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Programme de Svteehb PD

Le document présente un programme éducatif sur le monde vivant, l'éducation à la santé et l'éducation à l'environnement, structuré en modules et séquences. Chaque module aborde des thèmes variés, allant de l'organisation cellulaire et de la génétique à la nutrition et aux problèmes de santé reproductive. Les leçons incluent des observations microscopiques, la structure des chromosomes, et l'importance de l'ADN dans la transmission de l'information génétique.

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PROGRAMME DE SVTEEHB PD

MODULE I : LE MONDE VIVANT

SEQUENCE 1 : L’IDENTITE BIOLOGIQUE DES ORGANISMES

Leçon 1 : L’organisation de la cellule

Leçon 2 : Structure et composition chimique d’un chromosome

Leçon 3 : La division cellulaire

SEQUENCE 2 : LE RENOUVELLEMENT MOLECULAIRE ET LE CODE GENETIQUE

Leçon 4 : Le renouvellement permanent des molécules des cellules

Leçon 5 : La biosynthèse des protéines

Leçon 6 : Le génie génétique et l’amélioration des caractéristiques des organismes

SEQUENCE 3 : LA CATALYSE ENZYMATIQUE

Leçon 7 : La relation entre l’équipement enzymatique d’une cellule et ses réactions

Leçon 8 : Les caractéristiques de l’activité enzymatique

Leçon 9 : La relation entre la structure et la fonction de la protéine

Leçon 10 : Quelques applications de la catalyse enzymatique dans l’agro-alimentaire

SEQUENCE 4 : L’ENERGIQUE BIOLOGIQUE

Leçon 11 : Les dépenses énergétiques des organismes

Leçon 12 : Les apports énergétiques

Leçon 13 : Dépenses énergétiques produites par la respiration et par la fermentation

SEQUENCE 5 : LA CONVERSION DE L’ENERGIE LUMINEUSE EN ENERGIE CHIMIQUE

Leçon 14 : Captage de l’énergie lumineuse par les végétaux verts

Leçon 15 : Mécanisme de la photosynthèse

Leçon 16 : Importance de la photosynthèse

Leçon 17 : Les réactions de la photosynthèse et le programme génétique

SEQUENCE 6 : LE FLUX D’ENERGIE ET LES CYCLES DU CARBONE ET DE L’AZOTE DANS LES


ECOSYSTEMES

Leçon 18 : Le flux d’énergie dans un écosystème

Leçon 19 : Le cycle biogéochimique du carbone


1
Leçon 20 : Le cycle biogéochimique de l’azote

MODULE II : L’EDUCATION A LA SANTE

SEQUENCE 7 : LE SOI ET NON SOI

Leçon 21 : Le soi

Leçon 22 : Le non soi

Leçon 23 : Les principales cellules immunitaires

SEQUENCE 8 : LA DEFICIENCE DU SYSTÈME IMMUNITAIRE : LE VIH/SIDA

Leçon 24 : Le virus et son mode d’action

Leçon 25 : La multiplication du virus dans l’organisme et ses conséquences

Leçon 26 : Moyens de lutte contre le VIH/Sida

SEQUENCE 9 : QUELQUES PROBLEMES LIES A LA SANTE REPRODUCTIVE DES ADOLESCENT(E)S

Leçon 27 : La sexualité précoce et ses conséquences

Leçon 28 : Les mutilations génitales et leurs conséquences sur la santé

Leçon 29 : La prise des stupéfiants et ses conséquences sur la santé reproductive

SEQUENCE 10 : EDUCATION NUTRITIONNELLE

Leçon 30 : L’alimentation équilibrée

Leçon 31 : Les conséquences de la mauvaise alimentation et de l’inactivité physique

MODULE III : EDUCATION A L’ENVIRONNEMENT ET AU DEVELOPPEMENT DURABLE

SEQUENCE 11 : LE RAYONNEMENT SOLAIRE ET SES INFLUNCES A LA SURFACE DE LA TERRE

Leçon 32 : L’origine de l’énergie reçue par la Planète Terre

Leçon 33 : Le devenir du rayonnement solaire à la surface de la planète Terre

Leçon 34 : L’effet de serre

Leçon 35 : Les mouvements atmosphériques et les mouvements océaniques

SEQUENCE 12 : PHENOMENE D’ALTERATION DES ROCHES ET SES CONSEQUENCES

Leçon 36 : L’altération des roches

2
Leçon 37 : Le devenir des produits d’altération

Leçon 38 : Les séries et les cycles sédimentaires

Leçon 39 : La chronologie relative et ses principes

Leçon 40 : La reconstitution des milieux sédimentaires

SEQUENCE 13 : LA STRUCTURE ET l’ENERGIE INTERNES DE LA TERRE

Leçon 41 : Les éléments de sismologie

Leçon 42 : La structure interne de la Terre

Leçon 43 : L’énergie interne de la Terre

3
MODULE I : LE MONDE VIVANT
SEQUENCE 1 : L’IDENTITE BIOLOGIQUE DES ORGANISMES

LECON 1 : L’ORGANISATION DE LA CELLULE


OPO : Observer les cellules animales et végétales aux microscopes optiques et électroniques.
La cellule est la plus petite unité anatomique et fonctionnelle de tout être vivant observable aux microscopes.

1- La cellule en microscopie optique


L’observation au microscope optique des cellules animales et végétales montre que tous les êtres vivants se
composent de cellules. Malgré leur grande diversité, les cellules ont le même plan d’organisation. Ainsi, on retrouve les
parties essentielles suivantes :
 Un noyau ;
 Le cytoplasme présentant diverses inclusions ou organites ;
 La membrane cytoplasmique qui entoure toute la cellule.
Cependant la cellule végétale diffère de la cellule animale en quelques points :
 La forme est polyédrique (ou géométrique) ;
 La membrane plasmique est recouverte extérieurement par une paroi plus ou moins rigide constituée de pectine
et de cellulose (paroi pectocellulosique) ;
 La présence des chloroplastes (dans les cellules chlorophylliennes) et des vacuoles de très grande taille. (fig 1)

2- La cellule en microscopie électronique


L’observation au microscope électronique permet de confirmer la présence des parties mises en évidence au
microscope optique. Elle permet en plus de découvrir dans le cytoplasme d’autres sous unités structurales et
fonctionnelles qui assurent les activités fondamentales communes à toutes les formes de vie : les organites. (fig 2)

3- Ultrastructure et rôles des organites cellulaires


3-1- Parties et organites communs aux cellules animales et végétales
a- Le noyau
Entouré d’une membrane nucléaire dans les cellules eucaryotes, il contient la chromatine (principal constituant
des chromosomes) et un ou plusieurs nucléole(s) qui baignent dans un liquide appelé suc nucléaire ou nucléoplasme.
Le noyau est le siège de l’information génétique. (fig 4)

b- Le cytosol
C’est la phase liquide dans laquelle baignent les organites cytoplasmiques présents à l’intérieur des cellules. Il
constitue avec le cytosquelette le hyaloplasme.

c- La membrane cytoplasmique ou plasmalemme


C’est une bicouche lipidique dans laquelle sont plus ou moins enchâssées des protéines volumineuses et
globuleuses. Cette membrane est le régulateur des échanges entre le hyaloplasme et le milieu extracellulaire. De plus
elle assure les rôles de protection, de compartimentation et d’exposition des marqueurs de l’identité de l’individu. (fig 3)

d- Le réticulum endoplasmique (RE)

4
Réseau de cavités sous forme tubulaire ou aplati délimité par une membrane simple dont la paroi externe est soit
recouverte de granulations, les ribosomes (REG), soit lisse (REL). Il est le lieu de stockage et de transport des produits
de sécrétions dans la cellule. (fig 5)

e- L’appareil de Golgi (dictyosome)


L’appareil de golgi est un empilement de petits sacs aplatis délimités chacun par une membrane simple. Il participe
à l’élaboration de l’acrosome des spermatozoïdes, il est le lieu de maturation des glycoprotéines, et également le lieu de
l’emballage et la sécrétion de certaines substances. (fig 8)

f- Les vésicules golgiennes


Ce sont des petites cavités délimitées par une simple membrane et remplies des produits de l’activité cellulaire.

g- La mitochondrie
L’ensemble des mitochondries d’une cellule forme le chondriome. Ce sont des organites délimités par une double
membrane dont l‘interne présente des invaginations ou crêtes mitochondriales perpendiculaires au grand axe de
l’organite et portant des ATP synthétases ou sphères pédonculées. La mitochondrie est le siège de la respiration
cellulaire (ou centrale énergétique de la cellule). (fig 7)

h- Les ribosomes
Ces sont des granulations en contact avec la membrane du RE, ou libres dans le cytosol dont le rôle est d’assurer la
biosynthèse des protéines. Les ribosomes peuvent être groupés en chaine par un filament d’ARNm : ils forment alors un
polysome ou polyribosome. (fig 6)
NB : Le RE associé aux ribosomes est appelé aussi ergastoplasme en raison du travail de synthèse dont il est le siège.

i- Les vacuoles
Leur taille varie selon qu’on a affaire à une cellule animale ou végétale. Ce sont des petites et nombreuses cavités
délimitées par une simple membrane dans la cellule animale qui assurent parfois une fonction digestive (vacuoles
digestives ou phagosomes). Elles occupent la plus grande partie du corps cellulaire chez les végétaux. Elles
interviennent dans la régulation des échanges cellulaires en raison du fait qu’elles sont remplies de nombreuses
substances dissoutes.

3-2- Parties et organites propres aux cellules végétales


a- Le chloroplaste
Organite délimité par une double membrane dont l’interne émet des lamelles ou thylakoides parallèles au grand axe
de l’organite. Les thylakoides s’associent souvent en pile appelée granum. Il est le siège de la photosynthèse. (fig 9)

b- Les enclaves d’amidon


L’amidon est un polymère de glucose de formule chimique (C6H10O5)n ; c’est la principale forme de réserve
glucidique des cellules végétales.

c- La paroi pectocellulosique
Associée parfois à d’autres composés comme la lignine (bois) et la subérine (liège), elle joue un rôle
essentiellement protecteur.

3-3- Parties et organites propres aux cellules animales

5
a- Le centriole
C’est un granule cylindrique situé près du noyau. Il existe toujours en paire et est disposé perpendiculairement l’un
par rapport à l’autre. L’ensemble forme le centrosome ou diplosome. Chaque centriole est formé de 9 triplets de
microtubules. Les centrioles sont à l’origine des cils et des flagelles. Ils permettent la division de la cellule en se
transformant en asters. Il est l’appareil cinétique de la cellule. (fig 10)

b- Les enclaves de glycogène


Le glycogène est un polymère de glucose de formule chimique (C6H10O5)n ; c’est la principale forme de réserve
glucidique des cellules animales et exceptionnellement les champignons.

Devoir à faire à la maison : Réaliser un tableau comparatif de la cellule animale et végétale vu au MO et ME. Faire
ressortir les différents organites et leurs rôles dans un autre tableau.

6
LECON 2 : STRUCTURE ET COMPOSITION CHIMIQUE D’UN CHROMOSOME
OPO : Expliquer la nécessité de la réplication de l’ADN et éduquer les populations sur l’importance de l’ADN.

1- Structure d’un chromosome


Le chromosome est le support de l’information génétique. En début de division, les chromosomes sont
physiquement constitués de deux molécules d’ADN ou chromatides réunies par un centromère (constriction primaire).
(fig 12)
2- Composition chimique d’un chromosome : l’ADN
Sur le plan chimique, les chromosomes sont constitués de l’ADN (Acide Désoxyribonucléique) et des protéines
de nature basique (les histones).
Le nucléosome est l’unité élémentaire de la chromatine, composé d’histones sur laquelle s’enroule l’ADN. (fig 13)

a- Structure de l’ADN
L’ADN est le support de l’information biologique. Une molécule d’ADN est constituée de :
 Sucre : le désoxyribose (C5H10O5) ;
 Acide phosphorique (H3PO4) ;
 Bases organiques azotées : l’Adénine (A), la Guanine (G), la Thymine (T) et la Cytosine (C).
L’adénine et la guanine sont appelées bases puriques tandis que la thymine et la cytosine constituent les bases
pyrimidiques. Le nucléotide élément de base de l’ADN, est constitué d’un sucre, d’une base azotée et d’acide
phosphorique.
Un nucléoside est l’ensemble formé d’un sucre et d’une base organique azotée. C’est le cas de l’adénosine, la cytidine,
la guanosine, la thymidine.

L’ADN est un polynucléotide formé de deux chaines ou deux brins: on dit qu’il a une structure bicatenaire. Dans une
molécule d’ADN, l’adénine se lie toujours à la thymine par deux liaisons et vice versa ( ) ; la guanine se lie
toujours à la cytosine par trois liaisons ( ) de faible énergie appelées liaisons hydrogènes. Le sucre se lie aux bases
par les liaisons covalentes. (fig 14)
Vu cette complémentarité, on peut déduire la relation :
NB : La molécule d’ADN est constituée d’une séquence de nucléotide : c’est donc une molécule séquentielle.

b- Notion de gène
Un gène est une portion de la molécule d’ADN qui code pour une protéine donnée. Il peut également être défini
comme l’unité d’information qui définit un caractère héréditaire. Un gène existe en un ou en multiples versions appelés
allèles. L’ensemble de gènes d’un individu ou d’une cellule constituent le génome. (fig 15)

c- Réplication de l’ADN
La réplication de l’ADN permet d’obtenir deux molécules d’ADN fille identique entre elles. Elle se fait selon le
modèle semi-conservatif car à la fin, chacune des molécules filles obtenues possède un brin parental et un brin
néoformé. L’acteur principal de cette réplication est une enzyme spécifique appelée ADN polymérase qui a pour rôle
de rompre des liaisons hydrogènes entre les bases azotées complémentaires. (fig 16)

d- L’ADN, support de l’information génétique

7
En 1928, Griffith avait réussi à transformer héréditairement des pneumocoques non virulents (R) en
pneumocoques virulents (S) en mélangeant les bactéries « S » tuées à des bactéries « R » vivantes. Des molécules de
« S » étaient donc responsables de la transformation du programme génétique des bactéries « R ». Ce n’est qu’en 1944
que la démonstration expérimentale de cette transformation fut apportée par Avery et al : l’ADN est capable à lui seul de
provoquer cette transformation. L’ADN est donc indubitablement le support de l’information génétique. (fig 17)

e- Le test d’ADN
Le test d’ADN ou paternité consiste à analyser l’ADN de deux personnes dans le but de déterminer un lien de
parenté génétique. Pour cela, on prélève un échantillon de salive, du sang ou de la base des cheveux. Ce test est basé sur
l’analyse des emplacements spécifiques du génome d’une personne. On distingue trois types de test d’ADN :
 Le test d’ADN mitochondriale (ADN) : il s’intéresse aux mitochondries qui permet d’explorer la lignée
maternelle directe de la mère : c’est le test de maternité ;
 Le test d’ADN autosomique : il consiste à prélever l’ADN dans les 22 premières paires d’autosome d’une
personne dans le but d’établir des liens entre individu et ses frères : c’est le test de fratrie (ensemble de frère et
de sœur d’une même génération). On place le test d’ADN chromosome X dans ce cas;
 Le test d’ADN chromosome Y : consiste à examiner le chromosome Y pour explorer une lignée paternelle
directe : c’est le test standard de la paternité. (fig 18)
Le test d’ADN présente plusieurs utilités :

 Permet de déterminer la paternité ;


 Permet d’identifier les auteurs de crimes ;
 Permet l’affiliation entre plusieurs personnes ;
 Permet de repérer certaine anomalie avant la naissance ;
 Permet d’établir les liens de parenté entre les espèces.

Le processus de réalisation d’un test d’ADN est le suivant :


 Extraire l’ADN de la cellule ou des empreintes prélevées ;
 Isoler les locis recherchés ;
 Amplifier ;
 Analyser par bio-informatique ;
 Ressortir les séquences de nucléotide ;
 Comparer ses séquences de nucléotide.

8
LECON 3 : LA DIVISION CELLULAIRE
OPO : Expliquer la nécessité de la mitose pour le renouvellement des cellules de l’organisme et la conservation de
l’information génétique.

1- Les différentes phases de la mitose


OPOI : Décrire les phénomènes de mitose chez les cellules animales et végétales.
La mitose est la division cellulaire au cours de laquelle la cellule mère donne naissance à deux cellules filles
identiques entre elles et identiques à la cellule mère. Elle se déroule en 4 grandes étapes : la prophase, la métaphase,
l’anaphase et la télophase. (fig 19 Doc 1)

a- La prophase
Elle est caractérisée par la condensation de la chromatine entrainant l’individualisation des chromosomes ; la
disparition de la membrane nucléaire et du nucléole. Le dédoublement du centriole en deux asters qui migrent vers les
pôles opposés de la cellule ; apparition des fibres achromatiques qui se fixent sur les deux asters.

b- La métaphase
Dans cette phase, le centromère des chromosomes se regroupent sur la plaque équatoriale de la cellule et sont plus
visibles ; c’est la raison pour laquelle on réalise les caryotypes à cette phase en bloquant la division à l’aide d’une
substance appelée colchicine.

c- L’anaphase
Pendant cette phase on assiste à la fissuration des centromères et migration de chaque chromosome à une
chromatide vers les pôles opposés de la cellule : on parle de l’ascension polaire.

d- La télophase
Elle se caractérise par :
 La décondensation des chromosomes en chromatines ;
 La réapparition de la membrane nucléaire et du nucléole ;
 L’étranglement médian de la membrane ;
 La cytodiérèse (division du cytoplasme) ;
 La séparation de deux cellules filles ayant chacune la moitié du matériel génétique.
NB : Comme chez les cellules animales, la mitose des cellules végétales se déroule en quatre phases et il existe des
différences au niveau de la dernière et première étape : (fig 19 Doc 2)

 La division du cytoplasme se fait par une formation d’une paroi intercellulaire appelée phragmoplaste séparant
les deux cellules filles sans étranglement de la membrane ;
 Les asters sont remplacés par les calottes polaires.

2- Notion de cycle cellulaire


OPOI : Décrire cycle cellulaire et donner ses différentes phases.
Un cycle cellulaire est la période de vie d’une cellule allant du début de l’interphase jusqu’à la fin de la mitose
suivante. Dans les cellules eucaryotes, le cycle cellulaire est constitué de deux grandes périodes : l’interphase et la
mitose. L’interphase est découpée en 3 phases qui dans l’ordre chronologique sont : (fig 20)

9
 La phase G1 (G pour « gap of time »= intervalle de temps) qui correspond à la première phase de croissance de
la cellule ;
 La phase S ou phase de synthèse pendant laquelle la cellule double son stock d’ADN par réplication semi-
conservative ;
 La phase G2 au cours de laquelle la croissance se poursuit. A la fin de cette phase, la cellule mère est prête à
subir une division cellulaire (mitose).

3- Quelques rôles de la mitose


OPOI : Citer et expliquer quelques rôles de la mitose.

a- Le renouvellement des cellules de l’organisme


La mitose permet le renouvellement de plusieurs cellules de l’organisme.
* Les cellules de la peau après leur destruction,, un kératinocyte nait dans la couche profonde de l’épiderme. Il est
repoussé vers la surface par les cellules formées après lui. Au cours de ce cheminement, il synthétise abondamment une
protéine particulière, la kératine et se différentie : sa structure finale diffère beaucoup de la structure du jeune
kératinocyte ; (fig 21)
* De même, l’organisme humain fabrique toutes ses cellules sanguines à partir des cellules souches hématopoïétiques
pluripotentes localisées chez l’adulte dans la moelle osseuse. En effet, on appelle pluripotence la capacité que possède
certaines cellules à se différencier en tous types cellulaires. D’une manière générale la plus part des cellules sont
renouvelées (exclusivement par mitose) mais à des vitesses différentes selon le type cellulaire considéré. Lorsqu’une
cellule meurt, elle est remplacée par une cellule jeune qui remplira la même fonction.

b- Conservation de l’information génétique des cellules issues de la mitose et le maintien de l’identité biologique
Chaque cellule porte un ensemble d’informations génétiques dont le support est l’ensemble des chromosomes de
cette cellule. Ces informations sont transmisses intégralement et fidèlement de la cellule mère aux cellules filles au cours
de la mitose. Cette transmission est assurée par deux évènements fondamentaux et complémentaires :
 Un dédoublement ou duplication du matériel chromosomique (et donc du programme génétique) durant
l’interphase : chaque cellule contient au début de la mitose un lot (2n) de chromosomes à deux chromatide
chacun ;
 Un partage égalitaire en anaphase : chaque cellule fille reçoit un programme génétique complet sous la forme
d’un lot (2n) de chromosomes à une chromatide chacun.
Ainsi sont assurés la conservation de l’information génétique et le maintien de l’identité biologique au cours du
développement (croissance) et du renouvellement cellulaire. (fig 22)
Devoir à faire à la maison : Faire un tableau comparatif de la mitose de la cellule animale et végétale. Faire les schéma
du chromosome à chaque phase de l’interphase.

10
SEQUENCE 2 : LE RENOUVELLEMENT MOLECULAIRE ET LE CODE GENETIQUE

LECON 4 : LE RENOUVELLEMENT PERMANENT DES MOLECULES DES CELLULES


OPO : Réaliser la mise en évidence des molécules organiques et leur renouvellement.

1- Mise en évidence du renouvellement moléculaire


Les phénomènes d’anabolisme (ensemble de réactions de synthèse) et de catabolisme (ensemble de réactions de
dégradation) permettent à chaque cellule le renouvellement permanent de ces constituants organiques (glucides, lipides,
protides). Ce renouvellement moléculaire consiste au remplacement des vieilles molécules aux nouvelles molécules
identiques.
La demi-vie est temps nécessaire pour que la moitié d’une protéine soit détruite. Ce temps peut être d’un jour, plusieurs
semaines ou plusieurs mois. Le taux de renouvellement est encore appelé turn-over. (fig 23)

2- Les molécules organiques des cellules (tests de caractérisation et classification)


En dehors des constituants minéraux, trois groupes de substances organiques entrent dans la composition chimique
des êtres vivants : les glucides, les lipides et les protides.

2-1- Les glucides ou sucres


Ce sont des hydrates de carbone de formule générale C x(H2O)y. Ils sont donc formés des éléments chimiques
carbone, hydrogène et oxygène : ce sont des corps ternaires. On distingue trois familles de glucides suivant la
complexité des molécules :

a- Les oses ou sucres simples ou monosaccharides


Ils sont classés selon le nombre d’atomes de carbone présents dans leurs molécules (3 à 7). Les plus importants du
point de vue biologique sont les hexoses. Ils ont pour formule brute C6H12O6. Ce sont le glucose, le fructose et le
galactose. Les hexoses ont une saveur sucrée et en présence de la liqueur de Fehling à chaud donnent un précipité
rouge brique. Ils forment avec l’eau une solution vraie c’est-à-dire une solution dans laquelle on ne distingue par le
soluté du solvant. (fig 24 a)

b- Les diosides ou diholosides ou disaccharides


Ils représentent l’association de deux molécules d’hexoses. On distingue trois diosides : saccharose, maltose et
lactose. Ce sont des molécules ayant pour formule brute C12H22O11. Pour les distinguer, il faut procéder à leur
hydrolyse.
 L’hydrolyse du saccharose donne une molécule de glucose et une molécule de fructose ;
 L’hydrolyse du maltose donne deux molécules de glucose ;
 L’hydrolyse du lactose donne une molécule de glucose et une molécule de galactose.

Le maltose et le fructose sont des sucres réducteurs autant que les hexoses car en présence de la liqueur de Fehling à
chaud, on obtient un précipité rouge brique. Cependant, le saccharose n’est pas un sucre réducteur.

c- Les polyosides ou polyholosides ou polysaccharides


On distingue principalement trois polyosides. Il s’agit de l’amidon, du glycogène et de la cellulose. Ce sont des
polymères de formule brute (C6H10O5)n. Les polyosides sont formés de plusieurs molécules de glucoses.
L’amidon réagit avec l’eau iodée pour donner une coloration bleue. Lorsque la poudre d’amidon est répandue dans
l’eau froide, on obtient une solution colloïdale (solution fausse) appelée lait d’amidon. Si on chauffe le lait d’amidon,

11
on obtient une solution appelée empois d’amidon. L’amidon est le sucre de réserve chez les végétaux et son hydrolyse
complète libère plusieurs molécules de glucose. (fig 24 b)
Le glycogène est l’équivalent animal de l’amidon : c’est le sucre de réserve chez les animaux. Le glycogène réagit avec
l’eau iodée pour donner une coloration brun-acajou. (fig 24 c)
La cellulose participe à l’architecture des parois cellulaires. Elle ne peut être digérée par l’Homme mais facilite la
digestion et le transit des aliments dans le tube digestif.

2-2- Les lipides


Ils sont formés des mêmes éléments chimiques principaux que les glucides. Ce sont des substances insolubles dans
l’eau avec laquelle elles forment des émulsions. Les lipides sont solubles dans la plupart des solvants organiques tels que
l’éther, le chloroforme, l’alcool et l’acétone. Les lipides sont des esters d’acides gras et d’alcool. La réaction qui
aboutit à leur formation est l’estérification. Les lipides laissent sur le papier une tâche translucide qui ne disparait pas
à chaud. Ils sont colorés en rouge par le Rouge Soudan III. Ils forment avec l’eau un mélange hétérogène. (fig 25)
Ils regroupent :

a- Les glycérides
Ce sont des esters (produit de l’action d’un acide sur un alcool) du glycérol. Puisque cet alcool (glycérol) possède
trois fonctions estérifiables, on peut avoir des monoglycérides (une seule fonction alcool estérifiée), des diglycérides et
triglycérides.

b- Les stérides
Ce sont des esters du cholestérol (molécule polycyclique à 26 atomes de carbone).

2-3- Les protides


Ce sont des substances organiques les plus abondantes de la matière vivante. Ils sont constitués de quatre éléments
fondamentaux : le carbone, l’hydrogène, l’oxygène et l’azote. Ce sont des composés quaternaires. Quelques fois,
certaines renferment du soufre et du phosphore. Les protides sont des acides aminés ou des polymères d’acides aminés.

a- Les acides aminés


Ils sont au nombre de 20 dans la matière vivante ; ce sont les molécules protidiques les plus simples. Ils ont pour
formule : NH2-CHR-COOH où –COOH est le groupement fonctionnel acide ; NH2- le groupement fonctionnel amine et
R un radical variable qui dépend de l’acide aminé considéré. Il existe 20 radicaux différents correspondant aux 20 AA
naturels.

b- Les peptides
Les AA s’unissent les uns aux autres à travers des liaisons peptidiques. Ces liaisons s’établissent à travers le
groupement carboxylique du premier acide aminé et le groupement amine du second AA.

c- Les protéines
Ce sont des polypeptides renfermant plus d’une cinquantaine d’AA. Les protéines sont des macromolécules qui
constituent plus de la moitié du poids sec de l’organisme. Elles sont mise en évidence par la réaction Xanthoprotéique
(dont le réactif acide nitrique HNO3 et ammoniac NH4OH donnent respectivement une coloration jaune serein puis
jaune orangé), la réaction à la ninhydrine et la réaction de biuret (dont les réactifs sulfate de cuivre CuSO4 et la
soude donnent respectivement une coloration bleue puis violette). (fig 26)

12
3- Origine des molécules nécessaires au renouvellement
OPOI : Donner et expliquer l’origine des molécules nécessaire au renouvellement.
Les molécules nécessaires au renouvellement ont deux origines :
 Une origine externe provenant des aliments (exogène) ;
 Une origine endogène (interne) qui provient du recyclage des anciennes molécules et des réserves de
l’organisme.
Remarque : Toutes les réactions biochimiques ainsi que celles qui assurent le renouvellement moléculaire sont
catalysées par les enzymes.

Devoir à faire à la maison : Ecrire l’équation d’hydrolyse du saccharose, du maltose et du lactose. Ecrire l’équation de
mise en évidence de la liaison peptidique.

13
LECON 5 : LA BIOSYNTHESE DES PROTEINES
OPO : Expliquer le mécanisme de la biosynthèse des protéines en utilisant le code génétique.
Les protéines sont des molécules organiques très importantes pour l’organisme. Étant dégradées en permanence
elles se doivent d’être renouvelées (synthétisées). Cette biosynthèse se déroule en deux grandes étapes : la transcription
et la traduction. (fig 27)

1- La transcription
La transcription est la synthèse de l’ARNm à partir d’un brin des brins d’ADN sous l’action de l’ARN
polymérase. En d’autre terme c’est le transfert de l’information génétique portée par l’ADN à l’ARN. Elle se déroule
dans le noyau et est assurée par une enzyme (ARN polymérase) et les nucléotides. La synthèse de l’ARNm se fait via
l’un des brins d’ADN. (fig 28)
 Si c’est le brin transcrit ou brin non codant alors on remplace le T qui devait se former dans l’ARNm par U.
On remplace le C-G, G-C et le T présent dans le brin transcrit est remplacé par A ;
 Si c’est le brin non transcrit ou brin codant alors on ne remplace que le T par U.
NB : Sur l’ARNm, la thymine est remplacée par l’uracile qui se lie à l’adénine.
L’ARNm une fois synthétisé, avant de quitter le noyau doit subir une maturation par épissage (maturation de l’ARN
pré-messager suite à l’excision des introns et la réassociation des exons). (fig 29)
Un intron est la portion non codante du gène présente dans l’ARN pré-messager mais absente dans l’ARNm définitif.
Un exon est la portion codante du gène présente dans l’ARN pré-messager et conserver dans l’ARNm définitif.
L’ARN diffère de l’ADN par quelques éléments du tableau ci-contre : (fig 32)

2- La traduction
a- La nécessité d’un code génétique
Le code génétique est un système de correspondance existant nécessairement entre la séquence des nucléotides de
l’ARNm et la séquence des acides aminés dans la protéine. (fig 33)
Si on combine les nucléotides trois à trois (sous forme de triplets), on peut former 4 3=64 combinaisons ; ce qui peut bien
permettre de désigner les 20 acides aminés. Chacun de ces triplets de nucléotide est appelé codon : c’est l’unité du code
génétique. Ces 64 codons devant servir à désigner un même acide aminé différents, deux cas sont possibles :
1er Cas : Plusieurs codons vont désigner un même acide aminé : ce sont des codons synonymes. Exemple : Les codons
CGU, CGC, CGA, CGG, AGA et AGG désignent tous l’arginine.

2ème Cas : 3 codons ne désignent aucun acide aminé : ce sont des codons non-sens ou codons stop ou codons de
ponctuation. Exemples : UAA, UAG et UGA
Les caractéristiques du code génétique. Le code génétique est :
 Redondant c’est-à-dire que plusieurs codons peuvent désigner le même acide aminé. Remarque : les codons
synonymes diffèrent surtout par leur 3ème base. C’est un facteur de stabilité génétique car une modification de
cette troisième base (mutation ponctuelle) n’a aucun effet sur la protéine synthétisée : on parle aussi pour cela
du caractère dégénéré du code génétique ;
 Non chevauchant c’est-à-dire qu’un nucléotide n’est impliqué que dans un seul codon ;
 Univoque c’est-à-dire qu’un codon désigne un seul et toujours le même acide aminé ;
 Universel c’est-à-dire la signification d’un codon est la même pour tous les êtres vivants à quelques exception
près.
14
NB : On désigne les acides aminés par les trois première lettres à l’exception de l’isoleucine=Iln ; Glutamine=Gln ;
acide glutamique=Glu ; Asparagine=Asn ; Acide aspartique=Asp.

b- Les acteurs de la traduction


La traduction est la synthèse proprement dite de la protéine. C’est le décryptage de l’information génétique portée
par l’ARNm en protéines. Les acteurs de la traduction sont :
 ARNm apporte l’information codée nécessaire à l’incorporation de chaque acide aminé à la bonne place ; (fig
30)
 Les ARNt qui joue le rôle d’adaptateur (véhicule des AA jusqu’aux ribosomes qui sont les ateliers d’assemblage
de la chaine polypeptidique) ; (fig 31)
 Les ribosomes (ARNr) qui sont les ateliers d’assemblage de la chaine polypeptidique.
 ATP qui fournit l’énergie ;
 Les enzymes ;
 Les acides aminés.
c- Les différentes phases de la traduction
Le mécanisme de la synthèse proprement dite comporte trois étapes principales : l’initiation de la synthèse,
l’élongation de la chaine et la terminaison de la synthèse.

c-1- Initiation de la synthèse (fig 35 a)


Elle débute toujours au niveau d’un codon AUG de l’ARNm. Ce codon initiateur (ou codon début) détermine la
mise en place :
 D’un ribosome qui s’assemble à partir de ses deux sous-unités jusque-là indépendantes ;
 De l’ARNt-Méthionine se liant par son anticodon au codon AUG de l’ARNm.
Le ribosome possède alors deux sites fonctionnels :

 Le site P où est installé l’ARNt – Met lié au codon AUG ;


 Le site A au niveau duquel est situé le codon suivant de l’ARNm.
NB : Une activation préalable des acides aminés est indispensable pour permettre leur accrochage à la chaine
polypeptidique. La réaction est catalysée par l’aminoacyl – ARNt synthétase, enzyme responsable de la reconnaissance
entre l’acide aminé et son ARNt spécifique. (fig 34)

c-2- L’élongation de la chaine polypeptidique (fig 35 b)


La mise en place sur le codon présent au site A, d’un nouvel ARNt – Acide aminé est suivie :

 De la libération de l’ARNt fixé au site P qui se décroche de son acide aminé ;


 De la création d’une liaison peptidique entre les deux acides aminés présents dans le ribosome ;
 Du déplacement relatif du ribosome par rapport à l’ARNm qui permet la libération du site A pour
l’accrochage du nouvel acide aminé.

c-3- La terminaison de la synthèse (fig 35 c)


C’est l’arrivé au niveau du site A d’un codon stop qui interrompt la synthèse en déclenchant la dissociation du
complexe ARNm – ribosome – ARNt – polypeptide :
 Les deux sous unités du ribosome se séparent ;

15
 La chaine polypeptidique est libérée et la méthionine, premier acide aminé incorporé, est détaché de cette
chaine.
Remarque : Chaque molécule d’ARNm sert de guide pour la fabrication de 10 à 20 molécules polypeptidiques puis est
détruite : c’est donc une copie très éphémère du gène.

3- Le devenir des protéines synthétisées (fig 36)


Plus généralement les protéines synthétisées peuvent avoir une double destination :
 Elles peuvent être intégrées dans la cellule qui les a fabriqués pour être utilisées par cette dernière ou elles
peuvent jouer plusieurs rôles (rôles énergétique, immunitaire, catalytique….) ;
 Elles peuvent être exportées hors de cette cellule et être utilisées ailleurs (cas des hormones, des enzymes
digestives).
* Les protéines qui restent dans le hyaloplasme contribuent au renouvellement des molécules de la cellule et au
dédoublement des organites lors de la division cellulaire. Ces protéines sont dépourvues des peptides signales ;
* Les protéines destinées à l’exportation traversent la membrane cellulaire par exocytose transit par le réticulum et sont
avalées dans l’appareil de golgi avant d’être expulsées à l’extérieur.

Devoir à la maison : Citer les acteurs de la transcription.


Page 41 Jean marie tonfack

16
LECON 6 : LE GENIE GENETIQUE ET L’AMELIORATION DES CARACTERISTIQUES DES
ORGANISMES
OPO : Montrer que l’homme peut modifier la structure du génome.

Le génie génétique est une technique consistant à introduire des changements dans la molécule d’ADN d’un
organisme vivant sans qu’il y ait intervention des moyens naturels de reproduction. Il peut également être défini comme
une technique qui consiste à obtenir des organismes dont le génome a été modifié par introduction d’un gène étranger.
De tel organisme est appelé OGM (organisme génétiquement modifié).
La transgénèse est une méthode par laquelle un gène (transgène) étranger est introduit dans le génome d’une cellule
d’une espèce différente.

1- Les plantes transgéniques


OPOI : Citer étapes d’obtention d’une plante transgénique pour une caractéristique donnée.

a- Quelques caractéristiques recherchées


Les plantes transgéniques ont des meilleurs caractéristiques par rapport à celles naturelles ; les caractéristiques
recherchées par les génies génétiques sont entre autres :
 Les qualités nutritives meilleures ;
 Un rendement agricole élevé ;
 Une résistance aux insectes ;
 Une résistance aux herbicides ;
 Une résistance à la sècheresse ;
 Une croissance rapide.

b- Le principe d’obtention des plantes transgéniques


Le génie génétique s’effectue en plusieurs étapes énumérer sur la figure ci-dessous : (fig 37)

c- Quelques exemples de plantes transgéniques


Plusieurs variétés de plantes transgéniques ont été développées parmi lesquelles :
 Le riz GM NL 601 très résistant aux larves de pyrale ;
 La tomate transgénique NHX1 qui s’adapte au sol salée de la mangrove et des zones côtières ;
 Le maïs NK 603 très résistant aux herbicides ;
 Le soja GM de Monsanto très résistant à l’herbicide le plus utilisé qui est glyphosate.

2- Avantages et inconvénients des OGM (fig 38)

17
SEQUENCE 3 : LA CATALYSE ENZYMATIQUE

LECON 7 : LA RELATION ENTRE L’EQUIPEMENT ENZYMATIQUE D’UNE CELLULE ET SES


REACTIONS
OPO : Etablir la relation entre les enzymes d’une cellule et les réactions qui s’y déroulent.
Un catalyseur est une substance qui à faible dose accélère une réaction chimique et se retrouve intact à la fin de
cette réaction.
Une enzyme est une protéine présentant des propriétés de catalyse d’une réaction chimique du métabolisme de
l’être vivant qui la produit.
L’équipement enzymatique est l’ensemble des enzymes présentes dans une cellule, lui permettant d’assurer ses
réactions métaboliques. Cet équipement dépend des réactions chimiques pouvant se dérouler dans la cellule.
D’après l’expérience (fig 39), nous constatons que les staphylocoques disposent d’une enzyme identifiée comme étant la
galactosidase ou lactase qui catalyse l’hydrolyse du lactose en glucose et galactose. Les produits de l’hydrolyse sont
consommés aussitôt (d’où le changement de coloration dû à l’absence de sucres réducteurs) alors que la bactérie ne
consomme pas directement le lactose. On obtient la réaction ci-dessous :

Nous constatons aussi que les enterobacter sont incapables de catalyser l’hydrolyse du lactose. La coloration rouge
témoigne la persistance des sucres réducteurs à la fin de l’expérience. Elles ne disposent pas d’enzymes adéquates.
Nous pouvons dire en conclusion que chacune de ces bactéries, tout comme les autres cellules, dispose chacune d’un
équipement enzymatique propre ou spécifique.

Devoir à faire à la maison : Expliquer les phrases suivantes : « A chaque cellules, son équipement enzymatique » ; « A
chaque réaction, son enzyme spécifique ».

18
LECON 8 : LES CARACTERISTIQUES DE L’ACTIVITE ENZYMATIQUE
OPO : Réaliser les expériences mettant en évidence les caractéristiques de l’activité enzymatique.
Les enzymes sont des biocatalyseurs c’est-à-dire que ce sont des catalyseurs des réactions biologiques.

1- L’action de la température
OPOI : Expliquer l’influence de la température sur l’activité enzymatique. (fig 40)

L’absence d’activité enzymatique pour des fortes températures (supérieure à 60°) est due au fait que les
enzymes, toujours de nature protéique, sont dénaturées (rupture des liaisons qui maintiennent les chaines protéiques)
par la chaleur. Les enzymes sont actives à des températures plus basses que les catalyseurs chimiques (HCL…), et la
réaction catalysée se réalise plus rapidement.
Les enzymes présentent un optimum d’activité (vitesse de réaction maximale) pour une température donnée,
généralement celle du milieu cellulaire (37-40°C chez l’homme). Elles sont inactives à basse température (proches de
0°C), mais retrouvent leurs propriétés si la température redevient convenable (dénaturation réversible).

2- L’action du pH
OPOI : Relever l’influence du pH sur l’activité enzymatique. (fig 41)
Les expériences de digestion in vitro réalisées sur l’amidon en présence de l’amylase salivaire et sur l’ovalbumine
en présence de la pepsine gastrique et de la trypsine pancréatique révèlent que chaque enzyme a une activité optimale
dans des conditions de pH bien précises. L’amylase salivaire est active en milieu neutre (pH=7) ; la pepsine gastrique
en milieu acide (pH inférieur à 7) ; et la trypsine en milieu légèrement basique (pH légèrement supérieur à 7). Plus
généralement, chaque enzyme possède un pH optimum d’activité.

3- La spécificité du substrat
OPOI : Montrer que chaque enzyme est spécifique à un substrat. (fig 42)
Un substrat est la molécule dont l’enzyme catalyse la transformation. C’est toute molécule sur laquelle agit une
enzyme. De manière générale, une enzyme donnée ne peut agir que sur un seul type de substrat : on parle de spécificité
de substrat. Le nom de l’enzyme indique la nature du substrat le plus souvent. Exemple : saccharose (substrat) est
catalysé par la saccharase (enzyme) ; lactose (substrat) est catalysé par la lactase (enzyme)…..
Remarque : Sur un substrat donné, plusieurs enzymes peuvent agir ; mais chacune d’elles agit sur une partie différente
de ce substrat. C’est le cas de la pepsine et de la trypsine qui agissent toutes les deux sur l’albumine.

4- La spécificité de la réaction (ou d’action) (fig 43)


OPOI : Montrer que chaque enzyme est spécifique à une réaction précise.
Sur un substrat donné, une enzyme ne catalyse qu’un seul type de réaction chimique. Ainsi, les hydrolases ne
catalysent que les réactions d’hydrolyse ; les déshydrogénases ne catalysent que les réactions de déshydrogénations ;
les oxydases ne catalysent que les réactions d’oxydations…
NB : La spécificité d’action est la propriété d’une enzyme de ne catalyser qu’une seule réaction chimique.

Devoir à faire à la maison : Jean tonfack P 52

19
LECON 9 : LA RELATION ENTRE LA STRUCTURE ET LA FONCTION DE LA PROTEINE
OPO : Etablir la relation entre la structure et la fonction de la protéine enzyme.

1- Notion et fonctions du site enzymatique


OPOI : Définir la notion de site enzymatique et donner les fonctions de ce site. (fig 44)

a- Notion de site enzymatique


Les enzymes sont des macromolécules protéiques dont la forme est généralement globulaire. Une enzyme montre
sous un certain angle une zone en forme de poche ou sillon : c’est le site actif.
Le site actif est le domaine d’une enzyme qui se lie au substrat. La comparaison de ce site avec d’autres régions du
substrat montre une étroite complémentarité telle une serrure et sa clé. La complémentarité entre le site actif de l’enzyme
et une région très précise de son substrat explique la spécificité enzymatique.

b- Les fonctions du site enzymatique


Le site enzymatique (site actif) possède donc deux sous sites ou zones bien définis :
 Le site de fixation qui reconnait le substrat avec lequel il présente des affinités ;
 Le site catalytique constitué d’acides aminés capables d’interagir avec le substrat. Il permet la réaction
transformant le substrat en produit.

2- Notion de complexe enzyme-substrat


OPOI : Confectionner une maquette du complexe enzyme-substrat. (fig 45)
La fonction de l’enzyme est liée à sa structure : la complémentarité entre le site actif et une région spécifique du
substrat permet la formation d’un ensemble indispensable à la catalyse de la réaction, ensemble appelé complexe
enzyme-substrat. Ce complexe se dissocie dès que la réaction a lieu, libérant ainsi l’enzyme pour une nouvelle fixation.
Plus ce complexe est stable, moins la réaction est rapide.
Plusieurs méthodes, complémentaires les unes des autres permettent de comprendre comment les enzymes agissent
sur le substrat. L’activité enzymatique ou cinétique enzymatique, s’évalue expérimentalement en mesurant la vitesse de
la réaction catalysée. Cella s’apprécie par la quantité de produit formé par unité de temps. La vitesse de la réaction
enzymatique :
 Est proportionnelle à la concentration de l’enzyme ;
 Varie avec le temps pour une concentration initiale de substrat donné ;
 Augmente avec la concentration initiale du substrat jusqu’à un palier pour lequel la vitesse initiale de la réaction
atteint son maximum. On dit que l’enzyme est « saturée ».
La réaction catalytique se résume suivant l’équation ci-dessous : (fig 46)

TPE : Confectionner une maquette du complexe enzyme-substrat.

20
LECON 10 : QUELQUES APPLICATIONS DE LA CATALYSE ENZYMATIQUE DANS L’AGRO-
ALIMENTAIRE
OPO : Appliquer la catalyse enzymatique à la production des biens de consommation.

1- La production du fromage
OPOI : Maitriser la technique de fabrication du fromage.
A l’origine, il y’a le lait, base essentielle d’un bon fromage. Mais le chemin à parcourir est encore long avant
d’arriver à votre table ! Il faut procéder :

 Au caillage, le lait de brebis est chauffé à environ 30° pour faire cailler. Le fromager y ajoute de la présure ;
 Au découpage, le caillé est découpé en grains réguliers pour faciliter l’égouttage ;
 Au brassage et chauffage, le caillé est alors chauffé et brasé pour séparer le petit lait des grains de caillé ;
 Au moulage et pressage, le lait caillé est lis dans les moules perforés pour être pressé et égoutté. Le fromager
obtient la forme définitive du fromage ;
 Au salage, le fromage est alors salé en gros sel ou en saumure afin d’assurer sa conservation et d’affiner son
goût ;
 A l’affinage, placé dans les caves humides le fromage est régulièrement retourné et brossé. Cet affinage lent de
trois mois au moins minimum fait mûrir le fromage tout en développant ses arômes subtils.

2- La production des sirops à partir de l’amidon


OPOI : Maitriser la technique de production des sirops à partir de l’amidon.
Le sirop de maïs à haute teneur en fructose est un liquide sucré utilisé comme édulcorant et fabriqué à base
d’amidon de maïs ou blé. De nombreuses études pointent du doigt le caractère chimique de la préparation en
comparaison de produits sucrés obtenus à partir de canne à sucre. La production des sirops à partir de l’amidon se
déroule comme suit :

 Mouture et tamisage, on utilise un moulin pour moudre les céréales, puis un tamis pour séparer le mélange
d’amidon et protéines des autres composants céréaliers ;
 Centrifugation, on ajoute de l’eau au mélange, qui est ensuite passé à la centrifugeuse pour séparer l’amidon des
protéines ;
 Déstructuration de l’amidon, l’amidon est composé de plusieurs molécules de glucose reliées entre elles. En
détruisant ces liaisons à l’aide d’enzymes : l’amylase (comme le fait naturellement le corps humain lors de la
digestion de l’amidon), on obtient du sirop de glucose ;
 Isomérisation, on utilise ensuite une autre enzyme pour transformer certaines molécules de glucose en fructose,
qui a un goût plus sucré. Ce processus est appelé isomérisation ;
 La purification, on purifie le sirop à travers des étapes supplémentaires, telles que la filtration, avant de faire
évaporer l’eau. On obtient ainsi un sirop de glucose et fructose épais et clair.

21
SEQUENCE 4 : L’ENERGETIQUE BIOLOGIQUE

LECON 11 : LES DEPENSES ENERGETIQUES DES ORGANISMES


OPO : Mesurer les dépenses énergétiques.

1- Evaluation de la dépense énergétique d’un animal


a- Evaluation de la dépense énergétique d’un petit mammifère
OPOI : Evaluer la dépense énergétique d’un petit mammifère.
Elle peut se faire par calorimétrie direct ou calorimétrie indirect.

a-1- Calorimétrie indirect (fig 47)


Dans cette expérience, on utilise un respiromètre ou spiromètre volumétrique ; c’est un appareil qui permet de
mesurer de façon précise la consommation de dioxygène d’un petit animal comme une souris. La consommation de
dioxygène par la souris entraîne une diminution de volume de gaz contenu dans l’enceinte et donc une baisse de pression
que mesure la dénivellation P dans le manomètre. Le niveau de liquide est ramené à sa valeur initiale (niveau 0) en
injectant un volume V d’eau dans le réservoir de dioxygène pur, grâce à la burette.
Ce volume V représente le volume de dioxygène consommé par la souris. A partir de la consommation du
dioxygène de l’animal, on peut calculer son intensité respiratoire et sa dépense énergétique en utilisant le coefficient
thermique (quantité d’énergie libérer par litre de dioxygène consommé). Il varie en fonction de la nature des nutriments
utilisés.
Dans les CNTP, une mole de dioxygène occupe un volume de 22,4 L. Pour cela le calcul du coefficient thermique du
dioxygène pour chaque oxydation est le suivant :
* L’oxydation d’un lipide :

* L’oxydation du glucose :
* L’oxydation des protides : On estime le CT du dioxygène des protides à une valeur de 19,4 Kj. Nous constatons
donc que le CT varie en fonction du nutriment consommé.
Pour un régime alimentaire mixte constitué de glucide, protide et lipide, un litre de dioxygène consommé libère
environ 20 Kj. La DE d’une personne est donc déterminer en multipliant la quantité de dioxygène consommé par le
coefficient thermique moyen qui est de 20 Kj ou 4,83 Kcal.

a-2- Calorimétrie direct


La DE est évaluée à base du calorimètre à glace ; l’animal doit être immobile afin d’éviter l’énergie dépensée suite
au travail musculaire. Ce dernier produit alors de la chaleur qui va faire fondre la glace de l’intérieur du calorimètre. On
recueille ensuite la glace et l’eau résultant de cette fusion. Puis on déduit la chaleur dégagée par la fusion de la glace à
0°C ; elle est de 80 cal/Kg.
NB : la calorimétrie directe est moins pratiquée car elle met l’animal dans des conditions inconfortables.

b- Evaluation de la dépense énergétique chez l’homme (fig 48 a)


b-1- Technique de mesure directe
Dans cette méthode, on met un individu dans une chambre calorimétrie où ce dernier fournira un travail musculaire
convertir en chaleur par le dispositif.

22
Cette chaleur est captée et mesurée par un produit M qui est M=t2-t1. T1 étant la température de l’eau à la sortie de
l’enceinte et t2 celle à l’entrée car pendant cette évaluation on fait circuler de l’eau dans l’enceinte. La dépense
énergétique est donc évaluée à travers cette formule : DE=M x Cm x (t2-t1) avec M la masse de l’eau dans les parois ;
Cm la chaleur massique = 4186 J/Kg/°K ou J/Kg/°C.

b-2- Calorimétrie indirecte (fig 48 b)


Cette méthode est encore appelée calorimétrie respiratoire. Elle se réalise à base d’un spiromètre associé à un
dispositif EXAO (dispositif expérimental associé par ordinateur) qui mesure la quantité du dioxygène du sujet à partir
duquel on calcul l’intensité respiratoire suivant la formule :

IR=
Avec IR l’intensité respiratoire en L/Kg/h ; Vo2 volume de dioxygène consommé en litre ; m masse en Kg ; t le temps
en heure. Il est donc possible de calculer la DE à partir de l’IR ainsi nous avons :

DE= IR x CT avec DE en Kj/Kg/h

2- Les facteurs de variation de la dépense énergétique


OPOI : Identifier les facteurs dont dépend la variation de la DE d’un individu.
Bien que permanente, la DE d’un mammifère subit des variations. Certaines d’entre elles sont sous l’influence des
facteurs internes, d’autres dépendent des facteurs externes.

a- Les facteurs internes (fig 50)


La dépense énergétique varie selon :
 L’activité physiologique (activité musculaire, travail digestif, croissance, renouvellement cellulaire, les
sécrétions diverses de l’organisme) ;
 L'âge (elle est plus grande chez le jeune que chez l’adulte) ;
 Le sexe (plus grande chez l’homme que chez la femme).

Par exemple, chez l’adulte ayant une activité modérée, la dépense énergétique quotidienne est de 11000 KJ pour
l’homme et 8500 KJ pour la femme.

b- Les facteurs externes (fig 49)


Il s’agit principalement de la température ambiante. En effet, les animaux homéothermes doivent conserver leur
température corporelle stable. Cette conservation passe par une dépense énergétique, car la température du milieu
extérieur n’est pas toujours égale à celle du corps.

De plus, selon la loi de taille, « Plus l’animal est petit, plus sa dépense énergétique est grande ».

3- Le métabolisme de base
a- Evaluation du métabolisme de base
OPOI : Calculer le métabolisme de base d’un individu.
La calorimétrie indirecte suppose que l’énergie dépensée par un individu provient exclusivement de l’oxydation des
nutriments. Elle peut se mesurer avec un masque facial. Elle consiste à mesurer le dioxygène consommé à chaque
ventilation, en comparant le volume de dioxygène inspiré et celui de CO 2 expiré. Cette mesure est ensuite utilisée pour
calculer la DE lors d’activités diverses. On peut utiliser :

23
* La thermochimie alimentaire : La DE résulte finalement du produit du coefficient thermique de l’oxygène par la
consommation d’oxygène.

DE = CT x Vo2

* La thermochimie respiratoire : elle repose sur la mesure de la quantité d’oxygène consommé par l’organisme (Vo2) ;
l’hypothèse que le dioxygène sert à la combustion des aliments et à la production de l’énergie qui en résulte.

Les méthodes de calcul du métabolisme de base chez un humain sont données par la figure ci-dessous : (fig 53)

b- Définition du métabolisme de base


OPOI : Détermine les paramètres qui définissent le métabolisme de base ou basal. (fig 52)
Le métabolisme de base (repos) est la quantité de chaleur libérée par un sujet vigilant au repos complet, à une
température de neutralité thermique et à jeun depuis au moins 12 heures.

c- Les facteurs de variation du métabolisme de base


OPOI : Enumérer les facteurs de variation du métabolisme de base. (fig 51)
Le métabolisme de base est une constante physiologique qui varie en fonction de :
 L’espèce ;
 L'âge (il baisse avec l’âge) ;
 Le sexe (il est plus élevé chez l’homme que chez la femme) ;
 L’état physiologique (maladie, grossesse, lactation…..).

24
LECON 12 : LES APPORTS ENERGETIQUES
OPO : Déterminer les valeurs énergétiques des repas, leurs valeurs et leur répartition.

1- Evaluation des apports énergétiques des repas


L’énergie nécessaire au fonctionnement de l’organisme provient des nutriments. Ces nutriments sont issus de la
digestion des aliments consommés à savoir : glucides, lipides et protides. Cependant les différents groupes d’aliments ne
produisent pas la même quantité d’énergie. Nous avons :
 1g de glucide libère 4 Kcal ;
 1g de lipide libère 9 Kcal ;
 1g de protide libère 4 Kcal.

NB : 1 Kcal= 4,1868 KJ ; 1 KJ= 0,2388 Kcal ; 1 KJ= 1000 J.

2- Les apports énergétiques conseillés


a- Les valeurs
Les apports énergétiques conseillés ont des valeurs qui varie en fonction de plusieurs paramètres : le sexe, l'âge,
l’état physiologique. Le tableau ci-après résume ces valeurs. (fig 54)

b- La répartition des apports


Les apports alimentaires journaliers comprennent 4 grands types de repas : Le petit déjeuner, le déjeuner, le
goûter et le diner.

En fonction des apports alimentaires conseillés comme l’indique le tableau ci-après : (TAB 1) on peut repartir ces
apports nutritifs ainsi qu’il suit :
Pour l’enfant :
 Petit déjeuner : 25% ;
 Déjeuner : 30% ;
 Gouter : 15% ;
 Diner : 30%.
Pour l’adulte :
 Petit déjeuner : 25% ;
 Déjeuner : 45% ;
 Diner : 30%.

25
LECON 13 : DEPENSES ENERGETIQUE PRODUITES PAR LA RESPIRATION ET PAR LA
FERMANTATION
1- Dépense énergétique produite par la respiration

a- Quelques expériences
OPOI : Réaliser la mise en évidence de la respiration cellulaire et interpréter.
Nous pouvons définir la respiration comme étant la fonction biologique qui consiste à dégrader complètement une
substance organique (métabolite) en présence du dioxygène aboutissant à une libération d’énergie et des composés
uniquement minéraux.
La respiration cellulaire peut être mis en évidence à partir du dispositif ci-après : (fig 55)
Quelques heures plus tard, on constate :
 Une montée du liquide coloré : ceci est due à la baisse de la pression dans le bocal, résultat de la diminution du
dioxygène ;
 L’eau de chaux est troublée par la présence de dioxyde de carbone. On constate donc que les graines germées
absorbent du O2 et rejette le CO2 : la cellule vivante respire.
L’équation de la respiration cellulaire peut se résumer ainsi :

b- L’intensité respiratoire (IR)


OPOI : Evaluer l’IR des cellules chlorophylliennes, des levures…..

L’intensité respiratoire est la quantité dioxygène consommé ou de dioxyde de carbone rejetée par unité de temps
et par unité de masse de l’organisme. On l’exprime généralement en L/Kg/h.

Exercice : Un rat de 165g est placé dans un respiromètre dont la température de l’enceinte est ambiante (19°C) et la
pression atmosphérique normale. Au bout de 15 minutes, ce rat absorbe 80 ml de dioxygène. Evaluer son IR.

c- Le quotient respiratoire (QR)


OPOI : Evaluer le quotient respiratoire.
Le quotient respiratoire est le rapport du volume de dioxyde de carbone dégagé au volume de dioxygène consommé
pendant le même temps par un organisme.
Il n’a pas d’unité. Sa formule est : Il varie en fonction du nutriment consommé :
* Glucides :
* Lipides :

* Protides : QR théorique = 0,85 (valeur obtenue par la méthode de pondération des masses de Berthelot).
On peut donc conclure que le QR renseigne sur la nature des nutriments impliqués dans les phénomènes
respiratoires. Dans le cas d’une alimentation équilibrée (comportant protides, lipides et glucides), il est admis
conventionnellement que le QR = 0,85.

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Certains troubles métaboliques comme le diabète peuvent modifier la valeur du QR.
En utilisant le respiromètre volumétrique, on mesure d’abord l’intensité respiratoire de l’animal. On répète ensuite la
manipulation en supprimant l’absorbeur de CO2. Il se créé une dénivellation dans le manomètre. Après compensation de
la dénivellation, on mesure le volume d’eau écoulée de la burette. Il correspond à un volume différentiel (Vd).

Vd = Vo2 absorbé – Vco2 dégagé


On en tire Vco2 dégagé = Vo2 absorbé – Vd
NB : Durant cette mesure, l’animal se trouve en air confiné : la mesure ne doit donc pas être prolongée.

Exercice : Une souris de 20g placée dans un respiromètre volumétrique à 18°C et sous une pression atmosphérique
normale consomme 25,6 ml de dioxygène en 12 min. en supprimant l’absorbeur de CO 2, on laisse couler après 12 min
3,8 ml d’eau de la burette graduée pour ramener la dénivellation dans le manomètre au niveau 0. Evaluer le QR de cette
souris.

2- Dépense énergétique produite par les fermentations


a- Mise en évidence
Les fermentations sont des oxydations très incomplètes des métabolites, réalisées pour certaines en présence du
dioxygène (aérobiose), pour d’autres en absence du dioxygène (anaérobiose). Parmi les déchets figurent toujours les
molécules organiques encore riches en énergie chimique potentielle.

a-1- Fermentation éthylique ou alcoolique


La fermentation alcoolique est la transformation anaérobie du glucose en éthanol et en dioxyde de carbone.
C6H12O6 → 2 CO2 + 2 C2H5OH + 138 kJ. La réaction est catalysée par des enzymes produites par les levures de bière.
La progression de la réaction peut être suivie à l’aide d’un réactif spécifique (le dichromate de potassium) qui vire de
l’orange au vert en présence de l’alcool ou à l’aide des bandelettes réactives qui permettent de suivre la disparition
progressive du glucose. (fig 56)

a-2- Fermentation acétique


La fermentation acétique est la transformation aérobie de l’éthanol en acide acétique (acide éthanoïque). Elle
permet de transformer le vin en vinaigre. C2H5OH + O2 → CH3COOH + H2O + Energie. Les agents de la
fermentation acétique sont les bactéries acétifiantes (Mycoderma aceti). Elles se développent en surface, formant un
voile bactérien appelé « mère de vinaigre ». L’énergie libérée au cours de ce processus est utilisée par le Mycoderme
pour son métabolisme. (fig 57)

a-3- Fermentation lactique


La fermentation lactique est la transformation anaérobie du lactose du lait frais en acide lactique (lactate). Cet
acide fait coaguler la caséine du lait, transformant ainsi le lait en lait caillé (principe de fabrication du fromage).
C12H22O11 + H2O → 4 CH3CHOH-COOH + 272 KJ. Les agents de la fermentation lactique sont des espèces de
bactéries lactiques (lactobacilles en bâtonnets et les streptocoques en chaînettes).

a-4- Fermentation butyrique


La fermentation butyrique est la transformation anaérobie de l’amidon (C6H10O5)n et de la cellulose en présence
de l’H2O en acide butyrique (CH3(CH2)2COOH) et en CO2 ; avec libération d’énergie.
La réaction est catalysée par les enzymes produites par les bactéries du genre Clostridium butyricum et bacillus
amylobacter. Elle intervient dans la fabrication des bâtons de manioc et des aliments avariés.

27
En définitive, les fermentations sont des réactions de dégradation incomplète qui produisent de l’énergie utilisable par
les cellules.
b- Applications des fermentations (Exposé)

3- Les mécanismes de la respiration, de la fermentation et localisation cellulaire


a- Le mécanisme de la respiration cellulaire et localisation
OPOI : Sensibiliser sur les mécanismes responsables de la synthèse de l’ATP. (fig 58)
La respiration est un processus d’oxydation complète se faisant à partir d’un métabolite appelé glucose. Elle se
déroule en 4 étapes : la glycolyse, la décarboxylation oxydative, le cycle de Krebs et les oxydations des chaines
respiratoires.
a-1- La glycolyse
La glycolyse est la dégradation en absence du dioxygène du glucose en acide pyruvique (pyruvate) avec
production de l’ATP et de transporteurs d’hydrogène. L’équation est la suivante :
C6H12O6 + 2 ADP + 2 Pi + 2 NAD+ ======== 2 CH3COCOOH + 2 NADH2 + 2 ATP

NB : La glycolyse se déroule dans le cytoplasme ou hyaloplasme de la cellule.

a-2- La décarboxylation oxydative


Cette étape se déroule dans la matrice mitochondriale. C’est la dégradation de l’acide pyruvique pour former
l’acétyl coenzyme A avec libération du CO2 et des transporteurs d’hydrogène. L’équation est la suivante :
2 CH3COCOOH + 2 CO.A + 2 NAD+ ========== 2 CH3CO-COA + 2 CO2 + 2 NADH2

NB : La décarboxylation oxydative se déroule en anaérobie.

a-3- Le cycle de Krebs


Cette étape se déroule dans la matrice mitochondriale. En effet l’acétyl coenzyme A se combine à une molécule à
4 atomes de carbone (C4) appelé acide oxaloacétique ou oxaloacétate pour former une molécule en C6 appelé acide
citrique ou citrate. Le cycle de Krebs est encore appelé cycle de l’acide citrique. C’est une suite de neuf réactions
spécifiques aboutissant à la dégradation complète de l’acétyl coenzyme A. Ces réactions sont des suites de
décarboxylation et de déshydrogénation avec production de CO2, l’eau et des transporteurs d’hydrogène. A la fin
du cycle, nous obtenons 2 ATP, 6 NADH2 et 2 FADH2.
NB : Le cycle de Krebs se déroule en anaérobie.

a-4- Oxydation de chaine respiratoire


Elle se déroule dans les crêtes mitochondriales. En effet les transporteurs d’hydrogène réduits lors de la glycolyse
et dans la matrice mitochondriale sont régénérés en NAD+ et FAD+ pour produire de l’ATP. Ces transporteurs
constituent une chaine appelé chaine respiratoire ou chaine d’oxydoréduction. L’équation de la synthèse de l’ATP est
le suivant : ADP + Pi + E ========= ATP
L’oxydation d’une mole NADH2 ========= 3 ATP ; 1 mole FADH2 ========= 2 ATP.

Le bilan énergétique d la respiration cellulaire est le suivant :

28
* Glycolyse : libère 2 ATP ; 2 NADH2 formés libèrent 6 ATP ;
* Décarboxylation oxydative : forme 2 NADH2 qui libèrent 6 ATP ;
* Cycle de Krebs : libère 2 ATP ; forme 6 NADH2 = 18 ATP ; forme 2 FADH2 = 4 ATP.
En somme, la respiration cellulaire libère au total 38 molécules d’ATP et le reste d’énergie est dissipée sous forme de
chaleur.

b- Mécanisme de la fermentation alcoolique et localisation


OPOI : Déterminer le mécanisme et le lieu de déroulement de la fermentation alcoolique. (fig 59)
La fermentation alcoolique ou lactique est une dégradation incomplète de molécule organique se déroulant en
absence de dioxygène dans certaines cellules. On les qualifie d’anaérobie. Ces processus aboutissent à la production
d’une faible quantité d’énergie sous forme d’ATP lors de la glycolyse et de composés organiques (éthanol, acide
lactique…). Les fermentations permettent donc la régénération du transporteur. Elles se déroulent dans le cytosol ou
hyaloplasme. L’accepteur final est toujours un composé organique : l’acétaldéhyde, issu de la décarboxylation de
l’acide pyruvique réduit en éthanol dans le cas de la fermentation alcoolique. La dégradation du glucose par
fermentation débute par une série de réactions chimiques anaérobies catalysées par des enzymes : la glycolyse.

Devoir : Ecrire l’équation globale de la fermentation alcoolique.

3- Rendement énergétique de la respiration et de la fermentation


OPOI : Evaluer la dépense énergétique de la respiration et de la fermentation.
Le rendement énergétique est le rapport entre l’énergie qui est effectivement récupérée sous forme d’ATP et
l’énergie totale fournie. L’hydrolyse de l’ATP en présence d’une ATpase libère à 25°C 30,5 KJ. Nous pouvons calculer
le rendement énergétique de la respiration cellulaire et de la fermentation.
* Cas de la respiration : Prenons pour métabolite une mole de glucose qui représente une énergie chimique potentielle
de 2860 KJ. Le rendement énergétique de la respiration est donné par la formule :
* Cas de la fermentation : Soit une molécule de glucose dégradée par la fermentation alcoolique. Le rendement
énergétique de la fermentation est :

En sommes respiration et fermentation sont deux processus libérateurs d’énergie dont le rendement énergétique est très
différent : il est relativement bas dans le cas de la fermentation. Cette différence s’explique par le fait que la libération
de l’énergie chimique du métabolite est complète dans le cas de la respiration et partielle dans le cas de la fermentation.

4- Comparaison entre la respiration et la fermentation (fig 60)

Devoir à faire à la maison : Exercice 3 Jean tonfack P 88

29
SEQUENCE 5 : CONVERSION DE L’ENERGIE LUMINEUSE EN ENERGIE CHIMIQUE

LECON 14 : CAPTAGE DE L’ENERGIE LUMINEUSE PAR LES VEGETAUX VERTS


OPO : Réaliser la mise en évidence de l’émission des radiations par la lumière blanche et de l’absorption des radiations
par la chlorophylle.

1- La chlorophylle (fig 64)


OPOI : Extraire la chlorophylle à partir des feuilles vertes des végétaux.
La chlorophylle est un pigment vert photosynthétique retrouvé dans la membrane des thylakoides localisés dans
un organite cellulaire appelé chloroplaste. Ces derniers sont particulièrement abondants dans les parties vertes de la
plante (feuilles, certaines tiges et absents dans les parties telles que les racines et pétales). La chlorophylle contient 4
pigments photorécepteurs (la chlorophylle a, la chlorophylle b, les carotènes, les xanthophylles) pouvant être mis en
évidence par la méthode de chromatographie sur papier après extraction.
La chlorophylle a est le véritable moteur de la photosynthèse ; la chlorophylle b, carotènes et xanthophylles sont
des pigments surnuméraires c’est-à-dire qu’ils captent la lumière mais ne font pas de photosynthèse.
Devoir : Expliquer la méthode d’extraction de la chlorophylle.

2- L’absorption de la lumière par la chlorophylle


OPOI : Expliquer le mécanisme d’absorption de la lumière par la chlorophylle.

a- Spectre d’émission de la lumière blanche (fig 61)


En disposant un prisme entre une source lumineuse et un écran, on observe l’apparition d’un spectre continu sur
l’écran : c’est le spectre d’émission de la lumière blanche. La lumière blanche émise par la source est décomposée par
le prisme en sept radiations monochromatiques dont les couleurs sont celles de l’arc-en-ciel (Violet-Indigo-Bleu-
Vert-Jaune-Orange-Rouge) de longueurs d’onde comprises entre 800 et 400 nanomètres.

b- Spectre d’absorption de la chlorophylle (fig 62 et 63)


L’absorption se traduit par l’apparition des bandes sombres sur l’écran. L’ensemble des radiations absorbées par
la chlorophylle constitue le spectre d’absorption de la chlorophylle. La solution de la chlorophylle brute absorbe
différemment les radiations lumineuses : certaines sont très absorbées (rouge, bleu), d’autres peu absorbées (violet,
indigo, orange). Le vert par contre n’est pas du tout absorbé par la chlorophylle brute et réapparait sur l’écran parce que
la plante est verte et est donc reflété.

c- Spectre d’action (Expérience historique de Thomas ENGELMANN) (fig 65 et 66)


Les longueurs d’onde pour lesquelles l’absorption des pigments chlorophylliens est importante correspondent aux
longueurs d’onde pour lesquelles le rejet de dioxygène est le plus important. Les végétaux ont donc une activité
photosynthétique maximale pour des longueurs d’onde d’environ 440 nm (violet), 450 nm (bleu) et de 680 nm (rouge)
: spectre d’action.
Le spectre d'action correspond à l'intensité de la photosynthèse effectuée par un organisme photosynthétique, en
fonction de la longueur d'onde de la lumière qu'il reçoit et de la quantité d'énergie transportée par cette même longueur
d'onde.
Les radiations les plus absorbées par la chlorophylle sont aussi les radiations les plus efficaces pour la photosynthèse.
Les radiations lumineuses captées (spectre d’absorption) coïncident donc avec les radiations lumineuses efficaces pour
la photosynthèse (spectre d’action).

30
LECON 15 : MECANISME DE LA PHOTOSYNTHESE
OPO : Expliquer le mécanisme de la photosynthèse.

1- Ultrastructure des chloroplastes


Au microscope électronique, un chloroplaste apparaît entouré de deux membranes (une interne et une externe). La
membrane interne limite le stroma d’aspect granuleux dans lequel baignent les thylakoïdes (sacs clos et aplatis
disposés parallèlement les uns par rapport aux autres). C’est à leur niveau que sont localisés les pigments
photosynthétiques.
Devoir : Schéma annoté d’un chloroplaste.

2- Les deux étapes de la photosynthèse


OPOI : Décrire les étapes de la photosynthèse.

a- Expérience de Gaffron et Coll (1951)


La fixation de CO2 dans des molécules organiques :
 Diminue puis cesse au bout de 20 secondes à l’obscurité : elle dépend de la lumière ;
 Elle se maintient durant 20 secondes : la dépendance à la lumière n’est pas directe.
En somme nous pouvons dire que la photosynthèse se déroule en deux phases :

 La phase claire ou phase photochimique ou phase lumineuse qui se déroule dans les thylakoides ;
 La phase sombre ou phase chimique ou phase d’assimilation qui a lieu dans le stroma.

b- La phase claire ou phase lumineuse


La phase photochimique, aussi appelée phase claire nécessite l'énergie lumineuse. Elle se déroule dans les
thylakoïdes du chloroplaste. C’est la phase de conversion de l’énergie lumineuse en énergie chimique.

b-1- Expérience de Ruben et Kamen (1940)


Ruben et Kamen sont 2 scientifiques qui ont travaillés sur les étapes de la photosynthèse dans les années 1940. Une
suspension d’algues fortement éclairée est placée dans une eau marquée par l’isotope radioactif 18O (H218O). Le
dioxygène qui est dégagé à la lumière seulement contient uniquement des atomes d’oxygène radioactifs.
Les atomes d’O2 ne viennent donc pas du CO2 mais de l’eau. Ceci implique une photodissociation ou photolyse de
la molécule d’eau avec libération d’O2 : H2O ========== 2 H+ + 2 e- + ½ O2. On conclut qu’au cours de la 1ère phase
de la photosynthèse (phase lumineuse) l’énergie lumineuse est convertie en énergie chimique.

b-2- Expérience de Hill (1937)


Pendant cette expérience, il étudie le dégagement de dioxygène. Il constate que le chloroplaste isolé dans une
solution de pH convenable à 10% de saccharose engendre l’oxygénation de l’hémoglobine d’un vertébré en présence
d’un sel ferrique. Ce dioxygène provient de l’oxydation de la molécule d’eau.
Par ailleurs dans les chloroplastes on distingue des transporteurs d’hydrogène T (R) qui peuvent être réduit par des
électrons (TH2 ou RH2) provenant de la molécule d’eau. L’étude de ce dégagement de dioxygène ce fait dans une
suspension de chloroplaste exposée à la lumière en présence ou pas d’un récepteur d’électron artificiel qui remplacerait
le transporteur d’hydrogène. Il s’agit du ferricyanure de potassium (Fe 3+ === Fe2+). On obtient donc le graphe suivant :
(fig 68).

31
Analyse et interprétation : Le taux de dioxygène dégagé diminue à l’obscurité. En présence de la lumière et avant
l’ajout du réactif de Hill, la concentration de dioxygène continue à baisser ; à la lumière et en présence du réactif, il y’a
augmentation de la concentration de dioxygène.
Nous pouvons dire qu’à la lumière, le réactif de Hill capte les électrons issus de la photolyse et le dioxygène issu de
cette photolyse se dissout dans le milieu ; d’où l’augmentation de la concentration de dioxygène observé. La lumière
apporte donc de l’énergie nécessaire à la photolyse de l’eau.
Les molécules de la chlorophylle excitée par la lumière suite à l’absorption des photons cèdent des électrons au premier
transporteur d’une chaine d’oxydoréduction située dans la membrane des thylakoides. L’accepteur final T+ de cette
chaine d’oxydoréduction photosynthétique est localisé dans le stroma. L’absence de ce transporteur final bloque la
chaine photosynthétique. L’oxydation de la chlorophylle entraine aussi l’oxydation des molécules d’eau. Les électrons
libérés lors de la photolyse de l’eau permettent ainsi le retour de la chlorophylle à son état initial. Parallèlement, cette
photolyse produit du dioxygène qui est rejeté et des protons qui sont pris en charge par des molécules assurant leur
transport dans le chloroplaste et qui activent les enzymes ATP synthétases ; ces dernières catalysent la synthèse de
l’ATP.
En résumé, la phase photochimique nécessite de l’énergie lumineuse captée par la chlorophylle, de l’eau absorbée par
les racines, de l’ADP et du Pi nécessaires à la formation de l’ATP et un oxydant nommé T+. La chlorophylle capte
l’énergie lumineuse, ce qui permet de réduire l’oxydant T+ en TH2, de former un ATP à partir d’un ADP et d’un Pi,
d’oxyder l’oxygène de l’eau, ce qui entraine la formation de dioxygène. De la sorte, l’énergie lumineuse est convertie
en énergie chimique conservée dans l’ATP et le TH2. (fig 69)

c- La phase sombre ou phase d’assimilation du dioxyde de carbone


La phase non photochimique de la photosynthèse se déroule dans le stroma et correspond à la réduction du CO2
de l'air pour la synthèse de glucides. Cette phase nécessite un accepteur de CO2 et utilise les composés formés lors de
la phase photochimique.

c-1- Expérience de Ruben et Benson


Cette expérience met en évidence le devenir du CO2 absorbé par la chlorophylle au cours de la phase sombre.
Ainsi, ils placent des jeunes plants d’orge dans l’enceinte contenant du 14CO2 au carbone radioactif. Ils constatent le
dégagement de nombreuses substances organiques synthétisées par la plante sont radioactive. (fig 70)

c-2- Expérience de Calvin et Benson


Cette expérience met en évidence l’ordre de formation des substances organiques après incorporation du CO 2 par
les végétaux chlorophylliens. Par radio-chromatographie Calvin et Benson déterminent les molécules organiques qui
ont incorporé le 14C en fonction du temps de mise en présence des algues avec le dioxyde de carbone radioactif. Parmi
les composés identifiés :
 APG (l'acide phosphoglycérique) ou PGA (phosphoglyceraldéhyde) qui est un corps à trois atomes de
carbone ;
 C3P (glycéraldéhyde 3- phosphate ou triose phosphate) qui est un corps phosphaté à trois atomes de carbone ;
 C5P2 qui est un corps phosphaté à cinq atomes de carbone : le ribulose-1,5-bi phosphate (RUBP).
Au cours du cycle de Calvin et Benson, on note : (fig 71)
 La fixation du CO2 grâce à une enzyme appelée rubisco (ribulose diphosphate carboxylase) sur un glucide en
C5, le ribulose diphosphate (Ru-di-P) présent en abondance dans le stroma pour former une molécule instable à
6 atomes de carbone (C6) ;
 Immédiatement, la molécule en C6 formée se scinde en deux molécules en C3 : l’APG (acide
phosphoglycérique) ;
32
 L’APG est transformé en trioses phosphates grâce à l’ATP qui cède son énergie et le NADPH2 son hydrogène ;
 Une partie des trioses phosphates est utilisée pour régénérer le Ru-di-P initial, ce qui permet à l’incorporation
du CO2 de se poursuivre et l’autre partie sert de point de départ à la synthèse de multiples molécules (glucose).
L’équation de la photosynthèse est la suivante :

n CO2 + n H2O ======== (CH2O)n + n O2 ; 6 CO2 + 6 H20 ========== C6H12O6 + 6 O2


NB : Il faut 6 tours du cycle de Calvin pour obtenir une molécule de glucose.

d- Le couplage phase claire – phase sombre


Les deux phases de la photosynthèse sont liées mais peuvent s’effectuer avec un décalage. Elles sont liées au
niveau de la troisième étape du cycle de Calvin car l’énergie chimique (ATP, NADPH2) formée au cours de la phase
claire est utilisée pour la synthèse des trioses phosphates. (fig 72)

33
LECON 16 : IMPORTANCE DE LA PHOTOSYNTHESE
OPO : Dégager l’importance de la photosynthèse.
La photosynthèse est un processus indispensable pour la vie terrestre.
 Elle produit la matière organique qui sert de nourriture à tous les êtres vivants hétérotrophes ; en effet, les
végétaux chlorophylliens sont à la base de toutes chaines alimentaires dans l’écosystème.
 Elle réduit le taux de dioxyde de carbone (CO2) atmosphérique, limitant ainsi le réchauffement climatique qui
serait fatal pour la Terre ;
 Elle produit le dioxygène (O2) qui assure la respiration de tous les êtres vivants de l’écosystème.
Ainsi sans la photosynthèse, il n’y aurait aucune vie sur la Terre.

LECON 17 : LES REACTIONS DE LA PHOTOSYNTHESE ET LE PROGRAMME GENETIQUE


OPO : Relever qu’il existe une relation entre le programme génétique et le mécanisme de la photosynthèse.
L’intensité photosynthétique (IP) varie en fonction des facteurs internes et externes : l’IP varie selon l’espèce
végétale : génétiquement, toutes les espèces végétales n’ont pas la même capacité photosynthétique (les champignons
par exemple ne font pas de photosynthèse car ils n’ont pas de chlorophylle).
Les enzymes sont des molécules protéiques dont la synthèse a lieu dans le cytoplasme de la cellule grâce à un
programme génétique bien défini et inscrit dans l’ADN. Toutes les réactions de la photosynthèse sont catalysées par les
enzymes : On peut donc conclure que la photosynthèse dépend du programme génétique contenu dans l’ADN du
végétal.
Ainsi Hatch et Slack ont montré que, chez certaines plantes (maïs, canne à sucre), le premier composé organique
formé à partir de l’incorporation du CO2 est une molécule en C4 et non en C3 comme dans la photosynthèse
traditionnelle monté par Calvin et Benson. Un lien peut être fait entre l’information génétique et le processus
photosynthétique utilisé par le végétal.
En effet seul les plantes capables de synthétiser la carboxylase 2 (PEP carboxylase) à partir de ses gênes pourront
réaliser la photosynthèse C4.

34
SEQUENCE 6 : LE FLUX D’ENERGIE ET LES CYCLES DU CARBONE ET DE L’AZOTE DANS LES
ECOSYSTEMES
LECON 18 : LE FLUX D’ENERGIE DANS UN ECOSYSTEME
OPO : Analyser les pyramides écologiques.

1- Organisation d’un écosystème


OPOI : Identifier les relations trophiques présentes dans l’écosystème. (fig 73)
L’écosystème est un système d’équilibre dynamique formé par un l’ensemble des êtres vivants (biocénose) et le
milieu physique dans lequel ils vivent (biotope).
On appelle chaine alimentaire une suite ordonnée d’individus dans laquelle chacun mange celui qui le précède
avant d’être mangé par celui qui le suit.
Un niveau trophique indique la place qu’occupe une espèce dans une chaine alimentaire.

Un maillon de la chaine alimentaire est un ensemble d’espèces ayant le même régime alimentaire.

a- Les différents niveaux trophiques d’un écosystème


Dans un écosystème, on peut classer les êtres vivants en trois groupes :
 Les producteurs : ils sont à la base de toutes les chaines alimentaires. Ils captent l’énergie du soleil et la
transforment en matière organique à partir du CO2 et des sels minéraux. Ils sont dits autotrophes ;
 Les consommateurs sont hétérotrophes car ils utilisent l’énergie chimique contenue dans la matière organique
fabriquée par les producteurs. Parmi eux nous allons distinguer :
 Les consommateurs de premier ordre (C1) ils se nourrissent directement des végétaux ; ce sont des
végétariens ou herbivores ;
 Les consommateurs de second ordre (C2) : ils se nourrissent des herbivores ; ce sont des carnivores
de petites tailles ;
 Les consommateurs de troisième ordre (C3) ils s’attaquent à d’autres carnivores; ce sont des
carnivores de grandes tailles.
 Les décomposeurs permettent la transformation de la matière organique en matière minérale : ce sont des
minéralisateurs. Les éléments minéraux ainsi formés sont à la base de l’alimentation d’autres êtres vivants. Ce
sont les bactéries, les champignons.

b- Les pyramides écologiques


Les pyramides écologiques sont des formes de représentation graphiques indiquant les rapports quantitatifs entre
les différents niveaux trophiques. Chaque niveau est alors représenté par un rectangle dont l’aire est proportionnelle à sa
biomasse ou à son équivalent énergétique.
Il existe trois types de pyramides écologiques : les pyramides des biomasses ; les pyramides des productivités ;
les pyramides des énergies.

b-1- Pyramide des masses


La pyramide des biomasses représente la masse en matière sèche des êtres vivants occupant chaque niveau
trophique à un moment donné. Son intérêt est d’indiquer la quantité de matières organiques présente à chaque
niveau trophique et disponible pour le niveau suivant. Son inconvénient est le fait que ce type de représentation ne
tient pas compte de la vitesse de renouvellement de la matière organique : les biomasses mesurées pouvant être
produites en quelques jours (cas du phytoplancton) ou en quelques dizaines d’années (cas d’une forêt).
35
b-2- Pyramide des productivités
La pyramide des productivités traduit la biomasse sèche produite à chaque niveau trophique par unité de surface et
par unité de temps. Elle donne une meilleure idée du fonctionnement de l’écosystème. Elle ne tient pas cependant
compte du fait que les tissus végétaux et animaux ont des compositions chimiques moyennes différentes et donc des
valeurs énergétiques différentes.

b-3- Pyramide des énergies


La pyramide des énergies estime pour chaque niveau trophique la quantité d’énergie qui correspond à la
biomasse par unité d’aire ou de volume et par unité de temps. C’est le mode de représentation le plus satisfaisant mais le
plus délicat à construire car les données sont souvent incomplètes.

La forme de représentation en pyramide est constante puisque chaque niveau trophique tire sa matière et donc son
énergie du niveau inférieur avec un rendement faible : ceci prouve que l’écosystème est un système thermo
dissipatif.
Devoir : Construire les 2 pyramides avec les données de la figure 74.

2- Le flux et la dissipation de l’énergie dans un écosystème


OPOI : Schématiser le transfert d’énergie dans une chaine trophique.

a- Pertes à chaque niveau trophique


L’analyse de la figure 75 montre qu’une partie seulement de l’énergie absorbée par un organisme (10%) est
finalement stockée dans les molécules organiques qu’il produit et se trouve donc disponible pour les consommateurs du
niveau trophique suivant.

a-1- Les pertes au niveau des producteurs primaires


Les végétaux chlorophylliens utilisent l’énergie solaire pour faire la synthèse des constituants organiques : ce sont
donc des producteurs primaires de l’écosystème. Comme les animaux, ils dégradent une grande partie (90 %) des
composés organiques produits par respiration afin de se procurer de l’énergie dont ils ont besoin. Ils sont donc
consommateurs d’une partie de la matière organique qu’ils ont eux-mêmes produite.
Pour tenir compte de la respiration des végétaux, il faut donc distinguer :

 La production primaire brute pour désigner l’ensemble des matières organiques produites par photosynthèse ;
le rendement photosynthétique brut évalue le pourcentage de l’énergie lumineuse stockée par le chloroplaste
dans la matière organique produite ;
 La production primaire nette pour désigner la quantité de matières réellement disponible pour les
consommateurs de premier ordre.
PN = PB – RP avec PN : production primaire nette ; PB : production primaire brute ; RP : respiration des producteurs.

36
a-2- Pertes au niveau des consommateurs
Une partie des aliments ingérés (I) par les consommateurs est rejetée sans être assimilée (NA : matière non
assimilée). Parmi les aliments effectivement assimilés (A : matière assimilée), une partie est dégradée par la respiration
ou fermentation (R) et fournit ainsi l’énergie nécessaire au fonctionnement de l’organisme du consommateur. L’autre
partie est stockée dans la biomasse (SB) et mise à la disposition du niveau trophique suivant. (fig 76)

Pour chaque catégorie de consommateur, on peut apprécier l’efficacité de l’utilisation des aliments en mesurant les
rendements écologiques suivants :
 Rendement d’assimilation (RA) qui traduit l’efficacité avec laquelle les aliments sont digérés et absorbés par
un organisme : RA = A x 100/I ;
 Rendement de production (RP) qui montre quelle part des aliments absorbés est effectivement intégré dans la
matière vivante : RP = P x 100/A avec P : la quantité de matières organiques produites ;
 Rendement écologique de croissance (REC) qui correspond au rapport entre ce que les consommateurs d’un
niveau trophique donné mettent à la disposition du niveau trophique suivant et ce qu’ils prélèvent dans la
production du niveau trophique précédent : REC = P x 100/I.
Les molécules organiques contiennent de l’énergie chimique potentielle, ce qui explique que les transferts de matière
dans les réseaux trophiques d’un niveau trophique à l’autre correspondent à un flux d’énergie.
Au cours de ces transferts de matière d’un niveau à l’autre, il existe de très nombreuses pertes responsables de la
diminution de la quantité d’énergie transmise :
 Matière non absorbée ;
 Matière non assimilée se retrouvant dans les excréments ;
 Pertes dues à la respiration ou à la fermentation, dissipées sous forme de chaleur, forme d’énergie non
exploitable par les êtres vivants.
Seule une faible partie (environ 10 %) est convertie en production secondaire nette. Ces transferts de matières et
d’énergie peuvent être représentés par des pyramides écologiques.

37
LECON 19 : LE CYCLE BIOGEOCHIMIQUE DU CARBONE
OPO : Décrire le cycle biogéochimique du carbone.

1- Les principaux réservoirs de carbone (fig 77)


Le carbone existe dans la nature sous deux formes :

 Le carbone minéral oxydé qui est stocké dans trois réservoirs minéraux :
 L’atmosphère (sous forme de dioxyde de carbone libre) ;
 L’hydrosphère (sous forme d’ions hydrogénocarbonates dans les eaux douces et marines) ;
 La lithosphère (sous forme de carbonate de calcium des roches calcaires) : c’est la réserve la plus
importante.
 Le carbone organique réduit qui est stocké dans deux principaux réservoirs organiques :
 Les animaux et les végétaux (stocké sous forme de glucides, protides, lipides, acides organiques,
pigments) ;
 Les roches carbonées ou combustibles fossiles (tourbe, charbon, pétrole).

2- Le cycle du carbone (fig 78)

a- Définition
Le cycle du carbone est un cycle au cours duquel l’élément carbone passe entre les différents compartiments de la
biosphère.

b- Les modifications du cycle de carbone par les activités humaines


Depuis le début de l’ère industrielle, l’Homme extrait les roches combustibles du sol afin de les utiliser comme
carburant. Leur combustion conduit à une libération massive de CO2 dans l’atmosphère. Si on étudie le taux de CO2
atmosphérique depuis les années 1850, on constate qu’il ne cesse d’augmenter. Cette augmentation est beaucoup plus
importante depuis le début du 20ème siècle. D’autres activités humaines sont responsables de cette augmentation : la
déforestation, l’agriculture et l’utilisation des roches carbonatées par les industries du bâtiment. Nous avons aussi
les phénomènes naturels comme l’émission des gaz par les volcans. L’augmentation de la concentration
atmosphérique en carbone est très élevée et n’est plus compensée par la photosynthèse ou la dissolution dans les océans.
De plus en plus on constate que le cycle du carbone est perturbé par les activités humaines qui ne cessent d’augmenter
le taux de CO2 atmosphériques. La conséquence directe de cette augmentation étant la mise en place de l’effet de serre
additionnel. (fig 79)

b-1- Le passage du carbone minéral au carbone organique


Par photosynthèse ou par chimiosynthèse, les plantes vertes et les bactéries chimio synthétiques incorporent le
carbone minéral dans les molécules organiques.
La réduction du carbone exigeant un apport d’énergie, ces êtres vivants utilisent de l’énergie lumineuse ou de
l’énergie issue de l’oxydation des molécules telles que les sulfures, l’ammoniaque ou l’acide nitrique. (fig 80)

b-2- Le passage du carbone organique au carbone minéral


C’est la conséquence des réactions minéralisatrices dont la plus importante est la respiration. D’autres réactions
minéralisatrices comprennent : les fermentations ; les combustions liées à l’activité humaine ; les éruptions
volcaniques.

38
Toutes ces réactions s’accompagnent d’une libération de l’énergie investie dans les molécules organiques lors de la
photosynthèse ou de la chimiosynthèse.
NB : Les échanges de carbone peuvent avoir lieu au sein d’un même réservoir par un processus physicochimique tel que
la diffusion. C’est le cas des échanges de carbone entre l’atmosphère et les océans. Ici, le carbone va du milieu où il est
le plus concentré vers le milieu où il l’est le moins.

c- Le flux d’énergie et le cycle de carbone


Dans un écosystème le cycle de la matière est entretenu par le flux d’énergie. En ce qui concerne le carbone par
exemple la biomasse perdue à chaque niveau trophique est recyclée sous forme de CO2 ; quant à la chaleur dégagée par
les réactions d’oxydation de cette biomasse, elle n’est pas récupérée.
En effet, le recyclage du carbone se fait par une entrée permanente d’énergie (énergie lumineuse absorbée par les
producteurs) : L’énergie solaire donc le moteur du cycle du carbone

39
LECON 20 : LE CYCLE BIOGEOCHIMIQUE DE L’AZOTE
OPO : Décrire le cycle biogéochimique de l’azote.

1- Les principaux réservoirs de l’azote (fig 81)


L’azote existe dans la nature dans plusieurs réservoirs et sous deux formes :
 L’azote minéral oxydé qui se trouve dans :
 L’atmosphère sous forme d’azote libre (79 % du volume d’air) ;
 La lithosphère sous forme d’azote lié aux ions ammonium ou aux ions nitrates.
 L’azote organique réduit qui se trouve dans :
 Les acides aminés et les protéines des êtres vivants (biosphère) ;
 L’humus du sol.
2- Le cycle de l’azote (fig 81)

a- Définition
Le cycle de l’azote est un cycle au cours duquel l’élément azote passe entre les différents compartiments de la
biosphère.

b- Les modifications du cycle de carbone par les activités humaines


Les hommes ont radicalement modifié les concentrations en nitrates et nitrites dans la nature. La cause principale
est l’utilisation intensive de fertilisant. Les processus de combustion peuvent aussi augmenter les concentrations en
nitrates et nitrites, en émettant des oxydes d’azote qui peuvent être transformés en nitrites ou en nitrates dans
l’environnement. On trouve aussi des nitrates et des nitrites dans la production chimique et ils sont aussi utilisés
comme agents de conservation alimentaire. Ce qui entraine une augmentation de la concentration en azote dans les eaux
souterraines et les eaux de surface ainsi que dans la nourriture.

b-1- Le passage de l’azote organique à l’azote minéral


Il est l’œuvre des microorganismes et se fait en trois étapes appelé processus de minéralisation :
 L’humification (formation de l’humus) ou putréfaction : sous l’action de certaines bactéries, des animaux
détritivores ou des champignons, la matière organique de la litière est transformée en humus avec libération du
dioxyde de carbone. L’humus est un mélange de différents composés organiques provenant de la minéralisation
progressive de la matière organique de la litière par les microorganismes ;
 L’ammonisation ou ammonification : c’est la transformation des matières organiques azotées de l’humus en
ammoniaque par les bactéries ammonifiantes ;
 La nitrification : c’est l’oxydation de l’ammoniaque en nitrites (NO2 -), puis en nitrates (NO3-) par les bactéries
du sol. La réaction se fait donc en deux étapes :
 La nitritation ou nitrosation :

 La nitratation :
L’énergie libérée au cours de ces réactions sert à la chimiosynthèse des bactéries concernées.

b-2- Le passage de l’azote minéral à l’azote organique


 Le passage de l’azote minéral du sol à l’azote organique se fait par la photosynthèse assuré par les végétaux
chlorophylliens qui peuvent incorporer les ions ammonium et nitrate dans les protéines ;
 Le passage de l’azote libre de l’atmosphère en azote organique se fait par :

40
 Le processus de chimiosynthèse réalisé par certaines bactéries du type clostridium qui sont capables
de fabriquer la substance azoté à partir de l’azote atmosphérique ;
 Les bactéries symbiotiques du type rhizobium qui forme des associations symbiotiques avec les
légumineuses ;
 Les bactéries fixatrices telles que les bactéries libres du type azobacter qui enrichissent le sol en
azote organique par leurs restes et leurs sécrétions.

b-3- Le passage l’azote minéral de l’air à l’azote minéral du sol


Cette transformation est réalisée par :
 Fixation non biologique de l’azote atmosphérique dans les industries humaines pour la fabrication des
engrais ;
 Processus des orages au cours duquel sous l’action des décharges atmosphériques, l’azote atmosphérique
s’associe avec l’oxygène atmosphérique pour donner l’acide nitrique.

b-4- Le passage de l’azote minéral du sol à l’azote minéral (azote libre) de l’atmosphère
Ce passage est assuré par le processus de dénitrification qui correspond à la réduction des nitrates par
l’intermédiaire des bactéries dénitrifiantes du type pseudomonas avec libération de l’azote libre.

41
MODULE II : EDUCATION A LA SANTE

SEQUENCE 7 : LE SOI ET LE NON SOI

LECON 21 : LE SOI

OPO : Citer les déterminants du soi et définir la notion du soi

Pour maintenir son intégrité, l’organisme doit se défendre contre tous corps étrangés et contre tous dérèglements
de ses propres cellules. Pour réagir contre les agressions des substances étrangères ou d’êtres vivants parasites,
l’organisme doit savoir faire la différence entre le soi et le non soi.

1- Les déterminants moléculaires du soi

OPOI : Identifier les différents déterminants du soi.

On distingue les marqueurs mineurs et les marqueurs majeurs du soi. Ce sont des molécules protéiques qu’on
retrouve à la surface des cellules.

a- Les marqueurs majeurs du soi : Complexe majeur d’histocompatibilité (CMH)

Le CMH est encore appelé HLA (Human Leucocyte Antigen). Les antigènes du HLA sont présents à la surface
de toutes les cellules. Ces molécules sont responsables de l’acceptation ou du rejet des greffes ; le CMH est un ensemble
de glycoprotéines portées par la membrane de toutes les cellules de l’organisme. C’est l’expression d’un ensemble de 6
gènes portés par le bras court du chromosome 6.

Les molécules du HLA se regroupent en deux classes :

 Les molécules du HLA de classe 1 qui existe à la surface de toutes les cellules nucléés de l’organisme. On a les
antigènes A, B et C ;
 Les molécules du HLA de classe II localisées principalement dans certains leucocytes (lymphocytes,
macrophages). On a les antigènes DP, DQ et DR.

La greffe (figure 83) est un transfert d’un fragment d’organe ou tissu (greffon) d’un donneur à un receveur. Le
rejet des greffons s’explique par l’incompatibilité des tissus ou organes entre le donneur et le receveur (cas d’une
Xénogreffe et Homogreffe). Il s’agit d’une réaction immunitaire car l’organisme du receveur identifie les cellules du
donneur comme appartenant au non soi et les éliminent. Pour la réussite de la greffe (cas d’une Autogreffe et Isogreffe),
les anticorps du receveur identifient à la surface des cellules du donneur des marqueurs compatibles avec ses propres
cellules. Lorsque la greffe concerne tout un organe, on parle de transplantation.

b- Les marqueurs mineurs du soi : Complexe mineurs d’histocompatibilité (CmH)

Ce sont les antigènes du système ABO et du facteur rhésus présent à la surface des hématies et qui déterminent la
réussite ou l’échec d’une transfusion sanguine.

b-1- Les groupes sanguins du système ABO

Le gène codant pour les groupes sanguins du système ABO est situé sur le chromosome 9. Il code pour les
antigènes présents à la surface des hématies et les anticorps présents dans le plasma. Il existe deux types d’antigène ou

42
agglutinogènes (Antigène A et Antigène B) et deux anticorps ou agglutinines (Anti A et Anti B). On distingue 4
groupes sanguins à savoir : A, B, AB et O dont les caractéristiques sont dans le tableau ci-dessous (fig 82).

Lors de la transfusion sanguine d’un donneur à un receveur les deux cas possibles sont :

 Le sang du donneur est accepté par le receveur : il y’a donc une compatibilité caractérisée par l’absence
d’hémagglutination. Le receveur reconnait le sang du donneur comme étant le soi ;
 Le sang du donneur est rejeté par l’organisme du receveur : il y’a donc incompatibilité caractérisée par une
hémagglutination. Le receveur reconnait le sang du donneur comme étant du non soi.

On parle d’hémagglutination lorsqu’un antigène rencontre un anticorps de la même espèce c’est-à-dire lorsque
l’agglutinogène A rencontre l’agglutinine anti A.

Le principe de la transfusion sanguine est le suivant :

b-2- Le facteur rhésus

Le facteur rhésus est déterminé par la présence ou non de l’antigène D à la surface des hématies. Un individu Rh+
possède à la surface de ses hématies l’antigène D alors qu’un individu de Rh - n’en possède pas. Les individus Rh+ ne
synthétisent pas d’anticorps anti rhésus mais les sujets Rh - les synthétisent à la suite d’un premier contact avec
l’antigène D. Ce qui détermine une agglutination au second contact. Le principe de transfusion est le suivant :

Rh+ peut donner du au Rh- une seule fois à cause de la présence d’anticorps dirigés vers l’antigène chez les personnes de
Rh-. En effet, dès que le sang Rh- reçoit du sang Rh+ pour la première fois, il est sensibilisé puis fabrique les facteurs
anticorps anti rhésus + destinés à détruire les hématies. C’est la cause de l’anémie hémolytique du nouveau-né (anémie
due à la lyse des hématies par les anticorps anti D) qui survient parfois à partir de la 2nde grossesse dans un couple où
la mère est rhésus négatif et le père rhésus positif. L’enfant nait donc rhésus positif.

2- Définition de la notion de soi

OPOI : Définir soi

Le soi est l’ensemble des molécules (cellules) propres à un individu qui résultent de l’expression de son génome et
ne déclenchent pas une réaction immunitaire. Ces molécules sont intracellulaires telles que les enzymes,
extracellulaires telles que les hormones et membranaires telles que les marqueurs majeurs et mineurs.

43
LECON 22 : LE NON SOI

OPO : Citer les éléments du non soi et définir non soi.

1- Les éléments du non soi

OPOI : Citer les éléments du non soi.

Un antigène est toute molécule ou tout élément étranger à l’organisme dont l’introduction peut déclencher une
réaction immunitaire. Les antigènes possèdent certains sites appelés épitopes ou déterminants antigéniques ou site
antigénique ou motif antigénique.

Un épitope est la portion d’antigène responsable du déclenchement de la réponse immunitaire acquise. Le non soi
incapable de déclenché une réponse immunitaire est qualifié d’Haptène. Un antigène peut porter plusieurs épitopes
différents ; les molécules antigéniques sont principalement les protéines et les glycoprotéines. On distingue :

 Les antigènes solubles qui sont des molécules libres (toxines microbiennes, protozoaires, champignons
microscopiques) ;
 Les antigènes particulaires qui sont des constituants des cellules étrangères (champignons, bactéries, virus,
levures…) et les allergènes.

Le soi modifié correspond à des molécules du soi (antigènes du CMH de classe I ou classe II), aux quels sont
associés des fragments moléculaires du non soi. Elles ont un rôle passif en tant que marqueurs du soi, et participent à la
réponse immunitaire en présentant des fragments du non soi à des récepteurs spécifiques. (fig 84)

2- Définition de la notion de non soi

OPOI : Définir non soi

Le non soi est l’ensemble des cellules et molécules étrangères à un organisme pouvant déclencher une réaction
immunitaire.

44
LECON 23 : LES PRINCIPALES CELLULES IMMUNITAIRES

OPO : Identifier et caractériser les différentes cellules immunitaires.

L’immunologie est une discipline scientifique qui étudie les mécanismes de défense de l’organisme contre les
agressions extérieures.

Lorsqu’on observe un frottis sanguin, on distingue plusieurs éléments figurés du sang en suspensions dans le
plasma. (fig 85). Ces éléments sont :

 Les cellules rouges ou hématies qui sont responsable du transport des gaz respiratoires. Ce sont des cellules
sphériques biconcaves anucléés. Ils renferment un pigment rouge appelé hémoglobine ;
 Les plaquettes sanguines qui sont responsable de la coagulation du sang ;
 Les globules blancs ou leucocytes qui sont responsable de la défense de l’organisme (réponse immunitaire).
Ils sont regroupés en deux classes : les leucocytes tissulaires tels que les macrophages fixés dans les organes et
les tissus ; les leucocytes circulants tels que les lymphocytes, monocytes et granulocytes qu’on retrouve dans
le sang et la lymphe.

1- Les granulocytes ou polynucléaires

Ils possèdent un noyau polylobé avec un cytoplasme abondant riche en granulations. Ils représentent 60% à 65%
des leucocytes. Ils assurent la phagocytose des corps étrangers. On distingue 3 types de granulocytes qui sont :

 Les éosinophiles qui fixent les colorants acides et jouent un rôle dans les réactions antiparasitaires ;
 Les basophiles qui fixent les colorants basiques et jouent un rôle dans les réactions allergiques et
inflammatoires ;
 Les neutrophiles qui fixent les colorants neutres et jouent un rôle dans la phagocytose.

NB : Certains polylobés sont capable de traverser la paroi des capillaires pour rejoindre le lieu d’infection par le
mécanisme de diapédèse.

2- Les monocytes

Ils ont un noyau arrondi avec un cytoplasme abondant mais pauvre en granulation. Ils représentent 10 à 20% des
leucocytes. Ils jouent un rôle dans la phagocytose des antigènes. Ils prennent le nom de macrophages dans les tissus.

3- Les lymphocytes

Ils ont un noyau volumineux arrondi occupant presque tout le cytoplasme. Ils représentent 25% des leucocytes et
sont responsables de l’immunité spécifique. On distingue :

 Les lymphocytes B responsable de l’immunité spécifique à médiation humorale ; ils se transforment en


plasmocytes sécréteurs d’anticorps ;
 Les lymphocytes T responsable de l’immunité spécifique à médiation cellulaire. On distingue les lymphocytes
T8 (qui évoluent en LTc ou LTt) ; les LT4 (deviennent les LTa ou LT helpers sécréteurs des protéines appelées
interleukines) ; les LT mémoires.

L’origine des différentes cellules immunitaires est présentée par la fig 86 ci-dessous :

45
SEQUENCE 8 : LA DEFICIENCE DU SYSTÈME IMMUNITAIRE : LE VIH/SIDA

LECON 24 : LE VIRUS ET SON MODE D’ACTION

OPO : Décrire la structure du virus et expliquer son mode d’action.

1- Structure et caractéristique du VIH

OPOI : Décrire la structure du virus VIH

Le VIH est un parasite intracellulaire obligatoire qui infectent les cellules qui possèdent les protéines
membranaires appelées CD4. Il dispose d’une enveloppe qui présente à la surface des glycoprotéines Gp 120. A
l’intérieur de l’enveloppe, on trouve une capside contenant deux molécules : l’ARN et la transcriptase inverse. Le
VIH est un rétrovirus car son matériel génétique est l’ARN. Les parties du VIH sont :

 Une enveloppe composée de glycoprotéines Gp 120 et Gp 41 ;


 Une matrice constituée de protéine virale P17 ;
 Un noyau protégé par une capside (on y retrouve les protéines P4) contenant les protéines, le matériel
génétique, trois enzymes qui sont : la transcriptase inverse, la protéase, l’intégrase.

Le VIH a pour cible les LT4, les macrophages et certaines cellules nerveuses et intestinales car ils possèdent des
récepteurs CD4. (fig 87)

2- Mode d’action du VIH

OPOI : Expliquer le mode d’action du VIH.

Les étapes de multiplication du VIH sont :

 La fixation ou attachement du virus aux récepteurs CD4 du LT 4 : elle se fait par la reconnaissance entre les
Gp 120 du virus et les récepteurs CD4 des LT 4. Il y’a donc fusion des deux membranes ;
 La pénétration et décapsidation : il y’a pénétration de la capside dans le cytoplasme de la cellule qui se
désagrège à l’intérieur libérant les deux brins d’ARN et les enzymes qu’elle contient ;
 La transcription reverse ou rétro transcription qui est la synthèse de l’ADN provirale à partir de l’ARN
virale. Elle permet de convertir l’ARN en une molécule d’ADN provirale et est assurée par une enzyme appelée
transcriptase inverse ;
 L’intégration de l’ADN provirale dans le génome de la cellule sous l’action de l’enzyme appelée intégrase ;
 La transcription de l’ADN provirale ;
 La traduction qui est la synthèse des protéines virales ;
 L’assemblage des structures du virus : les protéines, enzymes, l’ARN ;
 Le bourgeonnement et libération des virus dans le milieu intérieur qui pourront se fixer sur de nouvelles
cellules cibles et continuer leur destruction. (fig 88)

NB : La protéase est l’enzyme qui permet le découpage et l’assemblage des protéines virales.

Remarque : Le test de dépistage du VIH consiste à la mise en évidence de la présence des anticorps anti VIH dans le
sang. Pour cela, on réalise le test ELISA ; lorsque ce test est positif, on réalise un second test de confirmation nommé
Western Bloot. Ce test met en évidence la présence dans le sang des anticorps spécifiquement dirigés contre les
protéines virales. (fig 89 a)
46
LECON 25 : LA MULTIPLICATION DU VIRUS DANS L’ORGANISME ET SES CONSEQUENCES

OPO : Relever et décrire les différentes phases de l’évolution de la maladie.

Les trois phases d’évolution du virus VIH sont : (fig 90)

a- La primo infection ou phase aigu

C’est la première phase juste après la contamination au VIH. Elle est caractérisée par une prolifération du virus
dans l’organisme, un abaissement significatif des LT4, une augmentation du taux de LT8. Elle se traduit par signes
semblables à ceux d’une maladie virale (fièvre, toux, vomissement, douleurs musculaires, les céphalées, la fatigue, la
grippe). Cette phase peut passer inaperçue ; la réaction immunitaire se matérialise dans les premières semaines par la
production des anticorps anti VIH. L’augmentation du taux de LT8 contribue à diminuer la charge virale. Lorsque les
anticorps anti VIH ne sont pas encore visibles dans le sang, on parle de fenêtre sérologique ; mais lorsqu’ils sont déjà
décelables dans le sang, on parle de séroconversion. A ce moment l’individu est déclaré séropositif au VIH.

b- La phase asymptomatique ou phase silencieuse

Elle peut durer plusieurs années ; les LT4 sont peu à peu détruits par le VIH. Il y’a diminution du taux de LT 4 en
dessous de la valeur minimale de 500 cellules par millilitre de sang. On assiste à un affaiblissement de plus en plus
marqué du système immunitaire.

c- La phase symptomatique ou phase Sida déclaré

Elle peut également durer plusieurs années. C’est la conséquence d’un affaiblissement considérable du système
immunitaire. On distingue :

 La phase pré Sida : on assiste à une forte chute de LT4 ; le sujet présente une immunodéficience acquise. Le
système immunitaire devient défaillant incapable de jouer pleinement son rôle ;
 La phase Sida : on assiste à une destruction massive des LT 4, l’installation d’une immunodéficience avec
apparition des maladies opportunistes (tuberculose, sarcome de Kaposi, toxoplasmose, candidoses,
l’herpès…). Les LT4 passent en dessous de 200 cellules par millilitre de sang. La charge virale augmente et le
malade est déclarée sidéen.

47
LECON 26 : MOYENS DE LUTTE CONTRE LE VIH/SIDA

OPO : Déterminer les moyens de lutte contre le VIH.

1- Prévention contre le VIH/Sida

Pour prévenir la contamination au VIH, il faut :

 Pratiquer l’abstinence sexuel ;


 Pratiquer la fidélité à un seul partenaire sain ;
 Utiliser le préservatif masculin ou féminin ;
 Faire les dépistages volontaires ;
 Sensibiliser les populations et les éduquer ;
 Interdire l’allaitement maternel pour les mères séropositives ;
 Traiter les femmes enceintes séropositives par les antirétroviraux pour réduire les risques de transmission aux
fœtus ;
 Eviter les échanges d’outils tranchants (lames, tondeuses, rasoirs bics….) ;
 Adopter les comportements responsables visant à éviter la contamination.

2- Traitements

Le Sida est une maladie incurable. Aucun traitement ni vaccin n’a à ce jour éradiqué le virus et permis une
guérison complète. Cependant, il existe des médicaments appelés antirétroviraux (ARV) qui à :

 Inhiber l’action des enzymes (intégrase, protéase, transcriptase inverse) ;


 Empêcher la pénétration du virus dans les LT 4 ;
 Bloquer la maturation des protéines virales ;
 Empêcher la multiplication des virus ;
 Bloquer la rétrotranscription ;
 Empêcher l’intégration du provirus dans l’ADN de la cellule cible.

NB : Le traitement consiste aussi à soigner les maladies opportunistes par une méthode appelée la trithérapie. La
trithérapie est l’association de trois médicaments ARV dans le traitement du VIH/Sida.

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SEQUENCE 9: QUELQUES PROBLEMES LIES A LA SANTE REPRODUCTIVE DES ADOLESCENT(E)S

LECON 27 : LA SEXUALITE PRECOCE ET SES CONSEQUENCES

OPO : Définir sexualité précoce et déterminer ses conséquences.

La sexualité est un processus ensemble de processus biologique et psychologique qui concourent au


développement physique, à la stimulation, au rapport sexuel, à la reproduction et au contrôle de la fécondité.

La sexualité précoce est la pratique de l’acte sexuel par les individus avant l'âge de la maturité (physique,
psychologique ou social).

Les conséquences liées à une sexualité précoce sont :

 Les IST et leurs conséquences ;


 Les mariages forcés et précoces ;
 Les grossesses précoces et indésirées ;
 Les rejets et abandon des nouveaux nés ;
 Les troubles psychologiques ;
 L’union libre ;
 Les avortements clandestins et leurs conséquences ;
 La prostitution ;
 Les hémorragies ;
 La toxicomanie ;
 La mortalité infantile et des jeunes filles.

49
LECON 28 : LES MUTILATIONS GENITALES ET LEURS CONSEQUENCES SUR LA SANTE

OPO : Citer et relever les conséquences des mutilations génitales sur la santé de reproductive.

Les mutilations génitales sont des modifications permanentes et importantes des organes génitaux. Ils sont de
deux types : les mutilations génitales masculines (MGM) et les mutilations génitales féminines (MGF).

1- Les mutilations génitales féminines (MGF)

a- Typologie de la MGF

Les mutilations génitales féminines sont classées en quatre catégories :

 Une excision dite « sunna » : ablation ou incision du capuchon du clitoris ;


 Une excision ou clitoridectomie : ablation du clitoris et souvent des petites lèvres ;
 Infibulation ou circoncision pharaonique : incision doublée de l’ablation des grandes lèvres suivie de la suture
bord à bord des deux moignons ;
 Autres types de mutilations sexuelles féminines : perforation, perçage ou incision du clitoris et/ou des lèvres ;
nymphotomie ou ablation des petites lèvres ; cautérisation par brulure du clitoris et des tissus environnants,
curetage de l’orifice vaginal ; scarification du vagin dans le but de le resserrer ou de le rétrécir.

b- Conséquences des MGF

Les études comparatives ont permis de conclure que les MGF sont un facteur de risque accru de morbidité pour les
mères et de mortalité pour leurs nouveau-nés. En effet les mutilations génitales féminines sont à l’origine de l’élévation
du taux de dystocie, césariennes, nouveau-nés réanimés, nouveau-nés mort-nés, décès, épisiotomie, révision utérine,
transfusion…..

2- Les mutilations génitales masculines (MGM)

a- Typologie de la MGM

Les mutilations génitales masculines peuvent être subdivisées en deux catégories :

 Celles qui empêchent à l’homme d’éjaculer, le rendant le cas échéant stérile, soit : la castration qui consiste en
l’ablation des testicules ; l’émasculation ou pénectomie c’est-à-dire l’ablation du pénis ;
 Et les autres modifications invasives des organes sexuels masculines tels que la subincision (acte qui consiste à
fendre le pénis sous sa partie inférieure depuis le bout du gland jusqu’au milieu de la verge) qui ne
compromettent pas la fonction reproductive.

b- Conséquences des MGM

Les MGM présentent plusieurs conséquences sur la reproduction. En effet, la castration est à l’origine de la
suppression de la fertilité chez l’homme, les testicules étant l’organe de production des gamètes males. Par ailleurs la
pénectomie est aussi à l’origine de la suppression de la fertilité. Par contre, d’autres mutilations peuvent ne pas avoir une
conséquence directe sur la reproduction mais, peuvent être à l’origine des infections de l’appareil génital qui peuvent
lourdement l’influencer.

50
LECON 29 : LA PRISE DES STUPEFIANTS ET SES CONSEQUENCES SUR LA SANTE REPRODUCTIVE

OPO : Relever les conséquences de la prise des stupéfiants sur la santé reproductive.

1- Définition et quelques exemples de stupéfiants

Un stupéfiant (drogue illicite ou narcotique) est une substance psychotrope (qui modifie l’activité psychologique et
mentale) strictement réglementée dont l’usage répété conduit à une dépendance. Parmi les stupéfiants les plus répandus
on a : l’héroïne, le cannabis, les amphétamines, la cocaïne, la nicotine, l’ecstasy…..

2- Les conséquences de la prise des stupéfiants sur la santé reproductive

La prise des stupéfiants constitue un risque pour la santé. Le tableau suivant décrit les conséquences de quelques
stupéfiants sur la santé reproductive.

Nom ou famille de Principaux effets


stupéfiants Chez l’homme Chez la femme
Alcool *Endommage les tissus des testicules *Irrégularité du cycle menstruel pouvant
*Cause une impuissance pouvant être aller jusqu’à l’absence de menstruation
permanente *Hystérectomie et infertilité
*Réduit le niveau de testostérone et l’érection
nocturne
*Altère les fonctions reproductives de l’érection
et de l’éjaculation
Gamma- A forte dose, cette substance pourrait causer une perte de mémoire, qui pourrait rendre le
hydroxybutyrate consommateur vulnérable à un risque d’agression sexuelle
(GHB)
Caféine *Diminution de la libido et dysfonctions *Baisse de la libido et dysfonctions
érectiles sexuelles
*Ejaculation retardée *Irrégularité du cycle menstruel
Cannabis * Dysfonctions érectiles *Empêche l’ovulation
*Diminution de la production de testostérone *Baisse du niveau de progestérone,
ainsi que d’autres hormones reproductives d’oestrogènes et de gonadotrophines
*Réduction de la production et de la mobilité des
spermatozoïdes
Tabac La consommation chronique de tabac provoquerait l’impuissance sexuelle, des
dysfonctionnements érectiles et éjaculatoires

51
SEQUENCE 10: EDUCATION NUTRITIONNELLE

LECON 30 : L’ALIMENTATION EQUILIBREE

OPO : Définir alimentation équilibrée et réaliser un menu équilibrée.

1- Définition

L’alimentation est une fonction biologique qui consiste à l’absorption des nutriments nécessaires à l’organisme.
Une alimentation équilibrée est une alimentation apportant la quantité et la qualité des aliments nécessaires pour
couvrir les dépenses énergétiques de l’organisme ainsi que ses besoins matériels. Elle doit être adaptée à l’âge, à
l’activité physique et à l’état physiologique (femme enceinte, femme allaitante, sportif ou sportive….). (fig 91)

La pyramide alimentaire est une représentation qui exprime les fréquences de consommation des groupes d’aliments
au cours de la journée pour une alimentation équilibrée. Elle fournit sous forme abordable, toutes les connaissances
scientifiques pour parvenir à un équilibre alimentaire. Les étages inférieurs de cette pyramide constituent les aliments à
consommer en grande quantité, tandis que ceux du haut sont à consommer avec modération. Chaque étage de la
pyramide est important et tous les aliments ont leur place dans une alimentation équilibrée. (fig 92)

2- La répartition de l’apport alimentaire sur l’ensemble de la journée

Un bon équilibre alimentaire demande une juste répartition de l’alimentation entre les repas de la journée. Chez
l’adulte :

 Le petit déjeuner doit représenter environ 25% de l’apport énergétique journalier ;


 Le déjeuner doit représenter environ 40 à 45% de l’apport en calories de la journée ;
 Le diner doit représenter environ 30 à 35% de l’apport énergétique journalier.

Pour l’enfant, l’alimentation est encore plus fractionnée avec le goûter. (fig 93)

Une ration équilibrée quotidienne doit apporter (en % de l’énergie et non de quantité) : 10 à 15% de protéines
(sachant qu’ 1g de protéine = 4 Kcal) ; 30 à 35% de lipides (sachant qu’1g de lipide = 9 Kcal) ; 50 à 55% de glucides
(sachant qu’1g de glucide = 4 Kcal) ; des sels minéraux, de l’eau et des vitamines.

NB : On appelle ration alimentaire la quantité et la qualité d’aliment qu’un organisme doit consommer chaque jour
pour maintenir son poids et sa santé.

3- Un menu équilibré : définition et réalisation

Pour que le corps obtienne tous les nutriments dont il a besoin, une personne doit consommer une variété
d’aliments. Il n’existe pas d’aliment qui contienne à lui seul tous les nutriments nécessaires. On appelle menu équilibrée
un repas qui contient tous les aliments provenant de différents groupes (06) alimentaires, dans les quantités adéquates.
Elaboré par le nutritionniste français Albert François Creff, la formule du 421=GPL est un moyen simple de nous
rappeler que tout repas doit comporter 4 portions de glucides, 2 portions de protides et 1 portion de lipides. Ainsi
élaborer un menu équilibré, c’est allier la gastronomie aux besoins nutritionnels. (fig 94)

Pour bien réaliser un menu équilibré, il suffit de suivre quelques règles très simples. Aussi, il faut choisir :

 L’élément central (source de protéines, de lipides) : viande, volaille, poisson ou œuf ;


 L’accompagnement (source de vitamines, de sels minéraux) : légumes cuits et/ou crus ;
52
 Le féculent (source de glucides complexes) : pommes de terre, pain, pâtes, riz, blé…..
 Le dessert
 La boisson.

53
LECON 31 : LES CONSEQUENCES DE LA MAUVAISE ALIMENTATION ET DE L’INACTIVITE
PHYSIQUE

OPO : Citer les conséquences de la mauvaise alimentation et de l’inactivité physique.

Pour être en bonne santé, il faut équilibrer les apports énergétiques et les besoins énergétiques de l’organisme. Un
déséquilibre énergétique peut entrainer des maladies nutritionnelles. Les principales causes de ces maladies
nutritionnelles sont dues à une mauvaise alimentation : les apports énergétiques ne sont pas en relation avec les besoins
et avec l’activité physique.

On distingue deux grands groupes de maladies nutritionnelles : les maladies nutritionnelles par carence et des
maladies nutritionnelles par excès. (fig 95)

1- Les maladies nutritionnelles par carence

On peut citer :

 Le marasme : dénutrition très grave par insuffisance des apports énergétiques (glucides et lipides) ;
 Le kwashiorkor : dénutrition grave par carence en protides. On soigne ces maladies par une alimentation riches
en calories et en protéines. Chez les jeunes enfants, les bouillies doivent être accompagnées de viandes,
poissons, œuf ou lait ;
 Les avitaminoses : qui sont des maladies dues à une carence en vitamines. Elles incluent :
 Le rachitisme lié à un manque ou une carence de vitamine D ;
 La xérophtalmie liée à une carence en vitamine A ;
 Le scorbut lié à un manque de vitamine C ;
 La pellagre liée à un manque de vitamine PP.

2- Les maladies notionnelles par excès

 L’obésité : elle correspond à un excès de masse de graisseuse qui entraine des inconvénients pour la santé et
réduit l’espérance de vie. Elle est due à une alimentation trop riche en glucides et lipides associée à une non
pratique du sport. Les conséquences sur la santé sont importantes car les personnes en surpoids ou obèses
augmentent considérablement leur risque de maladies cardiaques, diabète, d’AVC, de cancer ;
 Le diabète c’est une maladie liée à un excès de sucre dans le sang ;
 La goutte : maladie due à l’accumulation de l’acide urique dans les articulations causée par une consommation
excessive de protide.

Parmi les recommandations spécifiques pour une alimentation saine figurent : consommer d’avantage de fruits, de
légumes, de légumineuses, de noix et de céréales ; réduire la consommation de sel, de sucre et de graisses.

Pour rester en bonne santé, nous devons suivre les conseils de la pyramide alimentaire.

Le sport a une importance majeure dans le corps humain. Tout d’abord, il permet de limiter l’apparition de graisse, donc
d’éviter l’obésité et ses conséquences. Mais il permet aussi d’améliorer l’état des os, des muscles et du cœur. Les os
deviennent plus solides, plus résistants, et la fortification des muscles garantit une santé meilleure. Le cœur devient plus
efficace, et distribue mieux le sang, donc répand mieux l’oxygène dans le corps. La circulation du sang est améliorée par
la dilatation des artères. En somme, le sport rend notre organisme plus performant et plus résistant, en particulier aux
maladies cardiovasculaires.
54
MODULE III : EDUCATION A L’ENVIRONNEMENT ET AU DEVELOPPEMENT DURABLE

SEQUENCE 11 : LE RAYONNEMENT SOLAIRE ET SES INFLUENCES A LA SURFACE DE LA TERRE

LECON 32 : L’ORIGINE DE L’ENERGIE RECUE PAR LA PLANETE TERRE

OPO : Déterminer l’origine de l’énergie reçue à la surface de la terre.

1- Ière hypothèse : combustion du dihydrogène en présence du dioxygène

OPOI : Expliquer la 1ère sur l’origine de l’énergie solaire

Selon cette théorie, l’énergie solaire proviendrait de la combustion du H 2 en présence d’O2 suivant l’équation :

2H2 + O2 2H2O + E.

Dans ce cas la durée de vie du soleil est donnée par la relation : ou L : luminosité solaire
4x10 W ; Q : quantité d’énergie libérée par 1Kg d’hydrogène soit 14,31x10 J/Kg et m la masse du combustible (H2).
6 7

Sachant que m est égale à 2/18 Ms (masse du soleil) avec Ms= 2x1030 Kg. La durée de vie du soleil (T) serait donc de
2600 ans ; or le soleil s’est formé avant la terre donc l’énergie solaire à une autre origine.

D’après cette théorie, le soleil serait âgé de 2600 ans ce qui n’est pas conforme à la réalité car il aurait au moins l’âge de
la terre soit environ 4,6 milliards d’années.

2- IIème hypothèse : la fusion des noyaux d’hydrogène formant l’hélium (fusion thermonucléaire)

OPOI : Expliquer la 2ème hypothèse sur l’origine de l’énergie solaire

Selon cette théorie, l’énergie solaire proviendrait des réactions de fusion des noyaux d’hydrogène au cœur du
soleil. Les températures au cœur du soleil étant très hautes, favoriseraient la fusion de 4 noyaux ou atomes
d’hydrogène pour former un atome d’hélium selon la réaction :

Cette réaction n’est possible qu’à très haute température car les noyaux atomiques ont tendances à se repousser et il faut
vaincre cette répulsion. La libération de l’énergie solaire correspond à une perte de matière ; la masse nucléaire (mn)
perdue est convertie en énergie selon la formule d’Einstein : E=MC2. m est la masse en Kg ; C la célérité ou la vitesse
de la lumière (3x108 m/s) ; E est l’énergie totale libérée en J.

Le temps de vie du soleil est donné par la relation :

NB : Au cours des réactions de fusion, la formation d’un atome He entraine la perte de masse d’environ 7/1000. La
disparition d’ 1g de matière nucléaire produit 9x10 13J.

Remarque : A l’ origine, le soleil contenait 92% d’hydrogène, 7,8% d’hélium et 0,2% d’atomes lourds. De nos jours il
ne reste que 35% d’hydrogène ; ce qui montre que la durée de vie du soleil n’est pas illimitée. Le soleil va s’éteindre dès
que s’arrêterons les réactions de fusions thermonucléaires dans 10 milliards d’années environ. Cette hypothèse est
proche de la réalité.

La durée de vie du soleil dépend de sa réserve en hydrogène. L’énergie produite est dispersée dans l’espace sous forme
de rayonnement électromagnétique.
55
LECON 33 : LE DEVENIR DU RAYONNEMENT SOLAIRE A LA SURFACE DE LA PLANETE TERRE

OPO : Déterminer le devenir du rayonnement solaire à la surface de la terre

1- La Terre ne reçoit qu’une partie du rayonnement solaire

OPOI : Déterminer les différentes modifications du rayonnement solaire. (fig 96)

Certes la Terre reçoit de l’énergie solaire. Cependant étant entourée des enveloppes externes (atmosphère,
hydrosphère), les UV envoyés par le soleil subissent une série de modification.

a- Modification au niveau de l’atmosphère

Le rayonnement solaire est filtré au niveau de l’atmosphère où une partie est réfléchie vers l’espace, une partie est
absorbée par l’atmosphère et les nuages, enfin une partie traverse jusqu’à la surface de la terre.

A ce niveau, toutes les radiations UV sont presque totalement absorbées par la couche d’ozone (écran protecteur
contre les rayons UV dangereux pour les êtres vivants). Deux processus assurent donc cette modification : le
processus d’absorption par l’atmosphère et les nuages ; le processus de diffusion-réflexion.

b- Modification au niveau de la surface de la Terre

 Une partie est absorbée et réémit sous forme d’infrarouge : c’est l’absorption ;
 Une partie du rayonnement infrarouge est renvoyé vers l’espace (réfléchit) : c’est la réflexion ;
 Une autre partie est dispersée et propagée par l’atmosphère dans toutes les directions : c’est la diffusion ;

2- La notion d’albédo (Définition, exemples, calcul de l’albédo de la planète Terre)

OPOI : Définir et calculer l’albédo.

L’albédo est le rapport de l’énergie réfléchit sur l’énergie incidente ou reçue. Il se mesure à l’aide d’un
albédomètre ou luxmètre. Il exprime la capacité d’un corps à réfléchir ou à absorber un rayonnement ; les bons
réflecteurs ont un albédo fort (voisin de 1). L’albédo moyen de la Terre est de 0,3 c’est-à-dire que la terre absorbe 70%
du rayonnement incident et ne réfléchit que 30%. Le rayonnement absorbé est transformé en chaleur et réémit sous
forme de d’infrarouges.

Exemples : Surface Albédo


Nuages et neige fraiche 0,8
Glace et sable 0,3
Océan et eau calme 0,1

Application : Dans une région, l’énergie incidente moyenne est de 160W/m2. L’énergie dans la même région sur
différente surface est :

Surface Sol sableux Savane herbeuse Eau de mer


Energie réfléchie 56 W/m2 35,2 W/m2 74,4 W/m2

56
1- Calculer l’albédo dans les 3 milieux ; 2- Donner le milieu qui absorbe le plus d’énergie ;

3- Calculer l’albédo de la planète Terre. (fig 96)

3- Notion de constance solaire

OPOI : Définir et calculer la constance solaire

La constance solaire est la quantité s’énergie reçu par une surface plane de 1 m2 perpendiculaire aux
rayonnements solaires et situé à la limite supérieur de l’atmosphère terrestre. Elle peut se mesurer au sommet de
l’atmosphère où à la surface du globe à l’aide d’un satellite appelé radiomètre.

Le flux solaire reçu à la surface de la terre est supérieur à la constance solaire. Ceci s’explique par le fait qu’une partie
du rayonnement est absorbé par l’atmosphère et que la surface de la terre n’est pas plane mais sphérique. Le flux solaire
théorique est d’environ 1400W.m-2 pour un rayonnement solaire arrivant perpendiculairement à la surface plane. Hors la
terre étant donc sphérique et de surface 4 fois supérieur à la surface plane, on en déduire donc que la constance solaire
réelle est 4 fois inférieur que la constante solaire apparente : 1400/4= 350W/m2.

4- La Terre émet un rayonnement infrarouge

OPOI : Montrer que la Terre émet un rayonnement infrarouge (fig 97)

L’énergie absorbée par la Terre est totalement remise sous formes d’infrarouge. La terre est considérée comme un
corps noir car elle reçoit de l’énergie solaire environ 342 W/m2 et remet dans l’espace 342 W/m2.

Lorsque la terre reçoit l’énergie, elle s’échauffe et remet cette énergie sous forme d’infrarouges (chaleur). L’infrarouge
remit par la terre est la partie absorbée par les gaz à effet de serre. L’autre partie est renvoyée vers la surface du sol ce
qui augmente la température et contribue à son réchauffement. La terre émet 390 W/m2 à 15°C, mais en dehors de
l’atmosphère cette valeur est de 240 W/m2 à -18°C. La différence entre ces deux valeurs est la conséquence de l’effet de
serre.

5- Le bilan radiatif

OPOI : Définir bilan radiatif. (fig 98 et 99)

Le bilan radiatif est la différence entre le rayonnement incident absorbé par une surface et le rayonnement
infrarouge réémis par cette même surface. BR = EI – (IR + ER)

La planète reçoit 342 W/m2, elle réfléchit 102 W/m2 et émet 240 W/m2. Le bilan radiatif global de la planète est donc
en équilibre. Cet état d’équilibre révèle que la terre réémet vers l’espace autant d’énergie qu’elle reçoit ; elle est donc un
corps noir. Selon les physiciens un corps noir est un corps qui émet autant d’énergie qu’il reçoit. Cependant le bilan
radiatif n’est jamais nul en un point donné ; il existe des grandes différences en fonction de la latitude ; il est
excédentaire ou fort à l’équateur et déficitaire ou faible au niveau des pôles.

57
LECON 34 : L’EFFET DE SERRE

OPO : Définir effet de serre, déterminer son importance et ses conséquences. (fig 100)

1- Définition et importance de l’effet de serre

L’effet de serre peut se définir comme le réchauffement de la planète Terre par son propre rayonnement
infrarouge renvoyé par l’atmosphère opaque.

Il est connu de tous que le réchauffement climatique est lié aux gaz à effet de serre (GES) dont le plus connu est le CO2
en plus de la vapeur d’eau, le méthane, l’ozone, les CFC (chlorofluorocarbures), l’oxyde nitreux, ………

Par ailleurs ce que les gens savent moins c’est que, la vie serait impossible sur Terre nul aurait été l’effet de serre. D’où
ce phénomène présente tout de même quelques avantages :

 L’effet de serre contribue à augmenter la température globale à la surface de la Terre (+15°C), ce qui a permis
l’apparition et le maintien de la vie sur Terre. Sans l’effet de serre la température de la terre serait de -18°C à -
20°C et la Terre serait donc une boule de glace « incompatible » avec la vie ;
 L’effet de serre permet qu’on ait l’eau sous ses trois états (solide, liquide, gazeux) sur la planète Terre.

2- Les conséquences de l’effet de serre

L’homme par l’entremise de ses activités (utilisation industrielle et ménager des combustibles fossiles tels que le
pétrole, le charbon, la houille, le gaz naturel ; feux de brousse ; déforestation) a entrainé une augmentation des
concentrations des gaz à effet de serre dans l’atmosphère. Ceci est à l’origine depuis trois siècles d’une intensification de
l’effet de serre appelée forçage radiatif qui a pour conséquence :

 La fonte des calottes glaciaires au niveau des pôles, entrainant une élévation du niveau de la mer et donc les
inondations ;
 La perforation de la couche d’ozone qui n’arrêtent plus correctement les rayons nocifs du soleil, ce qui explique
la recrudescence d’un certain nombre de maladies « bizarres » sur les êtres vivants terrestres ;
 Le changement climatique ;
 L’avancée du désert.

58
LECON 35 : LES MOUVEMENTS ATMOSPHERIQUES ET LES MOUVEMENTS OCEANIQUES

OPO : Relever les causes et les conséquences des mouvements atmosphériques et océaniques. (fig 101)

1- Les causes de l’inégale répartition de l’énergie solaire

Les causes de l’inégale répartition de l’énergie solaire sont : la latitude, l’altitude, la forme de la terre, les
variations de saisons, l’alternance des jours et des nuits.

En fonction de la latitude, cette inégale répartition de l’énergie solaire peut s’expliquer par l’angle d’incidence des
rayons solaires qui détermine à la fois la surface éclairée au sol et la masse de l’atmosphère traversée et par conséquent
l’importance des phénomènes d’absorption et de réflexion :

 Au niveau de l’équateur, les rayons solaires atteignent la surface du sol perpendiculairement et l’épaisseur de
l’atmosphère traversée est faible ; la surface du sol reçoit plus d’énergie qu’elle n’en perd : le bilan radiatif est
excédentaire (la Terre tend à se réchauffer).
 Dans les zones polaires, les rayons solaires atteignent la surface du sol obliquement et l’épaisseur de
l’atmosphère traversée est plus importante ; la surface perd plus d’énergie qu’elle n’en reçoit : le bilan radiatif
est déficitaire (la Terre tend à se refroidir).

Un important transfert de chaleur se réalise entre les deux régions et tend à rétablir l’équilibre ; il constitue avec la force
de Coriolis, le moteur des mouvements atmosphériques et océaniques.

2- Les mouvements atmosphériques

La circulation des masses à la surface de la terre à pour source l’énergie solaire. Ces mouvements sont dus à la
différence de température entre les basses latitudes (équateur) et les hautes latitudes (pôles) ; à la différence de pression
(les cyclones et anticyclones) ainsi qu’à la force de Coriolis. Il existe deux types de mouvements :

a- Les mouvements verticaux (fig 102 a)


Ils prennent en compte deux zones :
 Zone chaude : l’air s’échauffe au contact du sol et sa densité diminue. L’air chauffé a tendance à monter, créant
des dépressions ou cyclones à la surface du sol et des hautes pressions ou anticyclones en altitude ;
 Zone froide : l’air se refroidit au contact du sol et sa densité augmente. L’air froid a tendance à redescendre,
créant des hautes pressions à la surface du sol et des dépressions en altitude.

b- Les mouvements horizontaux (fig 102 b)

Ces mouvements sont engendrés par les différences de pression : les masses d’air se déplacent des zones de
hautes (anticyclones) vers les zones de basse pression (dépressions).

Au niveau planétaire, il existe trois principales cellules de convection ou cellule de la circulation atmosphérique :

 Les cellules de Hadley qui se trouvent à de basses latitudes au niveau de l’équateur dont le fonctionnement se
traduit par des vents appelés alizés ;
 Les cellules de Ferrel ou cellules intermédiaires qui se trouvent à des latitudes moyennes entre 50° et 60° dont
le fonctionnement se traduit par des vents appelés vents d’ouest ;
Les cellules polaires qui se trouvent à de hautes latitudes au niveau des pôles dont le fonctionnement se traduit
par des vents appelés vents d’est. (fig 102 c)
59
NB : Entre les cellules équatoriales et les cellules polaires, la circulation atmosphérique devient ondulatoire contournant
les cyclones et anticyclones à cause de la force de Coriolis.

Remarque : A la surface de la Terre, les masses d’air peuvent se déplacer des continents vers la mer : c’est la brise de
terre. Si le déplacement se fait plutôt des mers vers la terre on parle de brise de mer.

TAF : expliquer le phénomène de brise de terre et de brise de mer.

3- Les mouvements océaniques

L’hydrosphère est animée par deux types de mouvements en relation directe avec le rayonnement solaire :

 La circulation océanique superficielle, rapide (quelques dizaines d’années) qui a pour moteur les vents et la
force de Coriolis (force déviante due à la rotation de la terre) ;
 La circulation océanique profonde ou circulation thermohaline, lente (prend 500 à 1000 ans pour aller du pôle
sud au pôle nord), avec pour moteur les différences de température et de salinité de l’eau.

a- Courant océanique de surface (fig 103)

Il affecte une couche d’eau d’environ 100 à 200 m. Elle est animée par les échanges de mouvements entre
l’atmosphère et l’océan. Par friction, les vents entrainent les eaux superficielles dans leur mouvement.

On distingue les courants océaniques chauds (Gulf Stream) et des courants océaniques froids (Labrador).

b- Courant océanique profond ou circulation thermohaline (fig 104)

Les échanges d’eau et de chaleur entre l’océan et l’atmosphère modifient la température et la salinité de l’eau. Ils
sont à l’origine de la circulation océanique profonde.

Quand les eaux de mer gèlent dans le continent Antarctique (pôle sud), le sel est expulsé et l’eau de mer à proximité
devient plus salée et par conséquent plus dense. Ces dernières sont par la suite entrainées en profondeur, s’écoulent vers
le nord au fond des trois principaux océans (océans Pacifique, océan Indien et Atlantique) puis refait surface au pôle
nord.

De même, une masse d’eau froide et salée prend naissance à proximité du Groenland (pôle nord), s’écoule vers le sud à
une profondeur intermédiaire et vient compenser dans l’Antarctique les eaux enfoncées en profondeur. Ainsi, de grands
courants marins froids et salés parcourent les fonds des différents océans du globe.

60
SEQUENCE 12 : LE PHENOMENE D’ALTERATION DES ROCHES ET SES CONSEQUENCES

LECON 36 : L’ALTERATION DES ROCHES

OPO : Expliquer le mécanisme d’altération des roches.

1- Définition

L’altération est l’ensemble des phénomènes mécanique et/ou chimique qui transforme une roche mère cohérente
en petites particules sous l’action des agents atmosphériques.

Les roches se dégradent :

 Sous l’action des facteurs physiques (eau, température, vent, alternance gel et dégel) ;
 Sous l’action des facteurs chimiques (eau chargée de CO2) ;
 Sous l’action des facteurs biologiques (action des êtres vivants, des racines).

2- Les types d’altération

Ils existent deux types d’altération :

 L’altération chimique qui correspond à la dissolution ou à l’hydrolyse partielle ou totale des minéraux de la
roche. Ces agents sont : l’eau + ou – chargée en CO2 ; l’air au repos agissant à travers les gaz qu’ils
contiennent ;
 L’altération physique ou désagrégation mécanique qui correspond à une fragmentation de la roche sans
transformation ou modification de sa composition chimique. Cette fragmentation se fait par des fissures ou
diaclases, par les joints de stratification.

Ces agents sont :

 La température : l’intensité d’altération augmente avec la température. Lorsque les températures sont
élevées les roches se dilatent et lorsque les températures baisses les rochent se contractent ;
 Les vents chargés de particules qui attaquent les roches enlèvent les particules tendres et met en relief les
particules durs provoquant ainsi la formation des alvéoles ;
 L’alternance gel et dégel : l’eau contenue dans les fissures des roches gèle pendant la nuit augmentant
ainsi le volume. Ce phénomène provoque l’élargissement des fissures des roches et les brisent. Au dégel les
roches se dégradent ;
 L’action des êtres vivants qui se déroule par l’activité des animaux et à travers les racines d’arbres.

3- Etude des cas d’altération

a- Etude de la dégradation d’une roche par l’eau : cas du granite (fig 105)

Le granite est l’une des principales roches de la croute terrestre. C’est une roche plutonique dont les principaux
minéraux sont : quartz, feldspaths et le mica (biotite et muscovite).

61
Cette figure nous montre qu’un granite placé à l’air libre s’altère et perd progressivement sa cohérence, devient friable
au touché. Il y’a disparition de certains minéraux et apparition d’autres minéraux pour se transformer en arène sur un
massif granitique. On observe les macrofractures ou diaclases visibles à l’œil nu et les microfractures ou fissures
visibles au microscope. Les micro et macrofractures sont des zones d’infiltration des eaux de pluies. Cette eau
d’infiltration a une double action sur le massif granitique.

 Action mécanique sous l’action du gel et dégel en zone tempérée, l’eau participe à l’élargissement des diaclases
isolant ainsi des gros blocs, des fragments de granitoïdes de taille variable ; ce qui entraine la perte de sa
cohésion : on dit que le granité se désagrège ;
 Action chimique elle est due à la teneur de l’eau en CO2. En effet, le CO2 dissout dans l’eau se transforme en
acide carbonique selon la réaction :

L’acide carbonique est un acide faible qui hydrolyse les minéraux sensibles (feldspath et mica) et les transforme en
argiles (kaolinite, smectite) et en hydroxyde (gibbsite).

Il est important de noter que le produit obtenu à la fin du processus de l’hydrolyse dépend des conditions
d’hydrolyse. C’est ainsi que nous avons l’altération ménagère ou légère, l’altération moyenne et l’altération
complexe.

Au terme de ces actions mécaniques et chimiques, le quartz inattaquable donne des grains de quartz libres (silice
pure).

b- Effet de l’eau sur les roches carbonatées (calcaires)

L’eau chargée en CO2 a une action chimique de dissolution sur le calcaire. Elle transforme les carbonates insolubles
constituants des calcaires en ions hydrogénocarbonates solubles suivant l’équation :

Remarque : Sur les roches tendres (sables et argiles), l’eau de pluie à une action mécanique : elle provoque leur
ravinement (le fait de creuser une cavité ou formation des cavités).

62
LECON 37 : LE DEVENIR DES PRODUITS D’ALTERATION

OPO : Déterminer les principaux agents de transports des produits d’altération.

Les produits issus de l’altération sont de 3 types :

 Une fraction détritique qui peut ou non subit un transport (par le vent, l’eau, les glaciers) ;
 Une fraction chimique dissoute ;
 Un complexe d’altération qui se passe sur place dans des conditions biologiques précises peut donner naissance
à un sol.

Ces produits vont subir les phénomènes suivants : érosion, transport, dépôts ou sédimentation.

1- Erosion

L’érosion est l’ensemble des processus physiques qui aboutissent à l’enlèvement des matériaux (ions, minéraux,
fragment de roches) issues de l’altération des roches. Les facteurs d’érosions sont aussi les facteurs de transports (vent,
l’eau, les glaciers….). En absence d’un agent de transport, les produits de l’altération des roches et les résidus restent
sur place et participent à la formation du sol.

2- Transport des produits d’altération

On distingue deux types de produits d’altération : les particules solides et les particules solubles.

a- Transport des particules solides (fig 106 et 107)

Les matériaux détritiques issus de la fragmentation des roches sont caractérisés par leur granulométrie ; elle
fournit des renseignements sur le mode de transport. La granulométrie d’un sédiment étudie le classement des grains
selon leur taille, leur forme, leur aspect et leur la classe d’usure. Le transport et dépôt des sédiments sont deux
phénomènes intimement liés.

Lorsque la vitesse du courant diminue, les grosses particules se déposent en premier et les plus fines en dernier : on
parle de granoclassement c’est-à-dire la variation de la taille des particules au sein d’un bassin sédimentaire liée à une
variation d’énergie du courant de transport.

Remarque : La forme du grain permet d’évaluer l’importance du transport et la nature du fluide responsable de ce
transport (fleuve, vent, mer….).

b- Transports et précipitations des particules solubles

Les éléments dissous sont transportés par les eaux circulantes (eaux de ruissellement et d’infiltration) sous la
forme d’ions quelques soit la vitesse du courant. La composition des eaux en ions dépend de la nature des terrains
lessivés. Ainsi, les principaux ions transportés sont : Ca2+, Cl-, K+, Na2+, Mg2+, HCO3-.

Les ions dissous ne se déposent que lorsqu’ils deviennent insolubles. La précipitation (le passage à l’état solide
des ions dissous) est provoquée par le changement des conditions de solubilité (pH, température, modification des
échanges avec l’atmosphère).

Exemple : Précipitation des carbonates de potassium dans les eaux chargées d’hydrogénocarbonate dissous.

Cette précipitation est provoquée par l’appauvrissement du milieu en CO 2 pouvant être due à :
63
 Une élévation de la température du milieu ;
 Une baisse du taux atmosphérique du CO2 ;
 Un prélèvement du CO2 par les organismes photosynthétiques.

3- La sédimentation ou dépôt (fig 108)

La sédimentation est le processus de dépôt des sédiments dans un bassin sédimentaire.

Un bassin sédimentaire est le lieu de sédimentation (mer, continents, océans).

Les sédiments se déposent suivant le lieu où se dépose les matériaux transportés. On distingue :

 La sédimentation continentale qui regroupe la sédimentation fluviale, lacustre et lagunaire.


 La sédimentation marine Ici les matériaux se déposent dans la mer suivant les lois de transport et de dépôt des
particules dans les eaux douces.

Les différentes zones de sédimentation marine sont :

 La marge continentale qui comporte 3 parties : le plateau continentale à faible pente, le talus continentale
de pente forte (assurant la transition entre continent et océan) et le glacis (zone d’érosion formant un plan
légèrement incliné).
 Les plaines abyssales qui sont de grands fonds de faibles pentes avec beaucoup d’accidents tectoniques (failles,
volcanismes).

4- La diagenèse et les roches sédimentaires

a- Diagenèse (fig 109)

Après transport et dépôt, les sédiments gorgés d’eaux subissent des transformations sous l’effet du poids des
particules qui s’accumulent au-dessus. L’ensemble des processus physicochimiques qui assurent la transformation des
sédiments meubles en roches sédimentaires cohérentes est appelé diagenèse.

Les étapes de la diagenèse sont :

 La compaction processus au cours duquel sous l’action du poids et de la pression qu’exercent les couches
déposées au-dessus les sédiments se tassent ;
 La déshydratation processus au cours duquel il y’a perte d’eau avec diminution de la perméabilité ;
 L’épigénation ou recristallisation c’est le processus au cours duquel les nouveaux minéraux se forment par
réaction chimique entre les particules voisines. Il y’a donc dissolution des minéraux préexistant suivie de leur
recristallisation sans changer de composition chimique ;
 La cimentation processus au cours duquel il y’a soudure des particules sédimentaires initiales avec apparition
d’un ciment qui lie les grains de sédiment les uns aux autres.

Remarque : Toutes les roches sédimentaires ne se forment pas par diagenèse. D’autres se forment par fossilisation
comme le pétrole brute ou par évaporation comme les évaporites.

On peut résumer le cycle d’évolution d’une roche sédimentaire détritique ainsi qu’il suit : (fig 110)

64
b- Les roches sédimentaires

Les roches sédimentaires sont des roches issues de l’altération des roches préexistantes en surface. On distingue
plusieurs types de roches sédimentaires en fonction de leur origine :

b-1- Les roches sédimentaires d’origine détritique

Elles proviennent de la dégradation des roches préexistantes arrachés aux continents par les agents d’érosion et
transportés par les cours d’eau jusqu’à l’océan. On les classe en 3 groupes :

 Les roches siliceuses : sable, grès, conglomérats, galets, brèches, poudingues…….. ;


 Les roches argileuses : argiles, kaolin, marnes, latérites………….. ;
 Les roches calcaires : craie, calcaire lithographique, marbre, stalagmite …………

b-2- Les roches sédimentaires d’origine biochimique ou biodétritique

Elles proviennent de l’accumulation des fossiles ou restes de végétaux ou d’animaux après leur mort.

Exemples : calcaires grossiers, calcaires d’algues, calcaires coquillers……………..

b-3- Les roches sédimentaires d’origine chimique

Elles proviennent de la précipitation des ions dans l’eau qui passent à l’état solide et tombent au fond.

Exemples : certains calcaires (travertins, calcite, calcaire oolithique….) ; gypse, silex, le sel gemme, le sel de potasse.

b-4- Les roches sédimentaires d’origine biologique ou organique

Elles proviennent de l’accumulation et de la dégradation des êtres vivants animaux ou végétaux.

Exemples : pétrole, charbon, lignite, tourbe, houille……….

NB : Toutes les roches sédimentaires se caractérisent par : leur origine externe, la présence fréquente des fossiles et leur
disposition en couche superposée appelée strate.

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LECON 38 : LES SERIES ET CYCLES SEDIMENTAIRES

OPO : Définir et expliquer les notions de séries et cycles sédimentaires

Une série ou colonne sédimentaire est un ensemble de dépôts transformés en roches par diagenèse. Elle se
matérialise par une suite de strates superposées en un même lieu. (fig 111)

Lorsque les couches d’une série sont parallèles entre elles, on dit qu’elles sont concordantes ou continues mais lorsque
les couches de deux séries sédimentaires ne reposent pas l’une sur l’autre parallèlement, on dit qu’elles sont
discordantes.

Les sédiments sont généralement déposés par la mer soit lors son avancée sur le continent : c’est la transgression ou
alors de son retrait sur le continent : c’est la régression. (fig 112)

On parle de transgression lorsque la mer s’avance lentement sur le continent. Les galets se déposent d’abord ensuite le
sable et enfin la vase.

Elle se traduit par un dépôt de sédiment par ordre de densités décroissantes.

Par contre, lorsque la mer se retire du continent, il y’a régression : la vase se dépose d’abord ensuite le sable et enfin les
galets.

Elle se traduit par un dépôt de sédiment par ordre de densité croissante.

NB : La nature des roches sédimentaires dans une série sédimentaire dépend des mouvements de transgression et de
régression de la mer.

On appelle cycle sédimentaire l’ensemble des phénomènes sédimentaires compris entre le début d’une
transgression et la fin d’une régression.

Dans une série sédimentaire, il peut arriver que d’un point à l’autre sur le même terrain une couche disparaisse : on parle
de lacune. En fonction de la cause, on distingue :

 Les lacunes sédimentaires : il s’agit d’une interruption de la sédimentation par suite d’une régression marine ;
 Les lacunes d’érosion : dans ce cas, l’érosion à enlever une couche puis la sédimentation a repris.

Une série sédimentaire peut être concordante ou discordante. L’étude des couches de terrain superposées est appelée
stratigraphie.

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LECON 39 : LA CHRONOLOGIE RELATIVE ET SES PRINCIPES

OPO : Définir la notion de stratigraphie et énoncer ses principes.

La stratigraphie est la branche de la géologie qui étudie la succession des dépôts sédimentaires s’étant
transformé en roche, et formant les couches géologiques ou strates.

Elle permet d’établir une chronologie relative (détermination de l’âge des strates) en mettant en pratique les
principes stratigraphiques.

La datation relative permet d’ordonner des structures et évènements géologiques les uns par rapports aux autres.

La datation absolue permet de mesurer l’âge des roches sans qu’on utilise les dispositions les unes par rapport aux
autres.

La principale méthode de datation (radiochronologie) est fondée sur la désintégration des éléments radioactifs. Les 5
principes stratigraphiques que nous pouvons énumérer sont :

a- Le principe de superposition

Il stipule qu’ « Une couche sédimentaire est plus récente que celle qu’elle recouvre et plus ancienne que celle qui la
recouvre. »

b- Le principe de continuité

Il stipule qu’ « Une couche sédimentaire définie par un faciès donné est de même âge sur toute son étendu ». On appelle
faciès l’ensemble des caractéristiques (nature, fossiles) d’une roche.

c- Le principe d’identité paléontologique

Il stipule que « Deux couches ou deux séries de couches contenant les mêmes fossiles stratigraphiques ont le même
âge ». Ce principe ne s’applique qu’aux couches ou strates contenant des fossiles.

d- Le principe d’actualisme ou de l’uniformitarisme

Il stipule que « Les phénomènes géologiques anciens obéissent aux mêmes lois physico-chimiques que les phénomènes
actuels » ou « Le présent est la clé du passé ».

e- Le principe de recoupement

Il stipule que « Toute structure qui recoupe une autre est plus récente que cette dernière »

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LECON 40 : LA RECONSTITUTION DES MILIEUX SEDIMENTAIRES

OPO : Expliquer l’intérêt des constituants des couches sédimentaires dans la reconstitution des milieux sédimentaires.

1- La reconstitution des milieux sédimentaires par la sédimentologie

La sédimentologie est l’étude des roches sédimentaires et les conditions dans lesquels elles se sont formées. Elle est
basée sur le principe d’actualisme ou principe des causes actuelles qui reconstitue les milieux sédimentaires en
retraçant l’histoire de la sédimentation dans ces différents milieux.

2- La reconstitution des milieux sédimentaires par paléontologie

La paléontologie est la science qui étudie les fossiles.

Un fossile est un reste ou une empreinte d’un être vivant conservé dans les couches de terrains anciens. L’ensemble
de transformation que subie un être vivant ou les restes de son activité pour devenir un fossile est appelé la fossilisation.
Les fossiles retrouvés dans les terrains sédimentaires permettent de déterminer leur âge, les conditions de sédimentation.
On distingue deux types de fossiles :

a- Les fossiles stratigraphiques

Ils permettent de déterminer l’âge relatif des couches de terrains qui les retiennent. Ils sont encore appelés bons
fossiles. Chaque fossile stratigraphique permet de déterminer une période bien précise.

 Les trilobites, fusulines et les goniatites caractérisent la formation sédimentaire du primaire ;


 Les ammonites et les bélemnites caractérisent la formation du secondaire ;
 Les nummulites, les gastéropodes, les lamellibranches caractérisent la formation du tertiaire;
 Les mammouths et les fossiles humains caractérisent la formation du quaternaire ;

En générale les fossiles stratigraphiques présentent : une évolution rapide, courte durée de vie, une grande
répartition géographique.

b- Les fossiles de faciès

Un fossile qui fournit des informations sur la condition du milieu existant lors de la formation de la roche encaissante
est appelé fossile de faciès. Les bons fossiles de faciès sont des animaux et des végétaux qui vivent dans les conditions
très précises de température, pH, salinité de l’eau.

Exemples : les coraux ils révèlent un milieu marin peu chaud profond, très profond et agitée.

Les mammouths indiquent une région polaire.

Les caractéristiques sont : évolution lente, longue durée de vie, faible répartition géographique.

Remarque : Un fossile vivant ou forme relique est un représentant actuel d’une espèce que l’on croyait disparu et
étudier comme fossile. Autrement dit c’est un être archaïque représentant un groupe d’être vivant qui tend à disparaitre.

On appelle groupe fossile un ensemble de fossile qui présentent les même caractéristiques.

La paléoécologie est la reconstitution des environnements passés et les relations existante entre les différentes espèces et
leur milieu.
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La paléogéographie est la reconstitution de la position et des caractéristiques des constituants d’un continent au cours
des temps géologiques. Elle étudie la répartition des faunes et des flores fossiles.

Exemples : la présence des fossiles d’animaux marins dans le Sahara qui témoignent que ce milieu aujourd’hui
désertique était autre fois occupé par la mer ; les graminées fossiles indiquent une zone de savane ; la présence des
tillites indique une région glaciaire.

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SEQUENCE 13 : LA STRUCTURE ET L’ENERGIE INTERNE DE LA TERRE

LECON 41 : LES ELEMENTS DE SISMOLOGIE

OPO : Décrire les différents éléments de sismologie. (fig 113)

1- L’origine des ondes sismiques

OPOI : Enoncer les propriétés liées à la propagation des ondes sismiques.

Un séisme ou tremblement de Terre est la libération soudaine de l’énergie en profondeur qui provoque des
secousses brusques et violentes à la surface de la croute terrestre. Ils naissent suite à une cassure brutale de la croute
terrestre après avoir été soumise à de fortes contraintes compressives.

Après la cassure, l’énergie des séismes est libérée sous forme de chaleur essentiellement (70%) et sous forme d’ondes
élastiques qui se propagent dans toutes les directions de l’espace et sont responsable des mouvements de la surface
terrestre.

L’hypocentre ou foyer est le point de la profondeur où les contraintes tectoniques accumulées dans les roches se
libèrent et sont à l’origine d’un séisme. Il peut encore être définir comme étant le point de la profondeur où nait le
séisme. Le point de la surface se trouvant parfois à la verticale du foyer est appelé épicentre. Il correspond au point où
l’intensité du séisme est maximale.

Le sismographe ou sismomètre est l’appareil destiné à enregistrer les variations des mouvements du sol lors d’un
séisme. Les enregistrements des mouvements du sol obtenus lors d’un séisme sont appelés sismogramme. (fig 114)

On distingue :

 Les séismes tectoniques dus au rejet d’une faille ;


 Les séismes volcaniques provoqués par des montées de magma ;
 Les séismes d’effondrement résultant de l’écroulement d’une cavité souterraine.

Remarque : Lorsque l’épicentre d’un séisme se trouve dans la mer où l’océan, il se produit un Tsunami ou Raz de
marée.

2- Les différents types d’ondes sismiques

OPOI : Déterminer les différents types d’ondes sismiques. (fig 115)

L’analyse des sismogrammes révèle l’existence de trois types d’ondes :

 Les ondes P ou premières ou primaires : elles sont les plus rapides et les premières à être ressenties lors d’un
séisme ; ce sont des ondes longitudinales de compression et décompression (dilatation). Elles se propagent
dans les milieux solides, fluides et même dans l’air. Les particules se déplacent parallèlement à la direction de
propagation de l’onde. Les ondes P sont responsables des bruits sourds qu’on entend au début d’un séisme ;
 Les ondes S ou ondes secondes : le déplacement des particules est perpendiculaire à la direction de
propagation. Ce sont donc des ondes transversales de cisaillement. Elles ne se propagent que dans les milieux
solides car les fluides n’offrent aucune résistance au cisaillement ;
 Les ondes longues ou ondes L : elles ont une amplitude grande par rapport aux ondes P et S. Elles déterminent
des mouvements complexes de torsion du sol. Les ondes L sont moins rapides et proviennent de la réflexion des
70
ondes de volume sur la surface du globe. Contrairement aux ondes P et S, les ondes L (ondes de Love et de
Rayleigh) ne se propagent que dans les couches superficielles de la croute : ce sont des ondes de surfaces.

NB : Les ondes P et S se propagent à l’intérieur du globe terrestre : ce sont des ondes de volumes. Les ondes L et S sont
les plus destructrices.

3- Le comportement des différentes ondes sismiques à l’intérieur du globe (fig 116)

Lorsqu’une onde sismique passe d’un milieu à un autre de nature différente, sa vitesse de propagation sera modifiée
et par conséquent sa trajectoire sera déviée.

On appelle discontinuité, l’interface ou la surface de contact entre 2 milieux de nature ou de vitesses de conduction
différente. Le comportement des ondes P et S (ondes dites élastiques) à l’intérieur du globe suit les lois de l’optique
géométrique : lorsque les propriétés du milieu changent, elles sont réfléchies et réfractées.

a- Propriété liée à la propagation des ondes sismiques

Comme les ondes lumineuses, la vitesse de propagation sismique n’est pas la même dans tous les milieux. Lorsque
les ondes sismiques traversent les milieux de nature physique différente, elles subissent une réfraction et une réflexion
suivant les lois de Descartes. Les rais sismiques sont des trajectoires suivies par les ondes d’ébranlement sismique.

b- Notion de zone d’ombre

Les ondes P et S ne sont pas enregistrées entre 11500 et 15000 Km (soit entre 103° et 142°) de distance épicentrale.
Cette zone où aucune onde (ni S, ni P) n’est enregistrée est appelée zone d’ombre sismique. Pour les stations situées
avant 11500 Km de distance épicentrale, on enregistre sur le sismographe les ondes P et S directes. Pour les stations
situées au-delà de 15000 Km de distance épicentrale, les ondes P réapparaissent mais ce sont des ondes P complexes
appelées ondes PKP. Ces ondes ont subi une double réfraction sur une surface de discontinuité profonde séparant le
manteau du noyau.

Au contraire, les ondes S ne réapparaissent pas au-delà de 15000 Km. Ces ondes ne sont donc pas transmissent dans le
noyau ; on peut donc conclure que le noyau terrestre du moins dans sa partie externe se comporte comme un liquide vis-
à-vis de ces ses ondes.

c- Vitesse des ondes sismiques (fig 117)

Lorsqu’un séisme se produit à partir des enregistrements effectués dans les différentes stations, on peut établir la
relation entre le temps d’arrivée des ondes en fonction des ondes épicentrales. On dit alors qu’on établit l’hodochrone
des ondes sismiques. Ainsi, nous pouvons tracer les hodographes des ondes P, S et L. Les hodographes ou ondes
hodochrones sont des graphiques représentant le temps d’arrivé des différentes ondes en fonction de la distance
épicentrale. En analysant les hodographes, on constate que :

 L’hodographe des ondes L est une ligne droite. Ce qui veut dire que l’onde L se propage à une vitesse
constante et par conséquent la propriété du milieu dans lequel elle se propage ne varie pas. Le milieu de
propagation des ondes L est donc homogène ;
 Les hodographes des ondes P et S sont des courbes. Ce qui montre que leur vitesse de propagation n’est pas
constante. Elle augmente lorsque les ondes s’enfoncent dans les profondeurs du globe. Le milieu de
propagation est donc hétérogène.

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LECON 42 : LA STRUCTURE INTERNE DE LA TERRE

OPO : Décrire la structure interne de la Terre.

1- Les discontinuités et les enveloppes internes du globe terrestre

OPOI : Déterminer et localiser les différentes surfaces de discontinuités du globe terrestre. (fig 118 et 119)

La variation de vitesse des ondes P et S en fonction de la profondeur témoigne du fait que l’intérieur du globe est
formé de couches concentriques entre lesquelles se trouvent les surfaces de discontinuités (zone à l’intérieur du globe
séparant les milieux de propriété et de composition différente).

En effet, on observe que :

 A la profondeur de 7 Km sous les fonds océaniques et 30 Km sous les continents, la vitesse des ondes P et S
augmente brutalement. Cette augmentation révèle la transition entre 2 milieux de structures différentes. Cette
zone de transition est la discontinuité de Mohorovicic qui sépare la croute terrestre du manteau supérieur
(entre 100 Km et 250 Km de profondeur) ;
 Entre 100 et 250 Km de profondeur, on observe un fléchissement des vitesses d’ondes P et S. c’est la zone de
moindre vitesse ou LVZ (Low Velocity Zone). C’est la zone de moindre rigidité où les matériaux sont de plus
en plus ductiles (déformables) sous l’action combinée de la température et de la pression. La LVZ marque la
limite entre la lithosphère formée par la croute et le manteau supérieur et l’asthénosphère qui s’étend de la
LVZ jusqu’à une profondeur de 700 Km ;
 Entre 700 et 2900 Km, on note une augmentation de la vitesse des ondes P et S. cette augmentation indique la
traversée d’un milieu solide et une augmentation de la densité des matériaux du manteau inferieur ;
 A 2900 Km la vitesse des ondes S s’annulent alors que celle des ondes P baisse considérablement. La baisse
considérable de la vitesse des ondes P s’explique par l’existence d’une seconde zone de transition qui est la
discontinuité de Gutenberg marquant la limite entre le manteau inferieur et le noyau externe ;
 Entre 2900 et 5100 Km, les ondes S sont absentes tandis que la vitesse des ondes P reprend une croissance
progressive. L’absence des ondes S indique la présence d’un milieu liquide ou fluide qui est le noyau
externe ;
 De 5100 à 6400 Km, il y’a réapparition des ondes S et augmentation de la vitesse des ondes P et S. Cette
variation indique la présence d’un milieu solide séparer du milieu liquide précèdent par une 3 ème zone de
transition qui est la discontinuité de Lehman séparant le noyau externe (liquide) et le noyau interne (solide).

2- La composition chimique des enveloppes internes du globe terrestre

a- Description des enveloppes internes de la Terre

Il existe 3 principales couches de l’enveloppe interne de la Terre :

 La croute terrestre donc son épaisseur varie entre 7 et 70 Km. Elle est constituée surtout de la silice et de
l’aluminium d’où le nom SIAL. Elle se divise en croute continentale qui est de nature granitique et
métamorphique avec une densité de 2,7 ; et en croute océanique qui est de nature basaltique avec une
densité de 3,2. Elle a une épaisseur de 6 à 7 Km.
 Le manteau il est de nature péridotitique et contient des silicates riche en oxyde de magnésium d’où le nom
SIMA. Sa limite inférieure est située à 2900 Km de profondeur et sa densité égale à 3,3. Il est subdivisé en trois
couches : le manteau supérieur ou externe (de 70 à 100 Km) il constitue avec la croute terrestre la lithosphère.
72
Le manteau moyen ou asthénosphère il s’étend de 100 Km à 700 Km de profondeur. Le manteau inférieur
ou interne ou mésosphère qui s’étend de 700 Km à 2900 Km.
 Le noyau où barysphère : son centre se situe à 6400 Km de la surface du globe avec une épaisseur d’environ
3500 Km. Il est constitué d’alliage de fer (75%) et de Nickel (20%) d’où le nom NIFE. Il se divise en noyau
externe qui est fluide et en noyau interne ou inférieur ou graine qui est solide.

b- Les surfaces de discontinuité

La structure interne de la Terre est constituée de 3 discontinuités à savoir :

 Discontinuité de Mohorovicic : elle marque la limite inférieure de la croute terrestre. C’est une discontinuité
chimique car elle sépare la croute du manteau qui sont deux couches aux propriétés chimiques différentes ;
 Discontinuité de Gutenberg : c’est une discontinuité physico chimique car elle sépare le manteau inférieur et le
noyau externe qui sont deux couches ayant des compositions chimiques et des natures physiques différentes ;
 Discontinuité de Lehman : c’est une discontinuité physique car elle sépare le noyau externe de la graine étant
deux couches de même composition chimique mais de nature physique différente.

3- La densité de la Terre

Dans les stations les plus éloignées du foyer, on observe pour un même séisme deux trains d’ondes P. l’onde PG
qui se propage dans le même milieu est appelé onde direct. Elle a une vitesse de déplacement plus faible que l’onde PN.
L’onde PN qui se propage dans les milieux différents est appelé onde indirecte. Sa vitesse de déplacement dans le
manteau supérieur explique pourquoi elle est enregistrée en 1 er. On en déduit que la densité du globe terrestre augmente
avec la profondeur et que la vitesse de déplacement des ondes sismiques augmente avec la densité du milieu traversé.

La densité de l’hydrosphère est de 1,04 ; la densité moyenne de la Terre est 5,52. On peut calculer la densité moyenne de
la Terre à partir de la formule

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Les méthodes ayant permis de connaitre la composition chimique des enveloppes internes de la Terre

a- Apport de la sismologie

Nous savons que dans un milieu donné la vitesse de propagation des ondes de volume augmente avec la profondeur.
De même les expériences montrent que la vitesse de propagation augmente dans différents éléments chimiques avec
densité.

b- Apport de l’étude des météorites (fig 120)

Certains météorites (fragments de roches extraterrestres très anciens qui parviennent à la surface du globe après avoir
traversé l’atmosphère sans se consumer complètement) après analyse, ont permis de faire la correspondance avec les
enveloppes interne de la Terre. Leur étude minéralogie a permis de les subdiviser en 3 groupes :

 Les météorites métalliques ou sidérites, constituées d’alliages de Fer et de Nickel (Noyau) ;


 Les sidérolithes composées de cristaux d’olivine qui est le minérale essentielle des péridotites (Roche du
manteau) ;
 Les météorites pierreuses (achondrites et chondrites) : les achondrites ont la même composition
minéralogique que les basaltes et gabbros (Roche du manteau).

La plus part des météorites proviennent d’une fragmentation par collision des astéroïdes dont les orbites se situent entre
Mars et Jupiter.

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LECON 43 : L’ENERGIE INTERNE DE LA TERRE

OPO : Déterminer l’origine de l’énergie interne de la Terre.

1- La mise en évidence d’une source de chaleur terrestre (fig 121)

Les phénomènes géologiques tels que les volcanismes, les séismes, les mouvements des plaques lithosphériques,
le flux géothermique et les sources hydrothermales mettent en évidence l’existence de l’énergie interne du globe
terrestre et la libération de cette énergie des profondeurs vers la surface. La courbe de variation des températures avec la
profondeur du globe montre que la température augmente avec la profondeur. Cette variation est d’une valeur moyenne
de 1°C/Km. La libération d’énergie s’établir entre l’intérieur plus chaud et l’extérieur plus froid.

2- L’origine de l’énergie interne (fig 122)

L’énergie interne à une double origine : la chaleur initiale et la radioactivité.

a- La chaleur initiale

Une quantité considérable d’énergie est stockée à l’intérieur de la Terre au moment de sa formation. Comme les
autres planètes, la terre résulte d’un processus d’appression c’est-à-dire d’agglomération de plusieurs objets célestes,
qui s’attirent mutuellement par gravité entrant en collision pour former les astéroïdes et les planètes actuelles.

b- La radioactivité ou désintégration des isotopes radioactifs des enveloppes de la Terre

L’énergie thermique initiale ne constitue que 50% de l’énergie totale dissipée par la Terre, l’autre moitié est fournie
par la désintégration spontanée des éléments du globe à l’instar de l’uranium, potassium……

Cette désintégration libère de grande quantité d’énergie et cette énergie est à l’origine du gradient géothermique.

NB : Le gradient géothermique mesure l’augmentation de la température des roches du sous-sol avec la profondeur. Il
est de 20° à 30°/Km dans la croute continentale et de 0,3°/Km dans le manteau.

Le flux géothermique est la quantité de chaleur qui sort du sol par unité de surface. Sa valeur moyenne est de 0,05
W/m2. Il est plus élevé dans les zones volcaniques et les dorsales.

En raison de son volume qui représente les 4/5 du volume globe terrestre, le manteau produit l’essentiel de l’énergie
dissipée par le globe.

3- La dissipation de l’énergie interne

L’énergie est évacuée de manière brutale et localisée lors des éruptions volcaniques et les séismes ou de façon calme
contenue sous forme de flux de chaleur ou flux géothermique. La dissipation sous forme géothermique peut se faire de
deux manières :

 Par conduction thermique au niveau de la lithosphère ; elle se fait par le transfert d’énergie des zones chaudes
vers les zones froides sans déplacement de la matière ;
 Par convection thermique au niveau de l’asthénosphère ; elle se fait par le transfert d’énergies avec
déplacement de matière. Dans ce cas les matériaux chauds et profonds montent vers la surface ou ils perdent de
la chaleur tandis que les matériaux froids de la surface redescendent pour se réchauffer.

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L’énergie de cette convection provient en grande partie de la radioactivité naturelle des roches.

La Terre se révèle ainsi formée de plusieurs couches concentriques de composition chimique et nature physique
différente. Elle contient une grande quantité d’énergie interne qui est responsable de toute sa dynamique : la Terre est
donc qualifiée de planète active.

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