MODULE 2 : MOUVEMENTS ET INTERACTIONS MECANIQUES
Famille de situations : Mouvements des objets de l’environnement
Leçon 5: RELATIVITE DU MOUVEMENT
CA : Choisir un repère d’espace et un repère de temps pour décrire un mouvement
1. La relativité du mouvement :
Lors d’une étude de mouvement, il faut toujours indiquer l’objet dont on étudie le
mouvement et aussi l’objet par rapport auquel on étudie le mouvement. Par conséquence, un
objet peut être en mouvement par rapport à un observateur et immobile par rapport à un
autre : on dit que le mouvement a un caractère relatif.
Pour étudier le mouvement d’un système on a toujours besoin de se fixer un référentielou
solide de référence. C’est l’objet par rapport auquel on étudie le mouvement d’un autre objet.
L’objet en mouvement (en déplacement) est appelé mobile.
Un objet est dit en mouvement lorsque ses positions changent (varient) au cours du temps.
Pour décrire le mouvement d'un mobile, il faut indiquer le référentiel d'étude :
- Le référentiel terrestre ou référentiel du laboratoire.
Il est centré en un point de la Terre. C’est le référentiel constitué par l'ensemble des objets
fixes par rapport à la Terre. On l’utilise pour l’étude des mouvements sur Terre.
- Le référentiel géocentrique :
Son centre est le centre de la Terre, ses axes sontdirigés vers des étoiles lointaines
considérées comme fixes. On l'utilise pour l'étude des mouvements de la lune des satellites
autours de la Terre.
- Le référentiel héliocentrique :
Il est lié au centre du Soleil et à 3 étoiles lointainesfixes. On l'utilise pour l'étude des
mouvements des planètes du système solaire.
2. Notion de repère
2.1. Repère de temps
Le repère de temps est constitué d'une origine des temps fixée par l'observateur et d'une
durée unitaire fixant une chronologie. À chaque instant, on associe un nombre réel appelé date
qui correspond à la durée écoulée depuis l'instant origine.La durée écoulée entre 2 événements
ou 2 instants est mesurée au moyen d'une horloge ou chronomètre et est donnée par :
Δt =t f −t i
2.2. Repère d’espace et vecteur position
Un repère d'espace est défini par une origine qui est fixe dans le référentiel et des axes de
référence orthonormés c'est-à-dire orthogonaux et munis d'une unité de longueur (vecteur
unitaire de norme égale à 1) qui vont permettre à l'observateur de juger dans quelle direction
se trouve le point. Le repère cartésien peut-être :
- Sur une droite :
- Dans le plan
- dans l’espace :
Leçon 6: PARAMETRES CINEMATIQUES
CA : Déterminer la vitesse moyenne et la vitesse instantanée d’un mouvement
La cinématique est la partie de la physique qui étudie le
mouvement des corps sans tenir compte des causes (forces)
qui les produisent.
Un Système est tout objet sur lequel porte une étudie
1. La position
Le vecteur position d’un mobile, permet de déterminer la position d’un mobile
- Sur une droite ⃗
OM =x i⃗
- Dans un plan OM =x i⃗ + y ⃗j
- OM =x i⃗ + y ⃗j+ z ⃗k
Dans l’espace ⃗
OM =√ x 2 + y 2 + z 2
2. La vitesse
C’est la grandeur physique qui caractérise la rapidité d’un mouvement. Cette grandeur est
liée à la distance parcourue et a la durée du parcours.
1.1. Vitesse moyenne
La vitesse moyenne v d'un objet en mouvement est le quotient de la distance parcourue d,
par le temps mis :
{
d d en m
v m= t en s
t
v en m/s
Si M1 et M2 sont les deux positions successives d’un mobile dans le repère(O , ⃗i , ⃗j , ⃗k ) aux
instants t1 et t2 successivement ( t1< t2) :
⃗M1 M 2 ⃗ O M 2−⃗O M 1 ∆⃗
OM
v m= = =
t 2−t 1 t 2−t 1 ∆t
1.2. Vitesse instantanée
On appelle vitesse instantanée d'un objet, la vitesse que celui-ci à un instant donné. C’est
une vitesse moyenne calculée sur un intervalle de temps aussi court que possible.Elle est
indiquée par un compteur sur le véhicule.
Le vecteur vitesse instantanée est donnée par la relation :
OM d (x i⃗ + y ⃗j+ z k⃗ )
d⃗
⃗v = = =v x i⃗ + v y ⃗j+ v z ⃗k
t t
Son module est :
v=√ v x2 + v y 2+ v z2
Le vecteur vitesse instantanée à l’instant t1 noté ⃗
v 1et encadré par les instants t0 et t2 très proches est donné
par la relation :
⃗M0 M2 ⃗ O M 2 −⃗O M0
⃗
v 1= =
t 2−t 0 t 2 −t 0
Si les positions consécutives occupées par le mobile sont séparées par des intervalles de temps égaux à τ,
on a t2 - t0 = 2τ.
0
M0 M2
v 1=
2τ
3. L’accélération
C’est la variation de la vitesse d’un mobile. Elle s’exprime en mètre par seconde carré
(m/s2) ou (m.s-2)
v 2−v 1 Δv
L’accélération moyenne entre deux instants t2 et t1 est donnée par a m= =
t 2−t 1 Δt
De même que la vitesse, l’accélération instantanée d'un objet, l’accélération que celui-ci à
dv
un instant donné. Elle est donnée par la formule a i= dans un intervalle de temps très
dt
court, l’accélération instantanée est égale à l’accélération moyenne.
La relation liant la vitesse, la position et l’accélération est donnée par :
2 2
v 2−v 1=2 a ( x 2−x 1)
Leçon 7: LES TYPES DE MOUVEMENT
CA : Construire un diagramme des vitesses et l’exploiter.
La trajectoire d’un mobile est l’ensemble des positions successives occupées par le mobile
au cours de son déplacement.
1. Mouvement rectiligne
Un mouvement rectiligne lorsque la trajectoire est une droite ou un segment de droite.
1.1. Mouvement rectiligne uniforme
Le mouvement d’un mobile est dit rectiligne uniforme (MRU) lorsquesa trajectoire est
une droite, sa vitesse constante (V = cste)et son accélération nulle.
On peut déterminer le type de mouvement en utilisant la chronophotographie ou le
diagramme de vitesse.Le diagramme des vitesses est la courbe représentative des variations de
la vitesse en fonction du temps.
La chronophotographie, consiste à prendre sur des clichés à des intervalles de temps
égaux plusieurs photographies d’un objet en mouvement. La comparaison des espaces
parcourus pendant des intervalles de temps égaux permet d’obtenir la classification :
- Lorsque les espaces parcourus sont égaux, le mouvement est uniforme, dans ce cas
la vitesse est constante.
. . . . . .
Le diagramme de vitesse d’un mouvement uniforme est :
V(m/s)
0
t(s)
La courbe est une droite parallèle à l’axe des temps.
L’équation horaire est la fonction linéaire du temps x(t) définie telle que :
x(t) Vtx0
Où 𝓍0 est la position qu’occupe le mobile { la date t = 0 s. On l’appelle abscisse initiale du mobile.
Le diagramme des espaces et la représentation graphique de la position d’un mobile en fonction du temps.
1.2. Mouvement rectiligne uniformément varié
Un mouvement rectiligne uniformément varié (MRUV) est mouvement pour lequel la trajectoire est une droite
et la vitesse varie de manière uniforme avec le temps.
- Lorsque les espaces parcourus sont de plus en plus grands, le mouvement est accéléré.
La vitesse augmente au cours du temps. La chronophotographie de ce type de
mouvement est la suivante :
.. . . . .
Le diagramme de vitesse représente comme suit :
V(m/s) V(m/s)
Ou bien
0
0 t(s) t(s)
- Lorsque les espaces parcourus sont de plus en plus courts, le mouvement est ralenti
(retardé, décéléré), la vitesse diminue au cours du temps la chronophotographie de ce
mouvement est :
. . ...
Le diagramme de vitesse représente comme suit :
V(m/s)
0
t(s) sont les suivantes :
Les équations horaires traduisant ce type de mouvement
2. Mouvement circulaire
Lorsque la trajectoire est un cercle ou un arc de cercle, le mouvement est circulaire ou
mouvement de rotation.
La vitesse linéaire est définie par : v=Rω=R θ̇
Avec V (m.s-1) ; ω (rad.s-1) ; θ̇(rad.s-1)
La vitesse de angulaire est définie par : ω=θ̇=2 πN
Avec N (tr.s-1)
n
La vitesse de rotation est définie par : N= t
Avec n (tr) = nombre de tours ; t (s)= temps mis pour
effectuer n-tours
L’angle de rotation est définie par : θ=2 πnavec θ (rad).
On a relevé la vitesse en m.s-1 d’un mobile sur dix positions,
le long d’une portion rectiligne. Les valeurs obtenues sont
représentées dans le tableau ci-dessous :
Vitesse V (m/ 3 4 6 7 7 8 8 9 9,8 10
s) ,77 ,31 ,02 ,34 ,63 ,45 ,96 ,43 9 ,32
Position xi (m) 3 4 8 1 1 1 1 2 22, 24
,0 ,0 ,0 2,0 3,0 6,0 8,0 0,0 0 ,0
La représentation graphique de la courbe V² = f(x) donne le graphe suivant : Échelle : 1 cm ← 1 m ; 1 cm ←
10 m²/s²
La courbe ainsi obtenue est celle d’une droite d’équation réduite : V² = αx + b où α est le coefficient directeur
et b l’ordonnée à l’origine et correspond à la vitesse initiale V0.
Graphiquement, b = V0 = 1 m.s-1 ; et
Α=4.39=4.4,/s2
Or, 2a = α ⇒ a = 2,2 m.s-2 = accélération du mobile.
Leçon 8: EQUILIBRE DES SOLIDES SOUMIS A DEUX FORCES
Exploiter les conditions d’équilibre d’un solide soumis à deux ou trois forces
1. Généralités
1.1. Rappels sur les forces
Une force est toute cause capable de provoquer ou de modifier le mouvement d’un corps
(effet dynamique), de déformer un corps ou de le maintenir en équilibre (effet statique).
Une force n’est pas visible, mais on peut voir les effets d’une force.
En physique, une force est représentée par un vecteur possédant 4 caractéristiques :
— le point d’application : le point où la force s’applique à un corps
— la direction : la ligne ou droite d’action de la force
— le sens
— l’intensité (ou la norme)de la force
On peut mesurer la norme d’une force à l’aide d’un dynamomètre. Son unité est le
Newton (N)
1.2. Addition des forces
F somme de deux autres vecteurs ⃗
Pour déterminer les caractéristiques d’un vecteur ⃗ F 1et
⃗
F 2 tel que ⃗
F =⃗
F 1+ ⃗
F 2 , on procède comme suit :
- soit translater les vecteurs tel que l’origine du deuxième vecteur soit placée à
l’extrémité du premier (ou inversement). Si on relie l’origine du premier vecteur à
l’extrémité du deuxième vecteur, on obtient la résultante :
- Soit dresser le parallélogramme des forces : c’est le parallélogramme qui a comme
côtés les deux forces à additionner. La résultante correspond à la diagonale.
Pour déterminer l’intensité, on applique la formule
⃗
F =⃗
F 1+ ⃗
F2
√
Soit F= F21 + F 22+ 2 F 1 F 2 cos ( ^
⃗
F1 , ⃗
F 2)
Si( ^
⃗
F1, ⃗
^
F2 )=0° cos ( ⃗ F2 )=1 , F=F 1+ F 2
F1, ⃗
Si ( ^
⃗
F1, ⃗
^
F2 )=180 ° cos ( ⃗ F2 )=1, F=F 1−F2 si F 1> F 2 et F=F 2−F1 si F 1< F 2
F1 , ⃗
Si ( ^
⃗
F1, ⃗
^
F2 )=90° cos ( ⃗ F 2)=0, F=√ F1 + F 2
F1, ⃗
2 2
1.3. décomposition d’une force
Une force ⃗
F peut-être projeté sur les axes comme suit
⃗
F =⃗
F x +⃗
F y =F x i⃗ + F y ⃗j
Avec F x =F cos α et F y =F sin α
2. Equilibre d’un solide soumis à deux forces.
On appelle système, l’objet sur lequel se porte une étude physique. Ex : pot de fleur sur
une table.
On appelle forces extérieures a un système, des forces exercées sur un système pardes
corps n’appartenant pas au système.
On appelle forces intérieures a un système, des forces exercées par une partie du système
sur une autre partie du mêmesystème. Généralement elles se compensentdeux a deux.
Lorsqu’un corps est soumis à plusieurs forces dont les effets se compensent, la nature de
son mouvement ne varie pas. On dit que le corps est en équilibre.
2.1. Condition d’équilibre
Un solide soumis à l’action de deux forces est en équilibre si :
- Les deux forces ont la même droite d’action
- La somme vectorielle des deux forces est nulle. Soit ⃗
F 1+ ⃗
F 2=0⃗
Remarque :
- Seule, la deuxième condition ⃗
F 1+ ⃗
F 2=0⃗ ne suffit pas pour conclure qu’un solide est en
équilibre car si les forces⃗
F 1et ⃗
F 2n’ont pas la même droite d’action, le solide tournera
sur lui-même. Dans ce cas, ces deux forces constituent un couple de forces.
- Il est possible qu’un solide initialement lance à une vitesse constante, tout en vérifiant
les deux conditions précédentes continu son mouvement de façon uniforme (vitesse
constante). On conclut donc que, ses conditions sont nécessaires,mais pas suffisantes.
2.2. Applications
2.2.1. Cas d’une brique (solide) posée sur un support horizontal (table ou sol)
Systèmeétudié : la caisse.
Bilan des forces :
- le poids ⃗
P exerce par la terre sur la caisse
- La réaction⃗
R exercée par le plan sur la caisse.
Condition d’équilibre
⃗
P +⃗
R =⃗0
La projection sur l’axe verticale donne R-P=0
R=P or p=mg
R=mg m en kg ; g en N/kg ; P et R en N
Exemple : si m=500g, g=10N/kg P=R=1N
2.2.2. Cas d’unelampe(solide) suspendu à un fil
Système étudié : la lampe
Bilan des forces :
- le poids ⃗
Pexercé par la terre sur la lampe
- La tension⃗
T exercée par le fil sur la lampe
Condition d’équilibre
⃗
P +⃗
T =0⃗
Projection T-P=0
T=P
T=mg
2.2.3. Cas d’un solide suspendu au bout d’un ressort
Soit un solide de masse m suspendu a l’aide d’un ressort de raideur k et de longueur à vide
ℓ0. L’ensemble constitue un pendu élastique. ℓ étant la longueur du ressort a l’équilibre..
_ Systèmeétudie : le solide (s).
_ Bilan des forces appliquées a ce solide :
Le poids ⃗
P
La tension du ressort ⃗
T
Condition d’équilibre
⃗
P +⃗
T =0⃗
Projection T-P=0
T=P
T=mg
D’après la loi de Hooke, la tension du ressort est donnée par T=kx où x est l’allongement
du ressort. X=Δl=l-l0
Soit k(l-l0)=mg
Exercice d’application
A un support, on suspend par l’intermédiaire d’un ressort, un solide de masse
m = 500g. La raideur du ressort vaut 50N/m.
1- Faire un schéma clair ou on représentera les forces appliquées au solide.
2- Déterminer la tension du ressort a l’équilibre.
3- En déduire son allongement.
4- Quelle est l’intensité de la force exercée par le support sur le ressort? On donne
g=10N/kg.
Leçon 9: EQUILIBRE DES SOLIDES SOUMIS A trois forces
3. Equilibre d’un solide soumis à trois forces.
3.1. Condition d’équilibre
Un solide soumis à l’action de trois forces est en équilibre si :
-les droites d’action des trois forces sont concourantes et coplanaires.
-la somme vectorielle des trois forces est nulle⃗
F 1+ ⃗
F 2 +⃗
F3 =⃗0
3.2. Applications
3.2.1. Cas d’un solide sur un plan incliné
En absence de frottement, la réaction est toujours perpendiculaire au plan incliné. Le poids
et la réaction n’ayant pas la même droite d’action.
Une boule sphérique ne peut pas rester en équilibre sur un plan incliné, elle va rouler.
Une brique peut rester en équilibre sur un plan incliné si :
- L’angle d’inclinaison est assez faible.
- Le contact avec le plan se fait avec frottement.
Dans le second cas la réaction du plan se décompose en deux composantes :
R N + ⃗f = ⃗
⃗ R
Exemple : Brique sur un plan incliné
-Système : brique
-bilan des forces : poids de la brique⃗p,
Réaction du plan ⃗p
Force de frottements ⃗f
Condition d’équilibre
R+P+f=0
*Projection suivant (xx’) : 0 P x- f = or Px= P sin α et P=mg ⇒f = mg sinα
*Projection suivant (yy’) : 0 R - P y= or P y= P cos α⇒R = mg cosα
3.2.2. Solide suspendu au bout de deux fils.
Déterminer à l’équilibre les tensions des deux câbles retenant en suspension
un solide (S) sachant que leur longueur est la même et qu’ils sont incliné d’un
angle de α = ° 20 sur l’horizontale. On donne g = 10 N⋅ kg -1
Système étudié : solide S
Bilan des forces : le poids et les tensions
Condition d’équilibre : 0⃗ + T⃗ 1 + ⃗
T 2 =⃗0
Projection.
Sur x’x−T 1 cosα +T 2 cosα=0
Sur y’y T 1 sinα +T 2 sinα −P=0
Leçon 10: EQUILIBRE D’UN SOLIDE MOBILE AUTOUR D’UN AXE FIXE
L'élève doit être capable de :
- Donner la définition du moment
- Établir les conditions générales d'équilibre d'un solide mobile autour d'un axe fixe
1. Définition et exemples
Un solide est mobile autour d’un axe fixe si deux au moins de ses points restent
immobiles au cours d’un mouvement quelconque de ce solide. La droite qui joint les deux
points fixes constitue l’axe de rotation.
Exemples : une porte, une fenêtre.
2. Distance d’une force à l'axe de rotation
Pour provoquer un effet de rotation sur un solide mobile autour d’un axe fixe, il faut
exercer une force dont la droite d’action :
- N’est pas parallèle à l’axe de rotation.
- Ne rencontre pas l’axe de rotation
On dit qu’une force est orthogonale à l’axe si elle est située dans un plan
perpendiculaire à l’axe.
La distance d séparant la droite d’action de la force et l’axe de rotation est appelée « bras
de levier ». Le bras de levier est la longueur du segment perpendiculaire à la fois à :
- L’axe de rotation (Δ)
- La droite d’action de la force.
3. Moment d’une force par rapport àun axe
Le moment d’une force par rapport à un axe de rotation (∆) noté M Δ( ⃗
F ) se définit alors
comme étant le produit de l’intensité de la force par la longueur d du bras de levier. Il
s’exprime en Newton mètre (Nm)
Remarques
- le moment est compté positivement suivant le sens positif choisi et négativement dans le
sens contraire c’est une grandeur algébrique
-le moment est nul pour une force dont la droite d’action rencontre l’axe.
Exemples :
M Δ(⃗
F 1 )=−F 1 d
M Δ(⃗
F 2 )=0
M Δ(⃗
F 3 )=F 3 d
4. Couple de forces
Un couple de force est un système de deux forces parallèles de sens contraire de même
intensité et n’ayant pas la même droite d’action.
M Δ(⃗
F1 , ⃗
F 2 )=Fd avec F 1=F2 et d=d 1+ d 2
5. Couple de torsion (faire le schéma)
Cαavec C constante de torsion en N.m/rad; αen (rad) et en (N.m)
Exercice d’application
Calculer la constante de torsion d’un fil sachant que la valeur du moment du couple
de torsion est 0,2Nm pour les valeurs des angles de torsion α suivantes : 0,25πrad et
36°.
6. Conditions générales d’équilibre
Lorsqu’un système est en équilibre dans un référentiel terrestre, deux conditions
Doivent être satisfaites :
- Immobilité du centre de gravité :1ère condition d’équilibre
∑ ⃗F ext = ⃗0
- Théorème des moments :Lorsqu’un solide, mobile autour d’un axe (∆), est en
équilibre, la sommealgébrique des moments par rapport à cet axe, de toutes les forces
extérieuresappliquées à ce solide est nulle.2ème condition d’équilibre
∑ M Δ (⃗F ext )= ⃗0
7. Applications
7.1. Méthode de résolution d’un problème de statique.
Résoudre un problème de statique consiste à pouvoir déterminer les caractéristiques des
forces qui s’exercent sur un système donné. Pour cela, la méthode suivante est conseillée :
- Délimiter soigneusement le système à étudier.
- Faire l’inventaire des forces extérieures appliquées au système.
- Ecrire la condition d’équilibre ∑ ⃗F ext = ⃗0 et projeter cette relation sur deux axes
orthogonaux
- Ecrire la condition d’équilibre ∑ M Δ (⃗F ext )= ⃗0par rapport à un axe quelconque que
l’on choisira.
- Résoudre les équations découlant de ces conditions.
7.2. Poulie simple
-système : solide
⃗
P +⃗
T =0⃗
P=T
principe des actions réciproques T=T’ donc T’=P
- Système poulie
∑ M Δ (⃗F ext )= ⃗0Donc M Δ ( T⃗ ' ) + M Δ ( ⃗P' ) + M Δ ( ⃗F )
=> -T’r + Fr + 0=0
=> T’=F donc F=P
7.3 Le treuil
-système : solide
⃗
P +⃗
T =0⃗
P=T
principe des actions réciproques T=T’ donc T’=P
- Système poulie
∑ M Δ (⃗F ext )= ⃗0 donc M Δ ( T⃗ ' ) + M Δ ( ⃗P' ) + M Δ ( ⃗F )
=> -T’r + FR + 0=0
=> T’r=FR donc F=Pr/R
7.4 Levier
Système tige-charge
∑ M Δ (⃗F ext )= ⃗0 donc M Δ ( ⃗P ) + M Δ ( ⃗F ) + M Δ ( ⃗R ) =0
=> -Pd1 + Fd2+0=0
F=Pd1/d2or d1=OA.cosα et d2=OB.cosα
=> F=POA/OB
TAF: 6, 7,11.
Leçon 11: PRINCIPE D’INERTIE
-Enoncer du principe d’inertie
-Application
CA :
- Connaitre énoncer et utiliser le principe de conservation de la quantité de mouvement
1. Le principe de l’inertie.
1.1. Définitions
Un point matériel est un objet de dimension nulle auquel on associe une masse.
On appelle système matériel, un ensemble de points matériels.
1.2. Système isolé, système pseudo-isolé
a-Système isolé
Un système est dit isolé s’il n’est soumis à aucune force extérieure Ex : l‘univers
b-Système pseudo-isolé
Un système est dit pseudo-isolé si la somme vectorielle des forces extérieures qui agissent sur
lui est égale au vecteur nul. Ex : En supposant les frottements négligeables, une
boîte de craie en équilibre sur une table est un système pseudo-isolé.
1.3. Centre d’inertie d’un système
Le centre d’inertie d’un système est le barycentre de tous les points qui constituent ce
système. C’est un point particulier de l’axe de symétrie du système. Pour les solides
homogènes, le centre d’inertie est confondu avec le centre de masse ou centre de gravité.
Exemple : pour un disque homogène de faible épaisseur, le centre d’inertie est au centre.
1.4. Enoncé du principe de l’inertie.
Lorsque la somme vectorielle des forces appliquées à un système est nulle, son centre
d’inertie est :
- au repos s’il était initialement au repos (V=0)
- Animé d’un mouvement rectiligne uniforme, si le système était en mouvement
(V = Cte, V ≠ 0)
Remarque : On appelle référentiel galiléen, tout référentiel dans lequel, le principe de
l’inertie est satisfait.
Exemple : référentiel terrestre ; référentiel héliocentrique ; référentiel géocentrique.
2. Application du Principe d’inertie
2.1. Solide en translation rectiligne uniforme
Considérons un solide de masse m en mouvement rectiligne uniforme sur
un plan horizontal comme l’illustre la figure ci-dessous.
Leçon 12: La quantité de mouvement
1. Quantité de mouvement d’un point matériel
1.1. Définition :
Généralement noté ⃗
P, le vecteur quantité de mouvement d’un point matériel de
masse m animé d’un mouvement de vitesse ⃗
V G est égale au produit de la masse
de ce point matériel par le vecteur vitesse de son centre d’inertie
⃗
P=m ⃗
VG
2.2. Caractéristiques du vecteur quantité du mouvement
Le vecteur quantité du mouvementest une grandeur vectorielle ayant les
caractéristiques suivantes :
- Point d’application: c’est le centre d’inertie G du solide.
- Direction et sens : même direction et même sens que ⃗
VG
- Module : P=mVG. Avec m (kg), V(m/s), P(kg ∙ m /s)
2. Quantité de mouvement d’un système de point matériel
Considérons un système constitué de plusieurs points matériels de centre d’inertie G1, G2,
…Gn de masses respectives m1, m2…..mn animé chacun d’un mouvement à la vitesse ⃗
V 1, ⃗
V2
….⃗
V n; Le vecteur quantité de mouvement ⃗
Pdu système est égale à la somme
vectorielle des quantités de mouvement de chaque point du système. Ainsi nous
aurons
⃗
P=m1 ⃗
V 1+ m 2 ⃗ ⃗n
V 2 +… ..+mn V
3. Conservation de la quantité de mouvement.
3.4.1 Enoncé
La quantité de mouvement d’un système isolé ou pseudo-isolé reste constante au cours de
l’évolution du système.
⃗
Pavant =⃗
P apr è s
3.4.2 Notion de choc entre deux solides.
On appelle choc ou collision un contact violent entre deux objets ou particules. Il existe deux
types de choc :
- Choc mou : les deux solides s’accrochent pendant la collision et se déplacent comme une
entité unique.
- Choc élastique : les objets prennent des directions différentes oudes vitesses différentes
après le contact.
3.4.3 Applications
a- Le choc mou
Un solides S1de masse m1animé d’un mouvement de vitesse V1, rencontre un solide S2 de
masse m2animé d’une vitesse V2. Après le choc, les deux solides restent accrochés et se
déplacent dans le même sens avec une même vitesse V
Déterminer le module dc la vitesse Vdel’ensemble après le choc.
Avant le choc ⃗
P= ⃗
P1 + ⃗
P2
⃗
P=m1 ⃗
V 1+ m 2 ⃗
V2
Après le choc ⃗ '
⃗¿
P =(m ¿ ¿ 1+ m2 ) V
Conservation de la quantité de mouvement :
⃗
P= ⃗
' ⃗1 +m 2 ⃗
P Donc m 1 V ⃗¿
V 2=(m ¿ ¿ 1+ m2 ) V
La projection sur l’axe horizontale donne
m1V1 + m2V2= (m1+m2)V
m1 V 1+ m2 V 2
soit V =
m1+ m2
Remarque : si le solide S2 était initialement immobile, sa vitesse serait nulle et on devait
avoir
m1 V 1
V=
m1 +m2
b- Le choc élastique
Soient deux billes B1et B2 de masses respectives m1 et m2. Avant le choc B1 est
animé d’une vitesseV1 et B2est au repos. Après le choc B1 est animé d’une vitesse
V1 ' dont la direction fait un angle 1 avec l’horizontale etB2 d’une V2 ' dont la
direction fait un angle 2 avec l’horizontale. On se propose de déterminer les vitesses
V1 'et V2 ' après choc.
Avant le choc ⃗
P= ⃗
P1 + ⃗
P2
⃗
P=m1 ⃗
V 1+ ¿car V2=0
Après le choc ⃗ '
⃗ '1+ m2 ⃗
P =m1 V V2
'
Conservation de la quantité de mouvement d’un système pseudo isolé.
⃗
P= ⃗
' ⃗1 =m1 ⃗
P Donc m1 V
'
⃗'2
V 1 +m2 V
| | |
' '
V ⃗ ' V 1 cos α 1 ⃗ ' V 2 cos α 1
Projection ⃗
V1 1V 1 '
V2 '
0 V 1 sin α 1 V 2 sin α 1
Soit m1 V 1 =m1 V '1 cos α 1+ m2 V '2 cos α 1 et 0=m1 V '1 sin α 1 +m2 V '2 sin α 1
{
' '
m1 V 1 cos α 1+ m2 V 2 cos α 1=m1 V 1 (1)
D’où le système
m1 V '1 sin α 1 +m2 V '2 sin α 1=0(2)
c- Vitesse de recul d’une arme à feu
Soit une arme de masse M, qui permet de propulser une balle de masse m. Après le tir
l’arme recule avec une vitesse ⃗
V (lorsqu’elle n’est pas tenue) et la balle est animée
d’une vitesse ⃗v .
Avant le choc ⃗
P= ⃗0
Après le choc ⃗
P =M ⃗
'
V + m ⃗v
Conservation ⃗
P= ⃗
P
' ⃗ + m ⃗v =⃗0
donc M V
−m ⃗v
Soit ⃗
V= le signe – traduit le fait que V est dans le sens contraire à v.
M
En module, on a V=mv/M.
4. Impulsion d’un solide
L’impulsion représente la quantité de mouvement transmise à un objet.
Pour modifier la quantité de mouvement d’un objet, on doit lui appliquer une force
pendant un certain temps.
L’équation pour déterminer l’impulsion est la suivante:
⃗I =⃗
F.∆t
Où
⃗I Représente l'impulsion transmise N⋅s)
⃗
F représente la force (N)
∆ t représente le temps (s)
La relation entre l'impulsion et la quantité de mouvement est décrite par la relation
suivante:
⃗I =⃗
Pf −⃗
Pi