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Cours Cpfa 2022

Le document présente une introduction à l'assurance, abordant des concepts fondamentaux tels que le risque, le sinistre, la mutualisation et la prime. Il décrit également les aspects techniques de l'assurance, les différents types de contrats et l'importance de la statistique dans la détermination des primes. Enfin, il retrace l'évolution historique de l'industrie des assurances au Gabon et en zone CIMA.

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Cours Cpfa 2022

Le document présente une introduction à l'assurance, abordant des concepts fondamentaux tels que le risque, le sinistre, la mutualisation et la prime. Il décrit également les aspects techniques de l'assurance, les différents types de contrats et l'importance de la statistique dans la détermination des primes. Enfin, il retrace l'évolution historique de l'industrie des assurances au Gabon et en zone CIMA.

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République Gabonaise

Ministère de l’enseignement supérieur et de la


Union-Travail-Justice
recherche scientifique et de la formation
professionnelle.
……………………………………………………………………..
Centre Professionnel de Formation en Assurance

Niveau : DTA.

ENSEIGNANT :
M. Guy Darren METOU BEKALE,
Chef de Service Réassurance Nationale & Rétrocession à la ‘SCG-Ré’
Diplômé DESS-A (IIA-Yaoundé)
E-mail : [Link]@[Link]
Contact : 077 96 86 85
Année 2022

TITRE I - GENERALITES
I - DEFINITIONS
1.1 - Le risque
1.2 - Le sinistre
1.3 - La mutualisation
1.4 - La prime

II- LES ASPECTS TECHNIQUES DE BASE DE L’ASSURANCE

2.1- Statistique et loi des grands nombres


2.2 - Applications de la loi des Grands Nombres à l’assurance
2.2.1. La détermination de la prime
2.2.2. Application de détermination de la prime

III -CLASSIFICATION DES OPERATIONS D’ASSURANCE ET DIFFERENTS TYPES


DE CONTRATS
A) LA CLASSIFICATION REGLEMENTAIRE

1- Les assurances transports


2- Les assurances terrestres
3- Les assurances de personnes
4- Les assurances de dommages
* Les assurances de biens
* Les assurances de responsabilité

B) LA CLASSIFICATION SELON LE MODE DE GESTION


1- Les assurances gérées en répartition
2- Les assurances gérées en capitalisation

1
Darren METOU / INTRODUCTION EN ASSURANCE / CPFA 2022
TITRE II : LE CONTRAT D’ASSURANCE

I - LES CARACTERISTIQUES JURIDIQUES DU CONTRAT D'ASSURANCE

II - LES SUPPORTS MATERIELS


A - Présentation des divers documents
B - Examen des Conditions Générales

III - LES PRODUITS D'ASSURANCE


3.1 Les assurances de Personnes
3.1.1 Assurance accident
3.1.2 Assurance maladie
3.1.3 Assurance décès
3.1.4 Assurance en cas de vie

3.2 Les assurances de Dommages directs aux Biens


3.2.1 Les événements

* Ceux qui sont assurables


* Ceux qui sont inassurables

3.2.2 Ce qu'il faut assurer

* Les biens à garantir


** Les pertes indirectes

3.2.3 Comment s'assurer

2
Darren METOU / INTRODUCTION EN ASSURANCE / CPFA 2022
3.2.4 Exemple de police

L’assurance Bris de Machine


L’assurance Tous Risques Objets Divers
L’assurance Vol

3.3 Les assurances de Responsabilité Civile

3.3.1 Principes et fondements de la Responsabilité Civile

3.3.2 Objet de l'assurance Responsabilité Civile

* La réparation des préjudices


* La défense de l’Assuré

3.3.3 Exemples de polices


a) La Responsabilité Civile Automobile
b) La Responsabilité Civile Chef de Famille
c) La Responsabilité Civile Chef d'Entreprise

3-4 Les assurances dommages : regroupement des assurances de dommages directs aux
biens
et des assurances de responsabilité

3.4.1 Définition des garanties


3.4.2 Dommages assurables
3.4.3 Exclusions

IV - RESUME

3
Darren METOU / INTRODUCTION EN ASSURANCE / CPFA 2022
4.1. Les principes
4.2. La notion de risque
4.3. La confection des garanties
4.4. Les évènements exclus

TITRE III - L'INDUSTRIE DES ASSURANCES

A) LES ENTREPRISES D'ASSURANCES

- Les sociétés commerciales


- Les sociétés non commerciales

B) LES INTERMEDIAIRES D'ASSURANCES

- Les Agents Généraux


- Les Courtiers
C) LES ASSURES ET BENEFICIAIRES DE CONTRAT
D) LE CONTROLE DE LA SOLVABILITE DES ENTREPRISES D’ASSURANCE

1 - Les provisions pour risques en cours


2 - Les provisions pour sinistre à payer
3 - Les provisions mathématiques
E) LE ROLE ECONOMIQUE ET FINANCIER DE L'ASSURANCE
BIBLIOGRAPHIE

4
Darren METOU / INTRODUCTION EN ASSURANCE / CPFA 2022
INTRODUCTION

Le contrat d’assurance est l’un des plus remarquables et plus intéressants, que le génie de
l’homme ait produit. Mis en usage longtemps après tous les autres contrats maritimes, il s’est,
pour ainsi dire, élevé tout d’un coup au-dessus d’eux et a fixé l’attention par la profondeur de ses
combinaisons, l’importance de ses services et la beauté de ses règles.

Pour Alfred Manes, l’histoire de l’assurance débute au 14ème siècle et se répartit dès lors en
trois périodes principales :

1) La première du 14e au 17e siècle, une époque caractérisée par la police d’assurance ;

2) La seconde période, qui couvre le 18e et la première moitié du 19e siècle, est celle où les
sociétés d’assurances font leur apparition ;

3)La troisième et dernière période, est celle du temps des entreprises modernes et
internationales ainsi que celui du développement des assurances sociales.

Origine de l’assurance en zone CIMA.

Le 17 novembre 1962, signature à Paris d’une convention entre Treize (13) Etats africains et
Malgache d’une part, et d’autre part la France. Cette convention donna naissance à la CICA
(Conférence Internationale des Contrôles des Assurances), dont l’objet principal était
d’harmoniser la réglementation en matière d’assurance.

Le 27 novembre 1973, signature d’une nouvelle convention en remplacement de celle de 1962


et conduisant à l’africanisation de la CICA avec le retrait de la France et le transfert du siège de
Paris à Libreville en 1976.

La convention de 1973 a été modifiée en septembre 1990 avant l’avènement de l’ère CIMA
avec la signature le 10 juillet 1992 à Yaoundé (République du Cameroun) du traité instituant une
organisation intégrée de l’industrie des assurances appelée Conférence Interafricaine des
Marchés d’Assurance (CIMA). Ce traité est signé entre 14 Etats : Bénin, Burkina Faso,
Cameroun, Centrafrique, Comores, Congo, Côte d’Ivoire, Gabon, Guinée Equatoriale, Mali,
Niger, Sénégal, Tchad et Togo.

Le 15 Février 1995, le code CIMA rentre en vigueur régissant ainsi le secteur des assurances
des pays ayant ratifié le Traité.

5
Darren METOU / INTRODUCTION EN ASSURANCE / CPFA 2022
Quelques dates historiques de l’assurance au Gabon.

1976 : Création de AXA GABON (dont l’ancienne appellation est l’UAP) ;

1984 : Augmentation du capital de l’OGAR à 340 millions FCFA ;

1984 : Création de l’Association Gabonaise des Assurances (AGASA) regroupant sociétés


d’assurances et de courtages ;

1985 : Eclatement de L’AGASA et naissance de la Fédération Gabonaise des Sociétés


d’Assurances (FEGASA), marquant la séparation nette entre les assureurs et les courtiers ;

1988 : Création de l’OGAR VIE au capital de 300 millions de FCFA ;

1989 : Naissance du Groupe Athéna Assurances par fusion entre les entreprises la
Préservatrice et la Foncière ;

1991 : Création d’une Holding Athéna Afrique spécialisée dans la gestion des filiales
Africaines du groupe ;

1997 : Création d’ASSINCO suite à une émanation d’ASCOMA et qui deviendra plus tard
filiale de BGFI

2000 : les Anciennes Mutuelles du Gabon (AMG) intègrent le groupe NSIA (créé en 1995) et
donne naissance à NSIA Assurances Gabon

2001 : Retrait de l’OGAR et OGAR Vie du groupe Athéna Afrique ;

2004 : Création de SUNU Assurances Vie Gabon suite au rachat de la filiale vie d’AXA par
le groupe SUNU et création de NSIA Vie Assurances Gabon en 2005 ;

2006 : Création de COLINA Gabon, qui deviendra par la suite SAHAM Gabon et aujourd’hui
SANLAM Gabon ;

2012 : Création de la Société Commerciale Gabonaise de Réassurance (SCG-Ré’), qui obtient


son agrément en 2018 ;

2015 : Création de SUNU IARD Gabon avec lancement des activités à la mi-2016 ;

2015 : Création des ASSURANCES DU GABON (AG) et retrait d’agrément en 2019 ;

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Darren METOU / INTRODUCTION EN ASSURANCE / CPFA 2022
2018 : Arrivée de ONE-Ré au Gabon, réassureur anglais, dont le déploiement des activités a
été difficile ;

TITRE I -GENERALITES
________________________________

I) DEFINITION
A l’origine, « assurer » signifiait : mettre dans un état de sécurité ou de confiance.

Par la suite le mot est devenu synonyme de "garantir par un contrat d’assurance".

Selon le Professeur Hémard : "L’assurance est une opération par laquelle une partie, l’assuré, se
fait promettre, moyennant une rémunération (la prime ou cotisation), pour lui ou pour un tiers en
cas de réalisation d’un risque, une prestation par une autre partie, l’assureur, qui prenant en
charge un ensemble de risques, les compense conformément aux lois de la statistique".

Cette définition appelle quelques commentaires et précisions sur les termes suivants : risque,
sinistre, prime, compensation des risques.

1-1- LE RISQUE
C'est un événement dommageable de réalisation incertaine.

Il peut aussi s’agir d’un évènement de réalisation certaine, mais à une date inconnue

C’est l’éventualité (de survenance) de l’évènement aléatoire couvert par l’assurance

Nous pouvons noter que le concept d’assurance ne peut être séparé de la notion de risque.

N. B. : Il convient de noter à toutes fins utiles que le mot risque peut avoir d'autres acceptions :

Il désigne la personne ou la chose placée sous la garantie de l'assurance. Exemple une usine
assurée contre l'incendie constitue un "risque incendie" et on précise même "risque industriel"

Il désigne en assurance Incendie la classification des murs extérieurs. Exemple : on parlera de


1er risque pour un bâtiment construit en dur.

1-2- LE SINISTRE
C'est l’événement dommageable susceptible d’entraîner la garantie de l'Assureur.

Ce sont les pertes et dommages que subissent les assurés lorsque se réalise l’événement aléatoire
qui a motivé la souscription du contrat d'assurance.

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Darren METOU / INTRODUCTION EN ASSURANCE / CPFA 2022
1-3 LA MUTUALISATION
Par expérience, on sait que si le risque potentiel se réalise, les dommages dont s'accompagne
cette réalisation peuvent atteindre certaines personnes - ou certains biens - sur qui pesait la
menace ; d'autres personnes et d'autres biens (la grande majorité) seront épargnés.
Il y a donc une répartition possible de la charge de ces dommages potentiels entre tous ceux
qui redoutent la réalisation d'un même risque.
Pour ce faire il convient de grouper avant la survenance du sinistre tous les individus qui
accepteront de participer à la réparation des dommages subis par l'un ou l'autre d'entre eux.
C’est le fondement même du concept de la mutualité.

Une notion importante apparaît ici ; c'est celle de la nécessaire sélection des risques que
l'assureur doit opérer.
Il faut en effet constituer des groupes qui présentent un certain nombre de paramètres
communs, c’est-à-dire qu'il faut constituer des ensembles homogènes qui se prêtent aux
hypothèses préalablement définies dans les modèles mathématiques élaborés par les
actuaires.

1-4- LA PRIME
C’est la somme payée par l’assuré en contrepartie des garanties accordées par l’assureur.

C'est le prix de vente du "Produit Assurance" :

On connaît les principes de détermination du prix de vente d'un produit matériel.

Prix de vente = Prix de revient + Bénéfice

Une des particularités de l'assurance réside dans ce qu'on appelle l'inversion du cycle de
production.

En effet, à la différence d’un industriel, l’Assureur ne connaît pas à l’avance le prix de revient de
son produit, c’est-à-dire le coût total des paiements qui seront effectués au profit des assurés
victimes de sinistres garantis.

La difficulté en assurance réside donc dans le fait que l'Assureur doit prévoir le nombre de
sinistres qui auront lieu afin qu'ils soient compatibles avec le nombre de risques assurés. Il doit

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Darren METOU / INTRODUCTION EN ASSURANCE / CPFA 2022
donc faire à l'avance l’évaluation la plus exacte possible du nombre et du montant des sinistres
probables afin de pouvoir couvrir lesdits sinistres. Pour y parvenir l'Assureur à recours d'une part
à des techniques mathématiques, en particulier le calcul des probabilités, et d'autre part à la
statistique.

En effet, à partir des statistiques des événements passés, le calcul des probabilités permet à
l'Assureur d’établir un montant de prime cohérent avec la masse de sinistres qu'il devra couvrir.

Pour une meilleure compréhension du sujet, il est utile d’entamer un développement sur le calcul
des probabilités et sur la Loi des Grands Nombres.

II) DE L’IMPORTANCE DE LA STATISTIQUE DANS LA DETERMINATION DE LA PRIME

D’ASSURANCE

2.1. STATISTIQUE ET LOI DES GRANDS NOMBRES

L’information occupe une place importante dans la vie d’un individu, d’une unité
économique ou d’un pays. En effet, l’information permet de connaître la situation d’un fait et de
décider de l’action en toute rationalité. Par exemple, pour fixer un prix de vente d’un bien il est
nécessaire de connaître les coûts des facteurs de production. En particulier, l’assureur a plus que
besoin de l’information compte tenu du phénomène de l’inversion du cycle de production dans
l’industrie de l’assurance. Davantage d’informations devront être réunies par l’assureur pour lui
permettre de vendre au mieux ses produits d’assurances.

La recherche de l’information emprunte plusieurs directions dont l’une est la technique d’enquête
qui consiste à observer une partie de la population appelée échantillon. Cette technique a
l’avantage d’être moins coûteuse et d’obtenir des résultats identiques à ceux du recensement en
vertu de la Loi des Grands Nombres.

Essentiellement, la Loi des Grands Nombres indique que lorsque l'on fait un tirage aléatoire dans
une série de grande taille, plus on augmente la taille de l'échantillon, plus les caractéristiques
statistiques du tirage (l'échantillon) se rapprochent des caractéristiques statistiques de la
population.

L’exemple le plus fréquent utilisé pour illustrer la Loi des Grands Nombres est le lancer d’un dé
à six (6) faces. Il faut observer les différents lancers afin de déduire de la probabilité d’apparition
d’une face. La probabilité est la modélisation du hasard parce que le calcul de probabilités pose
pour postulat que le hasard obéit à des lois.

La fréquence est différente de la probabilité mathématique; mais plus le nombre


d’expériences tentées est grand, plus l’écart entre les deux (2) ratios se réduit ; la fréquence se

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Darren METOU / INTRODUCTION EN ASSURANCE / CPFA 2022
rapproche alors de la probabilité. C'est ce constat qui a amené le mathématicien suisse Jacques
BERNOULLI à énoncer au début du 18ème siècle la Loi des Grands Nombres sur laquelle
repose le fondement mathématique des assurances.

Si au bout de 10 lancers, on observe les résultats suivants :

N° de la face Nombres
de dessus d'apparition Fréquence
(A) (B) (B/10)
1 2 0,2
2 1 0,1
3 1 0,1
4 2 0,2
5 1 0,1
6 3 0,3
Total 10 1

On ne peut pas à priori donner les probabilités d’apparition de chacune des faces. Il faut
suffisamment augmenter le nombre de lancers afin de pouvoir tirer des conclusions probantes.

Supposons que maintenant le dé est lancé 6000 fois et les résultats soient les suivants :

N° de la face Nombres
de dessus d'apparition Fréquence
(A) (B) B/6000
1 990 0,165
2 1001 0,167
3 1006 0,168
4 998 0,166
5 1002 0,167
6 1003 0,167
Total 6000 1

6000 lancers est un large échantillon pouvant permettre de déduire que la probabilité d’apparition
de chaque face est la valeur limite de la fréquence d’apparition de chacune des six faces. Cette
valeur limite est de 0,1666… ou tout simplement 1/6. Avec ce dé on conclut avant même le lancer
du dé que chacune des faces à la même probabilité d’apparition soit 1/6. On dit que le dé est
parfait. Les résultats peuvent être différents si le dé n’est pas parfait, mais seul l’expérience du
lancer peut permettre de donner les probabilités d’apparition des faces.

Il convient de signaler qu’un nombre de lancers supérieur à 6000 donnerait les mêmes résultats
car plus on lance plus on se rapproche des valeurs vraies limites.

Pour illustrer encore davantage cette loi, intéressons-nous à l’exemple suivant : Supposons que
le ministère de la santé du pays CIMA Vie décide de connaître la proportion des ses habitants

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Darren METOU / INTRODUCTION EN ASSURANCE / CPFA 2022
atteint d’une maladie X. Faute de moyens financiers, le ministère décide de procéder à un
sondage. Si 10 personnes sont interrogées, il est clair qu’on aura une proportion des malades qui
s’écarte de la proportion réelle des malades de la population toute entière. Mais si au lieu de 10,
on interroge 100 000 personnes l’écart entre la proportion des malades de l’échantillon et celles
de la population totale sera réduit. Ainsi à partir d’une certaine taille n de l’échantillon, il n’y
aura plus d’écart significatif entre les deux proportions. Ce qui illustre bien la Loi des Grands
nombres.

2.2. APPLICATION DE LA LOI DES GRANDS NOMBRES À L’ASSURANCE


Sans la formalisation de la Loi des Grands Nombres, l'assurance n'aurait jamais pu se développer
avec un tel essor. En effet, cette loi permet aux assureurs de déterminer les probabilités que les
sinistres dont ils sont garants se réaliseront ou non.

L’assureur dispose d’un portefeuille d’assurés. Il dispose des informations relatives à la


sinistralité de l’année N-1 de ces assurés. A l’année N lors de la fixation du prix de vente du
produit d’assurances, il utilisera les informations de la sinistralité de l’année N-1 parce qu’en
vertu de la Loi de Grands Nombres il sait que cette sinistralité restera identique ou variera le plus
faiblement possible. Il ne peut se rassurer de cette hypothèse que s’il dispose d’un nombre
suffisant d’assurés (Une taille assez grande de son portefeuille). Compte tenu des incertitudes de
l’évaluation des probabilités, l’assureur est amené le plus souvent à ajouter à son tarif un
coefficient de sécurité.

On notera que ces statistiques qui présentent une importance capitale et qui exigent beaucoup de
rigueur dans l'analyse sont effectués par des spécialistes, en l’occurrence les actuaires.

2.2.1. LA DÉTERMINATION DE LA PRIME


Du fait de l’inversion du cycle de production dans l’assurance, l’assureur s’appuie sur les
statistiques du passé pour prévoir ce qui pourrait se produire dans l’avenir s’agissant
particulièrement du nombre des sinistres et de leur importance en coût.

De manière pratique, considérons une société d’assurance ayant un groupe de N assurés dans une
catégorie donnée de son activité.

Si au cours de la période de garantie n sinistres ont été enregistrés, la fréquence f des sinistres est
donnée par :

11
Darren METOU / INTRODUCTION EN ASSURANCE / CPFA 2022
n
f =
N (1)

En considérant que la charge totale des sinistres supportée par l’assureur est égale à S, le coût
moyen des sinistres sera :

S
c =
n (2)

La prime pure P payée par chaque assuré pouvant être définie comme la contribution de chaque
membre de la mutualité à la charge totale des sinistres, l’assureur la détermine en répartissant
cette charge sur les N assurés de la mutualité qu’il gère.

Soit :

S
P=
N (3)

Or de (2) on déduit que S = n*c.

L’expression (3) devient par conséquent :

n*c n
P= = *c = f *c
N N
La prime pure moyenne est donc le produit du coût moyen des sinistres par la fréquence de leur
survenance.

Ces deux paramètres sont indépendants et restent sujets à des variations, le présent ne répétant
jamais exactement le passé.

L’assureur doit donc suivre leur évolution pour pouvoir apporter les corrections nécessaires
de tarif. L’élaboration des données statistiques doit donc être une tâche permanente et suivie pour
minimiser les écarts entre les prévisions et les réalisations effectives.

12
Darren METOU / INTRODUCTION EN ASSURANCE / CPFA 2022
Supposons que l’assureur dispose des statistiques suivantes en 2006 :

- Nombre total d’assurés de son portefeuille X : 1000

- Fréquence des Sinistres : 10 % (100 sur 1000 des assurés sont sinistrés)

- Coût moyen d’un sinistre : 1 000 UC

Si au terme se ses opérations de surveillance de son portefeuille l’assureur constate que la


fréquence d’apparition des sinistres évolue de 1% chaque année et que le coût moyen de ces
sinistres augmente de 3% chaque année sous l’effet de l’inflation, alors il demandera la prime
pure P suivante n années après 2006:

En 2006+n on aura les statistiques suivantes :

- Fréquence : 10 %(1+1%)n=10%(1,01)n

- Coût moyen : 1 000(1+ 3%)n =1 000(1,03)n

Ainsi la prime pure P de l’année n=10% x 1 000 (1,01)n x (1,03)n.

2.2.2. APPLICATIONS DE DETERMINATION DE LA PRIME


Soit une société d’assurance dénommée IDEAL ASSUR qui vend des contrats d’assurance
automobile et dont le portefeuille est composé d’un ensemble de 10 000 assurés à la fin de
l’exercice 2006. On considérera pour simplifier que tous les assurés ont souscrit la
garantie obligatoire (la Responsabilité Civile) sans les autres garanties facultatives.

L’assureur, compte tenu des informations statistiques dont il dispose, sait qu’au cours de chaque
année d’assurance, 8 % des assurés sont sinistrés et que le coût moyen du sinistre s’élevé à
2 000 000 Francs.

Au début de l’année 2007, il demandera à chacun des assurés la prime suivante :

Prime=2 000 000x 8% soit un montant de 160 000 Francs.

A ce montant IDEAL ASSUR peut ajouter un coefficient de sécurité (avec pour contrainte la
présence de sociétés concurrentes sur le Marché) s’il estime que son portefeuille n’est pas très
suffisant pour se rassurer de la variation de ces chiffres.

13
Darren METOU / INTRODUCTION EN ASSURANCE / CPFA 2022
On terminera ce chapitre sur l’importance de l’information statistique en signalant que d’autres
options s’offrent à l’assureur pour se protéger contre les écarts inhérents à l’utilisation des
statistiques du passé :

En effet la nécessité de constituer des ensembles homogènes explique également en partie


le recours à deux opérations techniques et juridiques qui permettent d’éviter que le calcul
des probabilités ne soit faussé par un nombre et/ou un montant excessif de sinistres.
Il s'agit d'une part de la coassurance et d'autre part de la réassurance.

* LA COASSURANCE

C'est l’opération par laquelle plusieurs entreprises d'assurance garantissent un même


risque, chacune d'entre elles prenant en charge une fraction convenue de ce risque sans
solidarité avec les autres.
Les risques faisant l'objet d'une coassurance sont garantis dans le cadre d'un contrat unique
appelé police collective, qui est rédigé par la société apéritrice et signé par la suite par
chacun des coassureurs et par l’assuré.
La Société Apéritrice (également appelé l’Apériteur) agit comme le mandataire des
coassureurs. En effet, non seulement elle établit le contrat, mais elle encaisse la prime et la
repartit entre les coassureurs. En outre, elle instruit et règle les sinistres pour le compte des
autres coassureurs, mais leur réclame par la suite le remboursement de leurs quotes-parts
respectives.
N.B. : En réalité dans la pratique courante il peut exister d'autres modalités de recouvrement
des quotes-parts dues par les coassureurs

* LA REASSURANCE
C'est l’opération par laquelle une entreprise d'assurance, la cédante, s'assure à son tour
auprès d'une autre société, le réassureur, (encore appelée cessionnaire), pour tout ou partie
des risques qu'elle assure.
La technique de la réassurance permet notamment à l'Assureur de diluer le risque en se
protégeant contre les écarts de probabilité et de rendre son portefeuille homogène en ne
conservant que la partie des risques correspondant à sa capacité financière.
Il est à noter que malgré l’opération de réassurance, l'assureur reste le seul garant du
règlement des sinistres à l'assuré, ce dernier n'étant lié au réassureur par aucun lien
contractuel (article 4 du Code CIMA).

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Darren METOU / INTRODUCTION EN ASSURANCE / CPFA 2022
Pour terminer le TITRE I relatif aux Généralités, nous pourrions également donner de
l'assurance la définition suivante :
« L'Assurance est une opération par laquelle un Assureur organise en mutualité une multitude
d'assurés exposés à la réalisation de certains risques ; grâce à la masse commune des primes
collectées, l'Assureur indemnisera les membres de cette mutualité qui auront subi un
sinistre ».
L’on notera cependant que selon la nature des risques, il peut exister des particularités au
niveau du mode d’indemnisation.
Après ces définitions et notions générales, il convient de noter que l'assurance recouvre en
réalité de nombreuses catégories d’opération, ce qui nous amène à parler non pas de
l'assurance en général, mais plutôt des assurances

III)- CLASSIFICATION DES ASSURANCES


A)- LA CLASSIFICATION REGLEMENTAIRE
Traditionnellement on classe les assurances en deux catégories qui sont d'une part les
assurances de transport, et d'autre part les assurances terrestres.
La répartition habituelle des catégories ou "branches" d'assurances est représentée par le
schéma suivant :

3-1- LES ASSURANCES DE TRANSPORTS


Elles concernent aussi bien l’assurance des marchandises transportées ("Faculté") que celles
du moyen de transport (Corps de véhicule)
Ces assurances comprennent :

- les assurances de transports maritimes


- l'assurance des transports par voie arienne
- l'assurance des transports par voie fluviale
Les deux premières sont régies respectivement par la Convention de Bruxelles et la
convention de Varsovie.

15
Darren METOU / INTRODUCTION EN ASSURANCE / CPFA 2022
ASSURANCE
S

Maritime Fluviales Aérienne Terrestre


s s s

de personnes
• Vie (A. sur la vie-
A.
de Décès)
dommages • Accidents
corporels
(« individuelle »)
• Maladie
de biens de responsabilité
Incendie, explosions, • dommages
tempêtes, vol, bris de corporels
machines, dégâts des • dommages
eaux , bris de glaces, matériels
perte d’exploitation • dommages
etc… immatériels

3-2- LES ASSURANCES TERRESTRES


Ces assurances comprennent les assurances vie, l'assurance incendie les assurances accident,
les assurances dites de « risques divers », les assurances de transports terrestres
Dans la plupart de nos États les assurances terrestres sont régies depuis le 15 Février
1995 par le code CIMA (Conférence Interafricaine des Marchés d'Assurances).
Les assurances terrestres peuvent être divisées en deux sous catégories, en fonction de la
nature même de ce que l'on assure, c’est-à-dire les éléments du patrimoine, les activités ou
les personnes placées sous la garantie de l'assurance. La distinction se fait entre les
assurances de personnes et les assurances de dommages.
3-2-1- LES ASSURANCES DE PERSONNES :
Elles ont pour but de prémunir l’assuré contre toute atteinte à sa personne, dans son
existence ou dans son intégrité physique.
Elles se divisent en deux catégories :
a) Les assurances dont l’exécution de garantie dépend de la durée de la vie humaine
Cette catégorie comprend deux grands types de produits : les produits d’assurance
décès d’une part et les produits d’assurance vie d’autre part.
• Les assurances en cas de décès sont celles par lesquelles l’assureur garantit le
paiement du capital assuré aux ayant droits (ou à tout bénéficiaire désigné au

16
Darren METOU / INTRODUCTION EN ASSURANCE / CPFA 2022
contrat) si l’assuré décède avant une date convenue d’un commun accord
entre les parties et indiquée dans la police d’assurance.

• Les assurances en cas de vie sont celles par lesquelles l’assureur garantit le
paiement à l’assuré le versement d’un capital ou d’une rente si ce dernier
est toujours vivant à la date stipulée dans le contrat.

b) L'assurance Accidents corporels (versement d’indemnités forfaitaires en cas


d'accident corporel) et l'assurance maladie.
Les assurances de personnes prévoient le versement d'une prestation forfaitaire déterminée
par le contrat, sans que n’intervienne aucune appréciation du dommage patrimonial subi. Il
n'y a donc pas de rapport avec les revenus de l’assuré.

3-2-2- LES ASSURANCES DE DOMMAGES :


Elles ont pour but de prémunir l’assuré contre toute atteinte à son patrimoine, soit
directement (assurances de biens) soit indirectement (assurances de responsabilité).

a) les assurances de biens ont pour but d'indemniser l’assuré des pertes
matérielles qu'il subit directement dans son patrimoine ; elles réparent notamment
les dommages causés aux biens lui appartenant ainsi que certaines pertes
indirectes qu'il peut subir après un sinistre.
C'est la formule d'assurance la plus ancienne et la plus simple : le propriétaire d'un bien se
protège contre réduction fortuite de la valeur de son patrimoine résultant de la détérioration,
de la destruction, de la disparition de ce bien par incendie, vol, etc.…

b) - Les assurances de responsabilité garantissent également le


patrimoine de l’assuré, mais de façon indirecte dans la mesure où il s’agit de faire
face aux conséquences pécuniaires incombant à l’assuré à la suite de dommages
causés à autrui et dont il est juridiquement responsable.
Ces dommages peuvent être causés :
- par l’assuré lui-même
- par les personnes dont il répond (enfant, préposé),
- du fait des choses que l’assuré a sous sa garde.
Les dommages causés aux tiers sont soit matériels (à leurs biens), soit corporels (atteinte
à leur personne).

17
Darren METOU / INTRODUCTION EN ASSURANCE / CPFA 2022
Les assurances de responsabilité (également appelées assurances de dettes) sont
obligatoires dans certains cas : assurance "aux tiers" dans la branche automobile
Dans d'autres cas, l'assurance de la responsabilité civile n'est pas légalement obligatoire, mais
elle est vivement recommandée ; c'est ainsi que le locataire répond presque toujours, de
l'incendie ou de l'explosion ayant endommagé le bâtiment loué, car il en est présumé
responsable.
A l'issue de ce survol de la classification, nous devons formuler trois observations
importantes
Concernant les assurances de dommages.
- le principe indemnitaire :
Les assurances de dommages sont régies par un principe fondamental selon lequel l’Assuré
ne peut recevoir une indemnité supérieure au montant du dommage subi par son
patrimoine. Il ne peut, du fait de l'assurance, se trouver dans une situation meilleure à celle
qui aurait été la sienne si le sinistre ne s’était pas produit.
(Article 31 du Code CIMA)

N.B. : Les assurances de personnes ne sont pas soumises au


principe indemnitaire.
Un assuré peut par exemple souscrire un ou deux contrats
prévoyant des indemnités journalières dont le montant total est
supérieur à son revenu habituel.
- la règle proportionnelle :

S’il résulte des estimations que la valeur de la chose assurée excède au jour du sinistre la
somme garantie, l’assuré est considéré comme restant son propre assureur pour
l’excédent, et supporte, en conséquence, une part proportionnelle du dommage, sauf
convention contraire.
(Article 35 du Code CIMA)

Nous en expliquerons le mécanisme à travers des exemples.


- la subrogation :

L'Assureur est subrogé, à concurrence de l’indemnité versée, dans les droits de l’Assuré
contre les tiers qui, par leur fait, ont causé le dommage indemnisé. Si, par le fait de
l’Assuré, l'Assureur ne peut pas exercer son recours, l’Assuré en est responsable envers lui
dans la mesure du préjudice ainsi causé à l'Assureur. (Article 42 du Code CIMA)

18
Darren METOU / INTRODUCTION EN ASSURANCE / CPFA 2022
Pour illustrer la typologie décrite tout au long du paragraphe A ci-dessus, on peut se
reporter aux textes pour voir comment concrètement les opérations d'assurances sont
classées dans le Code CIMA.
Dans le Code CIMA, (article 328) les opérations d'assurances sont classées en branches de la
manière suivante :

1 Accidents (y compris les accidents de travail et les maladies professionnelles)


a) prestations forfaitaires ;
b) prestations indemnitaires ;
c) personnes transportées.
2 Maladie

a) prestations forfaitaires ;
b) prestations indemnitaires ;
c) combinaisons

3 Corps de véhicules terrestres (autres que ferroviaires) :

a) véhicules terrestres à moteur ;


b) véhicules terrestres non automoteurs.

4 Corps de véhicules ferroviaires :

Tout dommage subi par les véhicules ferroviaires.

5 Corps de véhicules aériens : tout dommage subi par les véhicules aériens.

6 Corps de véhicules maritimes, lacustres et fluviaux : tout dommage subi par :

a) véhicules fluviaux ;

19
Darren METOU / INTRODUCTION EN ASSURANCE / CPFA 2022
b) véhicules lacustres ;
c) véhicules maritimes

7 Marchandises transportées (y compris les marchandises, bagages et tous autres biens) :


tout dommage subi par les marchandises, bagages, quel que soit le moyen de transport

8 Incendie et éléments naturels : tout dommage subi par les biens (autres que les biens
compris dans les branches 3,4, 5, 6 et 7) lorsqu'il est causé par :

a) incendie ;
b) explosion ;
c) tempête ;
d) éléments naturels autres que la tempête ;
e) énergie nucléaire ;
f) affaissement de terrain.

9 Autres dommages aux biens : tout dommage subi par les biens (autres que les biens
compris dans les branches 3,4, 5, 6 et 7) et lorsque ce dommage est causé par la grêle
ou la gelée, ainsi que par tout événement, tel le vol, autre que ceux compris dans la
branche 8.

10 Responsabilité civile véhicules terrestres automoteurs : toute responsabilité résultant de


l'emploi de véhicules terrestres automoteurs (y compris la responsabilité du transporteur).

11 Responsabilité civile véhicules aériens : toute responsabilité résultant de l'emploi de


véhicules aériens (y compris la responsabilité du transporteur).

12 Responsabilité civile véhicules maritimes, lacustres et fluviaux : toute responsabilité


résultant de l'emploi de véhicules fluviaux, lacustres et maritimes (y compris la
responsabilité du transporteur).

13 Responsabilité civile générale : toute responsabilité autre que celles mentionnées sous les
paragraphes 10, 11 et 12.
20
Darren METOU / INTRODUCTION EN ASSURANCE / CPFA 2022
14 Crédit :

a) insolvabilité ;
b) crédit à l'exportation ;
c) vente à tempérament ;
d) crédit hypothécaire ;
e) crédit agricole.

15 Caution :

a) caution directe ;
b) caution indirecte ;

16 Pertes pécuniaires diverses :

a) risques d'emploi ;
b) insuffisance de recettes (générale) ;
c) mauvais temps ;
d) pertes de bénéfices ;
e) persistance de frais généraux
f) dépenses commerciales imprévues ;
g) perte de la valeur vénale
h) pertes de loyers ou de revenus ;
i) pertes commerciales indirectes autres que celles mentionnées précédemment :
j) pertes pécuniaires non commerciales ;
k) autres pertes pécuniaires.

17 Protection juridique :

21
Darren METOU / INTRODUCTION EN ASSURANCE / CPFA 2022
18 Assistance :

Assistance aux personnes en difficulté, notamment au cours de déplacement

19 (Réservé).

Branches vie :

20 Vie-décès toute opération comportant des engagements dont l’exécution dépend de la


durée de la vie humaine

21 Assurances liées à des fonds d'investissement :

Toutes opérations comportant des engagements dont l’exécution dépend de la durée de la vie
humaine et liée à un fonds d'investissement.

Les branches mentionnées aux 20 et 21 comportent la pratique d'assurances


complémentaires au risque principal, notamment celles ayant pour objet des garanties en cas
de décès accidentel ou d’invalidité.

22 Opérations tontinières : toutes opérations comportant la constitution d'associations


réunissant des adhérents en vue de capitaliser en commun leurs cotisations et de repartir
l'avoir ainsi constitué, soit entre les survivants, soit entre les ayant droits des décédés.

23 Capitalisation : toute opération d'appel à l’épargne en vue de la capitalisation et


comportant, en échange de versements uniques ou périodiques, directs ou indirects, des
engagements détermines quant à leur durée et à leur montant.
B) - LA CLASSIFICATION SELON LE MODE DE GESTION
Il est possible de procéder à une classification des assurances selon un autre critère, celui du
mode de gestion. L'on distingue alors les assurances de répartition, des assurances de
capitalisation.

22
Darren METOU / INTRODUCTION EN ASSURANCE / CPFA 2022
1)- LES ASSURANCES DE REPARTITION
La caractéristique essentielle tient au fait que dans le cas de ces assurances, les sinistres
d'une année considérée sont couverts par la masse des primes collectées au cours de la
même année.

Exemple : le régime de retraite des Caisses de Prévoyance Sociale de nos États, les accidents
corporels, l'assurance maladie, les assurances de dommages.

2)- LES ASSURANCES DE CAPITALISATION


Ce sont des assurances souscrites à long terme dont les primes sont capitalisées selon la
méthode des intérêts composés.

TITRE II - LE CONTRAT D'ASSURANCE


________________________________________

Selon l'article 1101 du Code Civil, "le contrat est une convention par laquelle une ou plusieurs
personnes s'obligent, envers une ou plusieurs autres, à donner, à faire ou à ne pas faire
quelque chose".

Dans le cadre de l'assurance, il s’agit d’une convention passée entre une entreprise
d'assurance et un assuré (personne physique ou morale) en vue de matérialiser l'accord
conclu entre les deux parties et d'en définir toutes les modalités, de déterminer l'objet et les
conditions de l'assurance.

Nous pourrions donner deux définitions techniques du contrat d'assurance.

- Le contrat d'assurance est un contrat par lequel un Assureur garantit à un Assuré


moyennant le paiement d'une prime ou d'une cotisation le versement d'une somme connue à
l'avance en cas de réalisation d'un risque prédéterminé.

- Le contrat d'assurance est un contrat par lequel un souscripteur se fait promettre par un
Assureur une prestation en cas de réalisation d'un risque moyennant le paiement d'un prix
appelé prime ou cotisation.

23
Darren METOU / INTRODUCTION EN ASSURANCE / CPFA 2022
Au plan didactique, le contrat d'assurance peut être étudié sous plusieurs aspects,
notamment du point de vue juridique et du point de vue pratique.

I)- LES CARACTERISTIQUES JURIDIQUES DU CONTRAT D'ASSURANCE

Les juristes relèvent un certain nombre de notions et de critères pour définir le contrat
d'assurance. On retiendra :

- qu'il s'agit d'un contrat consensuel


- qu'il s'agit d'un contrat synallagmatique
- qu'il s'agit d'un contrat aléatoire
- qu'il s'agit d'un contrat à titre onéreux
- qu'il s'agit d'un contrat successif
- qu'il s'agit d'un contrat d’adhésion
- qu'il s'agit d'un contrat de bonne foi

a)- Contrat consensuel

Le contrat d'assurance est un contrat dont la conclusion est parfaite dès l'accord des parties,
c’est à dire dès la rencontre des volontés de l'Assureur et de l’Assuré.
Cependant ce caractère tend à s’estomper du fait de l'exigence d'un écrit (article 7 du Code
CIMA). Même si celui-ci sert de moyen de preuve, la sanction de son défaut confère au
contrat un caractère solennel, sinon formaliste.
Par ailleurs, tout en confirmant le fait que le contrat d’assurance est un contrat de nature
consensuelle, on peut noter également que la réglementation y intervient de façon
importante, comme dans la plupart des contrats d’adhésion.

b)- Contrat synallagmatique


Il met des obligations à la charge de chacune des parties contractantes, et leur confère des
droits réciproques.
Pour l'ASSUREUR :

24
Darren METOU / INTRODUCTION EN ASSURANCE / CPFA 2022
- il est tenu avant la conclusion du contrat, de fournir une fiche d'information sur le prix, les
garanties et les exclusions (article 6 du Code CIMA).

- lors de la réalisation du risque ou à l’échéance du contrat, l'Assureur doit exécuter


dans le délai convenu la prestation déterminée par le contrat et ne peut être tenu au-delà
(Article 16 du Code CIMA). L'Assureur s'engage donc à garantir l’assuré et à régler les sinistres.

Quant à l’ASSURE il est obligé :


- de répondre exactement aux questions posées par l'Assureur, notamment dans le
formulaire de déclaration du risque ;

- de payer la prime aux époques convenues ;

- de déclarer tout sinistre de nature à entraîner la garantie de l'Assureur.

Du fait de la réciprocité des obligations, le non-respect par l’une des parties de ses
obligations décharge l’autre de ses obligations ; on comprend aisément que l'obligation
de l'Assureur ne soit plus due à l’Assuré qui n'a pas respecté les siennes.

C'est ainsi qu’un assuré qui n'a pas convenablement déclaré le risque est exposé à la
nullité du contrat ou à la réduction proportionnelle d’indemnité. Celui qui n'a pas
convenablement déclaré le sinistre s'expose à la déchéance, et celui qui ne paie pas sa
prime s'expose à la suspension de la garantie.

c) - Contrat aléatoire

Ce caractère aléatoire est de loin celui qui particularise le contrat d'assurance par rapport
aux autres. En effet, l’exécution du contrat, au moins par l'assureur, dépend de l'aléa. Ce
qui justifie la nécessaire modicité des primes par rapport aux risques pris en charge, car si
la survenance de sinistres était certaine ou presque, l'assureur ne serait pas en mesure de
faire face à ses engagements et il n'y aurait pas d'assurance.

Il convient de noter que même en cas de risque certain comme en matière d'assurance
décès - en ce sens que l'on meurt toujours un jour ou l'autre - il subsiste un élément
aléatoire résident dans les dates de sinistre et dans le nombre d’années de paiement des
primes.
25
Darren METOU / INTRODUCTION EN ASSURANCE / CPFA 2022
d)- Contrat à titre onéreux

Le contrat d'assurance n'est gratuit ni pour l'Assureur ni pour l’Assuré. Il est conclu
moyennant une contrepartie financière réciproque.
L’Assuré est tenu au paiement de la prime, même s'il peut attribuer gratuitement le
bénéficie du contrat à une tierce personne, comme dans les assurances-vie par exemple.
S'agissant de l'Assureur, il consiste au règlement des sinistres ; même lorsqu'il n'y a pas
eu de sinistre au cours de l’année d'assurance, la prime perçue ne constitue pas pour lui
un avantage gratuit parce qu'elle contribue à l’équilibre statistique de la mutualité à
travers la pratique de la compensation des risques.

e)- Contrat successif

Le contrat s’exécute dans le temps. Les prestations sont dues au cours de sa période de
validité et la prime payée est valable pour l'ensemble de cette période. Ce caractère
successif constitue le fondement de la divisibilité de la prime.

f)- Contrat d’adhésion

Les parties au contrat d'assurance ne définissent pas ensemble et à "armes égales" les
termes du contrat. Ceux-ci sont parfaitement connus de l'Assureur. Quant à l’Assuré, il ne
peut qu'y adhérer ou non.

C’est pourquoi l’on dit que le contrat d'assurance est un contrat d’adhésion.

Ce caractère n'est plus suffisamment distinctif, dès lors qu'en pratique la tendance est à
la généralisation des contrats dont les termes ne sont pas discutés, à égalité, par les
parties, mais bien au contraire, imposés à l'une d'elles. La validité du contrat n'en est pas
moins admise en jurisprudence. Tout au plus ce caractère du contrat d'assurance aiguise
la suspicion des tribunaux et les amène à être attentifs aux différentes clauses du contrat.

Cette position jurisprudentielle reste constante même pour les contrats qui sont placés
auprès des compagnies d'assurance par des courtiers (l’on sait que ceux-ci sont des
professionnels qui discutent au mieux des intérêts de leurs clients dont ils sont les
26
Darren METOU / INTRODUCTION EN ASSURANCE / CPFA 2022
mandataires, et ne consentent généralement à placer leurs contrats que s'ils estiment
que ces intérêts ne sont pas lésés.

En plus des caractéristiques sues mentionnées, l’on ne saurait passer sous silence le fait
que le contrat d’assurance est un Contrat de bonne foi.

L'assureur a confiance en l’assuré, aussi accepte-t-il d’établir le contrat d'assurance sur la


base des déclarations de celui-ci.

En acceptant de payer la prime en contrepartie de la promesse que lui fait l'Assureur de


régler des sinistres qui pourraient survenir au cours du contrat, l’Assuré exprime sa
confiance en l'Assureur.

La bonne foi est donc fondamentale pour la conclusion du contrat d'assurance.

Compte tenu de l'importance de ses engagements, l'Assureur serait gravement lésé, si la


bonne foi du souscripteur n’était pas garantie. Elle revêt également un caractère
fondamental pour la prise du contrat d'assurance par le souscripteur qui ne peut
s'engager que parce qu'il considère que l'assureur est de bonne foi et qu'il tiendra sa
promesse de l'indemniser en cas de sinistre.

Du point de vue pratique, nous allons recenser les supports matériels


du contrat d'assurance avant d'en examiner le contenu.

II)- LES SUPPORTS MATERIELS

A)- PRESENTATION DU CONTRAT


Le contrat d'assurance (également dénommé police d'assurance) comporte :
1. Eventuellement : la Proposition qui constitue, en vertu des déclarations de
l’Assuré, le fondement même de son contrat.
2. Les Conditions Générales qui comprennent :
- les définitions,
- un fascicule, où sont détaillées toutes les dispositions relatives :

27
Darren METOU / INTRODUCTION EN ASSURANCE / CPFA 2022
* aux garanties pouvant être accordées,
* aux déclarations concernant le risque assuré,
* à la prime,
* aux sinistres,
* à la durée du contrat,

- un tableau récapitulatif des garanties, des montants et des franchises


proposés.
On peut dire des Conditions Générales qu’elles sont le mode d’emploi du
contrat. Ce sont les règles qui régissent, dans le cas général, le contrat. Elles s’appliquent à
l’ensemble des contrats de même type et expliquent, exhaustivement, le fonctionnement de
toutes les garanties. Pour connaître les garanties souscrites le client devra se reporter aux
conditions particulières.

3. Les Conditions Particulières :


Par opposition aux Conditions Générales, les Conditions Particulières sont
personnelles aux clients. Elles adaptent les Conditions Générales au cas personnel de l’Assuré.
Elles définissent les garanties pour lesquelles le client a opté. Il pourra se reporter aux
Conditions Générales pour avoir plus de précisions sur leur fonctionnement.
4. Eventuellement des Annexes ou des Conventions Spéciales.

A noter que la terminologie actuelle utilise plutôt les termes


suivants :

- Dispositions Générales

- Dispositions Particulières

- Dispositions Spéciales

- Cotisation

28
Darren METOU / INTRODUCTION EN ASSURANCE / CPFA 2022
B) - EXAMEN DES CONDITIONS GENERALES

Le sommaire des Conditions Générales d'une police mentionne généralement les


chapitres suivants :

CHAPITRE 1 : LES GARANTIES

Objet du contrat
Exclusions générales
Territorialité

CHAPITRE 2 : LE RISQUE ASSURE

Déclaration du risque :

- déclaration à la souscription du contrat (Article 12-2 du Code CIMA)


- déclaration en cours de contrat (Article 12-3 du Code CIMA))

Déclaration des autres assurances (Article 34 du Code CIMA)


Sanction en cas d'inobservation des obligations de déclaration (Articles
18 et 19 du Code CIMA)
Diminution du risque (Article 15 du Code CIMA)
Transfert de propriété des biens assurés (Article 40 du Code
CIMA)

CHAPITRE 3 : LA PRIME

Calcul de la prime
Paiement de la prime (Article 13 du Code CIMA)
Non-paiement de la prime (Article 13 du Code CIMA)
Adaptation des primes, garanties et franchises Révision du Tarif

29
Darren METOU / INTRODUCTION EN ASSURANCE / CPFA 2022
CHAPITRE 4 : LES SINISTRES

Ce que l’assuré doit faire en cas de sinistre (Article 12-4 du Code CIMA)
Evaluation des dommages
Expertise
Paiement d’indemnité (Article 16 du Code CIMA)
Assurances multiples (Article 34 du Code CIMA)
Subrogation (Article 42 du Code CIMA)

CHAPITRE 5 : DEBUT ET FIN DU CONTRAT

Prise d'effet (Article 13- paragraphe2 du Code CIMA)


Durée (Article 24 du Code CIMA)
Résiliation (Articles 21 et 25 du Code CIMA)
Cas où le contrat est résiliable
Formes de la résiliation (Article 26 du Code CIMA)
Prise d'effet de la résiliation (Article 27 du Code CIMA)
Quelles sont les indemnités de résiliation, et que devient la prime payée
d'avance ? Prescription (Article 28 du Code CIMA)

III) - APERCU SUR LES PRODUITS D'ASSURANCES

3-1- LES ASSURANCES DE PERSONNES

3-1-1- ASSURANCE ACCIDENT (Article 328-1 du Code CIMA)

L’objet de cette assurance est de garantir aux assurés ou aux bénéficiaires


désignés au contrat des prestations en cas d’accident entraînant des dommages corporels.

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Darren METOU / INTRODUCTION EN ASSURANCE / CPFA 2022
L’accident corporel est défini comme suit : toute atteinte corporelle, non
intentionnelle de la part de l’Assuré, et provenant de l’action fortuite et soudaine d’une cause
extérieure et par voie de conséquence, les altérations de la santé qu’en résultent.

La protection accordée par un tel contrat s’articule autour de 3 catégories de


garanties :
- une garantie Décès
- une garantie Invalidité
- et des garanties prévoyant la couverture d’autres types de préjudices.
La garantie décès ouvre droit au versement d’un capital en cas de décès
accidentel.
La garantie Invalidité a pour objet principal l’indemnisation du préjudice lié à
l’incapacité permanente de l’assuré.
L’indemnité est destinée à compenser le préjudice physiologique de l’assuré ;
elle se calcule en fonction de deux éléments : le taux d’invalidité et le capital indiqué au
contrat.
Le taux d’incapacité est évalué à partir d’un barème annexé au contrat.
En ce qui concerne la garantie des autres types de préjudices, l’on peut citer
notamment

• Le remboursement des frais dus à des soins médicaux.


• Des frais d’assistance, de rapatriement, de prestations d’aide à domicile

• Une indemnité journalière pendant la durée de l’incapacité temporaire de


travail de l’assuré (ITT) ou pendant la durée de son hospitalisation consécutive à un
accident.

CAS "PARTICULIER » : L'ASSURANCE DES PERSONNES TRANSPORTEES EN AUTOMOBILE

Les garanties offertes par ce contrat sont celles citées ci-dessus.


L’Assuré peut éprouver le besoin de faire assurer les personnes transportées dans son
véhicule car le contrat d'assurance automobile qu'il a souscrit pour la garantie des
risques mis à sa charge par le livre II du Code CIMA ne couvre pas dans tous les cas toutes les
personnes se trouvant à bord du véhicule, notamment le conducteur.

31
Darren METOU / INTRODUCTION EN ASSURANCE / CPFA 2022
3-1-2- ASSURANCE MALADIE (Article 328-2 du Code CIMA)

Cette garantie a pour objet le remboursement des frais de traitement nécessites


par une maladie ou un accident. Il s'agit des frais suivants :
- les honoraires des médecins, chirurgiens, dentistes, auxiliaires médicaux ;
- les frais pharmaceutiques ;
- les frais de séjour à l’hôpital ;
- les frais d'appareillage et de prothèse.

3-1-3- ASSURANCE DECES (Articles 328-20 du Code CIMA)

Les assurances en cas de décès sont celles par lesquelles l'assureur garantit le paiement du
capital assuré aux ayant droits (ou à tout bénéficiaire désigné au contrat) si l'assuré décède
avant une date convenue d'un commun accord entre les parties et indiquée dans la police
d'assurance.

3-1-4- ASSURANCE SUR LA VIE (Articles 328-21 et 328-23 du Code CIMA)

Les assurances en cas de vie sont celles par lesquelles l'Assureur garantit à l’Assuré le
versement d'un capital ou d'une rente si ce dernier est toujours vivant à la date stipulée dans
le contrat.
3-2- LES ASSURANCES DE DOMMAGES DIRECTS AUX BIENS

La démarche à adopter consiste à définir ou à déterminer systématiquement quels sont les


événements (assurables ou non), ce sur quoi l'assurance doit porter et comment s'assurer.

3-2-1-LES EVENEMENTS

* assurables
* inassurables

L'on peut noter deux observations à ce niveau :

32
Darren METOU / INTRODUCTION EN ASSURANCE / CPFA 2022
- Il y a des définitions conventionnelles : exemple dans la branche
Incendie, pour la garantie toutes explosions Monsieur DADE a écrit dans son ouvrage le
Manuel du Technicien Incendie, que "les explosions de colère sont exclues de la
garantie"
-La police ne couvre pas tout : il y a des" frontières" à connaître.
3-2-2- CE QU'IL FAUT ASSURER

* Les biens à garantir


Les Bâtiments - Le Matériel - Le Mobilier - les Marchandises
Il est important de définir de façon précise les biens garantis
** Les pertes indirectes : ce sont tous les autres dommages pouvant être
entraînés par un sinistre. Exemple : la perte d'exploitation après sinistre

Ces pertes ne sont pas toujours apparentes. Il faut parfois en


faire une recherche systématique.
3-2-3- COMMENT S'ASSURER
A ce niveau l'attention doit porter sur :
- les différentes formules offertes par les assurances selon les branches
- La fixation des montants à garantir
L’on peut noter que si l’étude et la rédaction de la police sont bien menées, les conditions
seront alors établies pour un règlement satisfaisant du sinistre.
3-2-4- EXEMPLES DE POLICES
EXEMPLE N° 1 : L’ASSURANCE BRIS DE MACHINES

Les biens assurés


Pratiquement toutes les machines et installations industrielles peuvent être assurées, à
condition qu’elles soient prêtes pour l’exploitation commerciale et qu’elles se situent dans les
locaux spécifiés dans l’inventaire des machines.
Les biens exclus
Sont exclus de l’assurance, les outils interchangeables, les socles de fondation, les
briques réfractaires des fourneaux, les combustibles, les catalyseurs, etc.

33
Darren METOU / INTRODUCTION EN ASSURANCE / CPFA 2022
Les événements assurés

La police Bris de machines couvre en principe tout dommage matériel survenu de


façon soudaine et imprévisible et nécessitant réparation ou remplacement.

L’on peut citer notamment les causes suivantes :

1- CAUSES INTERNES : défaut de matière, vice de construction ou de montage.

2- CAUSES EXTERIEURES : introduction chute ou heurt de corps étranger, chute de tout


ou partie d’appareil de navigation aérienne, effondrement partiel ou total de bâtiment,
franchissement du mur du son.

3- INCIDENTS D’EXPLOITATION :
- grippage, déréglage, fatigue moléculaire, vibration, desserrage de pièces, force
centrifuge, survitesse, échauffement mécanique, chute.

- coup d’eau, coup de bélier, coup de feu dans les appareils à eau chaude ou autres
liquides, appareils à vapeur et installations hydrauliques.

- défaillance des appareils de régulation, de contrôle de sécurité.

- maladresse, négligence, inexpérience ou malveillance des préposés de l’Assuré ou de


tiers.

4- EFFETS DU COURANT ELECTRIQUE : échauffement, court-circuit, surtension ou chute


de tension, surintensité, formation d’arc, défaillance d’isolement, influence de l’électricité
atmosphérique.

5- PHENOMENE NATUREL : Tempête

34
Darren METOU / INTRODUCTION EN ASSURANCE / CPFA 2022
Risques exclus

Les principaux risques exclus sont ceux qui sont normalement couverts
par d’autres branches de l’assurance comme l’incendie, la foudre, l’explosion,
etc. Les principales exclusions prévues dans la police sont les suivantes :

Les dommages dus à la guerre ou à des évènements assimilés, la rébellion, la


guerre civile, les périls naturels à l’exception de la tempête, la négligence ou la
faute intentionnelle ou dolosive de l’assuré ou de son personnel de direction.

Tout défaut ou vice existant au moment de la prise d’effet du contrat et dont


l’assuré aurait dû avoir connaissance.

Les bris résultant d’essais ou de surcharges intentionnelles pratiquées dans des


conditions de fonctionnement non admises par les fabricants ;

Les pertes ou dommages dont répond le fabricant ou le fournisseur de l’objet,


selon la loi ou en vertu de conventions contractuelles ;

En outre, tout dommage résultant de la corrosion, l’érosion ou la fatigue des


pièces de machines dues à l’usage normal qui en est fait pour travailler, ou à
toute autre influence chimique ou atmosphériques continue, dépôts excessifs
de suie, de boue de tartre etc.

EXEMPLE N° 2 : ASSURANCE TOUS RISQUES OBJETS DIVERS

1. GARANTIE
. Garantie "TOUS RISQUES" :
. Incendie, Explosion, Foudre
. Dégâts des eaux
35
Darren METOU / INTRODUCTION EN ASSURANCE / CPFA 2022
. Vol par agression, par effraction des locaux
. Dommages accidentels
. Actes de vandalisme
. Attentats

2. EXCLUSIONS PREVUES AUX DISPOSITIONS GENERALES ET PRINCIPALES


EXCLUSIONS PREVUES AUX CONDITIONS PARTICULIERES
. Dommages dont l’origine n’a pas un caractère aléatoire
. Faute intentionnelle ou dolosive de la part de l’Assuré
. Guerre étrangère - guerre civile
. Cataclysmes autres que "catastrophes naturelles"
. Energie nucléaire
. Saisie, confiscation, embargo, réquisition
. Vols commis par les membres de la famille de l’Assuré
. Vols commis par les gérants, associés, administrateurs de l’entreprise
assurée
. Pertes, disparition inexpliquée, manque à l’inventaire
. Dommages électriques
. Variation climatique et atmosphérique
. Eraflures et défaut d’aspect
. Exclusions propres à chaque objet en fonction :
. De sa nature
. De son usage
. De la nature et des protections des locaux dans lesquels il se trouve

3. FORME DE LA GARANTIE

. Assurance Golf : Assurance au premier risque absolu


. Autres risques : possibilité d’assurance en valeur totale

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Darren METOU / INTRODUCTION EN ASSURANCE / CPFA 2022
EXEMPLE N° 3 : LE VOL DES BIENS D’UNE ENTREPRISE

Le dictionnaire définit ainsi le vol : "action de voler, de dérober ce qui appartient à


autrui"

1- LES EVENEMENTS ASSURABLES

- vol ou tentative de vol avec effraction

Dans ce cas, il doit être matériellement prouvé que les voleurs


ont pénétré dans les locaux par effraction (enfoncement déporte,
bris de glace, trou pratiqué dans une cloison, etc...)

- vol commis ou tenté avec escalade des locaux assurés

- vol ou tentative de vol avec usage de fausses clés

- vol commis ou tenté lorsqu'il a pu être prouvé que les voleurs se sont laissé
enfermer dans les locaux assurés, à l'insu de l’assuré et des personnes de
son entourage (membres de sa famille, préposés...) et malgré la présence
de ces personnes dans les locaux

(ce genre de vol est souvent appelé "vol clandestin")

- vol avec meurtre, tentative de meurtre ou violences caractérisés sur la personne


de l’assuré ou de l'un de ses préposés

- vol commis ou tenté pendant un incendie

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Darren METOU / INTRODUCTION EN ASSURANCE / CPFA 2022
- vol ou perte des clés des locaux

- vol sans pénétration dans les locaux par bris des glaces des devantures (dit "vol à
la pèche")

- détournements (c’est-à-dire, la soustraction frauduleuse) en tous lieux de fonds et


valeurs appartenant à l'assuré par un préposé de celui-ci

- vol en cours de transport

- actes de vandalisme commis par des personnes ayant pénétré dans les locaux
assurés avec effraction, escalade ou usage de fausses clés ou avec
meurtre, tentative de meurtre ou violences caractérisées sur la
personne de l'assuré ou de ses préposés.

2- LES EVENEMENTS CONSIDERES COMME NON ASSURABLES

- les vols commis par les membres de la famille de l'assuré ou avec leur
complicité

- le vol dans les locaux s'il n’y a pas eu effraction, escalade, usage de fausses
clés, meurtres, tentative de meurtre, violences caractérisés ou "vol clandestin"

- le vol de matériel ou de marchandises déposés dans un lieu non clos, ni


couvert (vol sur chantier, dans les cours, jardins, etc.., ou dans un local non fermé à
clé)
- le vol "à l'étalage"
- le vol "à la tire" (dû à un pickpocket par exemple)
- le vol de biens déposés dans des véhicules automobiles sans vol concomitant
du véhicule, dit "vol à la roulotte"

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Darren METOU / INTRODUCTION EN ASSURANCE / CPFA 2022
- la perte ou la disparition inexpliquée de matériel ou de marchandises, sans
qu'un vol puisse être prouvé (sauf en ce qui concerne les clés)
- les pertes financières subies par l'entreprise, victime d'une escroquerie ou
d'un abus de confiance (à l'exception de la possibilité d'assurance en cas de
détournements de fonds et valeurs par le personnel).

- cas de dommages subséquents causés par le voleur : un vol peut être à


l'origine de dommages d'incendie, dégâts des eaux et de bris de glaces, etc...
3- COMMENT S'ASSURER
Des formules ont été mises au point par les Assureurs pour les biens se trouvant dans les
locaux de l'entreprise :
- assurance en valeur totale

- assurance en valeur partielle

- assurance au premier risque absolu

- assurance au premier risque conditionnel.

3-3-LES ASSURANCES DE RESPONSABILITE CIVILE

3-3-1- PRINCIPES ET FONDEMENTS DE LA RESPONSABILITE CIVILE

Le principe édicté par le Code Civil est le suivant : quiconque cause même
involontairement un dommage à autrui doit supporter les conséquences de son acte.
Article 1382 et suivants du code civil pour la Responsabilité Civile délictuelle et quasi
délictuelle
Article 1134 pour la Responsabilité Contractuelle (c'est-à-dire découlant d’une convention,
d'un contrat). En effet cet article dispose que "les conventions légalement formées tiennent
lieu de loi à ceux qui les ont faites".

Le fondement de la Responsabilité Contractuelle est la sanction d'une violation d'une loi


particulière que l'on accepte de s'imposer, dès lors que l'on conclut avec un tiers.

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Darren METOU / INTRODUCTION EN ASSURANCE / CPFA 2022
3-3-2- OBJET DE L'ASSURANCE RESPONSABILITE CIVILE

L'Assureur "Responsabilité Civile" prend en charge les conséquences de la


responsabilité civile que l'Assuré peut encourir dans des circonstances
déterminées, vis-à-vis des tiers (tierces personnes).

L'Assureur indemnise donc la victime d'un dommage causé par l'Assuré et


engageant sa responsabilité, à condition que cette victime ne soit ni l'Assuré
lui-même, ni ses ascendants ou descendants, ni son conjoint, ni ses préposés
ou salariés.

Il y a deux volets dans l'intervention de l'Assureur :

a)- la réparation des préjudices

Les Assureurs distinguent trois sortes de dommages susceptibles d'être


indemnisés :

- les dommages corporels : toute atteinte corporelle subie par une


personne physique.

En matière de Responsabilité Automobile, il existe divers


types de préjudices ; ils sont énumérés aux articles 258 à
266 du Code CIMA.

- les dommages matériels : toute détérioration ou destruction d'une


chose ou substance, toute atteinte physique à des animaux

- les dommages immatériels : tout préjudice pécuniaire résultant de la


privation de jouissance d'un droit (perte de loyers correspondant à des locaux
détruits), de l'interruption d'un service rendu par une personne ou un bien, ou
de la perte d'un bénéfice et qu’entraîne directement la survenance d'un
dommage corporel.

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Darren METOU / INTRODUCTION EN ASSURANCE / CPFA 2022
b)- La défense de l'Assuré :

- Défense civile

En cas d'action mettant en cause la responsabilité civile de l'Assuré, au titre de


dommages garantis par le contrat, l'Assureur :

- devant les juridictions civiles, commerciales ou administratives, assume la


défense de l'Assuré, dirige le procès et a le libre exercice des
voies de recours,

- devant les juridictions pénales, si la ou les victimes n'ont pas été


désintéressées, a la faculté de diriger la défense ou de s'y
associer et, au nom de l’assuré civilement responsable, d'exercer les
voies de recours.

- Défense pénale

En cas de poursuites dirigées contre l'assuré ou ses préposés à la suite de


dommages garantis par le contrat, l'Assureur assume leur défense devant les
juridictions répressives, les voies de recours étant laissées à leur seule initiative.

3-3-3- EXEMPLES DE POLICES GARANTISSANT LA RESPONSABILITE CIVILE

a)- L'assurance Responsabilité Civile Automobile :

L'assurance automobile vise à titre principal l'assurance de la Responsabilité Civile du


fait de la circulation des véhicules terrestres à moteur. Cette assurance est obligatoire
pour garantir l'assuré contre les conséquences des accidents, incendies ou explosions
causés aux tiers ainsi que pour les dommages causés par la chute des objets ou produits
transportés.

Détail important dans le Code CIMA : les membres de la famille du conducteur ou de


l'assuré sont considérés comme des tiers
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Darren METOU / INTRODUCTION EN ASSURANCE / CPFA 2022
b)- La Responsabilité Civile Chef de Famille :

Les responsabilités garanties sont notamment les suivantes :

- le fait personnel
- le fait des personnes dont l'assuré est reconnu civilement responsable dont :
- les vols commis par les enfants mineurs
- la conduite d'un véhicule-jouet par des enfants mineurs
- le fait des animaux et des choses dont :
. Les animaux domestiques
. Les bicyclettes
. L’intoxication alimentaire
. Les immeubles - résidence principale et/ou résidence secondaire
. Les cours, jardins, clôtures

c)- La Responsabilité Civile Chef d'Entreprise :


- pendant travaux (ou en cours d'exploitation)
- après travaux/après livraison (R.C. Produits)

3-4- LES ASSURANCES DOMMAGES : REGROUPEMENT DES ASSURANCES DE


DOMMAGES DIRECTS AUX BIENS ET DES ASSURANCES DE RESPONSABILITE

Il est possible de garantir dans un même contrat à la fois les dommages que l’assuré peut
éprouver et les responsabilités pouvant être mises à sa charge.

L’illustration en est donnée par la police incendie que nous examinons ci-après.

3-4-1 DEFINITION DES GARANTIES

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Darren METOU / INTRODUCTION EN ASSURANCE / CPFA 2022
Au titre des garanties définies, sont couverts ceux des dommages mentionnés au 3-4-2 que
le preneur d’assurance a choisi de garantir, résultant d’un évènement cité aux § 1 et 2 ci-
après.

Ces garanties s’exercent :

• Pour des dommages survenant aux lieux indiqués dans le contrat ou en tous lieux s’il s’agit
de l’assurance de la responsabilité à l’égard des tiers mentionnée à l’article 2,§ 3,

• Sous réserve des exclusions prévues au paragraphe 3.4.3

Elles s’étendent aux dommages causés par l’intervention des secours et par les mesures de
sauvetage à l’occasion d’un évènement garanti, qu’il survienne dans les biens assurés ou
dans ceux d’autrui.

1. GARANTIE DE BASE

Sont garantis les dommages résultant des évènements suivants, que ces évènements
surviennent dans les biens assurés ou dans ceux d’autrui.

- INCENDIE

- EXPLOSION, ainsi que le coup d’eau des appareils à vapeur.

- CHUTE DE LA FOUDRE

2. GARANTIES OPTIONNELLES

Peuvent être garantis, moyennant mention expresse aux Conditions Particulières

A - Les dommages aux appareils électriques, c’est-à-dire :

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Darren METOU / INTRODUCTION EN ASSURANCE / CPFA 2022
 L’incendie ou les explosions prenant naissance à l’intérieur de ces objets,
 Les dommages d’ordre électrique.

Cette garantie est accordée aux Conditions de l’Annexe dite P9 (Garantie des accidents
aux appareils électriques) qui doit être jointe au contrat.

B - Les dommages causés par le choc d’un véhicule terrestre à moteur identifié

C - Les dommages autres que ceux d’incendie ou d’explosion, causés par le choc ou la chute
de tout ou partie d’un appareil de navigation aérienne ou d’un engin spatial ou encore
d’objets tombant de ceux-ci.

D - Les dégâts des eaux, c’est-à-dire :

les dommages matériels occasionnés par des fuites d’eau accidentelles provenant
exclusivement :

- des conduites non souterraines,

- de tous appareils fixes à effet d’eau, de vapeur ou de chauffage,

- de la rupture ou de l’engorgement des chêneaux ou des conduites d’évacuation des


Eaux pluviales,

- des infiltrations au travers des toitures, terrasses, balcons ou des ciels vitrés.

E - Les tempêtes, ouragans et cyclones :

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Darren METOU / INTRODUCTION EN ASSURANCE / CPFA 2022
Sont garantis les dommages aux biens assurés ayant eu pour cause déterminante l’action
du vent dû aux tempêtes, ouragans ou cyclones ainsi que le choc d’un corps renversé ou
projeté par le vent dû à ces phénomènes.

En cas de contestation et à titre de complément de preuve, l’assuré devra produire une


attestation de la station de la météorologie nationale la plus proche du lieu du sinistre
indiquant qu’au moment du sinistre le vent dépassait la vitesse de 100km/heure.

Cette garantie s’étend en outre aux dommages de mouille causés par la pluie lorsque
cette pluie pénètre à l’intérieur du bâtiment assuré (ou renfermant les biens assurés) du
fait de dommages matériels causés audit bâtiment par l’action du vent dû aux tempêtes,
ouragans ou cyclones, sous réserve que les dommages de mouille aient pris naissance
dans les 48 heures suivant le moment de la survenance des dommages matériels au
bâtiment. Sont considérés comme constituant un seul et même sinistre les dommages
survenus dans les 48 heures qui suivent le moment où les biens assurés ont subi les
premiers dommages.

3-4-2 DOMMAGES ASSURABLES


Les garanties accordées par le contrat s’exercent exclusivement pour ceux des dommages
dont l’assurance, proposée ci-après, est expressément mentionnée aux Conditions
Particulières.

1. Dommages matériels
Peuvent être assurés, qu’il s’agisse de la garantie de base ou des garanties optionnelles, les
dommages matériels atteignant les biens suivants, appartenant à l’assuré :
A - les bâtiments ainsi que tous leurs aménagements et installations qui ne peuvent en être
détachés sans être détériorés ou sans détériorer la construction.
Sont assimilés à ces biens et doivent être compris dans le capital garanti à cet article des
Conditions Particulières, les aménagements immobiliers ou mobiliers tels que les installations
privatives de chauffage ou de climatisation ainsi que tout revêtement de sol, de mur et de
plafond :

• qui ont été réalisés aux frais du propriétaire,

• ou qui, réalisés aux frais d’un locataire, sont devenus la propriété du bailleur.

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Darren METOU / INTRODUCTION EN ASSURANCE / CPFA 2022
Les aménagements réalisés aux frais d’un locataire deviennent la propriété du bailleur :

• soit dès leur réalisation si le bail le prévoit,

• soit à l’expiration du bail si celui-ci est muet sur ce point,

• soit au départ du locataire.

Ces mêmes règles sont applicables à l’occupant.

B - le mobilier personnel (y compris les objets de valeur sous réserve que leur valeur totale
n’excède pas la limite fixée dans la rubrique relative aux capitaux garantis).

Sont assimilés à ces biens et doivent être compris dans le capital garanti à cet article des
Conditions Particulières, les aménagements immobiliers ou mobiliers tels que les installations
privatives de chauffage ou de climatisation, les revêtements de sol, de mur et de plafond que
le locataire a réalisés à ses frais ou repris avec un bail en cours, dès lors qu’il ne sont pas
devenus la propriété du bailleur. Tel est le cas, en cours de bail, des aménagements réalisés
par un locataire lorsque le bail ne contient aucune disposition sur ce point.

Ces mêmes règles sont applicables à l’occupant.

C - le matériel (sauf les supports d’informations qui peuvent être couverts en souscrivant les
assurances proposées aux §§ 2-B et 2-C du 3-4-2).

Sont assimilés à ces biens et doivent être compris dans le capital garanti à cet article des
Conditions Particulières, qu’ils soient meubles ou immeubles, les aménagements tels que
définis au § B ci-dessus ainsi que les équipements à usage professionnel, commercial ou
industriel suivants : informatiques, électroniques, de télécommunication, d’essais, de sécurité,
de levage et de manutention ainsi que les transformateurs et installations électriques.

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Darren METOU / INTRODUCTION EN ASSURANCE / CPFA 2022
D Les marchandises*

C’est-à-dire tous objets destinés à être transformés ou vendus (matières premières, produits
semi œuvrés, produits finis) ainsi que les approvisionnements et les emballages se rapportant
à la profession de l’assuré.

2. Frais et pertes

Peuvent être assurés les frais et pertes suivants dans la mesure où ils résultent de dommages
matériels assurés :

A- les frais de démolition et de déblai ainsi que les frais exposés à la suite des mesures
conservatoires imposées par décision administrative.

Cette assurance s’étend aux frais de destruction ou de neutralisation avant mise en


décharge des biens assurés, contaminés par une substance toxique à la suite d’un évènement
garanti, imposée par la Législation ou la Réglementation, ainsi qu’aux frais de transport,
éventuellement jusqu’aux lieux désignés par les Pouvoirs Publics pour l’accomplissement de
ce traitement ou pour une mise en décharge.

B - le coût de reconstitution des supports non informatiques d’informations appartenant à


l’assuré*.

On désigne par "coût de reconstitution" les frais effectivement engagés aux fins suivantes

• la reconstitution ou le remplacement des supports matériels (papiers, films,


bois, métal...),

• la reconstitution (conception, étude...) de l’information ;

• le report de l’information ainsi reconstituée sur un support matériel identique


ou équivalent à celui qui a été endommagé ou détruit.

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Darren METOU / INTRODUCTION EN ASSURANCE / CPFA 2022
Ne relèvent pas de la présente assurance, mais peuvent être couverts au titre de celle
mentionnée au § C ci-après :

• les dommages résultant de la destruction ou de la détérioration des supports


informatiques et des informations qu’ils contiennent intervenant dans
l’élaboration des supports non informatiques d’informations.

• les dossiers d’études et d’analyse informatiques.

C - les frais de duplication des supports informatiques d’informations, y compris les dossiers
d’étude et d’analyse, appartenant à l’assuré.

On désigne par "frais de duplication" les frais effectivement engagés aux fins suivantes :

• le remplacement des supports matériels (disques disquettes, bandes...) par un


support identique ou équivalent ;

• le report des informations sur ce support, étant entendu que seuls seront pris
en charge les frais correspondant à la simple copie automatique d’un double sur
un support identique ou équivalent au support d’informations endommagé ou
détruit.

D - les honoraires de décorateurs, de bureaux et de contrôle technique et d’ingénierie dont


l’intervention serait nécessaire, à dire d’expert, à la reconstruction ou à la réparation des
biens sinistrés.

E - aux conditions fixées par une clause appropriée, les frais nécessités par une mise en état
du bâtiment en conformité avec la législation et la Réglementation en matière de
construction en cas de reconstruction ou de réparation de l’immeuble.

F - les frais de déplacement et de relogement rendus indispensables à la suite d’un sinistre,


c’est à dire :

a) - les frais de déplacement et de réinstallation des objets garantis au contrat, les frais
de garde-meubles (transport compris)

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Darren METOU / INTRODUCTION EN ASSURANCE / CPFA 2022
b) - éventuellement, le loyer ou l’indemnité d’occupation exposée par l’assuré pour se
réinstaller temporairement dans des conditions identiques. Le loyer ou l’indemnité
d’occupation payée antérieurement au sinistre par l’assuré locataire ou occupant, ou
bien la valeur locative des locaux occupés par le propriétaire viendra en déduction de
l’indemnité due au titre de cette garantie.

G - la perte d’usage représentant tout ou partie de la valeur locative des locaux occupés par
le propriétaire ou le locataire responsable en cas d’impossibilité pour lui d’utiliser
temporairement tout ou partie de ces locaux.

H - La perte de loyers c’est -à-dire le montant des loyers des locataires dont l’assuré, peut
comme propriétaire, se trouver légalement privé.

I - la perte financière résultant pour le locataire ou l’occupant des frais qu’il a engagés pour
réaliser les aménagements immobiliers ou mobiliers tels que les installations privatives de
climatisation ainsi que tout revêtement de sol, de mur et de plafond, et qui seraient devenus
la propriété du bailleur dès lors que, par le fait du sinistre,

• Il y a résiliation de plein droit du bail ou cessation de l’occupation,

• Ou, en cas de continuation du bail ou de l’occupation, refus du propriétaire de reconstituer


les aménagements tels qu’ils existaient au moment du sinistre.

J - les pertes indirectes qui peuvent être couvertes aux conditions fixées par les clauses Adhoc

K- le remboursement des honoraires d’experts :

L’assureur garantit, en cas de sinistre, le remboursement des frais et honoraires de l’expert


qu’il aura lui-même choisi et nommé conformément aux dispositions des Conditions
Générales.

Le montant de ce remboursement ne pourra jamais excéder :

• ni la limite de remboursement calculée en application du barème en vigueur sur le


territoire national au jour du sinistre

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Darren METOU / INTRODUCTION EN ASSURANCE / CPFA 2022
• ni le montant des honoraires réellement payés s’ils sont inférieurs à la limite de
remboursement calculée comme indiquée ci-dessus

• ni le montant de l’indemnité de sinistre.

La présente garantie ne s’applique pas aux pertes indirectes.

3 - Responsabilités

Peuvent être assurés si mention en est faite aux Conditions Particulières, les conséquences
pécuniaires des responsabilités suivantes découlant des textes légaux ou réglementaires dans
la mesure où elles résultent d’un évènement garanti atteignant les biens objets du contrat,
que l’assuré en soit le propriétaire, le locataire ou le gardien.

3. 1 Responsabilité du locataire ou de l’occupant à l’égard du propriétaire des biens

A - responsabilité locative "bâtiment" (risques locatifs) :

La responsabilité que l’assuré, en sa qualité de locataire ou d’occupant des bâtiments, peut


encourir à l’égard de leur propriétaire pour des dommages matériels causés à ces biens
(articles 1302, 1732, 1733,1734 et 1735 du Code Civil).

B - responsabilité locative "matériel et mobilier" :

La responsabilité que l’assuré peut encourir à l’égard du propriétaire du matériel et du


mobilier qui lui sont loués ou qui sont mis à sa disposition pour des dommages matériels
causés à ces biens (articles 1302,1732,1733,1734 et 1735 du Code Civil).

C- responsabilité "trouble de jouissance" :

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Darren METOU / INTRODUCTION EN ASSURANCE / CPFA 2022
La responsabilité que l’assuré, en sa qualité de locataire, peut encourir à l’égard du
propriétaire pour des dommages matériels occasionnés à un ou plusieurs colocataires et les
dommages immatériels qui en sont la conséquence.

D - responsabilité "perte de loyers" :

La responsabilité que l’assuré peut comme locataire encourir à l’égard du propriétaire pour le
loyer de ses locaux, pour celui de ses colocataires et pour la perte d’usage des locaux occupés
par le propriétaire. Cette garantie ne s’exerce que pendant le temps nécessaire, à dire
d’expert, à la remise en état des locaux sinistrés et dans la limite d’une durée d’un an à
compter du jour du sinistre.

3.2 Responsabilité du propriétaire à l’égard du locataire

A - recours des locataires :

La responsabilité que l’assuré, en sa qualité de propriétaire, peut encourir à l’égard des


locataires pour des dommages matériels causés à leurs biens par suite de vice de construction
ou de défaut d’entretien de l’immeuble (article 1721 du Code Civil).

Cette garantie s’étend aux frais de déplacement et de relogement - tels que définis au § 2 F du
3-4-2 que seraient amenés à exposer les locataires atteints par le sinistre.

B - responsabilité "trouble de jouissance" :


La responsabilité que l’assuré, en sa qualité de propriétaire, peut encourir pour des
dommages matériels occasionnés à un ou plusieurs colocataires et les dommages immatériels
qui en sont la conséquence (article 1719 du Code Civil).
3.3 Responsabilité du locateur d’ouvrage ou du dépositaire

La responsabilité que l’assuré, en sa qualité de locateur d’ouvrage ou de dépositaire, peut


encourir à l’égard des propriétaires du mobilier, des matériels, des marchandises ou des
véhicules qui lui ont été confiés ou qu’il a reçus en dépôt pour des dommages matériels
causés à ces biens (articles 1789,1927 et suivants du Code Civil).

51
Darren METOU / INTRODUCTION EN ASSURANCE / CPFA 2022
3- 4 Assurance pour le compte de qui il appartiendra

L’assuré peut garantir, pour le compte de qui il appartiendra, les bâtiments, le mobilier, le
matériel, les marchandises et les véhicules dont il est détenteur ou dépositaire. Cette
assurance joue d’abord comme une assurance de responsabilité ou comme une assurance de
choses si la responsabilité de l’assuré n’est pas engagée.

Les assurances de responsabilités, visées aux §§§ 3.2.A. 3.3 et 3.4 ci-dessus peuvent être
étendues aux dommages immatériels* qui sont la conséquence de dommages matériels occasionnés
aux biens de cocontractants ou de tiers.

3-5 Responsabilité de l’assuré à l’égard des tiers : " Recours des voisins et des tiers"

La responsabilité que l’assuré peut encourir pour des dommages matériels causés aux biens
de tiers et pour les dommages immatériels qui en sont la conséquence (articles 1382,1383 et
1384 du Code Civil).
3-4-3 EXCLUSIONS
Les exclusions 1.B.7, 1.B.9, 1.B.10, 2 à 5 ci-après ne concernent pas les assurances de
responsabilités.
1. Exclusions applicables à toutes les garanties accordées par le contrat.

A - Ne sont pas garantis :

1) les dommages corporels *


2) les dommages exclus ; le présent contrat ne garantit pas :

• Les dommages intentionnellement causés ou provoqués par l'assuré


ou avec sa complicité ainsi que par les mandataires sociaux de l'assuré
lorsqu'il s'agit d'une personne morale.

• Les dommages occasionnés par un des événements suivants :

 Guerre étrangère : il appartient à l'assuré de prouver que le sinistre


résulte d'un fait autre que celui de la guerre étrangère ;

52
Darren METOU / INTRODUCTION EN ASSURANCE / CPFA 2022
 Guerre civile : il appartient à l'assureur de prouver que le sinistre
résulte de ce fait.

• Les dommages ou aggravation des dommages causés par :

 Des armes ou engins destinés à exploser par modification de


structure du noyau de l'atome ;

*tout combustible nucléaire, produit ou déchet radioactif, ou par toute autre


source de rayonnements ionisants et qui engagent la responsabilité exclusive d'un
exploitant d'installation nucléaire, ou trouvent leur origine dans la fourniture de
biens ou de services concernant une installation nucléaire à l'étranger, ou frappent
directement une installation nucléaire.

*toute source de rayonnements ionisants (en particulier tout radio isotope),


utilisés ou destinés à être utilisés hors d'une installation nucléaire dont l'assuré
ou tout personne dont il répond, a la propriété, la garde ou l'usage, ou dont il
peut être tenu responsable du fait de sa conception, de sa fabrication ou de son
conditionnement.

*les sanctions pénales et leurs conséquences.

*les conséquences d’engagements contractuels pris par l’assuré dans la mesure


où elles excèdent celles auxquelles il serait tenu en vertu des textes légaux ou
réglementaires.

B - Ne sont pas garantis, sauf convention contraire :

1. les dommages occasionnés par les grèves, émeutes et mouvements populaires, les
actes de vandalisme, d’insurrection et de rébellion

2. les dommages, autres que ceux d’incendie couverts au titre de la garantie de base (3-
4-1, § 1), résultant de la pression d’un gaz ou d’un fluide introduit volontairement
dans une installation à l’occasion d’essais.

3. les dommages résultant de vols y compris ceux perpétrés à l’occasion d’un évènement
garanti.

53
Darren METOU / INTRODUCTION EN ASSURANCE / CPFA 2022
4. les dommages occasionnés directement ou indirectement, même en cas d’orage, par
les eaux de ruissellement, l’engorgement et le refoulement des canalisations
enterrées* et des égouts, par les inondations, les raz de marée, les marées, les
débordements de sources, de cours d’eau et, plus généralement, par la mer et autres
plans d’eau naturels ou artificiels, par un tremblement de terre, une éruption
volcanique, l’effondrement, l’affaissement ou le glissement du sol, les coulées de
boues, chutes de pierres et autres cataclysmes.

5. les conséquences pécuniaires de la responsabilité que l’assuré peut encourir, même


à l’occasion d’un évènement garanti au titre du contrat, pour des dommages causés
aux voisins ou aux tiers par émission, dispersion, rejet et/ou dépôt de toute substance
solide, liquide ou gazeuse polluant le sol, l’atmosphère, les eaux, y compris la nappe
phréatique, la flore et la faune.

6. les dommages suivants s’ils ne résultent pas de dommages matériels couverts au titre
de la garantie de base (3-4- 1; §1) ou de la garantie optionnelle définie au 3-4-1-2, §
D:
* Conséquences pécuniaires de responsabilités mentionnées au 3-4-2
paragraphe 3 ;

*frais et pertes suivants, mentionnés au 3-4-2§2 , subis par l’assuré :

- frais de déplacement et de relogement,


- perte d’usage,
- perte de loyers,
- pertes indirectes,

7. les frais exposés par l’assuré, pour remédier à un vice propre ou à un défaut de
fabrication. Restent toutefois garantis les dommages de la nature de ceux couverts
au titre du contrat qui, dans leur origine ou leur étendue, résultent d’un vice propre
ou d’un défaut de fabrication, y compris les dommages atteignant la partie d’un bien
viciée ou défectueuse.

8. les dommages, autres que ceux d’incendie ou d’explosion couverts au titre de la


garantie de base (3-4- 1§1), causés aux biens assurés par leur fermentation ou leur
oxydation.

9. les dommages aux biens suivants dont l’assuré est propriétaire :

54
Darren METOU / INTRODUCTION EN ASSURANCE / CPFA 2022
* les appareils à vapeur pour des dommages consistant en crevasses et fissures
dues notamment à l’usure et aux coups de feu ;

* le terrain, les pelouses, les arbres et plantations, les clôtures et les ouvrages de
génie civil.

* les fonds et valeurs* de toute nature.

Moyennant mention expresse aux Conditions Particulières, ces biens peuvent être
couverts. Dans ce cas, cette exclusion est sans objet.

* les véhicules terrestres à moteur ainsi que leurs remorques et semi-remorques


dont la mise en circulation est soumise à l’obligation d’assurance de
responsabilité civile instituée par le Code CIMA (article 200)

* les marchandises périssables pour des dommages ayant eu pour cause


déterminante la détérioration, la destruction, l’arrêt ou le dysfonctionnement
de l’installation assurant le maintien des conditions de leur conservation pour
quelque cause que ce soit.

Moyennant mention expresse aux Conditions Particulières, ces marchandises


peuvent être couvertes pour des dommages résultant d’un défaut ou de l’arrêt du
matériel* assurant le maintien des conditions de conservation, consécutif à un
dommage matériel causé à un bien assuré par un des évènements couverts au titre
des garanties définies à l’article premier § 1. Dans ce cas, cette exclusion est
réputée modifiée comme suit :

"Les marchandises périssables" pour des dommages ayant eu pour cause


déterminante la détérioration, la destruction, l’arrêt ou le dysfonctionnement de
l’installation assurant le maintien des conditions de leur conservation, pour
toute autre cause qu’un dommage matériel causé à un bien assuré par un
évènement couvert au titre des garanties préalablement définies(3-4- 1§1).

10. les supports d’informations de toute nature.

Moyennant mention expresse aux Conditions Particulières, les dommages à ces


biens ainsi que certaines de leurs conséquences peuvent être couverts en
souscrivant celle des garanties mentionnées au 3-4-2, §§ 2-B et 2-C qui correspond
à la nature des supports d’informations.
55
Darren METOU / INTRODUCTION EN ASSURANCE / CPFA 2022
Dans ce cas, il convient de limiter la présente exclusion aux supports d’informations
que le preneur d’assurance n’aurait pas choisi de garantir, et d’en compléter le
texte comme suit :

Frais suivants, exposés par l’assuré :

* frais de reconstitution des informations contenues sur des supports


informatiques*;

* frais exposés pour enregistrer sur un support informatique des informations


qui existaient, avant le sinistre, sur un support non informatique
d’information*.

11. Les dommages occasionnés par :

 Les grèves, émeutes et mouvements populaires, les actes de vandalisme,


d'attentats, d'insurrection et de rébellion ;

 Des éruptions de volcans, tremblements de terre, glissements ou affaissements


de terrain, avalanches, inondations, raz-de-marée, ou autres cataclysmes naturels ;

 La pollution de l'atmosphère, de la terre et des eaux ;

 Les déchets, diminutions et pertes subis par la chose assurée et qui proviennent
de son vice propre ;

2. Exclusions applicables à la garantie de base (paragraphe 3-4- 1§1)

A - Ne sont pas garantis :

* les dommages résultant des évènements suivants :

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Darren METOU / INTRODUCTION EN ASSURANCE / CPFA 2022
* l’explosion de compresseurs, moteurs, turbines et d’objets ou structures
gonflables ;

* les déformations sans rupture causées à des récipients ou réservoirs par une
explosion ayant pris naissance à l’intérieur de ceux-ci.

B - Ne sont pas garantis, sauf convention contraire :

* les dommages résultant d’un incendie ou d’une explosion causé par un


tremblement de terre ou une éruption volcanique.

* les dommages suivants subis par les matériels électriques et électroniques et


leurs accessoires, ainsi que les canalisations électriques :

- les dommages d’incendie ou d’explosions à moins qu’ils ne résultent de


dommages d’incendie ou d’explosion couverts au titre de la garantie de
base ( 3-4-1, § 1) et atteignant un objet voisin ;

- les dommages causés par la chute de la foudre,

ainsi que les conséquences pécuniaires de la responsabilité que l’assuré


peut encourir à l’égard du propriétaire de tels biens pour des dommages
de la nature de ceux visés par la présente exclusion.

Moyennant mention expresse aux Conditions Particulières, certains de ces


dommages peuvent être couverts en souscrivant la garantie mentionnée au
3-4-1,§2A, accordée aux conditions de l’Annexe dite P9 (Garantie des
accidents aux appareils électriques) qui doit être jointe au contrat. Dans ce
cas, l’exclusion ci-dessus est sans objet.

3. Exclusions applicables à la garantie des dommages causés par le choc d’un véhicule
terrestre identifié (3-4- 1, §2B)

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Darren METOU / INTRODUCTION EN ASSURANCE / CPFA 2022
* les dommages occasionnés par les véhicules dont l’assuré est propriétaire
ou usager

* les dommages subis par tout véhicule et son contenu.

4. Exclusions applicables à la garantie des dégâts des eaux (3-4-1, § 2D)

A - Ne sont pas garantis :

* Les dommages causés par les fuites accidentelles des installations d’extinction
automatique à eau, type sprinklers (y compris celles dues au gel ainsi que le
gel de ces installations)

B - Ne sont pas garantis, sauf convention contraire :

Les dommages causés aux chêneaux, aux conduites d’évacuation d’eaux pluviales, aux
appareils fixes à effet d’eau ou de vapeur ou de chauffage et aux conduites.

Les frais que nécessiteraient les recherches de fuites, les dégorgements, les réparations,
déplacements ou remplacements des chéneaux, conduites ou appareils.

La réparation des éléments de construction assurant le couvert du bâtiment.

5. Exclusions applicables à la garantie des dommages causés par l’action du vent dû aux
tempêtes, ouragans ou cyclones ( 3-4-1, § 2 E)

Ne sont pas garantis, sauf convention contraire :

* les dommages résultant d’un incendie ou d’une explosion causé par un


évènement couvert au titre de ces garanties ;

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Darren METOU / INTRODUCTION EN ASSURANCE / CPFA 2022
* les dommages résultant d’un défaut de réparations ou d’entretien
indispensables incombant à l’assuré (tant avant qu’après sinistre) sauf cas de
force majeure ;

* les dommages aux bâtiments suivants et à leur contenu

- bâtiments dont la construction ou la couverture comporte, en quelque


proportion que ce soit, des plaques de toute nature non posées et non fixées
selon les règles de l’art ;

- bâtiments clos au moyen de bâches ou dont la construction ou la couverture


comporte, en quelque proportion que ce soit, des matériaux tels que carton ou
feutre bitumé, toile ou papier goudronné, feuille ou film de matière plastique,
non fixés sur panneaux ou voligeage jointifs selon les règles de l’art.

- bâtiments non entièrement clos et couverts, et à leur contenu.

* les dommages :

- aux volets et persiennes, aux gouttières et chenaux, aux enseignes et


panneaux publicitaires, aux panneaux solaires, aux antennes de radio et de
télévision, aux fils aériens et à leur support ;

- aux éléments ou parties vitrés de construction ou de couverture (tels que


vitres, vitrages, vitraux, glaces châssis, vérandas, marquises, serres) ainsi que
ceux résultant de leur destruction partielle ou totale.

Toutefois, le bris des volets, des persiennes, des gouttières, des chêneaux et des
éléments ou parties vitrés de construction ou de couverture est couvert lorsqu’il
est la conséquence de la destruction partielle ou totale du reste du bâtiment ;

* les dommages au matériel, au mobilier personnel, aux marchandises, aux


animaux ou aux récoltes lorsque ces biens se trouvent en plein air.

* les dommages occasionnés par le vent aux constructions dont les éléments
porteurs ne sont pas ancrés selon les règles de l’art dans des fondations, des

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Darren METOU / INTRODUCTION EN ASSURANCE / CPFA 2022
soubassements ou dès de maçonnerie, ainsi que les dommages au contenu de
telles constructions.

IV – RESUME
L’opération ou le mécanisme de l’assurance se concrétise par un acte juridique et
commercial : le contrat.
Le contrat se construit sur :

• Des principes
• La notion de risque
• La confection de garantie
• Des évènements exclus

4-1- Les principes

• La bonne foi : déclaration de l’assuré


• L’autonomie de la volonté des parties
• La notion d’aléa : événement fortuit, soudain et extérieur à l’objet de
l’assurance
• Le principe indemnitaire : le règlement du sinistre ne peut être une source
d’enrichissement
• La mutualisation : les primes payées permettent de régler les sinistres
4-2- La notion de risque
L’assurance a pour but de couvrir des risques.
On en distingue 4 :

• Les risques d’assurance de responsabilité civile


• Les risques d’assurance de dommages
• Les risques d’assurance de personnes
• Les risques d’assistance

4-3- La confection des garanties (Pour mémoire)


4-4- Les évènements exclus
Il s’agit d’exclusions générales et classiques à tout contrat :
Pour des raisons morales :
▪ Le fait intentionnel de l’assuré
▪ La faute de la victime
▪ La force majeure

Pour des raisons économiques :

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Darren METOU / INTRODUCTION EN ASSURANCE / CPFA 2022
▪ L’incapacité financière de sociétés d’assurance à répondre aux
dommages occasionnés par des évènements d’une importance,
d’une intensité et d’une extrême gravité.
▪ Les catastrophes naturelles
▪ Les risques atomiques
▪ La guerre étrangère, la guerre civile, les émeutes, les
mouvements populaires

TITRE III - L'INDUSTRIE DES ASSURANCES


________________________________________________

L'Assurance ayant déjà été définie dans les développements antérieurs, nous parlerons ici
essentiellement des partenaires du contrat d'assurance c'est-à-dire les entreprises
d'assurances les intermédiaires et les assurés. Nous parlerons également du contrôle de l'Etat
et des enjeux économiques de l'assurance.

A) - LES ENTREPRISES D'ASSURANCE


Elles peuvent être classées selon différents critères ; nous retiendrons celui de l'objectif. De ce
point de vue, on distinguera les Sociétés commerciales (qui sont à but lucratif) des Sociétés
non commerciales qui visent essentiellement le service qu'elles rendent à leurs membres.
Les Sociétés commerciales sont généralement constituées sous forme de sociétés anonymes.
Dans la catégorie des entreprises non commerciales, se trouvent les sociétés mutuelles, les
sociétés à forme mutuelle (article 330 du code CIMA) et les sociétés tontinières (article 331
du code CIMA).
Les sociétés non commerciales illustrent mieux que les sociétés commerciales le mécanisme de
la compensation des risques au sens d'une mutualité, soit parce que leurs sociétaires sont en
même temps les assurés, soit parce que l’excédent d’exploitation est souvent redistribué aux
adhérents (dans les conditions fixées par leurs statuts).

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Darren METOU / INTRODUCTION EN ASSURANCE / CPFA 2022
B) - LES INTERMEDIAIRES D'ASSURANCE

L'on en distingue deux grands types, à savoir les agents généraux et les courtiers, tous
deux rémunérés à la commission.
1- LES AGENTS GENERAUX
Ils sont des mandataires des sociétés d'assurance et sont liés à ces dernières par des
traités de nomination qui précisent les conditions de collaboration entre l'agent général
et la compagnie. Ces traités de nomination fixent les taux de commissions pour les
affaires que l’Agent apporte et peuvent délimiter la circonscription géographique dans
laquelle l'agent général est autorisé à intervenir.
L'agent général réserve en priorité sa production à la société qui l'a nommé dans la
souscription et les branches où il a mandat pour la représenter. L'on dit à ce titre qu'il y
a exclusivité de production.
2- LES COURTIERS
Les Courtiers d'assurance sont des commerçants sans qu'il y ait lieu de distinguer suivant que
les actes qu'ils accomplissent sont civils ou commerciaux. Contrairement aux agents généraux,
ils interviennent en tant que mandataires des assurés.
Les courtiers peuvent placer leurs affaires auprès de l'entreprise de leur choix.
On notera que le courtier doit à l'assuré une obligation de conseil.
Il y a incompatibilité entre la profession d'Agent général et celle de Courtier. Cela est précisé
dans les derniers paragraphes de l'article 532 du Code CIMA, "Il est interdit aux agents
généraux de gérer et d'administrer directement ou par personne interposée, un cabinet de
courtage et plus généralement un intérêt quelconque dans un tel cabinet. La même
interdiction s'applique par réciprocité aux Courtiers et Sociétés de courtage".
C)- LES ASSURES ET BENEFICIAIRES DE CONTRAT

- l'Assuré : C’est la personne physique ou morale sur la tête ou sur les intérêts de
laquelle repose une assurance.
Il peut s'agir de l'assuré lui-même qui souscrit pour son propre compte.
Mais il existe des contrats d'assurance qui sont souscrits pour le compte d'autrui.
Dans ce cas, on a d'une part le souscripteur, et d'autre par l'assuré.

- le Souscripteur : C’est la personne physique ou morale qui demande l’établissement


du contrat, le signe et s'engage à en payer les primes.
le Tiers : pour mémoire
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Darren METOU / INTRODUCTION EN ASSURANCE / CPFA 2022
- le Bénéficiaire : pour mémoire
D)- L’ETAT : LE CONTROLE DE LA SOLVABILITE DES ENTREPRISES D'ASSURANCE

Les entreprises d'assurances sont soumises au contrôle de l'Etat et leurs statuts sont
étroitement réglementés.

Le contrôle de l'Etat s'exerce dans intérêt des assures, souscripteurs et bénéficiaires de


contrats d'assurance et de capitalisation (article 300 du Code CIMA).

Il s'agit d'un contrôle technique portant sur la solvabilité et d'un contrôle administratif.

Au-delà de l’opération d'assurance, le contrôle de l'Etat vise à encourager, surveiller et


orienter l’épargne collectée par les investisseurs institutionnels que sont les entreprises
d'assurances. L’épargne dégagée par les sociétés d'assurances est placée selon des règles
édictées par le Code CIMA.

En effet les entreprises d'assurances ont l'obligation de constituer des provisions


techniques suffisantes pour garantir le règlement intégral de leurs engagements vis à vis
des assurés ou bénéficiaires de contrat (article 334 du code CIMA).

1) - Les provisions pour risques en cours

Les Sociétés pratiquant des opérations de répartition doivent passer des provisions
pour risques en cours (Art. 334-8 du Code CIMA) destinées à couvrir les risques et les
frais généraux afférents, pour chacun des contrats à prime payable d'avance, à la
période comprise entre la date de l'inventaire et la prochaine échéance de prime ou,
à défaut, le terme fixé par le contrat. Leur mode de calcul est fixé à l'article 334-10 du
Code CIMA.
2) - Les provisions pour sinistres à payer
Les Sociétés d'assurances par répartition doivent aussi constituer des provisions au titre des
sinistres restant à régler à la clôture de l'exercice, qui font l'objet d'une évaluation selon les
modalités indiquées aux articles 334-12 et 334-13 du code CIMA.

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3) - Les provisions mathématiques Article 334-3 à 334-6 du code CIMA

__________________

BIBLIOGRAPHIE
__________________

- André ROSA : Connaître,


comprendre et organiser
Les assurances de l'entreprise

_______________________________________________

Edition J. DELMAS et Cie


1ere édition

- Jérôme YEATMEN : Manuel


International de l’Assurance

________________________________________
Economica

________________________________________

- C. N. P. P. : Traité pratique de sécurité


Incendie
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_______________________________________________

Edition 1983 - 1986

- Radio France Internationale : Emission "Le


français des Affaires"
du 02 Septembre 1995 consacrée à
l'Assurance

- Suisse de Réassurance : Document


technique sur le Bris de Machine (1991)

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