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Magnétostatique

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Électrostatique et Magnétostatique

Partie 2: Magnétostatique

Khadija El Anouz
[email protected]
[email protected]

Ecole Nationale des Sciences Appliquées d’Al-Hoceima


CP1
2020/2021
Plan

1 Le champ magnétique
Introduction & Historique
Expression du champ magnétique
Propriétés de symétrie du champ magnétique
Calcul du champ magnétique dans quelques cas simples

2 Lois fondamentales de la magnétostatique


Flux du champ magnétique
Circulation du champ magnétique
Le dipôle magnétique

3 Actions et énergie magnétiques


Force magnétique sur une particule chargée
Actions magnétiques sur un circuit fermé
Energie potentielle d’interaction magnétique

4 Induction électromagnétisme
Les lois de l’induction
Induction mutuelle et auto-induction

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Introduction & Historique

• L’es aimants sont connus depuis l’Antiquité, sous le nom de magnétite,


Pierre trouvée à proximité de la ville de Magnésie (Turquie). C’est de cette
pierre que provient le actuel de champ magnétique.
• Coulomb (1785) montre la décroissance en 1/r2 des deux forces.
• En 1820 Oersted plaça un fil conducteur au dessus d’une boussole et y fit
passer un courant. En présence d’un courant l’aiguille de la boussole est
effectivement déviée, pouvant sans ambiguïté un lien entre le courant
électrique et champ magnétique.
• L’étude quantitative des interactions entre aimants et courants fut faite par
les physiciens Biot et Savart (1820).
• Dans ce cours nous traiterons la question suivante:
Comment produire un champ magnétique à partir de courants
permanents??

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Expression du champ magnétique

1-Champ magnétique créé par une charge en mouvement


Le champ magnétique créé en un point M par une particule de charge q située
en un point P et animée d’une vitesse ~v dans un référentiel galiléen est:

~
~B(M) = µ0 q~v ∧ PM ,
4π |PM|~ 3
tel que µ0 = 1/(0 c2 ). L’unité du champ magnétique dans le système
international est Tesla(T). Une autre unité appartenant est le Gauss, tel que
1Gauss = 10−4 Teslaest également utilisée. Le facteur µ0 est la perméabilité du
vide: il décrit la capacité du vide à "laisser passer“ le champ magnétique. Sa
valeur dans le système d’unité international est µ0 = 4π10−7 H.m−1 (H est
appelé Henry).
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2-Champ magnétique créé par un ensemble de charges en mouvement
Considérons N particules de charges qi situés en des points Pi et de vitesse ~vi .
En vertu du principe de superposition, le camp magnétique créé en un point M
est la somme vectorielle des champs créés par chaque particule et vaut
N
~B(M) = µ0
X qi~vi ∧ P~i M
.
4π |P~i M|3
i=1

Si le nombre de particules est très grand dans un volume V donné et qu’on


s’intéresse à des échelles spatiales bien plus grandes que la distance entre ces
particules, il avantageux d’utiliser une description continue via assimiler tout
volume élémentaire dV situé autour d’un point P quelconque de la distribution de
charges en mouvement, à une charge dq animée d’une vitesse moyenne ~v. Le
champ magnétique résultant s’écrit alors

Z ~
dq~v ∧ PM
~B(M) = µ0 ,
4π V ~
|PM| 3

tel que l’intégrale porte sur le volume V total embrassé par ces charges.
L’expression du champ magnétique créé par une distribution volumique de
charges quelconque est donc:
Z Z Z ~ ~
~B(M) = µ0 j(P) ∧ PM
dV,
4π ~
|PM| 3
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3-Champ créé par un circuit électrique (formule de Biot et Savart)
Dans le cas particulier d’un circuit filiforme fermé, parcouru par un courant
permanent I, la formule précédente va nous fournir la loi de Biot et Savart. Dans
ce cas, le volume élémentaire s’écrit dV = dSdl, tel que dS est un élément de
surface transverse situé en P et dl un élément de longueur du fil.

En un point M quelconque de l’espace, le champ magnétique créé pr un circuit


parcouru par un courant permanent I est:
I ~ ∧ PM
~
~B(M) = µ0 I d`
,
4π circuit |PM|
~ 3
~ = dOP
tel que P est un point quelconque le long du circuit et d` ~ (O étant l’origine,
quelconque du système).
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Remarques

• Dans l’utilisation de la formule de Biot et Savart, il faut faire attention au fait que le
champ magnétique créé par un circuit est la somme vectorielle de tous les dB, ~
engendrées par un élément de circuit, tel que:
~ ∧ PM
µ0 I d` ~
d~B(M) = ,
4π |PM|3~

or chaque d~B est défini par un produit vectoriel. Donc il faut faire extrêmement
attention à l’orientation des circuits. Voici quelques règles à suivre:
~ est orienté dans le sens de I.
• Le vecteur d`
• Le champ total produit en un point M est ~B(M) = C d~B(M).
R

~ PM).
• Direction: Le champ produit est orthogonal au plan défini par (d`, ~
~ PM,
• Sens: d`, ~
~ dB(M) forment un trièdre direct.

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Propriétés de symétrie du champ magnétique

Ces propriétés sont fondamentales car elle permettent de simplifier


considérablement le calcul du champ magnétique. Du fait que le champ soit un
effet créé par un courant, il contient des informations sur les causes qui lui ont
donné origine. Cette règle se traduit par la présence de certaines symétries et
invariances si les sources de courant en possèdent également. Ainsi, si l’on
connaît les propriétés de symétries de la densité de courant, on pourra connaître
celles du champ magnétique. Voici les règles de symétries:

• Invariance par translation: si S est invariant dans toute translation parallèle


à un axe Oz, les effets ne dépendent pas de z.
• Symétrie axiale: si S (le système) est invariant dans toute rotation φ autour
d’un axe Oz, alors ses effets exprimés en coordonnées cylindriques (r, φ, z)
ne dépend pas de φ.
• Symétrie cylindrique: si S est invariant par translation le long de l’axe Oz et
rotation autour de ce même axe, alors ses effets exprimés en coordonnées
cylindriques (r, φ, z) ne dépend que de la distance à l’axe r.
• Symétrie sphérique : si S est invariant dans toute rotation autour d’un point
fixe O, alors ses effets exprimés en coordonnées sphériques (r, θ, φ) ne
dépend que de la distance au centre r.

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• Plan de symétrie Π: si S admet un plan de symétrie Π, alors en tout point de
ce plan, alors ~B ⊥ Π.

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• Plan de symétrie Π: si S admet un plan de symétrie Π, alors en tout point de
ce plan, alors ~B ⊥ Π.

0 0
• Plan d’antisymétrie Π : si S admet un plan d’antisymétrie Π , alors en tout
0
point de ce plan, alors ~B ∈ Π .

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Règles d’orientation

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Calcul du champ magnétique dans quelques cas simples

1- Champ créé par un segment de fil rectiligne:


On considère le champ magnétique ~B créé par un segment rectiligne P1 P2
parcouru par un courant d’intensité I en un point M situé à une distance ρ du fil.

A partir de la loi de Biot et Savart on écrit:

µ0 I
Z P2 ~
PM
d~B(M) = d~
`∧ . (1)
4π P1 ~
|PM|3
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Compte tenu de la symétrie, on utilise des coordonnées cylindriques avec
~ = z~uz et on a:
OP
~ = dz~uz , PM
d` ~ = −z~uz + ρ~uρ ,
Avec ces coordonnées on trouve:
~ ∧ PM
d` ~ = dz~uz ∧ (−z~uz ρ~uρ ) = dzρ~uφ . (2)

Il convient dans ce problème de faire un changement de variables vers l’angle


~ MP)
α = (MO, ~ et on peut ainsi écrire

~ = z = ρ tan α, ~ = ρ
|OP| PM ≡ |PM| .
cos α
On trouve dz en prenant la différentielle de z = ρ tan α:
sin2 α ρ
dz = ρd(tan α) = ρ(1 + )dα = dα. (3)
cos2 α cos2 α
Mettant les relations dans les équations (2) et (3) dans (1), on obtient:
µ0 I z2 d`
Z ~ ∧ PM~ µ0 I z2 dzρ
Z
d~B = =
4π z1 PM3 4π z1 PM3
Z α2
µ0 I
= cos αdα~eφ
4πρ α1
µ0 I
= (sin α2 − sin α1 )~eφ . (4)
4πρ
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On peut également exprimer le résultat en fonction de z en utilisant
sin α = z/(z2 + ρ2 )1/2 comme suit:

~B = µ0 I ( z2
− 2
z1
)~eφ . (5)
4πρ (z22 + ρ2 )1/2 (z1 + ρ2 )1/2

2- Champ créé par un fil infini:


Dans l’approximation, tel que le point M est suffisamment près du fil pour utiliser
l’approximation du fil "infini" (z1 >> ρ et z2 >> ρ). En d’autre termes il faut
prendre z1 → −∞, z2 → ∞(α1 → π2 , α2 → π2 ) dans les équations (4) ou (5) ce
qui donne:

~B = µ0 I ~eφ
4πρ

Remarque(notation): ρ = r et θ = φ c’est la même notation en coordonnées


cylindriques (voir partie électrostatique).

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3- Spire circulaire (sur l’axe):
On considère une spire circulaire de centre O et de rayon R, parcourue par un
courant permanent I.

La densité de courant est considérer invariant par rotation autour de l’axe z c-à-d
~j(ρ, φ, z) = j(ρ, z)~eφ . Par conséquent, le champ magnétique est exprimé comme
suit:
~B(ρ, φ, z) = Bρ (ρ, z)~eρ + Bz (ρ, z)~ez .
Sur l’axe z, la composante radiale du champ doit s’annuler à cause de la
symétrie du système et nous n’avons qu’à calculer la composante selon ~ez . En
projetant la loi de Biot et Savart sur l’axe Oz on obtient la composate dBz produit
par un élément d` ~ = dOP~eφ du circuit:
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3 3
~ ~ez = |d~B| sin α = µ0 I dOP sin α = µ0 I dOP sin α = µ0 I dOP sin αdφ ,
dBz = dB.
4π PM2 4π R2 4π R
tel que nous avons utilisé: d` = dOP = Rdφ, PM = R/ sin α. En intégrant les
composantes dBz sur toute le circuit, on obtient:
~ ∧ PM
~ µ0 I sin3 α 2π µ0 I sin3 α
I Z
µ0 I d`
Bz = .~ez = dφ = .
4π spire ~ 3
|PM| 4π R 0 2 R

Quand il faut exprimer l’équation précédente en fonction de la position z, on


utilise le fait que sin α = R/(z2 + R2 )1/2 . Le champ magnétique peut réécrire:
µ0 I 3 µ0 I 1
Bz (z) = sin α =
2R 2R (1 + z22 )3/2
R

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4- Champ d’un solénoïde fini (sur l’axe):
Un solénoïde est constitué d’un enroulement d’un fil conducteur autour d’un
cylindre de longueur l et de rayon R. On suppose que ce fil est suffisamment
mince pour pouvoir modéliser ce solénoïde comme une juxtaposition de N
spires coaxiales, avec n = N/` spires par unité de longueur. Chaque spire est
alors parcourue par un courant permanent I. Comme pour la spire simple vue
plus haut, les propriétés de symétrie du courant montrent que le champ
magnétique du solénoïde, qui est la somme vectorielle du champ créé par
chaque spire est suivant z uniquement.

0 0 0
Autour d’un point P situé en z sur une épaisseur dOP = dz , il y a ndz spires.
Ces spires créent donc un champ en un point M (OM=z) quelconque de l’axe,
0
µ0 nIdz
dBz (z) = sin3 α.
2R
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0 0
L’angle α est reliée à z et z par cotα = z−z
R
. Si on prend la différentielle de cette
expression, on obtient:
0 cos α cos2 α R
dz = −Rd( ) = −R(−1 − )dα = dα.
sin α sin2 α sin2 α
Le champ magnétique total s’écrit donc,
µ0 nI α2
Z
µ0 nI
Bz = sin αdα = (cos α1 − cos α2 ).
2 α1 2

5- Champ d’un solénoïde infini:


Dans la limite du solénoïde infini ` >> R, on a α1 → 0 et α2 → π. Le champ
magnétique devient:

~B = µ0 nI~ez ,

tel que on se rappelle que n = N/` correspond au nombre de spires par unité de
longueur.

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Flux du champ magnétique

Soit S une surface quelconque orienté, le flux du champ magnétique ~B à travers


la surface S est:

Z Z Z Z
φS (~B) = ~ =
~B.dS ~B.~ndS,

tel que ~n est le vecteur unitaire de la normale à dS.

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Forme locale de la conservation du flux magnétique

La loi de Biot et Savart : Z Z Z ~


~B(M) = µ0 J ∧ ~r
3
dV.
4π V r

La densité de courant ~J est uniforme (~J est indépendant de ~r (c-à-d x, y,z) et de t ). Alors:
Z Z Z ~ ~J ∧ ~r
J ∧ ~r
Z Z Z
µ0 µ0
div~B(M) = div( 3
dV) = div( 3 dV).
4π V r 4π V r

L’opérateur "div" s’applique à ~r et non pas à ~J. Or d’après: div(~u ∧ u~0 ) = −~u.rot
~ u~0 + u~0 .rot
~ ~u.
Donc:
~ ~
~ r ) + r rot(
Z Z Z
µ0
div~B(M) = [−~Jrot( 3
~ ~J)]dV.
4π V r r3
~ 1 ) = − ~r =⇒ rot(
On a: grad( ~ ~r3 ) = −rot( ~ 1 ) = 0. Donc
~ grad(
r 3 r r r

div~B = 0.
C’est la forme locale (différentielle) de la conservation du flux de ~B .
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Forme intégrale de la conservation du flux magnétique

On défini le flux de ~B à travers une surface S par :


Z Z Z Z
φS = ~ =
~B.dS ~B.~ndS.

On a d’après le théorème d’Ostrogradsky:


Z Z Z Z Z
φS = ~ =
~B.dS div~BdV = 0 (div~B = 0).
S V
~~
S B.ndS = 0 c’est la forme intégrale de la conservation du flux magnétique. Le flux
RR
sortant du champ magnétique à travers la surface fermée S est nul. On dit que le flux du
champ magnétique est conservatif.

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Circulation du champ autour d’un fil infini

Nous avons vu que la loi de Biot et Savart prédit que le champ ~B créé par un fil
infini en un point M(r, φ, z) s’écrit en coordonnées cylindriques:
~B = µ0 I ~eφ .
2πρ
Considérons maintenant une courbe fermée quelconque C. Un déplacement
~ = dρ~eρ + ρdφ~eφ + dz~ez , La
élémentaire le long de cette courbe s’écrit: d`
~
circulation de B sur la courbe fermée C vaut alors:
I I
~ = µ0 I
~B.dl dφ

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Plusieurs cas de la figure ci dessus peuvent se présenter

• Si C n’enlace pas le fil alors dφ = 0


H

• Si C enlace pas le fil alors dφ = 2π


H

• Si C enlace pas le fil N fois alors dφ = N2


H

La circulation de ~B sur une courbe fermée est donc directement reliée au


courant qui traverse la surface délimitée par cette courbe.

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Résultat: Le théorème d’ampère

Théorème
La circulation de ~B le long d’une courbe C quelconque, orientée et fermée, appelée contour
d’ampère, est égale à µ0 fois la somme algébrique des courants enlacées par le contour
(c-à-d le flux du courant traversent une surface ouverte délimitée par C)
I
~ =µ I
~B.d` 0 enl

Cette théorème fondamentale est l’équivalent du théorème de Gauss pour le champ


électrostatique: elle relie le champ (~B ou ~E) à ses sources (le courant I ou la charge Q)
dans le vide.

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Exemple: le solénoïde infini

On considère un solénoïde infini, comportant n spires par unité de longueur,


chacune parcourue par un courant I permanent. Etant donné la géométrie
cylindrique du solénoïde, on se place en coordonnées cylindriques avec l’axe z
étant l’axe du solénoïde. La densité de courant s’écrit ~j(r, θ, z) = j(r)~eθ puisqu’il y
a invariance par rotation autour de l’axe z et translation le long de ce même axe.
Donc, le champ magnétique s’écrit:
~B(r, θ, z) = Bz (r)~ez ,

il n’y a pas de champ dans la direction ~er à cause du fait que z = cste est un plan
de symétrie pour un solénoïde infini. On choisit trois contours d’Ampère, chacun
en forme de rectangle de longueur arbitraire l et aux arrêts (A,B,C,D):

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• Contour (1):
I Z Z Z Z
~
~B.d` = ~ +
~B.d` ~ +
~B.d` ~ +
~B.d` ~ = 0,
~B.d`
(1) AB BC CD DA
Z ` Z 0
⇒ ~BrAB .dz~ez + ~BrCD .dz~ez = 0,
0 `
⇒ Bz (rAB)` = Bz (rCD)`.

Donc, le champ magnétique est uniforme à l’intérieur du solénoïde (infini)


(c-à-d r < R, Bz (r) = Cst ≡ Bint ).
• Contour (2): on obtient le même résultat, c-à-d un champ uniforme à
l’extérieur. Mais comme ce champ doit être nul à l’infini, on en déduit qu’il
est nul partout (pour r>R, Bz (r) = Bext = 0).
• Contour (3):
I Z Z Z Z
~
~B.d` = ~ +
~B.d` ~ +
~B.d` ~ +
~B.d` ~ = −nlµ0 I,
~B.d`
(3) AB BC CD DA
Z l
⇒ − ~BrCD .dz~ez = −nlµ0 I,
0
⇒ Bz (rCD) = B = µ0 nI.

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En résumé: le champ magnétique est faible à l’extérieur d’un solénoïde et le
champ à l’intérieur (orienté le long de l’axe du solénoïde) est approximativement
uniforme avec:
~Bint = µ0 nI~ez ,

avec n est le nombre de spires par unité de longueur et I est le courant dans
chaque spire.
Potentiel vecteur

• On peut toujours définir un champ vectoriel ~A tel que ~B = rot


~ ~A.
• Après un calcul simple, on trouve par analogie directe avec celle de V en
électrostatique:
Z Z Z ~
~A(M) = µ0 j(p)dV
4π ~
|PM|
• Suivant le meme logique qui nous a permis de passer à la loi de Biot et
Savart, on définit ainsi:
I ~
~A(M) = µ0 I d`
4π circuit |PM|
~

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Trois façon de calculer le champ magnétique

En guise de résumé voici des conseils sur les méthodes à employer pour
calculer le champ magnétique:

• La formule de Biot et Savart: elle n’est pratique que lorsqu’on sait calculer
~ crées par tous les éléments du circuit
l’addition vectorielle des champs dB
(souvent des circuits filiformes).
• Le théorème d’Ampère: il faut etre capable de calculer la circulation du
champ sur un contour choisi. Cela nécessite donc un symétrie relativement
simple des courants.
• Le potentiel vecteur: on calcule le potentiel vecteur ~A par une méthode qui
rassemble à celle du calcul du potentiel scalaire en électrostatique.
Néanmoins, il faut calculer ses trois composantes dans une région donnée
~ ~A afin d’obtenir ~B.
et ensuite pouvoir calculer rot

Dans tous les cas, il faut prendre en compte les propriétés de symétrie de la
densité de courant.

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Le dipôle magnétique

Définition
Soit une spire plane de forme quelconque, de centre d’inertie O, parcourue par un courant
permanent I.

0 0
~
avec: ~r = OM, ~
~r = PM, ~ = ~r − ~r , r̂ = ~r
~ = OP
ρ r
Le champ magnétique créé par une spire de courant (dipôle magnétique m
~ = ISn̂) est
définit par:
~ m ~ .r̂
~B(~r) = − µ0 grad( )
4π r2

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Actions et énergie magnétiques

Force magnétique sur une particule chargée

On a vu que le champ magnétique peut être créé par un circuit électrique, or le courant
circulant dans un circuit est du au déplacement de particules chargées. Nous prendrons
donc le parti ici de poser l’expression de la force magnétique s’exerçant sur une particule
puis de de montrer comment s’exprime cette force sur un circuit. Historiquement, c’est la
force de Laplace qui a été mise en évidence la première, la force de Lorentz n’est venue
que bien plus tard.
La force de Lorentz: La force totale, électrique et magnétique (on dit électromagnétique)
subie par une particule de charge q et de vitesse ~v est l’équation de Lorentz suivant:
~F = q(~E + ~v ∧ ~B).

On appelle cette force la force de Lorentz que l’on peut la mettre sous la forme:
~F = ~Fe + ~Fm ,

tel que: ~Fe = q~E, ~Fm = q~v ∧ ~B sont la composante électrique et la composante
magnétique, respectivement. La composante magnétique de la force de Lorentz et parfois
appelée force magnétique.

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Actions magnétiques sur un circuit fermé

La force de Laplace

Nous avons vu que la force subie par une particule chargée en mouvement dans un
champ magnétique est la force de Lorentz qui s’écrit ~F = q(~E + ~v ∧ ~B). Considérons un
milieu comportant α espèces différentes de particule chargées, chaque espèce ayant une
densité volumique nα et une vitesse ~vα . Ces divers porteurs de charges sont donc
responsables d’une densité locale de courant
X
~j = nα qα~vα .
α

Par ailleurs, chaque particule étant soumise à la forcePde Lorentz, qui définit la force
s’exerçant sur un élément de volume dV comportant α nα~vα particules s’écrit:

d~3 F =
X
nα qα (~E + ~vα ∧ ~B)dV.
α

On voit donc apparaître une force due au champ électrique. Ce pendant, si le volume
élémentaire que l’on considère est suffisamment grand pour que s’y trouve un grand
nombre de particules et si le conducteur est électriquement neutre, on doit avoir
α nα qα = 0, ce qui annule la force électrique. On obtient alors
P

d~3 F = α nα qα (~vα ∧ ~B)dV = ( α nα qα~vα) ∧ ~B)dV, c-à-d:


P P

d~3 F = (~j ∧ ~B)dV.

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Ci-dessus est l’expression générale de la force créée par un champ magnétique
extérieur sur une densité de courant quelconque circulant dans un conducteur
neutre (la force totale est évidemment donnée par l’intégrale sur le volume).

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Energie potentielle d’interaction magnétique

Le théorème de Maxwell
Un circuit électrique parcouru par un courant produit un champ magnétique engendrant
une force de Laplace sur un deuxième circuit, si celui-ci est lui même parcouru par un
courant. Chaque circuit agit sur l’autre, ce qui signifie qu’il y a une énergie d’origine
magnétique mise en jeu lors de cette interaction. D’une façon générale, un circuit parcouru
par un courant permanent placé dans un champ magnétique ambiant possède une
énergie potentielle d’interaction magnétique.

Considérons un élément d` ~ d’un circuit filiforme, orienté dans la direction du courant I. Cet
élément subit une force de Laplace dF ~ . Pour déplacer le circuit d’une quantité dr,~ cette
L
force doit fournir un travail
d2 WL = dF~ .dr
L
~ = I(d`
~ ∧ ~B).dr
~ = I(dr ~ ~B = IdSc n̂.~B ≡ Id2 φc ,
~ ∧ d`).

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tel que dSc n̂ est la surface élémentaire décrite lors du déplacement de l’élément
de circuit. On reconnaît alors l’expression du flux magnétique à travers cette
surface balayé, appelé flux coupé. Pour l’ensemble du circuit, le travail du à un
déplacement élémentaire dr ~ est:
I I
dWL = d 2 WL = Id2 φc = Idφc .
circuit circuit

Théorème de Maxwell:
Le déplacement d’un circuit électrique fermé dans un champ magnétique extérieur
engendre un travail des forces magnétiques égal au produit du courant traversant le
circuit par le flux coupé par celui-ci lors de son déplacement.

Remarque:
Le nom de flux coupé provient de notre représentation du champ magnétique
sous forme de lignes de champ. Lors du déplacement du circuit, celui-ci va en
effet passer à travers ces lignes donc les "couper". La notion de flux coupé est
très importante car elle permet parfois de simplifier considérablement les
calculs.

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Energie potentielle d’interaction magnétique

Considérons un circuit électrique parcouru par un courant I et placé dans un


champ magnétique statique. Le circuit est donc soumis à la force de Laplace:
cela signifie qu’il est susceptible de se déplacer et donc de développer une
vitesse. On pourra calculer cette vitesse en appliquant, par exemple, le théorème
d’énergie cinétique ∆c = WL = I∆φ. Mais d’où vient cette énergie??
Si l’on en croit le principe de conservation de l’énergie, cela signifie que le circuit
possède un réservoir d’énergie potentielle Um , lié à la présence du champ
magnétique extérieur. L’énergie mécanique du circuit étant  = c + Um on
obtient dUm = −dWl . Donc on conclut que l’énergie potentielle magnétique d’un
circuit parcouru par un courant permanent I et placé dans un champ magnétique
extérieur est:
Um = −Iφ + constante.
La valeur de la constante, comme pour toute énergie potentielle d’interaction,
est souvent choisie arbitrairement nulle.

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Expressions générale de la force et du couple magnétiques

L’existence d’une énergie potentielle se traduit par une action possible. Ainsi la
H ~
résultante ~FL = dF L des forces magnétiques exercées sur le circuit est donnée
par
3 3
X ∂Um ~ =−
X
dUm = dxi = −dWL = −~FL .dr Fi dxi ,
∂xi
i=1 i=1

tel que les dxi mesurent les déplacements (translations) dans les trois directions
de l’espace par rapport au centre d’inertie du circuit (là où s’applique la force
magnétique). On obtient ainsi l’expression générale de la force de Laplace
agissant sur un circuit parcouru par un courant permanent, c-à-d,
∂Um
Fi = ,
∂xi
ou bien sous forme vectorielle,
~ m = Igradφ.
~FL = −gradU ~

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Les lois de l’induction

L’approche de Faraday/Loi de Faraday

Jusqu’à maintenant, nous nous somme intéressés essentiellement à la création d’un


champ magnétique à partir d’un courant permanent. Ceci fut motivé par l’experience de
Oersted. A la même époque, le physicien Faraday était préoccupé par la question inverse:
puisque ces deux phénomènes sont liés, comment produire un courant à partir d’un
champ magnétique ? Il fit un certain nombre d’expériences qui échouèrent car il essayait
de produire un courant permanent. En fait, il s’aperçut bien de certains effets troublants,
mais ils étaient toujours transitoires.
• Exemple d’expérience: on enroule sur un même cylindre deux fils électrique. L’un est
relié à une pile et possède un interrupteur, l’autre est seulement relié à un
galvanomètre, permettant ainsi de mesurer tout courant qui serait engendré dans ce
second circuit. Lorsque l’interrupteur était fermé ou ouvert, rien ne se passait. Par
contre, lors de son ouverture ou de sa fermeture, une déviation fugace de l’aiguille du
galvanomètre pouvait être observée.
• Autre expérience: prenons un aiment permanent et plaçons le à proximité d’une
boucle constituée d’un fil conducteur relié à un galvanomètre. Lorsque l’aiment est
immobile, il n’y a pas de courant mesurable dans le fil. Par contre, lorsqu’on déplace
l’aiment, on voit apparaitre un courant dont le signe varie selon qu’on approche ou
qu’on éloigne l’aiment. De plus, ce courant est d’autant plus important que le
déplacement est rapide.

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Ces deux types d’expériences ont amené Faraday à écrire ceci: " Quand le flux
du champ magnétique à travers un circuit fermé change, il apparaît un courant
électrique. "
Dans les deux expériences, si on change la résistance R du circuit, alors le
courant I apparaissant est également modifié, de telle sorte que e = RI reste
constant. Tous les faits expérimentaux mis en évidence par Faraday peuvent
alors se résumer ainsi:

Loi de Faraday

La variation temporelle du flux magnétique à travers un circuit fermé y engendre une force
électromotrice induite

e=− .
dt

L’induction électromagnétique est donc un phénomène qui dépend


intrinsèquement du temps et sort du cadre de la magnétostatique (étude des
phénomènes magnétiques stationnaires). L’importance de l’induction provient
du fait qu’il s’agit d’un phénomène magnétique produisant un effet électrique.

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Reprenons maintenant l’expérience qui consiste à déplacer un circuit fermé avec
une vitesse ~v dans un champ magnétique ~Bs et un champ électrique ~Es
statiques. Que se passe-t-il pendant un instant dt?

La force de Lorentz (due à ce mouvement d’ensemble) agissant sur chaque


particule q du conducteur s’écrit ~F = q(~Es + ~vfil ∧ ~Bs ), fournissant ainsi un force
électromotrice,

~ =−1 ~ ~Bs = − 1
I I I
e= (~Es + ~vfil ∧ ~Bs ).dl (~vfil dt ∧ dl). dSc n̂.~Bs ,
circuit dt circuit dt circuit

tel que dSc n̂ est la surface orientée élémentaire décrite lors du déplacement du
circuit. On reconnait alors l’expression di flux coupé à travers cette surface
élémentaire. On a donc
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1
I
dφc dφ
e=− d 2 φc = − =− .
dt circuit dt dt
L’expression ci dessus de la force électromotrice induite reste valable pour un
circuit déformé et/ou déplacé dans un champ magnétique statique. Le premier
terme décrit la circulation non nulle d’un champ électromoteur, associé à la
variation temporelle du champ magnétique, tandis que le deuxième terme décrit
la présence d’un flux coupé au déplacement du circuit et /ou sa déformation.

La loi de Lenz
Enoncé: l’induction produit des effets qui s’opposent aux causes qui lui ont donné
naissance

Cette loi est, comme la règle du flux maximum, déjà contenue dans les
équations et donc n’apporte rien de plus, hormis une intuition des phénomènes
physiques, En l’occurrence, la "loi de Lenz" n’est que l’expression du signe "-"
contenu dans la loi de Faraday.

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Induction mutuelle et auto-induction

1-Induction mutuelle entre deux circuits fermés


Soient deux circuits fermés, orientés, traversés par les courants I1 et I2

Le premier créé un champ magnétique ~B1 dont on peut calculer le flux φ12 à
travers le deuxième circuits,
Z Z Z Z I ~ ~
~ 2 = ( µ0
~B1 .dS dl1 ∧ PM ~ 2 )I1 ,
φ12 = .dS
4π ~ 3
S2 C1 |PM|

tel que P est un point quelconque du circuit C1 (l’élément de longueur valant


~ 1 = dOP)
dl ~ et M un point quelconque de la surface délimitée par C2 à travers
laquelle le flux est calculé. De meme, on a pour le flux créé par le circuit C2 sur l
circuit C1 :
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Z Z Z Z I ~ 2 ∧ PM
dl ~
φ21 = ~ 1 = ( µ0
~B2 .dS ~ 1 )I2 ,
.dS
4π S1 C2 ~
|PM| 3

tel que P cette fois-ci un point du circuit C2 et M un point de la surface délimitée


par C1 , à travers laquelle le flux est calculé. Les termes entre parenthèses
dépendent de la distance entre les deux circuits et de facteurs uniquement
géométriques liés à la forme de chaque circuit. Comme dans le cas général, ils
sont difficiles voire impossible à calculer, donc il est commode de poser:

φ12 = M12 I1 ,
φ21 = M21 I2 .

Le signe des coefficients dépend de l’orientation respective des circuits et suit la


meme logique que pour le courant induit. D’après les choix pris pour le sens de
la circulation le long de chaque circuit (voir figure), les flux sont négatifs pour
des courants I1 et I2 positifs. Donc les coefficients sont négatifs dans cette cas.
Théorème: le coefficient d’induction mutuelle ou inductance mutuelle (unités:
Henry) M = M12 = M21 . Il met en jeu une énergie potentielle d’interaction
magnétique entre les deux circuits Um = −MI1 I2 + constante

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Il nous faut alors démontrer que les inductances sont les meme pour chaque
circuit. La raison profonde réside dans le fait qu’ils sont en interaction, donc
possèdent chacun la meme énergie potentielle d’interaction. Donc, si on déplace
C2 , il faut fournir un travail

dW2 = I2 dφ12 = I1 I2 dM12 .

Mais ce faisant, on engendre une variation de flux à travers C1 et donc un travail

dW1 = I1 dφ21 = I2 I1 dM21 ,

et puisqu’ils partagent la meme énergie d’interaction (chaque travail correspond


au mouvement relatif de C1 par rapport à C2 ), on a dW1 = dW2 et donc

dM12 = dM21 ⇒ M12 = M21 + constante.

Cette constante d’intégration doit etre nulle puisque, si on éloigne les circuits l’un
de l’autre à l’infini, l’interaction tend vers zéro et donc les inductances s’annulent.

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Auto-induction

Si on considère un circuit isolé, parcouru par un courant I, on s’aperçoit qu’on


peut produire le meme raisonnement que ci-dessus. En effet, le courant I
engendre un champ magnétique dans tout l’espace et i existe donc un flux de ce
champ à travers le circuit lui-meme,
Z Z Z Z I ~ ~
~ = ( µ0
~B.dS dl ∧ PM ~
φ= .dS)I,
S 4π ~ 3
S C |PM|

qu’on peut simplement écrire


φ = LI,
tel que L est le coefficient d’auto-induction ou auto-inductance (ou self), exprimé
en Henry. Il ne dépend que des propriétés géométriques du circuit est
nécessairement positif (alors que le signe de l’inductance mutuelle dépend de
l’orientation d’un circuit par rapport à l’autre).

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