PMC315
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DEPARTEMENT DE PHYSIQUE
Année Académique 2024 - 2025
Par
René YAMAPI
Professeur
Table des matières
Introduction 9
3
TABLE DES MATIÈRES 4
3 Déformations 47
3.1 Notion de déformation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 47
TABLE DES MATIÈRES 5
9
TABLE DES MATIÈRES 10
En mécanique des milieux continus, les tenseurs (scalaires, vecteurs, ou tenseurs d’ordre
supérieur ou égal à 2) qui interviennent dans la description d’un mouvement sont en général
→
−
fonction de l’espace et du temps, soit par l’intermédiaire des variables de Lagrange ( X , t),
soit par l’intermédiaire des variables d’Euler (− →
x , t). On est donc en présence de champs
tensoriels. Les opérations algébriques définies sur les tenseurs (transposition, produit
tensoriel, contraction...) peuvent s’étendre aux champs tensoriels. Nous donnerons dans
ce chapitre les éléments sur l’algèbre et l’analyse tensorielle.
1.1.1 Définition
On appelle tenseur d’ordre deux une forme bilinéaire sur l’espace vectoriel E × E dans
→
−
R, i.e une application, notée T ou t qui est un opérateur linéaire qui a tout vecteur X d’un
−
→
espace vectoriel E, fait correspondre un vecteur Y de E tel que :
T : E→E
−
→ −
→ →
−
X 7−→ T ( X ) = Y .
11
CHAPITRE 1 : COMPLEMENTS DE MATHEMATIQUES 12
par la donnée de ses composantes tij (avec i, j = 1, 2, 3), image des vecteurs de base, i.e
∑
T (⃗ej ) = tij ⃗ei = tij ⃗ei (1.1)
i
soit
T (⃗e1 ) = t11⃗e1 + t21⃗e2 + t31⃗e3 t11 t12 t13
T (⃗e ) = t ⃗e + t ⃗e + t ⃗e
2 12 1 22 2 32 3 =⇒ T = t21 t22 t23
T (⃗
e3 ) = t13⃗e1 + t23⃗e2 + t33⃗e3 t31 t32 t33
1.1.3 Notation
On peut noter un tenseur du second ordre, soit par ses composantes dans la base ortho-
normée choisie (tij ), soit par la matrice 3 × 3 (T ) formée par ses composantes, soit par une
lettre (notée T ou t) qui désigne l’être mathématique ainsi défini. Dans ce dernier cas, la
−
→ −
→
notation est intrinsèque c’est-à-dire indépendante de la base choisie. L’égalité Y = T ( X )
peut encore s’écrire :
−
→ ∑
Y = T (xi →
−
e i ) = xi T (→
−
e i ) = xi tij ⃗ej = xi tij ⃗ej (1.2)
ij
L’indice muet est indépendant de la lettre qui le représente et une autre lettre peut le
remplacer pourvu qu’elle ne figure pas ailleurs dans les mêmes termes c’est-à-dire : tij Xj =
tik Xk = til Xl .
CHAPITRE 1 : COMPLEMENTS DE MATHEMATIQUES 13
Dans une équation écrite avec cette notation, les indices libres ou francs doivent être les
mêmes dans tout les termes des deux membres de l’équation. Alors que les indices muets
doivent apparaître deux fois dans chaque terme et pas forcement de chaque coté de l’équation.
Par exemple nous pouvons avoir une équation de la forme :
i et j sont des indices libres, k et l sont des indices muets. Avec cette convention, l’égalité
−
→ →
−
T ( X ) = Y s’écrit tout simplement
tij Xj = Yi .
⃗ associe ce même vecteur
On appelle tenseur unité, l’opérateur unité qui à tout vecteur X
⃗ Les composantes de ce tenseur unité 1 sont les symboles de Kronecker δij définit par :
X.
1 si i = j
δij =
0 si i ̸= j
Dans la base orthonormée (⃗e1 , ⃗e2 , ⃗e3 ), on a ⃗ei .⃗ej = δij . On vérifit aussi facilement que
δip Xp = Xi ,
δij Xi Xj = Xj Xj = Xl Xl = Xk Xk = ... = Xi Xi ,
δii = δip δpi = δip δpq δqi = ... = δ11 + δ22 + δ33 = 3.
Ce produit tensoriel définit un tenseur donc les composantes sont formées par le produit
⃗ ⊗ Y⃗ )ij = Xi Yj .
Xi Yj c’est-à-dire (X
Le tenseur unité 1 peut s’écrire 1 = ⃗ei ⊗ ⃗ei .
Un tenseur du 2nd ordre peut s’écrire
Soient B(⃗e1 , ⃗e2 , ⃗e3 ) et B′ (⃗e1 ′ , ⃗e2 ′ , ⃗e3 ′ ) deux bases orthonormées de E tel que ⃗e′i = Pij ⃗ej et
⃗ei = Qij ⃗e′j (i=1,2,3). Alors les matrices P et Q, dites matrices de changement de base, sont
inverses l’une de l’autre :
Q = P −1 . (1.7)
Comme les bases B et B ′ sont orthonormées, on a en autre :
P −1 = P T . (1.8)
P T P = I.
Dans la relation ⃗ei ′ = Ppi⃗ep , l’indice franc i associé au vecteur ⃗ei ′ étant un indice de
colonne dans la représentation matricielle, on peut éffectuer différentes transformations en
utilisant le tableau suivant :
⃗e1 ′ ⃗e2 ′ ⃗e3 ′
P11 P12 P13 ⃗e1
P21 P22 P23 ⃗e2
P31 P32 P33 ⃗e3
CHAPITRE 1 : COMPLEMENTS DE MATHEMATIQUES 15
Pour un tenseur d’ordre deux, nous allons retrouver les règles classiques de changement
de base pour la matrice d’une application linéaire. Appelons tij et t′ij les composantes du
tenseur de second ordre dans les bases orthonormées B et B ′ . On a :
T = tij ⃗ei ⊗ ⃗ej = t′lm⃗el ′ ⊗ ⃗em ′ = t′lm Pli⃗ei ⊗ Pmj ⃗ej = t′lm Pli Pmj ⃗ei ⊗ ⃗ej
D’où :
tij = t′lm Pli Pmj
Reciproquement on a :
t′lm = tij Pli Pmj , et T ′ = P T P T .
Ces relations constituent la loi de transformation d’un tenseur du second ordre. Elles per-
mettent de définir un tenseur de second ordre comme étant une grandeur physique qui par
rapport à un système d’axes possèdent 9 composantes.
⃗ X)
Θ(X) = F (X, ⃗ = tij Xi Xj
qui est par la suite invariante dans tout changement de coordonnées. Cette forme quadra-
tique (par définition symétrique) définie un tenseur symétrique, reciproquement tout tenseur
symétrique est représenté par une forme quadratique.
b) Tenseur antisymétrique
Un tenseur d’ordre deux est dit antisymétrique si ses composantes tij vérifit l’égalité
tij = −tji . la forme bilinéaire qui lui est associée vérifit également F (X,
⃗ Y⃗ ) = −F (Y⃗ , X).
⃗
CHAPITRE 1 : COMPLEMENTS DE MATHEMATIQUES 16
Exemple 1.1 :
– Tijklm = Tjiklm tenseur symétrique par rapport à i et j.
– Tijklm = −Tjiklm tenseur antisymétrique par rapport à i et j.
⋆ Si les trois valeurs propres sont égales, le tenseur T est dit sphérique.
⋆ Si deux valeurs sont égales et différentes de la troisième, le tenseur est dit de révolution
autour de la direction propre associée à cette troisième valeur propre.
CHAPITRE 1 : COMPLEMENTS DE MATHEMATIQUES 17
⃗ Y⃗ , Z)
G(X, ⃗ = Sijk Xi Yj Zk . (1.11)
⃗ Y⃗ , Z
Réciproquement une forme trilinéaire de X, ⃗ définie un tenseur du 3eme ordre. On peut
vérifier que les composantes Sijk de ce tenseur se transforment par changement de base
suivant les formules :
′
Sijk = Pir Pjs Pkm Srsm .
Remarque 1.1 Un vecteur peut être consideré comme un tenseur du 1er ordre et un scalaire
comme un tenseur d’ordre 0.
Exemple 1.2 Soient deux tenseurs : A = Aijk⃗ei ⊗ ⃗ej ⊗ ⃗ek , B = Bijk⃗ei ⊗ ⃗ej ⊗ ⃗ek .
Le produit d’un tenseur C du second ordre par un scalaire m est un tenseur de composante
mCij .
∀(U
⃗ , V⃗ ) ∈ E × E, ⃗ ⊗ Y⃗ )(U
(X ⃗ , V⃗ ) = ⃗ U
(X. ⃗ )(Y⃗ .V⃗ ) (1.12)
| {z } | {z }
tenseur appliqué à un couple de vecteurs produit dans R
(Y⃗ ⊗ X)(
⃗ U ⃗ , V⃗ ) = (Y⃗ .U
⃗ )(X.
⃗ V⃗ ).
CHAPITRE 1 : COMPLEMENTS DE MATHEMATIQUES 18
⃗ ⊗ Y⃗ )ij = (X
(X ⃗ ⊗ Y⃗ )(⃗ei , ⃗ej ) = (X.⃗ ⃗ ⊗ Y⃗ )ij = Xi Yj .
⃗ ei )(Y⃗ .⃗ej ) =⇒ (X (1.13)
⃗ ⊗ Y⃗ )ji = Xj Yi = (Y⃗ ⊗ X)
(X ⃗ ij , i, j = 1, 2, 3.
Le tenseur (Y⃗ ⊗ X) ⃗ ⊗ Y⃗ ) :
⃗ est donc le transposé du tenseur (X
⃗ ⊗ Y⃗ )T = (Y⃗ ⊗ X).
(X ⃗ (1.14)
⃗ ⊗ Y⃗ )kp Wp = Xk Yp Wp = Xk (Y⃗ .W
Zk = (X ⃗ ).
On a donc :
⃗ = (Y⃗ .W
Z ⃗ )X
⃗ =⇒ ⃗ ⊗ Y⃗ )W
(X ⃗ = (Y⃗ .W
⃗ )X
⃗ (1.15)
| {z } | {z }
Tenseur appliqué à un vecteur Produit dans ℜ
Soit un tenseur du second ordre T . On montre que :
∀(U ⃗ ) ∈ E × E × E, (X
⃗ , V⃗ , W ⃗ ⊗ Y⃗ ⊗ Z)(
⃗ U ⃗ , V⃗ , W
⃗ ) = (X.
⃗ U⃗ )(Y⃗ .V⃗ )(Z.
⃗W ⃗) (1.17)
⃗ ⊗ Y⃗ ⊗ Z)
Les composantes de (X ⃗ relatives à la base B sont :
⃗ ⊗ Y⃗ ⊗ Z)
(X ⃗ ijk = Xi Yj Zk .
et les tenseurs (⃗ep ⊗ ⃗eq ⊗ ⃗er )p,q,r=1,2,3 forment une base de l’espace vectoriel des tenseurs
d’ordre 3 sur E (qui est donc de dimension 27).
CHAPITRE 1 : COMPLEMENTS DE MATHEMATIQUES 19
∀(U ⃗ ) ∈ E × E × E, (T ⊗ X)(
⃗ , V⃗ , W ⃗ U ⃗ ) = T (U
⃗ , V⃗ , W ⃗ , V⃗ )(X.
⃗ W⃗) (1.19)
Les composantes de T ⊗ X
⃗ relatives à la base B sont les scalaires suivantes :
(T ⊗ X)
⃗ ijk = tij Xk .
∀(U
⃗ , V⃗ , W ⃗ ∈ E × E × E × E, (T1 ⊗ T2 )(U
⃗ , Z) ⃗ , V⃗ , W ⃗ = T1 (U
⃗ , Z) ⃗ , V⃗ )T2 (W
⃗ , Z)
⃗ (1.20)
1.5.1 Définitions
Définition 1.1 Le produit contracté de 2 tenseurs est le résultat d’une contraction effectuer
par rapport à un indice du 1er tenseur et un indice du 2nd tenseur. Cette contraction fait
abaissé l’ordre du tenseur.
Exemple 1.3 .
– tijk Qlm = Pijl c’est le produit contracté des tenseurs tijk et Qlm par rapport aux indices
k et m c’est-à-dire le tenseur d’ordre 3, Pijl est obtenu après contraction des indices k
et m. (k = m).
– Le produit contracté de 2 vecteurs X⃗ et Y⃗ de composantes Xi et Yj est le produit scalaire
⃗ Y⃗ = Xi Yi = Xj Yj .
c’est-à-dire X.
1.5.5 Généralisation
Si le produit contracté des quantités qijk par un tenseur donné donne un tenseur, les qijk
sont les composantes d’un tenseur.
Pour que 9 nombres tij soient les composantes d’un tenseur du 2nd ordre, il faut et il
⃗ soit les coordonnées d’un vecteur
suffit que le produit contracté par un vecteur arbitraire X
c’est-à-dire tij Xi = Yj .
Si l’ordre du tenseur t est n, le tenseur obtenu à travers l’opération précédente est d’ordre
n + 1.
Remarque : On constate que l’opérateur gradient augmente l’ordre tensoriel d’une unité.
Exemples :
⋆ Pour n = 0, t est un scalaire que nous l’appelons f . On définit dans ce cas le gradient de
f par ⃗g radf = f,k⃗ek = vecteur.
⋆ Pour n = 1, t est un vecteur. On obtient un tenseur d’ordre 2. t = ui⃗ei et
−−→
t,k ⊗ ⃗ek = gradui⃗ei = ui,k⃗ei ⊗ ⃗ek .
Remarque : On constate que l’opérateur divergence diminue l’ordre tensoriel d’une unité.
Exemple :
⋆ La divergence d’un vecteur est un scalaire.
⋆ Pour un tenseur d’ordre 2, on a tij,j et tij,i qui représentent respectivement la divergence
à droite et la divergence à gauche du tenseur tij .
1.6.1 Définition
Un tenseur isotrope est un tenseur donc les composantes dans une base arbitraire sont
invariant par tout changement de bases définie par tout transformation orthogonale.
1. Si un tenseur T est isotrope, toute composante qui présente une même valeur d’indice
un nombre impair de fois est nul. Il s’ensuit que tout tenseur isotrope d’ordre impair
est nul.
2. Si un tenseur est isotrope, deux composantes qui se deduisent l’une de l’autre par un
échange entre deux valeurs d’indices sont égales entre elle. (Exemple : t1122 = t1212 =
t1221 ).
Les scalaires sont invariants par tout changement de base, ils répondent donc à la défini-
tion du tenseur isotrope. On conclut que tout scalaire est un tenseur isotrope.
Le vecteur nul seul est isotrope, les autres vecteurs ont les composantes qui varient lors
des changements de bases.
Le tenseur identité (1 ou δ)) est un tenseur isotrope du second ordre. Ses composantes
sont invariantes pour tout changement de base et égale à 1 pour i = j et 0 pour i ̸= j. Il
en est de même pour le tenseur α1 ou αδ) où α est un scalaire arbitraire. D’une manière
CHAPITRE 1 : COMPLEMENTS DE MATHEMATIQUES 23
générale, un tenseur d’ordre 2 pour être isotrope est nécessairement sphérique sous la forme
α1 ou αδ).
Dem. Soit tij les composantes d’un tenseur du second ordre. D’après la propriété 1, on
a tij = 0 pour i ̸= j. D’après la propriété 2, on a t11 = t22 = t33 .
Le produit tensoriel (αδ) ⊗ (αδ) = δij δkl⃗ei ⊗ ⃗ej ⊗ ⃗ek ⊗ ⃗el est un tenseur d’ordre 4 isotrope.
Ses composantes sont invariantes et valent 1 ou 0. On obtient un autre tenseur isotrope en le
multipliant par un scalaire λ c’est-à-dire (λδ) ⊗ (λδ). On démontre que, tout tenseur d’ordre
4 isotrope est une combinaison linéaire de la forme :
(λ2 + λ3 ) (λ2 − λ3 )
sijkl = λ1 δij δkl + (δik δjl + δil δjk ) + ϵijkl . (1.26)
2 2
1.7.1 Enoncé
Soit F une forme bilinéaire définie par :
4. Soit (⃗e′1 , ⃗e′2 , ⃗e′3 ) une autre base orthonormée dont les composantes dans la 1ere base
sont :
2 1 1 1 1 1
⃗e′1 ( √ , √ , 0), ⃗e′2 = ( √ , − √ , 0), ⃗e′3 (0, √ , √ ).
5 5 2 2 2 2
(a) Déterminer le tenseur du second ordre dans cette nouvelle base.
(b) On appelle T ′ la matrice du tenseur de la 2eme base, déterminer la matrice de
passage P et vérifier que T ′ = P T P T .
1.7.2 Correction
3. ⋆ Valeurs propres
T X = λX =⇒ λ = 2, −3, 0.
⋆ Vecteurs propres :
λ=2
x = x1 α
1 x =x =α
−3x = 2x2 =⇒
1 1 ⃗
=⇒ X
0
2 x = x = 0.
0 = 2x 3 2
3 0
De même pour λ = −3 =⇒ X
⃗ = β⃗e2 , et pour λ = 0, X
⃗ = γ⃗e3 .
Notons que lorsqu’un tenseur est symétrique, les 3 vecteurs propres sont mutuellement
perpendiculaires.
⋆ L’Invariant :I1 = −1, I2 = I3 = 0.
4. ⃗e′1 ( √25 , √15 , 0), ⃗e′2 = ( √12 , − √12 , 0), ⃗e′3 (0, √12 , √12 ),
F (⃗e′i , ⃗e′j ) = t′ij
F (⃗e′1 , ⃗e′1 ) = t′11 = 1, F (⃗e′2 , ⃗e′2 ) = t′22 = −1/2
√
F (⃗e′3 , ⃗e′3 ) = t′33 = −3/2, F (⃗e′1 , ⃗e′2 ) = t′12 = t′21 = 7/ 10,
CHAPITRE 1 : COMPLEMENTS DE MATHEMATIQUES 25
√
F (⃗e′1 , ⃗e′3 ) = t′13 = t′31 = −3/ 10, F (⃗e′2 , ⃗e′3 ) = t′23 = t′32 = 3/2,
1 √7 − √710
10
T′ = √7 − 12 3
10 2
− √310 3
2
− 23
3. Rsoudre l’quation :
δji xj xi xk = δki xj xi xk
f (−
→
e 1 ) = 1; f (→
−
e 2 ) = −1; f (→
−
e 3 ) = 2.
(a) Calculer f (−
→
v ) avec −
→
v =−
→
e1−−
→
e 2 + 4−
→
e 3.
(b) Quelles sont les composantes de f dans la base duale associe ? Utiliser ces
composantes pour retrouver f (v).
(c) En utilisant les matrices de changement de base adéquates, écrire les nouvelles
composantes de → −
v , de f et calculer f (− →
v ) avec ces nouvelles composantes dans le
−
→ −
→ →
−
changement de base : E 1 = −− →e 1 , E 2 = −−→e 2, E 3 = −
→
e3
2. Démontrer que la forme quadratique Aij xi xj est nulle si le tenseur Aij est antisymtrique.
3. Si les grandeurs ci-après représentent des tenseurs, montrer que les propriétés suivantes
sont conserées au cours de tout changement de repère :
(a) Aij = Aji
(b) Aij = −Aji
(c) Aij = kAji
(d) Aij = αAij + βBji
CHAPITRE 1 : COMPLEMENTS DE MATHEMATIQUES 27
4. On se donne un tenseur mixte d’ordre 2, tij , en définissant ses composantes dans une
base (→
−
e i ) de ℜ2 . On a :
t11 = 1, t12 = 2 = t21 ; t22 = 3.
−
→
D’autre part on se donne une seconde base ( E I ) se déduisant de la première à l’aide
de la matrice (−
→
e i) :
I
a11 = 1; a12 = −1; a21 = 2; a22 = 2.
Après la description du mouvement d’un milieu continu, nous allons caractérisé la défor-
mation de ce milieu, au voisinage d’un point M0 et à l’instant t, par une quantité vectorielle.
Cela nécessite la donnée d’une configuration de référence. Une situation qui n’est pas toujours
réaliste, par exemple en mécanique des fluides où l’état initial est rarement connu. En outre,
pour de nombreux milieux et notament pour des fluides, les contraintes dépendent, non pas
de la déformation, mais du taux de variation de la déformation par rapport au temps. Nous
appellerons ce taux de variation la vitesse de déformation ou taux de déformation. Il sera dès
lors intéssant de pouvoir déterminer ces vitesses de déformation en coordonnées eulériennes,
donc sans référence à une configuration initiale.
Nous nous intéressons à la variation au cours du temps de différentes grandeurs méca-
niques lorsqu’on suit, dans leur mouvement, soit une particule, soit un ensemble de particules.
Nous présenterons d’abord un outil précieux pour cette étude : la dérivée particulaire appelée
aussi parfois dérivée matérielle.
29
CHAPITRE 2. DESCRIPTION DU MOUVEMENT D’UN MILIEU CONTINU 30
2. Solide : tout corps dans lequel les molécules sont très rapprochées les unes des autres
et vibrent avec une très petite amplitude autour de leur position d’équilibre ; qui a la
cohésion, garde une forme relativement constante lorsqu’il n’est pas soumis à des forces
extérieures.
3. Liquide : Tout corps à l’état fluide, pratiquement incompressible et formé de corpus-
cules (ions ou molécules) soumis à de faible attractions.
4. Gaz : Tout corps qui se présente à l’état de fluide expansible et compressible (état
gazeux) dans les conditions de température et de pression normales.
On voit dégager quelques pistes :
– Un solide a une forme propre susceptible de changer certes mais on le reconnait ; un
fluide quant à lui, a moins de caractère et prend la forme du récipient qui le contient.
– Pour les fluides, les forces à exercer pour le déformer sont faibles devant celles nécessaire
à la déformation d’un solide ; en particulier un fluide ne peut rester insensible à une
caresse tangentielle.
– Dans la famille des fluides, les liquides semblent réfractaires à la compression, ce n’est
pas le cas des gaz.
Les frontières ne sont pas toujours bien marquées. Tout peintre a pu constaté que certaines
peintures ont un comportement de solide si on les laisse reposer un certain temps. Mais une
agitation énergétique redonne à une peinture solidifiée son aspect liquide, ce qui permet de
passer la deuxième couche. Alors une telle peinture est-elle solide ou liquide ?
L’étude microscopique i.e l’étude de la structure moléculaire d’un solide, d’un liquide ou
d’un gaz permet de comprendre que les molécules d’un liquide ont une liberté de mouve-
ment qu’on pourra qualifier d’intermédiaire entre celle des molécules d’un solide et celle des
molécules d’un gaz. Certaines peuvent passer d’un groupe à un autre.
Remarque 2.1 La description du milieu se fait par le champ des vitesses vi = vi (x1 , x2 , x3 , t),
La mécanique des fluides utilisent presque toujours les variables d’Euler parce que les posi-
tions initiales des particules n’ont généralement aucune importance (état initial inconnu).
Dans ce cas, elles sont beaucoup plus commode que les variables de Lagrange. Par contre,
dans les problèmes de propagation d’onde, les variables de Lagrange sont plus avantageux
que celles d ’Euler. Dans l’étude des solides élastiques, les positions initiales jouent un rôle
éssentiel et l’emploi des variables de Lagrange s’impose.
Le passage des variables d’Euler aux variables de Lagrange pour un champ de vitesses
donné est lié à l’intégration des équations différentielles ordinaires, il s’agit de la recherche
de la trajectoire à partir des champs de vitesses. On a :
dx1
v1 = dt
(x1 , x2 , x3 , t)
⃗v = v2 = dx2 (2.5)
dt
(x1 , x2 , x3 , t)
dx3
v3 = dt
(x1 , x2 , x3 , t)
CHAPITRE 2. DESCRIPTION DU MOUVEMENT D’UN MILIEU CONTINU 33
d3 x1
ρ( , ẍ1 , ẋ1 , x1 , t) = 0. (2.7)
dt3
La résolution de ces équations permet de trouver x1 qui à son tour permet de déterminer x2
et x3 , tous fonction de t et de trois constantes arbitraires α, β, γ :
x1 = x1 (α, β, γ, t),
x2 = x2 (α, β, γ, t),
x3 = x3 (α, β, γ, t). (2.8)
x1 = x1 (a1 , a2 , a3 , t),
x2 = x2 (a1 , a2 , a3 , t),
x3 = x3 (a1 , a2 , a3 , t) (2.9)
dΦ d ∫ ∫ ∫
= f (x1 , x2 , x3 , t)dv,
dt dt
où le domaine d’intégration D et l’expression placé sous le signe d’intégration sont à la fois
fonction du temps. En variable de Lagrange, et sachant que pour un domaine initial fixe D0 ,
on a la relation Jdv0 = dv et la fonction Φ peut s’écrire donc
∫ ∫ ∫
Φ= Jf dv0 , (2.16)
Do
et
dm ∫ ∫ ∫ d(Jρ)
= dvo = 0. (2.23)
dt Do dt
Cette équation étant vérifier quelque soit le domaine Do , on a donc :
d
(Jρ) = 0 =⇒ Jρ = cte. (2.24)
dt
On retrouve la relation (2.4).
En variable d’Euler, on a :
dm ∫ ∫ ∫ d(Jρ) ∫ ∫ ∫
1 d ∫ ∫ ∫
dρ
= dvo = (Jρ)dv = ( + ρdiv⃗v )dv = 0. (2.25)
dt Do dt D J dt dt
Quelque soit le domaine D, cette relation doit être vérifiée, on a donc :
dρ ∂ρ
+ ρdiv⃗v = 0 =⇒ + div(ρ⃗v ) = 0, on retrouve l’équation de continuité. (2.26)
dt ∂t
Or, on appelle tenseur gradient d’un champ de vecteur ⃗u le tenseur d’ordre 2 de composantes
∂ui
(grad⃗u)ij = = ui,j (2.28)
∂xj
∂⃗v ∂⃗v
(⃗γ ) = ( ) + (grad⃗v )(⃗v ) = ( ) + (rot⃗v )(⃗v ) + (grad⃗v )T (⃗v ) (2.35)
∂t ∂t
Au tenseur antisymétrique ou tenseur rotation, on associe un pseudo vecteur adjoint de rot⃗v :
0 −(v2,1 − v1,2 ) v1,3 − v3,1
(rot⃗v ) =
v2,1 − v1,2 0
−(v3,2 − v2,3 ) (2.36)
−(v1,3 − v3,1 ) v3,2 − v2,3 0
et
v3,2 − v2,3
−→
(rot⃗v ) = v1,3 − v3,1 (2.37)
v2,1 − v1,2
On peut trouver une autre expression de ⃗γ beaucoup plus pratique. En partant des relations
suivantes c’est-à-dire :
−→
(rot⃗v )(⃗v ) = (rot⃗v )Λ⃗v (2.38)
et
⃗v
(grad⃗v )T (⃗v ) = grad( ). (2.39)
2
On a :
∂⃗v ⃗v
(⃗γ ) = ( ) + (rot⃗v )Λ⃗v + grad( ) (2.40)
∂t 2
CHAPITRE 2. DESCRIPTION DU MOUVEMENT D’UN MILIEU CONTINU 38
Les lignes de courant donnent une image du courant instantané du mouvement de l’en-
semble des points matériels qui constitut le milieu. En d’autres termes, à un instant t0
donné, les lignes de courant sont des tangentes en chacun des points du vecteur vitesse et
sont définies par les équations suivantes :
dx1 dx2 dx3
= = . (2.42)
v1 (x1 , x2 , x3 , t0 ) v2 (x1 , x2 , x3 , t0 ) v3 (x1 , x2 , x3 , t0 )
En général, la vitesse ⃗v en un point change avec le temps, ceci implique que les lignes de
courant changent de forme avec le temps.
Remarque 2.4 En général une ligne de courant est distincte d’une trajectoire. Cette der-
nière admet en chacun de ses points des tangentes parallèles à des vecteurs-vitesse corres-
pondants à des instants différents.
Définition 2.2 On appelle surface de courant, à un instant t0 fixé, une surface telle que le
vecteur-vitesse en chacun de ses points appartienne au plan tangent à ce point.
Définition 2.3 On appelle tube de courant une surface de courant constituée par des lignes
de courant s’appuyant sur un contour fermé.
CHAPITRE 2. DESCRIPTION DU MOUVEMENT D’UN MILIEU CONTINU 39
Cette relation signifit que la direction du vecteur vitesse ne dépend pas du temps. On a alors
la relation suivante :
∂⃗v −→
⃗v Λ = 0, ou encore ⃗v (⃗x, t) = f (t)⃗u(⃗x) (2.44)
∂t
où ⃗u(x) est le vecteur unitaire.
On dit que le mouvement est permanent en ce qui concernent la direction du vecteur
vitesse, mais non permanent en ce qui concerne son module.
Il s’en suit en générale que la masse volumique ne dépend pas du temps c’est-à-dire
∂⃗v ∂ρ
= 0, = 0 ⇐⇒ ⃗v = ⃗v (x1 , x2 , x3 ) et ρ = ρ(x1 , x2 , x3 ). (2.45)
∂t ∂t
Dans ce cas particulier, les trajectoires et les lignes de courant sont confondues.
La notion de permanence et de stationnarité pourra être étendue à d’autres grandeurs
mécaniques, comme par exemple la masse volumique. Dans ce cas, la conservation de la
masse s’écrit :
div(ρ⃗v ) = 0. (2.46)
Un exemple de grandeur non permanent est la température qui règne à l’extérieur chez
vous au cours d’une journée. Si vous observez le thermomètre qui est sur votre balcon, il
paraîtrait qu’il indique la même température du matin au soir.
Définition 2.5 On dit qu’un mouvement par rapport à R est plan, parallèle à un plan fixe
Π, si et seulement si à chaque instant :
∂ V⃗
= ⃗0, V3 = 0 (2.47)
∂x3
soit
V⃗ = V1 (x1 , x2 , t)⃗e1 + V2 (x1 , x2 , t)⃗e2 (2.48)
Définition 2.6 On dit qu’un mouvement par rapport à R est de révolution par rapport à
un axe ∆ si et seulement si à chaque instant :
−−→
– en tout point M d’un plan méridien (défini par ∆ et le vecteur OM ) le vecteur vitesse
est dans ce plan méridien ;
– le champ des vitesses est invariant par rotation autour de ∆.
soit
V⃗ = Vr (r, z, t)⃗er + Vz (r, z, t)⃗ez . (2.50)
Il faut bien noter que, dans un mouvement de révolution, les vecteurs-vitesse sont tous
dans des plans méridiens (O, ⃗er , ⃗ez ) et non pas colinéaires à ⃗eθ . Certains jets de fluide par
exemple possèdent cette symétrie de révolution.
⃗
Lorsque la seule condition ∂∂θV = ⃗0, est satisfaite, on parle de mouvement aximétrique.
le champ des vitesses s’écrit alors :
Il faut toutefois être très vigilant sur la termilogie utilisée. certains auteurs utilisent le qua-
⃗
licatif de révolution pour désigner des mouvements pour lesquels on a seulement : ∂ V = ⃗0, ∂θ
⃗
l’adjectif méridien qualifie alors des mouvements pour lesquels ∂V
∂θ
= ⃗0 et Vθ = 0.
CHAPITRE 2. DESCRIPTION DU MOUVEMENT D’UN MILIEU CONTINU 42
dx1 dx2
(a) Ligne de courant : v1
= v2
à t fixé
dx1
wx2
= −wxdx 2
2
1 +aw t
=⇒ (−wx1 + aw2 t)dx1 = wx2 dx2 =⇒ − 21 wx21 + aw2 tx1 =
1
2
wx22 + cte
=⇒ w2 (x21 +x22 )−aw2 tx1 = cte =⇒ x21 +x22 −2awtx = cte =⇒ (x1 −awt)2 +x22 = cte.
Les lignes de courant sont des cercles.
⋆ Trajectoire :
dx1 dx2 dx1
= v1 = wx2 dx1
= wx2
dt dt
= = dt =⇒ =⇒
v1 v2 dx2
= v2 = −wx1 + aw2 t d2 x2
= −w2 x2 + aw2
dt dt2
2. On donne les vecteurs vitesses définissant le mouvement plan d’un milieu continu :
ax1 + bx2 ax2 − bx1
v1 = 2 2
, v2 = 2 , a,b cte.
x1 + x2 x1 + x22
(a) Montrer que les lignes de courant sont des spirales logarithmique en coordonnées
polaires.
(b) Déterminer la trajectoire.
CHAPITRE 2. DESCRIPTION DU MOUVEMENT D’UN MILIEU CONTINU 43
Nous sommes ainsi en présence d’un mouvement de translation d’un solide indéformable.
Son caractère non permanent va nous permettre de mettre en évidence les différences entre
trajectoires, lignes de courant et lignes d’émission.
On remarquera que, le champ des vitesses ne dépendant que du temps, il y’a identité
formelle entre la fonction V⃗ représentant ce champ en description lagrangienne.
On considère l’écoulement plan défini par : V1 = 2t − 5, V2 = t − 1 avec V⃗ = V1⃗e1 + V2⃗e2 ,
(⃗e1 , ⃗e2 ) étant une base cartésienne orthonormée.
1. Déterminer, sous forme paramétrique de paramètre t, les trajectoires de trois points
matériels nommés Groucho, Harpo, et Zeppo (Chico se reposant ce jour-là) qui passent
à l’origine O aux instants respectifs t = 0, t = 1, t = 3.
2. (a) Déterminer, sous forme paramétrique de paramètre t, les équations d’une ligne
d’émission relative à un point de coordonnées (y1 , y2 ) et à l’instant T .
(b) Tracer la ligne d’émission relative à l’origine O et à l’instant T = 3.
3. Montrer que les lignes de courant à un instant T sont des droites parallèles.
⃗ = x⃗ex + y⃗ey .
OM
Cette surface libre a pour équation : y = a cos(kx − wt). A t = 0, elle a la forme indiqué
sur la figure : Si on admet que l’amplitude de la houle est petite devant sa longueur d’onde
et que la longueur d’onde est elle-même petite devant la profondeur du lac, on peut montrer
que le champ des vitesses s’écrit est description eulérienne :
Déformations
Notations
B = (⃗e1 , ⃗e2 , ⃗e3 ) base cartésienne orthonormée de E3 .
R = (O, ⃗e1 , ⃗e2 , ⃗e3 ) repère orthonormé.
−−→
(x1 , x2 , x3 ) coordonnées cartésiennes du point matériel : OM = xp⃗ep .
47
CHAPITRE 3. DÉFORMATIONS 48
∂χi
yi − xi = (X1 , X2 , X3 , t)(Yp − Xp )
∂Xp
+[(Y1 − X1 )2 + (Y2 − X2 )2 + (Y3 − X3 )2 ]1/2 αi (Y1 − X1 , Y2 − X2 , Y3 − X3 , t),
i = 1, 2, 3 (3.4)
où αi est une fonction qui tend vers zéro si Yi tend vers Xi pour i = 1, 2, 3 (N0 → M0 ).
CHAPITRE 3. DÉFORMATIONS 49
⃗y − ⃗x = F (X,
⃗ t)(Y⃗ − X)
⃗ + ||Y⃗ − X||⃗
⃗ α(Y⃗ − X,
⃗ t). (3.5)
Les élements de la matrice F du tenseur F dans la base B sont donc les neuf dérivées
partielles des trois grandeurs x1 , x2 , x3 par rapport aux trois variables (X1 , X2 , X3 ).
∂χi
Comme Fij = ∂Xj
, le tenseur F apparait comme le tenseur gradient de la fonction χ
⃗ t par
⃗ On dit alors que F est le tenseur gradient de la transformation.
rapport à la variable X.
On écrira alors :
F = Grad⃗
χt ou F = Grad⃗x (3.8)
avec ⃗x = χ ⃗ la lettre majuscule dans le symbole de Grad signifit que l’opérateur gradient
⃗ t (X),
est relatif aux variables lagrangiennes (X1 , X2 , X3 ). Les scalaires (Fij )i,j=1,2,3 seront alors
appelés composantes de F relatives à la base B.
Le déterminant de F (indépendant de la base B choisie) n’est autre que la dilatation
volumique :
D(x1 , x2 , x3 )
J= .
D(X1 , X2 , X3 )
Remarque :
⃗x = χ ⃗ t) = X
⃗ (X, ⃗ + 2ν(t)X2⃗e1 . (3.17)
CHAPITRE 3. DÉFORMATIONS 52
Si on ne s’intéresse qu’à la comparaison entre l’état initial et l’état actuel, on peut ignorer
la variable t. Nous supposerons dans tout ce chapitre ν(t) = ν > 0.
En composantes dans la base B, il vient : x1 = X1 + 2νX2 , x2 = X2 , x3 = X3 .
La matrice du tenseur F dans la base B est :
1 2ν 0
F = 0 1 0
0 0 1
Cherchons les transportés f⃗1 , f⃗2 , f⃗3 des vecteurs ⃗e1 , ⃗e2 , ⃗e3 . Comme la transformation est
homogène, f⃗1 , f⃗2 , f⃗3 sont indépendants de X⃗ :
f⃗1 = F⃗e1 = ⃗e1 , f⃗2 = F⃗e2 = 2ν⃗e1 + ⃗e2 , f⃗3 = F⃗e3 = ⃗e3 . (3.18)
Si le milieu est un solide, on voit sur la figure 3.4 comment deux fibres issues de M0 et
représentées par les vecteurs ⃗e1 et ⃗e2 dans la configuration initiale sont transformées en f⃗1
et f⃗2 au voisinage du point M dans la configuration actuelle.
Remarque 3.1 Le jacobien J = DetF est égale à 1. Il n’y a pas de dilatation volumique
dans cette transformation.
⃗tdl = F −
→
t 0 dl0 . (3.20)
où dA désigne l’aire de dS, ⃗n étant un vecteur unitaire perpendiculaire à l’aire dS. Comme
−
→ −→ − →′ −→′
dx = F dX et dx = F dX , il vient, en composantes dans la base B ;
On peut faire apparaitre J dans (3.23) en multipliant les deux membres par Fip et en
sommant sur l’indice i. Il vient :
Fip ni dA = ϵijk Fip Fjq Fkr dXq dXr′ = ϵpqr JdXq dXr′ (3.24)
T
On en déduit : ⃗ndA = J(F )−1⃗n0 dA0 , ou encore les opérations de transposition et inversion
−1
étant commutable : ⃗ndA = J(F )T ⃗n0 dA0 .
Il vient alors :
T
⃗ndA = JG ⃗n0 dA0 . (3.26)
−
→ −−→
Remarque 3.2 Le vecteur dA n’est pas le transporté du vecteur dA0 du mouvement.
−
→ − →′ − →′′
Soit le parallélépipède élémentaire construit à partir des trois vecteurs dx, dx , dx , trans-
−→ −→′ −→′′ −
→ −→ −→′ −→′ − →′′ −→′′
portés respectifs de dX, dX , dX i.e dx = F dX, dx = F dX , dx = F dX . Le volume
−
→ − →′ −→′′
algébrique de ce parallélépipède est : dv = (dx, dx , dx ), et peut s’écrire :
dx1 dx′1 dx′′1
F F12 F13 dX1 dX1 dX1′′
11
dv = dx2 dx′2 dx′′2 = det F21 F22 F23 dX2 dX2′ dX2′′ (3.29)
F
dx3 dx′3 dx′′3 31 F32 F33 dX3 dX3′ dX3′′
D’où comme le déterminant d’un produit de matrices est le produit des déterminants :
dv = detF × dv0 ou encore :
dv = Jdv0 (3.30)
Le jacobien J justifie donc bien l’appelation dilatation volumique. Le volume dv0 d’un paral-
lélépipède élémentaire est multiplié par J dans le mouvement. Comme J est supposé positif,
il n’y a pas de changement d’orientation d’un parallélépipède au cours du mouvement.
CHAPITRE 3. DÉFORMATIONS 56
3.4 Dilatations
−→ −→′ −
→ −
→′
Soient dX et dX deux vecteurs élémentaires en M0 non colinéaires et soient dx et dx
−
→ −→ − →′ −→′
les vecteurs transportés dx = F dX et dx = F dX . On pose :
−→ −→′ −
→ −
→′
dX = dl0⃗u0 ; dX = dl0′ ⃗u′0 ; dx = dl⃗u; dx = dl′⃗u′ , (3.31)
−→ −→′ −
→ −
→′
avec dl0 = ||dX||, dl0′ = ||dX ||, dl = ||dx||, dl′ = ||dx ||, ⃗u0 , ⃗u′0 , ⃗u, ⃗u′ étant des vecteurs
unitaires.
Propriétés :
Le tenseur C est :
T
– symétrique i.e C = C ,
– défini positif i.e :
−→ −→ −
→ −→ −→ −→ → −
[Link] = ||dx||2 ≥ 0 et [Link] = 0 =⇒ dX = 0 (3.37)
Remarques :
Le fait de souligner un indice muet répété indique que la convention de sommation ne s’ap-
plique pas.
−→ −→′
Posons dX = dl0⃗u0 et dX = dl0′ ⃗u′0 .
−→ −→
Des relations : C(dX, dX) = (dl0 )2 C(⃗u0 , ⃗u0 ), et λ(u0 ) = [C(⃗u0 , ⃗u0 )]1/2 ,
on en déduit :
C(⃗u0 , ⃗u′0 )
cos α = (3.50)
λ(⃗u0 )λ(⃗u′0 )
C(⃗u0 , ⃗u′0 )
sin[γ(−
→
u 0, −
→
u ′0 )] = (3.51)
λ(⃗u0 )λ(⃗u′0 )
On a donc, comme C = F T F :
1 0 0 1 2ν 0 1 2ν 0
C = 2ν 1 0 × 0 1 0 = 2ν 1 + 4ν 2 0 (3.54)
0 0 1 0 0 1 0 0 1
Vérifions que le tenseur C permet de calculer les dilatations dans les directions définies par
les vecteurs ⃗e1 , ⃗e2 et ⃗e3 . Nous utilisons pour cela la relation (3.33). Il vient :
√ √ √ √
λ(⃗e1 ) = C11 = 1, λ(⃗e2 ) = C22 = 1+ 4ν 2 λ(⃗e3 ) = C33 = 1, (3.55)
ce qui correspond bien a ce qu’on peut constater sur la figure 3.11, sachant que par définition :
Vérifions également que le tenseur C permet d’évaluer le glissement des deux directions
orthogonales définie par ⃗e1 et ⃗e2 . Utilisons pour cela la relation (3.37). Il vient :
C12 2ν
sin[γ(→
−
e 1, −
→
e 2 )] = √ =√ (3.57)
C1 1 C2 2 1 + 4ν 2
Ce qu’on peut vérifier sur la figure (3.11)
3.6 Déformations
La comparaison des longueurs et des angles entre les configurations initiales D0 et actuelle
−→− →′ −→ −→′
D d’un domaine matériel D̃ peut s’effectuer en évaluant la différence : [Link] − [Link] .
CHAPITRE 3. DÉFORMATIONS 61
Définition :
Il vient que :
−
→− →′ −→ −→′ −→ −→′ −→ −→′
[Link] − [Link] = 2dXE dX = 2E(dX, dX ) (3.62)
soit en composantes :
∂xp ∂xq ∂Xp ∂Xq
Eij = epq et eij = Epq (3.71)
∂Xi ∂Xj ∂xi ∂xj
relation qui lie la dilatation dans la direction de ⃗u0 à la déformation dans la même direction.
CHAPITRE 3. DÉFORMATIONS 63
−→ (dl) − (dl0 )
δ(dX) = δ(−
→
u 0) = = λ(⃗u0 ) − 1
(dl0 )2
= [C(⃗u0 , ⃗u0 )]1/2 − 1
= [1 + 2E(⃗u0 , ⃗u0 )]1/2 − 1. (3.79)
δ(→
−
u 0) = λ(−
→
u 0) − 1 = [1 + 2E (−
→
u 0, −
→
u 0 )]1/2 − 1
| {z }
↑ ↑ ↑
Allongement unitaire Dilatation Déformation
↓ ↓ ↓
δ(→
−
u 0) = dl−dl0
dl0
λ(−
→
u 0) = dl
dl0
E(−
→
u 0, →
−
u 0) = 1 (dl)2 −(dl0 )2
2 (dl0 )2
Si −
→
u0 =−
→
e i et −
→
u ′0 = −
→
e j (i ̸= j), il vient :
2Eij + 1
sin[γ(−
→
e i, −
→
e j )] = √ √ . (3.83)
1 + 2Ei i 1 + 2Ej j
CHAPITRE 3. DÉFORMATIONS 64
x1 = X1 + 2νX2 ; x2 = X2 ; x3 = X3 , (3.84)
Le tenseur des déformations de Green-Lagrange a donc pour matrice dans cette base :
0 ν 0
1
E = (C − I) =
ν 2ν 2 0 (3.86)
2
0 0 0
les allongements unitaires dans les directions définies par les vecteurs ⃗e1 , ⃗e2 , ⃗e3 sont :
√
δ(⃗e1 ) = 0; δ(⃗e2 ) = 1 + 4ν 2 − 1; δ(⃗e3 ) = 0. (3.88)
D − →− →′ −→ DE −→′ DE −→ −→′
([Link] ) = 2dX. dX = 2 (dX, dX ) (3.90)
Dt Dt Dt
soit, en composantes dans une base B :
D DEpq
(dxp dx′p ) = 2 dXp dXq′ (3.91)
Dt Dt
DE
Définition 3.7 Le tenseur Dt
est appel tenseur des taux de dformation La-
grangien.
CHAPITRE 3. DÉFORMATIONS 65
b) Description Eulérienne
D − → →−
− →
Comme Dt
(dx) = (grad V )dx, il vient :
D − →− →′ −
→ − →′ −
→ − →′
([Link] ) = [Link] = 2D(dx, dx ) (3.92)
Dt
−
→ −
→ →
− −
→
avec D = 12 [grad V + (grad V )T ] = (grad V )s (partie symtrique du tenseur grad V ).
Définition 3.8 Le tenseur D = est appel tenseur des taux de dformation Eu-
relien.
F =I +H ∼
= I; E∼
= e,
d’o
De
D∼
= . (3.97)
Dt
Si −
→
ui =→
−
e i , lment d’une base B, il vient :
1 D
(dl) = Dii (3.99)
dl Dt
CHAPITRE 3. DÉFORMATIONS 66
Dθ
Définition 3.10 La grandeur est appel taux de glisssement des deux directions,
Dt
dfinies par les vecteurs u et →
→
− −
u ′ , orthogonales au point M et  l’instant t.
Dθ
On peut exprimer la quantit Dt
 l’aide du tenseur des taux de dformations D. Il
vient :
Dθ
= 2D(−
→
u ,−
→
u ′ ) = 2→
−
u .D→
−
u ′ = 2Dpq up u′q (3.100)
Dt
Définition 3.11 :
−
→ → − − →
1. Une base ( F 1 , F 2 , F 3 ) de E3 , forme de vecteurs propres de D, est appele base
principale des taux de dformation.
2. Les trois valeurs propres relles D1 , D2 , D3 du tenseur D sont appeles vitesses
de dformation principales.
−
→ − → −
→
3. Di = D( F i , F i ) est le taux d’allongement unitaire dans la direction de F i .
Remarque 3.3 Le tenseur D est parfois appel tenseur des vitesses de dformation.
Définition 3.13 On appelle vecteur des taux de rotation (ou vecteur tourbillon en
mcanique des fluides) le vecteur dual du tenseur antisymtrique Ω c’est--dire le vec-
−
→ −
→ −
→ − → − →
teur Ω tel que, pour tout vecteur U , on ait : Ω U = Ω Λ U .
On a :
−
→ 1 −→−→
Ω = rot V (3.102)
2
Propriété 3.1 Une condition ncessaire et suffisante pour qu’un systme soit anim
d’un mouvement rigidifiant est que l’on ait en tout point M et  tout instant t : D(M, t) =
0.
3.8 Déplacements
3.8.1 Définitions :
Définition 3.14 On appelle déplacement d’un point matériel M à l’instant t le vecteur :
→
− ⃗ −−−→ −−→ −−−→
U (X, t) = M0 M = OM − OM0 = ⃗x(X,
⃗ t) − X.
⃗ (3.106)
⃗.
H = GradU (3.107)
⃗ = ⃗x − X,
Comme U ⃗ on a : H = F − I.
Les composantes du tenseur H dans la base B sont :
∂Ui ∂xi
Hij = = − δij =⇒ H = F − I. (3.108)
∂Xj ∂Xj
CHAPITRE 3. DÉFORMATIONS 69
H =ϵ+w (3.109)
avec
1 T 1 T
ϵ = (H + H ), w = (H − H ). (3.110)
2 2
En composante dans la base B, il vient :
( ) ( )
1 ∂Ui ∂Uj 1 ∂Ui ∂Uj
ϵij = + , wij = − (3.111)
2 ∂Xj ∂Xi 2 ∂Xj ∂Xi
U1 = x1 − X1 = 2νX2 ; U2 = x2 − X2 = 0; U3 = x3 − X3 = 0
d’où la matrice H :
0 2ν 0
H= 0 0 0 (3.114)
0 0 0
et les matrices ϵ et w :
0 ν 0 0 ν 0
ϵ=
ν 0 0 , w=
−ν 0 0 (3.115)
0 0 0 0 0 0
CHAPITRE 3. DÉFORMATIONS 70
Propriété 3.2 Les valeurs propres (µi )i=1,2,3 du tenseur des dilatations C sont les carrées
des dilatations principales (λi )i=1,2,3 .
√
En effet, cette propriété resulte de la relation (3.33) : λ(⃗ei ) = Ci i en prenant pour base B
la base principale. On a en effet alors :
√
⃗ i ) et
λ(⃗ei ) = λ(B ⃗ i, B
Ci i = C(B ⃗ i ) = µi ; i = 1, 2, 3 (3.116)
d’où :
µi = λ2i ; i = 1, 2, 3. (3.117)
On aura donc : J 2 = detC = λ21 λ22 λ23 , d’où, comme J est strictement positif :
J = λ1 λ2 λ3 . (3.119)
⃗ i) :
La matrice du tenseur E s’écrit dans la base principale (B
E1 = 12 (λ21 − 1) 0 0
0 E2 = 21 (λ22 − 1) 0
(3.121)
0 0 E3 = 1
2
(λ23 − 1)
√ √
i δ = λi −1 = µi −1 = 1 + 2Ei − 1
|{z} |{z} | {z } | {z }
allongement unitaire principal Dilatation principale
V aleurs propres de C Def ormation principale E
(3.122)
Cette définition est indépendante de la base choisie pour représenter A par la matrice
(Aij )ij=1,2,3 .
Remarque 3.5 Dans l’hypothèse des petits déplacements, on peut confondre les descriptions
lagrangienne et eulérienne.
CHAPITRE 3. DÉFORMATIONS 72
Propriété 3.3 Dans l’hypothèse des petites transformations, le tenseur des déformations de
Green-Lagrange E est égal à la partie symétrie ϵ du tenseur H = GradU ⃗.
Le tenseur ϵ est appélé tenseur des déformations dans l’hypothèse des petites déformations
ou plus simplement tenseur des déformations linéarisés.
Rappelons l’expression des composantes de ϵ dans la base B :
( )
1 ∂Ui ∂Uj
ϵij = + . (3.126)
2 ∂Xj ∂Xi
on déduit
on obtient bien : δi ≃ Ei .
En résumé, dans l’hypothèse des petites transformations, on a :
δi = λi − 1 ≃ ϵi ≃ Ei . (3.131)
Définition 3.19 :
– Un tenseur ϵ est dit de révolution autour de la direction principale définie par le
⃗ 3 si ϵ1 = ϵ2 ̸= ϵ3 . Toute direction orthogonale à A
vecteur A ⃗ 3 est une direction principale
associée à ϵ1 = ϵ2 .
– Un tenseur ϵ est dit sphérique si ϵ1 = ϵ2 = ϵ3 . Toute direction de l’espace est alors
principale.
ϵI = ϵ1 + ϵ2 + ϵ3 = trϵ = Div U ⃗
1 1 2
ϵII = ϵ1 ϵ2 + ϵ2 ϵ3 + ϵ3 ϵ1 = (ϵpp ϵqq − ϵpq ϵpq ) = ((trϵ)2 − trϵ )
2 2
ϵIII = ϵ1 ϵ2 ϵ3 = detϵ (3.132)
Comme leur nom indique, ces invariants sont indépendants de la base choisie. Ce sont les
coefficients du polynôme caractéristique du tenseur ϵ dont les racines sont les valeurs propres
ϵ1 , ϵ2 , ϵ3 . Rappelons que ϵIII est la dilatation volumique relative dans l’hypothèse des
petites transformations.
D’une manière classique, on peut décomposer ϵ en la somme d’un tenseur sphérique et
d’un tenseur à trace nulle dit déviateur :
ϵ = ϵm I + ϵd (3.133)
CHAPITRE 3. DÉFORMATIONS 74
d
avec ϵm = 13 ϵI = 13 (ϵ1 + ϵ2 + ϵ3 ), allongement unitaire moyen et ϵ le tenseur déviateur.
Dans la base principale (A ⃗ i )i=1,2,3 , on a en écriture matricielle :
ϵ1 0 0 1 0 0 2ϵ1 − ϵ2 − ϵ3 0 0
1
0 ϵ20 = ϵm
0 1 0 + 0 2ϵ2 − ϵ3 − ϵ1 0
(3.134)
3
0 0 ϵ3 0 0 1 0 0 2ϵ3 − ϵ1 − ϵ2
⃗
⃗x = λX, soit x1 = λX1 , , x2 = λX2 , x3 = λX3 (3.135)
Figure 3.15 – Dilatation isotope d’un disque (mouvement plan λ > 0).
λ−1 0 0
H=ϵ=
0 λ−1 0 , w = 0(matrice nulle)
(3.137)
0 0 λ−1
CHAPITRE 3. DÉFORMATIONS 75
Comme C est sphérique (i.e colinéaire au tenseur identité I), toute direction est direction
principale de la déformation et pour tout vecteur unitaire ⃗u0 , on a :
Il vient alors :
λ 0 0 λ2 0 0 λ2 − 1 0 0
1
F = 0 1 0 , C = B = 0 1 0 ,E= 0 0 0 (3.142)
2
0 0 1 0 0 1 0 0 0
0 λ−1 0
H=ϵ= 0 0 0 , w = 0(matrice nulle) (3.143)
0 0 0
Figure 3.16 – Extension simple d’un rectangle A0 B0 C0 D0 dans la direction de ⃗e1 (mouvement
plan).
CHAPITRE 3. DÉFORMATIONS 76
Comme la matrice C est diagonale, les vecteurs ⃗e1 , ⃗e2 , ⃗e3 définissent les directions princi-
pales avec :
λ(⃗e1 ) = (⃗e1 .C⃗e1 ), λ(⃗e2 ) = 1, λ(⃗e3 ) = 1.
x1 = X1 + 2νX2 , x2 = X2 , x3 = X3 . (3.145)
Il résulte :
1 2ν 0 1 2ν 0 0 ν 0
F =
0 1
0 ,C=
2ν 1 + 4ν 2 0 , E = ν 2ν 2 0 (3.146)
0 0 1 0 0 1 0 0 0
0 2ν 0 ν 0 0 ν 0
H= 0 0
0 , ϵ = ν 0
0 , w = −ν 0 0 (3.147)
0 0 0 0 0 0 0 0 0
√
λ(⃗e1 ) = 1, λ(⃗e2 ) = 4ν 2 + 1, λ(⃗e3 ) = 1, δ(⃗e1 ) = 0, δ(⃗e2 ) = (1 + 4ν 2 )1/2 − 1, δ(⃗e3 ) = 0.
⃗ √ √
⃗ i = Fi , i = 1, 2, 3,
B avec F⃗1 = ⃗e1 + (ν + ν 2 + 1)⃗e2 , F⃗2 = ⃗e1 + (ν − ν 2 + 1)⃗e2 , F⃗3 = ⃗e3 .
||F⃗i ||
CHAPITRE 3. DÉFORMATIONS 77
√ √
⃗ 1) = ν +
λ1 = λ(B ν 2 + 1, λ2 = λ(B⃗ 2 ) = ν 2 + 1 − ν, λ3 = λ(B
⃗ 3 ) = 1,
√ √
⃗ 1 ) = ν − 1 + ν + 1, δ2 = δ(B
δ1 = δ(B ⃗ 2 ) = −ν − 1 + ν 2 + 1, δ3 = δ(B ⃗ 3) = 0
Avec l’hypothèse des petites transformations, on prendra ν comme infiniment petit principal,
en négligeant ν 2 devant ν, on verra que le tenseur ϵ constitut une approximation du tenseur
E.
Proposition :
Une condition nécessaire et suffisante pour que le tenseur ϵ définisse un glissement simple,
dans l’hypothese des petites transformations, est que l’un des allongements unitaires princi-
paux soit nul et que les deux autres soient opposés.
x1 = X1 + 2νX2 , x2 = X2 , x3 = X3 ,
ν étant un scalaire strictement positif. On note B = (⃗e1 , ⃗e2 , ⃗e3 ). Toute les matrice seront
exprimées dans cette base.
Figure 3.18 –
(b) Comparer les résultats de (a), avec ceux obtenu en utilisant l’hypothese des petites
transformations.
(c) Tracer la courbe transformée du triangle D0 OC0 .
(⃗er , ⃗eθ , ⃗ez ) désignant la base locale associée aux coordonnées cylindriques (r, θ, z).
CHAPITRE 3. DÉFORMATIONS 81
Figure 3.19 –
1. (a) Montrer que le mouvement du fluide dans D est plan, permanent et à trajectoires
circulaires.
(b) Déterminer les composantes du tenseur GradV⃗ en un point M de D dans la base
(⃗er , ⃗eθ , ⃗ez ). Même question pour le tenseur des taux de déformation D.
(c) Déterminer les vitesses de déformation principales et les directions principales de
D.
(d) Le mouvement est-il isochrore ?
⃗ sans calculer explicitement le
(e) Peut-on déterminer le vecteur taux de rotation Ω
vecteur ⃗rotV⃗ ?
2. On enlève le cylindre C2 et on admet que l’écoulement engendré à l’exérieur de C1 par
la rotation de ce cylindre est obtenu comme limite de l’écoulement précédent lorsque R2
tend vers l’infini
(a) Déterminer les champs V⃗ et D.
(b) Déterminer les vitesses de déformation principales et les directions principales de
D.
⃗
(c) Existe-t-il une fonctions ϕ, appelé potentiel des vitesses, telle que V⃗ = gradϕ?
(d) Déterminer la circulation Γ du champ des vecteurs-vitesse le long d’un cercle de
rayon R > R1 centré sur l’axe Oz et situé dans le plan perpendiculaire à cet axe.
1. Etablir la relation
D⃗u
= D⃗u + Ω⃗u − D(⃗u, ⃗u)⃗u.
Dt
ou D et Ω sont respectivement les tenseurs des taux de déformation et des taux de
rotation.
2. En déduire que, si ⃗u définit une direction principale du tenseur D, on a :
D⃗u ⃗
= ΩΛ⃗u.
Dt
Chapitre 4
Nous nous sommes intéressés jusquelà aux déplacements des points matériels (ou parti-
cules) d’un milieu continu indépendamment des causes produisant le mouvement. Dans ce
chapitre nous allons parler d’efforts exercés sur un système matériel et d’énoncer les lois
fondamentales de la dynamique pour un milieu continu. Nous allons utiliser l’approche des
théorèmes généraux et les équations obtenues s’insèrent en outre dans le cadre général des
lois de bilan.
Nous introduirons la notion de concept de contrainte qui joue un rôle central en méca-
nique. Selon le type d’ouvrage, ce concept est introduit de trois manières différentes :
– introduction par le biais de la loi de bilan de la quantité de mouvement. Cette présen-
tation a le mérite d’être rapide et d’être reliée aux lois universelles de la physique. Par
contre, elle occulte la signification mécanique des contraintes ;
– introduction par une extension des concepts de la mécanique des solides indéformables ;
– introduction par la puissance intérieure et le principe des travaux virtuels, cette manière
d’introduire la contrainte est intéressante car elle met en évidence la relation entre effort
et mouvement.
83
CHAPITRE 4. BILAN DE QUANTITÉ DE MOUVEMENT : CONTRAINTE 84
La résultante F
⃗ des efforts extérieurs exercés sur D à l’instant t s’écrit donc par :
∫ ∫
F
⃗ = T⃗ dA + ρf⃗dv. (4.1)
St Dt
Désignons par V⃗ un champ des vitesses et par ρ la masse volumique, quantité qu’on
exprime à l’indice des variables d’Euler notées (M, t).
Définition 4.1 :
1. On appelle quantité de mouvement associée à D à l’instant t ou résultante
cinétique le vecteur :
∫ ∫
−
→ −
→ −
→
P = V (M, t)dm = ρ(M, t) V (M, t)dv (4.3)
Dt Dt
−
→
Le torseur admettant P comme résultante générale et →
−
σ A comme moment en un point A
s’appelle torseur cinétique ou torseur des quantités de mouvement.
Désignons par ⃗γ l’accélération :
−
→
DV
⃗γ = .
Dt
Définition 4.2 :
1. On appelle quantité d’accélération associée à D à l’instant t ou résultante
dynamique, le vecteur :
∫ ∫
−
→ −
→
A= γ (M, t)dm = ρ(M, t)−
→
γ (M, t)dv (4.5)
Dt Dt
Le torseur admettant A
⃗ comme résultante et ⃗γA comme moment au point A s’appelle torseur
dynamique ou torseur des quantités d’accélération.
→
− ∫
Calculons la dérivée particulaire de P . Comme on peut intervertir les signes D
Dt
et Dt
lorsque l’élement d’intégration est dm = ρdv, il vient :
−
→ ∫ −
→ ∫
DP DV −
→ →
−
= (M, t)dm = γ (M, t)dm = A (4.7)
Dt D Dt Dt
D− −→ −→
car Dt AM = V (M, t), A étant lié à R.
Remarque 4.1 Nous venons de montrer que les éléments de reduction, en un point A lié au
référentiel R, du torseur dynamique sont les dérivées particulaires des éléments de reduction
correspondants du torseur cinétique.
Il existe au moins un référentiel, dit galiléen ou absolu et une chronologie du temps, dite
absolue, tels que, à chaque instant et pour tout domaine matériel, on ait :
DP D⃗σo
= F,
⃗ =M
⃗ o. (4.9)
Dt Dt
où :
– O est un point lié au référentiel,
D
– Dt
est l’opérateur dérivée particulaire et s’exprime par :
Db ∂b ⃗ −−→ ∂b ∂b ∂b
= + V .gradb = + Vp = + Vp b,p ,
Dt ∂t ∂t ∂xp ∂t
⃗ = ∫ ρV⃗ dv est la quantité de mouvement (ou résultante cinétique) associée au
– P Dt
domaine D à l’instant t,
∫ −−→
– ⃗σo = Dt OM ΛρV⃗ dv est le moment de quantité de mouvement (ou moment cinétique)
en O associé à D à l’instant t.
On peut donc écrire la loi fondamentale de la dynamique sous la forme suivante :
D ∫ ∫ ∫
⃗
ρV dv = ⃗
T dA + ρf⃗dv
Dt Dt St Dt
D ∫ −−→ ⃗ ∫
−−→ ⃗
∫
−−→ ⃗
OM ΛρV dv = OM ΛT dA + OM Λρf dv (4.10)
Dt Dt St Dt
CHAPITRE 4. BILAN DE QUANTITÉ DE MOUVEMENT : CONTRAINTE 87
Ces relations sont aussi appelées respectivement loi de bilan de quantité de mouvement
et loi de bilan de moment de quantité de mouvement. Il existe de nombreuses autres
appellations :
– théorèmes de la résultante cinétique et moment cinétique,
– théorèmes des quantités de mouvement et des moments de quantités de mouvement,
– théorèmes d’Euler...
Exemple 4.1 :
– σ13 : composante sur l’axe x1 de la contrainte sur la facette perpendiculaire à x3 .
– σ33 : composante sur l’axe x3 de la contrainte sur la facette perpendiculaire à x3 .
Démonstration :
Soit un point M et considérons en ce point une direction arbitraire définie par le vecteur
⃗ . Soit h une longueur et H le point tel que −
unitaire N
−→
M H = hN⃗ . Considérons maitenant e
⃗ . Pour
tétraèdre M A1 A2 A3 tel que la face A1 A2 A3 passe par H et soit perpendiculaire à N
−−→
fixer les idées, nous supposons que chaque vecteur M Ai a même direction et même sens que
le vecteur de base ⃗ei .
Soit D le domaine intérieur au tétraèdre. On désigne par Si la face du tétraèdre admettant
le vecteur −⃗ei comme normale unitaire extérieure à D. On désigne par S0 la face A1 A2 A3 . La
frontière S de D est donc S0 U S1 S2 U S3 . On note A0 l’aire de S0 et Ai l’aire de Si , i = 1, 2, 3.
Si ⃗n désigne le champ des normales sur S extérieures à D, on a :
⃗ sur S0 ,
⃗n = N ⃗n = −⃗ei sur Si .
∫
De la relation : ⃗ − Ap⃗ep = ⃗0, avec la convention de
⃗ndA = ⃗0, on déduit alors : A0 N
S
sommation de l’indice répété.
⃗ .⃗ei ou encore Ai = Ni A0 , en posant N
On a donc : Ai = Ap⃗ep .⃗ei = A0 N ⃗ = Np⃗ep .
CHAPITRE 4. BILAN DE QUANTITÉ DE MOUVEMENT : CONTRAINTE 89
→
− ∑3
−
→ A0 h
⃗ ).⃗ei −
A0 T (Q0i , N Ap T (Qpi , ⃗ep ).⃗ei = [ρ(γi − fi )](Qi ),
p=1 3
→
− ∑3
−
→ h
⃗ ).⃗ei −
T (Q0i , N Np T (Qpi , ⃗ep ).⃗ei = [ρ(γi − fi )](Qi ).
p=1 3
Lorsque h → 0, les points Q0i , Qpi et Qi tendent ver le point M . On en déduit si ⃗γ et f⃗ sont
des fonctions bornées :
−
→ ∑
3
−
→
⃗ ).⃗ei −
T (M, N Np T (M, ⃗ep ).⃗ei = 0, i = 1, 2, 3,
p=1
d’où
−
→ ∑
3
−
→
⃗
T (M, N ) = Np T (M, ⃗ep )
p=1
−
→ ⃗ ∑
3
−
→
T (N ) = Np T (⃗ep ),
p=1
ou encore
−
→ ∑
3
−
→
T (Np⃗ep ) = Np T (⃗ep ).
p=1
⃗ → T⃗ , si on la prolonge a des
Cette derniere égalité assure la linéarité de l’application : N
vecteurs non nécessarement unitaires par la relation :
( )
−
→− −
→ −
→
v
T (→
v ) = ||→
−
v || T
||−
→
v ||
Ti = σip Np .
Nous pouvons alors réécrire la loi fondamentale de la dynamique sous la forme intégrale
suivante :
D ∫ ∫ ∫
⃗
ρV dv = σ⃗ndA + ρf⃗dv (4.13)
Dt Dt St Dt
D ∫ −
→
∫
−
→ D ∫ −−→ − →
∫
−−→ →
ρ V dv = ρ γ dv, OM Λρ V dv = OM Λρ−
γ dv (4.17)
Dt Dt Dt Dt Dt Dt
Exercice :
Utiliser les différentes formules des dérivées particulaires pour écrirent les équations (4.13)
et (4.14) sous plusieurs formes.
Cette relation devant être satisfaite pour tout domaine matériel D, on en déduit l’équation
locale :
−→
ρ⃗γ = divσ + ρf⃗ (4.18)
dite équation du mouvement de Newton. Cette relation peut revêtir les différentes formes
suivantes : →
−
DV −→
ρ ou ρ⃗γ = divσ + ρf⃗ (4.19)
Dt
→
−
∂V −
→→ − −→
ρ + (grad V ) V = divσ + ρf⃗ (4.20)
∂t
−
→
∂ V −−→ V 2
−→−→ − → −→
ρ + grad + (rot V )Λ V = divσ + ρf⃗ (4.21)
∂t 2
∂ − → −→ − → − → −→
(ρ V ) + div(ρ V ⊗ V ) = divσ + ρf⃗ (4.22)
∂t
−
→
D(ρ V ) −
→ − → −→
+ ρ V div V = divσ + ρf⃗ (4.23)
Dt
Si nous explicitons les trois relations scalaires donnant l’équation du mouvement dans la
base B, il vient :
∂σip
+ ρ(fi − γi ) = 0 ou σip,p + ρ(fi − γi ) = 0 i = 1, 2, 3, (4.24)
∂xp
La loi de bilan de moment de quantité de mouvement s’écrit sous forme locale par :
−−→ −−→ −→ −−→
OM Λρ⃗γ = OM Λdivσ + OM Λρf⃗ + η : σ (4.26)
∫ ∫ ∫ ∫ ∫
(xi σkj − xj σki )nk ds = (xi σkj − xj σki ),k dv. (4.30)
Σ
Sachant que
et
(xj σki ),k = σji + xj σki,k , (4.32)
CHAPITRE 4. BILAN DE QUANTITÉ DE MOUVEMENT : CONTRAINTE 93
et
xi (fj − ργj ) − xj (fi − ργi ) + σij + xi σkj,k − σji − xj σki,k = 0 (4.34)
et
σij = σji . (4.36)
fj + σkj,k = 0, (4.37)
On obtient les équations d’équilibre très souvent utiliser dans la théorie d’élasticité. Dans le
cas où les champs de forces sont les champs de pésanteur, on aura : fi = ρgi .
Remarque 4.3 :
1. La contrainte normale et la contrainte tangentielle varient toute deux avec l’orientation
de la surface définir par le vecteur ⃗n.
2. La contrainte tangentielle est encore appelé scission ou contrainte de cisaillement.
Figure 4.5 –
le vecteur normal ⃗n. Ces directions sont appelés directions principales ou axes principaux.
Pour les déterminer, on pose l’égalité
où σ est un nombre.
Cette équation constitut une équation aux valeurs propres où la constante σ est la valeur
propre et ⃗n, la direction principale, du vecteur propre. Il s’agit d’autre part d’un ensemble
de trois équations linéaires homogènes des variables n1 , n2 , n3 . Pour que la solution soit
différente de la solution triviale (c’est-à-dire n1 = n2 = n3 = 0), il faut que le déterminant
des coefficients du système soit nul c’est-à-dire
Soit donc
−σ 3 + I1 σ 2 − I2 σ + I3 = 0 (4.40)
Puisqu’un vecteur propre est transformé en un vecteur qui lui est colinéaire, nous avons
une interprètation mécanique très importante des directions principales : La contrainte (en
un point M et à un instant t) pour une direction principale est colinéaire à cette direction.
CHAPITRE 4. BILAN DE QUANTITÉ DE MOUVEMENT : CONTRAINTE 95
Autrement dit, un élément de surface perpendiculaire à cette direction principale ne subit pas
de cission. La valeur algébrique de la contrainte (purement normale) est égale à la contrainte
principale correspondante.
Définition 4.3 :
1. Un tenseur σ est dit de révolution autour de la direction principale définie par le vecteur
⃗c3 si σI = σII ̸= σIII . Toute direction orthogonale à ⃗c3 est alors direction principale
associée à σI = σII .
2. Un tenseur σ est dit sphérique si σI = σII = σIII . Toute direction de l’espace est alors
principale.
dans la base principale ou une base B orthonormée mais non nécessairement principale ; le
2
symbole σ désigne le tenseur du second ordre σ.σ.
On peut décomposer σ en partie sphérique et déviateur :
d
σ = σm I + σ , (4.42)
avec
1 d
σm = (σI + σII + σIII ), et trσ = 0. (4.43)
3
La quantité σm est appelée contrainte normale moyenne.
Si le déviateur σ d est nul, le tenseur σ est sphérique et toute direction est alors principale ;
la contrainte s’exerçant sur un élément du surface passant par le point M est purement
normale ; elle n’est pas déviée de la normale ⃗n.
Le déviateur σ d admet les mêmes directions propres que σ, ses valeurs propres σid étant
reliées aux contraintes principales σid = σi − σm soit :
1
σ1d = (2σ1 − σ2 − σ3 ),
3
1
σ2d = (2σ2 − σ3 − σ1 ),
3
1
σ3d = (2σ3 − σ1 − σ2 ) (4.44)
3
CHAPITRE 4. BILAN DE QUANTITÉ DE MOUVEMENT : CONTRAINTE 96
T⃗ (N ⃗ + σdN
⃗ ) = σm N ⃗, (4.45)
avec √ √
d
⃗ = 3 d 3 d d d
σ N σ (⃗c1 + ⃗c2 + ⃗c3 ) = (σ ⃗c1 + σII ⃗c2 + σIII ⃗c3 ),
3 3 I
car σ d admet les mêmes directions propres que σ.
Le vecteur σ d N
⃗ est dans la plan de la facette. On a en effet :
d⃗ ⃗ 1 1 1 d
σ N d
N = (σId⃗c1 + σII d
⃗c2 + σIII d
⃗c3 )(⃗c1 + ⃗c2 + ⃗c3 ) = (σId + σII d
+ σIII ) = trσ = 0.
3 3 3
L’égalité (4.45) correspond donc a la décomposition de T⃗ (N ⃗
⃗ ) en composante normale TN N
et composante tangentielle ou scission T⃗t . On obtient :
√ √
3 [ ]1 3[ ]1
d d
TN = σm , ||T⃗t || = ||σ N⃗ || = d 2 d 2 d
(σI ) + (σII ) + (σIII )2 2
= tr((σ )2 ) 2 (4.46)
2 2
la contrainte normale moyenne σm apparaît ainsi comme la contrainte normale sur la facette
octaédrale. La composante T⃗t de T⃗ (N
⃗ ) est appelée scission octaédrale.
CHAPITRE 4. BILAN DE QUANTITÉ DE MOUVEMENT : CONTRAINTE 97
Soit en dévelloppant ;
Tn = σ11 n21 + σ22 n22 + σ33 n23 + 2σ12 n1 n2 + 2σ13 n1 n3 + 2σ23 n2 n3 . (4.48)
Cette équation est appelée quadrique des contraintes ou surface tensorielle du tenseur de
contrainte.
Sachant que ⃗n est unitaire, la distance du centre jusqu’à la surface de l’ellipsoide (qua-
drique) dans la direction ⃗n est :
1
φ2 = x21 + x22 + x23 = , (4.51)
|Tn |
φ est donc la grandeur inverse de la racine carré de la contrainte normale Tn par rapport à
l’axe de direction ⃗n. La surface de l’ellipsoide de contrainte donne ainsi une représentation
explicite de la grandeur de toute les tensions normales possibles par rapport aux axes passant
par le centre.
La quadrique précédente rapportée aux axes principaux s’écrit
Remarque 4.4 :
1. Si σI , σII , σIII sont positifs, la quadrique est un ellipsoide. En particulier si σI = σII =
σIII > 0, l’ellipsoide est une sphère de revolution.
CHAPITRE 4. BILAN DE QUANTITÉ DE MOUVEMENT : CONTRAINTE 98
2. Si deux de ces coefficients sont positif et le 3eme négatif, il s’agit d’un hyperboloide à
une nappe. En particulier si σI = σII > 0 et σIII < 0, le quadrique est un hyperboloide
de revolution autour de l’axe principal associé à la valeur principale σIII .
3. Si σI = σII ̸= 0 et σIII = 0, le quadrique est un cylindre de revolution autour de l’axe
principal associé à σIII .
4. Si l’un des coefficients est positif et les deux autres négatifs, la quadrique est un hyper-
boloide à deux nappes.
5. En fin si les trois coefficients sont négatifs, la surface est un ellipsoide imaginaire.
Figure 4.7 –
n2i > 0 et supposons que σI > σII > σIII , la relation (3.56) entraînent les inégalités suivantes :
Figure 4.8 –
( ) ( )2
σII + σIII 2 σII − σIII
Tn − + Tt2 ≥
2 2
( ) ( )
σIII + σI 2 σ III − σI 2
Tn − + Tt ≤
2
2 2
( ) ( )
σI + σII 2 σ I − σII 2
Tn − + Tt ≥
2
(4.58)
2 2
−→
Ces trois dernières relations vont nous permettre de situer l’extrémité du vecteur OT de
composantes Tn et Tt dans le plan de Mohr. En plaçant les trois points correspondant aux
CHAPITRE 4. BILAN DE QUANTITÉ DE MOUVEMENT : CONTRAINTE 101
contraintes principales σI , σII , σIII , la première relation de (4.58) indique que le point T est,
dans le plan de Mohr, à l’extérieur du cercle C1 (voir figure (4.8)). Le centre de ce cercle est
situé sur l’axe OTn au point d’abscisse (σII + σIII )/2 et son rayon est égal à (σII − σIII )/2.
L’égalité de la première relation de (4.57) correspond à n1 = 0. On en déduit que ⃗n
tourne autour de la direction principale ⃗c1 , dans le plan défini par le point M et les vecteurs
⃗c2 et ⃗c3 , le point T correspondant se déplace sur le cercle C1 .
De façon analogue, les autres relations de (4.58) montre respectivement que T se situe :
– à l’intérieur du cercle centré sur l’axe OTn au point d’abscisse (σI + σIII )/2 et de rayon
(σI − σIII )/2 (cercle C2 ),
– à l’extérieur du cercle centré sur l’axe OTn au point d’abscisse (σI + σII )/2 et de rayon
(σI − σII )/2 (cercle C3 ).
Les cercles C2 et C3 correspondent respectivement à des directions ⃗n telles que :
– n2 = 0 ; ⃗n tourne alors autour de la direction principale ⃗c2 dans le plan défini par M,
⃗c1 et ⃗c3 ;
– n3 = 0; ⃗n tourne alors autour de la direction principale ⃗c3 dans le plan défini par M,
⃗c1 et ⃗c2 .
On appelle parfois C2 le grand cercle de Mohr.
Conclusion : Quelle que soit l’orientation de la normale du point M, le point T de
coordonnées (Tn , Tt ) se situe dans la partie du plan de Mohr hachurée sur la figure 4.8(a)
(cercles compris).
Remarque 4.5 Lorsqu’aucune des composantes de ⃗n dans la base principale n’est nulle, on
obtient alors 2 × 2 × 2 = 8 orientations différentes pour le vecteur ⃗n.
Les directions cherchées sont donc celles des bissectrices de l’angle formé par les deux di-
rections principales ⃗c1 et ⃗c3 associées respectivement à la plus petite et à la plus grande
contrainte principale.
Soit ⃗n un vecteur orthogonal à ⃗c2 , donc appartenant au plan défini par M, ⃗c1 et ⃗c3 .
Posons : T⃗ (⃗n) = Tn⃗n + Tt⃗t de telle sorte que (⃗n, ⃗t, ⃗c2 ) soit directe.
Soit ϕ l’angle (⃗c1 , ⃗n) orienté par ⃗c2 . On a ⃗n = cos ϕ⃗c1 + sin ϕ⃗c3 et ⃗t = − sin ϕ⃗c1 + cos ϕ⃗c3 .
Il vient que :
T⃗ (⃗n) = σI cos ϕ⃗c1 + σIII sin ϕ⃗c3 . (4.60)
CHAPITRE 4. BILAN DE QUANTITÉ DE MOUVEMENT : CONTRAINTE 104
La contrainte T⃗ (⃗n) est donc, comme ⃗n, dans le plan défini par M, ⃗c1 , ⃗c3 . Il vient alors :
d
On a σ = 0. Les trois contraintes principales sont égales à σm et toutes les directions sont
principales, car σ = σm I. Quelle que soit la direction définie par ⃗n, on a T⃗ (⃗n) = σm⃗n.
C’est en particulier l’état de contrainte qui existe dans un fluide au repos, d’où le qualificatif
hydrostatique.
Les trois cercles de Mohr se réduisent au point de l’axe OTn d’abscisse σm . Nous aurons
pour un élément de surface situé sur la frontière d’un domaine, σm > 0 correspond à une
traction, σm < 0 correspond à une compression. Pour un fluide au repos, −σm est la pression.
Définition 4.5 On dit que σ définit une traction ou une compression simple dans la di-
rection du vecteur ⃗u si ⃗u définit une direction principale de σ et si la contrainte principale
correspondante est la seule qui soit non nulle. On dit que σ est un tenseur uniaxial.
Figure 4.13 –
Lorsque σI est positif, on dit qu’il y’a traction simple ; si σI est négatif, on dit qu’il y a
compression simple.
Posons ⃗n = n1⃗u + n2⃗c2 + n3⃗c3 . Il vient alors que T⃗ (⃗n) = σI n1⃗u. Donc quelle que soit la
direction définie par ⃗n, la contrainte est dirigée selon ⃗u.
Les cercles de Mohr C2 et C3 sont confondus, le cercle C1 se réduit au point O. Lorsque
−→
⃗n varie, l’extrémité T du vecteur OT parcourt, dans le plan de Mohr, le cercle C2 = C3 qui
passe par O.
Définition 4.6 On dit que σ définit un cisaillement simple dans ces deux directions ortho-
gonales ⃗u et ⃗u′ si la matrice de σ s’écrit dans une base orthonormée (⃗u, ⃗u′ , ⃗u′′ ) :
0 σ12 0
σ12 0 0
0 0 0
Propriété 4.2 Une condition nécessaire et suffisante pour que σ définisse un cisaillement
simple est que l’une des contraintes principales soit nulle et les deux autres opposées.
CHAPITRE 4. BILAN DE QUANTITÉ DE MOUVEMENT : CONTRAINTE 106
Si (⃗c1 , ⃗c2 , ⃗c3 ) est une base directe, la matrice σ dans cette base s’écrit :
σI = σ12 0 0
0 σII = −σ12 0
0 0 0
et les cercles de Mohr sont alors disposés comme indiqué sur la figure 4.15.
Figure 4.16 – Représentation du cercle de Mohr pour un état de contrainte tri-axial de révolution
Définition 4.7 On dit que σ définit un état de contraintes tri-axial de révolution si deux
contraintes principales sont égales et non nulles.
Définition 4.8 On dit que σ définit un état de contrainte plan si l’une des contraintes
principales est nulle.
Pour σIII = 0, l’état de contrainte sera dit plan dans un plan perendiculaire au vecteur ⃗c3 .
Dans la base principale (⃗c1 , ⃗c2 , ⃗c3 ), la matrice σ s’écrit :
σI 0 0
0 σII 0
0 0 0
−→
La force élémentaire dF s’exerçant sur un élément de surface dS d’aire dA, passant par M
et orthogonal à ⃗n est égale à :
−→ ⃗
dF = T dA = σ⃗ndA (4.63)
Figure 4.18 – Force élémentaire s’exerçant sur une surface élémentaire transportée.
Définition 4.9 :
1. On appelle tenseur des contraintes de Boussinesq (ou de Poila-Lagrange) le
tenseur :
∏ T
= JσG ,
de composantes
∏ ∂Xi ∂Xj
=J σpq
ij ∂xp ∂xq
−→ ∏
tel que dF = ⃗n0 dA0 .
2. On appelle tenseur des contraintes de Piola-Kirchhoff (ou tenseur de Kirch-
hoff ) le tenseur :
T
S = JGσG ,
de composantes
∂Xi ∂Xj
Sij = J σpq
∂xp ∂xq
−→
tel que dF 0 = S⃗n0 dA0 .
Remarque 4.6 :
CHAPITRE 4. BILAN DE QUANTITÉ DE MOUVEMENT : CONTRAINTE 109
∏
1. S est symétrique alors que ne l’est pas ;
1∏
−1 T T
2. Comme G = F , on a : σ = J
F = J1 F SF
Multiplions les deux membres de cette relation scalairement par le vecteur V⃗ . Il vient :
1 DV 2 −→ −→ →
−
ρ = V .divσ + ρf⃗. V (4.67)
2 Dt
car : −
→ −
→
DV 2 D −→− → −
→ DV DV −→ −
→ DV −
→
= (V .V ) = V . + .V = 2V . , avec V = || V ||.
Dt Dt Dt Dt Dt
Appliquons la relation
−
→ →−→ T
− −
→
div(U U ) = U div(U ) + U : grad U
−
→
au tenseur σ et au vecteur V :
−
→ →−→ T
− −
→
div(σ V ) = V div(σ ) + σ : grad V .
car le double produit contracté d’un tenseur symétrique par un tenseur antisymétrique est
nul. Il vient donc :
→ −→
− −
→
V .divσ = div(σ V ) − σ : D
D ∫ ∫
De la relation Dt Dt
ρgdv = Dt ρ Dg
Dt
dv, nous pouvons écrire :
∫
1 DV 2 D ∫ 1 2
ρ dv = ρV dv.
Dt 2 Dt Dt Dt 2
∫ − → − →
De même en transformant Dt div(σ V dv en une intégrale de surface, il vient :
∫ ∫
−→ − → →
−
div(σ V dv = (σ V ).⃗ndA
Dt St
−
→ → −
où T = T (⃗n) est la contrainte au point M à l’instant t dans la direction de ⃗n.
On aura en fin :
D ∫ 1 2 ∫ ∫
→
−−→
∫
−
→
ρV dv = − σ : Ddv + T V dA + ρf⃗. V dv. (4.71)
Dt Dt 2 Dt St Dt
∫
La grandeur K = 1
est l’énergie cinétique associée au domaine matériel D à l’ins-
2
Dt 2 ρV dv
−
→− →∫ ∫ −
→
tant t, alors celle Pe St T . V dA + Dt ρf⃗. V dv est la puissance des efforts extérieurs
(efforts de contact s’exerçant sur S et effort à distance s’exerçant au sein de D) au domaine
D à l’instant t.
ou :
Le Taux de variation de l’énergie cinétique
D ∫ 1 2
ρV dv
Dt Dt 2
La puissance des efforts intérieurs Pi :
∫
− σ : Ddv
Dt
On peut encore écrire le théorème de l’énergie cinétique sous une forme plus condensée :
DK
= Pi + Pe (4.74)
Dt
CHAPITRE 4. BILAN DE QUANTITÉ DE MOUVEMENT : CONTRAINTE 112
Enoncé :
−
→
en rappelant, que si E est exprimé en variables de Lagrange ( X , t), on peut écrire indiffé-
∂t |−
→.
DE ∂E
remment Dt
ou
X
DE
Or Dt
et D sont liés par :
DE T T DE
= F DF , D = G G
Dt Dt
qui ne sont pas sans rappeler les relations liant le tenseur des contraintes de Cauchy σ et
celui de Piola-Kirchhoff S :
T 1 T
S = JGσG , σ= F SF .
J
Cherchons donc si S ne serait pas par hasard le tenseur cherché. Autrement di a-t-on :
∫ ∫
DE
σ : Ddv = S dv0 ?
Dt D0 Dt
Comme dv = Jdv0 , il suffit pour cela que l’on ait :
DE
S: = Jσ : D (4.76)
Dt
T
En composante dans la base B, on a σ : D = σpq Dpq . Comme σ = J1 F SF , il vient :
1 1
σpq = Fpr Srs Fqs , d′ ou σ:D= T
Srs Frp Dpq Fqs .
J J
CHAPITRE 4. BILAN DE QUANTITÉ DE MOUVEMENT : CONTRAINTE 113
On a d’autre part :
DE T
DD DErs T
= F DF soit = = Frp Dpq Fqs .
Dt Dt Dt
On peut donc écrire :
1 DErs 1 DE
σ:D= Srs = S: ,
J Dt J Dt
car S est symétrique.
Propriété 4.3 Le tenseur des contraintes de Piola-Kirchhoff S est tel que la puissance des
efforts intérieurs s’écrit en description lagrangienne :
∫
DE
Pi = −
dv0 S: (4.77)
D0 Dt
Remarque 4.7 Comme ρJ = ρ0 , on peut alors écrire la relation (4.76) sous la forme :
1 DE 1
S: = σ:D (4.78)
ρ0 Dt ρ
qui met en évidence la densité massique − ρ1 σ : D des efforts intérieurs et son expression à
l’aide du tenseur de Piola-Kirchhoff en description lagrangienne.
D ∫ 1 2 ∫ ∫
→
−−→
∫
−
→
ρV dv = − σ : Ddv + T V dA + ρf⃗. V dv.
Dt Dt 2 Dt St Dt
On a :
D ∫ 1 2 ∫
1 DV 2 ∫
1 DV 2
ρV dv = ρ dv = ρ0 dv0
Dt Dt 2 Dt 2 Dt Dt 2 Dt
∫ ∫ ∫ ∫
DE ⃗ −
→ →
−
σ : Ddv = S: dv0 , ρf . V dv = ρ0 f⃗. V dv0
Dt D0 Dt Dt Dt
∫ −
→−→
Il reste à exprimer St T V dA en représentation lagrangienne. Il vient :
∫ ∫ ∫ ∫
−−
→ → →
− −
→ →
−− → −
→
σ V .JG → −
T
T V dA = σ n V dA = σ V n dA = n0 dA0
St St St St
Soit ∫ ∫ ∫ ∫
→
−−→ −
→ −
→ → T−
→−
V .JσG −→ V .Π− Π V .→
T
T V dA = n0 dA0 = n0 dA0 = n0 dA0
St St St St
T
où Π = JσG est le tenseur de contraintes de Boussinesq.
La forme Lagrangienne intégrale du théorème de l’énergie cinétique s’écrit :
∫ ∫ ∫ ∫
1 DV 2 DE T
−
→ −
→→ −
ρ0 dv0 = − S: dv0 + Π n 0 dA0 + ρ0 f . V dv0 (4.79)
D0 2 Dt D0 Dt S0 D′
où a est une constante suffisament petite pour assurer la validité de l’hypothèse de petite
pertubation.
1. Déterminer le tenseurs de champs de déformation.
2. Quels sont les points en les quels l’un des allongements unitaires principaux est nul ?
3. Déterminer en ces points les allongements unitaires principaux et de direction princi-
pales.
4. Déterminer le tenseur de rotation infinitésimal.
1. (a) Montrer que le calcul des trois contraintes T⃗ (⃗ei )i=1,2,3 et l’utilisation des propriétés
de Mohr permettent de calculer les contraintes principales qu’on notera σp , σq , σr .
On illustrera la démonstration par une figure correspondant à α = 1.
(b) Déterminer les valeurs de α correspondant à un état triaxial de révolution.
2. On pose α = 1.
(a) Déterminer les directions principales de σ en M .
√
3
(b) Calculer la contrainte pour la direction de ⃗n1 = 2 1
⃗e + 21 ⃗e2 . Où se trouve le point
correspondant sur les cercles de Mohr ?
3. Déterminer pour α = 1, puis pour α = 2, la valeur de la contrainte de cisaillement
maximum ainsi que la direction de la normale correspondante.
Figure 4.19 –
où η et µ sont des coefficients de viscosité supposés constants (µ > 0), p est le champ de
pression (p > 0), τ est le tenseur des contraintes de viscosité.
La contrainte T⃗ = σ⃗n en un point M de D dans la direction de ⃗n peut donc se décomposer
en : T⃗ = −p⃗n + ⃗τ , avec ⃗τ = τ⃗n. La grandeur ⃗τ = τ⃗n est appelée contrainte de viscosité.
Nous avons vu dans l’exercice 6 que le champ des vitesses pouvait s’écrire en coordonnées
cylindiques (r, θ, z) : ( )
1 r w1 R2 R2
V⃗ = A − 2 ⃗eθ , avec A = 2 1 22 .
r R2 R2 − R1
Nous supposerons en outre que la pression p ne dépend pas de θ. Enfin, nous désignons par
ρ la masse volumique du fluide supposée constante.
1. Déterminer la contrainte T⃗pi exercée par le fluide sur Ci en un point de Ci ,i = 1, 2.
Expliquer pourquoi le coefficient de viscosité η a quelques raisons de se sentir frustré.
2. Montrer que la puissance Pe des efforts extérieurs s’exerçant sur D est donnée par :
Pe = 4πµlw1 A.
3. Déterminer la puissance Pi des efforts intérieurs à D.
4. L’application du théorème de l’énergie cinétique nous aurait-elle permis d’économiser
nos efforts (intérieurs et extérieurs) ?
5. Déterminer la résultante Fi des efforts de contact exercés par le fluide sur Ci , i = 1, 2.
6. (a) Montrer que le moment M1 par rapport à l’axe Oz des efforts de contact exercés
par le fluide sur C1 est donné par M1 = −4πµlA.
(b) Etablir une relation entre Pe et la rotation instantanée w1⃗z du cylindre C1 .
7. Transposer les resultats précédents au cas où le cylindre C2 a disparu (R2 → ∞).
[1] P. Germain, Cours et exercices de mécanique des milieux continus, Thérie générale (Mas-
son 1973)
[2] J. Mansel, Cours de mécanique des milieux continus, mécanique des solides, Tome II
(Gauthier-villars 1966)
[3] M. Roy, mécanique des milieux continus, Tome II (Dunod 1965)
[4] L. Sedov, mécanique des milieux continus, Tome I, (MIR-Moscous 1975)
[5] J. Duc et D. Bellet, mécanique des solides, élasticité (Cepadus, 1976)
[6] Jean Coirier et Carole Nadot-Martin, mécanique des milieux continus, cours et exercices
corrigés, 3eme édition (Dunod, Paris, 2007)
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