant les effets négatifs induits par l'importation de
produits de pays tiers pouvant rentrer en concurrence avec les produits locaux et de créer des
distorsions sur les marchés
Ø Intensifier les convergences
• L'objectif déclaré est de libéraliser 90 % des produits commercialisés dans le cadre de la ZLEC.
Autoriser la protection sur 10 % des produits peut, en pratique, annuler une partie des avantages de
l'accord si les produits qui conserveront la protection sont choisis de manière stratégique.
Ø Créer des espaces de solidarité
• La solidarité exige un traitement spécial et différencié pour les pays les moins avancés (PMA) et
des ressources financières pour compenser les coûts d'intégration et pour indemniser les pays qui
présentent des écarts importants en termes de gains attendus d’une intégration plus étroite.
DEFIS (3/3)
ØRationaliser les relations hors ZLEC
• Avec la multiplication des partenaires commerciaux (Europe, États-Unis, Chine,
Inde, Japon, Turquie) et des régimes commerciaux (Accords de partenariat
économique avec l’Union européenne, régime « tout sauf les armes », système
généralisé de préférences tarifaires, régime PMA….), le paysage des relations
entre l’Afrique et l’extérieur, s’est incroyablement complexifié au regard de ce
qu’il était lors du Traité d’Abuja il y a près de trente ans.
ØRelever les défis logistiques
• Si l’on en croit le World Economic Forum, les entraves que rencontrent les pays
africains pour s’introduire dans les chaînes de valeur industrielles sont, dans un
ordre décroissant de gravité : l’accès difficile au financement, l’absence de
marchés régionaux des capitaux, les coûts élevés de transport, l’insuffisance des
infrastructures dans les télécommunications et l’énergie, la bureaucratie
inefficiente, la fiscalité lourde et instable, et la modeste qualification de la main-
d’œuvre (Jacquemot, 2019).
OPPORTUNITES (1/7)
Ø ZLECAf :
• offre une opportunité pour la transformation, la compétitivité et le développement économique
• Permet la stimulation du commerce intra-africain,
• Permet l’industrialisation de l’Afrique et la diversification de sa production au-delà de
l’énergie et des mines (CEA, 2022).
• Schéma:
Ø ZLECAf permettrait de
- de sortir de l’extrême pauvreté 30 millions d’habitants ;
- d’accroître le revenu de 68 millions d’autres personnes qui vivent avec moins de 5,50 dollars
par jour ;
- de gains potentiels de 450 milliards dont 300 milliards proviendraient des mesures de facilitation
du commerce visant à lever les freins bureaucratiques et à simplifier les procédures douanières;
- de mener à bien les réformes de fond nécessaires pour stimuler la croissance à long terme dans les
pays africains (Banque mondiale, 2020)
OPPORTUNITES (2/7)
• IMPACTS MACROECONOMIQUES DE LA ZLECAF
ØImplications sur la production
• Booster la production régionale à 211 milliards de dollars US en 2035.
• En termes de volume de production, la plupart des gains seront réalisés par le
secteur des services (147 milliards de dollars US), avec des gains moindres dans
le secteur manufacturier (56 Mds dollars US) et ressources naturelles (17 Mds
dollars US) et une légère baisse dans l’agriculture (8 Mds dollars US) par rapport
au niveau de référence en 2035.
ØImplications sur le commerce
• Accroissement substantiel du commerce à l’intérieur du continent.
• Augmentation du volume total des exportations de 29% à l’horizon 2035.
• Accroissement des exportations intracontinental de 81% alors que les exportations
aux pays non africains augmentera de 19%.
• Malgré ces changements, le commerce intracontinental resterait autour de 20% du
total du commerce pour le continent en 2035 (WBG, 2020).
OPPORTUNITES (3/7)
ØImplications sur le revenu réel
• Les gains provenant de la libéralisation des tarifs et de la réduction
des barrières non tarifaires (avec l’accroissement de l’accès au
marché aux marchés non africains) entraînerait un gain de 2,4% en
2035 pour le continent.
• 5% de gains (Côte d’Ivoire, Maroc, Namibie, Sénégal par exemple)
• 4.6% de gains pour le continent africain grâce à la facilitation du
commerce (WBG, 2020).
OPPORTUNITES (4/7)
ØImplications sur les recettes du gouvernement
• Faible impact à court terme sur les recettes fiscales pour la plupart des pays.
• Les recettes tarifaires diminueraient de 1,5% pour la plupart des pays.
• Diminution des recettes fiscales totales de plus de 0,3%, sauf pour Djibouti
(0,5%), la République du Congo (0,6%), la Gambie (0,9%) et la RDC
(0,9%)
• Explication :
- Faible part des M en provenance des pays africains en termes de recettes
tarifaires (moins de 10% en moyenne)
- Protection de la plupart des recettes tarifaires de la libéralisation avec des
listes d’exclusion parce que ces recettes sont fortement concentrées dans
quelques lignes tarifaires (WBG, 2020).
OPPORTUNITES (5/7)
ØEffets distributifs de la ZLECAf sur la pauvreté
• Dans le scénario de référence et dans toute l'Afrique, le taux d'extrême pauvreté
devrait baisser de 34,7 % en 2015 à 15,5 % d'ici 2030 et 10,9 % d'ici 2035.

ØEffets distributifs de la ZLECAf sur l’emploi


• Dans les conditions de référence, l'agriculture et le commerce de gros et de détail
fourniraient la moitié des emplois sur le continent.
• L'importance de l'agriculture en tant que source d'emploi devrait diminuer en 2035
pour atteindre 29,7 % de l'emploi total en Afrique, contre 35,9 % en 2020.
• Cette baisse est conforme aux tendances historiques à l'échelle mondiale et pour le
continent africain.
• La part du secteur du commerce de gros et de détail dans l'emploi total devrait
passer de 16,9 % en 2020 à 20 % d'ici 2035. (WBG, 2020).
OPPORTUNITES (6/7)
• OPPORTUNITES POUR LES ENTREPRISES APPARTENANT A DES FEMMES
• Jusqu’à 70 % des commerçants transfrontaliers sur le continent sont des femmes.
• Les États parties à la ZLECAf ont convenu de poursuivre l’égalité des genres et la promotion de
la capacité d’exportation des femmes à travers la ZLECAf.
• Ces objectifs nécessitent des mesures politiques et des investissements concrets afin de garantir que
les femmes puissent être mieux intégrées dans les chaînes de valeur, les emplois et les opportunités
découlant de la ZLECAf (PNUD, 2020).
OPPORTUNITES (7/7)
• CE QUE SIGNIFIE LA ZLECAf POUR LES PETITS ET MOYENS PRODUCTEURS ET
COMMERCANTS
• 1. Un meilleur accès au financement du commerce.
• 2. La croissance grâce à la ZLECAf signifie être capable de pénétrer de nouveaux marchés.
• 3. L’incitation à augmenter la fabrication grâce à la demande sur le marché africain qui créera plus
d’opportunités d’emploi.
• 4. Simplifier l’achat de matières premières en provenance d’autres pays africains. Cela signifie que
fabriquer certains biens et produits coûtera moins cher. La ZLECAf offrira également des
opportunités pour créer des entreprises d’assemblage dans d’autres pays africains.
• 5. Permettre aux grandes entreprises de s’associer à des PME afin de transformer les matières
premières, les former aux meilleures pratiques et transférer la technologie dans le processus.
• 6. À mesure que le niveau du commerce entre les pays africains augmente, les PME et les
commerçants gagneront plus d’argent et amélioreront leurs moyens de subsistance (CEDEAO &
PNUD, 2021).
BIBLIOGRAPHIE
• CEDEAO & PNUD (2021), Comprendre la ZLECAF : Guide pour les
petites et moyennes entreprises dans la région de la CEDEAO, 63 p.)
• Commission économique pour l’Afrique (2022), Effet potentiel de la
mise en œuvre de la ZLECAf: les principaux éléments à retenir
• Jacquemot B. (2019), Les 10 enjeux de la zone de libre échange
africaine, 19 p.
• Union Africaine (2022), Liste des pays qui ont signé, ratifié/adhèré.
Accord portant création de la Zone de Libre Echange Continentale
Africaine, 2 p.
• Union Africaine (2018), Accord portant création de la Zone de Libre-
Echange Continentale Africaine, 80 p.
• World Bank Group (2020), The African Continental Free Trade Area.
Economic and Distributional Effects, 138 p.
ANNEXES

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