Rapport
Essai triaxial
Travail pratique – 11.05.2023
Mécanique des sols et écoulements souterrains
Prof. Laurent Vulliet
Patrick Dubey – Responsable des travaux pratiques
Andreas Ammann, Alia Boughaleb, Giulio Ceccarelli, Joe Fahd, Fred Fayad
Introduction:
Lors de ce TP, nous avons analysé les données d’un essai triaxial de compression et de
cisaillement. Ces derniers sont utiles pour la déduction de caractéristiques mécaniques de
notre l’échantillon. En effet, il est possible de déterminer les déformations axiales, radiales et
volumiques, les contraintes radiales, axiales (totale et effective), ainsi que d’autres données
tel que la vitesse d'écrasement. Il est utile de connaître ces valeurs notamment pour des
questions de sécurité et de glissement de talus.
Description de l’essai
L'essai triaxial est un type d'essai utilisé pour déterminer les caractéristiques de résistance
et de déformation du sol dans différentes conditions de charge. Il existe trois types différents
d'essai de cisaillement triaxial. L'essai consolidé non drainé, dans lequel l'échantillon de sol
est d'abord consolidé à une contrainte de confinement spécifique avant que le cisaillement
ne commence. L'essai consolidé drainé, dans lequel l'échantillon est d'abord consolidé puis
drainé pendant la charge axiale pour éliminer l'excès de pression interstitielle. Et l'essai non
consolidé non drainé, dans lequel le sol n'est pas consolidé avant l'application du
cisaillement. Les expériences sont menées à l'aide d'une cellule triaxiale.
Tout d'abord, trois échantillons de sol cylindriques sont préparés, avec un rapport
hauteur/diamètre de 2 (diamètre = 38 mm et hauteur = 76 mm). L'échantillon est enveloppé
dans une membrane et placé dans une cellule triaxiale avec une pierre poreuse et du papier
filtre en haut et en bas pour permettre à l'eau de s'écouler. Les extrémités de l'échantillon
testé sont scellées par le top cap et l’embase par des O-rings. La cellule est ensuite remplie
d'eau, ce qui permet d'appliquer une pression de confinement uniforme (σ3) sur l'échantillon.
Trois valeurs différentes de σ3 sont appliquées aux trois échantillons : 100, 200 et 300 [MPa]
pour déterminer la vitesse de cisaillement. Un graphique de consolidation peut être tracé en
lisant le changement de volume ΔV sur le capteur de volume à des intervalles de temps
spécifiques. Ensuite, la vitesse de cisaillement est calculée à l'aide de la formule
Δh r
v= ,
tr
où hr représente 20 % de la hauteur consolidée et tr est le temps à la rupture qui peut être
calculé à l'aide de t100 et de différentes formules en fonction du type d'essai. Dans notre cas,
on a déterminé le t100 graphiquement. Le diagramme de consolidation pour la détermination
du t100 est mis en annexe.
Après consolidation, une charge axiale (σ1) est appliquée à vitesse constante. Les valeurs
mesurées par les capteurs de force et de déplacement sont lues à des intervalles de temps
spécifiques et utilisées pour calculer les quantités requises pour représenter l'état des
contraintes dans le plan de Mohr. En reportant les contraintes effectives et totales sur le
graphique, on peut trouver la cohésion (c & c') et l'angle de frottement (φ & φ') du sol qui
sont respectivement l'ordonnée à l'origine et la pente de la ligne intrinsèque (en conditions
drainées ou non).
Résultat de l’essai
Pour les calculs, nous utilisons Excel pour trouver plusieurs paramètres intéressants comme
la différence de contrainte q, la contrainte sigma 1, la déformation epsilon, les contraintes
effectives epsilon 1’ et epsilon 3’ et aussi p’. On effectue ces calculs pour nos trois cas
différents, sigma 3= 100,200,300 kN/m^2. Les plusieurs graphiques demandés seront
placés dans l’annexe: sigma1-sigma3 f de epsilon, u f de epsilon, q f de p.
Pour trouver les cercles de Mohr et les différents paramètres de rupture, on a besoin pour
chaque cas des contraintes principales totales et effectives lorsque le rapport
Sigma1’/Sigma2’ est maximal, cela se trouve être à 800 min pour nos trois cas. On dessine
ensuite les 3 cercles de Mohr pour les contraintes total et les 3 cercles de Mohr pour les
contraintes effectives, on représente numériquement grâce à geogebra la droite tangente à
chacun de ces 3 cercles et on reporte les valeurs de sa pente et son intercept qui vont être
respectivement les valeurs de l’angle de frottement et de la cohésion en cas total ou effectif.
Les cercles de mohr et les droites tangentes seront placés en annexe. Pour les angles de
frottement et la cohésion on a:
Contrainte total: c=8.43 kN/m^2 Φ =16.12 degré
Contrainte effective: c’=6.61 kN/m^2 et Φ’=27 degre
Avec les données contenant la valeur du capteur de force d'écrasement ainsi que la
pression interstitielle U en fonction du temps pour les trois cas ( 3 = 100, 200, 300 [kN/m²])
nous avons pu calculer la déformation , q , p’ ainsi que la contrainte totale axiale 3 et les
contraintes effectives axiales et radiales 1’ et 3 ’. Tous les résultats sont présentés dans les
tableaux en annexe.
Nous avons ensuite tracé les cercles de Mohr afin de déterminer les contraintes totales c et
c’ ainsi que Φ et Φ‘.
Conclusion:
L’essai de consolidation et l’essai triaxial nous permettent d’obtenir les caractéristiques
principales d'un sol nécessaires pour les ouvrages de génie civil. D’autres essais sont
nécessaires pour connaître toutes les caractéristiques d’un sol cependant les informations
récoltées ici sont d'excellents indicateurs des propriétés mécaniques du sol notamment son
mode de rupture.
Annexe:
Cercles de Mohr
Diagramme de consolidation
Graphes: sigma1-sigma3 f de epsilon, u f de epsilon, q f de p.