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Cordectopo

Le document présente le corrigé d'un examen de topologie, comprenant trois exercices sur les espaces localement connexes, la caractérisation des boules ouvertes et des affirmations vraies ou fausses. Chaque exercice est détaillé avec des démonstrations et des justifications mathématiques. Les réponses sont accompagnées de points attribués pour chaque partie de l'exercice.

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Alinour Amena
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Corrigé de l’examen de topologie du 9 janvier

2025

Exercice 1 : Espaces localement connexes (7 points)

a) Soit U un ouvert de X et x ∈ U. Soit U ′ un ouvert de U contenant x,


c’est aussi un ouvert de X ; comme X est localement connexe, U ′ contient
un voisinage connexe V de x dans X, qui est aussi un voisinage connexe de
x dans U. Ainsi U est localement connexe (1 point).
b) Soient X un e.v.n. et x ∈ X. Soit U un voisinage de x, alors il contient
une boule ouverte B(x, r) avec r > 0, qui est un voisinage convexe (donc
connexe) de x. Ainsi, X est localement connexe (1 point).
c) Soit X la réunion des intervalles I1 =]0, 1[ et I2 =]2, 3[ dans R, alors
X (qui est un ouvert de R) n’est pas connexe, car réunion des deux ouverts
disjoints I1 et I2 . Si x ∈ X, alors x est dans l’un des intervalles I1 ou I2 ,
par exemple x ∈ I1 . Alors, tout ouvert de X contenant x contient une boule
ouverte de R de centre x, donc contient un intervalle de la forme ]x − ε, x + ε[
pour ε > 0 assez petit, qui est connexe. Ainsi, X est localement connexe (1
point).
d) Soit V une composante connexe de U et x ∈ V . Par hypothèse, U
(qui est un voisinage de x) contient un voisinage connexe U ′ de x. Alors, V
contient U ′ , car par définition V est le plus grand connexe inclus dans U qui
contient x. Ainsi, V est voisinage de x, et ce pour tout x de V , ce qui montre
que V est un ouvert de X (1.5 point).
e) Soient U un ouvert de X et x ∈ U. D’après d), la composante connexe
de x dans U est un ouvert connexe inclus dans U qui contient x (0.5 point).
f) L’espace X est réunion de la droite verticale D = {0} × R et des
droites horizontales Da = R × {a} pour a ∈ Q. Chacune de ces droites est
convexe (donc connexe), et D rencontre toutes les Da , ce qui montre que X
est connexe. Notons respectivement Da+ et Da− les sous-ensembles R∗+ × {a}
et R∗− × {a}, qui sont les deux composantes connexes de Da − {(0, a)}.
Considérons maintenant l’ouvert U = X − D de X (noter que D est un
fermé de R2 ), il est réunion disjointe des Da −{(0, a)}. Soit C une composante

1
connexe de X, alors l’image de C par l’application continue p : (x, y) 7→ y
est un connexe inclus dans Q, c’est donc un singleton. Ceci montre que toute
composante connexe de U est incluse dans l’un des Da − {(0, a)}, donc est
égal à Da+ ou Da− . Or, Da+ n’est pas ouvert dans X, vu que par exemple tout
voisinage de (1, a) dans X contient (1, a + ε) pour ε > 0 rationnel assez petit,
qui est dans X mais pas dans Da . D’après d), X ne peut pas être localement
connexe (2 points).

Exercice 2 : Caractérisation d’une boule ouverte (9 points)

a) Comme B est non vide, elle contient au moins un élément x. Par hypo-
thèse, il existe une boule ouverte contenant x incluse dans B (en particulier
B est ouvert), donc l’ensemble des r > 0 tels que B contienne une boule
ouverte de rayon r est non vide. Il est de plus majoré car B est bornée (1
point).
b) Par définition de la borne supérieure, il existe pour tout n ∈ N∗ une
boule ouverte B(xn , rn ) incluse dans B avec R − 1/n < rn ≤ R. Ainsi (rn )
converge vers R (1 point).
c) Considérons la droite (xi xj ), qu’on peut identifier à la droite réelle avec
par exemple xi < xj . Alors, pour tout ε > 0, xi − ri + ε et xj + rj − ε sont
dans Bi ∪ Bj , tandis que leur distance est d(xi , xj ) + ri + rj − 2ε. Le diamètre
de Bi ∪Bj est donc au moins d(xi , xj ) + ri + rj −2ε, d’où le résultat en faisant
tendre ε vers zéro (1.5 point).
d) D’après c), pour tout ε > 0, il existe deux points de Bi ∪ Bj distants
d’au moins d(xi , xj ) + ri + rj − 2ε. Par hypothèse, il sont contenus dans une
boule ouverte de rayon au plus R (dont le diamètre est 2R), d’où

d(xi , xj ) + ri + rj − 2ε ≤ 2R.

En faisant tendre ε vers zéro, on obtient

d(xi , xj ) + ri + rj ≤ 2R

(et c’est encore vrai si xi = xj ). Comme (ri ) converge vers R (par valeurs
inférieures), la suite (xn ) est de Cauchy, donc converge puisque E est complet
(1.5 point).
e) Soit r < R. Alors B(x, r) ⊂ Bn = B(xn , rn ) dès que d(x, xn ) + r ≤ rn ,
via l’inégalité triangulaire. Or, ceci est réalisé pour n assez grand, vu que
le terme de gauche tend ves r et celui de droite vers R. On en déduit que
B(x, r) ⊂ B pour tout r < R, et donc B(x, R) ⊂ B vu que B(x, R) est
réunion des B(x, r) pour r < R : en effet si d(y, x) < R, alors y ∈ B(x, r)
avec r = d(x,y)+R
2
(1.5 point).

2
f) Soit z dans E tel que d(x, z) > R, montrons que z 6∈ B. Soit u sur
la droite (xz) avec x entre z et u, alors d(z, u) = d(x, z) + d(x, u), donc on
peut choisir u à distance < R de x et tel que d(z, u) > 2R. D’après e), on a
alors u ∈ B. Si on avait z ∈ B, alors il existerait une boule ouverte incluse
dans B (donc de rayon ≤ R) contenant z et u, ce qui contredit d(z, u) > 2R.
Finalement, on a bien B ⊂ Bf (x, R) (2 points).
g) Comme B est un ouvert, il est (via f) inclus dans l’intérieur B(x, R)
de Bf (x, R), d’où (avec e) B = B(x, r) (0.5 points).

Exercice 3 : Vrai ou faux ? (6 points)

a) C’est vrai : comme un espace métrique (appelons-le E) est séparé, A


est un fermé de E, donc A∩B est un fermé du compact A, il est donc compact
(1 point).
b) C’est vrai : comme R est complet et ]0, 1] est dense dans [0, 1], f se
prolonge en une application uniformément continue de [0, 1] dans R, qui est
bornée vu que [0, 1] est compact (1 point).
c) C’est vrai : soit A une partie compacte de E, si elle était d’intérieur
non vide, elle contiendrait une boule fermée B := Bf (a, r) avec r > 0, qui
serait compacte comme fermé de A. Mais alors la boule unité fermée serait
compacte (par homothétie-translation), ce qui contredit le théorème de Riesz
(1 point).
d) C’est faux dès que E est de dimension infinie. En effet dans ce cas
E admet une base (ei )i∈I avec I infini, et on peut supposer que tous les ei
sont de norme 1 (quitte à changer ei en ||eeii || ). Choisissons une fonction non
bornée f de I dans R∗ (qui existe puisque I est infini) et définissons une
application linéaire de E dans E par u(ei ) = f (i)ei . Alors u est clairement
bijective, mais non bornée sur la boule unité, donc non continue (1.5 point).
e) C’est faux. Prenons pour E un ensemble infini, muni de la distance
d(x, y) = 1 si x 6= y. Alors E est discret (en particulier pas compact puisqu’il
est infini). Il est évidemment borné, et également localement compact (tout
point x de E admet {x} comme voisinage compact). Enfin, E est complet
vu que toute suite de Cauchy (xn ) est stationnaire (si d(xn , xm ) ≤ 1/2, alors
xn = xm ), donc converge (1.5 point).

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