FICHE: INVESTISSEMENTS DIRECTS ETRANGERS
Contexte
Malgré un le repli des IDE au niveau mondial de 13% (1300 milliards) en 2018, l’attractivité
du Maroc eu égard aux IDE a été renforcée en 2018.
Conforter les efforts consentis en matière d’amélioration du climat des affaires, d’édification
des infrastructures modernes renforçant sa connectivité internationale et de l’essor de
plusieurs branches d’activités à fort potentiel.
Définition :
IDE : catégorie d’investissement transnational dans lequel un résident d’une économie détient
le contrôle ou une influence importante sur la gestion d’une entreprise résidente d’une autre
économie.
Outre la participation qui confère contrôle ou influence, l’investissement direct inclut aussi
des investissements associés à cette relation, notamment : Des investissements dans des
entreprises sous contrôle ou influence indirecte, Des investissements dans des entreprises
sœurs, Certaines catégories de dettes, L’investissement à rebours (de l'entreprise investie dans
l'investisseur direct).
Etat des lieux :
- Baisse des flux en 2019 ?
-Flux d’IDE : 3.6 milliard $ en 2018 contre 2.7 Milliard $ en 2017 (+36%), 2.2 Milliard $ en
2016 ;
-Le Maroc 4ème pays d’accueil des IDE en Afrique en 2018 (derrière l’Egypte, l’Afrique du
sud et le Congo) ;
-Taux de croissance annuel moyen de 9,7% (Janvier-Octobre 2014/2018) ;
-Les titres de participation représentent 74,3% du total des flux IDE à fin octobre 2018 au lieu
de 61,8% une année auparavant et 70,6% en 2016.
-Le réinvestissement des bénéfices et les instruments de dettes représentent 25,7% du total des
IDE à fin octobre 2018 contre 38,2% en 2017 et 29,4% en 2016.
-Principaux pays investisseurs en 2018 : Irlande 20% France 17%, EAU 8,2%, Danemark 7%
et Espagne 6% ;
-Principaux secteurs en 2018 : Assurance 20%, Industrie 18,2%, Immobilier 16%, Commerce
10%, Energie et Mines 9% ;
-Classement Doing Business 2020 : 53ème sur 190 et 3ème sur 20 au niveau de la zone MENA.
Dysfonctionnements :
-Points faible au niveau de la facilité de faire des affaires : Règlement de l’insolvabilité,
l’obtention de prêt et la protection des investisseurs minoritaires ;
-Points faibles au niveau de la compétitivité de l’économie : Enseignement ;
-Points faible au niveau de la liberté économique : Liberté du travail, intégrité de l’Etat,
efficacité judiciaire.
Entraves générales à l’attractivité de l’économie : Justice, Marché du travail, Corruption,
Protection des investisseurs, R&D, Qualité de l’enseignement et de la formation
professionnelle.
Création de l’activité au niveau national (emploi, exportations…),
Les IDE, qui doivent être, normalement, un levier de transformation de l’économie marocaine, sont
concentrés en grande partie dans les secteurs à contenu technologique moyen ou faible, et ce faute
de politiques nationales, en particulier industrielles, suffisamment dynamiques.
De même, ces investissements n’ont pas permis l’intégration industrielle locale. De ce fait, peu de
filières domestiques sont créées et l’essentiel des intrants sont importés, ce qui aggrave le déficit de
la balance des transactions courantes du pays.
L’enjeu serait non seulement d’accroître et de faciliter l’entrée des investissements étrangers, mais
aussi de viser des catégories précises d’investissements à contenu technologique important,
susceptibles d’avoir un impact positif sur la productivité de l’économie nationale, notamment à
travers le transfert de technologies sophistiquées et les bonnes pratiques managériales.
Il s’agit aussi de développer des compétences humaines pour que le pays puisse à la fois attirer l’IDE
et exploiter pleinement ces retombées sur la productivité de l’économie nationale à travers
l’assimilation des technologies étrangères.