0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
164 vues6 pages

Système de Culture

Document scolaire sur le système de culture agricole
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOCX, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
164 vues6 pages

Système de Culture

Document scolaire sur le système de culture agricole
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOCX, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

CORRECTION EXAMEN S.

C
1) L’approche systémique d’une exploitation agricole est basée sur 2 principes à
savoir :
- Principe 1 : l’exploitation agricole est considérée comme un système : En
effet, l’exploitation agricole ne peut plus être considérée comme la juxtaposition
de spéculations ou d’activités sans relation entre elles (élevage, productions
végétale, commercialisation des produits etc). C’est au contraire un ensemble
d’éléments qui sont en interaction, l’évolution de cet ensemble est orientée par
les objectifs que lui assignent les membres de la famille du chef d’exploitation
ou le groupe familial, dans un environnement donné. La compréhension de ces
relations est importante pour transformer l’ensemble du système, voire un de ses
éléments.
- principe 2 : le principe est basée sur la cohérence : « Les agriculteurs ont
des raisons de
faire ce qu’ils font », les décisions sont toujours en lien avec un objectif, parfois
en contradiction avec un autre objectif. La caractéristique essentielle de
l’approche systémique est «qu’elle commence chez le paysan (identification des
contraintes) et qu’elle finit chez le
paysan (propositions d’actions pour dépasser les contraintes) ».
La mise en œuvre de l’approche systémique comprend généralement deux
phases :
- Phase 1 : le diagnostic : Il vise à comprendre pour agir. Ici, le diagnostic
consiste à comprendre l’environnement de l’exploitation et les ressources de
l’exploitation :
 L’environnement de l’exploitation.
Il s’agit d’arriver à comprendre comment cet environnement peut
influencer les systèmes de production. On pourra s’intéresser à :
 L’environnement géographique :
- Climat : Température, pluviométrie, insolation, vent, etc.
- Topographie, pédologie, géologie, végétation, faune, etc.
 L’environnement économique :
- Activité agricole de la région (cultures pratiquées, types d’élevage,
niveau de
rendement, techniques culturales etc.), activités de transformation,
commercialisation, et les infrastructures.
 L’environnement humain et social :
- Ethnies, histoire du village, densité de population, mode d’accès à la
terre, niveau de formation, et d’organisation sociale etc.
 L'environnement politique.
- Politique agricole de l'Etat,
- Politique sectoriel etc.
 Les ressources de l’exploitation ( ou facteurs de production de
l’exploitation).
A savoir :
Les ressources naturelles (terres), le travail, le capital.
- Phase 2 : l’expérimentation et la diffusion : elle consiste à identifier
les résultats de recherche qui permettent de répondre aux contraintes que
rencontrent les agriculteurs, de programmer des actions de recherches et
enfin de procéder au test et à la diffusion des résultats.

2) Définition
Le capital : c’est l’ensemble des biens qui, par leur accumulation, sont à
l’origine de la production d’autres biens. On distingue :
 Le capital fixe.
Il est utilisé pendant plusieurs années, c’est-à-dire qu’il sert à plusieurs
cycles de production. Ici, nous avons :
- le matériel ou cheptel mort;
- les animaux ou cheptel vifs.
 Le capital circulant
C’est le capital qui est consommé au cours du processus de production. Il
est annuel et doit être reconstitué chaque année. Il est constitué par :
- les stocks, ou valeurs d’exploitation
- les disponibilités ou capital de roulement

3) Les paramètre pour à considérer pour construire les successions de


culture sont :

 L'effet précédent : se définit, pour une parcelle, comme la variation


d'état du milieu, entre le début et la fin de la culture considérée, sous
l'influence combinée du peuplement végétal et des techniques qui lui sont
appliquées, l'ensemble étant soumis aux influences climatiques. La
connaissance des effets précédents et des réactions des suivants à ces
effets permet de raisonner ergonomiquement la constitution des couples
(précédent, suivant).
 La sensibilité du suivant : se définit par l'ampleur des réactions de la
culture suivante ("n+1") à la diversité des états du milieu créé par la
culture de rang "n" (le précédent cultural), sous un climat donné et compte
tenu des techniques culturales utilisées sur le suivant. Le rendement
atteint par la culture suivante est souvent utilisé comme indicateur d'effet
précédent.
 L’effet cumulatif : est la résultante sur plusieurs années des effets
précédents.
4) Les interactions entre les différents systèmes de production au niveau de
l’exploitation concernent :
- le transfert de fertilité,
- l’utilisation des animaux dans la traction,
- l’alimentation animale,
- l’utilisation des ressources,
- l’utilisation des revenus, etc.
Exemples de complémentarité.
- Utilisation des animaux dans les travaux agricoles : transport, préparation du
sol,
- Apport de fumier par les animaux,
- Alimentation des animaux par les productions végétales,
- Conservation des sols par les cultures fourragers, etc...
Exemples de concurrence.
- Occupation de la main-d’œuvre familiale,
- Utilisation des parcelles,
- Utilisation des capitaux, etc..

CORRECTION CC S.C
Définition
- Système de culture : c’est le mode de mie en valeur homogène d’un milieu
caractériser par un type de succession de cultures et un degré d’intensification
dans l’utilisation des facteurs de production.
- L'itinéraire technique: c'est la suite logique et ordonnée des techniques
culturales
appliquées à une espèce végétale donnée.
- Rotation de culture : c'est l'ordre de succession de culture sur la
même parcelle au cours d’un temps.
- L’assolement : c’est la répartition sur l’exploitation des surfaces consacrées
aux différentes productions végétales.
- L’Agriculture Biologique : c’est une agriculture n’utilisant pas de produits
chimiques de synthèse ni d’organismes génétiquement modifiés.
Le principe de santé de l’agriculture biologique repose sur :
L’agriculture biologique devrait soutenir et améliorer la santé des sols, des
plantes, des
animaux, des hommes et de la planète, comme étant une et indivisible. Ce
principe souligne
que la santé des individus et des communautés ne peut être séparée de la santé
des écosystèmes, un sol sain produit une culture saine qui donnera la santé aux
animaux et aux
personnes. Le rôle de l’agriculture biologique, que ce soit en production, en
préparation, en
transformation, en distribution ou en consommation, est de soutenir et
d’accroître la santé des écosystèmes et des organismes du plus petit dans le sol
jusqu’aux êtres humains. En
particulier, l’Agriculture Biologique est destinée à produire des aliments de
haute qualité, qui sont nutritifs et contribuent à la prévention des maladies et au
bien-être. En conséquence, elle
se devrait d’éviter l’utilisation de fertilisants, pesticides, produits vétérinaires et
additifs
alimentaires qui peuvent avoir des effets pervers sur la santé.
Les modes de faire valoir de la ressource « terre » dans une exploitation
agricole sont :
On distingue les modes de faire-valoir suivants :
- le faire-valoir direct : l’exploitant est propriétaire des biens fonciers et du
capital d’exploitation ; il travaille, Il recueille le profit, mais subit seul les pertes
de son exploitation.

- le fermage : C’est un mode de faire-valoir indirect ; le fermier loue, par


contrat, la terre et les bâtiments ; il apporte le capital d’exploitation et le travail ;
- le métayage : C’est aussi un mode de faire-valoir indirect ; il associe dans la
conduite de l’exploitation
propriétaire et métayer, en vertu d’un contrat. Le propriétaire apporte le capital
foncier et tout
ou partie du capital d’exploitation et participe à la direction de l’entreprise. Le
métayer
travaille et possède une partie du capital d’exploitation.
BONNUS
Les éléments du système de culture sont :
 La superficie /localisation
 L’itinéraire technique /calendrier cultural
 L’association de culture/ assolement/ la rotation
 La production
 La destination des produits
Les critères de choix de l’ITK dépendent de :
- la culture considérée ou pratiquée : chaque culture a des exigences spécifiques
quant aux techniques à lui appliquer. De la préparation du sol à la mise en place
de la culture jusqu’à la récolte, les techniques différents selon les cultures
- le rendement escompté : il dépend du degré d’intensification de la culture.
C’est le cas de la fertilisation raisonnée en agriculture raisonnée
- la disponibilité des facteurs de production : possession de moyens nécessaire :
disponibilité du capital, des ressources naturelles, de la main d’œuvre ;
conditionnent le choix de l’itinéraire technique
Les principes fondamentaux du SCV sont :
- L’absence de travail du sol avec l’installation des cultures directement en
semis
direct
- L’utilisation d’une couverture végétale permanente
- La pratique d’une rotation et de l’association des cultures
Rôles des plantes de couverture dans le système SCV
- Sur le plan agronomique: elles permettent de contribuer significativement au
contrôle de l’érosion, à une meilleure économie de l’eau, et au contrôle et à la
sélection des flores adventices. C’est une source important de nutriments et
habitat des faunes et flores variées. Elles permettent le contrôle des maladies et
des ravageurs, l’effet
allèlopathiques, l’exploration différentielle du profil du sol.
- Sur le plan alimentaire: Certaines plantes de couvertures peuvent contribuer
à l’alimentation humaine et animale, soit par la production de fourrages, soit par
la production
de graines.
- Sur le plan socio-économique: L’emploi des plantes de couverture permet
d’abaisser les
coûts de production et favorise la fixation et l’intensification de l’agriculture, de
contribuer à
la conservation des ressources et au ralentissement de l’exode rural.

Les étapes de décisions d'assolement sont :


1ere étape : définir la zone où une culture peut être cultivée : chaque culture a
des exigences propres en termes de type de sol qu'il convient de respecter : ainsi
une culture exigeante en eau comme le maïs demandera des sols profonds, une
culture de pois sera difficile dans les terrains pierreux. La prise en compte de ces
contraintes définit pour chaque culture la zone cultivable comme la portion de
territoire où elle peut être cultivée.

2eme étape : définir des délais de retour possible : La considération des effets
précédents, des
sensibilités du suivant permet de préciser les possibilités de monoculture ou au
contraire
d'imposer des durées minimales à respecter entre 2 cultures. Elle permet
d'organiser
l'évolution au cours du temps de ces assolements à travers le choix de
successions de culture.
3eme étape : établir une hiérarchie entre les cultures : L'agriculteur établit
généralement une hiérarchie entre les cultures, souvent à partir des résultats
économiques probables. Quand cette hiérarchie est stable, on peut arriver à un
assolement et des successions de culture quasi constants d'une année sur l'autre.
Quand ce n'est pas le cas, l'assolement est réajusté chaque année éventuellement
au détriment du respect des règles de succession.

Vous aimerez peut-être aussi