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SES Chapitre 2

Le chapitre examine la structure de la société française à travers divers facteurs de hiérarchisation, notamment les classes sociales, l'âge, le sexe et le lieu de résidence. Il souligne que malgré l'évolution des classes sociales, des inégalités persistent, notamment en raison des différences de revenus et de patrimoine, ainsi que des impacts des cycles de vie et des rôles de genre. Enfin, il met en lumière la complexité des inégalités qui influencent la position sociale des individus dans la société contemporaine.

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SES Chapitre 2

Le chapitre examine la structure de la société française à travers divers facteurs de hiérarchisation, notamment les classes sociales, l'âge, le sexe et le lieu de résidence. Il souligne que malgré l'évolution des classes sociales, des inégalités persistent, notamment en raison des différences de revenus et de patrimoine, ainsi que des impacts des cycles de vie et des rôles de genre. Enfin, il met en lumière la complexité des inégalités qui influencent la position sociale des individus dans la société contemporaine.

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Chapitre 2 - Comment est structurée la société française

1.​ Comment l’espace social est il structuré


A.​ Les facteurs de structuration et de hiérarchisation de l’espace social
B.​ Les évolutions de la structure socioprofessionnelle
2.​ Les théories des classes et la stratification dans la tradition sociologique
A.​ Les classes sociales chez Marx
B.​ La stratification sociale chez Weber
3.​ L’analyse en terme de classes sociales permet-elle de rendre compte de la société française
d’aujourd’hui
A.​ L’analogie des classes est remise en cause
I.​ Affaiblissement de la classe en soi et pour soi
a.​ Augmentation des distances intra-classes (en soi)
b.​ Individualisation (pour soi)
II.​ Remise en cause de la polarisation chez Marx
a.​ Moyennisation
b.​ Identification subjective
III.​ Les nouveaux critères de hiérarchisation
a.​ Critères économiques structure l’individu
b.​ Critères sociaux positionne l’individu
B.​ Les classes sociales restent cependant pertinente
I.​ La société est toujours polarisée
II.​ La bourgeoisie, une classe toujours existante

1.​ Comment l’espace social est il structuré


A.​ Les facteurs de structuration et de hiérarchisation de l’espace social
I.​ Définitions
●​ L’espace social : représentation du monde dans laquelle les individus et groupes
sociaux se situent les uns par rapport aux autres selon plusieurs dimensions
●​ Structuration sociale = une société inégalitaire
●​ Inégalités : différences qui se traduisent par un désavantage

II.​ Les facteurs


●​ PCS (économique)
●​ PCS : profession et catégorie socioprofessionnelle : son but est de
classer les individus dans des catégories présentant une certaine
homogénéité sociale.
●​ PCS : sont une nomenclature statistique créée par l’INSEE, basée sur la
profession, regroupant les individus au sein de groupes homogènes,
permettant ainsi l’étude de la société française. Elle se fonde sur 7
critères : la profession, le statut de l’emploi (indépendant ou salarié), la
position hiérarchique, la qualification, l’activité de l’entreprise, la nature
publique ou privée de l’employeur, et la taille de l’entreprise.
●​ Exemple :
-​ un agriculteur est un indépendant (statut), qui travaille la terre
(profession)
-​ un cadres est un salarié (statut) qui a une qualification et dispose
d’un pouvoir hiérarchique (position hiérarchique)

●​ La pyramide permet de montrer la hiérarchie sociale


-​ cadres : position supérieur = + de pouvoir, + de revenus
-​ ouvriers : position moins favorable
●​ Points commun employés / ouvriers
-​ suivent des ordres
-​ rémunération similaire
-​ niveau de vie proche
●​ Différences employés / ouvriers
-​ employé : secteur tertiaire : services
-​ ouvrier : secteur primaire / secondaire : industrie
●​ Distinction profession intermédiaires (PI)
-​ Hôpital
-​ médecin : cadres
-​ kiné : PI
-​ aide soignant : employé

●​ Revenu et patrimoine (économique)

●​ action : une part du capital d’une entreprise


●​ dividende : rémunération d’une action
●​ revenu de transfert : prestation sociale versée par les administrations
publiques
●​ revenu disponible : sommes dont disposent les ménages pour la
consommation et l’épargne
●​ le revenu disponible est calculé par unité de consommation (recevant le
salaire compte pour 1, enfant de moins de 14 ans compte pour 1/3 et
enfants de plus de 14 ans compte pour 1/2)
●​ Selon l’Insee en 2017, le niveau de vie des 10% les plus riches est 3, 4
fois plus élevé que celui des 10% des plus pauvres
●​ Selon l’INSEE en 2015, les 10% les plus riches disposent de 48% du
patrimoine total, tandis que les 20% des plus pauvres n’en possèdent
aucun.
●​ Les inégalités sont plus fortes car les personnes à fort revenu sont en
capacité d’investir / de se constituer un patrimoine. Alors que les
personnes les plus pauvres, la totalité de leurs revenus est utilisée pour
consommer. De plus, le patrimoine a une dimension héréditaire, il se
transmet par le biais de l’héritage et s’agrémente. Les plus aisés
concentrent le patrimoine.
●​ L'État a mis en place pour les revenus un mécanisme de redistribution.
C'est-à-dire que les plus riches, par le biais des impôts, vont plus
contribuer. Ces ressources vont être redistribuées aux plus démunis par
le biais des revenus de transfert.

●​ Si l’indice de Gini est égal à 0 alors on se trouve dans une situation


d’égalité parfaite. A l’inverse, plus on se rapproche de 1, plus on est dans
une situation inégalitaire.
●​ Le niveau de diplôme (économique)
○​ Plus le niveau de diplôme d’un individu est important plus les
probabilités qu'il soit dans des positions hiérarchiques plus élevées est
importante. En effet, le statut de cadre est corrélé à un niveau de diplôme
élevé. Les ouvriers sont peu diplômés par exemple.
○​ Ces critères économiques (diplôme, revenu, patrimoine, et PCS) sont
interconnectés. Un niveau de diplôme élevé va permettre à l’individu
d’être dans les catégories les plus élevées dans la hiérarchie (CPIS, PI) ,
leur conférant des salaires plus élevés, ils vont donc cumuler les
avantages. Alors, qu'à l'inverse, les personnes peu diplômées vont plutôt
se regrouper dans les catégories ouvriers ou employés (non qualifiés),
(faible revenu), leur conférant une position sociale inférieure.
○​ CPIS : cadre et profession intellectuelle supérieure
○​ PI : profession intermédiaire
●​ La composition des ménages
○​ Les familles monoparentales qui ont des faibles revenus vont entraîner
une dégradation des conditions de vie avec une précarité financière qui
va entraîner des précarités énergétiques et de santé (inégalités d’accès
au soins). Cette position a des répercussions sur la façon de vivre et la
position à l’accès à différentes choses notamment la propriété.
○​ Ainsi, le nombre de personnes dans un ménage ainsi que leur âge va
influencer le niveau de vie de celui-ci.
●​ Âge (cycle de vie)
○​ cycle de vie : succession de périodes / d’étapes (familiales,
professionnelles et sociales) communes au sein d’une société
○​ ex : les études sont associés à la jeunesse, mariage et maternité à l’âge
adulte, le travail va positionner l’individu différemment et dernièrement la
retraite où on arrête de travailler
○​ L’impact sur la position sociale : ces différentes étapes vont favoriser la
position sociale. La jeunesse va être moins favorable que ceux qui
travaillent tout comme les retraités.
○​ De plus, plus on est âgé, plus on a des revenus financiers importants,
avec plus de revenu il est possible d’investir et de se constituer du
patrimoine. Il y a un côté accumulation à travers le temps, on accumule
les leviers pour se constituer de l’épargne (revenus et succession). En
effet, l’écart de patrimoine brut entre les ménages de 65 ans et + et les
ménages de 25 à 64 ans est d’environ 15%. Donc, on est plus favorable
à avoir du patrimoine à 65 ans.
○​ Cependant, cette position plus favorable est une moyenne car si on
arrive à la retraite sans patrimoine on se retrouvera en précarité, donc
pas un lien de causalité totale.
●​ Le genre / sexe
○​ Le sexe est source d’inégalité à différents niveaux
○​ Professionnelles : les hommes ont une position plus favorable, on
constate des différences en terme de revenu salarial, il y a un écart de
salaire d’environ 23% entre les hommes et les femmes, alors qu'à
postes comparable l’écart est de 4% et à temps de travail identique
l’écart est de 15%. De plus, en 2012, l’écart global de revenu des cadres
était de 22% et en 2022 il est passé à 15,7%. Même si cet écart a
diminué, il reste toujours très important.
○​ Espérance de vie : les femmes ont une position plus favorable (86 ans)
que les hommes (80 ans). Les hommes font moins de prévention que les
femmes, donc quand on soigne un homme c’est plus grave, il va pas
consulter à moins que ce soit très grave. Les hommes ont également des
conduites à risque qui réduisent l’espérance de vie
○​ Diplôme : les femmes sont plus diplômées que les hommes. Les
hommes vont davantage faire des études courtes alors que les femmes
font davantage d’études longues. Donc théoriquement, elle devrait
pouvoir négocier des salaires plus élevés mais elles choisissent des
métiers à salaire plus bas donc les inégalités de salaire se creusent.
○​ La femme va interioriser des places sociales, comme la famille, quand
les femmes commencent à niveau égal elles vont avoir plus de mal à
négocier leur salaire et leur évolution dû à la confiance et à l’ambition. La
société va associer des qualités aux sexes, qui vont être intériorisées par
les 2 sexes, qui va avoir des répercussions sur le choix des professions.
Par exemple, les femmes réussissent plus médecine que les hommes
alors que dans le choix des spécialités, elles prennent celles avec le
moins d’ambition car elles se sentent illégitimes car se sentent obligées
d’avoir une répartition avec la vie personnelle. Il y a une sous-estimation
des femmes et une sur-estimation des hommes. Les hommes vont être
plus ambitieux ce qui va créer des écarts importants. De plus, en
moyenne les femmes passent 2 fois plus de temps à faire le ménage.
70% des tâches domestiques sont réalisées par les femmes donc cela
entraîne des conséquences sur le travail : temps partiel ou moins d'accès
à de hauts postes.
○​ Politique : vie politique le soir ce qui est incompatible avec une vie
familiale
○​ Il y a une dimension d'intériorisation des rôles sociaux, ce qui entraîne
une augmentation des écarts de revenu et de positions.
○​ Les inégalités sont multifactorielles et vont avoir des impacts sur les
revenus et sur les positions.
●​ Le lieu de résidence
○​ Il y a des sources d’inégalités dans le lieu de résidence, car il y a une
segmentation entre la ruralité et la ville. Au sein de chaque partie, il y a
une ségrégation spatiale avec des quartiers favorisés et défavorisés.
Dans les quartiers favorisés, il y a un environnement plus qualitatif, car,
mieux doté en infrastructure (médical, supermarché), public (parc,
théâtre, transports publics, musée) .ce qui veut dire que les personnes
avec des hauts revenus vont aller dans les quartiers favorisés, ce qui va
créer un effet vertueux, où ils vont concentrer les avantages. Il y a aussi
une ségrégation dans les quartiers, exemple Paris selon les
arrondissements.
○​ Selon la DRESS en 2019, 60,5 % des personnes ayant des difficultés
d’accessibilité aux soins proviennent de territoires ruraux. Contre 30 %
qui vivent dans les grandes zones urbaines. Donc les personnes dans les
grandes aires urbaines rencontrent deux fois moins de difficultés que les
populations rurales pour l’accès aux soins.
Résumé du cours

Tout d'abord, la composition du ménage dans lequel vit un individu influence sa position dans la hiérarchie
économique, puisqu'il aura un impact significatif sur son niveau de vie. Ainsi, selon la composition des
ménages le même niveau de revenu induit une position différente dans l'espace social : en effet, de façon
évidente, deux ménages disposant d'un même revenu ne pourront pas accéder à la même aisance matérielle
ou au même style de vie s'ils doivent faire vivre une seule personne ou plusieurs avec ce revenu.
Inversement, le fait de vivre à plusieurs dans un même logement permet d'économiser certains frais par
rapport à une personne vivant seule (Ex : pas besoin de payer deux frigos, 2 fours, 2 salles de bains, lorsqu'on
vit à 2). Ainsi, un couple de deux adultes vivant ensemble, dont les revenus sont 2 fois plus élevés qu'une
personne seule dans son logement aura un niveau de vie
supérieur à cette personne.
Ensuite, la position sociale des individus dépend pour partie de leur âge ou plus exactement de leur position
dans le cycle de vie. Le cycle de vie désigne les différents moments ou étapes dans le parcours individuel et
collectif des membres d'une société. Or on constate que le niveau de pauvreté, la probabilité d'être cadre ou
ouvrier, mais aussi le type d'emploi (CDD, Intérim, CDI) auquel on accède sont inégaux en fonction de l'âge et
des étapes qui restent à parcourir dans le cycle de vie. Par exemple, alors que 77,2% des 50 ans ou plus qui
ont un emploi sont en CDI, ce n'est que le cas de 42,8% des 15-24 ans en emploi. Les jeunes sont aussi
défavorisés dans d'autres domaines de la vie sociale par rapport aux autres catégories d'âge: ils ont moins
accès aux positions de pouvoir politique l'âge moyen des député(e)s français(e)s est de 51 ans, et celui des
sénateurs de 61 ans, contre 41 ans en moyenne pour la population française) ; ils détiennent moins de
patrimoine... Il faut toutefois garder en tête que les catégories d'âge ne sont pas homogènes: il existe d'
importantes différences sociales au sein d'une même classe d'âge, notamment en fonction de leur niveau de
diplôme. Par exemple, si les jeunes sont plus fréquemment que les autres classes d'âge au chômage ou en
contrats précaires, cela concerne surtout les moins diplômé(e)s d'entre eux. Par ailleurs, la CSP joue aussi un
rôle : un jeune au chômage ou en contrat précaire aura moins de risques de tomber sous le seuil de pauvreté,
s'il est issu d'un milieu favorisé/ ex: parents cadres ou chefs d'entreprises), car il pourra bénéficier de
davantage d'aides matérielles (transfert de revenus, transmission de patrimoine...). Enfin, les jeunes perçus
comme étant d'origine ethno raciale minoritaire peuvent être victimes de diseriminanon d qui aggravent leur
situation économique et sociale, par comparaison avec d'autres jeunes de même niveau de diplôme et de
même niveau social qu'eux.
La position sociale des individus dépend aussi de leur sexe (homme ou femme). En effet, les rapports sociaux
de genre produisent des inégalités et des différences qui structurent la société.
Tout d'abord, les femmes continuent à occuper une position moins favorable que les hommes sur le marché
du travail. Même si leur taux d' activité est quasiment aussi élevé que celui des hommes ,le salaire moyen des
femmes reste 23% plus bas que celui des hommes. Les écarts de revenus s'observent dans toutes les
catégories socio-professionnelles. Ces inégalités ne s'expliquent pas par des inégalités de diplôme puisqu'en
moyenne, les femmes sont plus diplômées que les hommes. On peut expliquer cet écart de plusieurs
manières : près d'1/3 de cet écart s'explique par le fait que les femmes travaillent plus souvent à temps partiel
que les hommes. Or,une part significative de ce temps partiel est contrainte, surtout dans les métiers des CSP
les moins rémunérés (employées). Si on met de côté cette explication, il reste un écart de salaire horaire de
16,7% entre femmes et hommes. Une partie de cet écart s'explique par des inégalités interprofessionnelles,
c'est-à-dire par le fait que les femmes sont concentrées dans des métiers moins qualifiés et moins bien
rémunérés que ceux des hommes (ex: agent de nettoyage, assistantes maternelles, secrétaires, hôtesses de
caisse...). Une autre partie de cet écart s'explique par le phénomène du « plafond de verre », c'est-à-dire le fait
que les femmes accèdent moins souvent que les hommes à des postes à responsabilité les mieux rémunérés.
Ainsi, par exemple, les femmes ne représentent que 40,2% des effectifs de la PCS cadres, alors qu'elles sont
désormais en moyenne plus diplômées que les hommes.
Toutefois, même si l'on prend en compte ces facteurs explicatifs, il reste un écart de rémunération de 10% qui
reste inexpliqué par les facteurs évoqués ci-dessus (soit près 40% de l'écart de rémunération constaté entre
hommes et femmes). Les économistes et les sociologues pensent que ces écarts sont dûs à des difficultés
plus importantes des femmes à valoriser leur expérience professionnelle ; à un moindre pouvoir de
négociation des salaires pour les femmes par rapport aux hommes; à une concentration des femmes dans les
entreprises les moins rémunératrices de chaque secteur d'activité. Les inégalités de partage du travail
domestique (ménage, courses, soins aux enfants...: les femmes passent presque 2 fois plus de temps en
moyenne chaque semaine à effectuer ces tâches lorsqu'elles vivent en couple avec au moins un enfant)
peuvent aussi expliquer cet écart : elles disposent ainsi de moins de temps et de moins de disponibilités que
les hommes pour se consacrer à leur carrière professionnelle. Par ailleurs, les femmes disposent d'un accès
moindre à la visibilité publique dans les médias, ou à travers les noms de rue (indicateur d'influence et de
prestige) et aux responsabilités politiques (indicateur de pouvoir). Toutefois, comme avec l'âge, les
désavantages frappent également les femmes selon leur milieu social.
Par ailleurs, le lieu de résidence peut aussi constituer un critère de différenciation et de hiérarchisation sociale
des individus. Il existe en effet des inégalités d'accès à des services selon le lieu d'habitation: par exemple,
certaines zones rurales ou certains quartiers pauvres sont des « déserts médicaux » : il y est très difficile
d'obtenir des rendez-vous médicaux, faute d'un nombre suffisant de professionnels de santé installés dans
ces territoires. L'accès aux services publics de qualité, aux espaces commerciaux, aux installations culturelles,
aux espaces verts, à la sécurité, à un environnement symboliquement valorisé... sont très inégalement
distribués sur le territoire. Ce phénomène s'explique en partie par la ségrégation spatiale, c'est-à-dire par le
fait que les populations ont tendance à se regrouper dans certains territoires en fonction de leurs
caractéristiques sociales (niveau de revenu, CSP, origine ethnique ou migratoire...). Cette ségrégation découle
à la fois de comportements volontaires des individus (ex : la formation des « gated communities », espaces
résidentiels privés et sécurisés où se regroupent des ménages riches ...) et de mécanismes économiques,
sociaux ou politiques complexes (la fixation des prix du marché immobilier en fonction de l'offre et de la
demande; les politiques d'aménagement urbain qui rendent certains quartiers plus désirables que d'autres, les
politiques de construction de logements sociaux et de peuplement qui peuvent conduire à une très forte
homogénéité sociale...).
La ségrégation socio-spatiale contribue à renforcer. les inégalités liées aux lieux de résidence : en effet, en se
concentrant dans certains espaces, les groupes sociaux favorisés y concentrent aussi leurs ressources
économiques, culturelles, sociales... ce qui rejaillit sur à la fois sur l'image du quartier (incitant d'autres
personnes socialement favorisées à s'y installer) et sur les équipements qui y sont installés (ex : installation
des commerces ou d'équipements publics correspondant aux besoins sociaux de ces populations, qui arrivent
plus facilement à se mobiliser pour faire valoir leurs besoins).

B.​ Les évolutions de la structure socioprofessionnelle


1.​ Introduction
●​ Selon l’Insee, en 1982, les ouvriers représentaient environ 30% des personnes
en emploi en France contre environ 19% en 2021. Il y a donc un écart de 11
points de pourcentage qui s’est formé en 40 ans.
●​ La part des agriculteurs dans l’emploi a été divisée par 3 entre 1982 et 2021.
●​ Les artisans ont connu une très légère baisse.
●​ A l’inverse, en 1982, les cadres représentaient 7% des personnes en emploi en
France contre environ 21% en 2021. La part de cadres a donc été multipliée par
3.
2.​ Salarisation
●​ Salarisation : augmentation de la part des salariés dans la population active.
●​ 90% aujourd’hui des personnes en emploi sont salariés alors qu' en 1982, c’était,
c’était 84% des personnes en emploi quui étaient salariés.

●​ Il y a des avantages sociaux à être salariés tels que les congés payés, une
stabilité financière (salaire fixe), (alors que indépendant : revenu dépend de
l’activité), mutuelle obligatoire, chèques vacances, tickets resto, congé maternité
/ paternité, primes. Le salaire cotise tous les mois pour avoir au allocation
chômage, d’invalidité, journalières. De plus, avant les entreprises étaient petites
donc beaucoup d'artisans et de petit commerce. Puis développement de
l’industrie et donc déclin de l’artisanat.
3.​ Tertiarisation
●​ Tertiarisation : augmentation du poids du secteur tertiaire dans l’économie
●​ Donc besoin qui ont changé, + de services à la personne, niveau de vie plus
élevé donc capable de faire appel à des prestataires
●​ Le progrès technique provoque une baisse des ouvriers car ils sont remplacés
par des machines et remplacés par des services dont on a besoin aujourd’hui
●​ secteur tertiaire : métiers qui utilisent le progrès technique, métiers fort en valeur
ajoutée
●​ 3/4 des emplois dans le secteur tertiaire aujourd’hui contrairement à 42% en
1962 (doublé)
4.​ Elévation du niveau qualification
●​ qualification : aptitudes requises pour occuper un emploi et les compétences
acquises lors de ses études ou à l'expérience
●​ On peut remarquer en effet, une élévation du niveau de qualification à travers
l’augmentation du niveau de diplôme chez les jeunes. Effectivement, le progrès
technique a rendu nécessaire l’emploi d’individus plus qualifiés. Cette élévation
du niveau de qualification protège les employés d’une automatisation de leur
travail (substitution). La tertiarisation a entraîné ce besoin d’avoir des métiers
qualifiés, cela explique pourquoi il y a hausse de diplôme (un mouvement de
cadres). En effet, les jeunes sont 2,5 fois plus diplômés que la génération d’il y a
30 ans. (15% des 55-54 ans -> bac+2, 40% des 25/34 ans -> bac +2)
5.​ Féminisation des emplois
●​ On constate que le taux d’activité des femmes a augmenté depuis les années
1975. (55% -> 70%) L’augmentation de ce taux d’activité est dû au fait qu’elles
font + d’études -> + de qualification -> entrée dans le marché du travail, elles
vont être comptabilisées avant elles étaient dans l’invisibilité et étaient
rémunérées au black. De plus, avec la tertiarisation et donc le besoin de
services, ce sont les femmes qui vont aller vers ces métiers de services à la
personne.

●​ A l’inverse, le taux d’activité des hommes à légèrement baissé (83% -> 75%)
●​ Le taux d’activité n’augmente plus, il ralentit à cause de l’augmentation du
niveau de diplôme qui demande plus d’années d’études. Ce taux d’activité
stagne également dû à une part de personnes qui arrêtent d’être actifs car ils
sont découragés et ne trouve pas de travail ou ils deviennnent femme/home au
foyer.
2.​ Les théories des classes et la stratification dans la tradition sociologique
A.​ Les classes sociales chez Marx
●​ classes sociales : ensemble de personnes occupant une position sociale similaire dans
l’ordre économique (classe en soi) et partageant une communauté d’intérêts (classe
pour soi).
●​ Pour avoir une lutte des classes, il faut réunir 2 conditions : la classe en soi et la classe
pour soi

Classes en soi Classes pour soi

Caractéristique commune -​ prise de conscience des intérêts communs et


-​ pour le bourgeois : toute personnes s’organiser pour les défendre
possédant du capital se rattache à la -​ ex : être tous en terminale (classes en soi), il
bourgeoisie (donc l’artisan possédant son y a un devoir injuste donc tout les terminales
commerce en fait partie même si plus décident de se révolter pour leurs intérêts
minime) (classe pour soi)
-​ pour le prolétaire : toute personne se sentant
exploiter par les bourgeois et ne possédant
pas de capital

●​ vision antagoniste basée seulement sur un critère économique


●​ Marx a une approche réaliste des classes, c’est à dire qu’elles existent dans la réalité,
ce n’est pas une construction
●​ Pour Karl Marx, la société capitaliste naissante qu'il analyse au XIXe siècle se
caractérise par conflit central entre deux classes sociales: la bourgeoisie et prolétariat.
Ces classes se distinguent de leur position dans les rapports de production: la
bourgeoisie possède les moyens de production, ce qui lui permet d'exploiter le
prolétariat qui ne possède que sa force de travail à vendre à la bourgeoisie. Les classes
sociales ont donc pour Marx une origine principalement économique et l'évolution de la
société doit d'ailleurs conduire à une luttes des classes de plus en plus intense,
conduisant à une bipolarisation de la société entre ces deux classes (tous les autres
groupes dans la société, et notamment les petits artisans, étant ainsi amenés à
rejoindre soit le prolétariat, soit la bourgeoisie). Pour parler de classe sociale il faut pour
Marx réunir deux conditions. Il faut d'abord former une classe pour soi, c'est-à-dire
partager des conditions objectives d'existence similaires (ici du fait de la même position
dans les rapports de production), ce qui entraîne un intérêt commun. (pour les
prolétaires, faire cesser la concurrence entre eux et s'opposer aux capitalistes). Mais il
faut ensuite former une classe pour soi, c'est-à-dire développer un sentiment
d'appartenance à la classe sociale, et se mobiliser pour défendre les intérêts communs.
Pour Marx, c'est à travers la lutte que les prolétaires vont se mettre à s'organiser et à
agir collectivement, et prendre conscience de former une même classe sociale.
B.​ La stratification sociale chez Weber

●​ Selon Max Weber (fin XIXème siècle), la stratification sociale est déterminée par trois
dimensions :
- la dimension économique : la capacité d'accéder aux biens et services déterminée par
le niveau de vie
- la dimension social : le statut social occupé et le prestige dont jouit le groupe social ou
la personne
- la dimension politique : l'accès au pouvoir politique et la capacité de l'influent
La stratification sociale représente alors la hiérarchie sociale composée de l'ensemble
des groupes sociaux organisés selon les trois dimensions. Cela implique que :
Les classes sociales ne sont pas le seul groupe social qui compose la
stratification sociale. Selon lui, il n'existe donc pas un seul type de groupe social, mais
trois qui sont déterminés par le type de dimension concerné :
- ordre économique: la classe sociale
- ordre politique : le partis politique
- ordre social: le groupe de statut
Un individu ou un groupe social peut occuper des positions sociales différentes dans
la stratification selon la dimension étudiée.
●​ exemple :
○​ président : cumule les 3 à haut niveau
○​ pompier de paris : milieu / tout en haut / tout en bas
○​ légion d’honneur : tout en bas / tout en haut / tout en bas
●​ les individus peuvent avoir des positions différentes en fonction de l’ordre qu’on regarde
●​ Le prestige est associé des caractéristiques liés à notre consommation, l’ordre
économique (ex : faire une école prestigieuse), le groupe de statut va se distinguer par
le prestige, il y a des codes (qui va donner une position sociale à l’individu)
●​ Weber a une approche nominaliste, nominaliste : création du sociologue, les individus
sont classés par le sociologue. Il n’y a pas de sentiment d’appartenance, s’oppose à la
vision réaliste.

3.​ L’analyse en terme de classes sociales permet-elle de rendre compte de la société française
aujourd’hui

A.​ L’analogie des classes est remise en cause


I.​ Affaiblissement de la classe en soi et pour soi
a.​ Augmentation des distances intra-classes (en soi)

On constate une augmentation des distances intra-classes c'est-à-dire les


inégalités au sein d'une même classe sociale. En effet, les employés, que l'on
pourrait rattacher aux prolétaires ne constituent pas une classe homogène parmi
les employés, on retrouve ceux qui travaillent dans l'administration et ceux qui
effectuent du service à la personne. Ainsi, à part être tous deux employés, ils ont
très peu de points communs. Les administratifs sont complémentaires avec le
progrès technique. Ils sont qualifiés et ont donc des revenus plus élevés et des
horaires de bureau.
Tandis que les métiers de service à la personne sont moins qualifiés avec des
revenus plus faibles, leur amplitude horaire entraîne une pénibilité du travail.
Ainsi on voit qu'ils ne partagent plus de caractéristiques communes propre à la
classe en soi mais aussi entraînant une perte d'objectifs communs et un
regroupement difficile co qui remet en cause la vision de classe pour soi.

b.​ Individualisation (pour soi)

L'analyse des classes est remise en cause par l'affaiblissement de la classe pour
soi et plus précisément par l'individualisation Cela désigne le processus par
lequel les individus deviennent plus autonomes. On le remarque notamment
dans le domaine du travail avec la disparition du collectif se traduisant par une
baisse du syndicalisme mais aussi par une négociation du salaire de façon
individuelle, dépendant de l'efficacité du travailleur et non du groupe de
travailleurs. Cela entretient donc chez les individus une gestion individuelle des
carrières et remet en cause la défense des intérêts communs.
II.​ Remise en cause de la polarisation chez Marx
a.​ Moyennisation / Identification subjective

La polarisation en deux classes de Marx est remise en cause par la


moyennisation selon la pensée de Henri Mendras. La société serait perçu
comme une toupie ou au centre la classe moyenne prend une large place
comparé.Ainsi, pendant la période des Trentes Glorieuses où le pouvoir d'achat
à augmenter Par conséquent, il y a une homogénéisation des niveaux de vie
donnant accès à tous à la société de consommation. Ainsi en 2015, 38% des
personnes interrogées se sentaient appartenir à la classe moyenne,soit 3 fois
plus qu'en [Link] effet, si les individus n'ont pas conscience de leur
appartenance à une classe sociale, la notion de classe pour soi est remise en
cause.

b.​ Les nouveaux critères de hiérarchisation (Critères économiques structure


l’individu / Critères sociaux positionne l’individu)

Les classes sociales ne suffisent pas à analyser la structure sociale. De


nouveaux critères de hiérarchisation positionnent l'individu. En effet, les
catégories socio-professionnelles sont mises en place afin de classifier les
individus en huit catégories et non plus deux classes bourgeois et prolé[Link]
plus, les individus ne ressentent plus le fait d'appartenir à une classe sociale en
particulier, la classe en soi, pourtant associée à leur profession. La vision
polarisée de Marx est remise en cause.
Le lieu de résidence ainsi que la composition des ménages peuvent positionner
l'individu non plus sur sa position dans le processus de production.
Enfin, le genre est également la source d'une autre hiérarchisation qui se
superpose au rapport des classes sociales. On note qu'une femme cadre sera
moins favorisée qu'un homme du même poste. Par ces inégalités qui surgissent,
nous pouvons remettre en cause les classes sociales selon Karl Marx.

B.​ Les classes sociales restent cependant pertinente


I.​ La société est toujours polarisée

La société est en effet toujours polarisée. L'augmentation des inégalités fracture la


société menant à la création d'une classe populaire. Cette dernière se caractérise par
des conditions de vie difficiles telles que la baisse du pouvoir d'achat, et de faibles
salaires. Ces individus forment alors une classe on sol puisqu'ils partagent des
conditions objectives d'existence similaires. Ainsi, ce sentiment d'injustice amène à la
prise de conscience de leurs caractéristiques communes et à l'identification à une
classe pour soi. lis se mobilisent alors pour défendre leurs intérêts communs comme par
exemple lors des mouvements collectifs des Gilets Jaunes.

II.​ La bourgeoisie, une classe toujours existante

D'autre part, la bourgeoisie est une classe, qui, après de nombreuses années, persiste
toujours. Les bourgeois ont des caractéristiques communes et constituent une classe en
sol.
En effet, la bourgeoisie partage des capitaux tels que le capital social avec les rallyes ou
encore les soirées mondaines, le capital culturel où ils pratiquent des activités
culturelles similaires dans des clubs privés, qui font de grandes écoles prestigieuses, et
collectionnent des œuvres d'art. Les bourgeois possèdent aussi un capital symbolique
avec leurs patrimoines, leurs noms de familles, leur langage soutenu et leur rapport au
corps. Enfin, ils possèdent aussi un capital économique avec un niveau de richesse
élevé.
Elle a conscience de l'intérêt qu'elle a à se mobiliser pour elle-même et à préserver son
entre-soi par des stratégies de distinction (beaux quartiers, établissements scolaires
d'excellence, réseau d'interconnaissance) est ainsi répond aux critères de classe pour
soi.

Définition

espace social : représentation du monde dans laquelle les individus et groupes sociaux se situent les uns par
rapport aux autres selon plusieurs dimension (économiques, culturelles, symboliques)

inégalités : différences qui se traduisent par un avantage ou un désavantage

revenu de transfert : prestations sociales versées par les administrations publiques

dividendes : rémunération d’une action


action : part du capital d’une entreprise

Revenu disponible = Revenu primaire + revenu de transfert - prélèvements obligatoires (impôts)

Cycle de vie : succession de période, d’étapes (familiales, professionnelles et sociales), communes au sein
d’une société

Espace social/stratification sociale/structure sociale : société organisée en un ensemble de groupe


sociaux distincts et du fait de l’existence d’inégalité

Salarisation : augmentation de la part des salariés dans la population active

Tertiarisation : augmentation du poids du secteur tertiaire dans l’économie

Qualification : aptitude requise pour occuper un emploi et les compétences acquises lors de ses études ou à
l’expérience

Taux d’activité : (population active/ population en âge de travailler) x 100

classe en soi : caractéristiques communes

classe pour soi : prise de conscience des intérêts communs et s’organise pour les défendrent

Classe sociale : ensemble des personnes occupant une position sociale similaires dans l’ordre économique
(en soi) et partageant un intérêt commun (pour soi) selon Marx

Groupe social : personnes possédant des caractéristiques communes, qui ont un sentiment d'appartenance
ou qui sont identifiés comme appartenant à un même groupe en vertu de ces caractéristiques communes.

Distances inter-classes : inégalités entre classes sociales

Distances intra-classes : inégalités au sein d'une même classe sociale

Moyennisation : tendance à la réduction des inégalités de niveaux de vie liée au développement de la part
des classes moyennes dans la société.
Rapports sociaux de genre : ensemble des rapports sociaux qui aboutissent à une hiérarchisation entre les
rôles féminins et masculins.

Identifications subjectives: sentiment d'appartenance d'un individu à un groupe social qui ne correspond
pas forcément à son groupe social objectif

Individualisation: processus par lequel les individus deviennent plus autonomes, c'est-à-dire effectuent des
choix de moins en moins déterminés par des institutions sociales contraignantes (famille, églises, syndicats,
partis...).

Partie 3 supplément :

1. Sentiment d’appartenance à une classe sociale

subjectif : ressenti de l’individu donc réf à une classe pour soi, car sentiment d’appartenance
baisse du sentiment d’appartenance à la classe ouvrière (proche du prolétariat) et augmentation du sentiment
d’appartenance à la classe moyenne, mais si tout le monde au milieu -> remet en cause la polarisation et plus
de classes que d’après Marx, il ya tout de même une grande partie qui se sent appartenir à une classe
sociale.

2. Les employés ne constituent pas une classe homogène

Différences entre les administratifs et les services à la personne : complémentarité avec le progrès technique,
qualification, salaire, amplitude horaire, pénibilité
Remise en cause des caractéristiques communes -> n’ont plus d’objectif communs -> difficile de regrouper car
ne se sentent plus appartenir à la même classe -> distance intra - classes -> inégalités au sein d’une même
classe qui remet en cause la classe en soi de MArx

3. La bourgeoisie en soi, pour soi, entre soi

Toujours une classe en soi à différentes échelles : social (soirée mondaine, rallye, bal), culturel (art, club
privé), symbolique (nom de famille, titre, language, code), économique (haut salaire, héritage, patrimoine,
écoles prestigieuses)
Ils sont cooptés, il faut du parrainage pour rentrer dans le cercle -> favorise l’entre soi
Constitue une classe en soi et pour soi : partage des caractéristiques communes (voir au dessus). Et une
classe pour soi car conscience d’y appartenir, font tout pour rester dans cette classe et défende leur intérêts,
préserve la bourgeoisie -> grâce à un réseau politique qui permet de faire pression grâce à leur capital
économique. Michel et Monique Pinçon Charlot = seuls sociologue à travailler sur la bourgeoisie

4. Classe pour soi existante et inégalités

retour d’inégalités qui fracture la société et cela va créer la classe populaire qui va subir la société
classe en soi : conditions objectives : condition de vie difficile / détérioré malgré le travail, pouvoir d’achat
diminué, salaire minime, pas dans la pauvreté mais en précarité, injustice sociale
classe pour soi : mouvement collectif pour défendre des intérêts communs : Gilets Jaune
existence d’une classe populaire tout en bas de l’echelle et de la bourgeoisie tout en haut

5. Moyennisation

Henri Mendras a dessiné la société sous la forme d’une toupie avec une grand partie au milieu : la classe
moyenne, et 2 extrêmes bcp plus petit : l’élite et la pauvreté
cet agrandissement de la classe moyenne est dû à la forte croissance durant les 30 glorieuses qui a enrichi la
population ce qui va faire disparaître la classe ouvrière au profit de la classe moyenne, grâce au niveau il y a
une homogénéisation de la société.
Donc aujourd'hui, l’ouvrier peut posséder et devient capitaliste comme le bourgeois donc remise en cause de
la polarisation de la société selon Marx

6. Le genre

La société est polarisée en terme de classe mais il y a double polarisation en terme de genre, les femmes
n’ont pas la même position sociale que les hommes dans une même classe. Les femmes et les hommes
forment des classes opposées. Au lieu de voir les classes comme Marx avec des inégalités économiques, il
faut voir les inégalités de genre. Il y a une domination masculine dans les rapports sociaux de genre. Le
genre va polariser au sein même de la société.
Il faut superposer le rapport de genre au rapport de classe, prendre les 2 en comptes. Il y a toujours un rapport
de classe.
ex : au sein d’une mêm classe -> inégalités hommes femmes
mais aussi : femme cadre et femme ouvrière -> par le même rapport de classe

7. Individualisation

Individualisation qui remet en cause la classe pour soi. L’individualisation entraîne l’explosion du collectif ->
baisse du syndicalisme. + d’entretien individuel, salaire augmenté personnellement, chacun gère sa carrière,
remise en question de la défense des intérêts communs car plus besoin de se regrouper.
L’individualisation n’est pas que professionnelle, ex : politique, les partie ont de moins en moins d’adhérent, les
individus sont + volatile

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