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Plan D

Le projet de ferme intégrée agro-pastorale et arboricole, porté par NZOGH AZEME GILLES CHRIST, vise à établir une exploitation moderne de 300 hectares au Gabon, combinant aviculture, élevage bovin et ovin, pisciculture, cultures vivrières et transformation agroalimentaire. Avec un coût total de 1 milliard FCFA, le projet prévoit la création de 250 emplois directs et 500 indirects, tout en visant un chiffre d'affaires annuel de 5,7 milliards FCFA à maturité. Ce projet répond aux enjeux de sécurité alimentaire et de diversification économique du Gabon, tout en promouvant un modèle de développement durable.
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Plan D

Le projet de ferme intégrée agro-pastorale et arboricole, porté par NZOGH AZEME GILLES CHRIST, vise à établir une exploitation moderne de 300 hectares au Gabon, combinant aviculture, élevage bovin et ovin, pisciculture, cultures vivrières et transformation agroalimentaire. Avec un coût total de 1 milliard FCFA, le projet prévoit la création de 250 emplois directs et 500 indirects, tout en visant un chiffre d'affaires annuel de 5,7 milliards FCFA à maturité. Ce projet répond aux enjeux de sécurité alimentaire et de diversification économique du Gabon, tout en promouvant un modèle de développement durable.
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jPLAN D’AFFAIRE

*********

TITRE DU PROJET
PROJET DE FERME
INTEGREE, ELEVAGE
ET
ARBORICULTURE
FICHE SYNOPTIQUE

Titre du projet : Ferme intégrée agro-pastorale et


arboricole

Promoteur : NZOGH AZEME NZOGH OBIANG GILLES CHRIST


S/V

Localisation : Province du Woleu-Ntem, MEKOME MINTSA MI EBEH


CANTON NYE Gabon

Superficie totale : 300 hectares

Composantes :
Aviculture (poulets de chair & pondeuses)
Embouche bovine et ovine
Pisciculture (tilapia)
Cultures vivrières et arboriculture
Usine de provenderie
Abattoir moderne et unité de transformation

Coût global du projet : 1 000 000 000 FCFA


Emplois directs créés : 250
Emplois indirects : 500+
Chiffre d’affaires annuel attendu (à maturité) : 2,5 milliards
FCFA

Taux de rentabilité interne (TRI) : 30%


Délai de récupération du capital : 3 ans
RESUME DU PROJET
Ce présent projet est initié par Mr NZOGH AZEME GILLES CHRIST
DE L’ENTREPRISE AGRI-VERT PRO.
Le présent projet consiste en la création d’une ferme intégrée moderne
au Gabon, combinant l’élevage, l’agriculture, la pisciculture et la
transformation agroalimentaire. L’ambition est de mettre en place une
structure agro-industrielle de référence qui répondra durablement aux
enjeux de sécurité alimentaire, d’autosuffisance nationale et de création
d’emplois.
Implantée dans la province du Woleu-Ntem, dans le département du
woleu au village MEKOME MINTSA MI EBEH dans le canton NYE
sur une superficie de 300 hectares, la ferme sera organisée en plusieurs
pôles complémentaires :
Pôle avicole : production de 50 000 poulets de chair par cycle (quatre
cycles par an, soit 200 000 poulets) et 20 000 poules pondeuses avec une
capacité de 15 millions d’œufs par an.

Pôle bovin et ovin : embouche et reproduction de 200 bovins et 500


ovins, avec une capacité annuelle estimée à 150 tonnes de viande rouge.

Pôle piscicole : installation de 10 bassins de 1 000 m² chacun,


produisant environ 100 tonnes de tilapia par an.

Pôle agricole et arboricole : développement de 200 hectares de


grandes cultures vivrières et fourragères (maïs, soja, arachide) pour
l’alimentation animale, et mise en place de 100 hectares de vergers et
plantations (bananeraies, manguiers, avocatiers, safoutiers) destinés à la
consommation et à la vente.
Pôle transformation et logistique : construction d’un abattoir
moderne, d’une usine de provenderie (fabrication d’aliments pour
animaux), d’une unité de transformation agroalimentaire (découpe,
fumage, emballage), et mise en place d’un système de stockage et de
distribution (magasins, chambres froides, véhicules frigorifiques).

Le projet, d’un coût total de 1 000 000 000 FCFA, sera financé par un
crédit sollicité de1 000 000 000 FCFA. Le plan de financement inclut
également un fonds de roulement destiné à assurer la viabilité des trois
premières années d’exploitation.

Sur le plan économique, la ferme intégrée vise un chiffre d’affaires


annuel de 5,7 milliards FCFA à maturité (année 5), pour des charges
d’exploitation estimées à 4 milliards FCFA, soit un résultat net supérieur
à 1,7 milliard FCFA/an. Les indicateurs financiers révèlent une valeur
actuelle nette positive (VAN) et un taux de rentabilité interne (TRI)
supérieur à 30%, ce qui démontre la viabilité et la bancabilité du projet.
Le capital investi devrait être récupéré dans un délai de trois (03) ans.

Au-delà de sa rentabilité économique, le projet aura un impact social


majeur :
Création de 250 emplois directs (techniciens agricoles, vétérinaires,
ouvriers, cadres administratifs) et plus de 500 emplois indirects
(transporteurs, commerçants, revendeurs).
Réduction de la dépendance alimentaire du Gabon vis-à-vis des
importations de volailles, viandes congelées et œufs.
Contribution significative à la sécurité alimentaire nationale et à la
diversification de l’économie hors pétrole.
Transmission de savoir-faire et formation des jeunes aux métiers agro-
pastoraux.

En résumé, ce projet s’inscrit pleinement dans la stratégie de


diversification économique du Gabon et constitue une réponse structurée
aux défis de l’autosuffisance alimentaire, de la création d’emplois et du
développement durable.

I. GÉNÉRALITÉS
1.1 Contexte et justification

L’agriculture et l’élevage constituent des secteurs stratégiques pour le


développement économique et social du Gabon. Malgré son potentiel
agricole considérable estimé à plus de 5 millions d’hectares de terres
arables le pays dépend encore largement des importations alimentaires
pour satisfaire sa consommation intérieure. Plus de 70 % des produits
alimentaires consommés (volaille, viande, poissons, produits maraîchers)
proviennent de l’étranger, notamment du Brésil, de l’Europe et des pays
voisins de la sous-région CEMAC.
Cette forte dépendance fragilise la sécurité alimentaire nationale et
exerce une pression sur la balance commerciale. Dans un contexte où la
diversification économique est devenue une priorité nationale, la relance
de la production agricole et agro-pastorale locale apparaît comme une
solution incontournable pour :
Réduire les importations et favoriser la consommation de produits
locaux ;
Renforcer la souveraineté alimentaire du Gabon ;
Créer des emplois pour les jeunes et les femmes, en particulier en
milieu rural ;

Promouvoir un modèle de développement durable et inclusif, basé


sur la valorisation des ressources locales.

Dans ce cadre, le présent projet de ferme intégrée, combinant


agriculture, élevage, pisciculture et transformation, s’inscrit en parfaite
cohérence avec les orientations stratégiques du Plan Stratégique Gabon
et de la Stratégie Nationale de Développement Agricole et Rural. Il
constitue une réponse concrète aux besoins du pays en matière
d’autosuffisance alimentaire, de diversification économique et de lutte
contre le chômage des jeunes.

1.2 Présentation du promoteur

Le projet est porté par Monsieur NZOGH AZEME NZOGH OBIANG


GILLES CHRIST de le GIE AGRI-VERT PRO en partenariat avec, une
structure en cours de légalisation constituée au Gabon, dont l’objectif
principal est le développement de projets agro-pastoraux intégrés.

Le promoteur et son équipe disposent :

 D’une expérience avérée dans l’agriculture, l’élevage et la gestion


de projets communautaires ;
 D’une expertise technique acquise auprès de partenaires nationaux
et internationaux dans les domaines de l’aviculture, de l’embouche
bovine et ovine, de la pisciculture et des cultures vivrières ;
 D’un réseau de partenariats stratégiques avec des fournisseurs
d’intrants, des vétérinaires, des techniciens agricoles et des
structures de financement ;
 D’une vision claire consistant à transformer l’agriculture gabonaise
en un secteur moderne, rentable et créateur d’emplois.

L’initiative bénéficie de l’appui d’une équipe pluridisciplinaire composée


de techniciens agricoles, ingénieurs en agronomie, vétérinaires,
économistes et gestionnaires.

1.3 Objectifs et motivations du projet


L’objectif global est de mettre en place une ferme intégrée moderne et
durable capable de produire localement, de transformer et de
commercialiser des produits alimentaires de qualité, compétitifs face aux
importations.

Les motivations principales du projet sont :


 Répondre à la demande croissante en produits avicoles, carnés,
halieutiques et maraîchers, non couverte par l’offre nationale
actuelle ;
 Créer des emplois décents et durables en milieu rural, en intégrant
les jeunes et les femmes dans la chaîne de valeur ;
 Renforcer la capacité de production locale à travers la mécanisation
agricole et la modernisation des infrastructures ;
 Assurer une production durable et respectueuse de
l’environnement, grâce à l’utilisation des sous-produits agricoles et
des déchets d’élevage pour fertiliser les sols et réduire les pertes
post-récolte ;

Constituer un modèle pilote de ferme intégrée au Gabon, susceptible


d’être reproduit dans d’autres provinces.

1.4 Localisation du projet

 Le projet sera implanté dans la province du Woleu-Ntem, une


région stratégique pour plusieurs raisons :
 Disponibilité de terres fertiles propices aux grandes cultures et à
l’arboriculture ;
 Climat favorable (pluviométrie abondante, sols variés) adapté à la
production vivrière et à l’élevage ;
 Proximité des marchés de consommation locaux (Oyem, Bitam) et
accès à Libreville par voie routière ;
 Main-d’œuvre abondante et disponibilité de jeunes à insérer dans
les activités agricoles ;
 Potentiel de développement régional dans un contexte de
programmes publics de soutien à l’agriculture et à l’entrepreneuriat
rural.

II. PRÉSENTATION DU PROJET

2.1 Objet du projet


Le présent projet consiste en la mise en place d’une ferme agro-pastorale
intégrée de grande envergure au Gabon, combinant l’élevage (aviculture,
bovins, ovins), la pisciculture, les cultures vivrières et l’arboriculture,
ainsi qu’une unité moderne de transformation et de commercialisation.
L’intégration des différentes filières agricoles et animales dans une même
structure permettra de créer des synergies internes (valorisation des
sous-produits, réduction des coûts d’alimentation et d’intrants,
diversification des sources de revenus) et d’assurer une rentabilité
durable.

2.2 Vision du projet

La vision est de développer une ferme de référence en Afrique centrale,


capable de contribuer à l’autosuffisance alimentaire du Gabon, de réduire
significativement les importations de volailles et de viande, et de
promouvoir une agriculture moderne, mécanisée et respectueuse de
l’environnement.
Le projet ambitionne de devenir un modèle pilote, reproductible dans
d’autres provinces du Gabon et au sein de la sous-région CEMAC.

2.3 Objectifs spécifiques

Le projet vise à :

 Produire localement des volumes significatifs de volailles, viandes


rouges, poissons, œufs, produits maraîchers et arboricoles afin de
répondre à la demande nationale.
 Assurer une intégration verticale : production → transformation →
conditionnement → distribution.
 Créer 250 emplois directs et 500 indirects pour lutter contre le
chômage des jeunes et l’exode rural.
 Former et insérer les jeunes et les femmes dans les métiers agro-
pastoraux.
 Renforcer la sécurité alimentaire du Gabon et réduire la
dépendance aux importations.
 Valoriser durablement les terres agricoles en exploitant 300
hectares selon les normes modernes de production.
2.4 Composantes du projet

Le projet se décline en cinq pôles intégrés et complémentaires :

1. Pôle avicole
Production de 50 000 poulets de chair par cycle (200 000 poulets/an)
Élevage de 20 000 poules pondeuses avec une production annuelle
estimée à 15 millions d’œufs.
Construction de poulaillers modernes, équipés de systèmes d’aération,
d’abreuvement automatique et d’alimentation jo.

2. Pôle bovin et ovin

Embouche et reproduction de 200 bovins et 500 ovins/caprins.


Production annuelle de 150 tonnes de viande rouge, destinée à
l’approvisionnement des marchés urbains et ruraux.
Aménagement de bergeries et étables modernes, avec suivi vétérinaire
permanent.

3. Pôle piscicole

Mise en place de 10 bassins piscicoles de 1 000 m² chacun, destinés à


l’élevage de tilapia.
Capacité de production : 100 tonnes/an de poisson frais, orientés vers les
marchés locaux et régionaux.

4. Pôle agricole et arboricole


200 hectares de grandes cultures (maïs, soja, arachide) pour
l’autoconsommation animale (provenderie) et la vente.
100 hectares de plantations arboricoles : banane plantain, manguiers,
avocatiers, safoutiers.
Production maraîchère sur 50 hectares : tomates, piments, aubergines,
choux et gombos.
Système d’irrigation moderne (forages, motopompes, réseaux d’arrosage
goutte-à-goutte).

5. Pôle transformation et logistique

Abattoir moderne pour volailles et bovins, respectant les normes


sanitaires.
Usine de provenderie pour la production d’aliments de qualité à base de
maïs et soja local.
Unité de transformation agroalimentaire (découpe, fumage,
conditionnement et emballage sous marque).
Magasins de stockage et chambres froides pour réduire les pertes post-
récolte.
Flotte logistique composée de camions frigorifiques et de véhicules
utilitaires pour assurer la distribution.

2.5 Public cible et bénéficiaires

Les principaux bénéficiaires du projet sont :


Les ménages gabonais en quête de produits alimentaires frais et de
qualité ;
Les supermarchés, hôtels, restaurants et cantines scolaires ;
Les marchés urbains et ruraux (Oyem, Bitam, Libreville, Ntoum,
Franceville) ;
Les jeunes et femmes ruraux qui bénéficieront d’emplois, de formation et
de sous-traitance dans la chaîne de valeur.

2.6 Avantages comparatifs du projet


Intégration complète des filières (élevage, agriculture, transformation,
distribution).
Réduction des coûts de production grâce à l’autoproduction de maïs et
soja pour l’alimentation animale.
Respect des normes sanitaires et de qualité, garantissant la confiance des
consommateurs.
Positionnement stratégique dans une province disposant de terres fertiles
et proche des grands marchés.
Impact socio-économique fort : emplois, formation, réduction des
importations, stimulation de l’économie locale

II. ÉTUDE DE MARCHÉ

3.1 Présentation générale du marché agricole et agro-pastoral au


Gabon

Le Gabon, avec une population estimée à environ 2,4 millions d’habitants


en 2025, présente un marché alimentaire dynamique et en croissance.
L’urbanisation rapide (près de 87 % de la population vit en ville,
principalement à Libreville, Port-Gentil, Franceville et Oyem) entraîne
une forte demande en produits alimentaires de qualité, diversifiés et
disponibles en permanence.
Pourtant, malgré son potentiel agricole, le Gabon dépend encore
largement des importations pour couvrir ses besoins :
Plus de 70 % de la volaille et des œufs consommés sont importés
(principalement du Brésil, de l’Europe et de pays de la sous-région).
La consommation de viande rouge (bovine et ovine) est majoritairement
satisfaite par des importations de bœuf congelé, faute d’une production
locale structurée.
Le secteur halieutique est dominé par la pêche artisanale, insuffisante
pour satisfaire la demande croissante en poisson frais.
Les produits maraîchers (tomates, choux, aubergines, piments, gombos)
connaissent des pénuries cycliques et une grande variabilité de prix en
raison de la dépendance saisonnière et de l’insuffisance de stockage.

Ainsi, le marché gabonais offre une opportunité exceptionnelle pour une


ferme intégrée, capable de produire et de distribuer des produits frais et
transformés en circuits courts et compétitifs.

3.2 Étude de l’offre actuelle

L’offre locale est dominée par :


Aviculture traditionnelle : des petits producteurs qui élèvent en moyenne
entre 100 et 500 poules, destinées à l’autoconsommation ou à la vente
locale. Cette production reste limitée et irrégulière.
Bétail bovin et ovin : la filière est peu organisée, la production locale est
marginale et ne couvre qu’une faible part de la demande urbaine.
Pisciculture : quelques projets pilotes existent (notamment tilapia et
silure), mais la production nationale est encore inférieure à 1 500 tonnes
par an, très en dessous de la demande.
Maraîchage et arboriculture : plusieurs exploitations de taille moyenne
existent, mais elles souffrent du manque d’infrastructures de
conservation, d’irrigation et d’écoulement.
L’offre gabonaise reste insuffisante et peu compétitive face aux
importations massives qui inondent les marchés urbains.
tr
3.3 Analyse de la demande

La demande en produits alimentaires est en forte croissance, tirée par :


La croissance démographique et l’urbanisation.
La hausse du pouvoir d’achat d’une classe moyenne émergente.
La préférence des consommateurs urbains pour des produits frais, locaux
et traçables.

Quelques estimations de consommation au Gabon :


Volaille : La consommation moyenne est estimée à 12 kg par habitant et
par an → soit environ 29 000 tonnes/an. Or, la production locale ne
couvre que 20 % des besoins.

Œufs : La demande est estimée à 200 millions d’unités par an, alors que
la production locale ne dépasse pas 30 %.

Viande bovine et ovine : La consommation annuelle est de 8 à 10


kg/habitant → environ 20 000 tonnes/an, dont plus de 80 % sont importés.

Poisson : Consommation moyenne de 25 kg/habitant → environ 60 000


tonnes/an, mais la pêche locale n’en couvre qu’une partie.

Produits maraîchers : La demande urbaine est estimée à plus de 150


000 tonnes/an, avec des déficits réguliers et des importations de tomates,
oignons et pommes de terre du Cameroun et du Maroc.

Ces chiffres montrent clairement un déséquilibre entre l’offre et la


demande, ouvrant un large espace au projet.

3.4 Analyse de la concurrence

Le marché gabonais est caractérisé par :

 Une concurrence internationale : importations massives de volailles


congelées (principalement du Brésil et d’Europe) vendues à bas
prix.
 Une concurrence locale faible et désorganisée : quelques fermes
avicoles modernes (dans l’Estuaire et le Haut-Ogooué) mais avec
des capacités limitées et des difficultés d’approvisionnement en
intrants.
 Un marché captif pour les produits locaux frais : les consommateurs
préfèrent la volaille et la viande produites localement lorsqu’elles
sont disponibles, en raison de la qualité et de la fraîcheur.

Avantage concurrentiel du projet :

 Capacité de production à grande échelle (300 ha, intégration


verticale).
 Diversification (volaille, bovins, pisciculture, cultures,
transformation).
 Marque locale certifiée, garantissant qualité et traçabilité.
 Maîtrise des coûts grâce à l’autoproduction de maïs et soja pour
l’alimentation animale.

3.5 Marché cible

Le projet ciblera trois segments de clientèle :

1. Marchés urbains (Libreville, Oyem, Ntoum, Port-Gentil, Franceville) :


supermarchés, restaurants, hôtels, cantines scolaires.

2. Marchés ruraux et semi-urbains : vente directe aux ménages et


commerçants locaux.

3. Institutions : contrats d’approvisionnement avec les forces armées,


hôpitaux, écoles et programmes alimentaires gouvernementaux.

3.6 Stratégie de commercialisation

La stratégie commerciale reposera sur quatre axes :


Qualité et traçabilité : production conforme aux normes sanitaires,
avec une marque locale forte.
Prix compétitifs : grâce à la réduction des coûts d’intrants et la
production en circuit intégré.
Distribution efficace : mise en place d’un réseau de points de vente,
partenariats avec grossistes et supermarchés, flotte de camions
frigorifiques.
Promotion et communication : campagnes médiatiques (radios locales,
TV, réseaux sociaux), dégustations, packaging attractif.

3.7 Opportunité et potentiel du marché

Le marché gabonais représente une opportunité stratégique


majeure pour une ferme intégrée de grande envergure :

Demande forte et croissante en protéines animales et produits


maraîchers.
Offre locale insuffisante et peu structurée.
Soutien des politiques publiques en faveur de l’agriculture et de la
souveraineté alimentaire.
Préférence des consommateurs pour les produits locaux, frais et
traçables.

Le projet s’inscrit donc dans une niche porteuse, avec un potentiel de


rentabilité élevé et une capacité de croissance soutenue.
IV. ÉTUDE TECHNIQUE

4.1 Processus de production


La ferme intégrée repose sur un modèle circulaire et complémentaire, où
chaque activité valorise les sous-produits de l’autre, réduisant ainsi les
pertes et optimisant la rentabilité :

Aviculture : production de poulets de chair et d’œufs de consommation.


Les fientes sont utilisées comme engrais organique pour les cultures.

Embouche bovine et ovine : engraissement d’animaux pour


l’approvisionnement en viande fraîche. Les déjections animales servent à
fertiliser les sols et à alimenter la pisciculture (production de
phytoplancton).

Pisciculture : production de tilapia dans des bassins contrôlés. Les eaux


des bassins enrichies en nutriments sont réutilisées pour l’irrigation des
cultures.

Cultures vivrières et arboriculture : production de maïs, soja et


arachide pour la provenderie, en plus de cultures maraîchères et
arboricoles destinées au marché.

Transformation : abattage, découpe, fumage, conditionnement et


emballage sous une marque locale, afin de garantir la valeur ajoutée et la
compétitivité du projet.

Ce système intégré assure une autonomie partielle en intrants, une


meilleure gestion des ressources et une rentabilité durable.

4.2 Infrastructures prévues


Les infrastructures constituent un axe stratégique du projet. Elles seront
construites en plusieurs blocs fonctionnels sur une superficie totale de
300 hectares :

1. Bloc avicole

8 poulaillers modernes de grande capacité (climatisés et ventilés, avec


système d’abreuvement automatique).
Magasin de stockage des intrants et salle de vaccination.
Aire de quarantaine pour poussins.

2. Bloc bovin et ovin


Étables et bergeries équipées (abreuvoirs, mangeoires, systèmes d’ombre
et d’aération).
Parc de contention pour le suivi vétérinaire.
Zone de pâturage améliorée (10 ha).

3. Bloc piscicole
10 bassins en terre battue de 1 000 m² chacun, reliés par un système de
canalisation.
Station de pompage avec forage et motopompes.
Laboratoire de suivi sanitaire et d’alimentation piscicole.

4. Bloc agricole et arboricole


200 ha de maïs, soja et arachide (rotations annuelles).
100 ha de plantations fruitières (bananiers, manguiers, safoutiers,
avocatiers).
Système d’irrigation intégré (forages, pompes solaires, réseau goutte-à-
goutte et aspersion).
Hangar de stockage des récoltes.

5. Bloc transformation et stockage


Abattoir moderne aux normes sanitaires (volaille et bovins).
Unité de provenderie (capacité 5 tonnes/heure).
Chambres froides de conservation (positive et négative).
Unité de transformation pour la découpe, fumage et conditionnement.
Magasin de stockage des produits finis.

6. Bloc administratif et social


Bureaux administratifs et salle de réunion.
Centre de formation et d’encadrement technique.
Logements pour les techniciens et ouvriers permanents.

7. Bloc logistique
Garage et atelier de maintenance.
Parc automobile comprenant 3 camions frigorifiques et 5 véhicules
utilitaires.

4.3 Équipements et matériels nécessaires

Matériels agricoles : tracteurs, motobineuses, pulvérisateurs, semoirs,


désherbeurs mécaniques.
Équipements d’aviculture : incubateurs, mangeoires, abreuvoirs
automatiques, cages de ponte, broyeurs d’aliments.
Équipements de pisciculture : pompes à eau, filets de récolte, balance
industrielle, kits d’analyse de l’eau.
Équipements de transformation : abattoir semi-automatique,
congélateurs industriels, fumoirs, scelleuses et conditionneuses.
Équipements de stockage : silos à grains, chambres froides, palox.
Énergie : panneaux solaires, générateurs de secours.
4.4 Organisation des ressources humaines
Le projet nécessitera une équipe pluridisciplinaire répartie comme suit :

Direction et administration : Directeur de projet, gestionnaire


administratif et financier, responsable commercial, secrétaire.
Pôle avicole : 1 vétérinaire, 2 techniciens avicoles, 15 ouvriers.
Pôle bovin et ovin : 1 vétérinaire, 2 techniciens zootechniciens, 10
ouvriers.
Pôle piscicole : 1 ingénieur piscicole, 2 techniciens, 8 ouvriers.
Pôle agricole et arboricole : 1 ingénieur agronome, 4 techniciens
agricoles, 40 ouvriers permanents + ouvriers saisonniers.

Transformation et logistique : 1 ingénieur agroalimentaire, 10


techniciens de production, 6 chauffeurs.
Suivi et maintenance : 1 ingénieur en génie rural, 4 techniciens.
Personnel de soutien : 2 gardiens, 2 magasiniers, 1 comptable.

Au total, environ 250 emplois directs permanents seront créés.

4.5 Chronogramme de mise en œuvre

Le projet sera mis en œuvre en trois phases principales :

Phase 1 (0 – 12 mois) :
Acquisition et aménagement du site.
Construction des infrastructures de base (clôtures, routes internes,
forage, bâtiments).
Installation du bloc avicole (poulaillers), piscicole (bassins) et agricole
(premiers 100 ha).

Phase 2 (12 – 24 mois) :


Mise en place de l’abattoir, de l’usine de provenderie et des chambres
froides.
Extension des cultures (200 ha supplémentaires) et plantations fruitières
(100 ha).
Démarrage de la production avicole, piscicole et maraîchère.

Phase 3 (24 – 60 mois) :


Montée en puissance progressive des volumes de production.
Développement du réseau de distribution.
Rentabilisation et stabilisation des flux financiers.

4.6 Pertinence technique


La conception du projet repose sur des technologies éprouvées et
adaptées au contexte gabonais :
Utilisation de systèmes d’irrigation modernes pour pallier la variabilité
climatique.
Autoproduction d’aliments pour réduire la dépendance aux importations
de provendes.
Approche intégrée (élevage–agriculture–transformation) garantissant une
diversification des revenus.
Respect des normes de biosécurité et de traçabilité pour garantir la
qualité des produits.

V. ÉTUDE FINANCIÈRE
5.1 Hypothèses de base
L’étude repose sur les hypothèses suivantes :
Superficie exploitée : 300 hectares (200 ha grandes cultures, 100 ha
arboriculture + zones d’élevage et pisciculture).
Capacité annuelle :
Aviculture : 200 000 poulets de chair/an + 20 000 pondeuses (15
millions d’œufs).
Embouche bovine & ovine : 200 bovins + 500 ovins → 150 tonnes de
viande/an.
Pisciculture : 100 tonnes/an de tilapia.
Grandes cultures : 2 000 tonnes/an de maïs, soja et arachide.
Arboriculture & maraîchage : 400 tonnes/an.

Prix moyens de vente (2025) :


Poulet de chair : 3 000 FCFA/kg.
Œufs : 100 FCFA/unité.
Viande bovine/ovine : 3 500 FCFA/kg.
Tilapia : 2 500 FCFA/kg.
Cultures & fruits : 200 – 500 FCFA/kg selon spéculation.
Charges d’exploitation : salaires, intrants, énergie, maintenance,
alimentation animale, services extérieurs.
Taux de croissance des ventes : 5 %/an.
Taux de croissance des charges : 3 %/an.
Durée d’amortissement des infrastructures : 10 ans (moyenne
5.2 Répartition du coût global du projet (1 milliard FCFA)
Poste d’investissement Montant (FCFA)
Aménagement foncier et clôtures 80 000 000
Infrastructures agricoles (poulaillers, 180 000 000
étables, bassins)
Usine de provenderie & abattoir 200 000 000
moderne
Chambres froides & unité de 100 000 000
transformation
Arboriculture & cultures vivrières 80 000 000
(semences, plants, engrais, irrigation)
Matériels agricoles et engins 100 000 000
(tracteurs, motobineuses, véhicules
utilitaires)
Logistique & transport (3 camions 70 000 000
frigorifiques + 5 utilitaires)
Fonds de roulement initial (3 ans) 50 000 000
Formation, assistance technique, 20 000 000
suivi-évaluation
Divers & imprévus (10 %) 120 000 000
TOTAL 1 000 000 000

5.3 Charges d’exploitation annuelles (année 1)

Poste Montant annuel (FCFA)

Masse salariale (250 employés 300 000 000


directs)
Intrants avicoles (poussins, aliments, 250 000 000
vaccins)
Intrants bovins/ovins (aliments, soins 100 000 000
vétérinaires)
Intrants piscicoles (alevins, aliments, 50 000 000
produits sanitaires)
Intrants agricoles (semences, engrais, 120 000 000
phytosanitaires)
Énergie et eau (pompage, électricité, 40 000 000
carburant)
Maintenance & renouvellement 30 000 000
matériel
Services extérieurs (transport, 40 000 000
communication, marketing)
Divers & imprévus 20 000 000
TOTAL 950 000 000

NB : les charges d’exploitation sont élevées en année 1 car elles incluent la


mise en route (importation de reproducteurs, premiers semis, intrants massifs).

5.4 Prévisions de recettes annuelles (année 1 à 5)

Activité Quantité/an Prix unitaire Recettes (FCFA)


(FCFA)
Poulets de chair 1 000 000 kg 3 000 3 000 000 000
(1 000 tonnes)
Œufs (15 15 000 000 unités 100 1 500 000 000
millions)
Viande 150 000 kg 3 500 525 000 000
bovine/ovine (150
tonnes)
Tilapia (100 100 000 kg 2 500 250 000 000
tonnes)
Cultures vivrières 2 000 000 kg 200 400 000 000
(2 000 tonnes)
Arboriculture 400 000 kg 500 200 000 000
(400 tonnes)
TOTAL — — 5 875 000 000

5.5 Compte d’exploitation prévisionnel (5 ans)

Année Recettes (FCFA) Charges (FCFA) Résultat brut


(FCFA)
Année 1 3 500 000 000 2 800 000 000 700 000 000
Année 2 4 500 000 000 3 200 000 000 1 300 000 000
Année 3 5 200 000 000 3 600 000 000 1 600 000 000
Année 4 5 600 000 000 3 900 000 000 1 700 000 000
Année 5 5 875 000 000 4 000 000 000 1 875 000 000

5.6 Rentabilité du projet

Valeur Actuelle Nette (VAN) : positive (> 4 milliards FCFA).


Taux de Rentabilité Interne (TRI) : ≈ 30 % (supérieur au taux d’intérêt bancaire
moyen de 7-10 %).
Indice de profitabilité (IP) : > 2,5 → chaque franc investi génère au moins 2,5
FCFA de valeur.
Délai de récupération du capital investi (Payback Period) : environ 3 ans.

5.7 Sensibilité financière


Une baisse de 10 % des recettes → Résultat net positif, TRI maintenu > 20 %.
Une hausse de 10 % des charges → Résultat net réduit, mais VAN toujours
positive.
Conclusion : le projet est robuste et résilient face aux variations du marché.

VI. FLUX DE TRÉSORERIE PRÉVISIONNELS (5 ANS)


6.1 Hypothèses financières

Investissement initial : 1 000 000 000 FCFA


Croissance des ventes : +5 %/an.
Croissance des charges : +3 %/an.
Impôt sur les sociétés (IS) : 30 %.

6.2 Tableau simplifié des flux de trésorerie (en millions FCFA)

Année Recett Charges Résult Service de Impôt Cash-flow


es d’exploita at brut la dette (30%) net
tion
0 — — — — — -1 000
(investissem
ent initial)
1 3 500 2 800 700 63 (intérêts) 192 445
2 4 500 3 200 1 300 240 318 742
(capital+inté
rêts)
3 5 200 3 600 1 600 240 408 952
4 5 600 3 900 1 700 240 438 1 022
5 5 875 4 000 1 875 240 490 1 145

6.3 Analyse des flux


Année 1 : malgré le remboursement limité aux intérêts, le projet génère déjà un
cash-flow net positif de 445 M FCFA.

Année 2 : démarrage du remboursement du capital (240 M/an), mais le projet


maintient une forte trésorerie (742 M FCFA).

Années 3 à 5 : montée en puissance → cash-flow net croissant, dépassant le


milliard par an à partir de l’année 4.

Payback period : le projet couvre intégralement son investissement initial dès


la fin de l’année 2 – début année 3.

Excédent cumulé de trésorerie à 5 ans : environ 4 300 M FCFA.


6.4 Points forts financiers
Projet hautement liquide → forte capacité de remboursement.
Solvabilité bancaire assurée → ratios positifs dès la 1ère année.
Rentabilité exceptionnelle → TRI ≈ 30 %, VAN > 4 milliards.
Robustesse → même en cas de baisse des prix de vente ou hausse des charges,
le projet reste générateur de cash.

VII. IMPACT SOCIO-ÉCONOMIQUE DU PROJET

Le projet de ferme agro-pastorale intégrée, avec un investissement de 1 milliard


de FCFA, représente une initiative stratégique à fort impact sur le plan
économique, social et environnemental.

7.1 Impact sur l’emploi et l’insertion des jeunes


Création de 250 emplois directs permanents (techniciens agricoles, vétérinaires,
ouvriers, logisticiens, administratifs).
Génération de plus de 500 emplois indirects dans les activités connexes
(transport, distribution, services, petits commerces).
Opportunités de formation et de transfert de compétences pour les jeunes
gabonais, notamment dans l’aviculture, la pisciculture, la transformation et
l’agro-industrie.
Contribution à la lutte contre le chômage des jeunes et l’exode rural par la
valorisation des territoires.

7.2 Impact économique


Contribution à la réduction des importations alimentaires, notamment de
volailles, d’œufs et de viandes, qui représentent des milliards de FCFA chaque
année.
Augmentation de la production locale en protéines animales et végétales,
stimulant la sécurité alimentaire nationale.
Développement d’une filière agro-industrielle intégrée (production →
transformation → distribution), créatrice de valeur ajoutée au niveau local.
Renforcement du tissu économique local : sous-traitance, approvisionnement en
intrants, dynamisation des petites et moyennes entreprises rurales.
7.3 Impact social
Amélioration de l’accessibilité des ménages à des produits alimentaires frais,
sains, de qualité et à prix compétitifs.
Autonomisation économique des femmes rurales, qui bénéficieront de
partenariats dans la transformation et la commercialisation.
Contribution à l’amélioration de la nutrition des populations, en diversifiant
l’offre alimentaire.
Promotion de la solidarité communautaire, grâce à l’ancrage du projet dans les
territoires.

7.4 Impact environnemental


Mise en place d’une agriculture durable et respectueuse de l’environnement, via
l’utilisation d’engrais organiques issus de l’élevage.
Valorisation circulaire des sous-produits (fientes de volailles, déjections bovines,
eaux piscicoles) pour fertiliser les cultures.
Réduction de l’empreinte carbone par une production locale de proximité,
limitant les importations et les transports longue distance.
Contribution à la gestion durable des ressources naturelles grâce à
l’introduction de systèmes modernes d’irrigation, de reboisement fruitier et de
pratiques agroécologiques.

7.5 Impact stratégique pour le Gabon


Le projet s’inscrit pleinement dans la stratégie nationale de souveraineté
alimentaire et de diversification économique.
Il constitue un modèle pilote reproductible dans d’autres provinces du Gabon.
Il positionne le Gabon comme un acteur de référence en agro-industrie intégrée
en Afrique centrale.
VIII. CONCLUSION

Le projet de ferme agro-pastorale intégrée au Gabon est bien plus qu’une simple
exploitation agricole : il s’agit d’un levier majeur de transformation socio-
économique.
gtruy
Grâce à un investissement de 1 milliard de FCFA, le projet combine :
Une filière intégrée (production, transformation, distribution).
Une rentabilité financière solide (TRI ≈ 30 %, VAN > 4 milliards, retour sur
investissement en 3 ans).
Des impacts socio-économiques considérables (750 emplois, réduction des
importations, contribution à la sécurité alimentaire).
Une pertinence stratégique nationale, en parfaite cohérence avec les objectifs
de diversification économique et d’autonomie alimentaire du Gabon.

En valorisant les potentialités agricoles et pastorales locales, ce projet s’impose


comme un modèle innovant, durable et reproductible, capable de transformer la
filière agroalimentaire gabonaise et de renforcer la résilience du pays face aux
crises alimentaires mondiales.
Le projet constitue donc une opportunité d’investissement sûre, rentable et à
fort impact social. Il appelle la mobilisation des institutions financières,
partenaires techniques et autorités publiques afin de devenir une réussite
nationale et régionale au service du développement durable du Gabon.

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