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Histoire de L'Afrique Subsaharienne TD4 L'Essor Du Commerce Transsaharien Et Les Premiers Etats Saheliens

Le document traite de l'essor du commerce transsaharien et des premiers États sahéliens, en mettant en lumière les échanges entre l'Afrique subsaharienne et le monde arabo-berbère. Il souligne l'importance des routes commerciales, l'expansion de l'islam et l'émergence de royaumes comme Ghana, Gao et Kanem, qui ont prospéré grâce à ces échanges. Enfin, il aborde la dynamique interne des sociétés africaines qui ont su s'adapter et tirer profit des influences extérieures sans être dominées.

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Histoire de L'Afrique Subsaharienne TD4 L'Essor Du Commerce Transsaharien Et Les Premiers Etats Saheliens

Le document traite de l'essor du commerce transsaharien et des premiers États sahéliens, en mettant en lumière les échanges entre l'Afrique subsaharienne et le monde arabo-berbère. Il souligne l'importance des routes commerciales, l'expansion de l'islam et l'émergence de royaumes comme Ghana, Gao et Kanem, qui ont prospéré grâce à ces échanges. Enfin, il aborde la dynamique interne des sociétés africaines qui ont su s'adapter et tirer profit des influences extérieures sans être dominées.

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HISTOIRE DE L’AFRIQUE SUBSAHARIENNE

TD4

L’ESSOR DU COMMERCE TRANSSAHARIEN ET LES PREMIERS ETATS


SAHELIENS

Intro:

Bilad al-Sudan : pays des noirs; équivalent de l’afrique de l’ouest ou Sahel.

Sahel : Zone climatique de transition entre le climat aride au nord (Sahara) et le climat humide des
forêts du nord du golfe de Guinée. Se situe entre le Sénégal à l’ouest et le Soudan à l’est. Sahel vient
de l’arabe, d’une racine qui signifie une côte d’un fleuve (ici Sahara) Cette racine “Sahel” désigne un
rivage désigné au commerce.

Le Sahara n’est pas une barrière, mais un océan traversé par des caravanes (cf carte des routes
caravanières) et propices au commerce. Il agit comme un trait d’union entre le monde
arabo-berbère/ proche orient au nord, et les sociétés sahélienne/soudanienne au sud. Transit de
produit et d’influences culturelles (islam)
Les sociétés du Sahel sont en contact avec les sociétés au sud mais on a peu d'informations à leur
sujet. Les sources du Sahel ont le pdv du monde islamique, du nord: pas ou très peu de sources du
pdv du Sahel lui-même, et encore moins avec le pdv du Sud.

Il ne faut pas oublier les connexions internes à l'Afrique de l’Ouest, mais on a pas assez de sources
pour définir précisément ces échanges.

On a des infos sur ces routes quand les européens arrivent sur ces routes/ côtes, notamment dans le
golfe de Guinée.
Il n’y a pas que les habitants du maghreb, d'égypte, etc il y a aussi les populations berbères
sahariennes (pop autochtones d’afrique du nord) et certains se sont adaptés à la vie dans le désert
grâce au pastoralisme en élevant chameaux et chèvre. Les berbères jouent le rôle de guide pour les
caravanes.

I. Hypothèses sur les premières routes transsahariennes directes

La traversée du Sahara (1500 km environ du nord au sud) ne peut pas être improvisée : question des
premières routes débattue par les historiens, notamment les dates des premières voies.

Manque de sources archéologiques, et dans certains pays situation socio politique tendax pour faire
des fouilles.
On sait que dans l'Antiquité il existe des échanges entre Afrique de l’Ouest et du Nord, il y avait des
gens d’origine africaine dans le monde romain.
Dans la vallée du Nil, contact bien plus intense entre la Nubie et l’Egypte → Nubie : royaume de
mérovées (pharaons noirs, cf expo Louvre).

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Donc au départ pas de vraies routes au Sahara, mais des échanges de “proche en proche”, les
sociétés échangeaient car elles avaient un lien, se connaissaient.
Vers le 6e siècle on a des indices d’une intensification des échanges. Indices importants: perles
venues du proche orient découverte dans des tombes au Burkina Faso, sur le site de Kissi.

Les tombes datent du VIIe s, elles étaient originaires du bassin méditéranéen, et sont donc
obligatoirement venues par le Sahara.
La ville de Gao au Mali a aussi été bien fouillé: grand terminus du commerce transsaharien dans la
boucle du Niger (coude que fait le fleuve, qui remonte vers le sud). Cette ville est très ancienne et est
fondée autour du VIe siècle dans un endroit stratégique et on a des traces de commerce
transsaharien dès le début du VIIe siècle
Cauris: utilisé en afrique de l’est comme monnaie: coquillage des Maldives,
dans l’océan indien. Il était donc exporté vers le Yémen, transit vers l’Egypte
puis vers l’Afrique de l’Ouest.

Ces coquillages étant très rares en Afrique de l’Ouest ils acquièrent une valeur importante, de plus ils
se conservent bien ce qui montre bien qu’on a un commerce à longue distance qui se met en place.

On a donc des traces de commerce transsahariens vers le 6e - 7e siècle, avant l’expansion de l’Islam.

II. L’expansion arabe en Afrique du Nord: l’essor de la demande en produits ouest-africains et


l’accélération des échanges (8e - 11e siècle)

Densification des routes transsahariennes. En 670 les omeyyades commencent la conquête du


Maghreb (qui signifie occident ouest) sur les berbères

En 705 les armées arabes arrivent vers l'océan atlantique (Maroc), 711 ils traversent et vont en
péninsule ibérique, puis en 732 Charles Martel les repousse.
Mais au Sud du Sahara il n’y a pas de conquête arabe: tentative dans la vallée du Nil qui échoue. On a
pourtant des razzia dans le Sahara, pour choper des esclaves.

La conquête arabe va intégrer brusquement l’Afrique du Nord aux échanges à très longue distance.
L'expansion des réseaux commerciaux musulmans: réseau animé par des marchands de culture
commune; qui vont en Inde, voire en Chine au Xe s.
L’islam contribu à developper de maniere considerable ces reseaux commerciaux, en Afrique du Nord
se developpement des points de commerces importants et des élites qui apparaissent et
s’enrichissent dans ces regions.

Moment de prospérité, donc plus de demandes en produit pour satisfaire les élites dans les grandes
villes. Le Dinar, une grosse pièce d’or est la principale monnaie islamique: cependant les principales
mines d’or sont en Afrique subsaharienne. Les musulmans veulent donc de l’Afrique sub de l’or, de
l’ivoire et des esclaves. La plupart des esclaves sont berbères, et même les vikings venaient
commercer de l’esclave dans le monde arabe dans les foire de Champagne au 9e siècle.

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Ces élites ont la capacité d’investir dans le commerce transsaharien : l'équipement des caravanes est
coûteux: on voit donc de grandes capacités financières de marchands (qui parfois s’associent) et
l’efficacité de réseaux. L’Islam joue un rôle unificateur.

En Afrique Orientale, les marchés musulmans sont également en recherche de produits


subsahariens: l’or, l’ivoire (plutôt dans l’est mais bon) et les esclaves. On ne retrouve pas trop d’ivoire
chez les musulmans, car ça se vend extrêmement cher en Chine et en Inde, donc on le vend.
→ Il y a parfois de l’artisanat de l’ivoire en Afrique.

Les marchands du golfe persique vont eux même en Chine avec leurs propres embarcations pour
vendre leur marchandises.

En Afrique du nord, les berbères sahariens adoptent l’islam entre le 8e et le 10e siècle. Les sources
montrent que les routes transsahariennes se densifient au milieu du 8e siècle.

- Premier mouvement d’essor au 6e et intensification au 8e


C’est au 8e que se développe des ports caravaniers dans le sud du Maghreb, en particulier à
Sidjilmassa: ville fondée par des berbères de l’actuel Maroc en 757.
Autre port caravanier du Maghreb : ville de Wargla, et oasis dans la région du Fezzan. Ces villes sont
donc connectées aux grandes villes du Maghreb et de la Méditerranée.

→ Al Fazari 813-833 donne le nom du royaume de Ghana (au Soudan) et l’appelle “pays de l’or”
Dans le monde érudit du monde Arabe, on a connaissance d’au moins un royaume du sud du Sahel .
→ Al Ya’kubi parle aussi de pays du Sud, notamment d’un petit royaume berbère qui fait des razzias
sur des royaumes du Sud pour choper des esclaves. décrit aussi une route commercial du lac Tchad,
qui est uniquement destinée à la traite d’esclaves

L’islam se diffuse surtout dans les pop berbères, puis dans les communautés soudaniase. En échange
des produits de l'afrique de l’ouest (or, ivoire, esclaves),
Les berbères échangent du sel (peu présent dans cette région et indispensable pour la conservation),
des tissus, de la céramique, des verrerie, du cuivre, des perles, des chevaux (pour les élites surtout)

On a des mines de sel du Sahara ou au nord du Sahel de bonne qualité, donc plus on va vers le sud
moins il y en a.
Dans l’ancien monde jusqu’à l’époque moderne, le tissu est très important. Produit ici en Égypte,
Asie, Afrique du nord.
Mines de cuivre aussi absente au Sud et à l'Ouest, présente au Sahara et en Afrique du Sud.

Se développe ainsi des réseaux animés par des marchands de l'Afrique de l’ouest. Sous l’effet de la
demande et de l’implantation progessive de l’islam → développement.

III. A partir de noyaux anciens, concentration du pouvoir et urbanisme aux débouchés des
axes transsahariens.

Ports caravaniers qui se développent en miroir en Afrique du nord et au sud du Sahel.

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Les origines des royaumes, état, cité sont floues en Afrique de l’ouest. On a longtemps pensé que les
royaumes comme Gao ou Ghana sont nés des échanges transsahariens, sur la base d’un stimulus
extérieur. On pense ajd que c’est un mélange entre influence extérieure et de dynamiques internes.

Dans tous les cas la population se concentre sur des sites permanents → phénomènes
d’urbanisation, par ex Gao au 6e siècle.
Concentration aussi du pouvoir dans ces mêmes territoires: formes étatiques et monarchiques.
3 pôles et premiers royaumes
- Royaume de Ghana au 5e-6e siècle
- Royaume de Gao
- Royaume du Kanem au 9e siècle
→ ils sont aux débouchés des routes transsahariennes mais sont-ils issus du commerce transsaharien
?

Il peut également y avoir des échanges régionaux entre berberes sahariennes et populations
soudanaises. Par exemple les berbères sont pasteurs = pas de végétaux, que du bétail: échange de
céréales contre viande avec l’afrique de l’ouest. Cependant plein d'autres raisons font passer les
chefferies en monarchies.

Ghana est le nom du royaume du Wagadu donné par les historiens. Grosse région pour l’or. Le Ghana
est un peu la Grèce antique européenne. Par exemple, le royaume du Mali se raccroche au royaume
du Ghana car prestige.
Les trois royaumes cités sont antérieurs à l’Islam : on a déjà une forme de centralisation du pouvoir
et une forme de propérité. Cependant, ils arrivent très bien de leur petits points de commerce à
capter une grande partie du trafic transsaharien et se renforcent.

Le commerce à longue distance accélère le processus d’apparition et d’expansion de formation


étatiques complexes. En effet il permet l’accumulation des ressources économiques (or au sud, sel au
nord etc) qui permet l’achat d’armes et chevaux , utilisé notamment pour les razzias.
Les ressources servent aussi à recruter des hommes, acheter des esclaves (parfois militaires: même
système que les mamelouks d’Egypte). Cela permet aussi d’avoir des influences culturelles, comme
des arabo-berbères qui développent l’écrit (utilisé pour la formation d’état)

Accumulation d’objets de prestiges: la culture matérielle évolue (céramique, chevaux (objet de


prestige et symbolique par excellence car dur à tenir en bonne forme car maladie et climat pas
adapté, et dur d’en avoir de bonne race)) . Les objets sont des formes de pouvoirs: les importations
servent à asseoir l’autorité des élites, et sont des marques de prestige qui se superposent avec les
symboles locaux.
La construction du pouvoir passe aussi par la redistribution: l’homme puissant à la capacité de
redistribuer (système qu’on trouve dans l’ancien régime fr). La redistribution entraîne également la
loyauté de ses hommes.

Contrairement à ce qu’on pense, l’islam ne joue pas de rôle dans la création de ces états (royaumes
préexistants). L’Islam apparaît dans un second temps, comme un levier de consolidation des états.
Les processus de création étatiques sont contrôlés par les sociétés subsahariennes elles-mêmes. Elles

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ne sont pas dominés, et adoptent volontairement une nouvelle culture matérielle et des idées
nouvelles (islam). C’est donc plutôt les élites locales qui donnent l’impulsion, et profitent des
contacts avec le monde arabo-berbère pour se renforcer.
Ces royaumes et petites villes sont des intermédiaires nord/ sud.

Royaume du Ghana Wagadu :


- Ghana : nom donné dans les sources
- Wagadu : nom donné dans les sources locales (chroniques de Tombouctou du XVIIe s) qui
évoque un royaume très ancien quelque part à l'Ouest et dont le roi aurait été un souverain
très puissant associé à l’or. Dans d’autres traditions ce souverain porte le titre de Kaya Maga
(maître de l’or).
→ lien entre Ghana des géographes et Ghana Wagadu des traditions
Ghana Wagadu ne produit pas d’or: royaume courtier, intermédiaire avec des royaume du sud. Il sert
de plaque tournante en contact avec les réseaux arabo-berbères.

Au Ghana Wagadu on voit naître un réseau de commerçants ouest-afrcain : réseau transsaharien, qui
ne fonctionne pas sans réseau transahelien.

Produits venant du sud = l’or, les esclaves et la noix de Kola (produit par le kolatier) produit peu
évoqué par les géographes arabes car ça n'intéresse pas les populations du nord mais plus les
populations locales.

Produits venant du nord : sel (mine de Teghazza) d’excellente qualité sous forme de bloc et se
conserve bien donc recherché.

Le royaume de Ghana est de religion traditionnelle païenne, religion locale et nous savons que la
royaute du Ghana adopte l’islam a la fin du XIe siecle meme si deja presente avant son adoption dans
le royaume. On le sait par les textes mais aussi par l'archéologie (mosquée datée du Xe siècle).

Le royaume de Ghana a pour capitale selon les géographes arabes Kumbi Saleh (pas sur mais bcp de
chances) dans l’actuelle Mauritanie à l'extrême sud est.

La pop est majoritairement berbère saharienne, mais on trouve au sud des populations soudanaises
donc noires. Le Wagadu à son apogée au 10e 11e siècle, et décline vers le 12e (adoption de l’islam a
la fin du 11e) car il est concurrencé par d’autres royaumes/ caravaniers.

Le royaume de Gao exporte de l’or mais moins que celui du Ghana, des esclaves depuis au moins le
VIIIe et IXe s. Plus vers le centre du Sahel et la boucle du Niger. La ville est fondée au VIe VIIe s et
prospère comme Ghana au Xe XIe et va être le centre de l’empire Songhaï au XVe s. D’après les textes
c’est le premier royaume ouest africain qui adopte l’islam a la fin du XIe s (cf texte p21 qui evoque
Kao-Kao = Gao, auteur Yakut)

IV. Dans le sillage des marchands, la premiere phase d’adoption de l’islam (Xe-XIIe siecle)

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Gao c’est le premier foyer d’adoption de l’islam chez les populations soudanaises sans doute dans la
deuxieme moitié du Xe siecle contre fin XIe pour Ghana.

Royaume du Kanem qui se situe plus à l'est sur le lac Tchad, entre le Tchad, le Niger et l'extrême nord
est du Nigeria. Il est lié à un axe commercial vers l’actuelle Libye et bcp d’oasis dans la région du
Fezzan.
→ export d’esclaves mais pas d’or.
C’est un royaume très ancien fondé peut-être vers le VIIe s. Il est mentionné dès le VIIIe s et au début
du IXe s dans les sources arabes, on parle de la population des Zaghawa pas directement Kanem.

Les rois du Kanem adoptent l’islam a la fin du XIe s, peut etre en 1067 (date qu’il faut prendre avec
des pincettes), au XIIe s le geographes al Idrissi ( cf p 17 brochure) decrit les rois comme musulmans
comme ceux du Ghana.

On a d’autres royaumes qui adoptent l’islam avant, comme le Takour, d'après Al Bakri qui
l’adopteraient vers l’an 1000, fin Xe, debut XIe.

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