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Ap 1958

sujet maths

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Agrégation 1958.

Analyse
–I–

1. Soient t et z deux variables complexes indépendantes.


z
(a) Donner les développements en série entière de z des fonctions ezt et e t .
1
(b) En déduire un développement de g (z, t) = ez(t+ t ) suivant les puissances négatives,
nulles et positives de t :
X
+∞
g (z, t) = fn (z) tn
−∞

Pour quelles valeurs de z et de t ce développement est-il valable ?


(c) Comparer fn (z) et f−n (z) .
(d) Vérifier que l’on a, pour n ≥ 0 :
X
+∞
z n+2m
fn (z) = (1)
m=0
m! (n + m)!

2. On définit an (z) par l’égalité :


zn
fn (z) = (1 + an (z)) (2)
n!
(a) Montrer que an (z) tend vers 0, quand n tend vers l’infini, uniformément pour |z| ≤ M
où M est un nombre positif quelconque.
(b) Montrer également que, z et z ′ étant deux nombres dont le module est inférieur à
M et c un nombre positif arbitraire, il est possible de déterminer un nombre N ne
dépendant que de M et de c tel que l’inégalité n > N entraîne :

|an (z) − an (z ′ )| ≤ c |z − z ′ | (3)

3. Montrer que les fonctions fn (z) sont holomorphes pour tout z et s’expriment par les
intégrales : Z
1
fn (z) = g (z, t) tn−1 dt (4)
2iπ γ
où γ désigne une courbe convenable du plan de la variable t.
4. Vérifier que fn (z) satisfait à l’équation différentielle :

z 2 fn′′ (z) + zfn′ (z) − 4z 2 + n2 fn (z) = 0 (5)

X
+∞
5. Montrer que si la série cn tn converge uniformément vers g (z, t) pour |t| = r > 0, z
−∞
étant fixé, on a cn = fn (z) quel que soit n.
X
+∞
6. En supposant seulement que cn tn converge vers g (z, t) pour deux valeurs de t de
−∞
modules distincts, peut-on conclure aux égalités cn = fn (z) ?

page 1
– II –

Dans cette partie, ainsi que dans la quatrième, on se propose d’étudier les séries de la forme :
X

an fn (z) (6)
0

où les an désignent des coefficients numériques et où les fn (z) sont les fonctions définies par
(1) .
1. Montrer que ces séries possèdent en général un « rayon de convergence » R ≥ 0 jouissant
de propriétés analogues à celui d’une série entière. Exprimer R à l’aide de la suite des an .
2. On suppose dorénavant R > 0 ; pour |z| < R, la série (6) converge ; soit h (z) sa somme.
Montrer que h (z) est holomorphe pour |z| < R.
3. On veut examiner si, réciproquement, toute fonction k (z) holomorphe dans un cercle
ayant l’origine pour centre est la somme d’une série (6) .
(a) Dans ce but, montrer d’abord l’égalité pour m entier positif :
Z
n n! z
z = un−1 e u du (7)
2iπ γ ′
où γ ′ désigne une courbe convenable du plan de la variable u.
t
(b) En faisant le changement de variable u = 2 et en utilisant le développement de
t + 1
un en série entière de t, montrer la formule :
X

(m + p − 1)!
zn = (−1)p (n + 2p) fm+2p (z) (8)
p=0
p!

Cette formule est-elle valable pour m = 0 ?


(c) Quel est le domaine de validité de la représentation de k (z) par une série (6) ? Cette
représentation est-elle unique ?
(d) Donner les valeurs des coefficients an relatifs aux fonctions k (z) = ecz où c désigne
un nombre indépendant de z.
(e) Pourrait-on, à partir de là, retrouver la formule (8) ?
(f) Effectuer les calculs correspondants, pour m = 0 et m = 1.

– III –

Cette partie est indépendante des précédentes. On se propose d’y établir certaines propriétés
X

des séries entières qu’on étendra, dans IV, aux séries (6) . On sait que, si la série bn converge,
n=0
X

la série bn xn converge uniformément pour 0 ≤ x ≤ 1 et que, en particulier, il en résulte
n=0
l’égalité :
X
∞ X

n
lim bn x = bn (9)
x→1−
n=0 n=0

le symbole x → 1 signifiant que x tend vers 1 par valeurs inférieures à 1.

page 2
1. Montrer, en utilisant un développement en série entière classique, que le premier membre
de (9) peut exister bien que la série figurant au second membre diverge.
2. En supposant que chaque nombre bn soit astreint à la seule condition :

n |bn | ≤ 1 (n = 1, 2, · · · ) (10)

et en posant :
X

bn xn = φ (x) , pour 0 ≤ x < 1
n=0

démontrer l’égalité :

X
∞ X
∞ Z x
n un
φ (x) − bn < + ln (1 − x) + 2 du (11)
n=0 n=0
p 0 1−u

En déduire l’inégalité suivante, où A désigne une constante absolue :


 
1 n
lim sup φ 1 − − bp ≤ A (12)
n→∞ n 2

3. A-t-on, dans les mêmes conditions :

E (x)
lim− sup φ(x) − bp ≤ A
x→1 2
1
dans laquelle E (x) désigne la partie entière du nombre ?
1−x
4. Montrer que l’égalité lim nbn = 0 implique l’égalité :
n→∞
 
E (x)
lim φ(x) − bp =0
x→1− 2

– IV –

Adapter aux séries (6) les diverses propriétés énoncées ou démontrées en III dans le cas des
séries entières. Il sera utile de démontrer d’abord l’égalité :
!
X
∞ X
∞  x n
lim an fn (x) − an fn (R) =0
x→R−
0 0
R

valable lorsque l’ensemble des nombres an fn (R) est borné supérieurement où R désigne le «
rayon de convergence » supposé positif de la série (6) considérée.

page 3
–V–

On considère l’équation fonctionnelle :


Z 1
te−n|ln( t )| ψ (t) dt 0 < x ≤ 1
x
ψ (x) = λ (13)
0

où λ désigne un nombre réel fixe et n un entier positif ; ψ(x) est une fonction inconnue qu’on
suppose bornée et intégrable pour ε ≤ x ≤ 1 quel que soit ε > 0 et telle que l’intégrale
Z 1
|ψ (t)| dt ait un sens. Il pourra être commode de décomposer l’intervalle d’intégration (0, 1)
0
en les intervalles partiels (0, x) et (x, 1) .
1. Déduire successivement de l’équation (13) et des conditions imposées à ψ (x) que :
(a) ψ (x) est continue pour 0 < x ≤ 1 ;
(b) ψ (x) tend vers 0 avec x. On posera ψ (0) = 0 ;
(c) ψ (x) a une dérivée pour 0 < x < 1 ainsi qu’une dérivée à droite et une dérivée à
gauche respectivement pour x = 0 et x = 1.
(d) ψ (x) a une dérivée seconde pour 0 < x < 1.
2. Montrer en outre que ψ (x) satisfait à l’équation différentielle :

x2 ψ ′′ + xψ ′ + 2λnx2 − n2 ψ = 0 (14)

3. En déduire les conséquences suivantes :


r !

(a) Si fn−1 i ̸= 0, l’équation (13) n’admet que la solution banale identiquement
2
nulle.
r ! r !
nλ nλ
(b) Si fn−1 i = 0, l’équation (13) admet la solution ψ (x) = Cfn ix où
2 2
C désigne une constante arbitraire.
4. On veut établir que la condition précédente est réalisable. Pour cela :
(a) montrer d’abord que fn−1 (x) a une infinité de zéros qui ne peuvent d’ailleurs pas être
réels non nuls ;
(b) désignant par a et b deux constantes, former les équations différentielles satisfaites
par u (x) = fn−1 (ax) et v (x) = fn−1 (bx) et en déduire que x (u′ v − uv ′ ) est une
primitive de 4 (a2 − b2 ) xuv.
Z 1
(c) Enfin, en considérant l’intégrale xfn−1 (ax) fn−1 (bx) dxpour des valeurs conve-
0
nables de a et b, montrer que l’hypothèse de l’existence de zéros de fn−1 (x) non
imaginaires purs conduit à une contradiction.

page 4

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