AUTO-INDUCTION, MUTUELLE
INDUCTION
1. LE PHENOMENE D’AUTO-INDUCTION
1.1. Mise en évidence expérimentale.
a. Montage
On a réalisé un circuit constitué de deux branches en parallèle (fig.1) comprenant
chacune
Un ampèremètre
Une ampoule électrique (par exemple de lampe de poche).
En outre on a disposé
Dans la branche de droite une bobine à noyau de fer b (dont la résistance est de
quelques dizaines d’ohms)
Dans la branche de gauche un rhéostat Rh d’une certaine d’ohms.
L’ensemble est alimenté par une batterie d’accumulateurs de quelques dizaines de
volts.
A’ A
I I
Rh b
b. Expérience.
L’interrupteur k étant fermé, on règle Rh pour que les ampèremètres A et A’ donnent
la même indication : les deux ampoules brillent alors du même éclat.
On interrompt les courants puis on ferme K à nouveau en observant attentivement le
circuit.
1 L’atteint son éclat maximum avant l
2 L’aiguille de A’ prend sa position définitive presqu’instantanément alors
que celle de A se déplace lentement avant d’atteindre cette position
c. Interprétation.
La bobine b, parcourue par le courant i, produit un champ magnétique : elle embrasse
donc un flux Q appelé Flux propre puisque c’est elle-même qui donne naissance à
ce flux.
Lorsque le courant augmente, Q croît si bien que la bobine est le siège d’une f.é.m.
induite e ; celle-ci d’après la loi de Lenz, tend à s’opposer à la cause lui donnant
naissance c’est-à-dire à la croissance de i : la f.é.m. e retarde l’augmentation de ce
courant.
Le courant i au lieu de passer quasi-instantanément de zéro à sa valeur finale, croît
progressivement entre ces deux valeur ; le phénomène est facilement observable
grâce à la branche témoin qui ne renferme aucune bobine.
Au cours de l’augmentation du courant i, la bobine joue simultanément deux rôles :
Le rôle d’inducteur puisque c’est elle qui crée le champ,
Le rôle d’induit puisqu’elle est le siège de ; la f.é.m.e.
On parle alors de phénomène d’auto-induction.
Lorsque le courant i a atteint sa valeur finale, le flux propre prend une valeur
constante et la f.e.m.e s’annule : le phénomène d’Auto-induction ne se manifeste que
pendant les régimes où le courant est variable.
1.2. Induction d’une bobine sans noyau ferromagnétique.
a. Définition
1° Considérons une bobine b parcourue par un courant i.
Si elle n’est pas munie d’un noyau d’acier susceptible de se saturer (chap. 13),
le champ magnétique auquel elle donne naissance dans l’espace environnant
présente, en chacun de ces points, un vecteur B proportionnel à i.
Le flux Q qu’elle crée et qu’elle embrasse à travers la totalité de ses spire, c’est
à dire son flux propre est proportionnel à i.
Q = Li
Le coefficient de proportionnel L ne dépend que des dimensions et du nombre de
spires de la bobine : on l’appelle auto-inductance (ou inductance propre ou
simplement inductance) de la bobine.
2° La relation précédente est algébrique :
On adopte conventionnellement un sens positif le long de l’enroulement pour
exprimer i ;
On en déduit (par la règle du tire-bouchon) une normale orientée n pour
exprimer Q.
Lorsque i > 0 (FIG.2.A) : les lignes de champ traversent la bobine dans le sens de
n Q>0;
Lorsque i <0 (fig.2.b) : les lignes de champ sont Inversées Q < 0.
Q
Le rapport est toujours positif : L est un coefficient essentiellement positif.
I
3° Si Q = 1 weber lorsque i = 1 ampère, on a L= 1 unité d’inductance.
Cette unité porte le nom de henry (symbole H).
4° Dans les schémas électriques les bobines sont généralement représentées comme
l’indique la figure3 :
L, R
Fig. 3.
L est l’inductance de la bobine,
R est la résistance de l’enroulement.
Une bobine, siège du phénomène d’auto-induction, est souvent dénommée dipôle
inductif un circuit comportant un ou plusieurs dipôle inductifs est lui-même qualifié
de circuit inductif
b. F.é.m d’auto-induction.
Soit une bobine dont l’enroulement admet pour bornes A et B (fig. 4) :
On adopte pour la tension u et le courant i, la convention récepteur ;
On en déduit (règle du tire-bouchon) le sens de n pour exprimer le flux propre
Q.
1° Si, sous l’action du u, le courant i est variable le flux Q l’est aussi : la bobine est
alors le siège de la bobine f.é.m. induite
−dQ
e= (chap.15) (e est composé avec le sens positif adoptée pour i).
dt
Fig. 4.
Comme Q = Li et que L est une constante indépendante du temps, la f.é.m. peut se
mettre sous la forme
d (Li) di
x= e=−L L en henrys
dt dt
I en ampère
T en secondes
E en volts
e est appelé f.é.m. d’auto-induction.
2° La relation précédente est conforme à la loi de Lenz.
Considérons le cas où le courant i est positif.
di
Si i croît (fig.5.a) : >0 e< 0 ; la f.é.m. e est de sens contraire au
dt
courant : elle tend à s’opposer à la croissance de ce courant (expérience
du §11).
di
Si i décroît (fig.5.b) <0 e> 0 ; la f.é.m.e est dans le sens du courant : elle
dt
tend à s’opposer à la décroissance de ce courant.
Fig.5.
Si le courant i est négatif on retrouve le fait précédent : la f.é.m. d’auto-induction tend
à s’opposer à la variation du courant, c’est-à-dire à la cause lui donnant naissance ;
cependant elle ne peut empêcher une variation : lorsque le courant passe d’une valeur à
une autre, elle retarde l’instant ou la nouvelle valeur est atteinte.
c. Calcul de l’inductance d’une bobine
1° On peut utiliser la méthode suivante.
On fait passer un courant i dans la bobine et on détermine le champ
correspondant (par exemple l’aide du théorème d’Ampère).
On calcule le flux total Q embrassé par l’ensemble des spires.
On en déduit le rapport Q/i, c’est-à-dire L.
2° Exemple : bobine torique comportant N spires disposées régulièrement sur un
anneau non ferromagnétique de section S et de longueur moyenne.
Courant i théorème d’Ampère Hl = Ni
(chap.11) H= ¿ B= ¿
l l
Flux total embrassé par les N spire de la bobine :
¿
Q = NBS = N µ0 l S
Q
Auto- inductance de la bobine : L =
l
S
L = µ0 N2
l
1.3. Bobine à noyau ferromagnétique.
Dans tout ce qui précède nous avons supposé que la bobine considérée n’était pas
munie d’un noyau d’acier.
Pour élargir notre étude considérons le cas d’une bobine torique dont l’anneau est
¿
désormais constitué d’un matériau ferromagnétique. L’excitation H = l
Est encore proportionnelle à i (chap. 13) mais il n’en est plus de même pour B et par
suite pour Q = NBS si le noyau se sature.
Le flux propre Q de la bobine est lié au courant i par la caractéristique magnétique i
Q (fig. 7) ; elle se déduit facilement de la courbe d’aimantation H B du matériau
constituant le noyau :
¿
I donné H = l courbe B=NBS
D’animation
Envisageons les deux cas possible lorsqu’on introduit la bobine dans un circuit.
a) Le noyau ne se sature pas (B < 1 T pour l’acier doux).
B est proportionnel à H (B =µ0 µr H), dont Q est proportionnel à i : la partie
correspondante de la caractéristique i Q est rectiligne.
L’auto-inductance de la bobine est encore définie :
Q
C’est le rapport constant = L.
i
Pour un même courant i, c’est-à-dire un même H, b est µ r fois plus grand qu’en
l’absence de noyau ferromagnétique (µ0µr H au lieu de µ0H) : il en est de même pour Q
et par suite pour la dont la nouvelle expression est
S
L = µ0µrN2
i
Comme µr peut facilement dépasser 1000, on conçoit l’intérêt des bobines à noyau
ferromagnétique pour obtenir des inductances élevées.
b) Le noyau se sature.
B n’est plus proportionnel à H et il en est de même pour Q Vis – à-vis de i : le
Q
rapport n’étant plus constant, l’auto-inductance de la bobine n’est plus
i
définie.
dQ
Si le courant i varie, la bobine est le siège d’une f.é.m. induite e = - qui ne peut plus
dt
di
s’écrire e = -L
dt
Cependant en première approximation, il est souvent possible d’utiliser l’expression
di qm
e = -L en adoptant pour L le rapport L = ℑ , im étant la valeur maximale du courant
dt
durant le phénomène étudié (fig.7).
1m
Fig.7.
L’inductance L est alors la pente de la droite OM m : autrement dit la caractéristique
magnétique est remplacée par la droite OMm.
Mais la valeur ainsi adoptée pour L n’est pas une caractéristique de la bobine : elle
décroît lorsque im augmente (puisque la pente de la droite OMm diminue).
c) Conclusion.
Pour une bobine torique à noyau ferromagnétique non saturé nous avons obtenu
S
L = µ0µr N2
l
Cette expression est à peu près valable pour une bobine droite dont les dimensions
transversales sont faibles devant la longueur.
D’une manière générale en absence de saturation, l’auto-inductance L d’une bobine
ayant des spires sensiblement de même surface, est toujours approximativement
proportionnelle
A la perméabilité relative µr du noyau,
Au carré du nombre de spires N,
A l’aire S de chaque spire.
Remarque.
1° Une bobine munie d’un noyau ferromagnétique est représentée, dans les schémas
électriques, comme l’indique la figure8.a.
2° Il est parfois nécessaire de réaliser des résistances bobinées dénuées d’inductance ;
il suffit alors
Soit d’enrouler sur la carcasse de la bobine un fil plié au milieu de sa longueur
( fig.8.b),
Soit d’enrouler le fil alternativement dans un sens puis dans l’autre pour
constituer les différentes couches de spires
1.4. Energie électromagnétique.
L’énergie stoqué dans une bobine à pour expression
1 1
W= Li -2 = Qi
2 2
2. LE PHENOMENE DE MUTUELLE INDUCTION
2.1. Mise en évidence expérimentale
a) Montage
On dispose deux bobines b1 et b2 en regard (fig.15).
1° La bobine b1 fait partie d’un circuit comprenant
Une battérie d’accumulateur,
Un rhéostat Rh,
Un interrupteur K ;
Elle est parcourue par un courant i1.
2° La bobine b2 est fermée sur un voltmètre.
b) Expérience
On observe d’abord que
Si les bobines sont immobiles l’une par rapport à l’autre ;
Si le courant i1 est constant ;
Le voltmètre ne devis pas.
Par contre si on réalise successivement l’une des trois opérations suivantes le
voltmètre devis durant l’opération :
1° On modifie le courant i 1 (par exemple en fermant puis en ouvrant K ou encore en
manœuvrant Rh) ;
2° On déplace b2 par rapport à b1 (fig.16) ;
3° On induit puis on retire un noyau ferromagnétique dans b2.
Au cours de chacune des trois opérations précédentes la bobine b2 est le siège d’une
f.é.m.
c) Interprétation.
La bobine b1, parcourue par le courant i1, produit dans l’espace qui l’environne un
champ magnétique : la bobine b2, située à proximité de b1, embrasse à travers
l’ensemble de ses spires un flux que nous noterons Q12 :
Q12 = flux produit par b1 à travers b2.
Durant chacune des expériences précédentes, le flux Q12 varie : la bobine b2,
embrassant un flux variable, est alors le siège d’une f.é.m. induite.
La bobine b1 joue le rôle d’inducteur.
La bobine b2 joue le rôle d’induit (chap.15) ;
C’est le phénomène de mutuelle induction ; Q12 est appelé flux de mutuelle.
2.2 Inductance mutuelle de deux bobines.
a. Définition.
1° Considérons à nouveau deux bobines b1 et b2 en présence et soit i 1 le courant
dans b1 :
Si ces bobines ne sont pas munies de noyau d’acier,
Ou bien si ces noyau existent mais ne sont pas saturés, le champ magnétique
créé par b1 dans l’espace qui l’entoure présente, en chacun de ses points, un
vecteur B proportionnel à i1. Le flux correspondant embrassé par b2 à
travers la totalité de ses spires, c’est-à-dire le flux de mutuelle Q 12, est lui
aussi proportionnel à i1 ; on peut donc poser
Q = M12i1
M12 étant un coefficient de proportionnalité. Le flux de mutuelle Q12 est dû aux lignes
de champ
Créées par la bobine b1,
Traversant certaines spires de la bobine b2 (fig.16).
2° La relation précédente est algébrique :
On adopte conventionnellement un sens positif
pour i1 le long de l’enroulement de b1.
Pour i1 le long de l’enroulement de b2.
On en déduit (par la règle du tire-bouchon) un vecteur
n normal aux spires de b1,
n normal aux spires de b2
Choisissons un courant i1 positif :
Sur la figure 17.a : Q12 > 0 M12 > 0 ;
Sur la figure 17.b : Q12 > 0 M12 < 0 .
Or on passe du premier cas au second en retournant la bobine b 2 face pour face :
lorsque les sens positifs des courants ont été adoptés le coefficient M 12 est positif ou
négatif selon la position relative des bobines.
3° On peut inverser les rôles joués par les bobines c’est-à-dire considérer
Un courant i2 don b2
Le flux correspondant embrassé par b1.
Ce flux sera noté Q21 :
Q21 = flux produit par b2 à travers b1.
Q21 est un flux de mutuelle ; désormais
La bobine b2 joue le rôle d’inducteur,
La bobine b1 joue le rôle d’induit.
On a encore
Q 21 = M21i2
On démontre et l’expérience confirme que les deux coefficients de
proportionnalité M12 et M21 sont égaux : leur valeur commune M est appelée
inductance mutuelle des deux bobines.
Q12 = Mi1
Q21 = Mi2
M est un coefficient positif ou négatif ; sa valeur absolue dépend
De chance des deux bobines (dimensions, nombre de spire),
De la position relative des bobines,
De la perméabilité relative du milieu entourant les bobines.
Rapport d’un flux à un courant, une inductance mutuelle s’exprime comme une
inductance propre en henrys.
b) Calcul de l’inductance mutuelle de deux bobines en présence.
1° On peut utiliser la méthode suivante.
On fait passer un courant i1 dans l’une des bobines et on détermine le champ
correspondant (par exemple à l’aide du théorème d’Ampère).
On calcul le flux Q12 embrassé par l’autre bobine
Q12
On en déduit le rapport c’est- à- dire l’inductance M.
i1
(On choisit comme bobine b1 celle qui conduit aux calculs les plus simples.)
2° Exemple : sur un tore ferromagnétique de section S et de longueur moyenne l on a
disposé régulièrement deux enroulements comportant respectivement N1 et N2 spire ;
le tore, supposé non saturé, présente une perméabilité µr.
Courant i1 dans les N1 spires :
N 1 i1 N 1 i1
H1l = N1i1 H1 = B= µ0µr
l l
Flux embrassé par les N2 spires :
N 1 i1
Q12 = N2BS = N2µ0µr S
l
Inductance mutuelle des deux enroulements :
Q12
M=
i1
S
M = µ0µrN1N2
l
2.3. Couplage magnétique entre deux bobines.
Deux bobine b1 et b2,
D’auto-inductances respectives L1et L2,
Présentent entre elle l’inductance mutuelle M. Chacune de ces bobines crée des
lignes de champ dont certaines sont embrassées par l’autre : on dit que les
bobines b1 et b2 sont coupées magnétiquement.
a) Couplage parfait.
Le couplage entre b1 et b2 est qualifié de parfait lorsque toutes les lignes de champ
engendrées par l’une sont embrassées par l’autre.
C’est par exemple sensiblement le cas de deux enroulement disposés régulièrement sur
un même tore ferromagnétique (§22.b) ;on a alors
S S
L1 = µ0µr N12 L2 = µ0µrN22
l l
S
M= µ0µrN1 N2
l
S2
L1 L2 = µ02µr2N12N22 M2 /M/ = √ L1 L2
l2
D’une manière générale on démontre que, dans le cas du découpage parfait, les
inductances L1, L2 et M sont toujours liées par la relation.
/M/ = √ L1 L2
b) Couplage réel.
En fait une fraction seulement des lignes de champ engendrées par b1 travers b2
(fig.16) et réciproquement ; pour un même courant i1, le flux Q12 est alors plus faible
que dans le cas théorique Précédent ; il en est de même pour l’inductance mutuelle
entre b1 et b2, si bien que
/M/ < √ L1 L2
On peut alors caractériser le couplage magnétique de b1 et b2 par le rapport
M /¿
K¿ ¿ ¿
√L 1 L 2
Appelé facteur de couplage des deux bobines ; sa valeur est comprise entre 0 et 1.
Si k =1, le couplage est dit sèrré : il n y a presque parfait.
Si k =1, le couplage est dit lâche : il n y a pratiquement pas d’action magnétique
entre les bobines (bobines éloignées l’une de l’autre ou bobine dont les axes
sont perpendiculaires).
2.4. F.é.m. d’induction mutuelle.
a) Reprenons les bobines b1 et b2 précédentes et adoptons (fig.19) la
convention récepteur pour exprimer
La tension u et le courant i1 sur b1,
La tension u2 et le courant i2 sur b2,
La loi d’ohm relative à b1 (de résistance R1) s’ecrit
U1 = R1 i1-e1
E1 étant la f.e.m. induite d’expression
dQ 1
E1 = -
dt
Avec Q1 = flux total embrassé par b1
Ce flux Q1 est la somme de deux termes :
Le flux propre L1 i1 créé par la bobine b1 à travers elle-même,
Le flux de mutuelle Mi2 créé par b2 à travers b1.
Q = L1 i1+Mi2
En conséquence
di1 di2
E1 = - L1 -M
dt dt
di1
- L1 est la f.é.m. d’auto-induction,
dt
di2
-M est la f.é.m d’induction mutuelle. La tension u 1 appliquée aux bornes
dt
de b1 s’écrit
di1 di1
u1 = R1i1+L1 -M
dt dt
b) De même pour la bobine b2 (de résistance R2) on a
u1 = R2 i2 – e2
Avec
di2 di2
e2 = - L2 -M
dt dt
di2
- L2 est la f.é.m. d’auto-induction,
dt
di2
-M est la f.é.m d’induction mutuelle
dt
D’où
di2 di1
u1 = R2i2+L2 -M
dt dt
c) Les expressions de u1 et u2 conduisent au modèle représenté sur la figure 20 ; ce
modèle fait intervenir deux bobines fictives b1 et b2
Dénuées de résistance et d’auto-inductance,
Couplées par un mutuelle M.
La bobine réelle b1 fonctionne comme trois éléments fictifs connectés en série :
Le dipôle passif de résistance R1
Le dipôle inductif pur d’inductance L1,
La bobine b1
Il en est de même pour la bobine réelle b2.
Le modèle de la figure 20 est fondamental pour l’étude des machines à courants
alternatifs, en particulier pour le transformateur où M est un coefficient constant
(puisque le primaire et le secondaire sont immobiles l’un par rapport à l’autre).
EXERCICE
A. Sur un tore ferromagnétique de perméabilité relative constante µr = 1200, de
longueur moyenne 120cm, de section carrée de 2 cm x 2 cm, on dispose deux
enroulement :
Le premier b1 comporte 250 spires parcourues par un courant de 50 A.
LE second b2, de 50 spires, est relié à un voltmètre. le couplage étant supposé
parfait entre b1 et b2, calculer :
1. L’auto-inductance de chaque bobine,
2. Leur inductance mutuelle,
3. La f.é.m. d’auto-induction dans b1 quand on établit le courant en 0,1 s suivant
une loi linéaire,
4. La f.e.m. de mutuelle induction apparue alors dans b2.
B. Un transformateur (chap.15, fig.22) est formé
D’un circuit magnétique de longueur moyenne 40cm, de section 12cm 2 et de
perméabilité relative ur=1600 quand il n’est saturé
D’un enroulement primaire de 500 spires,
D’un enroulement secondaire de 20 spires.
On suppose que les résistances de ces enroulements sont négligeables, que le couplage
entre le primaire et le secondaire est parfait, et que la situation n’est pas atteinte.
Le secondaire étant ouvert, on fait circuler dans le primaire le courant en dents de scie
de la figure 21.
1. Calculer :
1.1 l’inductance de primaire,
1.2 la tension u1 a ses bornes,
1.3 la tension u2 aux bornes du secondaire
2.
u2
2.1 Quelle est la valeur du rapport ?
u1
2.2 Construire les graphes des fonctions t u1et t u2 .
EXERCICE
1. Sur un tore en matériau non magnétique, de longueur 50 cm et de section 10
cm2, on enroule 1000 spires dans lesquelles on fait passer un courant de 2A.
Calculer :
a) Le champ magnétique à l’intérieur du tort,
b) Le flux embrassé par la bobine,
c) L’inductance de cette bobine.
2* combien de spires faudrait-il enrouler sur le tore précédent pour obtenir une
inductance de 1H ?
3* Pour réaliser un solénoïde d’inductance 0,1 H on enroule régulièrement en spires
jointives sur un cylindre non magnétique de50 cm de long, un fil de cuivre de section
1mm2 et de résistivité 1,6.10-8Ჲm. Calculer :
a) La longueur du fil utilisé,
b) La résistance du solénoïde
5. Un solénoïde de longueur 30 cm, de section 5cm 2, est formé de 1000 spires.
Calculer :
a. Son inductance,
b. L’inductance mutuelle de ce solénoïde avec une petite bobine plate coaxiale de 50
spires, placée à
l’intérieur, et de surface 2cm2,
c. La f. é. m. moyenne induite dans la petite bobine quand on établit dans
solénoïde un courant de 8 A en 1 ms
6. On applique une tension de 24 v aux bornes d’un circuit formé d’une bobine
d’inductance 1,1H et de résistance interne 10 en parallèle avec un dipôle résistif de
résistance 1k
a. Calculer
10 Le courant dans la borne en régime permanent
20 le flux propre de cette bobine,
30 L’énergie magnétique emmagasinée lors de l’établissement du courant.
b) On ouvre ce circuit à l’aide de l’interrupteur k
1 0 Que deviens l’énergie emmagasinée ?
20 Calculer la puissance moyenne libérée si on admet que le courant s’annule en 10 ms
7*. Deux bobines plates d’inductance 5 mH montées en série sont traversées par un
courant i.
a) Exprimer en fonction de i le flux total embrasée par le dipôle constitué des
deux bobines dans des trois cas suivants.
10 Les bobines sont l’une contre l’autre et parcourues par i dans le même sens (le
couplage est alors supposé parfait),
20 L’une des bobines est retournée face pour face,
30 Les bobines étant à nouveau parcourues par i dans le même sens, sont éloignées
l’une de l’autre de façon que leur coefficient de couplage soit de 0,5.
b) En déduire l’inductance du dipôle pour chacun des cas précédents.