M. Oumar Harouna SIDIBE: These
M. Oumar Harouna SIDIBE: These
universitaire du Point G
Ministère de l’Enseignement Supérieur REPUBLIQUE DU MALI
Un Peuple- Un But- Une Foi
et de la Recherche Scientifique
THESE
Prise en charge des urgences médicales
au service d’accueil des urgences du centre
hospitalier universitaire du Point G
Présentée et soutenue publiquement le 07 /12 /2019
Devant le jury de la Faculté de Médecine et d’odontostomatologie
ADMINISTRATION
DOYEN : M. Seydou DOUMBIA-Professeur
VICE-DOYEN : M. Ousmane FAYE-Professeur
SECRÉTAIRE PRINCIPAL : M. Mozon TRAORÉ-Maitre-assistant
AGENT COMPTABLE : M. Harouna SIDIBÉ-Inspecteur de trésor
Secouriste
Mr. Balla COULIBALY Pédiatrie
Mr. Abdel Kader TRAORÉ DIT DIOP Chirurgie générale
Mr. Moussa TRAORÉ Neurologie
Mr Yéminégué Albet Kader DEMBÉLÉ Chimie Organique
Mr. Anatole TOUNKARA Immunologie
Mr. Bou DIAKITÉ Psychiatrie
Mr. Boubacar dit Fassara SISSOKO Pneumologie
Mr. Modibo SISSOKO Psychiatrie
Mr. Ibrahim ALWATA Orthopédie-Traumatologie
Mme. TOGOLA Fanta KONIPO O.R.L
Mr. Bouraïma MAIGA Gynéco-Obstétrique
Mr. Mady MACALOU Orthopédie-Traumatologie
Mr. Tiémoko D. COULIBALY Odontologie
Mr. Mahamadou TOURÉ Radiologie
Mr. Gangaly DIALLLO Chirurgie Viscérale
Mr. Ogobara DOUMBO Parasitologie-Mycologie
Mr. Mamadou DEMBÉLÉ Chirurgie-générale
Mr. Sanoussi KONATÉ Santé Publique
Mr abdoulaye DIALLO Ophtalmologie
ASSISTANTS/ATTACHES DE RECHERCHE
Mme. Lydia B. SITA Stomatologie
ASSISTANTS/ATTACHES DE RECHERCHE
1. Mr. Hama Abdoulaye DIALLO Immunologie
2. Mr. Harouna BAMBA Anatomie Pathologie
3. Mr. Aboubacar Alassane OUMAR Pharmacologie
4. Mr. Moussa KEITA Entomologie-Parasitologie
5. Mr. Yacouba FOFANA Hématologie
6. Mr. Diakalia Siaka BERTHE Hématologie
7. Mr. Djakaridja TRAORE Hématologie
D.E.R DE MÉDECINE ET SPÉCIALITÉS MÉDICALES
PROFESSEURS/DIRECTEURS DE RECHERCHE
Mr. Hamar Alassane TRAORE Médecine Interne
Mr. Dapa Aly DIALLO Hématologie
Mr. Moussa Y. MAIGA Gastro-entérologie-Hépatologie
Mr. Boubakar DIALLO Cardiologie
Mr. Adama Diaman Keita Radiologie et Imagerie Médicale
Mr. Siaka SIDIBE Radiologie et Imagerie Médicale
Mr. Mamady KANE Radiologie et Imagerie Médicale
Mr. Sounkalo DAO Maladies Infectieuses et Tropicales
Mr. Daouda K. MINTA Maladies Infectieuses et Tropicales
Mme. SIDIBE Assa TRAORE Endocrinologie-Diabétologie
Mr. Boubacar TOGO Pédiatrie
Mr Saharé FONGORO Néphrologie
Mr. Moussa T. DIARRA Hépato-Gastro-Entérologie
Mr. Cheick Oumar GUINTO Neurologie
Mr. Ousmane FAYE Dermatologie
Mr. Yacouba TOLOBA Pneumo-Phtisiologie
ASSISTANTS/ATTACHES DE RECHERCHE
Mr. Boubacari Ali TOURE Hématologie Clinique
Tu as bien su me soutenir sur ce long parcours, saches que ce jour grandiose, ce tournant
important de ma vie, est le résultat de tes souffrances endurées. Je souhaite que le bon Dieu
me donne la chance et la force nécessaire pour mieux bénéficier pendant longtemps de ta
compagnie et de suivre tes conseils.
Tu m’as toujours compris, admiré et aimé puis tu as surtout supporté mes caprices pendant
certaines périodes sur ce parcours. Ce travail est le tiens. Je souhaite que le bon Dieu nous
aide à renforcer d’avantage notre foyer.
- A mon oncle Daouda Sidibé et à ses femmes Safiatou Sidibé, Sira Sidibé et Sali
Diakité
Merci tout ce que vous aviez fait pour moi. Merci pour votre soutien moral et financier. Ce
travail est le résultat de votre soutien. Je vous serai reconnaissant.
REMERCIEMENTS
A tous mes ami(e)s et allié(e)s pour les conseils et encouragements
Cher Maitre :
C’est un grand honneur que vous nous faites en acceptant de présider ce jury malgré vos
multiples occupations. Votre disponibilité, votre grande culture scientifique, vos qualités de
bon enseignant expliquent l’estime que vous portent tous les étudiants que vous avez enseigné
à la faculté. Soyez assuré cher Maître de notre profond respect.
- Anesthésiste-réanimateur et urgentiste
Cher maître :
Nous sommes très honorés de vous avoir dans ce jury et de pouvoir bénéficier de votre apport
combien inestimable pour l’amélioration et la qualité de ce travail. Veuillez accepter cher
maître l’expression de notre profonde reconnaissance.
Cher maître :
Nous avons été conduit vers vous par votre gentillesse, votre compétence ; la clarté et la
précision scientifique qui caractérise vos remarques et réflexions.
Votre participation a été déterminante dans la réalisation de ce travail qui est également le
vôtre. Vous nous faites honneur en acceptant d’être parmi nos juges. Soyez assuré de notre
profonde reconnaissance.
Cher Maitre, votre disponibilité, vos qualités humaines, votre souci de travail bien fait, ainsi
que vos différents conseils ont contribué à l’amélioration de ce travail. Recevez ici, nos
remerciements sincères et toute notre gratitude.
Cher Maitre, votre disponibilité, votre rigueur et votre souci permanent pour le travail bien
fait font de vous un exemple à envier et à suivre. Veuillez accepter cher maitre l’assurance de
notre reconnaissance et de notre profond respect. Nous vous remercions pour la confiance que
vous avez faite, en nous confiant ce travail. La courtoisie et l’amabilité avec lesquelles vous
nous avez reçu, nous ont séduit. Recevez ici, nos remerciements sincères et toute notre
gratitude.
Sigles et abbréviations
% : pourcentage
˃ : supérieur
≥ : supérieur ou égal
˂ : inférieur
≤ : inférieur ou égal
± : plus ou moins
3TC : lamivudine
ACM : acidose métabolique
ADO : antidiabétiques oraux
AEG : altération de l’état général
AIC : accident ischémique continué
AICC : accident ischémique cérébral continué
AINS : antiinflammatoire non stéroidien
ALU : artémether luméfantrine
AIT : accident ischémique transitoire
ARV : antiretroviral
ATCD : antécédent
AVC : accident vasculaire cérébral
AZT : zidovudine
BAAR : bacille acido-alcolo-résistante
BPCO : bronco-pneumopathie chronique obstructive
BU : bandelette urinaire
Ca2+ : calcium
CD4 : lymphocyte CD4
CHU : centre hospitalier universitaire
CaCl : chlorure de calcium
CCMU : classification clinique des malades aux urgences
CCMUP : classification clinique des malades aux urgences psychiatriques
CCMUD : classification clinique des malades aux urgences décédés
CIVD : coagulation intravasculaire disseminée
Cl+ : chlore
Cp : comprimé
CSCOM : centre de santé communautaire
CSRéf : centre de santé de référence
CTA : combinaision thérapeutique à base d’artémisinine
CRP : protéine C réactive
D4T : stavudine
DAC : diabète acido-cétosique
DDB : dilatation des bronches
DDC : zalcitadine
DDI : didanosine
dl: décilitre
E : éthambutol
ECBU : examen cytobactériologique des urines
E. coli: Escherichia coli
ECG: electrocardiogramme
FC : fréquence cardiaque
FM : frottis mince
FMOS : faculté de médecine et d’odontostomatologie
g: gramme
GB : globules blancs
GE : goutte épaisse
GEMSA : Groupe d’Etude Multicentrique des Services d’Accueil des Urgences
H: isoniazide
HbA1: hémoglobine glyquée
HCO; high cut off
HTA : hypertension artérielle
HTIC : hypertension intracranienne
IC : insuffisance cardiaque
IDR : intradermo-réaction
IDM : infarctus du myocarde
IGSA : indice de gravité simplifié ambulatoire
IH : insuffisance hépatique
IM : intramusculaire
INRT : inhibiteurs nucléosidiques de la transcriptase inverse
INNRT : inhibiteurs non nucléosidiques de la transcriptase inverse
INR : international normalised ratio (rapport normalisé international en francais)
IR : insuffisance rénale
IRA : insuffisance rénale aigue
IRC : insuffisance rénale aigue chronique
[Link] : insuffisance respiratoire
IRM : imagérie par résonance magnétique
IP : inhibiteur de protéase
IV : intraveineuse
IVD : intraveineuse directe
IVL : intraveineuse lente
J : jour
K+ : potassium
KCl : chlorure de potassium
Kg : kilogramme
L : litre
LBA : lavage broncho-alvéolaire
MAV : malformation artérioveineuse
Mg : milligramme
Ml : millilitre
Mm3 : millimetre cube
Tableau XI : Répartition des patients selon le diagnostic rétenu par rapport aux modalités de
prise en charge .......................................................................................................................... 54
Tableau XII : Répartition des patients selon les actes thérapeutiques par rapport aux
modalités de prise en charge .................................................................................................... 54
Tableau XIII : Répartition des patients selon le traitement administré par rapport aux
modalités de prise en charge .................................................................................................... 55
Tableau XIV : Répartition des patients selon l’évolution du malade par rapport aux modalités
de prise en charge ..................................................................................................................... 55
Tableau XV : Répartition des patients selon le service de transfert par rapport aux modalités
de prise en charge ..................................................................................................................... 56
Tableau XVI : Le rapport des patients selon le sexe, la tranche d’âge et le décès ................. 56
Tableau XVII : Le rapport des patients selon la CCMU et le décès ....................................... 57
Tableau XVIII : Le rapport des patients selon le motif de recours au SAU et le décès ......... 57
Tableau XIX : Le rapport des patients selon le diagnostic rétenu et le décès ........................ 58
Tableau XX : Le rapport des patients selon les actes thérapeutiques et le décès .................... 58
Tableau XXI : Le rapport des patients selon les modalités de prise en charge le décès ......... 59
Tableau XXII : Le rapport des patients selon le motif de recours au SAU et le transfert ...... 59
Tableau XXIII : Le rapport des patients selon la CCMU et le transfert ................................. 60
Tableau XXIV : Le rapport des patients selon les affections rétenues et le transfert ............. 61
INTRODUCTION .................................................................................................................... 1
I. OBJECTIFS ...................................................................................................................... 4
1. Objectif général ............................................................................................................... 4
2. Objectifs spécifiques ....................................................................................................... 4
V. RESULTATS ..................................................................................................................... 46
1. Fréquence ...................................................................................................................... 46
2. Caractéristiques des malades ......................................................................................... 46
[Link] ET DISCUSSION........................................................................... 62
1. Limites de notre étude: .................................................................................................. 62
2. Données sociodémographiques : ................................................................................... 62
3. Le mode de transport utilisé : ........................................................................................ 63
4. Le mode d’admission au SAU : .................................................................................... 63
5. Le grade et la présence d’un personnel de santé accompagnant au bord de l’ambulance
63
6. Le traitement médical antérieur : .................................................................................. 63
7. Les caractéristiques cliniques : ...................................................................................... 64
8. Le diagnostic retenu ...................................................................................................... 64
9. Les examens paracliniques ............................................................................................ 65
10. La prise en charge thérapeutique : ............................................................................. 66
[Link] ................................................................................................................ 68
ANNEXES ............................................................................................................................... 75
Fiche d'enquete ..................................................................................................................... 75
Classification clinique des malades des urgences modifiée : ...... Erreur ! Signet non défini.
Les chapitres de la classification internationale des maladies .............................................. 80
Fiche signaletique ................................................................................................................. 81
Serment d’Hippocrate ........................................................................................................... 82
INTRODUCTION
Classifications de l’urgence :
L’urgentiste s’appuie sur des classifications pour définir les situations cliniques :
La Classification Clinique des Malades aux Urgences (CCMU) tient
compte du pronostic vital et des examens réalisés, mais reste fondée sur
un jugement médical subjectif.
Le service des urgences a pour rôle de répondre aux demandes de santé des
personnes qui se présentent à l'hôpital sans y avoir rendez-vous, que leur état
soit réellement urgent d'un point de vue médical ou qu'il soit ressenti comme tel
[6].
Dans les pays développés, plusieurs évaluations ont été faites, pour en ajuster le
fonctionnement [7-8]. Les normes de structures et de procédures ont été
proposées par plusieurs auteurs [9, 10,].
Le but de ce travail est de faire une étude sur la prise en charge des urgences
médicales au service d’accueil des urgences du CHU Point-G.
I. OBJECTIFS
1. Objectif général
Evaluer la prise en charge des patients admis pour une urgence médicale selon
deux modalités (observation et hospitalisation).
2. Objectifs spécifiques
− Déterminer la fréquence des urgences médicales au SAU ;
− Décrire les aspects sociodémographique, clinique, paraclinique et
thérapeutique des urgences médicales ;
− Etablir le pronostic des urgences médicales.
II. GENERALITES
1. Définitions
L’Urgence : C’est ce qui ne peut pas être différé, qui doit être fait, décidé, sans
délai avec une nécessité d’agir vite et immédiatement [11].
Les urgences vraies : parmi ces urgences, on peut distinguer suivant le temps
qui, sans préjudice pour le patient, peut s’écouler avant l’application des soins :
les premières, les deuxièmes et les troisièmes urgences
- La première urgence implique un traitement immédiat dès les toutes
premières heures ou même minutes,
- La deuxième urgence peut attendre quelques heures,
- La troisième jusqu’à 24 heures [13].
b) Epidémiologie :
Incidence :140 000 cas/an en France
Prévalence : 4 à 6 cas pour 1000 habitants en France
Prépondérance masculine entre 45 et 75 ans en France
2ème cause de décès : derrière cancer 10 à 12% de la mortalité générale en
France.
- 30% des décès d’’origine cardiovasculaire en France
- 30% des décès dans lla 1ère année qui suit ll’’AVC en France.
1ère cause de handicap physique et mental acquis : 400 000 hémiplégiques
vivants en France.
Manifestations cliniques :
Accident ischémique transitoire (AIT) :
Tout déficit neurologique focal d’origine ischémique d’installation brutale et
entièrement régressif sans lésion.
- Sur le territoire carotidien : amaurose fugace, aphasie, déficit moteur,
déficit sensitif ;
- C’est une urgence : risque majeur de récidive sous forme d’un AVC
constitué vrai = Hospitalisation impérative ;
Bilan :
Imagerie du cerveau : IRM ou scanner ;
Echographie cardiaque ;
Causes
Maladie des petits vaisseaux cérébraux, angiopathie amyloïde, malformations
vasculaires, tumeurs cérébrales, toxiques et alcool, substances agissant sur la
coagulation, anomalies de l’hémostase, artérite et angiopathies cérébrales,
thrombophlébites cérébrales, traumatismes crâniens, causes indéterminées [14].
Traitement anti-thrombotique :
Traitement antiagrégant plaquettaire :
Aspirine à faible dose (160-300mg/j).
Traitement anticoagulant : Pour prévenir les récidives (énoxaparine 75 à
100Ui/kg/jr).
Thrombolyse si AVC dans le délai et pas de contre-indications.
Prévention secondaire : prévention des facteurs de risque cardiovasculaire
Traitement d’un AVC Hémorragique :
- Traitement de l’élévation de la TA si supérieure à 140/100mmHg (Loxen
: protocole hypertension artérielle).
- Aviser le neurochirurgien de garde.
- Discuter une éventuelle chirurgie.
Contre-indications de la thrombolyse : INR > 1.7 ou héparine administrée
dans les dernières 24h, plaquettes < 100 000/mm3, AVC ou traumatisme crânien
< 3 mois, TA > 185/110, déficit neurologique régressif ou mineur, glycémie <
0.5 g/l ou > 4g/l, crise épileptique symptomatique aiguë, hémorragie digestive
ou urinaire ou IDM < 21 jours, femmes enceintes ou malades < 18 ans.
Hémorragies méningées :
- Présence de sang dans l’espace sous arachnoïdien suite à la rupture d’une
artère intracranienne ;
- Rupture d’anévrysme+++ ou MAV ;
- Mortalité = 60% ;
- Séquelles +++.
Anévrysme :
- Maladie du média ;
- Taille augmente avec les années ;
- Risque de rupture si diamètre > 7mm ;
- Diagnostic : céphalée en coup de tonnerre, syndrome méningé brutal,
troubles de conscience, décès, scanner (hyperdensité sous
arachnoïdienne), PL hémorragique ;
- Complication : HTIC, spasme artériel dans 15% (entre J4 et J10), dure 2-3
semaines (ischémie d’aval), Récidive hémorragique ;
Pronostic :
Mortalité : 60% ;
Déficit invalidant : 25% ;
Traitement : chirurgical, endovasculaire, médicamenteux (vasospasme)),
antiépileptiques, antalgiques.
- Intérêt de la rééducation.
Pronostic – Algodystrophie
Survient du côté paralysé beaucoup plus souvent que du côté sain.
Le plus souvent syndrome épaule-main : douleurs, troubles vasomoteurs et
trophiques (main tuméfiée, chaude et douloureuse), raideur articulaire (rétraction
capsulaire).
Transferts :
Ne jamais saisir le patient par le membre plégique, ne pas soulever le patient par
les aisselles, s’aider des vêtements, echarpes de soutien.
Complications :
- Epilepsie vasculaire ;
- Spasticité : antispastiques (baclofène, dantrolène), toxine botulique IM,
orthèses ;
- Démence : bilan neuropsychologique ;
- Dépression, anxiété : traitement spécifique- Troubles vésico-sphinctériens
ou anorectaux ;
- Troubles de la déglutition : fausses routes, pneumopathies de déglutition
[14]
3.1Infections Opportunistes
On qualifie d’opportunistes, des infections dues à des agents microbiens qui ne
rendent pas malades si ce n’est l’immunodépression ou entrainant seulement des
maladies benignes. Une fois installées elles sont difficiles à traiter à cause des
recidives dues à la persistance de l’Immunodépression.
La Pneumocystose :
Elle debute, le plus souvent, de facon lente et progressive. Le malade se plaint
de toux ≪ Sèche ≫ sans crachat, fatigante, empechant le sommeil.
Parallelement il apparait un essoufflement (dyspnée) qui gène a l’éffort puis
survient pour des actes de plus en plus minimes (faire sa toilette, faire son
menage) et devient au repos.
Son diagnostic repose sur la mise en évidence des Trophoites surtout des Kystes
de Pneumocystis carinii dans l’expectoration ou dans le lavage broncho –
alvéolaire.
La Cryptococcose
Réalise des atteintes meningées, pulmonaires, cutanées, osseuses.
La Toxoplasmose cérébrale
La Toxoplasmose cérébrale associe généralement des maux de tête de
timportantes et persistants, résistants aux médicaments habituels (paracetamol,
aspirine), une fièvre et des signes temoignant de la souffrance cérébrale (il peut
s’agir de la paralysie d’un membre des troubles du langage avec manque de
mots, de problèmes de vision, parfois de crises d’épilepsie…). Le diagnostic de
certitude est anatomo – pathologique ou microscopique par isolement du
parasite sur culture ou sur des arguments radiologiques présomptifs.
Les Candidoses
Elles sont très fréquentes et provoquent des lésions buccales avec muguet et une
oesophagite se traduisant par la dysphagie et la douleur rétrosternale. Le
diagnostic de certitude repose sur l’examen parasitologique et la fibroscopie
oesogastroduodenale dans certains cas.
La Cryptosporidiose
Le cryptospridium est cosmopolite et réalise au cours du sida une diarrhée aigue,
profuse, incontrolable avec souvent malabsorption conduisant à une cachexie
mortelle. Le diagnostic repose sur la mise en évidence d’oocystes par la
technique activation.
Les Mycobactérioses
La tuberculose est une affection respiratoire bacterienne due à Mycobacterium
tuberculosis très fréquente surtout en Afrique. La mycobactériose atypique se
traduit par une atteinte des poumons, du tube digestif de la moelle osseuse etc.
Alternative 2 : Cotrimoxazole :
- En perfusion ou IVD : 3 ampoules x 2 /jour ;
- Voie Orale : 2 CP forme x 3/jour.
Traitement Adjuvant :
Contre l’oedème cérébral :
Général :
- Amphotericine B (Fungigone R) : 2 gelules x 2/jour ou 1 ml/2 kg/j per os
pendant 15 jours ;
Relais par :
Fluconazole (Triflucan R) : 400-800 mg/jour 6 à 8 semaines pendant 10 jours
Traitement d’entretien :
Molecules :
- Fluconazole : 200-400 mg/ jour ;
- Amphotericine B : dose du traitement d’attaque.
Durée :
- A vie, pour prévenir les rechutes ;
- Sous multi thérapie ARV chez un patient ayant des CD4<200/mm3 de
facon continue pendant 6 mois, on peut envisager l’arret de la prophylaxie
secondaire.
Conduite à suivre
- L’efficacité du régime standard, quelque soit le stade de l’infection à VIH
auquel survient la tuberculose, est voisine de celle observée chez les
séronégatifs,
Quadrithérapie par :
Isoniazide (H) : 5 mg/kg/jour per os ;
Rifampicine (R) : 10 mg/kg/jour per os ;
Pyrazinamide : (Z) 35 mg/kg/jour per os ;
Ethambutol (E) : 20 mg/kg/jour per os;
- Pendant au moins 4 à 7 mois après la négativation des cultures de
l’exportation, le traitement est poursuivi par isoniazide + rifampicine.
+ < 50 – 200 :mm3 : débuter les ARV à la fin de la première phase du traitement
antituberculeux.
+ 50 – 350 : différer les ARV à la fin du traitement antituberculeux
- Schémas ARV en cas d’association avec de la rifampicine :
- D4T + 3TC ou AZT + 3TC associées à l’un des trois suivantes :
+ Efavirenz : 600 mg/jour ;
+ Saquinavir + Ritonavir : 1000/100mg x 2/jour ou 1600/200 x 1/jour ;
+ Abacavir : 300 mg x 2/jour.
Traitement Préventif :
En cas d’hypersensibilité tuberculinique (IDR > 5 mm si absence de vaccination,
IDR > 10 mm si patient vacciné) sans autres signes cliniques ou biologiques de
tuberculose, et lorsque les lymphocytes CD4 sont < 500/mm3, une
chimioprophylaxie de la tuberculose peut etre proposée :
- Protocole prophylactique – Tb : Rifampicine, 10 mg/kg/jour +
Pyrazinamide 20 mg/kg/jour pendant 2 mois (risque d’hépatopathies
sévères) ou Isoniazide (5 mg/kg/j) pendant 6 – 12 mois :
Recommandation OMS :
Schéma IX : Infections à Mycobacterium avium [37,38]
Traitement d’attaque :
- Rifabutine (Ansatipine R) : PO : 150 – 300 mg/kg/jour ;
- Ethambutol (Myambutol R): PO: 20 mg/kg/jour;
- Clarithromycine (Zeclar R): PO: 500 mg x 2/jour;
- Azithromycine (Zithromax R): PO: 600 mg/jour;
- Ciprofloxacine (CifloxR) : PO : 750 mg x 2/jour ;
- Amikacine (Amikin R) : IV : CO – 15 mg/kg/jour.
Traitement Préventif :
Prévention primaire de l’infection à MAC est nécessaire chez les patients à VIH
positifs très immunodéprimés (CD4 < 75 – 100/mm3) avec les macrolides
(clarithromycine 500 mg x 2/jour).
Azithronycine : 1200 mg/semaine) utilisés seuls ou en association avec la
Rifabutine PO : 300 mg/jour.
Schéma X : Salmonelloses
Traitements : Les fluoroquinolones
- Ofloxacine PO : 200 mg x 2/jour pendant 10 jours ;
- Pefloxacine PO : 400 mg x 2/j pendant 10 jours ;
- Ciprofloxacine PO : 500 mg x 2/jour pendant 10 jours ;
Général :
- Herpès récidivant ou chronique :
Aciclovir (Zovirac R) CP 200 mg : 5 à 7 cp/jour pendant 5 jours puis 2 à 4 cp/j
pendant 1 mois.
- Valaciclovir (Zelitrex R) cp 500 mg : 1 cp x 2/j pendant 5 jours.
- Herpès cutanéo – muqueux extensif ou nécrosant :
Aciclovir IV : 15 mg/kg/j en 3 perfusions IV pendant 7 à 14 jours.
Relais par voie orale : 4 cp/jour en 4 prises pendant 2 semaines.
- Herpès résistant a l’aciclovir :
Foscarnet (Foscavir R) : 30 à 40 mg/kg/8 h en perfusion.
Cidofovir (Vistide R) :
- Attaque : 5 mg/kg/semaine en 1 perfusion de 1heure.
- Entretien : 5 mg/kg tous les 15 jours.
- Surveillance biologique : Créatininémie, Protéinurie, Ionogramme
Sanguin.
4. Paludisme grave
4.1Définition :
Le paludisme est une maladie fébrile due à un parasite du genre Plasmodium et
qui se transmet habtuellemnent par la piqûre du moustique (anophèle femelle
infectée).
Les différentes formes de paludisme peuvent être classées en deux catégories
principales : les cas de paludisme simples et les cas de paludisme graves [44].
► Hyperhémolyse
► Facteurs Génétiques [45].
4.4Protocole de traitement :
Le paludisme grave se traite avec : artésunate injectable, artémether injectable,
quinine injectable. Passer à la voie orale dès que l’état du patient le permet.
Le traitement de l’hypoglycémie :
Chez l’enfant ou l’adolescent administrer en IV lente :
10% ou 1 ml/kg pour le sérum glucosé à
30 %.
Le traitement de la déshydratation :
déshydratation.
parentérale.
Le traitement de l’anémie :
Si anémie sévère (taux d’hémoglobine < 5g/dl) : administrer en urgence de
concentrés érythrocytaires (CE) : les volumes à transfuser sont fonctions de
l’objectif fixés (chez l’adulte : 1CE augmente de 1 à 2g/dl ; chez l’enfant :
volume = (HbxMSxP)/Q ( Hb = Hb souhaitée en g/dL; MS = masse sanguine en
ml/kg; P = poids en kg, Q = quantité d’Hb apportée par le CE)
En cas de coma :
mettre le malade
en position latérale de sécurité, aspirer les sécrétions et libérer les voies
respiratoires, prendre une voie veineuse, placer une sonde urinaire, changer le
malade de position toutes les 4 heures, mesurer le volume des urines (diurèse),
mettre en place une sonde naso-gastrique d’alimentation.
N.B :
Les autres maladies graves doivent être traitées conformément au schéma
approprié
Si l’on n’a pas d’artésunate injectable, il peut être remplacé par l’artéméther ou
la quinine.
Prendre le relais avec CTA dès que la voie orale est possible.
Artémether
Posologie et mode d'administration
Traitement sur 5 jours par voie intramusculaire : la posologie est de 3.2mg/kg de
poids corporel en une injection à l’admission du malade suivi de 1,6mg/kg en
une injection par jour pendant 4 jours.
En cas de non disponibilité de l’une ou l’autre présentation le clinicien utilise
celui qui est disponible en tenant compte que 1 amp 80mg = 4 amp de 20mg.
Prendre le relais avec CTA dès que la voie orale est possible.
Quinine :
Posologie recommandée :
Quinine administrée par perfusion en intraveineuse
l'enfant
NB : La dose de charge est administrée seulement lorsque le malade n’a pas pris
de quinine dans les 24 heures précédentes ou la Méfloquine dans les 7 jours, si
oui c’est la dose d’entretien qui est retenue.
Adultes :
10 mg/kg de sels de quinine (8,3 mg base) dilués dans 10 ml/kg d’un soluté
hypertonique en perfusion pendant 4 heures glucose à 10%, dextrose à 4,3 % ou
(sérum salé isotonique à 0,9 % chez les diabétiques). Intervalle entre le début
des perfusions : 8 heures, durée de la perfusion : 4 heures.
La durée du traitement avec la quinine est de sept (7) jours.
NB : Prendre les comprimés de quinine avec de l’eau sucrée pour prévenir
l’hypoglycémie.
Paludisme grave
On administrera sans tarder par voie parentérale des antipaludiques aux femmes
enceintes souffrant d’un paludisme grave, quel que soit le stade de la grossesse
et sans réduire la dose. Le taux de mortalité dû au paludisme grave pendant la
grossesse est de 50 % environ, chiffre plus élevé que chez les femmes non
gravides. L’artesunate constitue le traitement de choix. En cas d’indisponibilité
de ce médicament, l’artemether est préférable à la quinine en fin de grossesse
car la quinine est associée à un risque d’hypoglycemie de 50 %. Passer à la voie
orale dès que le malade peut avaler (Quinine comprimé pour les femmes
enceintes au premier trimestre de la grossesse et CTA à partir du deuxième
trimestre de la grossesse) [44].
5. Coma metabolique
6.1. Définition :
Les différents types de comas chez le diabétique Sont par ordre de fréquence :
a. Le coma céto acidosique
b. Le coma hypoglycémique
c. Le coma hyper osmolaire
d. Le coma par acidose lactique
L’évolution est en général fonction de la rapidité de la mise en route du
traitement correcteur et de l’état antérieur du malade :
Soit la récupération
Soit la persistance de séquelles reçues
Soit l’évolution fatale
Examen clinique :
Priorités :
- Apprécier l’état de conscience (Glasgow).
- Signes de déshydratation et existence d’éventuels signes de choc.
- Dyspnée de Kausmaul, odeur cétonique de l’haleine.
- Fièvre : chercher infection déclenchante.
- Glycémie capillaire > 2.5g/l.
- Acétonurie +++ et glycosurie positive aux bandelettes urinaires.
Para-clinique :
- Facteurs déclenchants : Bilans infectieux (NFS, CRP, ECBU,
hémocultures).
Si glycémie <2.5g/l : utiliser Sérum glucosé 30% ou 10% => ne jamais arrêter
l’insuline.
Surveillance :
Clinique :
-Signes de choc : TA, FC, diurèse, signes de déshydratation.
-Surveillance glycémie capillaire et BU (cétonurie) horaire en cas d’utilisation
de PSE et chaque 30 minutes si pas d’utilisation de PSE.
Para-clinique :
- Ionogramme (Kaliémie) /4h
- ECG : signes électriques d’hypokaliémie /4h
Modalité de resucrage :
-Patient conscient : sucre par voie orale 15g, à répéter.
-Patient inconscient : Sérum Glucosé 30% : 40ml en IVL puis relais par le
Sérum Glucosé 10% dès le réveil.
Surveillance :
-Glycémie capillaire chaque 20 min jusqu’à atteindre l’objectif glycémique :
>1.5g/l puis prendre une glycémie horaire.
-Si patient sous sulfamides hypoglycémiants : l’hospitalisation est indiquée
pendant 24- 48h jusqu’à l’élimination complète [46, 47, 48, 49].
c- Hyperosmolarité et coma :
Sujet âgé : >50 ans
→Grave :mortalité 50% – 30
→Physiopathologie* :Déficit moindre en insuline ,hyperosmolarité 350 :
mosm/kg avec Na >150meq/l: (Na +k) 2+G+ azotémie.
→Circonstances de découverte et déclanchantes : diabète T2 méconnu 1 fois sur
2 ; causes de déshydratation ; affections intercurrentes ; corticothérapie, ADO
non surveillés.
→Clinique : Insidieux ,progressif, asthénie, signes de déshydratation
Polypnée
6. Infections bronchopulmonaires
6.1. Bronchopneumopathie ou pneumonie
Le diagnostic positif est le plus souvent facile. La clinique associe des signes
généraux (fièvre, malaise, frissons, myalgies) et des signes spécifiques (dyspnée,
douleur thoracique, toux, expectoration). En cas de pneumonie, il existe des
signes en foyer à l’auscultation. Certaines présentations sont cependant
trompeuses, en particulier chez le sujet agé, ou les signes respiratoires sont
souvent peu marqués et à l’inverse les troubles neuropsychiques souvent au
premier plan (Figure 1).
L'association d'une dyspnée, d'une toux et d'une fièvre n'a été observée que dans 31 % des
cas. (D'après Riquelme et al. Am J Respir Crit Care 1997 ; 156 : 1908-14).
(Source : [Link] )
La radiographie de thorax permet de confirmer la suspicion clinique et de
différencier une pneumonie – il existe des opacités alvéolaires – d’une bronchite
aigue – la radio est normale
- ou d’une poussée de suppuration bronchique compliquant une
bronchopathie chronique
- la radiographie montre simplement les signes en rapport avec la
pathologie respiratoire préexistante.
L’hospitalisation :
La gravité d’une infection bronchopulmonaire est essentiellement liée à l’age du
malade, à l’existence de comorbidités, à la severité du tableau clinique,
radiologique et biologique, et à l’absence d’amélioration malgré les premières
mesures thérapeutiques. Principaux facteurs de gravité des pneumonies
communautaires :
Age > 65 ans
Comorbidite :
• maladie pulmonaire (BPCO, DDB, mucoviscidose)
• diabète
• insuffisance rénale chronique
• insuffisance cardiaque
• insuffisance hépatique chronique
• insuffisance cérébrovasculaire
• intoxication éthylique, malnutrition
• deficit de l’immunité (cancer, lymphome, leucémie, VIH, splénectomie)
• hospitalisation dans l’année précedant la pneumonie
• mauvaises conditions sociales
Signes cliniques :
• fréquence respiratoire > 30/min
• préssion artérielle systolique < 90 mmHg ou diastolique < 60 mmHg
• fréquence cardiaque ≥125/min
• T° < 35 °C ou ≥40 °C
• altération de l’état de conscience ou confusion
• localisations septiques extrapulmonaires
Signes biologiques :
• PaO2 < 60 mmHg ou PaCO2 > 50 mmHg en air ambiant
• leucopenie < 4 000 GB/mL ou hyperleucocytose > 30 000 GB/mL ou
neutropenie <
1 000/mL
• altération de la fonction rénale (urée > 7 mmol/L ou créatinémie > 1,2 mg/dL)
• hématocrite < 30 % ou hémoglobinémie < 9 g/L
• pH artériel < 7,35
Signes radiologiques :
• atteinte bilatérale ou plurilobaire ou extension rapide
• épanchement pleural
Nécessite de recourir à une ventilation mecanique
Syndrome septique sevère ou defaillance d’organe
Pneumopathie d’inhalation ou sur obstacle bronchique
6.3. Traitement
En cas de pneumonie sévère, il est recommandé d’utiliser des posologies élevées
par voie intraveineuse : amoxicilline et céfotaxime, 2 g toutes les 8 heures,
ceftriaxone, 2 g toutes les 24 heures. Ces posologies couvrent la possibilité
d’une infection due à un pneumocoque de sensibilité diminuée à l’amoxicilline.
La place des nouvelles fluoroquinolones a activité antipneumococcique comme
la levofloxacine reste à definir pour eviter de compromettre rapidement leurs
remarquables potentialités.
1. Cadre de l'étude
Notre étude a été réalisée au service d’accueil des urgences (SAU) du Centre
Hospitalier Universitaire (CHU) du Point G.
de santé. Le service reçoit tous les patients admis pour urgence à l’exception des
urgences gynéco-obstétricales et psychiatriques.
Les horaires de travail sont repartis comme suit : les permanences de 08 h00
à 14 h00 et les gardes de 14 h00 à 08 h00 pour les jours ouvrables puis de 08h00
à 08h00 pour les week-ends et les jours fériés.
3. Population d'étude
L’ensemble des patients admis au SAU quel que soit l’âge, le sexe et le motif
d’admission.
Critères d’inclusion
Tous les patients admis pour une urgence médicale quel que soit le motif
d’admission, le sexe et l’âge pendant la période d’étude.
Critères de non inclusion
Tous les patients admis pour urgences chirurgicales.
4. Echantillonnage
Un échantillonnage était exhaustif de l'ensemble des patients admis pour une
urgence médicale.
affectée d'une note allant de zéro à quatre selon qu'elle s'écartait plus ou moins
des valeurs considérées comme normales. L'IGSA était constitué de la somme
de ces notes : plus il sera élevé, plus l'état du patient sera considéré comme
grave.
V. RESULTATS
1. Fréquence
Au total pendant la période d’étude, 993 patients étaient admis pour une urgence
médicale sur 1032 patients soit une fréquence de 96.2% et les autres étaient des
urgences chirugicales.
Figure 3 : Répartition des patients selon le sexe par rapport aux modalités de prise en charge
Le sexe masculin prédominait en observation qu’en hospitalisation respectivement 51,3 et
50,7% avec un sexe ratio de 1,03 dans l’ensemble des cas.
100%
90% 24,4
26,2
80%
70%
20,2
60%
50% 46,2
40%
30%
53,6
20%
29,4
10%
0%
Observation Hospitalisé
15 - 44 45 – 64 65 – 98
Figure 4 : Répartition des patients selon la tranche d’âge par rapport aux modalités de prise
en charge
Dans notre étude, les malades observés étaient plus nombreux de 53,6% entre 15 à 44 ans par
contre 46,2% de 45 à 64 ans prédominaient pour des malades hospitalisés.
100% 0,8
90%
36,8 29,9
80%
70%
60%
50%
40%
63,2 69,3
30%
20%
10%
0%
Observé Hospitalisé
Bamako et environ Région Hors du Mali
Figure 5 : Répartition des patients selon la résidence par rapport aux modalités de prise en
charge
Le nombre de malade observé et hospitalisé résidant à Bamako et environ était supérieur à
63,2 et 69,3% dans les deux cas.
10%
0%
Observé Hospitalisé
Ménagère Cultivateur/Eleveur/Pécheur
Ouvrier Commerçant
Fonctionnaire Etudiant/Elève
Figure 6 : Répartition des patients selon la profession par rapport aux modalités de prise en
charge
Les ménagères étaient plus nombreuses dans les deux cas avec 40,2 et 44,1% pour les
observations et hospitalisation.
3. Mode de référence
Tableau I : Répartition des patients selon la référence et le moyen de transport par rapport aux modalités de prise en charge
Il avait plus de malade référé dans 55,7% des cas. Le taxi était plus utilisé comme de moyen de transport des malades à 53,9% des cas.
Tableau II : Répartition selon le grade de personnel de santé accompagnant le malade par rapport aux modalités de prise en charge
La plupart de nos malades n’était pas accompagnée par un personnel de santé avec 74,3% et les infirmiers d’état accompagnaient plus avec
15,9%.
49
Prise en charge des urgences médicales au service d’accueil des urgences du centre hospitalier universitaire du Point G
La plupart des malades avait reçu un traitement médical avant son admission au service avec 89,5% et 51% avaient un ATCD médical.
Tableau IV : Répartition des patients selon les antécédents médicaux par rapport aux modalités de prise en charge
Autre* : VIH, insuffisance rénale, affection bronchopulmonaire, accident vasculaire cérébrale, ulcère gastroduodénale
L’HTA avait seule 30,6% des cas d’ATCD médical.
50
Prise en charge des urgences médicales au service d’accueil des urgences du centre hospitalier universitaire du Point G
Tableau V : Répartition des patients selon les habitudes alimentaires par rapport aux modalités de prise en charge
Habitudes alimentaires
Modalité de prise
en charge Thé Tabac Alcool Cola Café Toxicomanie Tabac + Cola Aucun
Observé 121 (46,4) 27 (10,3) 63(24,1) 12 (4,6) 0(0,0) 1(0,4) 16(6,1) 21(8)
Hospitalisé 477 (65,2) 67 (9,2) 19(2,6) 30 (4,1) 8(1,1) 0(0,0) 6(0,8) 125(17,1)
Total 598 (60,2) 94 (9,2) 82(8,3) 42(4,2) 8(0,8) 1(0,1) 22(2,2) 146(14,7)
5. Caractéristiques cliniques
Tableau VI : Répartition des patients selon la CCMU par rapport aux modalités de prise en charge
Le plus grand nombre des malades avait une CCMU (4 et 5) à 86,4% des cas à l’admission.
51
Prise en charge des urgences médicales au service d’accueil des urgences du centre hospitalier universitaire du Point G
Tableau VII : Répartition des patients selon le motif de recours au SAU par rapport aux modalités de prise en charge
Modalité de Motif de recours au SAU
prise en Detrèsse Autres motifs
charge Convulsions Hyperthermie Agitation Coma Diarrhée Déshydratation Anémie
respiratoire d’admission
Observé 29(11,1) 4(1,5) 28(10,7) 19(7,3) 2(0,8) 14(5,4) 8(3,1) 8(3,1) 149(57,1)
Hospitalisé 17(2,3) 42(5,7) 117(16) 28(3,8) 278(38) 17(2,3) 12(1,8) 8(1,1) 213(29,1)
Total 46(4,6) 46(4,6) 145(14,6) 47(4,7) 280(28,2) 31(3,1) 20(2) 16(1,6) 362(36,4)
Autre* : hémiplégie, aphasie, altération de l’état général, vertige, vomissements, hématémèse, AVC, insuffisance rénale, insuffisance cardiaque,
hyperglycémie, chute sa hauteur, impotence des membres inférieurs, œdèmes des membres inférieurs, douleur thoracique, douleur abdominale,
toux chronique, anasarque, perte de connaissance.
Le coma était le motif de recours au SAU la plus demandée avec 28,2% des cas.
Tableau VIII : Répartition des patients selon l’examen clinique par rapport aux modalités de prise en charge
Examen clinique
Modalité de Paleur Plis de Deficit
prise en charge Dermato- Hépatoméga- Splénomé-
cutanéomu- Ictère déshydrata- Oedèmes Agitation neurologi- Convulsion
ses lie galie
queuse tion que
Observé 90(34,5) 4(1,5) 30(11,5) 22(8,4) 8(3,1) 34(13) 0(0,0) 28(10,7) 142(54,4) 14(5,4)
Hospitalisé 141(19,3) 47(6,4) 151(20,6) 69(9,4) 47(6,4) 80(10,9) 11(1,5) 86(11,7) 211(28,8) 44(6)
Total 231(23,3) 51(5,1) 181(18,2) 91(9,2) 55(5,5) 114(11,5) 11(1,1) 114(11,5) 353(35,5) 58(5,8)
52
Prise en charge des urgences médicales au service d’accueil des urgences du centre hospitalier universitaire du Point G
6. Examens complémentaires :
Tableau IX : Répartition des patients selon les examens complémentaires biologiques par rapport aux modalités de prise en charge
Modalité de prise
en charge Groupe Ionogramme
NFS Goutte épaisse Glycémie Créatinine
rhésus sanguin
Observé 73(21,2) 92(35,2) 22 (51,2) 141(26,6) 121(29,9) 62(19,1)
Hospitalisé 272(78,8) 297(40,6) 21(48,8) 389(73,4) 284(70,1) 263(80,9)
Total 345(34,7) 389(39,2) 43(4,3) 530(53,4) 405(40,8) 325(32,7)
Tableau X : Répartition des patients selon les examens complémentaires imagériques par rapport aux modalités de prise en charge
53
Prise en charge des urgences médicales au service d’accueil des urgences du centre hospitalier universitaire du Point G
7. Diagnostics retenus
Tableau XI : Répartition des patients selon le diagnostic rétenu par rapport aux modalités de prise en charge
Diagnostics rétenus
Modalité de Deshydratation Opportu- Insuffi-
prise en charge Affections Coma Paludisme Insuffissance
AVC sévère/tumeurs nistes sance Autres
bronchopulmonaires métabolique grave cardiaque
malignes VIH/SIDA rénale
Observé 118(45,2) 12(4,6) 24(9,2) 14(5,4) 56(21,5) 5(1,9) 12(4,6) 16(6,1) 4(1,6)
Hospitalisé 290(39,6) 88(12) 54(7,4) 60(8,2) 53(7,2) 60(8,2) 45(6,1) 40(5,5) 42(5,6)
Total 408(41,1) 100(10,1) 78(7,9) 74(7,5) 109(11) 65(6,5) 57(5,7) 56(5,6) 48(4,8)
Autres* : colique néphrétique (hospitalisé :0,1%), crise drépanocytaire (hospitalisé : 0,2%), embolie pulmonaire (hospitalisé : 0,4%), encéphalopathie
hépatique (hospitalisé : 0,2%) envenimation par morsure de serpent (observé : 0,2%), épanchement péricardique (hospitalisé : 1,5%), épilepsie (hospitalisé :
0,1%), méningoencéphalite (hospitalisé : 0,2%), pleurésie (hospitalisé : 0,2%), sepsis à point de départ cutané (observé : 0,2 et hospitalisé :1,1%).
Au cours de notre étude, nous avons enregistré 41,1% des cas d’AVC.
8. Traitement médical
Tableau XII : Répartition des patients selon les actes thérapeutiques par rapport aux modalités de prise en charge
Modalité de
prise en charge Sondage Transfusion Nébulisa- Sondage Ponction
Réhydrata-tion Oxygénation
urinaire sanguine tion gastrique d’ascite
Observé 173(66,3) 191(73,2) 63(24,1) 30(11,5) 0(0) 0(0) 2(0,8)
Hospitalisé 533(72,8) 483(66) 58(7,9) 72(9,8) 12(1,6) 11(1,5) 0(0)
Total 706(71,1) 674(67,9) 121(12,2) 102(10,3) 12(1,2) 11(1,1) 2(0,2)
Les actes thérapeutiques les plus utilisés étaient la réhydratation à 71,1% des cas.
54
Prise en charge des urgences médicales au service d’accueil des urgences du centre hospitalier universitaire du Point G
Tableau XIII : Répartition des patients selon le traitement administré par rapport aux modalités de prise en charge
Traitement administré
Modalité de Serum
prise en Antibioti- Antihyper- Antiacide glucosé
charge Antalgiques Antipaludéens Corticoides Héparines Diuretiques Insulines
ques tenseurs gastrique 10 ou
30%
Observé 164(62,8) 165(63,2) 117(44,8) 100(38,3) 38(14,6) 17(6,5) 20(7,7) 15(5,7) 17(6,5) 48(1,5)
Hospitalisé 600(82,1) 538(73,5) 388(53) 224(30,6) 170(23,2) 127(17,3) 74(10,2) 31(4,2) 22(3) 0(0)
Total 764(77) 703(70,8) 505(50,9) 324(32,6) 208(20,9) 144(14,5) 94(9,5) 46(4,6) 39(3,9) 4(0,4)
9. L’évolution du malade
Tableau XIV : Répartition des patients selon l’évolution du malade par rapport aux modalités de prise en charge
La plupart des malades ont bénéficié de transfert dans les services spécialisés à 65,3% des cas.
55
Prise en charge des urgences médicales au service d’accueil des urgences du centre hospitalier universitaire du Point G
Tableau XV : Répartition des patients selon le service de transfert par rapport aux modalités de prise en charge
Service de transfert
Modalité de
prise en charge Médecine Maladies
Neurologie Peumologie Néphrologie Cardiologie Hématologie
interne infectieuses
Observé 98(50,8) 9(4,7) 10(5,2) 39(20,2) 9(4,7) 16(8,3) 12(6,2)
Hospitalisé 212(46,7) 38(8,1) 73(16,1) 40(8,8) 37(8,1) 42(9,3) 13(2,9)
Total 310(31,2) 47(4,7) 83(8,4) 79(8) 46(4,6) 58(5,9) 25(2,5)
Le service de neurologie a reçu le plus grand nombre de transfert 31,2% des cas.
Tableau XVI : Le rapport des patients selon le sexe, la tranche d’âge et le décès
56
Prise en charge des urgences médicales au service d’accueil des urgences du centre hospitalier universitaire du Point G
CCMU
Décès
CCMU : (4 ;5) CCMU : (1 ;2 ;3)
Oui 104(83,9) 20(16,1)
Non 754(86,8) 115(13,2)
Total 858(86,4) 135(13,6)
Khi²=0,774; ddl=1; p=0,379
La plupart des décès avait une CCMU (4 et 5) à 83,9% des cas à l’admission.
Tableau XVIII : Le rapport des patients selon le motif de recours au SAU et le décès
Il y avait un lien statistiquement significatif entre le décès et le motif de recours au SAU (p=0,001).
La mortalité était plus élévée chez les malades comateux à l’admission 29,8% des cas.
57
Prise en charge des urgences médicales au service d’accueil des urgences du centre hospitalier universitaire du Point G
58
Prise en charge des urgences médicales au service d’accueil des urgences du centre hospitalier universitaire du Point G
Tableau XXI : Le rapport des patients selon les modalités de prise en charge le décès
Modalité de prise en charge
Décès
Observation Hospitalisation
Oui 31(25) 93(75)
Non 230(26,5) 639(73,5)
Total 261(26,3) 732(73,7)
Khi²=0,121; ddl=1; p=0,728
75% des décès étaient des malades hospitalisés.
Tableau XXII : Le rapport des patients selon le motif de recours au SAU et le transfert
Motif de recours au SAU
Transfert Detrèsse Autres motifs
Convulsions Hyperthermie Agitation Coma Diarrhée Déshydratation Anémie
respiratoire d’admission
Neurologie 14(4,5) 3(1) 10(3,2) (0) 117(37,7) 0(0) 7(2,3) 1(0,3) 158(51)
Cardiologie 0(0) 0(0) 28(48,3) 0(0) 13(22,4) 0(0) 0(0) 0(0) 17(29,3)
Pneumologie 0(0) 0(0) 41(49,4) 1(1,2) 21(25,3) 5(6) 0(0) 1(1,2) 14(16,9)
Néphrologie 0(0) 0(0) 1(2,2) 15(32,6) 10(21,7) 4(8,7) 0(0) 7(15,2) 9(19,6)
Médecine interne 0(0) 17(36,2) 11(23,4) 0(0) 4(8,5) 0(0) 1(2,1) 0(0) 14(29,8)
Hématologie 0(0) 0(0) 0(0) 0(0) 6(24) 0(0) 0(0) 0(0) 19(76)
Maladies infectieuses 15(19) 0(0) 13(16,5) 9(11,4) 11(13,9) 5(6,3) 6(7,6) 0(0) 20(25,3)
Total 29(2,9) 20(2) 104(10,5) 25(2,5) 182(18,3) 14(1,4) 14(1,4) 9(0,9) 251(25,3)
Autre* : hémiplégie, aphasie, altération de l’état général, vertige, vomissements, hématémèse, AVC, insuffisance rénale, insuffisance cardiaque,
hyperglycémie, chute sa hauteur, impotence des membres inférieurs, œdèmes des membres inférieurs, douleur thoracique, douleur abdominale,
toux chronique, anasarque, perte de connaissance.
A l’admission, les malades qui étaient dans le coma sont 18,3% des cas ont bénéficié de transfert dans un service spécialisé.
59
Prise en charge des urgences médicales au service d’accueil des urgences du centre hospitalier universitaire du Point G
CCMU
Transfert
CCMU :(4 ;5) CCMU : (1 ;2 ;3)
Neurologie 285(91,9) 25(8,1)
Cardiologie 51(87,9) 7(12,1)
Pneumologie 83(100) 0(0)
Néphrologie 43(93,5) 3(6,5)
Médecine interne 30(63,9) 17(36,1)
Hématologie 23(92) 2(8)
Maladies infectieuses 64(81) 15(19)
Total 579(58,3) 69(6,9)
Les malades qui ont été transféré dans les services spécialisés avaient une CCMU (4 et 5) à 58,3% à l’admission.
60
Prise en charge des urgences médicales au service d’accueil des urgences du centre hospitalier universitaire du Point G
Tableau XXIV : Le rapport des patients selon les affections rétenues et le transfert
Diagnostic rétenu
Transfert Affections Deshydratation Opportu- Insuffi-
Coma Paludisme Insuffissance
AVC bronchopulmo- sévère/tumeurs nistes sance Autres
métabolique grave cardiaque
naires malignes VIH/SIDA rénale
Neurologie 308(99,4) 1(0,3) 0(0) (0) 0(0) 0(0) 0(0) 0(0) 1(0,3)
Cardiologie 0(0) 0(0) 0(0) 0(0) 0(0) 0(0) 0(0) 47(81) 11(19)
Pneumologie 0(0) 78(94) 0(0) 0(0) 5(6) 0(0) 0(0) 0(0) 0(5)
Néphrologie 0(0) 0(0) 0(0) 0(0) 0(0) 0(0) 46(100) 0(0) 0(0)
Médecine interne 0(0) 0(0) 33(70,2) 14(29,8) 0(0) 0(0) 0(0) 0(0) 0(0)
Hématologie 0(0) 0(0) 0(0) 24(96) 0(0) 0(0) 0(0) 0(0) 1(4)
Maladies
0(0) 0(0) 0(0) 0(0) 71(89,9) 0(0) 0(0) 0(0) 8(10,1)
infectieuses
Total 308(31) 79(8) 33(3,3) 38(3,8) 76(7,7) 0(0) 46(4,6) 47(4,3) 21(2,1)
Autres* : maladies infectieuses (sepsis à point de départ cutané (4) et méningoencéphalite (4)), cardiologie (épanchement péricardique (7) et
embolie pulmonaire (4), neurologie (épilepsie (1)), hématologie (crise drépanocytaire) (1).
L’AVC était la pathologie dominante mais aussi la plus transférée dans les services spécialisés à 31% des cas.
61
Prise en charge des urgences médicales au service d’accueil des urgences du centre hospitalier
universitaire du Point G
[Link] ET DISCUSSION
2. Données sociodémographiques :
Fréquence :
Au cours de notre étude, nous avons enregistré 993 malades pour urgence
médicale sur 1032 patients admis soit une fréquence de 96,2% sur une période
de trois mois de juin en août 2018.
Le sexe:
Pendant la période d’étude, nous avons noté la predominance du sexe masculin
(soit 50.9% des cas) avec un sexe ratio de 1.03. Ce chiffre est conforme à
l’étude réalisée par Sissoko M [55] où les hommes représentaient 60,9% et
YAPI GOH [56] au CHU de Cocody qui avait trouvé 49,8% pour les hommes
et les femmes 47,5%. Cette predominance pourait s’expliquer par le fait que les
femmes présentaient beaucoup d’affections gynéco-obstétriques qui nécessitent
leur admission directement aux urgences gynéco-obstétrique.
L’age:
La tranche d’age de 45 à 64 ans comptait le plus grand nombre de malades avec
394 malades (soit 39.7% des cas). Nos résultats sont différents de ceux trouvés
de Sissoko M [55] qui a trouvé 38,1% pour la tranche 21-40 ans, Goita A [57]
90,1% pour la tranche d’age 15-44 ans, YAPI GOH [56] au CHU de cocody
51,54% pour la tranche d’age 20-49 ans.
Cette situation s’explique par le fait que les maladies chroniques surviennent
pendant cette période de tranche d’âge (45 à 64). Elles ne sont pas suivies et
mal traitées donc peuvent se compliquer.
62
Prise en charge des urgences médicales au service d’accueil des urgences du centre hospitalier
universitaire du Point G
63
Prise en charge des urgences médicales au service d’accueil des urgences du centre hospitalier
universitaire du Point G
8. Le diagnostic retenu
Les urgences médicales sont de causes très variées. Ainsi dans notre étude les
pathologies les plus rencontrées étaient :
L’AVC :
C’est la première cause des urgences médicales au service d’accueil des
urgences avec 41,1%.
64
Prise en charge des urgences médicales au service d’accueil des urgences du centre hospitalier
universitaire du Point G
Ces resultats sont très différends de ceux de Sissoko M[55] qui a trouvé 25,1%
des maladies infectieuses et parasitaires suivies des pathologies respiratoires
13,9% et les maladies uro-génitales 5,7% pour DJAKOURE[58] les
maladies infectieuses et parasitoires 46,1% suivies des pathologies
respiratoires 12,5% puis les maladies circulataires 9,8% et celui de YAPI
GOH [56] qui révèle les maladies respiratoires 22,9% des cas, des maladies
infectieuses avec 19,7%, les maladies neurologiques 13,5% et cardio-
vasculaires 11,4%.
La goutte épaisse a été l’examen paraclinique la plus demandée soit 53,4% des
cas suivie de la glycémie, le groupe rhésus, l’hématocrite, la créatinine, la TDM
65
Prise en charge des urgences médicales au service d’accueil des urgences du centre hospitalier
universitaire du Point G
cérébrale ou abdominale, la radiographie de thorax, l’échographie abdomino-
pelvienne respectivement 40,8% ; 39,2% ; 34,7% ; 32,7% ; 29,1% ; 25,9% et
20,8%. Ces résultats sont conformes à celui de Sissoko M [55] où la glycémie,
la créatininémie, la goutte épaisse et la radiographie de thorax ont été
respectivement 60,1% ; 52,7% ; 46,2% et 30,9%. Pendant la période d’étude,
certains de ces examens paracliniques n’étaient pas réalisables au CHU Point G.
Les malades ou leurs accompagnants réalisaient de ces examens dans d’autres
structures sanitaires publiques ou privées.
11.L’évolution générale :
En effet, on note plus de malades transférés vers les services spécialisés 65,3% ;
20,7% sont retournés à leur domicile ; 12,5% de décès ; 0,8% évasion et 0,7%
de décharge. Nos résultats sont proches à ceux de Sissoko M [55] où 55,8% de
transferts vers les unités spécialisées ; 24,4% sont retournés à domicile et 12%
66
Prise en charge des urgences médicales au service d’accueil des urgences du centre hospitalier
universitaire du Point G
de décès. Par contre YAPI GOH [56] signale plus de retournés à domicile
42,2% ; 20,7% de malades hospitalisés et 3,4% de décès.
Les patients observés étaient au nombre de 261 soit 26,3% des cas et
hospitalisés 732 soit 73,7% des cas.
Cependant, nous ignorons le devenir des patients évadés, sortie contre avis
médical, les patients transférés vers d’autres services et retournés à domicile.
Au cours de notre étude nous avons noté un taux de décès très élévé par rapport
aux autres études. Cela s’expliquerait par plusieurs phénomènes :
- Un retard parfois très important qu’accusent certains malades avant de
recourir au service ;
67
Prise en charge des urgences médicales au service d’accueil des urgences du centre hospitalier
universitaire du Point G
[Link]
La majorité de nos patients (65,3%) a été orientée dans les services spécialisés ;
20,7% sont rétournés à leur domicile ; 12,5% de décès. La modalité de prise en
charge au SAU 26,3% ont été observé et 73,7% des patients hospitalisés.
Nous avons noté une insuffisance aussi bien en matériel qu’en personnel qualifié
au SAU, l’absence de salle de déchocage, d’armoirie d’urgence, de kit d’urgence
ont été également observé.
68
Prise en charge des urgences médicales au service d’accueil des urgences du centre hospitalier
universitaire du Point G
VIII. RECOMMANDATIONS
Après une analyse des résultats et à l’examen de la situation, nous formulons les
recommandations suivantes :
69
Prise en charge des urgences médicales au service d’accueil des urgences du centre hospitalier
universitaire du Point G
Suivre régulièrement les régimes, les traitements prescrits par les
médecins et les conseils prodigués.
V. REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES
6. Askénasi R, Lheureux P, Gillet JB. Influence des examens demandés en urgence sur le
temps de passage des patients dans un service d'urgences. Rean Soins Intens Med
Urg 1989 ; 5 : 201-2. ;
7. Askénasi R, Lheureux P, Chojnowski JC, Gillet JB, Avni F. Utilité des examens
radiologiques demandés en urgence. Rean Soins Intens Med Urg 1990 ; 6 : 31-7. ;
14. Béjot Y, les accidents vasculaires cérébraux, Service de neurologie – CHU DIJON
Registre Dijonnais des AVC, EA4184, 2016 ;
70
Prise en charge des urgences médicales au service d’accueil des urgences du centre hospitalier
universitaire du Point G
15. N. Danziger, S. Alamowitch, chapitre 4 : Hémiplégie, chapitre 28.1 : les infarctus
cérébraux, chapitre 28.4 accidents ischémiques transitoires, ECN neurologie 2010. ;
18. David Y. Huang, Albert R. Hinn, 125 – Accident vasculaire cérébral et attaques
ischémiques transitoires, Médecine interne de Netter 2011, Pages 963–970 ;
23. Carr A, Maniott D, Field A et al. Traitment of AIV-1 associated microporidiosis and
cryptosporidiosis with combinaison antriretraviral therapy. Lancet 1998 ; 351 : 256-
260.
71
Prise en charge des urgences médicales au service d’accueil des urgences du centre hospitalier
universitaire du Point G
26. Molina Jm, Chastang C, Goguel J et al. Albendazole for treatment and prophylaxis
of microsporiosis due to Ence pholitozoom intestinalis in patients with AIDS.J Infect
Dis 1998 ;177 : 1373-1377.
29. Pappas, PG, Rex JH, Sobel JD et al. Guidelines for treatment of candidasis. Clin
Infect Dis ; 2004, 38 : 161-189.
30. Saaq MS, Gray bill RJ, Larsen RA et al. practice guidelines for the management of
cryptococcal disease. Clin Infect Dis 2000 ; 30 : 710 -719.
32. Bozzette SA, Lar Larsen R, Chiu J et al. A controlled trial of maintenance therapy
with fluconazole Med 1991 ; 324 : 580-584.
33. Saag MS, cloud GC, Graybill JR et al. Acomparaison of Itraconazol verus
Fluconazole as maintenance therapy for AIDS associated Crystococcal Meningitis.
Clin Infect Dis 1999 ; 28 : 291- 296.
34. Johnson JL, Okwera A, Hom DL et al. Duration of efficacy of traitment of latent
tuberculosis infection in VIH infected adults. ADS 2001 ; 15 : 2137-2147.
35. Dreams GL Edurads SG, Ives NJ et al. Treatment of tuberculosis in VIH- Infected
person in the er of HAART. AIDS 2002 ; 16 : 75-83.
36. Sonnenberg P, Murray J, Glynn JR et al. HIV 1 and recurrence, relapse, and
reinfection of tuberculosis after cure : a cohort study in South African mine workers.
Lancet 2001 ; 358 : 1687-1693.
38. Cohn DL, Fisher E, Peng GT. Aprospective ranomized trial of four three- drug
regimens in the treatement of disseminated. Mycobacterium avium – complex disease
in AIDS patients : excess mortality associated with high dose clarithroycin. Clin Infect
Dis 1999 ; 29 :125-133.
72
Prise en charge des urgences médicales au service d’accueil des urgences du centre hospitalier
universitaire du Point G
39. Stewart JA, Reef SE, Pellott PE et al. Herpes virus infections in persons infected
with HIV. Clin Infect Dis 1995 ;21 :114-120.
40. Studies of ocular complication of AIDS research Group. Parenteral cidofovir for
cytomegalovirus retinitis in patients with AIDS. A randomized controlled trial. Ann
Intern Med 1997 ; 1926 :264-274.
41. The studies of ocular complication of AIDS research Group and the ACTG
Group : the garnciclovir cidofovir cytomegalovirus retimitistrial. Am Iophtalmol
2001 ; 133 : 456-457.
42. Lalerazi J., lindley J, Walmsley S et al. A safety study of oral valganciclavir
mantenace treatement of cytomegalovirus retinitis. J Acquir Immun DEF synd 2002 ;
30 :392-400.
43. Drew WL, Ives, Lalerazi J et al. Oral ganciclovir as maintenace treatement for
cytomegalovirus retinitis in patients with AIDS. Nengl J Med 1999 ; 340 : 1063-1070.
45. Doumbo SN, Koné AK, Thera MA, Doumbo OK. Paludisme, épidémiologie,
physiopathologie, Clinique, diagnostic, traitement et stratégie de controle/élimination.
_ Bamako: _FMOS; année scolaire 2011-2012.
49. I. Damoune, K. Lahlou, H. El Ouahabi, F. Ajdi CHU Hassan II, Fès, Maroc.
Évaluation et prise en charge des troubles hydro-électrolytiques au cours de la
décompensation acido-cétosique P220, Société Francophone du Diabète 2014
73
Prise en charge des urgences médicales au service d’accueil des urgences du centre hospitalier
universitaire du Point G
52. FAVRE N, BURNIER M, KISSLING S. Quand appeler le néphrologue aux
urgences ? Rev Med Suisse 2016 ; 12 : 398-403 ;
54. Sissoko M : evaluation du service d’accueil des urgences et bilan statistique des
urgences médicales à l’hopital du Point G. Thèse de la faculté de médecine de
pharmacie et d’odontostomatologie. Bamako 2001 N= 01-M-88.
56. Goita A : Bilan médical de la première année d’activité du service d’accueil des
urgences (SAU) du CHU Gabriel Touré, thèse de la faculté de médecine de pharmacie
et d’odontostomatologie. Bamako 2010-2011.
74
Prise en charge des urgences médicales au service d’accueil des urgences du centre hospitalier
universitaire du Point G
ANNEXES
ANNEXE I
FICHE D'ENQUETE
N° Fiche : ----- Date : / / / / / /
I. IDENTIFICATION
Age : __ ans Sexe :
Profession : Situation matrimoniale : Résidence :
II. MODE D’ADMISSION :
1- Référé/Evacué : / /
a=Oui b=Non d=Si oui par quelle structure................................
2-Moyen de Transport : / /
a=Ambulance médicalisée b=non médicalisée c=sapeur pompiers d=Transport en commun
e=véhicule personnel
3-Accompagner par un personnel de sante:/ /
a=Oui b=Non c=Si oui quel grade................
4-Motif d’admission : / /
a=convulsions b=hyperthermie c= Détresse respiratoire d=Agitation e=Coma
f=Diarrhée g=Déshydratation h=Anémie i=Autres à
préciser :………………………………………………….
5-Traitement Antérieur / _ /
a=Médical b=Traditionnel c=Automédication d=Aucun
III. ANTECEDENTS :
6-Médicaux : / /
a=HTA b=drépanocytaire c=diabète d=asthme e=autres à préciser :….........
7-Chirurgicaux:/ /
a= Oui b= Non c= Si oui quel type d’intervention…………………………
8-Familiaux : / /
a=oui b=non c= si oui préciser
9-Habitudes alimentaires : / /
a= thé b= alcool c= tabac d= cola e=autres à préciser
75
Prise en charge des urgences médicales au service d’accueil des urgences du centre hospitalier
universitaire du Point G
26-Circulation veineuse collatérale/ / a=oui b=non
27-Douleur abdominale / / a=oui b=non
28-Ascite/ / a=oui b=non
29-Distension abdominale/ / a=oui b=non
30-Météorisme/ / a=oui b=non
31-Syndrome méningé / _ / a=oui b=non
32-Hyperesthésie cutanée / _ / a=oui b=non
33-Convulsion / _ / a=oui b=non
34-Agitations / / a=oui b=non
V. DIAGNOSTICS
…………………………………………………………………………………………………………………………
……………………………………………………………………
VI. EXAMENS PARACLINIQUES :
35-Numérations formules sanguines:/ /
Leucocytes :
Granulocytes :
Monocytes :
Lymphocytes :
Hématies :
Taux d’hémoglobine :
Taux d’hématocrite :
Volume globulaire moyen :
Plaquettes :
36=Groupage rhésus :
37=Ionogramme sanguin complet :
Sodium (Na+) :
Potassium (k+) :
Bicarbonates (HCO3-) :
Chlore (cl-) :
Calcium (Ca2+) :
Magnésium (Mg2+) :
Phosphore (p) :
38=Taux de prothrombine (TP) :
39=I.N. R :
40=Temps de céphaline activée (TCA) :
41=Temps de saignement :
42=Fibrinogène :
43=D-Dimères :
44=Protéine C réactive (CRP) :
45=Vitesse de sédimentation (VS) :
46=Transaminases :
47=Troponine :
48=Urée :
49=Créatinine :
51=Clairance de la créatinine :
52=Ph:
53=PaO2:
54=PCO2:
55=CO2 total:
56=Saturation en oxygène (SaO2) :
57=Lactates :
58=Glycémie :
76
Prise en charge des urgences médicales au service d’accueil des urgences du centre hospitalier
universitaire du Point G
59=Radiographie de thorax :
60=Electrocardiogramme (ECG) :
61=Electroencéphalogramme (EEG) :
62=Echographie cardiaque :
63=Scanner :
64=Echographie abdomino-pelvienne :
65=Bandelettes urinaires (BU) :
66=Goutte épaisse (GE) :
67=Autres :
………………………………………………………………………………………………………………………
PRISE EN CHARGE :
68=Heure de début de la prise en charge : -----------------
69=Mise en observation / / a=oui b=non
70=Hospitalisation / / a=oui b=non
71=Oxygénation / / a=oui b=non
72=Nébulisation / / a=oui b=non
73=Voie veineuse périphérique / / a=oui b= non
74=Remplissage vasculaire/ / a= oui b=non
75=Transfusion / / a=oui b=non
76=Sonde urinaire/ / a= oui b=non
77=Sonde nasogastrique/ / a=oui b=non
78=Ponction d’ascite/ / a=oui b=non
79=Ponction pleurale/ / a=oui b=non
80=Intubation/ / a=oui b=non
81=Antibiothérapies/ / a=oui b=non si oui laquelle=
82=Corticothérapie/ / a=oui b=non
83=Antalgique/ / a=oui b=non si oui lequel=
84=Héparinothérapie / / a=oui b=non
85=Diurétiques/ / a=oui b=non
86=Insulinothérapie / / a=oui b=non
87=Antiacides gastrique / / a=oui b=non si oui lequel=
88=Antihypertenseurs/ / a=oui b=non si oui lequel=
89=Beta bloquants/ / a=oui b=non si oui lequel=
90=Antipaludéens / / a=oui b=non si oui lequel=
91=Evolution / / a=Sortie b=Hospitalisation c=Décès d=Evasion
E= Décharge
101=Durée du séjour heures _________________________________
102=Diagnostic retenu : _________________________________
77
Prise en charge des urgences médicales au service d’accueil des urgences du centre hospitalier
universitaire du Point G
ANNEXE II
Indice de gravité simplifié ambulatoire (IGSA)
Point Âge Pouls PAS* T° FR /VM** Glasgow
4 ≥ 180 ≥ 190 ≥ 41 ˃ 50
140 – 39 –
3 35 – 49
179 40,9
2 110 - 139 150 - 189
38,5 –
1 25 – 34
39,9
0 ≤ 45 70-109 80-149 36-38,4 12-34 13 – 15
34 –
1 45 - 55 10 – 11 10 – 12
35,9
2 56 – 69 55 - 69 55 - 79 32– 33,9 6–9 7-9
30 –
3 66 - 75 40 - 54 Oui 4–6
31,9
4 ˃75 ˂40 ˂55 ˂ 30 ˂6 3
Total Plus l’igsa augmente plus la mortalité est élevée
78
Prise en charge des urgences médicales au service d’accueil des urgences du centre hospitalier
universitaire du Point G
Annexe III
Comprend 7 classes :
CCMU P : Patient présentant un problème psychologique et/ou psychiatrique
dominant en l’absence de toute pathologie somatique instable
79
Prise en charge des urgences médicales au service d’accueil des urgences du centre hospitalier
universitaire du Point G
ANNEXE IV
Les chapitres de la classification internationale des maladies
La classification internationale des maladies, traumatismes et causes de décès a
été élaborée dans le contexte d'une utilisation mondiale. Depuis 1946,
l'Organisation Mondiale de la Santé a révisé cette classification. La
classification de 1975, désignée par le sigle CIM-9 utilise un code hiérarchique à
quatre chiffres.
l : Maladies infectieuses et parasitaires
II : Tumeurs
III : Maladies endocriniennes, de la nutrition et du métabolisme et troubles
immunitaires
IV : Maladies du sang et des organes hématopoïétiques
V : Troubles mentaux
80
Prise en charge des urgences médicales au service d’accueil des urgences du centre hospitalier
universitaire du Point G
FICHE SIGNALETIQUE
Nom : SIDIBE
Prénom : OUMAR HAROUNA
Titre de la thèse : prise en charge des urgences médicales au service
d’accueil des urgences du centre hospitalier universitaire du point g.
Année : 2018-2019
Ville de soutenance : Bamako
Pays d’origine : Mali
Lieu de dépôt : Bibliothèque de la Faculté de Médecine, de Pharmacie et
d’odontostomatologie
Secteur d’intérêt : santé publique, urgences, réanimation
Résumé :
Nous avons mené une étude prospective, observatiçonnelle et analytique basée
sur trois mois allant du 1er juin au 31 aout 2018 au service d’accueil des urgences
du CHU du Point G.
L’objectif général était d’évaluer la prise en charge des patients admis pour une
urgence selon deux modalités (observation et hospitalisation).
Un échantillon était exhausif de l’ensemble des patients admis pour une urgence
médicale au service d’accueil des urgences du Point G.
81
Prise en charge des urgences médicales au service d’accueil des urgences du centre hospitalier
universitaire du Point G
Serment d’Hippocrate
En présence des Maîtres de cette faculté, de mes chers condisciples, devant
l’effigie d’Hippocrate, je promets et je jure, au nom de l’être suprême, d’être fidèle
aux lois de l’honneur et de la probité dans l’exercice de la médecine.
Admis à l’intérieur des maisons, mes yeux ne verront pas ce qui s’y passe, ma
langue taira les secrets qui me seront confiés et mon état ne servira pas à
corrompre les mœurs ni à favoriser le crime.
Que les hommes m’accordent leur estime si je suis fidèle à mes promesses.
Je le jure !
82