Programme de Svteehb PD
Programme de Svteehb PD
Leçon 21 : Le soi
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Leçon 37 : Le devenir des produits d’altération
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MODULE I : LE MONDE VIVANT
SEQUENCE 1 : L’IDENTITE BIOLOGIQUE DES ORGANISMES
b- Le cytosol
C’est la phase liquide dans laquelle baignent les organites cytoplasmiques présents à l’intérieur des cellules. Il
constitue avec le cytosquelette le hyaloplasme.
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Réseau de cavités sous forme tubulaire ou aplati délimité par une membrane simple dont la paroi externe est soit
recouverte de granulations, les ribosomes (REG), soit lisse (REL). Il est le lieu de stockage et de transport des produits
de sécrétions dans la cellule. (fig 5)
g- La mitochondrie
L’ensemble des mitochondries d’une cellule forme le chondriome. Ce sont des organites délimités par une double
membrane dont l‘interne présente des invaginations ou crêtes mitochondriales perpendiculaires au grand axe de
l’organite et portant des ATP synthétases ou sphères pédonculées. La mitochondrie est le siège de la respiration
cellulaire (ou centrale énergétique de la cellule). (fig 7)
h- Les ribosomes
Ces sont des granulations en contact avec la membrane du RE, ou libres dans le cytosol dont le rôle est d’assurer la
biosynthèse des protéines. Les ribosomes peuvent être groupés en chaine par un filament d’ARNm : ils forment alors un
polysome ou polyribosome. (fig 6)
NB : Le RE associé aux ribosomes est appelé aussi ergastoplasme en raison du travail de synthèse dont il est le siège.
i- Les vacuoles
Leur taille varie selon qu’on a affaire à une cellule animale ou végétale. Ce sont des petites et nombreuses cavités
délimitées par une simple membrane dans la cellule animale qui assurent parfois une fonction digestive (vacuoles
digestives ou phagosomes). Elles occupent la plus grande partie du corps cellulaire chez les végétaux. Elles
interviennent dans la régulation des échanges cellulaires en raison du fait qu’elles sont remplies de nombreuses
substances dissoutes.
c- La paroi pectocellulosique
Associée parfois à d’autres composés comme la lignine (bois) et la subérine (liège), elle joue un rôle
essentiellement protecteur.
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a- Le centriole
C’est un granule cylindrique situé près du noyau. Il existe toujours en paire et est disposé perpendiculairement l’un
par rapport à l’autre. L’ensemble forme le centrosome ou diplosome. Chaque centriole est formé de 9 triplets de
microtubules. Les centrioles sont à l’origine des cils et des flagelles. Ils permettent la division de la cellule en se
transformant en asters. Il est l’appareil cinétique de la cellule. (fig 10)
Devoir à faire à la maison : Réaliser un tableau comparatif de la cellule animale et végétale vu au MO et ME. Faire
ressortir les différents organites et leurs rôles dans un autre tableau.
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LECON 2 : STRUCTURE ET COMPOSITION CHIMIQUE D’UN CHROMOSOME
OPO : Expliquer la nécessité de la réplication de l’ADN et éduquer les populations sur l’importance de l’ADN.
a- Structure de l’ADN
L’ADN est le support de l’information biologique. Une molécule d’ADN est constituée de :
Sucre : le désoxyribose (C5H10O5) ;
Acide phosphorique (H3PO4) ;
Bases organiques azotées : l’Adénine (A), la Guanine (G), la Thymine (T) et la Cytosine (C).
L’adénine et la guanine sont appelées bases puriques tandis que la thymine et la cytosine constituent les bases
pyrimidiques. Le nucléotide élément de base de l’ADN, est constitué d’un sucre, d’une base azotée et d’acide
phosphorique.
Un nucléoside est l’ensemble formé d’un sucre et d’une base organique azotée. C’est le cas de l’adénosine, la cytidine,
la guanosine, la thymidine.
L’ADN est un polynucléotide formé de deux chaines ou deux brins: on dit qu’il a une structure bicatenaire. Dans une
molécule d’ADN, l’adénine se lie toujours à la thymine par deux liaisons et vice versa ( ) ; la guanine se lie
toujours à la cytosine par trois liaisons ( ) de faible énergie appelées liaisons hydrogènes. Le sucre se lie aux bases
par les liaisons covalentes. (fig 14)
Vu cette complémentarité, on peut déduire la relation :
NB : La molécule d’ADN est constituée d’une séquence de nucléotide : c’est donc une molécule séquentielle.
b- Notion de gène
Un gène est une portion de la molécule d’ADN qui code pour une protéine donnée. Il peut également être défini
comme l’unité d’information qui définit un caractère héréditaire. Un gène existe en un ou en multiples versions appelés
allèles. L’ensemble de gènes d’un individu ou d’une cellule constituent le génome. (fig 15)
c- Réplication de l’ADN
La réplication de l’ADN permet d’obtenir deux molécules d’ADN fille identique entre elles. Elle se fait selon le
modèle semi-conservatif car à la fin, chacune des molécules filles obtenues possède un brin parental et un brin
néoformé. L’acteur principal de cette réplication est une enzyme spécifique appelée ADN polymérase qui a pour rôle
de rompre des liaisons hydrogènes entre les bases azotées complémentaires. (fig 16)
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En 1928, Griffith avait réussi à transformer héréditairement des pneumocoques non virulents (R) en
pneumocoques virulents (S) en mélangeant les bactéries « S » tuées à des bactéries « R » vivantes. Des molécules de
« S » étaient donc responsables de la transformation du programme génétique des bactéries « R ». Ce n’est qu’en 1944
que la démonstration expérimentale de cette transformation fut apportée par Avery et al : l’ADN est capable à lui seul de
provoquer cette transformation. L’ADN est donc indubitablement le support de l’information génétique. (fig 17)
e- Le test d’ADN
Le test d’ADN ou paternité consiste à analyser l’ADN de deux personnes dans le but de déterminer un lien de
parenté génétique. Pour cela, on prélève un échantillon de salive, du sang ou de la base des cheveux. Ce test est basé sur
l’analyse des emplacements spécifiques du génome d’une personne. On distingue trois types de test d’ADN :
Le test d’ADN mitochondriale (ADN) : il s’intéresse aux mitochondries qui permet d’explorer la lignée
maternelle directe de la mère : c’est le test de maternité ;
Le test d’ADN autosomique : il consiste à prélever l’ADN dans les 22 premières paires d’autosome d’une
personne dans le but d’établir des liens entre individu et ses frères : c’est le test de fratrie (ensemble de frère et
de sœur d’une même génération). On place le test d’ADN chromosome X dans ce cas;
Le test d’ADN chromosome Y : consiste à examiner le chromosome Y pour explorer une lignée paternelle
directe : c’est le test standard de la paternité. (fig 18)
Le test d’ADN présente plusieurs utilités :
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LECON 3 : LA DIVISION CELLULAIRE
OPO : Expliquer la nécessité de la mitose pour le renouvellement des cellules de l’organisme et la conservation de
l’information génétique.
a- La prophase
Elle est caractérisée par la condensation de la chromatine entrainant l’individualisation des chromosomes ; la
disparition de la membrane nucléaire et du nucléole. Le dédoublement du centriole en deux asters qui migrent vers les
pôles opposés de la cellule ; apparition des fibres achromatiques qui se fixent sur les deux asters.
b- La métaphase
Dans cette phase, le centromère des chromosomes se regroupent sur la plaque équatoriale de la cellule et sont plus
visibles ; c’est la raison pour laquelle on réalise les caryotypes à cette phase en bloquant la division à l’aide d’une
substance appelée colchicine.
c- L’anaphase
Pendant cette phase on assiste à la fissuration des centromères et migration de chaque chromosome à une
chromatide vers les pôles opposés de la cellule : on parle de l’ascension polaire.
d- La télophase
Elle se caractérise par :
La décondensation des chromosomes en chromatines ;
La réapparition de la membrane nucléaire et du nucléole ;
L’étranglement médian de la membrane ;
La cytodiérèse (division du cytoplasme) ;
La séparation de deux cellules filles ayant chacune la moitié du matériel génétique.
NB : Comme chez les cellules animales, la mitose des cellules végétales se déroule en quatre phases et il existe des
différences au niveau de la dernière et première étape : (fig 19 Doc 2)
La division du cytoplasme se fait par une formation d’une paroi intercellulaire appelée phragmoplaste séparant
les deux cellules filles sans étranglement de la membrane ;
Les asters sont remplacés par les calottes polaires.
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La phase G1 (G pour « gap of time »= intervalle de temps) qui correspond à la première phase de croissance de
la cellule ;
La phase S ou phase de synthèse pendant laquelle la cellule double son stock d’ADN par réplication semi-
conservative ;
La phase G2 au cours de laquelle la croissance se poursuit. A la fin de cette phase, la cellule mère est prête à
subir une division cellulaire (mitose).
b- Conservation de l’information génétique des cellules issues de la mitose et le maintien de l’identité biologique
Chaque cellule porte un ensemble d’informations génétiques dont le support est l’ensemble des chromosomes de
cette cellule. Ces informations sont transmisses intégralement et fidèlement de la cellule mère aux cellules filles au cours
de la mitose. Cette transmission est assurée par deux évènements fondamentaux et complémentaires :
Un dédoublement ou duplication du matériel chromosomique (et donc du programme génétique) durant
l’interphase : chaque cellule contient au début de la mitose un lot (2n) de chromosomes à deux chromatide
chacun ;
Un partage égalitaire en anaphase : chaque cellule fille reçoit un programme génétique complet sous la forme
d’un lot (2n) de chromosomes à une chromatide chacun.
Ainsi sont assurés la conservation de l’information génétique et le maintien de l’identité biologique au cours du
développement (croissance) et du renouvellement cellulaire. (fig 22)
Devoir à faire à la maison : Faire un tableau comparatif de la mitose de la cellule animale et végétale. Faire les schéma
du chromosome à chaque phase de l’interphase.
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SEQUENCE 2 : LE RENOUVELLEMENT MOLECULAIRE ET LE CODE GENETIQUE
Le maltose et le fructose sont des sucres réducteurs autant que les hexoses car en présence de la liqueur de Fehling à
chaud, on obtient un précipité rouge brique. Cependant, le saccharose n’est pas un sucre réducteur.
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on obtient une solution appelée empois d’amidon. L’amidon est le sucre de réserve chez les végétaux et son hydrolyse
complète libère plusieurs molécules de glucose. (fig 24 b)
Le glycogène est l’équivalent animal de l’amidon : c’est le sucre de réserve chez les animaux. Le glycogène réagit avec
l’eau iodée pour donner une coloration brun-acajou. (fig 24 c)
La cellulose participe à l’architecture des parois cellulaires. Elle ne peut être digérée par l’Homme mais facilite la
digestion et le transit des aliments dans le tube digestif.
a- Les glycérides
Ce sont des esters (produit de l’action d’un acide sur un alcool) du glycérol. Puisque cet alcool (glycérol) possède
trois fonctions estérifiables, on peut avoir des monoglycérides (une seule fonction alcool estérifiée), des diglycérides et
triglycérides.
b- Les stérides
Ce sont des esters du cholestérol (molécule polycyclique à 26 atomes de carbone).
b- Les peptides
Les AA s’unissent les uns aux autres à travers des liaisons peptidiques. Ces liaisons s’établissent à travers le
groupement carboxylique du premier acide aminé et le groupement amine du second AA.
c- Les protéines
Ce sont des polypeptides renfermant plus d’une cinquantaine d’AA. Les protéines sont des macromolécules qui
constituent plus de la moitié du poids sec de l’organisme. Elles sont mise en évidence par la réaction Xanthoprotéique
(dont le réactif acide nitrique HNO3 et ammoniac NH4OH donnent respectivement une coloration jaune serein puis
jaune orangé), la réaction à la ninhydrine et la réaction de biuret (dont les réactifs sulfate de cuivre CuSO4 et la
soude donnent respectivement une coloration bleue puis violette). (fig 26)
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3- Origine des molécules nécessaires au renouvellement
OPOI : Donner et expliquer l’origine des molécules nécessaire au renouvellement.
Les molécules nécessaires au renouvellement ont deux origines :
Une origine externe provenant des aliments (exogène) ;
Une origine endogène (interne) qui provient du recyclage des anciennes molécules et des réserves de
l’organisme.
Remarque : Toutes les réactions biochimiques ainsi que celles qui assurent le renouvellement moléculaire sont
catalysées par les enzymes.
Devoir à faire à la maison : Ecrire l’équation d’hydrolyse du saccharose, du maltose et du lactose. Ecrire l’équation de
mise en évidence de la liaison peptidique.
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LECON 5 : LA BIOSYNTHESE DES PROTEINES
OPO : Expliquer le mécanisme de la biosynthèse des protéines en utilisant le code génétique.
Les protéines sont des molécules organiques très importantes pour l’organisme. Étant dégradées en permanence
elles se doivent d’être renouvelées (synthétisées). Cette biosynthèse se déroule en deux grandes étapes : la transcription
et la traduction. (fig 27)
1- La transcription
La transcription est la synthèse de l’ARNm à partir d’un brin des brins d’ADN sous l’action de l’ARN
polymérase. En d’autre terme c’est le transfert de l’information génétique portée par l’ADN à l’ARN. Elle se déroule
dans le noyau et est assurée par une enzyme (ARN polymérase) et les nucléotides. La synthèse de l’ARNm se fait via
l’un des brins d’ADN. (fig 28)
Si c’est le brin transcrit ou brin non codant alors on remplace le T qui devait se former dans l’ARNm par U.
On remplace le C-G, G-C et le T présent dans le brin transcrit est remplacé par A ;
Si c’est le brin non transcrit ou brin codant alors on ne remplace que le T par U.
NB : Sur l’ARNm, la thymine est remplacée par l’uracile qui se lie à l’adénine.
L’ARNm une fois synthétisé, avant de quitter le noyau doit subir une maturation par épissage (maturation de l’ARN
pré-messager suite à l’excision des introns et la réassociation des exons). (fig 29)
Un intron est la portion non codante du gène présente dans l’ARN pré-messager mais absente dans l’ARNm définitif.
Un exon est la portion codante du gène présente dans l’ARN pré-messager et conserver dans l’ARNm définitif.
L’ARN diffère de l’ADN par quelques éléments du tableau ci-contre : (fig 32)
2- La traduction
a- La nécessité d’un code génétique
Le code génétique est un système de correspondance existant nécessairement entre la séquence des nucléotides de
l’ARNm et la séquence des acides aminés dans la protéine. (fig 33)
Si on combine les nucléotides trois à trois (sous forme de triplets), on peut former 4 3=64 combinaisons ; ce qui peut bien
permettre de désigner les 20 acides aminés. Chacun de ces triplets de nucléotide est appelé codon : c’est l’unité du code
génétique. Ces 64 codons devant servir à désigner un même acide aminé différents, deux cas sont possibles :
1er Cas : Plusieurs codons vont désigner un même acide aminé : ce sont des codons synonymes. Exemple : Les codons
CGU, CGC, CGA, CGG, AGA et AGG désignent tous l’arginine.
2ème Cas : 3 codons ne désignent aucun acide aminé : ce sont des codons non-sens ou codons stop ou codons de
ponctuation. Exemples : UAA, UAG et UGA
Les caractéristiques du code génétique. Le code génétique est :
Redondant c’est-à-dire que plusieurs codons peuvent désigner le même acide aminé. Remarque : les codons
synonymes diffèrent surtout par leur 3ème base. C’est un facteur de stabilité génétique car une modification de
cette troisième base (mutation ponctuelle) n’a aucun effet sur la protéine synthétisée : on parle aussi pour cela
du caractère dégénéré du code génétique ;
Non chevauchant c’est-à-dire qu’un nucléotide n’est impliqué que dans un seul codon ;
Univoque c’est-à-dire qu’un codon désigne un seul et toujours le même acide aminé ;
Universel c’est-à-dire la signification d’un codon est la même pour tous les êtres vivants à quelques exception
près.
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NB : On désigne les acides aminés par les trois première lettres à l’exception de l’isoleucine=Iln ; Glutamine=Gln ;
acide glutamique=Glu ; Asparagine=Asn ; Acide aspartique=Asp.
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La chaine polypeptidique est libérée et la méthionine, premier acide aminé incorporé, est détaché de cette
chaine.
Remarque : Chaque molécule d’ARNm sert de guide pour la fabrication de 10 à 20 molécules polypeptidiques puis est
détruite : c’est donc une copie très éphémère du gène.
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LECON 6 : LE GENIE GENETIQUE ET L’AMELIORATION DES CARACTERISTIQUES DES
ORGANISMES
OPO : Montrer que l’homme peut modifier la structure du génome.
Le génie génétique est une technique consistant à introduire des changements dans la molécule d’ADN d’un
organisme vivant sans qu’il y ait intervention des moyens naturels de reproduction. Il peut également être défini comme
une technique qui consiste à obtenir des organismes dont le génome a été modifié par introduction d’un gène étranger.
De tel organisme est appelé OGM (organisme génétiquement modifié).
La transgénèse est une méthode par laquelle un gène (transgène) étranger est introduit dans le génome d’une cellule
d’une espèce différente.
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SEQUENCE 3 : LA CATALYSE ENZYMATIQUE
Nous constatons aussi que les enterobacter sont incapables de catalyser l’hydrolyse du lactose. La coloration rouge
témoigne la persistance des sucres réducteurs à la fin de l’expérience. Elles ne disposent pas d’enzymes adéquates.
Nous pouvons dire en conclusion que chacune de ces bactéries, tout comme les autres cellules, dispose chacune d’un
équipement enzymatique propre ou spécifique.
Devoir à faire à la maison : Expliquer les phrases suivantes : « A chaque cellules, son équipement enzymatique » ; « A
chaque réaction, son enzyme spécifique ».
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LECON 8 : LES CARACTERISTIQUES DE L’ACTIVITE ENZYMATIQUE
OPO : Réaliser les expériences mettant en évidence les caractéristiques de l’activité enzymatique.
Les enzymes sont des biocatalyseurs c’est-à-dire que ce sont des catalyseurs des réactions biologiques.
1- L’action de la température
OPOI : Expliquer l’influence de la température sur l’activité enzymatique. (fig 40)
L’absence d’activité enzymatique pour des fortes températures (supérieure à 60°) est due au fait que les
enzymes, toujours de nature protéique, sont dénaturées (rupture des liaisons qui maintiennent les chaines protéiques)
par la chaleur. Les enzymes sont actives à des températures plus basses que les catalyseurs chimiques (HCL…), et la
réaction catalysée se réalise plus rapidement.
Les enzymes présentent un optimum d’activité (vitesse de réaction maximale) pour une température donnée,
généralement celle du milieu cellulaire (37-40°C chez l’homme). Elles sont inactives à basse température (proches de
0°C), mais retrouvent leurs propriétés si la température redevient convenable (dénaturation réversible).
2- L’action du pH
OPOI : Relever l’influence du pH sur l’activité enzymatique. (fig 41)
Les expériences de digestion in vitro réalisées sur l’amidon en présence de l’amylase salivaire et sur l’ovalbumine
en présence de la pepsine gastrique et de la trypsine pancréatique révèlent que chaque enzyme a une activité optimale
dans des conditions de pH bien précises. L’amylase salivaire est active en milieu neutre (pH=7) ; la pepsine gastrique
en milieu acide (pH inférieur à 7) ; et la trypsine en milieu légèrement basique (pH légèrement supérieur à 7). Plus
généralement, chaque enzyme possède un pH optimum d’activité.
3- La spécificité du substrat
OPOI : Montrer que chaque enzyme est spécifique à un substrat. (fig 42)
Un substrat est la molécule dont l’enzyme catalyse la transformation. C’est toute molécule sur laquelle agit une
enzyme. De manière générale, une enzyme donnée ne peut agir que sur un seul type de substrat : on parle de spécificité
de substrat. Le nom de l’enzyme indique la nature du substrat le plus souvent. Exemple : saccharose (substrat) est
catalysé par la saccharase (enzyme) ; lactose (substrat) est catalysé par la lactase (enzyme)…..
Remarque : Sur un substrat donné, plusieurs enzymes peuvent agir ; mais chacune d’elles agit sur une partie différente
de ce substrat. C’est le cas de la pepsine et de la trypsine qui agissent toutes les deux sur l’albumine.
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LECON 9 : LA RELATION ENTRE LA STRUCTURE ET LA FONCTION DE LA PROTEINE
OPO : Etablir la relation entre la structure et la fonction de la protéine enzyme.
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LECON 10 : QUELQUES APPLICATIONS DE LA CATALYSE ENZYMATIQUE DANS L’AGRO-
ALIMENTAIRE
OPO : Appliquer la catalyse enzymatique à la production des biens de consommation.
1- La production du fromage
OPOI : Maitriser la technique de fabrication du fromage.
A l’origine, il y’a le lait, base essentielle d’un bon fromage. Mais le chemin à parcourir est encore long avant
d’arriver à votre table ! Il faut procéder :
Au caillage, le lait de brebis est chauffé à environ 30° pour faire cailler. Le fromager y ajoute de la présure ;
Au découpage, le caillé est découpé en grains réguliers pour faciliter l’égouttage ;
Au brassage et chauffage, le caillé est alors chauffé et brasé pour séparer le petit lait des grains de caillé ;
Au moulage et pressage, le lait caillé est lis dans les moules perforés pour être pressé et égoutté. Le fromager
obtient la forme définitive du fromage ;
Au salage, le fromage est alors salé en gros sel ou en saumure afin d’assurer sa conservation et d’affiner son
goût ;
A l’affinage, placé dans les caves humides le fromage est régulièrement retourné et brossé. Cet affinage lent de
trois mois au moins minimum fait mûrir le fromage tout en développant ses arômes subtils.
Mouture et tamisage, on utilise un moulin pour moudre les céréales, puis un tamis pour séparer le mélange
d’amidon et protéines des autres composants céréaliers ;
Centrifugation, on ajoute de l’eau au mélange, qui est ensuite passé à la centrifugeuse pour séparer l’amidon des
protéines ;
Déstructuration de l’amidon, l’amidon est composé de plusieurs molécules de glucose reliées entre elles. En
détruisant ces liaisons à l’aide d’enzymes : l’amylase (comme le fait naturellement le corps humain lors de la
digestion de l’amidon), on obtient du sirop de glucose ;
Isomérisation, on utilise ensuite une autre enzyme pour transformer certaines molécules de glucose en fructose,
qui a un goût plus sucré. Ce processus est appelé isomérisation ;
La purification, on purifie le sirop à travers des étapes supplémentaires, telles que la filtration, avant de faire
évaporer l’eau. On obtient ainsi un sirop de glucose et fructose épais et clair.
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SEQUENCE 4 : L’ENERGETIQUE BIOLOGIQUE
* L’oxydation du glucose :
* L’oxydation des protides : On estime le CT du dioxygène des protides à une valeur de 19,4 Kj. Nous constatons
donc que le CT varie en fonction du nutriment consommé.
Pour un régime alimentaire mixte constitué de glucide, protide et lipide, un litre de dioxygène consommé libère
environ 20 Kj. La DE d’une personne est donc déterminer en multipliant la quantité de dioxygène consommé par le
coefficient thermique moyen qui est de 20 Kj ou 4,83 Kcal.
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Cette chaleur est captée et mesurée par un produit M qui est M=t2-t1. T1 étant la température de l’eau à la sortie de
l’enceinte et t2 celle à l’entrée car pendant cette évaluation on fait circuler de l’eau dans l’enceinte. La dépense
énergétique est donc évaluée à travers cette formule : DE=M x Cm x (t2-t1) avec M la masse de l’eau dans les parois ;
Cm la chaleur massique = 4186 J/Kg/°K ou J/Kg/°C.
IR=
Avec IR l’intensité respiratoire en L/Kg/h ; Vo2 volume de dioxygène consommé en litre ; m masse en Kg ; t le temps
en heure. Il est donc possible de calculer la DE à partir de l’IR ainsi nous avons :
Par exemple, chez l’adulte ayant une activité modérée, la dépense énergétique quotidienne est de 11000 KJ pour
l’homme et 8500 KJ pour la femme.
De plus, selon la loi de taille, « Plus l’animal est petit, plus sa dépense énergétique est grande ».
3- Le métabolisme de base
a- Evaluation du métabolisme de base
OPOI : Calculer le métabolisme de base d’un individu.
La calorimétrie indirecte suppose que l’énergie dépensée par un individu provient exclusivement de l’oxydation des
nutriments. Elle peut se mesurer avec un masque facial. Elle consiste à mesurer le dioxygène consommé à chaque
ventilation, en comparant le volume de dioxygène inspiré et celui de CO 2 expiré. Cette mesure est ensuite utilisée pour
calculer la DE lors d’activités diverses. On peut utiliser :
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* La thermochimie alimentaire : La DE résulte finalement du produit du coefficient thermique de l’oxygène par la
consommation d’oxygène.
DE = CT x Vo2
* La thermochimie respiratoire : elle repose sur la mesure de la quantité d’oxygène consommé par l’organisme (Vo2) ;
l’hypothèse que le dioxygène sert à la combustion des aliments et à la production de l’énergie qui en résulte.
Les méthodes de calcul du métabolisme de base chez un humain sont données par la figure ci-dessous : (fig 53)
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LECON 12 : LES APPORTS ENERGETIQUES
OPO : Déterminer les valeurs énergétiques des repas, leurs valeurs et leur répartition.
En fonction des apports alimentaires conseillés comme l’indique le tableau ci-après : (TAB 1) on peut repartir ces
apports nutritifs ainsi qu’il suit :
Pour l’enfant :
Petit déjeuner : 25% ;
Déjeuner : 30% ;
Gouter : 15% ;
Diner : 30%.
Pour l’adulte :
Petit déjeuner : 25% ;
Déjeuner : 45% ;
Diner : 30%.
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LECON 13 : DEPENSES ENERGETIQUE PRODUITES PAR LA RESPIRATION ET PAR LA
FERMANTATION
1- Dépense énergétique produite par la respiration
a- Quelques expériences
OPOI : Réaliser la mise en évidence de la respiration cellulaire et interpréter.
Nous pouvons définir la respiration comme étant la fonction biologique qui consiste à dégrader complètement une
substance organique (métabolite) en présence du dioxygène aboutissant à une libération d’énergie et des composés
uniquement minéraux.
La respiration cellulaire peut être mis en évidence à partir du dispositif ci-après : (fig 55)
Quelques heures plus tard, on constate :
Une montée du liquide coloré : ceci est due à la baisse de la pression dans le bocal, résultat de la diminution du
dioxygène ;
L’eau de chaux est troublée par la présence de dioxyde de carbone. On constate donc que les graines germées
absorbent du O2 et rejette le CO2 : la cellule vivante respire.
L’équation de la respiration cellulaire peut se résumer ainsi :
L’intensité respiratoire est la quantité dioxygène consommé ou de dioxyde de carbone rejetée par unité de temps
et par unité de masse de l’organisme. On l’exprime généralement en L/Kg/h.
Exercice : Un rat de 165g est placé dans un respiromètre dont la température de l’enceinte est ambiante (19°C) et la
pression atmosphérique normale. Au bout de 15 minutes, ce rat absorbe 80 ml de dioxygène. Evaluer son IR.
* Protides : QR théorique = 0,85 (valeur obtenue par la méthode de pondération des masses de Berthelot).
On peut donc conclure que le QR renseigne sur la nature des nutriments impliqués dans les phénomènes
respiratoires. Dans le cas d’une alimentation équilibrée (comportant protides, lipides et glucides), il est admis
conventionnellement que le QR = 0,85.
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Certains troubles métaboliques comme le diabète peuvent modifier la valeur du QR.
En utilisant le respiromètre volumétrique, on mesure d’abord l’intensité respiratoire de l’animal. On répète ensuite la
manipulation en supprimant l’absorbeur de CO2. Il se créé une dénivellation dans le manomètre. Après compensation de
la dénivellation, on mesure le volume d’eau écoulée de la burette. Il correspond à un volume différentiel (Vd).
Exercice : Une souris de 20g placée dans un respiromètre volumétrique à 18°C et sous une pression atmosphérique
normale consomme 25,6 ml de dioxygène en 12 min. en supprimant l’absorbeur de CO 2, on laisse couler après 12 min
3,8 ml d’eau de la burette graduée pour ramener la dénivellation dans le manomètre au niveau 0. Evaluer le QR de cette
souris.
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En définitive, les fermentations sont des réactions de dégradation incomplète qui produisent de l’énergie utilisable par
les cellules.
b- Applications des fermentations (Exposé)
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* Glycolyse : libère 2 ATP ; 2 NADH2 formés libèrent 6 ATP ;
* Décarboxylation oxydative : forme 2 NADH2 qui libèrent 6 ATP ;
* Cycle de Krebs : libère 2 ATP ; forme 6 NADH2 = 18 ATP ; forme 2 FADH2 = 4 ATP.
En somme, la respiration cellulaire libère au total 38 molécules d’ATP et le reste d’énergie est dissipée sous forme de
chaleur.
En sommes respiration et fermentation sont deux processus libérateurs d’énergie dont le rendement énergétique est très
différent : il est relativement bas dans le cas de la fermentation. Cette différence s’explique par le fait que la libération
de l’énergie chimique du métabolite est complète dans le cas de la respiration et partielle dans le cas de la fermentation.
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SEQUENCE 5 : CONVERSION DE L’ENERGIE LUMINEUSE EN ENERGIE CHIMIQUE
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LECON 15 : MECANISME DE LA PHOTOSYNTHESE
OPO : Expliquer le mécanisme de la photosynthèse.
La phase claire ou phase photochimique ou phase lumineuse qui se déroule dans les thylakoides ;
La phase sombre ou phase chimique ou phase d’assimilation qui a lieu dans le stroma.
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Analyse et interprétation : Le taux de dioxygène dégagé diminue à l’obscurité. En présence de la lumière et avant
l’ajout du réactif de Hill, la concentration de dioxygène continue à baisser ; à la lumière et en présence du réactif, il y’a
augmentation de la concentration de dioxygène.
Nous pouvons dire qu’à la lumière, le réactif de Hill capte les électrons issus de la photolyse et le dioxygène issu de
cette photolyse se dissout dans le milieu ; d’où l’augmentation de la concentration de dioxygène observé. La lumière
apporte donc de l’énergie nécessaire à la photolyse de l’eau.
Les molécules de la chlorophylle excitée par la lumière suite à l’absorption des photons cèdent des électrons au premier
transporteur d’une chaine d’oxydoréduction située dans la membrane des thylakoides. L’accepteur final T+ de cette
chaine d’oxydoréduction photosynthétique est localisé dans le stroma. L’absence de ce transporteur final bloque la
chaine photosynthétique. L’oxydation de la chlorophylle entraine aussi l’oxydation des molécules d’eau. Les électrons
libérés lors de la photolyse de l’eau permettent ainsi le retour de la chlorophylle à son état initial. Parallèlement, cette
photolyse produit du dioxygène qui est rejeté et des protons qui sont pris en charge par des molécules assurant leur
transport dans le chloroplaste et qui activent les enzymes ATP synthétases ; ces dernières catalysent la synthèse de
l’ATP.
En résumé, la phase photochimique nécessite de l’énergie lumineuse captée par la chlorophylle, de l’eau absorbée par
les racines, de l’ADP et du Pi nécessaires à la formation de l’ATP et un oxydant nommé T+. La chlorophylle capte
l’énergie lumineuse, ce qui permet de réduire l’oxydant T+ en TH2, de former un ATP à partir d’un ADP et d’un Pi,
d’oxyder l’oxygène de l’eau, ce qui entraine la formation de dioxygène. De la sorte, l’énergie lumineuse est convertie
en énergie chimique conservée dans l’ATP et le TH2. (fig 69)
33
LECON 16 : IMPORTANCE DE LA PHOTOSYNTHESE
OPO : Dégager l’importance de la photosynthèse.
La photosynthèse est un processus indispensable pour la vie terrestre.
Elle produit la matière organique qui sert de nourriture à tous les êtres vivants hétérotrophes ; en effet, les
végétaux chlorophylliens sont à la base de toutes chaines alimentaires dans l’écosystème.
Elle réduit le taux de dioxyde de carbone (CO2) atmosphérique, limitant ainsi le réchauffement climatique qui
serait fatal pour la Terre ;
Elle produit le dioxygène (O2) qui assure la respiration de tous les êtres vivants de l’écosystème.
Ainsi sans la photosynthèse, il n’y aurait aucune vie sur la Terre.
34
SEQUENCE 6 : LE FLUX D’ENERGIE ET LES CYCLES DU CARBONE ET DE L’AZOTE DANS LES
ECOSYSTEMES
LECON 18 : LE FLUX D’ENERGIE DANS UN ECOSYSTEME
OPO : Analyser les pyramides écologiques.
Un maillon de la chaine alimentaire est un ensemble d’espèces ayant le même régime alimentaire.
La forme de représentation en pyramide est constante puisque chaque niveau trophique tire sa matière et donc son
énergie du niveau inférieur avec un rendement faible : ceci prouve que l’écosystème est un système thermo
dissipatif.
Devoir : Construire les 2 pyramides avec les données de la figure 74.
La production primaire brute pour désigner l’ensemble des matières organiques produites par photosynthèse ;
le rendement photosynthétique brut évalue le pourcentage de l’énergie lumineuse stockée par le chloroplaste
dans la matière organique produite ;
La production primaire nette pour désigner la quantité de matières réellement disponible pour les
consommateurs de premier ordre.
PN = PB – RP avec PN : production primaire nette ; PB : production primaire brute ; RP : respiration des producteurs.
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a-2- Pertes au niveau des consommateurs
Une partie des aliments ingérés (I) par les consommateurs est rejetée sans être assimilée (NA : matière non
assimilée). Parmi les aliments effectivement assimilés (A : matière assimilée), une partie est dégradée par la respiration
ou fermentation (R) et fournit ainsi l’énergie nécessaire au fonctionnement de l’organisme du consommateur. L’autre
partie est stockée dans la biomasse (SB) et mise à la disposition du niveau trophique suivant. (fig 76)
Pour chaque catégorie de consommateur, on peut apprécier l’efficacité de l’utilisation des aliments en mesurant les
rendements écologiques suivants :
Rendement d’assimilation (RA) qui traduit l’efficacité avec laquelle les aliments sont digérés et absorbés par
un organisme : RA = A x 100/I ;
Rendement de production (RP) qui montre quelle part des aliments absorbés est effectivement intégré dans la
matière vivante : RP = P x 100/A avec P : la quantité de matières organiques produites ;
Rendement écologique de croissance (REC) qui correspond au rapport entre ce que les consommateurs d’un
niveau trophique donné mettent à la disposition du niveau trophique suivant et ce qu’ils prélèvent dans la
production du niveau trophique précédent : REC = P x 100/I.
Les molécules organiques contiennent de l’énergie chimique potentielle, ce qui explique que les transferts de matière
dans les réseaux trophiques d’un niveau trophique à l’autre correspondent à un flux d’énergie.
Au cours de ces transferts de matière d’un niveau à l’autre, il existe de très nombreuses pertes responsables de la
diminution de la quantité d’énergie transmise :
Matière non absorbée ;
Matière non assimilée se retrouvant dans les excréments ;
Pertes dues à la respiration ou à la fermentation, dissipées sous forme de chaleur, forme d’énergie non
exploitable par les êtres vivants.
Seule une faible partie (environ 10 %) est convertie en production secondaire nette. Ces transferts de matières et
d’énergie peuvent être représentés par des pyramides écologiques.
37
LECON 19 : LE CYCLE BIOGEOCHIMIQUE DU CARBONE
OPO : Décrire le cycle biogéochimique du carbone.
Le carbone minéral oxydé qui est stocké dans trois réservoirs minéraux :
L’atmosphère (sous forme de dioxyde de carbone libre) ;
L’hydrosphère (sous forme d’ions hydrogénocarbonates dans les eaux douces et marines) ;
La lithosphère (sous forme de carbonate de calcium des roches calcaires) : c’est la réserve la plus
importante.
Le carbone organique réduit qui est stocké dans deux principaux réservoirs organiques :
Les animaux et les végétaux (stocké sous forme de glucides, protides, lipides, acides organiques,
pigments) ;
Les roches carbonées ou combustibles fossiles (tourbe, charbon, pétrole).
a- Définition
Le cycle du carbone est un cycle au cours duquel l’élément carbone passe entre les différents compartiments de la
biosphère.
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Toutes ces réactions s’accompagnent d’une libération de l’énergie investie dans les molécules organiques lors de la
photosynthèse ou de la chimiosynthèse.
NB : Les échanges de carbone peuvent avoir lieu au sein d’un même réservoir par un processus physicochimique tel que
la diffusion. C’est le cas des échanges de carbone entre l’atmosphère et les océans. Ici, le carbone va du milieu où il est
le plus concentré vers le milieu où il l’est le moins.
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LECON 20 : LE CYCLE BIOGEOCHIMIQUE DE L’AZOTE
OPO : Décrire le cycle biogéochimique de l’azote.
a- Définition
Le cycle de l’azote est un cycle au cours duquel l’élément azote passe entre les différents compartiments de la
biosphère.
La nitratation :
L’énergie libérée au cours de ces réactions sert à la chimiosynthèse des bactéries concernées.
40
Le processus de chimiosynthèse réalisé par certaines bactéries du type clostridium qui sont capables
de fabriquer la substance azoté à partir de l’azote atmosphérique ;
Les bactéries symbiotiques du type rhizobium qui forme des associations symbiotiques avec les
légumineuses ;
Les bactéries fixatrices telles que les bactéries libres du type azobacter qui enrichissent le sol en
azote organique par leurs restes et leurs sécrétions.
b-4- Le passage de l’azote minéral du sol à l’azote minéral (azote libre) de l’atmosphère
Ce passage est assuré par le processus de dénitrification qui correspond à la réduction des nitrates par
l’intermédiaire des bactéries dénitrifiantes du type pseudomonas avec libération de l’azote libre.
41
MODULE II : EDUCATION A LA SANTE
LECON 21 : LE SOI
Pour maintenir son intégrité, l’organisme doit se défendre contre tous corps étrangés et contre tous dérèglements
de ses propres cellules. Pour réagir contre les agressions des substances étrangères ou d’êtres vivants parasites,
l’organisme doit savoir faire la différence entre le soi et le non soi.
On distingue les marqueurs mineurs et les marqueurs majeurs du soi. Ce sont des molécules protéiques qu’on
retrouve à la surface des cellules.
Le CMH est encore appelé HLA (Human Leucocyte Antigen). Les antigènes du HLA sont présents à la surface
de toutes les cellules. Ces molécules sont responsables de l’acceptation ou du rejet des greffes ; le CMH est un ensemble
de glycoprotéines portées par la membrane de toutes les cellules de l’organisme. C’est l’expression d’un ensemble de 6
gènes portés par le bras court du chromosome 6.
Les molécules du HLA de classe 1 qui existe à la surface de toutes les cellules nucléés de l’organisme. On a les
antigènes A, B et C ;
Les molécules du HLA de classe II localisées principalement dans certains leucocytes (lymphocytes,
macrophages). On a les antigènes DP, DQ et DR.
La greffe (figure 83) est un transfert d’un fragment d’organe ou tissu (greffon) d’un donneur à un receveur. Le
rejet des greffons s’explique par l’incompatibilité des tissus ou organes entre le donneur et le receveur (cas d’une
Xénogreffe et Homogreffe). Il s’agit d’une réaction immunitaire car l’organisme du receveur identifie les cellules du
donneur comme appartenant au non soi et les éliminent. Pour la réussite de la greffe (cas d’une Autogreffe et Isogreffe),
les anticorps du receveur identifient à la surface des cellules du donneur des marqueurs compatibles avec ses propres
cellules. Lorsque la greffe concerne tout un organe, on parle de transplantation.
Ce sont les antigènes du système ABO et du facteur rhésus présent à la surface des hématies et qui déterminent la
réussite ou l’échec d’une transfusion sanguine.
Le gène codant pour les groupes sanguins du système ABO est situé sur le chromosome 9. Il code pour les
antigènes présents à la surface des hématies et les anticorps présents dans le plasma. Il existe deux types d’antigène ou
42
agglutinogènes (Antigène A et Antigène B) et deux anticorps ou agglutinines (Anti A et Anti B). On distingue 4
groupes sanguins à savoir : A, B, AB et O dont les caractéristiques sont dans le tableau ci-dessous (fig 82).
Lors de la transfusion sanguine d’un donneur à un receveur les deux cas possibles sont :
Le sang du donneur est accepté par le receveur : il y’a donc une compatibilité caractérisée par l’absence
d’hémagglutination. Le receveur reconnait le sang du donneur comme étant le soi ;
Le sang du donneur est rejeté par l’organisme du receveur : il y’a donc incompatibilité caractérisée par une
hémagglutination. Le receveur reconnait le sang du donneur comme étant du non soi.
On parle d’hémagglutination lorsqu’un antigène rencontre un anticorps de la même espèce c’est-à-dire lorsque
l’agglutinogène A rencontre l’agglutinine anti A.
Le facteur rhésus est déterminé par la présence ou non de l’antigène D à la surface des hématies. Un individu Rh+
possède à la surface de ses hématies l’antigène D alors qu’un individu de Rh - n’en possède pas. Les individus Rh+ ne
synthétisent pas d’anticorps anti rhésus mais les sujets Rh - les synthétisent à la suite d’un premier contact avec
l’antigène D. Ce qui détermine une agglutination au second contact. Le principe de transfusion est le suivant :
Rh+ peut donner du au Rh- une seule fois à cause de la présence d’anticorps dirigés vers l’antigène chez les personnes de
Rh-. En effet, dès que le sang Rh- reçoit du sang Rh+ pour la première fois, il est sensibilisé puis fabrique les facteurs
anticorps anti rhésus + destinés à détruire les hématies. C’est la cause de l’anémie hémolytique du nouveau-né (anémie
due à la lyse des hématies par les anticorps anti D) qui survient parfois à partir de la 2nde grossesse dans un couple où
la mère est rhésus négatif et le père rhésus positif. L’enfant nait donc rhésus positif.
Le soi est l’ensemble des molécules (cellules) propres à un individu qui résultent de l’expression de son génome et
ne déclenchent pas une réaction immunitaire. Ces molécules sont intracellulaires telles que les enzymes,
extracellulaires telles que les hormones et membranaires telles que les marqueurs majeurs et mineurs.
43
LECON 22 : LE NON SOI
Un antigène est toute molécule ou tout élément étranger à l’organisme dont l’introduction peut déclencher une
réaction immunitaire. Les antigènes possèdent certains sites appelés épitopes ou déterminants antigéniques ou site
antigénique ou motif antigénique.
Un épitope est la portion d’antigène responsable du déclenchement de la réponse immunitaire acquise. Le non soi
incapable de déclenché une réponse immunitaire est qualifié d’Haptène. Un antigène peut porter plusieurs épitopes
différents ; les molécules antigéniques sont principalement les protéines et les glycoprotéines. On distingue :
Les antigènes solubles qui sont des molécules libres (toxines microbiennes, protozoaires, champignons
microscopiques) ;
Les antigènes particulaires qui sont des constituants des cellules étrangères (champignons, bactéries, virus,
levures…) et les allergènes.
Le soi modifié correspond à des molécules du soi (antigènes du CMH de classe I ou classe II), aux quels sont
associés des fragments moléculaires du non soi. Elles ont un rôle passif en tant que marqueurs du soi, et participent à la
réponse immunitaire en présentant des fragments du non soi à des récepteurs spécifiques. (fig 84)
Le non soi est l’ensemble des cellules et molécules étrangères à un organisme pouvant déclencher une réaction
immunitaire.
44
LECON 23 : LES PRINCIPALES CELLULES IMMUNITAIRES
L’immunologie est une discipline scientifique qui étudie les mécanismes de défense de l’organisme contre les
agressions extérieures.
Lorsqu’on observe un frottis sanguin, on distingue plusieurs éléments figurés du sang en suspensions dans le
plasma. (fig 85). Ces éléments sont :
Les cellules rouges ou hématies qui sont responsable du transport des gaz respiratoires. Ce sont des cellules
sphériques biconcaves anucléés. Ils renferment un pigment rouge appelé hémoglobine ;
Les plaquettes sanguines qui sont responsable de la coagulation du sang ;
Les globules blancs ou leucocytes qui sont responsable de la défense de l’organisme (réponse immunitaire).
Ils sont regroupés en deux classes : les leucocytes tissulaires tels que les macrophages fixés dans les organes et
les tissus ; les leucocytes circulants tels que les lymphocytes, monocytes et granulocytes qu’on retrouve dans
le sang et la lymphe.
Ils possèdent un noyau polylobé avec un cytoplasme abondant riche en granulations. Ils représentent 60% à 65%
des leucocytes. Ils assurent la phagocytose des corps étrangers. On distingue 3 types de granulocytes qui sont :
Les éosinophiles qui fixent les colorants acides et jouent un rôle dans les réactions antiparasitaires ;
Les basophiles qui fixent les colorants basiques et jouent un rôle dans les réactions allergiques et
inflammatoires ;
Les neutrophiles qui fixent les colorants neutres et jouent un rôle dans la phagocytose.
NB : Certains polylobés sont capable de traverser la paroi des capillaires pour rejoindre le lieu d’infection par le
mécanisme de diapédèse.
2- Les monocytes
Ils ont un noyau arrondi avec un cytoplasme abondant mais pauvre en granulation. Ils représentent 10 à 20% des
leucocytes. Ils jouent un rôle dans la phagocytose des antigènes. Ils prennent le nom de macrophages dans les tissus.
3- Les lymphocytes
Ils ont un noyau volumineux arrondi occupant presque tout le cytoplasme. Ils représentent 25% des leucocytes et
sont responsables de l’immunité spécifique. On distingue :
L’origine des différentes cellules immunitaires est présentée par la fig 86 ci-dessous :
45
SEQUENCE 8 : LA DEFICIENCE DU SYSTÈME IMMUNITAIRE : LE VIH/SIDA
Le VIH est un parasite intracellulaire obligatoire qui infectent les cellules qui possèdent les protéines
membranaires appelées CD4. Il dispose d’une enveloppe qui présente à la surface des glycoprotéines Gp 120. A
l’intérieur de l’enveloppe, on trouve une capside contenant deux molécules : l’ARN et la transcriptase inverse. Le
VIH est un rétrovirus car son matériel génétique est l’ARN. Les parties du VIH sont :
Le VIH a pour cible les LT4, les macrophages et certaines cellules nerveuses et intestinales car ils possèdent des
récepteurs CD4. (fig 87)
La fixation ou attachement du virus aux récepteurs CD4 du LT 4 : elle se fait par la reconnaissance entre les
Gp 120 du virus et les récepteurs CD4 des LT 4. Il y’a donc fusion des deux membranes ;
La pénétration et décapsidation : il y’a pénétration de la capside dans le cytoplasme de la cellule qui se
désagrège à l’intérieur libérant les deux brins d’ARN et les enzymes qu’elle contient ;
La transcription reverse ou rétro transcription qui est la synthèse de l’ADN provirale à partir de l’ARN
virale. Elle permet de convertir l’ARN en une molécule d’ADN provirale et est assurée par une enzyme appelée
transcriptase inverse ;
L’intégration de l’ADN provirale dans le génome de la cellule sous l’action de l’enzyme appelée intégrase ;
La transcription de l’ADN provirale ;
La traduction qui est la synthèse des protéines virales ;
L’assemblage des structures du virus : les protéines, enzymes, l’ARN ;
Le bourgeonnement et libération des virus dans le milieu intérieur qui pourront se fixer sur de nouvelles
cellules cibles et continuer leur destruction. (fig 88)
NB : La protéase est l’enzyme qui permet le découpage et l’assemblage des protéines virales.
Remarque : Le test de dépistage du VIH consiste à la mise en évidence de la présence des anticorps anti VIH dans le
sang. Pour cela, on réalise le test ELISA ; lorsque ce test est positif, on réalise un second test de confirmation nommé
Western Bloot. Ce test met en évidence la présence dans le sang des anticorps spécifiquement dirigés contre les
protéines virales. (fig 89 a)
46
LECON 25 : LA MULTIPLICATION DU VIRUS DANS L’ORGANISME ET SES CONSEQUENCES
C’est la première phase juste après la contamination au VIH. Elle est caractérisée par une prolifération du virus
dans l’organisme, un abaissement significatif des LT4, une augmentation du taux de LT8. Elle se traduit par signes
semblables à ceux d’une maladie virale (fièvre, toux, vomissement, douleurs musculaires, les céphalées, la fatigue, la
grippe). Cette phase peut passer inaperçue ; la réaction immunitaire se matérialise dans les premières semaines par la
production des anticorps anti VIH. L’augmentation du taux de LT8 contribue à diminuer la charge virale. Lorsque les
anticorps anti VIH ne sont pas encore visibles dans le sang, on parle de fenêtre sérologique ; mais lorsqu’ils sont déjà
décelables dans le sang, on parle de séroconversion. A ce moment l’individu est déclaré séropositif au VIH.
Elle peut durer plusieurs années ; les LT4 sont peu à peu détruits par le VIH. Il y’a diminution du taux de LT 4 en
dessous de la valeur minimale de 500 cellules par millilitre de sang. On assiste à un affaiblissement de plus en plus
marqué du système immunitaire.
Elle peut également durer plusieurs années. C’est la conséquence d’un affaiblissement considérable du système
immunitaire. On distingue :
La phase pré Sida : on assiste à une forte chute de LT4 ; le sujet présente une immunodéficience acquise. Le
système immunitaire devient défaillant incapable de jouer pleinement son rôle ;
La phase Sida : on assiste à une destruction massive des LT 4, l’installation d’une immunodéficience avec
apparition des maladies opportunistes (tuberculose, sarcome de Kaposi, toxoplasmose, candidoses,
l’herpès…). Les LT4 passent en dessous de 200 cellules par millilitre de sang. La charge virale augmente et le
malade est déclarée sidéen.
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LECON 26 : MOYENS DE LUTTE CONTRE LE VIH/SIDA
2- Traitements
Le Sida est une maladie incurable. Aucun traitement ni vaccin n’a à ce jour éradiqué le virus et permis une
guérison complète. Cependant, il existe des médicaments appelés antirétroviraux (ARV) qui à :
NB : Le traitement consiste aussi à soigner les maladies opportunistes par une méthode appelée la trithérapie. La
trithérapie est l’association de trois médicaments ARV dans le traitement du VIH/Sida.
48
SEQUENCE 9: QUELQUES PROBLEMES LIES A LA SANTE REPRODUCTIVE DES ADOLESCENT(E)S
La sexualité précoce est la pratique de l’acte sexuel par les individus avant l'âge de la maturité (physique,
psychologique ou social).
49
LECON 28 : LES MUTILATIONS GENITALES ET LEURS CONSEQUENCES SUR LA SANTE
OPO : Citer et relever les conséquences des mutilations génitales sur la santé de reproductive.
Les mutilations génitales sont des modifications permanentes et importantes des organes génitaux. Ils sont de
deux types : les mutilations génitales masculines (MGM) et les mutilations génitales féminines (MGF).
a- Typologie de la MGF
Les études comparatives ont permis de conclure que les MGF sont un facteur de risque accru de morbidité pour les
mères et de mortalité pour leurs nouveau-nés. En effet les mutilations génitales féminines sont à l’origine de l’élévation
du taux de dystocie, césariennes, nouveau-nés réanimés, nouveau-nés mort-nés, décès, épisiotomie, révision utérine,
transfusion…..
a- Typologie de la MGM
Celles qui empêchent à l’homme d’éjaculer, le rendant le cas échéant stérile, soit : la castration qui consiste en
l’ablation des testicules ; l’émasculation ou pénectomie c’est-à-dire l’ablation du pénis ;
Et les autres modifications invasives des organes sexuels masculines tels que la subincision (acte qui consiste à
fendre le pénis sous sa partie inférieure depuis le bout du gland jusqu’au milieu de la verge) qui ne
compromettent pas la fonction reproductive.
Les MGM présentent plusieurs conséquences sur la reproduction. En effet, la castration est à l’origine de la
suppression de la fertilité chez l’homme, les testicules étant l’organe de production des gamètes males. Par ailleurs la
pénectomie est aussi à l’origine de la suppression de la fertilité. Par contre, d’autres mutilations peuvent ne pas avoir une
conséquence directe sur la reproduction mais, peuvent être à l’origine des infections de l’appareil génital qui peuvent
lourdement l’influencer.
50
LECON 29 : LA PRISE DES STUPEFIANTS ET SES CONSEQUENCES SUR LA SANTE REPRODUCTIVE
OPO : Relever les conséquences de la prise des stupéfiants sur la santé reproductive.
Un stupéfiant (drogue illicite ou narcotique) est une substance psychotrope (qui modifie l’activité psychologique et
mentale) strictement réglementée dont l’usage répété conduit à une dépendance. Parmi les stupéfiants les plus répandus
on a : l’héroïne, le cannabis, les amphétamines, la cocaïne, la nicotine, l’ecstasy…..
La prise des stupéfiants constitue un risque pour la santé. Le tableau suivant décrit les conséquences de quelques
stupéfiants sur la santé reproductive.
51
SEQUENCE 10: EDUCATION NUTRITIONNELLE
1- Définition
L’alimentation est une fonction biologique qui consiste à l’absorption des nutriments nécessaires à l’organisme.
Une alimentation équilibrée est une alimentation apportant la quantité et la qualité des aliments nécessaires pour
couvrir les dépenses énergétiques de l’organisme ainsi que ses besoins matériels. Elle doit être adaptée à l’âge, à
l’activité physique et à l’état physiologique (femme enceinte, femme allaitante, sportif ou sportive….). (fig 91)
La pyramide alimentaire est une représentation qui exprime les fréquences de consommation des groupes d’aliments
au cours de la journée pour une alimentation équilibrée. Elle fournit sous forme abordable, toutes les connaissances
scientifiques pour parvenir à un équilibre alimentaire. Les étages inférieurs de cette pyramide constituent les aliments à
consommer en grande quantité, tandis que ceux du haut sont à consommer avec modération. Chaque étage de la
pyramide est important et tous les aliments ont leur place dans une alimentation équilibrée. (fig 92)
Un bon équilibre alimentaire demande une juste répartition de l’alimentation entre les repas de la journée. Chez
l’adulte :
Pour l’enfant, l’alimentation est encore plus fractionnée avec le goûter. (fig 93)
Une ration équilibrée quotidienne doit apporter (en % de l’énergie et non de quantité) : 10 à 15% de protéines
(sachant qu’ 1g de protéine = 4 Kcal) ; 30 à 35% de lipides (sachant qu’1g de lipide = 9 Kcal) ; 50 à 55% de glucides
(sachant qu’1g de glucide = 4 Kcal) ; des sels minéraux, de l’eau et des vitamines.
NB : On appelle ration alimentaire la quantité et la qualité d’aliment qu’un organisme doit consommer chaque jour
pour maintenir son poids et sa santé.
Pour que le corps obtienne tous les nutriments dont il a besoin, une personne doit consommer une variété
d’aliments. Il n’existe pas d’aliment qui contienne à lui seul tous les nutriments nécessaires. On appelle menu équilibrée
un repas qui contient tous les aliments provenant de différents groupes (06) alimentaires, dans les quantités adéquates.
Elaboré par le nutritionniste français Albert François Creff, la formule du 421=GPL est un moyen simple de nous
rappeler que tout repas doit comporter 4 portions de glucides, 2 portions de protides et 1 portion de lipides. Ainsi
élaborer un menu équilibré, c’est allier la gastronomie aux besoins nutritionnels. (fig 94)
Pour bien réaliser un menu équilibré, il suffit de suivre quelques règles très simples. Aussi, il faut choisir :
53
LECON 31 : LES CONSEQUENCES DE LA MAUVAISE ALIMENTATION ET DE L’INACTIVITE
PHYSIQUE
Pour être en bonne santé, il faut équilibrer les apports énergétiques et les besoins énergétiques de l’organisme. Un
déséquilibre énergétique peut entrainer des maladies nutritionnelles. Les principales causes de ces maladies
nutritionnelles sont dues à une mauvaise alimentation : les apports énergétiques ne sont pas en relation avec les besoins
et avec l’activité physique.
On distingue deux grands groupes de maladies nutritionnelles : les maladies nutritionnelles par carence et des
maladies nutritionnelles par excès. (fig 95)
On peut citer :
Le marasme : dénutrition très grave par insuffisance des apports énergétiques (glucides et lipides) ;
Le kwashiorkor : dénutrition grave par carence en protides. On soigne ces maladies par une alimentation riches
en calories et en protéines. Chez les jeunes enfants, les bouillies doivent être accompagnées de viandes,
poissons, œuf ou lait ;
Les avitaminoses : qui sont des maladies dues à une carence en vitamines. Elles incluent :
Le rachitisme lié à un manque ou une carence de vitamine D ;
La xérophtalmie liée à une carence en vitamine A ;
Le scorbut lié à un manque de vitamine C ;
La pellagre liée à un manque de vitamine PP.
L’obésité : elle correspond à un excès de masse de graisseuse qui entraine des inconvénients pour la santé et
réduit l’espérance de vie. Elle est due à une alimentation trop riche en glucides et lipides associée à une non
pratique du sport. Les conséquences sur la santé sont importantes car les personnes en surpoids ou obèses
augmentent considérablement leur risque de maladies cardiaques, diabète, d’AVC, de cancer ;
Le diabète c’est une maladie liée à un excès de sucre dans le sang ;
La goutte : maladie due à l’accumulation de l’acide urique dans les articulations causée par une consommation
excessive de protide.
Parmi les recommandations spécifiques pour une alimentation saine figurent : consommer d’avantage de fruits, de
légumes, de légumineuses, de noix et de céréales ; réduire la consommation de sel, de sucre et de graisses.
Pour rester en bonne santé, nous devons suivre les conseils de la pyramide alimentaire.
Le sport a une importance majeure dans le corps humain. Tout d’abord, il permet de limiter l’apparition de graisse, donc
d’éviter l’obésité et ses conséquences. Mais il permet aussi d’améliorer l’état des os, des muscles et du cœur. Les os
deviennent plus solides, plus résistants, et la fortification des muscles garantit une santé meilleure. Le cœur devient plus
efficace, et distribue mieux le sang, donc répand mieux l’oxygène dans le corps. La circulation du sang est améliorée par
la dilatation des artères. En somme, le sport rend notre organisme plus performant et plus résistant, en particulier aux
maladies cardiovasculaires.
54
MODULE III : EDUCATION A L’ENVIRONNEMENT ET AU DEVELOPPEMENT DURABLE
Selon cette théorie, l’énergie solaire proviendrait de la combustion du H 2 en présence d’O2 suivant l’équation :
2H2 + O2 2H2O + E.
Dans ce cas la durée de vie du soleil est donnée par la relation : ou L : luminosité solaire
4x10 W ; Q : quantité d’énergie libérée par 1Kg d’hydrogène soit 14,31x10 J/Kg et m la masse du combustible (H2).
6 7
Sachant que m est égale à 2/18 Ms (masse du soleil) avec Ms= 2x1030 Kg. La durée de vie du soleil (T) serait donc de
2600 ans ; or le soleil s’est formé avant la terre donc l’énergie solaire à une autre origine.
D’après cette théorie, le soleil serait âgé de 2600 ans ce qui n’est pas conforme à la réalité car il aurait au moins l’âge de
la terre soit environ 4,6 milliards d’années.
2- IIème hypothèse : la fusion des noyaux d’hydrogène formant l’hélium (fusion thermonucléaire)
Selon cette théorie, l’énergie solaire proviendrait des réactions de fusion des noyaux d’hydrogène au cœur du
soleil. Les températures au cœur du soleil étant très hautes, favoriseraient la fusion de 4 noyaux ou atomes
d’hydrogène pour former un atome d’hélium selon la réaction :
Cette réaction n’est possible qu’à très haute température car les noyaux atomiques ont tendances à se repousser et il faut
vaincre cette répulsion. La libération de l’énergie solaire correspond à une perte de matière ; la masse nucléaire (mn)
perdue est convertie en énergie selon la formule d’Einstein : E=MC2. m est la masse en Kg ; C la célérité ou la vitesse
de la lumière (3x108 m/s) ; E est l’énergie totale libérée en J.
NB : Au cours des réactions de fusion, la formation d’un atome He entraine la perte de masse d’environ 7/1000. La
disparition d’ 1g de matière nucléaire produit 9x10 13J.
Remarque : A l’ origine, le soleil contenait 92% d’hydrogène, 7,8% d’hélium et 0,2% d’atomes lourds. De nos jours il
ne reste que 35% d’hydrogène ; ce qui montre que la durée de vie du soleil n’est pas illimitée. Le soleil va s’éteindre dès
que s’arrêterons les réactions de fusions thermonucléaires dans 10 milliards d’années environ. Cette hypothèse est
proche de la réalité.
La durée de vie du soleil dépend de sa réserve en hydrogène. L’énergie produite est dispersée dans l’espace sous forme
de rayonnement électromagnétique.
55
LECON 33 : LE DEVENIR DU RAYONNEMENT SOLAIRE A LA SURFACE DE LA PLANETE TERRE
Certes la Terre reçoit de l’énergie solaire. Cependant étant entourée des enveloppes externes (atmosphère,
hydrosphère), les UV envoyés par le soleil subissent une série de modification.
Le rayonnement solaire est filtré au niveau de l’atmosphère où une partie est réfléchie vers l’espace, une partie est
absorbée par l’atmosphère et les nuages, enfin une partie traverse jusqu’à la surface de la terre.
A ce niveau, toutes les radiations UV sont presque totalement absorbées par la couche d’ozone (écran protecteur
contre les rayons UV dangereux pour les êtres vivants). Deux processus assurent donc cette modification : le
processus d’absorption par l’atmosphère et les nuages ; le processus de diffusion-réflexion.
Une partie est absorbée et réémit sous forme d’infrarouge : c’est l’absorption ;
Une partie du rayonnement infrarouge est renvoyé vers l’espace (réfléchit) : c’est la réflexion ;
Une autre partie est dispersée et propagée par l’atmosphère dans toutes les directions : c’est la diffusion ;
L’albédo est le rapport de l’énergie réfléchit sur l’énergie incidente ou reçue. Il se mesure à l’aide d’un
albédomètre ou luxmètre. Il exprime la capacité d’un corps à réfléchir ou à absorber un rayonnement ; les bons
réflecteurs ont un albédo fort (voisin de 1). L’albédo moyen de la Terre est de 0,3 c’est-à-dire que la terre absorbe 70%
du rayonnement incident et ne réfléchit que 30%. Le rayonnement absorbé est transformé en chaleur et réémit sous
forme de d’infrarouges.
Application : Dans une région, l’énergie incidente moyenne est de 160W/m2. L’énergie dans la même région sur
différente surface est :
56
1- Calculer l’albédo dans les 3 milieux ; 2- Donner le milieu qui absorbe le plus d’énergie ;
La constance solaire est la quantité s’énergie reçu par une surface plane de 1 m2 perpendiculaire aux
rayonnements solaires et situé à la limite supérieur de l’atmosphère terrestre. Elle peut se mesurer au sommet de
l’atmosphère où à la surface du globe à l’aide d’un satellite appelé radiomètre.
Le flux solaire reçu à la surface de la terre est supérieur à la constance solaire. Ceci s’explique par le fait qu’une partie
du rayonnement est absorbé par l’atmosphère et que la surface de la terre n’est pas plane mais sphérique. Le flux solaire
théorique est d’environ 1400W.m-2 pour un rayonnement solaire arrivant perpendiculairement à la surface plane. Hors la
terre étant donc sphérique et de surface 4 fois supérieur à la surface plane, on en déduire donc que la constance solaire
réelle est 4 fois inférieur que la constante solaire apparente : 1400/4= 350W/m2.
L’énergie absorbée par la Terre est totalement remise sous formes d’infrarouge. La terre est considérée comme un
corps noir car elle reçoit de l’énergie solaire environ 342 W/m2 et remet dans l’espace 342 W/m2.
Lorsque la terre reçoit l’énergie, elle s’échauffe et remet cette énergie sous forme d’infrarouges (chaleur). L’infrarouge
remit par la terre est la partie absorbée par les gaz à effet de serre. L’autre partie est renvoyée vers la surface du sol ce
qui augmente la température et contribue à son réchauffement. La terre émet 390 W/m2 à 15°C, mais en dehors de
l’atmosphère cette valeur est de 240 W/m2 à -18°C. La différence entre ces deux valeurs est la conséquence de l’effet de
serre.
5- Le bilan radiatif
Le bilan radiatif est la différence entre le rayonnement incident absorbé par une surface et le rayonnement
infrarouge réémis par cette même surface. BR = EI – (IR + ER)
La planète reçoit 342 W/m2, elle réfléchit 102 W/m2 et émet 240 W/m2. Le bilan radiatif global de la planète est donc
en équilibre. Cet état d’équilibre révèle que la terre réémet vers l’espace autant d’énergie qu’elle reçoit ; elle est donc un
corps noir. Selon les physiciens un corps noir est un corps qui émet autant d’énergie qu’il reçoit. Cependant le bilan
radiatif n’est jamais nul en un point donné ; il existe des grandes différences en fonction de la latitude ; il est
excédentaire ou fort à l’équateur et déficitaire ou faible au niveau des pôles.
57
LECON 34 : L’EFFET DE SERRE
OPO : Définir effet de serre, déterminer son importance et ses conséquences. (fig 100)
L’effet de serre peut se définir comme le réchauffement de la planète Terre par son propre rayonnement
infrarouge renvoyé par l’atmosphère opaque.
Il est connu de tous que le réchauffement climatique est lié aux gaz à effet de serre (GES) dont le plus connu est le CO2
en plus de la vapeur d’eau, le méthane, l’ozone, les CFC (chlorofluorocarbures), l’oxyde nitreux, ………
Par ailleurs ce que les gens savent moins c’est que, la vie serait impossible sur Terre nul aurait été l’effet de serre. D’où
ce phénomène présente tout de même quelques avantages :
L’effet de serre contribue à augmenter la température globale à la surface de la Terre (+15°C), ce qui a permis
l’apparition et le maintien de la vie sur Terre. Sans l’effet de serre la température de la terre serait de -18°C à -
20°C et la Terre serait donc une boule de glace « incompatible » avec la vie ;
L’effet de serre permet qu’on ait l’eau sous ses trois états (solide, liquide, gazeux) sur la planète Terre.
L’homme par l’entremise de ses activités (utilisation industrielle et ménager des combustibles fossiles tels que le
pétrole, le charbon, la houille, le gaz naturel ; feux de brousse ; déforestation) a entrainé une augmentation des
concentrations des gaz à effet de serre dans l’atmosphère. Ceci est à l’origine depuis trois siècles d’une intensification de
l’effet de serre appelée forçage radiatif qui a pour conséquence :
La fonte des calottes glaciaires au niveau des pôles, entrainant une élévation du niveau de la mer et donc les
inondations ;
La perforation de la couche d’ozone qui n’arrêtent plus correctement les rayons nocifs du soleil, ce qui explique
la recrudescence d’un certain nombre de maladies « bizarres » sur les êtres vivants terrestres ;
Le changement climatique ;
L’avancée du désert.
58
LECON 35 : LES MOUVEMENTS ATMOSPHERIQUES ET LES MOUVEMENTS OCEANIQUES
OPO : Relever les causes et les conséquences des mouvements atmosphériques et océaniques. (fig 101)
Les causes de l’inégale répartition de l’énergie solaire sont : la latitude, l’altitude, la forme de la terre, les
variations de saisons, l’alternance des jours et des nuits.
En fonction de la latitude, cette inégale répartition de l’énergie solaire peut s’expliquer par l’angle d’incidence des
rayons solaires qui détermine à la fois la surface éclairée au sol et la masse de l’atmosphère traversée et par conséquent
l’importance des phénomènes d’absorption et de réflexion :
Au niveau de l’équateur, les rayons solaires atteignent la surface du sol perpendiculairement et l’épaisseur de
l’atmosphère traversée est faible ; la surface du sol reçoit plus d’énergie qu’elle n’en perd : le bilan radiatif est
excédentaire (la Terre tend à se réchauffer).
Dans les zones polaires, les rayons solaires atteignent la surface du sol obliquement et l’épaisseur de
l’atmosphère traversée est plus importante ; la surface perd plus d’énergie qu’elle n’en reçoit : le bilan radiatif
est déficitaire (la Terre tend à se refroidir).
Un important transfert de chaleur se réalise entre les deux régions et tend à rétablir l’équilibre ; il constitue avec la force
de Coriolis, le moteur des mouvements atmosphériques et océaniques.
La circulation des masses à la surface de la terre à pour source l’énergie solaire. Ces mouvements sont dus à la
différence de température entre les basses latitudes (équateur) et les hautes latitudes (pôles) ; à la différence de pression
(les cyclones et anticyclones) ainsi qu’à la force de Coriolis. Il existe deux types de mouvements :
Ces mouvements sont engendrés par les différences de pression : les masses d’air se déplacent des zones de
hautes (anticyclones) vers les zones de basse pression (dépressions).
Au niveau planétaire, il existe trois principales cellules de convection ou cellule de la circulation atmosphérique :
Les cellules de Hadley qui se trouvent à de basses latitudes au niveau de l’équateur dont le fonctionnement se
traduit par des vents appelés alizés ;
Les cellules de Ferrel ou cellules intermédiaires qui se trouvent à des latitudes moyennes entre 50° et 60° dont
le fonctionnement se traduit par des vents appelés vents d’ouest ;
Les cellules polaires qui se trouvent à de hautes latitudes au niveau des pôles dont le fonctionnement se traduit
par des vents appelés vents d’est. (fig 102 c)
59
NB : Entre les cellules équatoriales et les cellules polaires, la circulation atmosphérique devient ondulatoire contournant
les cyclones et anticyclones à cause de la force de Coriolis.
Remarque : A la surface de la Terre, les masses d’air peuvent se déplacer des continents vers la mer : c’est la brise de
terre. Si le déplacement se fait plutôt des mers vers la terre on parle de brise de mer.
L’hydrosphère est animée par deux types de mouvements en relation directe avec le rayonnement solaire :
La circulation océanique superficielle, rapide (quelques dizaines d’années) qui a pour moteur les vents et la
force de Coriolis (force déviante due à la rotation de la terre) ;
La circulation océanique profonde ou circulation thermohaline, lente (prend 500 à 1000 ans pour aller du pôle
sud au pôle nord), avec pour moteur les différences de température et de salinité de l’eau.
Il affecte une couche d’eau d’environ 100 à 200 m. Elle est animée par les échanges de mouvements entre
l’atmosphère et l’océan. Par friction, les vents entrainent les eaux superficielles dans leur mouvement.
On distingue les courants océaniques chauds (Gulf Stream) et des courants océaniques froids (Labrador).
Les échanges d’eau et de chaleur entre l’océan et l’atmosphère modifient la température et la salinité de l’eau. Ils
sont à l’origine de la circulation océanique profonde.
Quand les eaux de mer gèlent dans le continent Antarctique (pôle sud), le sel est expulsé et l’eau de mer à proximité
devient plus salée et par conséquent plus dense. Ces dernières sont par la suite entrainées en profondeur, s’écoulent vers
le nord au fond des trois principaux océans (océans Pacifique, océan Indien et Atlantique) puis refait surface au pôle
nord.
De même, une masse d’eau froide et salée prend naissance à proximité du Groenland (pôle nord), s’écoule vers le sud à
une profondeur intermédiaire et vient compenser dans l’Antarctique les eaux enfoncées en profondeur. Ainsi, de grands
courants marins froids et salés parcourent les fonds des différents océans du globe.
60
SEQUENCE 12 : LE PHENOMENE D’ALTERATION DES ROCHES ET SES CONSEQUENCES
1- Définition
L’altération est l’ensemble des phénomènes mécanique et/ou chimique qui transforme une roche mère cohérente
en petites particules sous l’action des agents atmosphériques.
Sous l’action des facteurs physiques (eau, température, vent, alternance gel et dégel) ;
Sous l’action des facteurs chimiques (eau chargée de CO2) ;
Sous l’action des facteurs biologiques (action des êtres vivants, des racines).
L’altération chimique qui correspond à la dissolution ou à l’hydrolyse partielle ou totale des minéraux de la
roche. Ces agents sont : l’eau + ou – chargée en CO2 ; l’air au repos agissant à travers les gaz qu’ils
contiennent ;
L’altération physique ou désagrégation mécanique qui correspond à une fragmentation de la roche sans
transformation ou modification de sa composition chimique. Cette fragmentation se fait par des fissures ou
diaclases, par les joints de stratification.
La température : l’intensité d’altération augmente avec la température. Lorsque les températures sont
élevées les roches se dilatent et lorsque les températures baisses les rochent se contractent ;
Les vents chargés de particules qui attaquent les roches enlèvent les particules tendres et met en relief les
particules durs provoquant ainsi la formation des alvéoles ;
L’alternance gel et dégel : l’eau contenue dans les fissures des roches gèle pendant la nuit augmentant
ainsi le volume. Ce phénomène provoque l’élargissement des fissures des roches et les brisent. Au dégel les
roches se dégradent ;
L’action des êtres vivants qui se déroule par l’activité des animaux et à travers les racines d’arbres.
a- Etude de la dégradation d’une roche par l’eau : cas du granite (fig 105)
Le granite est l’une des principales roches de la croute terrestre. C’est une roche plutonique dont les principaux
minéraux sont : quartz, feldspaths et le mica (biotite et muscovite).
61
Cette figure nous montre qu’un granite placé à l’air libre s’altère et perd progressivement sa cohérence, devient friable
au touché. Il y’a disparition de certains minéraux et apparition d’autres minéraux pour se transformer en arène sur un
massif granitique. On observe les macrofractures ou diaclases visibles à l’œil nu et les microfractures ou fissures
visibles au microscope. Les micro et macrofractures sont des zones d’infiltration des eaux de pluies. Cette eau
d’infiltration a une double action sur le massif granitique.
Action mécanique sous l’action du gel et dégel en zone tempérée, l’eau participe à l’élargissement des diaclases
isolant ainsi des gros blocs, des fragments de granitoïdes de taille variable ; ce qui entraine la perte de sa
cohésion : on dit que le granité se désagrège ;
Action chimique elle est due à la teneur de l’eau en CO2. En effet, le CO2 dissout dans l’eau se transforme en
acide carbonique selon la réaction :
L’acide carbonique est un acide faible qui hydrolyse les minéraux sensibles (feldspath et mica) et les transforme en
argiles (kaolinite, smectite) et en hydroxyde (gibbsite).
Il est important de noter que le produit obtenu à la fin du processus de l’hydrolyse dépend des conditions
d’hydrolyse. C’est ainsi que nous avons l’altération ménagère ou légère, l’altération moyenne et l’altération
complexe.
Au terme de ces actions mécaniques et chimiques, le quartz inattaquable donne des grains de quartz libres (silice
pure).
L’eau chargée en CO2 a une action chimique de dissolution sur le calcaire. Elle transforme les carbonates insolubles
constituants des calcaires en ions hydrogénocarbonates solubles suivant l’équation :
Remarque : Sur les roches tendres (sables et argiles), l’eau de pluie à une action mécanique : elle provoque leur
ravinement (le fait de creuser une cavité ou formation des cavités).
62
LECON 37 : LE DEVENIR DES PRODUITS D’ALTERATION
Une fraction détritique qui peut ou non subit un transport (par le vent, l’eau, les glaciers) ;
Une fraction chimique dissoute ;
Un complexe d’altération qui se passe sur place dans des conditions biologiques précises peut donner naissance
à un sol.
Ces produits vont subir les phénomènes suivants : érosion, transport, dépôts ou sédimentation.
1- Erosion
L’érosion est l’ensemble des processus physiques qui aboutissent à l’enlèvement des matériaux (ions, minéraux,
fragment de roches) issues de l’altération des roches. Les facteurs d’érosions sont aussi les facteurs de transports (vent,
l’eau, les glaciers….). En absence d’un agent de transport, les produits de l’altération des roches et les résidus restent
sur place et participent à la formation du sol.
On distingue deux types de produits d’altération : les particules solides et les particules solubles.
Les matériaux détritiques issus de la fragmentation des roches sont caractérisés par leur granulométrie ; elle
fournit des renseignements sur le mode de transport. La granulométrie d’un sédiment étudie le classement des grains
selon leur taille, leur forme, leur aspect et leur la classe d’usure. Le transport et dépôt des sédiments sont deux
phénomènes intimement liés.
Lorsque la vitesse du courant diminue, les grosses particules se déposent en premier et les plus fines en dernier : on
parle de granoclassement c’est-à-dire la variation de la taille des particules au sein d’un bassin sédimentaire liée à une
variation d’énergie du courant de transport.
Remarque : La forme du grain permet d’évaluer l’importance du transport et la nature du fluide responsable de ce
transport (fleuve, vent, mer….).
Les éléments dissous sont transportés par les eaux circulantes (eaux de ruissellement et d’infiltration) sous la
forme d’ions quelques soit la vitesse du courant. La composition des eaux en ions dépend de la nature des terrains
lessivés. Ainsi, les principaux ions transportés sont : Ca2+, Cl-, K+, Na2+, Mg2+, HCO3-.
Les ions dissous ne se déposent que lorsqu’ils deviennent insolubles. La précipitation (le passage à l’état solide
des ions dissous) est provoquée par le changement des conditions de solubilité (pH, température, modification des
échanges avec l’atmosphère).
Exemple : Précipitation des carbonates de potassium dans les eaux chargées d’hydrogénocarbonate dissous.
Cette précipitation est provoquée par l’appauvrissement du milieu en CO 2 pouvant être due à :
63
Une élévation de la température du milieu ;
Une baisse du taux atmosphérique du CO2 ;
Un prélèvement du CO2 par les organismes photosynthétiques.
Les sédiments se déposent suivant le lieu où se dépose les matériaux transportés. On distingue :
La marge continentale qui comporte 3 parties : le plateau continentale à faible pente, le talus continentale
de pente forte (assurant la transition entre continent et océan) et le glacis (zone d’érosion formant un plan
légèrement incliné).
Les plaines abyssales qui sont de grands fonds de faibles pentes avec beaucoup d’accidents tectoniques (failles,
volcanismes).
Après transport et dépôt, les sédiments gorgés d’eaux subissent des transformations sous l’effet du poids des
particules qui s’accumulent au-dessus. L’ensemble des processus physicochimiques qui assurent la transformation des
sédiments meubles en roches sédimentaires cohérentes est appelé diagenèse.
La compaction processus au cours duquel sous l’action du poids et de la pression qu’exercent les couches
déposées au-dessus les sédiments se tassent ;
La déshydratation processus au cours duquel il y’a perte d’eau avec diminution de la perméabilité ;
L’épigénation ou recristallisation c’est le processus au cours duquel les nouveaux minéraux se forment par
réaction chimique entre les particules voisines. Il y’a donc dissolution des minéraux préexistant suivie de leur
recristallisation sans changer de composition chimique ;
La cimentation processus au cours duquel il y’a soudure des particules sédimentaires initiales avec apparition
d’un ciment qui lie les grains de sédiment les uns aux autres.
Remarque : Toutes les roches sédimentaires ne se forment pas par diagenèse. D’autres se forment par fossilisation
comme le pétrole brute ou par évaporation comme les évaporites.
On peut résumer le cycle d’évolution d’une roche sédimentaire détritique ainsi qu’il suit : (fig 110)
64
b- Les roches sédimentaires
Les roches sédimentaires sont des roches issues de l’altération des roches préexistantes en surface. On distingue
plusieurs types de roches sédimentaires en fonction de leur origine :
Elles proviennent de la dégradation des roches préexistantes arrachés aux continents par les agents d’érosion et
transportés par les cours d’eau jusqu’à l’océan. On les classe en 3 groupes :
Elles proviennent de l’accumulation des fossiles ou restes de végétaux ou d’animaux après leur mort.
Elles proviennent de la précipitation des ions dans l’eau qui passent à l’état solide et tombent au fond.
Exemples : certains calcaires (travertins, calcite, calcaire oolithique….) ; gypse, silex, le sel gemme, le sel de potasse.
NB : Toutes les roches sédimentaires se caractérisent par : leur origine externe, la présence fréquente des fossiles et leur
disposition en couche superposée appelée strate.
65
LECON 38 : LES SERIES ET CYCLES SEDIMENTAIRES
Une série ou colonne sédimentaire est un ensemble de dépôts transformés en roches par diagenèse. Elle se
matérialise par une suite de strates superposées en un même lieu. (fig 111)
Lorsque les couches d’une série sont parallèles entre elles, on dit qu’elles sont concordantes ou continues mais lorsque
les couches de deux séries sédimentaires ne reposent pas l’une sur l’autre parallèlement, on dit qu’elles sont
discordantes.
Les sédiments sont généralement déposés par la mer soit lors son avancée sur le continent : c’est la transgression ou
alors de son retrait sur le continent : c’est la régression. (fig 112)
On parle de transgression lorsque la mer s’avance lentement sur le continent. Les galets se déposent d’abord ensuite le
sable et enfin la vase.
Par contre, lorsque la mer se retire du continent, il y’a régression : la vase se dépose d’abord ensuite le sable et enfin les
galets.
NB : La nature des roches sédimentaires dans une série sédimentaire dépend des mouvements de transgression et de
régression de la mer.
On appelle cycle sédimentaire l’ensemble des phénomènes sédimentaires compris entre le début d’une
transgression et la fin d’une régression.
Dans une série sédimentaire, il peut arriver que d’un point à l’autre sur le même terrain une couche disparaisse : on parle
de lacune. En fonction de la cause, on distingue :
Les lacunes sédimentaires : il s’agit d’une interruption de la sédimentation par suite d’une régression marine ;
Les lacunes d’érosion : dans ce cas, l’érosion à enlever une couche puis la sédimentation a repris.
Une série sédimentaire peut être concordante ou discordante. L’étude des couches de terrain superposées est appelée
stratigraphie.
66
LECON 39 : LA CHRONOLOGIE RELATIVE ET SES PRINCIPES
La stratigraphie est la branche de la géologie qui étudie la succession des dépôts sédimentaires s’étant
transformé en roche, et formant les couches géologiques ou strates.
Elle permet d’établir une chronologie relative (détermination de l’âge des strates) en mettant en pratique les
principes stratigraphiques.
La datation relative permet d’ordonner des structures et évènements géologiques les uns par rapports aux autres.
La datation absolue permet de mesurer l’âge des roches sans qu’on utilise les dispositions les unes par rapport aux
autres.
La principale méthode de datation (radiochronologie) est fondée sur la désintégration des éléments radioactifs. Les 5
principes stratigraphiques que nous pouvons énumérer sont :
a- Le principe de superposition
Il stipule qu’ « Une couche sédimentaire est plus récente que celle qu’elle recouvre et plus ancienne que celle qui la
recouvre. »
b- Le principe de continuité
Il stipule qu’ « Une couche sédimentaire définie par un faciès donné est de même âge sur toute son étendu ». On appelle
faciès l’ensemble des caractéristiques (nature, fossiles) d’une roche.
Il stipule que « Deux couches ou deux séries de couches contenant les mêmes fossiles stratigraphiques ont le même
âge ». Ce principe ne s’applique qu’aux couches ou strates contenant des fossiles.
Il stipule que « Les phénomènes géologiques anciens obéissent aux mêmes lois physico-chimiques que les phénomènes
actuels » ou « Le présent est la clé du passé ».
e- Le principe de recoupement
Il stipule que « Toute structure qui recoupe une autre est plus récente que cette dernière »
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LECON 40 : LA RECONSTITUTION DES MILIEUX SEDIMENTAIRES
OPO : Expliquer l’intérêt des constituants des couches sédimentaires dans la reconstitution des milieux sédimentaires.
La sédimentologie est l’étude des roches sédimentaires et les conditions dans lesquels elles se sont formées. Elle est
basée sur le principe d’actualisme ou principe des causes actuelles qui reconstitue les milieux sédimentaires en
retraçant l’histoire de la sédimentation dans ces différents milieux.
Un fossile est un reste ou une empreinte d’un être vivant conservé dans les couches de terrains anciens. L’ensemble
de transformation que subie un être vivant ou les restes de son activité pour devenir un fossile est appelé la fossilisation.
Les fossiles retrouvés dans les terrains sédimentaires permettent de déterminer leur âge, les conditions de sédimentation.
On distingue deux types de fossiles :
Ils permettent de déterminer l’âge relatif des couches de terrains qui les retiennent. Ils sont encore appelés bons
fossiles. Chaque fossile stratigraphique permet de déterminer une période bien précise.
En générale les fossiles stratigraphiques présentent : une évolution rapide, courte durée de vie, une grande
répartition géographique.
Un fossile qui fournit des informations sur la condition du milieu existant lors de la formation de la roche encaissante
est appelé fossile de faciès. Les bons fossiles de faciès sont des animaux et des végétaux qui vivent dans les conditions
très précises de température, pH, salinité de l’eau.
Exemples : les coraux ils révèlent un milieu marin peu chaud profond, très profond et agitée.
Les caractéristiques sont : évolution lente, longue durée de vie, faible répartition géographique.
Remarque : Un fossile vivant ou forme relique est un représentant actuel d’une espèce que l’on croyait disparu et
étudier comme fossile. Autrement dit c’est un être archaïque représentant un groupe d’être vivant qui tend à disparaitre.
On appelle groupe fossile un ensemble de fossile qui présentent les même caractéristiques.
La paléoécologie est la reconstitution des environnements passés et les relations existante entre les différentes espèces et
leur milieu.
68
La paléogéographie est la reconstitution de la position et des caractéristiques des constituants d’un continent au cours
des temps géologiques. Elle étudie la répartition des faunes et des flores fossiles.
Exemples : la présence des fossiles d’animaux marins dans le Sahara qui témoignent que ce milieu aujourd’hui
désertique était autre fois occupé par la mer ; les graminées fossiles indiquent une zone de savane ; la présence des
tillites indique une région glaciaire.
69
SEQUENCE 13 : LA STRUCTURE ET L’ENERGIE INTERNE DE LA TERRE
Un séisme ou tremblement de Terre est la libération soudaine de l’énergie en profondeur qui provoque des
secousses brusques et violentes à la surface de la croute terrestre. Ils naissent suite à une cassure brutale de la croute
terrestre après avoir été soumise à de fortes contraintes compressives.
Après la cassure, l’énergie des séismes est libérée sous forme de chaleur essentiellement (70%) et sous forme d’ondes
élastiques qui se propagent dans toutes les directions de l’espace et sont responsable des mouvements de la surface
terrestre.
L’hypocentre ou foyer est le point de la profondeur où les contraintes tectoniques accumulées dans les roches se
libèrent et sont à l’origine d’un séisme. Il peut encore être définir comme étant le point de la profondeur où nait le
séisme. Le point de la surface se trouvant parfois à la verticale du foyer est appelé épicentre. Il correspond au point où
l’intensité du séisme est maximale.
Le sismographe ou sismomètre est l’appareil destiné à enregistrer les variations des mouvements du sol lors d’un
séisme. Les enregistrements des mouvements du sol obtenus lors d’un séisme sont appelés sismogramme. (fig 114)
On distingue :
Remarque : Lorsque l’épicentre d’un séisme se trouve dans la mer où l’océan, il se produit un Tsunami ou Raz de
marée.
Les ondes P ou premières ou primaires : elles sont les plus rapides et les premières à être ressenties lors d’un
séisme ; ce sont des ondes longitudinales de compression et décompression (dilatation). Elles se propagent
dans les milieux solides, fluides et même dans l’air. Les particules se déplacent parallèlement à la direction de
propagation de l’onde. Les ondes P sont responsables des bruits sourds qu’on entend au début d’un séisme ;
Les ondes S ou ondes secondes : le déplacement des particules est perpendiculaire à la direction de
propagation. Ce sont donc des ondes transversales de cisaillement. Elles ne se propagent que dans les milieux
solides car les fluides n’offrent aucune résistance au cisaillement ;
Les ondes longues ou ondes L : elles ont une amplitude grande par rapport aux ondes P et S. Elles déterminent
des mouvements complexes de torsion du sol. Les ondes L sont moins rapides et proviennent de la réflexion des
70
ondes de volume sur la surface du globe. Contrairement aux ondes P et S, les ondes L (ondes de Love et de
Rayleigh) ne se propagent que dans les couches superficielles de la croute : ce sont des ondes de surfaces.
NB : Les ondes P et S se propagent à l’intérieur du globe terrestre : ce sont des ondes de volumes. Les ondes L et S sont
les plus destructrices.
Lorsqu’une onde sismique passe d’un milieu à un autre de nature différente, sa vitesse de propagation sera modifiée
et par conséquent sa trajectoire sera déviée.
On appelle discontinuité, l’interface ou la surface de contact entre 2 milieux de nature ou de vitesses de conduction
différente. Le comportement des ondes P et S (ondes dites élastiques) à l’intérieur du globe suit les lois de l’optique
géométrique : lorsque les propriétés du milieu changent, elles sont réfléchies et réfractées.
Comme les ondes lumineuses, la vitesse de propagation sismique n’est pas la même dans tous les milieux. Lorsque
les ondes sismiques traversent les milieux de nature physique différente, elles subissent une réfraction et une réflexion
suivant les lois de Descartes. Les rais sismiques sont des trajectoires suivies par les ondes d’ébranlement sismique.
Les ondes P et S ne sont pas enregistrées entre 11500 et 15000 Km (soit entre 103° et 142°) de distance épicentrale.
Cette zone où aucune onde (ni S, ni P) n’est enregistrée est appelée zone d’ombre sismique. Pour les stations situées
avant 11500 Km de distance épicentrale, on enregistre sur le sismographe les ondes P et S directes. Pour les stations
situées au-delà de 15000 Km de distance épicentrale, les ondes P réapparaissent mais ce sont des ondes P complexes
appelées ondes PKP. Ces ondes ont subi une double réfraction sur une surface de discontinuité profonde séparant le
manteau du noyau.
Au contraire, les ondes S ne réapparaissent pas au-delà de 15000 Km. Ces ondes ne sont donc pas transmissent dans le
noyau ; on peut donc conclure que le noyau terrestre du moins dans sa partie externe se comporte comme un liquide vis-
à-vis de ces ses ondes.
Lorsqu’un séisme se produit à partir des enregistrements effectués dans les différentes stations, on peut établir la
relation entre le temps d’arrivée des ondes en fonction des ondes épicentrales. On dit alors qu’on établit l’hodochrone
des ondes sismiques. Ainsi, nous pouvons tracer les hodographes des ondes P, S et L. Les hodographes ou ondes
hodochrones sont des graphiques représentant le temps d’arrivé des différentes ondes en fonction de la distance
épicentrale. En analysant les hodographes, on constate que :
L’hodographe des ondes L est une ligne droite. Ce qui veut dire que l’onde L se propage à une vitesse
constante et par conséquent la propriété du milieu dans lequel elle se propage ne varie pas. Le milieu de
propagation des ondes L est donc homogène ;
Les hodographes des ondes P et S sont des courbes. Ce qui montre que leur vitesse de propagation n’est pas
constante. Elle augmente lorsque les ondes s’enfoncent dans les profondeurs du globe. Le milieu de
propagation est donc hétérogène.
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LECON 42 : LA STRUCTURE INTERNE DE LA TERRE
OPOI : Déterminer et localiser les différentes surfaces de discontinuités du globe terrestre. (fig 118 et 119)
La variation de vitesse des ondes P et S en fonction de la profondeur témoigne du fait que l’intérieur du globe est
formé de couches concentriques entre lesquelles se trouvent les surfaces de discontinuités (zone à l’intérieur du globe
séparant les milieux de propriété et de composition différente).
A la profondeur de 7 Km sous les fonds océaniques et 30 Km sous les continents, la vitesse des ondes P et S
augmente brutalement. Cette augmentation révèle la transition entre 2 milieux de structures différentes. Cette
zone de transition est la discontinuité de Mohorovicic qui sépare la croute terrestre du manteau supérieur
(entre 100 Km et 250 Km de profondeur) ;
Entre 100 et 250 Km de profondeur, on observe un fléchissement des vitesses d’ondes P et S. c’est la zone de
moindre vitesse ou LVZ (Low Velocity Zone). C’est la zone de moindre rigidité où les matériaux sont de plus
en plus ductiles (déformables) sous l’action combinée de la température et de la pression. La LVZ marque la
limite entre la lithosphère formée par la croute et le manteau supérieur et l’asthénosphère qui s’étend de la
LVZ jusqu’à une profondeur de 700 Km ;
Entre 700 et 2900 Km, on note une augmentation de la vitesse des ondes P et S. cette augmentation indique la
traversée d’un milieu solide et une augmentation de la densité des matériaux du manteau inferieur ;
A 2900 Km la vitesse des ondes S s’annulent alors que celle des ondes P baisse considérablement. La baisse
considérable de la vitesse des ondes P s’explique par l’existence d’une seconde zone de transition qui est la
discontinuité de Gutenberg marquant la limite entre le manteau inferieur et le noyau externe ;
Entre 2900 et 5100 Km, les ondes S sont absentes tandis que la vitesse des ondes P reprend une croissance
progressive. L’absence des ondes S indique la présence d’un milieu liquide ou fluide qui est le noyau
externe ;
De 5100 à 6400 Km, il y’a réapparition des ondes S et augmentation de la vitesse des ondes P et S. Cette
variation indique la présence d’un milieu solide séparer du milieu liquide précèdent par une 3 ème zone de
transition qui est la discontinuité de Lehman séparant le noyau externe (liquide) et le noyau interne (solide).
La croute terrestre donc son épaisseur varie entre 7 et 70 Km. Elle est constituée surtout de la silice et de
l’aluminium d’où le nom SIAL. Elle se divise en croute continentale qui est de nature granitique et
métamorphique avec une densité de 2,7 ; et en croute océanique qui est de nature basaltique avec une
densité de 3,2. Elle a une épaisseur de 6 à 7 Km.
Le manteau il est de nature péridotitique et contient des silicates riche en oxyde de magnésium d’où le nom
SIMA. Sa limite inférieure est située à 2900 Km de profondeur et sa densité égale à 3,3. Il est subdivisé en trois
couches : le manteau supérieur ou externe (de 70 à 100 Km) il constitue avec la croute terrestre la lithosphère.
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Le manteau moyen ou asthénosphère il s’étend de 100 Km à 700 Km de profondeur. Le manteau inférieur
ou interne ou mésosphère qui s’étend de 700 Km à 2900 Km.
Le noyau où barysphère : son centre se situe à 6400 Km de la surface du globe avec une épaisseur d’environ
3500 Km. Il est constitué d’alliage de fer (75%) et de Nickel (20%) d’où le nom NIFE. Il se divise en noyau
externe qui est fluide et en noyau interne ou inférieur ou graine qui est solide.
Discontinuité de Mohorovicic : elle marque la limite inférieure de la croute terrestre. C’est une discontinuité
chimique car elle sépare la croute du manteau qui sont deux couches aux propriétés chimiques différentes ;
Discontinuité de Gutenberg : c’est une discontinuité physico chimique car elle sépare le manteau inférieur et le
noyau externe qui sont deux couches ayant des compositions chimiques et des natures physiques différentes ;
Discontinuité de Lehman : c’est une discontinuité physique car elle sépare le noyau externe de la graine étant
deux couches de même composition chimique mais de nature physique différente.
3- La densité de la Terre
Dans les stations les plus éloignées du foyer, on observe pour un même séisme deux trains d’ondes P. l’onde PG
qui se propage dans le même milieu est appelé onde direct. Elle a une vitesse de déplacement plus faible que l’onde PN.
L’onde PN qui se propage dans les milieux différents est appelé onde indirecte. Sa vitesse de déplacement dans le
manteau supérieur explique pourquoi elle est enregistrée en 1 er. On en déduit que la densité du globe terrestre augmente
avec la profondeur et que la vitesse de déplacement des ondes sismiques augmente avec la densité du milieu traversé.
La densité de l’hydrosphère est de 1,04 ; la densité moyenne de la Terre est 5,52. On peut calculer la densité moyenne de
la Terre à partir de la formule
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Les méthodes ayant permis de connaitre la composition chimique des enveloppes internes de la Terre
a- Apport de la sismologie
Nous savons que dans un milieu donné la vitesse de propagation des ondes de volume augmente avec la profondeur.
De même les expériences montrent que la vitesse de propagation augmente dans différents éléments chimiques avec
densité.
Certains météorites (fragments de roches extraterrestres très anciens qui parviennent à la surface du globe après avoir
traversé l’atmosphère sans se consumer complètement) après analyse, ont permis de faire la correspondance avec les
enveloppes interne de la Terre. Leur étude minéralogie a permis de les subdiviser en 3 groupes :
La plus part des météorites proviennent d’une fragmentation par collision des astéroïdes dont les orbites se situent entre
Mars et Jupiter.
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LECON 43 : L’ENERGIE INTERNE DE LA TERRE
Les phénomènes géologiques tels que les volcanismes, les séismes, les mouvements des plaques lithosphériques,
le flux géothermique et les sources hydrothermales mettent en évidence l’existence de l’énergie interne du globe
terrestre et la libération de cette énergie des profondeurs vers la surface. La courbe de variation des températures avec la
profondeur du globe montre que la température augmente avec la profondeur. Cette variation est d’une valeur moyenne
de 1°C/Km. La libération d’énergie s’établir entre l’intérieur plus chaud et l’extérieur plus froid.
a- La chaleur initiale
Une quantité considérable d’énergie est stockée à l’intérieur de la Terre au moment de sa formation. Comme les
autres planètes, la terre résulte d’un processus d’appression c’est-à-dire d’agglomération de plusieurs objets célestes,
qui s’attirent mutuellement par gravité entrant en collision pour former les astéroïdes et les planètes actuelles.
L’énergie thermique initiale ne constitue que 50% de l’énergie totale dissipée par la Terre, l’autre moitié est fournie
par la désintégration spontanée des éléments du globe à l’instar de l’uranium, potassium……
Cette désintégration libère de grande quantité d’énergie et cette énergie est à l’origine du gradient géothermique.
NB : Le gradient géothermique mesure l’augmentation de la température des roches du sous-sol avec la profondeur. Il
est de 20° à 30°/Km dans la croute continentale et de 0,3°/Km dans le manteau.
Le flux géothermique est la quantité de chaleur qui sort du sol par unité de surface. Sa valeur moyenne est de 0,05
W/m2. Il est plus élevé dans les zones volcaniques et les dorsales.
En raison de son volume qui représente les 4/5 du volume globe terrestre, le manteau produit l’essentiel de l’énergie
dissipée par le globe.
L’énergie est évacuée de manière brutale et localisée lors des éruptions volcaniques et les séismes ou de façon calme
contenue sous forme de flux de chaleur ou flux géothermique. La dissipation sous forme géothermique peut se faire de
deux manières :
Par conduction thermique au niveau de la lithosphère ; elle se fait par le transfert d’énergie des zones chaudes
vers les zones froides sans déplacement de la matière ;
Par convection thermique au niveau de l’asthénosphère ; elle se fait par le transfert d’énergies avec
déplacement de matière. Dans ce cas les matériaux chauds et profonds montent vers la surface ou ils perdent de
la chaleur tandis que les matériaux froids de la surface redescendent pour se réchauffer.
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L’énergie de cette convection provient en grande partie de la radioactivité naturelle des roches.
La Terre se révèle ainsi formée de plusieurs couches concentriques de composition chimique et nature physique
différente. Elle contient une grande quantité d’énergie interne qui est responsable de toute sa dynamique : la Terre est
donc qualifiée de planète active.
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