Le Cours de Photographie
Le Cours de Photographie
photographie
de René Bouillot 6e édition
• LES FONDAMENTAUX
Optique, objectifs, exposition et prise de vue
• LA PHOTOGRAPHIE ARGENTIQUE
Boîtiers, sensitométrie, développement et tirages
© Dunod, 2016
11 rue Paul Bert 92240 Malakoff
www.dunod.com
ISBN 978-2-10-074939-3
Sommaire III
Sommaire
Avant-propos 1
La lumière
10 Origine et nature de la lumière 13
11 Les ondes lumineuses 13
12 Longueur d’onde et fréquence 13
13 Lumière solaire ou lumière blanche 14
14 Vitesse de propagation de la lumière 14
15 Composition de la lumière blanche 14
16 Radiations invisiblesþ: ultraviolet et infrarouge 15
17 Variations du rayonnement solaire 15
18 Température de couleur de la lumière 16
19 Actions énergétiques des radiations lumineuses 16
20 Mesure des intensités lumineuses 17
21 Propagation de la lumière 18
22 Réflexion de la lumière 18
23 Réfraction de la lumière 18
24 Absorption de la lumière 19
25 Qu’est-ce que la couleurþ? 19
26 Couleurs complémentaires 20
L’appareil photographique
27 Constitution générale des appareils photographiques 21
28 Principaux dispositifs de mise au point (MaP) 22
29 Principaux dispositifs de visée 22
30 Viseur optique 22
IV Cours de photographie
L’optique photographique
40 L’objectif 29
41 Les lentilles 29
42 La lentille convergente et la formation de l’image 30
43 Longueur focale d’une lentille 30
44 Centre optique 30
45 Construction graphique de l’image 30
46 Taille de l’image formée par une lentille convergente 31
47 Les aberrations de la lentille 31
48 De la lentille simple à l’objectif 33
49 Constantes des objectifs 34
50 Longueur focale de l’objectif 34
51 Angle de champ embrassé 35
52 L’ouverture relative 37
53 Pouvoir séparateur 38
54 Les problèmes de la netteté de l’image 38
55 Profondeur de champ (PdC) 38
56 Comment varie la profondeur de champ (PdC) 39
57 L’indicateur de profondeur de champ 42
58 Comment utiliser la profondeur de champ dans un but esthétiqueþ? 42
L’éclairage artificiel
124 La photographie en lumière artificielle 91
125 Caractéristiques d’un système d’éclairage 91
126 La température de couleur (Tc) et sa mesure 91
127 Lampes à incandescence classiques (T) 93
128 Lampes tungstène-halogène (TH) 93
129 Lampes à décharge de type HMI 94
130 Autres lampes à décharge 96
131 Tubes fluorescents 97
132 Matériels d’éclairage pour la prise de vue 98
133 Lampe-éclair à combustion («þmagnésiqueþ») 100
134 Flash électronique 100
135 Principe 101
136 Constitution 101
137 Caractéristiques d’un flash électronique 102
138 Synchronisation 102
139 Flash automatique autonome 103
140 Le mode «þFlash/TTLþ» 104
141 Caractéristiques des flashs indépendants évolués 105
142 Flash de puissance 107
La détermination de l’exposition
151 Définitions 117
152 Facteurs influant sur l’exposition 117
153 L’exposition 122
154 Calcul du temps de pose 122
155 Éclairement du film 122
Sommaire VII
Notions de sensitométrie
188 Définition 145
189 Opacité et densité 145
190 Rappel de la théorie des logarithmes 146
191 Gamme de gris et coin de Goldberg 147
192 Mesure des densités d’un négatif 147
193 Tracé de la courbe caractéristique 148
194 Examen de la courbe caractéristique 148
195 Gamma et facteur de contraste 149
196 Latitude d’exposition 151
197 Courbe caractéristique et sensibilité de l’émulsion 151
VIII Cours de photographie
Les révélateurs
198 Objet du développement 153
199 Mécanisme du développement 153
200 Progression du développement 154
201 Le potentiel d’oxydo-réduction 154
202 Les constituants d’un révélateur 154
203 Accélérateurs 155
204 Conservateur 156
205 Antivoile 156
206 Développateurs 156
207 Hydroquinone (para-diphénol) C6H4 (OH)2-1.4 157
208 Pyrocatéchine (ortho-diphénol) C6H4(OH)2-1.2. 157
209 Paraphénylènediamine C6H4(NH2)2-1.4. 157
210 Diaminophénol OH-C6H3(NH2)2 158
211 Génol (sulfate de monométhylparaaminophénol) OH-C6H4-NH-CH3-1.4. 158
212 Glycin (ou para-oxyphényl-glycine) OH-C6H4-NH-CH2-COOH 158
213 Phénidon (1-phényl-3-pyrazolidone) 158
214 Autres développateurs 159
215 Autres constituants du révélateur 159
216 Influence de la dilution du révélateur 159
217 Choix d’un révélateur 159
218 Processus du développement 160
219 Le temps de développement 160
220 Caractéristiques de l’émulsion et temps de développement 160
221 Révélateur utilisé, formule et conditions d’emploi 161
222 Contraste du sujet et temps de développement 162
223 L’émulsion positive utilisée pour le tirage des épreuves 163
L’agrandissement
300 Tirage par contact et par agrandissement 207
301 Avantages de l’agrandissement 207
302 Principe d’un agrandisseur 207
303 Constitution d’un agrandisseur 208
304 Différents principes d’éclairage 208
305 Lumière semi-dirigée 208
306 Lumière diffuse 209
307 Porte-négatifs 210
308 Objectif 210
309 Colonne de l’agrandisseur et dispositif de déplacement du corps 210
310 Agrandisseur automatique 211
311 Accessoires de l’agrandisseur 211
312 Pratique de l’agrandissement nettoyage et mise en place du négatif 212
313 Réglage de la grandeur de l’image et mise au point 212
314 Choix du papier 213
315 Les essais 213
316 Le maquillage 214
Bibliographie 301
Index 303
Avant-propos
La première édition de cet ouvrage est parue il y numérique fait l’objet de deux autres ouvrages dans
a une trentaine d’années, alors que la photographie la même collection, nous avons volontairement dis-
« argentique » avait déjà les caractéristiques de ce socié dans celui-ci la photographie en couleur du
qu’elle est encore aujourd’hui. Elle fit cependant procédé noir et blanc (N & B). Ce dernier, aban-
l’objet, au cours des ans, de cinq nouvelles éditions, donné depuis des décennies pour la « photo
à chaque fois augmentées et scrupuleusement souvenir », reste le moyen d’expression privilégié
remises à jour. par beaucoup de grands photographes et autres
Mais, en ce début de siècle et de millénaire, la amoureux de l’image. Outre son intérêt esthétique,
photographie connaît une profonde mutation mar- le N & B est aussi le moyen idéal d’acquisition des
quée par le développement rapide de l’imagerie connaissances de base, lesquelles sont communes à
numérique. Bien que cette dernière n’implique nul- tous les procédés.
lement la disparition à court terme du procédé Qu’elle soit analogique ou numérique, en cou-
argentique, elle a pour le moins l’effet d’en arrêter leur ou en noir et blanc, une « grande » photogra-
l’évolution. phie ne s’obtient pas au prix d’échecs successifs ou
Il faut dire qu’après 160 années d’existence, la de pièges à éviter : au contraire, la progression nor-
photographie a atteint un degré de perfection qui male (depuis la prise de vue jusqu’à sa présentation
ne sera jamais dépassé, ce que personne d’ailleurs à un spectateur) doit être une série de réussites
ne conteste. C’était donc pour nous l’occasion uni- continuelles. Du goût pour la composition picturale,
que de proposer au lecteur un ouvrage en quelque voir et « donner à voir », un équipement adéquat
sorte « définitif », c’est-à-dire faisant le point du et rationnellement mis en œuvre, quelques connais-
procédé argentique au moment de son apogée. sances pratiques et techniques : tels sont les princi-
paux facteurs qui permettent à chacun d’entre nous
Ce livre reste ainsi parfaitement actuel, en don-
de s’exprimer par le langage de l’image.
nant des informations complètes sur ce que sont
« l’art et la technique de reproduire la forme des
objets à l’aide de la lumière ». Puisque la photo René Bouillot
2 Cours de photographie
Comment utiliser ce livre ?
L’ouvrage est conçu pour être étudié dans On trouvera aussi dans ce livre la description de
l’ordre progressif des 25 leçons. Il est néanmoins certaines techniques ou manipulations qui sont bien
facile d’accéder à n’importe quel point particulier, sûr obsolètes aujourd’hui (par exemple, l’emploi des
soit en se référant au sommaire donnant l’intitulé filtres en photo noir et blanc, la retouche des négatifs,
de chaque paragraphe, soit en consultant l’index en le virage des épreuves, etc.), mais que, dans le souci
fin de volume. d’être complet, nous ne pouvions ignorer : le lecteur
Si complet soit-il, ce livre ne prétend pas traiter en non intéressé saura bien les « sauter » au passage.
profondeur toutes les facettes du vaste domaine Dans le même esprit, nous avons voulu rendre hom-
photographique : le lecteur ou l’étudiant pourra uti- mage aux photographes du XIXe siècle en terminant
lement se référer à d’autres ouvrages cités dans la l’ouvrage par un chapitre séparé sur les procédés
bibliographie in fine, lesquels développent ces aspects anciens, dont certains sont à nouveau pratiqués avec
particuliers plus complètement que nous ne pou- ferveur par une population toujours plus nombreuse
vions le faire ici. de passionnés et d’artistes.
Leçon 1
1550, le mathématicien italien, Jérôme Cardan, rem- découverte par l’astronome John Herschell décrivant
plaçait le « petit trou » — le sténopé — par un les propriétés de l’hyposulfite de sodium (1819). La
« disque de verre » ; en réalité une lentille conver- photographie était possible dès cette date ; il ne restait
gente. Dès le milieu du XVIe siècle, les chambres qu’à faire la synthèse de ces trois découvertes
noires étaient répandues : elles servaient aux dessi-
essentielles : la chambre noire, la surface sensible, le sta-
nateurs à tracer sans faillir la perspective des objets
aux formes les plus complexes. bilisateur de l’image.
A
5
B' S
L’inventeur
O
A'
V
de la photographie :
B
Joseph Nicéphore Niepce
Principe de la chambre noire.
Les premières images stables obtenues à l’aide
Elle est constituée d’une boîte close, dont la paroi antérieure est
de la chambre noire sont dues à un ancien officier
percée vers son centre d’un petit trou — ou sténopé — et dont le
de la Révolution, Joseph Nicéphore Niepce
fond est fermé par un verre dépoli. Sur le verre dépoli V,
l’observateur S voit l’image inversée A’B’ du sujet AB. Les rayons
(1765-1833). Dans ses domaines de Saint-Loup-
lumineux AA’ et BB’ se propagent en ligne droite en passant par le de-Varenne ou de Chalon-sur-Saône, il se livrait
sténopé O. seul ou avec son frère Claude à l’exploitation agri-
cole, mais également à de nombreuses expériences
scientifiques appliquées (moteur à explosion, pro-
duction de colorants d’origine végétale, extraction
du sucre de betterave, etc.). Niepce commença des
recherches sur « l’héliographie » et obtint, en 1816,
de véritables photographies au chlorure d’argent
qu’il stabilisait à l’acide nitrique. Mais, comme il
l’indique dans une abondante correspondance qui a
été conservée, il fut très déçu d’obtenir des négatifs.
Le 5 mai 1816, il écrit à Claude Niepce : « Ce que
tu avais prévu est arrivé ; le fond du tableau est noir
La chambre noire (gravure du XVIIe siècle). et les objets sont blancs, c’est-à-dire plus clairs que
le fond… » Il abandonna donc les sels d’argent et
quelques années plus tard, il adopta une autre sur-
face sensible, le bitume de Judée, étendu sur une
4 plaque de verre. Ce produit, normalement soluble
dans l’essence de lavande, devient insoluble là où il
Découverte de la photographie a été fortement impressionné par la lumière. En
1822, il obtint plusieurs photographies dont « la
En 1802, le physicien anglais Humphry Davy, col- table servie » (document disparu en 1892), et en
laborant avec Thomas Wedgwood, publie un 1824 une « vue de la fenêtre de Chalon ».
mémoire décrivant « une méthode pour copier les
tableaux sur verre et pour faire des profils par
l’action de la lumière sur le nitrate d’argent » ; la 6
description ne laisse aucun doute : on obtenait des
images « par contact », mais qui disparaissaient L’association avec Daguerre
lorsqu’on voulait les examiner à une lumière un peu
vive. Wedgwood tenta d’impressionner sa surface En 1826, âgé de 61 ans, à peu près ruiné,
sensible dans une chambre noire ; mais la lumière Niepce fut mis en présence de Louis J. Mandé
qui traversait la lentille était insuffisante pour Daguerre, peintre décorateur, propriétaire et
impressionner l’image : il ne réussit pas. exploitant à Paris du Diorama (un « théâtre de
Quant à la stabilisation de l’image argentique — ce panoramas »). En 1829, Niepce s’associe avec lui. À
qu’on appelle le fixage —, elle était implicitement partir de 1831, Daguerre entreprit des recherches
1. Les origines et les bases de la photographie 7
personnelles en utilisant comme élément sensible Tanneguy Duchatel, déclarait, lors d’une mémorable
l’iode combiné à l’argent. Niepce mourut le séance de la Chambre des députés : « La France ne
5 juillet 1833, âgé de 68 ans. Isidore Niepce son fils veut pas laisser aux nations étrangères la gloire de
ne sut, ou ne put, conserver une place éminente doter le monde d’une des plus merveilleuses
dans l’association ; en 1837, Daguerre restait seul à découvertes dont s’honore notre pays ».
défendre l’invention déjà appelée daguerréotype. Se
livrant en grand secret à ses recherches, Daguerre
eut la chance et l’intelligence de trouver le procédé 7
à l’iodure d’argent et de poursuivre ses recherches
jusqu’à sa mise au point définitive. Le support utilisé La photographie se répand
était une plaque de cuivre argentée et iodurée.
Daguerre mit successivement au point le déve- dans le monde
loppement en soumettant la plaque impressionnée
aux vapeurs de mercure chauffé, puis le fixage À cette époque, d’autres chercheurs étaient, eux
(empêchant le noircissement ultérieur de l’iodure aussi, sur le chemin de la découverte de la
d’argent non impressionné) en lavant la plaque photographie : le Français Hippolyte Bayard et
dans une solution chaude de sel marin : s’il avait eu l’Anglais Fox Talbot avaient obtenu, dès les années
connaissance des travaux d’Herschell (§ 4), il aurait 1838-1839, des images photographiques très cor-
pu employer, avec plus d’efficacité, l’hyposulfite de rectes, mais sur papier sensibilisé à l’iodure d’argent.
sodium. Ces procédés devaient ultérieurement conduire à
la méthode négatif/positif permettant d’obtenir un
nombre d’épreuves illimité. Grâce à une publicité
bien orchestrée par Daguerre, le daguerréotype
connut bientôt une vogue insensée : chacun voulut
l’essayer en se procurant les accessoires et produits
indispensables. Par des améliorations de détail, le
temps de pose (10 à 15 min en plein soleil) fut (sur un appareil compact, Konica, 1977, sur un
bientôt réduit à quelques dizaines de secondes. appareil reflex, Minolta, 1985), enfin, le premier
Ceci permit de réaliser des portraits très vivants véritable système photographique numérique (Sony,
dans lesquels les peintres virent une concurrence Mavica, 1981).
déloyale.
9
8
Principes de l’obtention
Quelques grandes étapes des images photographiques
de la photographie
L’image formée par l’objectif et projetée sur le
Vers 1847, le procédé négatif/positif sur papier film est produite par la lumière réfléchie par la scène
ou calotype avait presque totalement remplacé le cadrée. Les régions les plus lumineuses de la scène,
daguerréotype ; à cette même date un cousin de ou hautes lumières, impressionnent davantage le film
Nicéphore Niepce, Abel Niepce de Saint Victor que les régions de luminosité moyenne ou demi-
met au point le négatif sur verre albuminé. En 1849, teintes et que les régions sombres ou ombres.
Le Gray et Scott Archer inventent le procédé au Dans le procédé argentique N & B, la surface
collodion humide : la pose était maintenant réduite à photosensible est constituée d’une couche de géla-
1/5 s en plein soleil et de 2 à 5 s pour un portrait tine contenant des particules d’halogénure d’argent
en studio. C’est vers 1850 que commence en effet en suspension, généralement du bromure d’argent.
le règne des grands portraitistes dont le plus célè- Cette émulsion est couchée sur un support trans-
bre fut Nadar. parent de triacétate de cellulose ou d’un polyester
Les grandes guerres que furent la campagne (films négatifs). D’autres émulsions destinées au
de Crimée (1854-1856) et la guerre de Séces- tirage des épreuves positives sont couchées sur
sion (1861-1865) firent naître le genre appelé support papier.
aujourd’hui « reportage ». Furent successivement Lorsqu’on développe le film exposé en le plon-
expérimentées la photographie aérienne (Nadar, geant dans une solution chimique appelée révélateur,
1856), la photographie instantanée à la poudre de il se forme progressivement une image négative aux
magnésium (Nadar, 1860), la microcopie (Dagron, valeurs inversées, c’est-à-dire dans laquelle les hau-
1870). tes lumières du sujet sont traduites par des plages
Plusieurs chercheurs s’intéressèrent à la création sombres, et les ombres par des plages transparen-
d’une émulsion sensible sèche, composée de géla- tes, tandis que les demi-teintes sont représentées
tine et de bromure d’argent : le procédé au gélatino- par différentes valeurs de gris.
bromure d’argent, toujours utilisé aujourd’hui (Mad- Avant ce développement, un film exposé ne
dox, Burgess, 1871). En 1878, l’Américain Charles montre pourtant aucune modification apparente : la
E. Bennett découvrait le phénomène de la matura- lumière a changé son état physique en formant dans
tion qui donnait à la plaque négative une rapidité l’émulsion une image invisible dite image latente.
suffisante pour la réalisation des instantanés, permet- L’image négative du film développé résulte donc de
tant ainsi d’utiliser des appareils à la main. En 1888, l’addition de deux énergies : l’énergie de la lumière
Georges Eastman commercialisa les pellicules sur reçue par le film (qui forme l’image latente lors de
support souple de celluloïd (nitrate de cellulose) et l’exposition) et l’énergie chimique (formant l’image
son appareil à main : le Kodak. négative durant le développement).
Dès lors la photographie « moderne » était née L’image du négatif est constituée de minuscules
et tous les progrès devinrent possibles : le cinéma grains d’argent métalliques opaques disséminés
(Louis & Auguste Lumière, 1895), les films pan- dans la gélatine. Cependant, le développement
chromatiques, c’est-à-dire sensibles à toutes les étant achevé, la gélatine contient toujours l’halogé-
couleurs du spectre (Konig & Homulka, 1904), la nure d’argent qui n’a été ni impressionné, ni réduit
photographie en couleur (Lumière, 1907, Agfa et en argent métallique : il est toujours sensible à la
Kodak, vers 1935), le flash électronique (1940), la lumière et doit donc être éliminé, ce qui s’obtient
photographie à développement instantané (Edwin en plongeant le négatif dans le bain fixateur. L’hypo-
Land, Polaroid, 1947), les appareils à exposition sulfite de sodium qu’il contient se combine aux
automatique (1960), la mise au point automatique halogénures d’argent pour former des sels complexes