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Robotique

Le document aborde l'évolution des interactions entre humains et intelligences artificielles, illustrée par l'assistant Duplex de Google. Les chercheurs soulignent l'importance de créer des interactions agréables et empathiques, tout en mettant en garde contre les risques liés à la collecte d'informations personnelles et à la manipulation. L'avenir des relations avec les agents artificiels pourrait nécessiter une mémoire plus développée pour favoriser des échanges plus profonds.

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"Bonjour, je désirerais réserver une table vendredi soir".

"Oui, pour combien


de personnes ?" Un dialogue bien banal… sauf lorsqu’on sait qu’il se noue entre
un humain et une IA(intelligence artificielle) ! Celle de l’assistant Duplex,
proposé en 2019 par Google aux États-Unis, qui se charge de réserver un
restaurant à votre place.

Objectif : capter le plus possible notre attention

Une nouvelle ère s’annonce : "Les interactions humains-machines vont se


démultiplier, assure Jean-Daniel Fekete, directeur de recherche à Inria, avec
des chatbots, des smartphones, des objets et vêtements connectés, des
robots". L’objectif des fabricants de ces produits ? "Susciter des interactions en
permanence pour capter le plus possible notre attention". À des fins
commerciales, bien sûr. Et pour y parvenir, les ingénieurs étudient de près le
cerveau… humain. "C’est un processeur qui a peu de mémoire, réagit
lentement et se fatigue vite. Il est émotionnel et a peur de perdre le
contrôle", résume Jean-Daniel Fekete. Pas question donc que la machine aille
trop vite, nous fatigue, nous agace ou nous inquiète. "Une interaction est
réussie lorsque la machine accomplit la tâche demandée et que l’utilisateur
se sent bien", renchérit Catherine Pelachaud, directrice de recherche à l’Institut
des systèmes intelligents et robotiques (Isir) du CNRS.

Une amitié high-tech qui peut être risquée

L'équipe de Catherine Pelachaud a mis au point Greta, un humanoïde qui, entre


autres, coache les candidats pour des entretiens d’embauche. Les scientifiques
l’ont dotée de stratégies précises pour "faire la conversation". "Elle dispose d’un
choix de comportements (sourires, gestes, mouvements de tête) qu’elle
déclenche à bon escient, d’un 'mécanisme d’adaptation' qui consiste à
générer un certain mimétisme par rapport à son interlocuteur. Elle capte
aussi les émotions." L’humain se sent ainsi "écouté", "il ressent une empathie
pour la machine". Et si, pour l’heure, ces échanges n’excèdent pas quelques
minutes, ils pourraient demain se prolonger et devenir réguliers. "L’interaction
devra alors se muer en une véritable relation, estime Catherine
Pelachaud, pour que l’on ait toujours envie de s’adresser à l’agent artificiel.
Quand on rencontre quelqu’un, on parle de tout. Avec un avatar, c’est la
même chose ! Il faut apprendre à se connaître, se confier des choses
personnelles." Ce qui implique de le doter d’une bonne mémoire ! "Si je discute
avec un chatbot pour la deuxième fois, il doit se souvenir de ce que l’on s’est
dit précédemment. Comme un ami dans la vraie vie", précise la chercheuse.
Mais cette amitié high-tech comporte des risques. "Qui aura accès aux
informations intimes captées par l’ordinateur ?", questionne la chercheuse.
Sans parler du danger de manipulation de l’humain par l’entreprise qui a
programmé la machine...

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