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Guide Ecologique 5hi

Le document est un guide de reconnaissance des types écologiques des régions 5h et 5i, élaboré par le ministère des Ressources naturelles et de la Faune du Québec. Il présente des informations sur la localisation, la classification écologique, le climat, la végétation et les caractéristiques physiques des territoires concernés. Le guide inclut également des méthodes pour déterminer les types écologiques et des descriptions détaillées de ceux-ci.

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Guide Ecologique 5hi

Le document est un guide de reconnaissance des types écologiques des régions 5h et 5i, élaboré par le ministère des Ressources naturelles et de la Faune du Québec. Il présente des informations sur la localisation, la classification écologique, le climat, la végétation et les caractéristiques physiques des territoires concernés. Le guide inclut également des méthodes pour déterminer les types écologiques et des descriptions détaillées de ceux-ci.

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5h, i

Région écologique 5h
if)
privé (non définit
du Conseil
Tracé de 1927

Massif gaspésien
Région écologique 5i
Haut massif gaspésien

G U I D E

MINISTÈRE DES RESSOURCES NATURELLES


ET DE LA FAUNE
FORÊT QUÉBEC
DIRECTION DES INVENTAIRES FORESTIERS
OCTOBRE 2006
ÉQUIPE DE TRAVAIL
Édition : Direction des inventaires forestiers
Direction des communications
Rédaction : Jean-Pierre Berger, technicien forestier
Jacques Blouin, ingénieur forestier
Collaboration : Jocelyn Gosselin, ingénieur forestier
Pierre Grondin, ingénieur forestier, M. Sc.*
Yves Landry, technicien forestier
Philippe Racine, ingénieur forestier
Jean-Pierre Saucier, ingénieur forestier, D. Sc.
Dominique Lachance, technicien forestier
Cartes : Steve Bélanger, technicien forestier
Figures : Denis Grenier, technicien en arts appliqués et graphiques
Secrétariat : Berthe Daviault, secrétaire
Révision linguistique : Marie-France LeBlanc, réviseure
Photographies : Jean-François Bergeron, photos page couverture, 16, 17, 30, 68
et 75
Jean-Pierre Berger, photos 1, 3 à 5, 7, 8, 25, 26 et 35
Jacques Blouin, photos 10, 19, 24, 31, 42, 60, 61, 63, 71,73,
77, 78, 94, 97, 100 et 101
Lina Breton, photos 9, 11, 12, 13, 15, 20, 38 à 41, 43 à 59,
62, 64 à 67, 69, 70, 72, 79 à 89, 90 à 93, 95, 96, 98 et 99
Jocelyn Gosselin, photo 74
Pierre Grondin, photos 21 à 23
Simon Guay, photo 14
Yves Landry, photos 2, 6, 18, 27, 28, 34 et 76
Bruno Lévesque, photos 32 et 33
Claude Morneau, photos 29, 36 et 37
Conception graphique
GUIDE DE RECONNAISSANCE DES TYPES ÉCOLOGIQUES DES RÉGIONS ÉCOLOGIQUES 5h • 5i

et montage : Bissonnette Communications Impact


Impression : Transcontinental
Citation recommandée : BERGER, J.-P. et J. BLOUIN (2006). Guide de reconnais-
sance des types écologiques des régions écologiques
5h - Massif gaspésien et 5i - Haut massif gaspésien,
ministère des Ressources naturelles et de la Faune, Forêt
Québec, Direction des inventaires forestiers, Division de
la classification écologique et productivité des stations.
* Nous remercions tout spécialement M. Pierre Grondin pour ses observations et ses descriptions de la
végétation qui colonise les étages subalpin et alpin de la région 5i - Haut massif gaspésien.

© Gouvernement du Québec
Ministère des Ressources naturelles et de la Faune, 2006
Dépôt légal - Bibliothèque et Archives nationales du Québec 2006
ISBN-13 : 978-2-551-22918-5 (version imprimé)
ISBN-13 : 978-2-551-22919-2 (version pdf)
Code de diffusion : 2006-3011

II
TABLE DES MATIÈRES

1 INTRODUCTION . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .1.1

2 LE TERRITOIRE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .2.1
2.1 LOCALISATION DU TERRITOIRE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .2.1
2.2 CLASSIFICATION ÉCOLOGIQUE DU TERRITOIRE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .2.4
2.3 CLIMAT ET VÉGÉTATION . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .2.4
2.4 MILIEU PHYSIQUE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .2.10
2.4.1 Types de relief . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .2.10
2.4.2 Altitude . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .2.10
2.4.3 Dépôts de surface dominants et codominants . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .2.15

3 DÉMARCHE POUR LA DÉTERMINATION DU TYPE ÉCOLOGIQUE . . . . .3.1


3.1 LOCALISATION DE LA STATION . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .3.1
3.2 CARACTÉRISTIQUES PHYSIQUES DE LA STATION . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .3.5
3.2.1 Texture synthèse du sol . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .3.5
3.2.2 Détermination de la texture synthèse . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .3.5
3.2.3 Drainage synthèse . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .3.8
3.2.4 Détermination du drainage synthèse . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .3.8
3.2.5 Dépôt de surface . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .3.8
3.2.6 Identification du dépôt de surface . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .3.8
3.2.7 Regroupement des dépôts de surface selon leur texture . . . . . . . . . . . . .3.13
3.3 TYPE FORESTIER . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .3.13
3.3.1 Physionomie du couvert . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .3.13
3.3.2 Composition du couvert arborescent . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .3.13
3.3.3 Groupe d’espèces indicatrices . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .3.15
3.3.4 Clé d’identification des groupes d’espèces indicatrices . . . . . . . . . . . . .3.16
3.3.5 Caractéristiques des groupes d’espèces indicatrices . . . . . . . . . . . . . . .3.24
GUIDE DE RECONNAISSANCE DES TYPES ÉCOLOGIQUES DES RÉGIONS ÉCOLOGIQUES 5h • 5i

3.4 TYPE ÉCOLOGIQUE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .3.34


3.4.1 Végétation potentielle . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .3.34
3.4.2 Clé d’identification de la végétation potentielle . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .3.35
3.4.3 Code du milieu physique – premier et second caractères . . . . . . . . . . . .3.43
3.4.4 Code du type écologique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .3.47
3.5 VALIDATION DU TYPE ÉCOLOGIQUE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .3.48
3.5.1 Sère physiographique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .3.48
3.5.2 Type écologique cartographié . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .3.56

4 DESCRIPTION DES TYPES ÉCOLOGIQUES . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .4.1


4.1 LISTE DES TYPES ÉCOLOGIQUES . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .4.1
4.2 FICHE TYPE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .4.1

5 BIBLIOGRAPHIE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .5.1

III
LISTE DES TABLEAUX

Tableau 2.1 Répartition du territoire des régions écologiques 5h et 5i . . . . . . . . . . . . .2.1


Tableau 2.2 Caractéristiques climatiques des régions écologiques 5h et 5i . . . . . . . .2.5
Tableau 2.3 Répartition des classes d'altitude moyenne des régions 5h et 5i . . . . .2.10
Tableau 2.4 Répartition des dépôts dominants
dans les districts écologiques des régions 5h et 5i . . . . . . . . . . . . . . . . . .2.15
Tableau 2.5 Répartition des dépôts codominants
dans les districts écologiques des régions 5h et 5i . . . . . . . . . . . . . . . . . .2.17
Tableau 3.1 Regroupement des dépôts de surface
des régions écologiques 5h et 5i . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .3.14
Tableau 3.2 Liste des espèces ligneuses
qui peuvent mesurer plus de 4 mètres de hauteur
dans la sapinière à bouleau blanc de l'Est . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .3.18
Tableau 3.3 Liste des espèces des groupes écologiques élémentaires
de la sapinière à bouleau blanc de l'Est . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .3.23
Tableau 3.4 Groupes d'espèces indicatrices selon les classes de
richesse relative et les classes de drainage de la sapinière à
bouleau blanc de l'Est (régions écologiques 5h et 5i) . . . . . . . . . . . .3.25
Tableau 3.5 Abondance des groupes d'espèces indicatrices
des régions écologiques 5h et 5i . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .3.26
Tableau 3.6 Superficie des types écologiques cartographiés
des régions 5h et 5i . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .3.57
Tableau 4.1 Abondance des types écologiques selon les régions 5h et 5i . . . . .4.2
Tableau A4.1 Définitions des niveaux hiérarchiques du système de
classification écologique du territoire . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .A-4.3
Tableau A4.2 Régions écologiques du Québec méridional . . . . . . . . . . . . . . . . . .A-4.9
GUIDE DE RECONNAISSANCE DES TYPES ÉCOLOGIQUES DES RÉGIONS ÉCOLOGIQUES 5h • 5i

IV V
LISTE DES FIGURES

Figure 2.1 Réseau hydrographique et toponymie


de la région écologique 5h - Massif gaspésien . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .2.2
Figure 2.2 Réseau hydrographique et toponymie
de la région écologique 5i - Haut massif gaspésien . . . . . . . . . . . . . . . .2.3
Figure 2.3 Unités de paysage régional et districts écologiques
de la région 5h - Massif gaspésien . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .2.6
Figure 2.4 Sous-régions, unités de paysage régional et
districts écologiques de la région 5i - Haut massif gaspésien . . . . . . .2.7
Figure 2.5 Types de relief selon les districts écologiques
de la région 5h - Massif gaspésien . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .2.11
Figure 2.6 Types de relief selon les districts écologiques
de la région 5i - Haut massif gaspésien . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .2.12
Figure 2.7 Altitude moyenne des districts écologiques
de la région 5h - Massif gaspésien . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .2.13
Figure 2.8 Altitude moyenne des districts écologiques
de la région 5i - Haut massif gaspésien . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .2.14
Figure 2.9 Dépôts dominants dans les districts écologiques
de la région 5h - Massif gaspésien . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .2.18
Figure 2.10 Dépôts codominants dans les districts écologiques
de la région 5h - Massif gaspésien . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .2.19
Figure 2.11 Dépôts dominants dans les districts écologiques
de la région 5i - Haut massif gaspésien . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .2.20
Figure 2.12 Dépôts codominants dans les districts écologiques
de la région 5i - Haut massif gaspésien . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .2.21
Figure 3.1 Étapes à suivre pour déterminer le type écologique sur le terrain . . .3.2
Figure 3.2 Découpage cartographique de la région
GUIDE DE RECONNAISSANCE DES TYPES ÉCOLOGIQUES DES RÉGIONS ÉCOLOGIQUES 5h • 5i

écologique 5h - Massif gaspésien . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .3.3


Figure 3.3 Découpage cartographique de la région
écologique 5i - Haut massif gaspésien . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .3.4
Figure 3.4 Clé simplifiée pour la détermination de la texture synthèse
(régions écologiques 5h et 5i) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .3.7
Figure 3.5 Clé simplifiée pour la détermination du drainage synthèse
(régions écologiques 5h et 5i) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .3.9
Figure 3.6 Clé simplifiée pour l'identification des dépôts de surface
(régions écologiques 5h et 5i) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .3.10
Figure 3.7 Schéma des classes d'épaisseur des dépôts de surface
(exemple avec un dépôt glaciaire, code 1a) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .3.12
Figure 3.8 Clé d'identification de la physionomie
et de la composition du couvert arborescent . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .3.15
Figure 3.9 Clé d'identification des groupes d'espèces indicatrices de la
sapinière à bouleau blanc de l'Est (régions écologiques 5h et 5i) . . .3.19

VI V
Figure 3.10 Clé d'identification des végétations potentielles de la sapinière
à bouleau blanc de l'Est (régions écologiques 5h et 5i) . . . . . . . . . . . .3.37
Figure 3.11 Clé pour la détermination du premier caractère du code
du milieu physique de la sapinière à bouleau blanc de l'Est
(régions écologiques 5h et 5i) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .3.45
Figure 3.12 Clé pour la détermination du second caractère du code
du milieu physique de la sapinière à bouleau blanc de l'Est
(régions écologiques 5h et 5i) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .3.46
Figure 3.13 Sère physiographique de la sous-région
écologique 5h-T - Massif gaspésien . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .3.51
Figure 3.14 Sère physiographique de la sous-région
écologique 5i-S - Monts du mont Albert . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .3.52
Figure 3.15 Sère physiographique de la sous-région
écologique 5i-T - Monts de Murdochville . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .3.53
Figure 3.16 Sère physiographique des hauts sommets de la Gaspésie . . . . . . . . .3.54
Figure A4.1 Zones de végétation, sous-zones
et domaines bioclimatiques du Québec . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .A-4.4
Figure A4.2 Zones de végétation, domaines bioclimatiques
et régions écologiques du Québec méridional . . . . . . . . . . . . . . . .A-4.8

GUIDE DE RECONNAISSANCE DES TYPES ÉCOLOGIQUES DES RÉGIONS ÉCOLOGIQUES 5h • 5i

VII
LISTE DES ANNEXES

ANNEXE 1 - IDENTIFICATION DES ESPÈCES INDICATRICES . . . . . . . . . . . . . . . . .A-1.1

ANNEXE 2 - LÉGENDE DES DÉPÔTS DE SURFACE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .A-2.1

ANNEXE 3 - LÉGENDE DES CLASSES ET DES MODIFICATEURS


DE DRAINAGE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .A-3.1

ANNEXE 4 - SYSTÈME HIÉRARCHIQUE DE CLASSIFICATION


ÉCOLOGIQUE DU TERRITOIRE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .A-4.1
GUIDE DE RECONNAISSANCE DES TYPES ÉCOLOGIQUES DES RÉGIONS ÉCOLOGIQUES 5h • 5i

VIII
1 INTRODUCTION

Connaître le type écologique peut s'avérer fort utile pour les aménagistes forestiers
et les sylviculteurs ainsi que pour les gestionnaires des ressources fauniques et
récréatives, car cela permet de segmenter la forêt en entités écologiques perma-
nentes, faciles à déterminer sur le terrain, photo-interprétables et, conséquemment,
cartographiables.

La détermination du type écologique est évidemment facilitée lorsqu'on a acquis des


connaissances de base sur la flore, la texture des sols, le drainage, le système de
classification écologique du ministère des Ressources naturelles et de la Faune
(MRNF) et la codification qui s'y rapporte. Des sessions de formation théorique et
pratique sont d'ailleurs offertes pour faciliter l'utilisation des clés d'identification.

Ce guide de poche est destiné, plus particulièrement, à tous ceux qui ont à recueillir
des données écologiques sur le terrain. Il renferme toute l'information requise pour
déterminer le type écologique, dont des clés d'identification du milieu physique, du
couvert arborescent, des groupes d'espèces indicatrices, des végétations poten-
tielles et des dépôts de surface ainsi que des fiches d'identification des espèces de
sous-bois. Les caractéristiques du milieu physique (texture et drainage) y ont même
été synthétisées pour faciliter le travail.

Nous conseillons aux utilisateurs de lire tout le guide avant de l'utiliser sur le terrain,
afin de bien répondre aux questions posées dans les différentes clés d'identification.
Ils n'auront ensuite qu'à suivre les cinq étapes de la démarche de détermination du
type écologique, qui sont décrites à la figure 3.1.

Pour obtenir de plus amples renseignements sur la méthodologie retenue et les


résultats obtenus lors de la classification des points d'observation écologique
effectuée pour élaborer les différentes clés, on peut consulter le Rapport de classi-
fication écologique : sapinière à bouleau blanc de l'Est 1. Quant à la codification, elle
est décrite en détail dans Le point d'observation écologique 2. La codification utilisée
GUIDE DE RECONNAISSANCE DES TYPES ÉCOLOGIQUES DES RÉGIONS ÉCOLOGIQUES 5h • 5i

au chapitre 2 se base toutefois sur Paysages régionaux du Québec méridional 3. Il en


est de même de la présentation de ce chapitre. Tous ces documents sont disponibles
à la Direction des inventaires forestiers. Le système hiérarchique de classification
écologique est aussi expliqué à l'annexe 4 du présent guide et dans un article publié
dans L’Aubelle 4, bulletin d'information de l'Ordre des ingénieurs forestiers du
Québec, de février-mars 1998.

1 J. Blouin, P. Grondin, P. Racine, H. D'Avignon et S. Tremblay (2000).


2 J.-P. Saucier, J.-P. Berger, H. D'Avignon et P. Racine (1994).
3 A. Robitaille et J.-P. Saucier (1998).
4 J.-P. Saucier, J.-F. Bergeron, P. Grondin et A. Robitaille (1998).

1.1
2 LE TERRITOIRE

Ce guide couvre les régions écologiques 5h – Massif gaspésien et 5i – Haut massif


gaspésien. Ces régions sont situées dans la portion est du sous-domaine bioclimatique
de la sapinière à bouleau blanc de l'Est. Elles constituent un territoire de forme
péninsulaire, d’une superficie d'environ 15 494 km 2, qui avance à l’intérieur du golfe
Saint-Laurent. Le relief de ce territoire est en général formé de monts aux sommets
tabulaires, entaillés de profondes vallées. Près de 15 % du territoire occupe des ver-
sants abrupts (40 % et plus d'inclinaison), couverts de dépôts de pente et d'altération.

Dans les régions 5h et 5i, les terres du domaine public occupent 95 % de la superfi-
cie. Le territoire a une vocation majoritairement forestière (tableau 2.1). On trouve
très peu de terres agricoles et de friches, sauf dans la vallée de la rivière Nouvelle
ainsi qu’au nord-est de L’Alverne. Dans les secteurs du parc national de la Gaspésie
et de la ville de Percé, les activités récréotouristiques sont importantes. Ailleurs,
sur le plateau ainsi qu'à l'intérieur des principales vallées, des activités récréo-
forestières, entre autres la pêche au saumon de l'Atlantique, sont pratiquées.
Plusieurs zecs et réserves fauniques offrent ces activités, notamment les
réserves fauniques de Matane, des Chic-Chocs, de la Rivière-Saint-Jean, de la
Rivière-Cascapédia et de Dunière ainsi que les zecs de la Rivière-Madeleine, de la
Rivière-Dartmouth, de la Rivière-York, de la Rivière-Bonaventure, de la Petite-Rivière-
Cascapédia, de la Rivière-Nouvelle et Casault.

Tableau 2.1 - Répartition du territoire des régions écologiques 5h et 5i

RÉGION Terrains forestiers Terrains Eau


ÉCOLOGIQUE productifs improductifs non forestiers
5h - Massif gaspésien 98,5 % 0,9 % 0,1 % 0,5 %
5i - Haut massif
94,3 % 4,5 % 0,5 % 0,7 %
gaspésien
Total des régions
97,1 % 2,1 % 0,2 % 0,6 %
5h et 5i
GUIDE DE RECONNAISSANCE DES TYPES ÉCOLOGIQUES DES RÉGIONS ÉCOLOGIQUES 5h • 5i

2.1 LOCALISATION DU TERRITOIRE


Le territoire à l'étude est situé dans l'est du Québec, majoritairement dans la région
administrative 11 (Gaspésie – Îles-de-la-Madeleine), où deux municipalités sont
présentes : Percé et Murdochville (figures 2.1 et 2.2). Ailleurs, le territoire est presque
inhabité. Seules les parties de territoire situées dans la réserve faunique de Matane
ainsi que dans la zec Casault appartiennent à la région administrative 01 (Bas-Saint-
Laurent).

À la différence des autres régions écologiques du sous-domaine bioclimatique de la


sapinière à bouleau blanc de l'Est, le réseau hydrographique des régions 5h et 5i se
composent presque exclusivement de cours d'eau. Les lacs y sont rares, les princi-
paux étant les lacs Casault, Matane, Cascapédia, Sainte-Anne et York. Plusieurs
rivières prennent naissance au cœur du massif gaspésien et traversent le territoire
de la côte gaspésienne pour aboutir dans le golfe du Saint-Laurent. Il en est ainsi de
la Grande Rivière et des rivières Matane, Cap-Chat, Sainte-Anne, Madeleine,
Dartmouth, York, Saint-Jean, Bonaventure, Cascapédia et Nouvelle.

2.1
GUIDE DE RECONNAISSANCE DES TYPES ÉCOLOGIQUES DES RÉGIONS ÉCOLOGIQUES 5h • 5i

2.2
Figure 2.1 - Réseau hydrographique et toponymie de la région écologique 5h – Massif gaspésien

Grande-Vallée

Riv
ière
Cap-Seize

Murdochville

Dartm
outh
k
Riv. Yor
Gaspé
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Rivière Saint-Je

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Riv

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i è Percé

re
N
aventure
Causapscal

ouvelle
Localité Saint-Jules
Eau 20 0 20 kilomètres
Rivière L’Alverne
Figure 2.2 - Réseau hydrographique et toponymie de la région écologique 5i – Haut massif gaspésien
L’Anse-Pleureuse
Mont-Saint-Pierre Rivière-la-Madeleine

Sainte-Anne-des-Monts

Cap-Chat

Golfe du Cap-Seize e
Saint-Laurent n
Rivi
èr ei
e el
ad
M

Cap-Chat
re Murdochville

Sainte
v iè
Ri Ri
Matane v

R iv

-Anne
re

ière
Yo

ière

Riv
rk

Ri
viè
re
B on a
an e
Mat
ière
Riv venture

Ca
sc
a
Lac
Matapédia

p édia
Localité
Eau 20 0 20 kilomètres
Rivière

2.3
GUIDE DE RECONNAISSANCE DES TYPES ÉCOLOGIQUES DES RÉGIONS ÉCOLOGIQUES 5h • 5i
2.2 CLASSIFICATION ÉCOLOGIQUE DU TERRITOIRE
Le système hiérarchique de classification écologique est expliqué en détail à
l'annexe 4. Les régions écologiques 5h et 5i appartiennent à la zone de végétation
boréale, à la sous-zone de la forêt boréale continue, au domaine bioclimatique de la
sapinière à bouleau blanc et au sous-domaine bioclimatique de l'Est.

La région 5h compte 4 unités de paysage régional et 52 districts écologiques


(figure 2.3). Elle ne renferme qu'une seule sous-région, la sous-région 5h-T - Massif
gaspésien. Dans ce cas, les limites de la région et de la sous-région se confondent.
Pour sa part, la région 5i englobe la sous-région 5i-T - Monts de Murdochville, qui est
la plus importante en superficie, et la sous-région 5i-S - Monts du mont Albert, qui se
trouve au nord de la région écologique. La région 5i compte 2 unités de paysage
régional et 28 districts écologiques (figure 2.4). La description des unités de paysage
régional des régions 5h et 5i apparaît plus en détail dans le Rapport de classification
écologique : sapinière à bouleau blanc de l'Est.

2.3 CLIMAT ET VÉGÉTATION


Dans les sous-régions 5h-T et 5i-T, le climat varie de subpolaire, subhumide ou humide,
continental à subpolaire, subhumide ou humide, intermédiaire (tableau 2.2). Cette vari-
abilité du climat est attribuable à l’influence maritime qui diminue de l’est du territoire
vers l’ouest. Le climat se caractérise par une saison de croissance courte ou très
courte, selon le gradient altitudinal. Avec sa température annuelle moyenne de 0,0°C,
la sous-région 5i-S est la plus froide. C’est pourquoi on y trouve souvent des sapinières
montagnardes sur les sites mésiques d’une altitude supérieure ainsi que de la toundra
alpine sur les hauts sommets des monts Albert, Jacques-Cartier et Logan.
GUIDE DE RECONNAISSANCE DES TYPES ÉCOLOGIQUES DES RÉGIONS ÉCOLOGIQUES 5h • 5i

2.4
Tableau 2.2 - Caractéristiques climatiques des régions écologiques 5h et 5i (5)

RÉGIONS ÉCOLOGIQUES 5h 5i
Unité de paysage
régional 108 109 112 113 110 111
Température annuelle 2,5 2,5 2,5 2,5 0,0 2,5
moyenne (°C)
Longueur de la saison de 140 à 150 de 140 à 150 140 de 140 à 150 140 140
de croissance (jours)
Degrés-jours de 1 600 à 2 000 de 1 600 à 1 800 de 1 600 à 2 000 de 1 600 à 1 800 1 600 de 1 600 à 1 800
de croissance (C°)
Précipitations annuelles de 1 100 à 1 300 de 1 100 à 1 200 de 1 200 à 1 300 de 1 000 à 1 300 1 300 de 1 000 à 1 300
moyennes (mm)
Couvert nival (6) (%) de 35 à 45 de 30 à 40 de 30 à 40 de 35 à 45 de 35 à 45 de 35 à 45
(5) C.V. Wilson (1971).
(6) P.J.H. Richard (1987).

2.5
GUIDE DE RECONNAISSANCE DES TYPES ÉCOLOGIQUES DES RÉGIONS ÉCOLOGIQUES 5h • 5i
GUIDE DE RECONNAISSANCE DES TYPES ÉCOLOGIQUES DES RÉGIONS ÉCOLOGIQUES 5h • 5i

2.6
Figure 2.3 - Unités de paysage régional et districts écologiques de la région 5h – Massif gaspésien
Région écologique Le code complet d'un district est formé du numéro de
District écologique l'unité de paysage dans laquelle il est inclus et d'un
numéro séquentiel de quatre caractères.
Unité de paysage régional
108 - Lac Casault 108 E001
W009
109 - Rivière Nouvelle district
W013
112 - Mont Alexandre unité de paysage W011
113 - Rivière Dartmouth Pour simplifier la représentation, le numéro de l'unité de W015
paysage a été omis sur cette carte. X015
X014

X013 X016 X021


X017
D003 X012
D006
D004 X011 X019
D002 D007 Y005 Y006
E001 Y009
Y001 Y004 Y007
D005
E002 C018 C023 Y002
D001 Y012
Y008
E003 C022 Y003 Y016
C026 C025 Y017
C010 C024
E004 Y022 Y020 Y012
C011
Y018
C013 Y023 Y019
Y021

C009

20 0 20 kilomètres
Figure 2.4 - Sous-régions, unités de paysage régional et districts écologiques de la région 5i – Haut massif gaspésien

Le code complet d'un district est formé du numéro de


l'unité de paysage dans laquelle il est inclus et d'un
numéro séquentiel de quatre caractères.
W004 W007
110 F001
W002
district 5i-S
unité de paysage
W003
Pour simplifier la représentation, le numéro de l'unité de W008
paysage a été omis sur cette carte. F009
X006 X007
F004 F005
X002
F003 X003 X008

F008
F002 F006 X001 X009
X005
F001 F007 X010
X004 C021

C020 5i-T
C019

Sous-région écologique C012


5i-S – Monts du Mont-Albert
5i-T – Monts de Murdochville
District écologique
Unité de paysage régional 20 0 20 kilomètres
110 - Mont Albert
111 - Murdochville

2.7
GUIDE DE RECONNAISSANCE DES TYPES ÉCOLOGIQUES DES RÉGIONS ÉCOLOGIQUES 5h • 5i
VÉGÉTATION RÉGIONALE

Comme les régions 5h et 5i font partie de la forêt boréale continue, elles sont souvent
colonisées par des peuplements résineux. Ces peuplements sont entre autres
composés d’espèces telles que le sapin baumier, l’épinette noire, l’épinette blanche, le
thuya occidental et le mélèze laricin. Les espèces comme le pin gris et le pin blanc sont
rares et croissent localement. De plus, les peuplements résineux constituent près de
56 % des forêts productives, suivis dans l’ordre des peuplements mélangés et feuillus.
Près de 40 % du territoire forestier productif a subi des interventions ou des perturba-
tions d'origine (plus de 75 % du peuplement a disparu), par exemple feux, exploitations
forestières et épidémies d'insectes. La majorité de ces superficies sont régénérées de
façon naturelle ou artificielle.

Les sapinières pures sont omniprésentes sur tout le territoire et occupent près de
3 300 km2. Elles sont suivies des sapinières à épinette noire et des pessières à sapin,
qui cumulent près de 1 600 km2. Les tremblaies résineuses et les peuplements
d’épinettes noires issues de feux sont surtout localisés à l’ouest de l’unité de paysage
111, au centre de la 112 et à l’est de la 113. Ce massif forestier, issu des feux succes-
sifs de 1929 à 1940, a la forme d’un grand corridor qui s’est légèrement agrandi lors du
feu près de la rivière Bonaventure à l’été 1995. Ailleurs, la dynamique des sapinières et
des sapinières à bouleau blanc est davantage influencée par les épidémies de la
tordeuse des bourgeons de l’épinette. Le thuya et le sapin baumier s’associent sur les
stations de drainage subhydrique ou parfois mésique. Les dépôts organiques au
drainage déficient sont rares sur le territoire et supportent le plus souvent l’épinette
noire, le mélèze laricin et le thuya.

Les essences plus thermophiles comme le bouleau jaune, l'érable rouge et l'érable à
sucre se trouvent au sud du territoire ou à proximité du domaine voisin, le domaine
de la sapinière à bouleau jaune. On les rencontre aussi dans les profondes vallées qui
pénètrent à l’intérieur des hautes terres.

RÉGION ÉCOLOGIQUE 5h RÉGION ÉCOLOGIQUE 5h


GUIDE DE RECONNAISSANCE DES TYPES ÉCOLOGIQUES DES RÉGIONS ÉCOLOGIQUES 5h • 5i

Unité de paysage régional 113 Unité de paysage régional 112

Photo 1 Photo 2

2.8
VÉGÉTATION DES HAUTS SOMMETS

La sous-région 5i-S se distingue par un gradient altitudinal marqué qui s’exprime par
un étagement de la végétation. Au-dessus de la forêt boréale typique se développe un
premier segment de végétation dans lequel les arbres, majoritairement du sapin bau-
mier et de l’épinette blanche, montrent des signes d’un couvert de neige important et
de forts vents. Cela se traduit par des tiges dont la portion supérieure est cassée ou
segmentée en plusieurs unités. Il s’agit de l’étage montagnard. Certains secteurs sont
propices à de fortes accumulations de neige au cours de l’hiver. On y observe des pes-
sières blanches très ouvertes. Lorsque les conditions climatiques deviennent encore
plus rigoureuses, les arbres rabougris d’une hauteur de 2 à 4 m abondent. Ceux-ci sont
associés à l’étage alpin inférieur. Cet étage domine le mont Logan et de grandes éten-
dues du mont Jacques-Cartier. Enfin, les zones soumises aux conditions climatiques
les plus rigoureuses (étage alpin supérieur) sont caractérisées par une végétation
basse, composée principalement de la camarine noire (Empetrum nigrum), du bouleau
glanduleux (Betula glandulosa) et de l’airelle des marécages (Vaccinium uliginosum).
De grands secteurs sont également dominés par des cailloutis (Felsenmeeres).

RÉGION ÉCOLOGIQUE 5i RÉGION ÉCOLOGIQUE 5i


Unité de paysage régional 110 Unité de paysage régional 110

Photo 3 Photo 4
GUIDE DE RECONNAISSANCE DES TYPES ÉCOLOGIQUES DES RÉGIONS ÉCOLOGIQUES 5h • 5i

2.9
2.4 MILIEU PHYSIQUE
Le relief des régions 5h et 5i englobe un massif où l’altitude moyenne est élevée
(425 m). Mis à part l'unité de paysage 108, qui est formée de collines arrondies,
le territoire est constitué de monts et de hautes collines où dominent les dépôts
d'altération et de till. On y trouve également des vallées encaissées couvertes de dépôts
variés mis en place par gravité ou par des processus fluvioglaciaires et fluviatiles.

Sur le plan géologique, les régions 5h et 5i font partie du massif des Appalaches.
L'assise rocheuse est composée de roches sédimentaires (grès, shale, calcaire, con-
glomérat) ainsi que des roches cristallines, métamorphiques et intrusives granitiques
exclusives à l'unité de paysage 110. On peut trouver çà et là des roches de nature
cristalline, provenant de la Côte-Nord ou des monts Chic-Chocs, dans les dépôts de
till (1A) mis en place lors de la progression de l'Inlandsis (glacier) laurentidien.

2.4.1 TYPES DE RELIEF

Le relief est très accidenté du bas des versants vers le haut, où il forme un plateau
avec de vastes sommets tabulaires entrecoupés de profondes vallées (figures 2.5 et
2.6). L’unité de paysage 110 se démarque des unités voisines avec l’altitude moyenne
la plus élevée du territoire. Le point culminant de cette unité est le mont Jacques-
Cartier qui, avec ses 1 268 m est le sommet le plus haut du territoire. Celui-ci est
presque exclusivement continental, sauf le secteur de Percé, où il cotoie le littoral.

2.4.2 ALTITUDE

Sur le territoire, l'altitude moyenne varie de moyenne à élevée. La classe d'altitude


moyenne de 400 à 500 mètres domine, suivie des classes de 300 à 400 mètres et de
500 à 600 mètres (tableau 2.3 et figures 2.7 et 2.8). Quant à l'amplitude altitudinale
moyenne (différence entre les points les plus élevés et les plus bas), elle va d’élevée
à forte, mis à part dans l'unité de paysage 108.

Tableau 2.3 - Répartition des classes d'altitude moyenne des régions 5h et 5i


GUIDE DE RECONNAISSANCE DES TYPES ÉCOLOGIQUES DES RÉGIONS ÉCOLOGIQUES 5h • 5i

Classe d’altitude 5h – Massif 5i – Haut massif Total


moyenne gaspésien gaspésien du territoire

100 - 200 0% 0% 0%
200 - 300 29 % 0% 5%
300 - 400 38 % 0% 25 %
400 - 500 54 % 19 % 42 %
500 - 600 0% 51 % 17 %
600 - 700 0% 25 % 9%
700 - 800 0% 0% 0%
800 - 900 0% 5% 2%
Total de la région 100% 100% 100%

2.10
Figure 2.5 - Types de relief selon les districts écologiques de la région 5h – Massif gaspésien

Région écologique
District écologique
Types de relief
Collines
Coteaux
Hautes collines
Monts
Vallée

20 0 20 kilomètres

2.11
GUIDE DE RECONNAISSANCE DES TYPES ÉCOLOGIQUES DES RÉGIONS ÉCOLOGIQUES 5h • 5i
GUIDE DE RECONNAISSANCE DES TYPES ÉCOLOGIQUES DES RÉGIONS ÉCOLOGIQUES 5h • 5i

2.12
Figure 2.6 - Types de relief selon les districts écologiques de la région 5i – Haut massif gaspésien

5i-S

5i-T

Sous-région écologique
District écologique
Types de relief
Monts
Hautes collines
Collines
Coteaux 20 0 20 kilomètres
Figure 2.7 - Altitude moyenne des districts écologiques de la région 5h – Massif gaspésien

Région écologique
District écologique
Altitude (m)
200 - 300
300 - 400
400 - 500

20 0 20 kilomètres

2.13
GUIDE DE RECONNAISSANCE DES TYPES ÉCOLOGIQUES DES RÉGIONS ÉCOLOGIQUES 5h • 5i
GUIDE DE RECONNAISSANCE DES TYPES ÉCOLOGIQUES DES RÉGIONS ÉCOLOGIQUES 5h • 5i

2.14
Figure 2.8 - Altitude moyenne des districts écologiques de la région 5i – Haut massif gaspésien

5i-S

5i-T

Sous-région écologique
District écologique
Altitude (m)
400 - 500
500 - 600
600 - 700
800 - 900 20 0 20 kilomètres
2.4.3 DÉPÔTS DE SURFACE DOMINANTS ET CODOMINANTS

Étant donné que l’assise rocheuse est friable et que les événements géomor-
phologiques qui ont marqué la Gaspésie sont complexes, les types de dépôts sont
difficiles à distinguer. C'est notamment le cas des dépôts de till et d'altération.
À certains endroits, le till recouvre sous forme de mince placage de grandes
surfaces d'altérites, alors qu’à d’autres endroits, le placage est absent (seuls
quelques cailloux ou pierres de till sont présents), ce qui démontre fort probablement
un transport glaciaire de courte distance. Néanmoins, on peut trouver des secteurs
où le till est très épais. En général, le till est de texture moyenne, tandis que les
altérites sont de texture fine. Cependant, les altérites issues de grès, qui est une
roche formée par la sédimentation de sable qui varie de très fin à moyen, peuvent
être de texture moyenne.

Ce sont les dépôts d'altération, épais (8A) 7 et minces (8AR) 8, qui recouvrent la
majeure partie du territoire (tableau 2.4 et figures 2.9 et 2.11). Selon le processus
d’altération, soit par dissolution ou par désagrégation, les altérites sont caractérisées
par plusieurs faciès, les plus communs dans les régions 5h et 5i étant le type pierreux
et argileux, le type caillouteux et le type pierreux. Sur le territoire, les dépôts d'altération
se trouvent surtout sur les versants ou les sommets non recouverts de dépôts de till
(1A). Le till occupe principalement les bas versants et le fond des vallées importantes.
Enfin, les colluvions (8C) se trouvent principalement sur les versants ayant des
pentes fortes ou abruptes. Les colluvions s’apparentent beaucoup aux dépôts
d'altération, puisqu’elles sont souvent constituées de sédiments d'altération accumulés
dans le bas d'un versant par gravité.

Tableau 2.4 - Répartition des dépôts dominants dans les districts écologiques des
régions 5h et 5i

Dépôt 5h – Massif 5i – Haut massif Total


dominants gaspésien gaspésien du territoire
1A 31 % 43 % 35 %
1AR 0% 5% 2%
GUIDE DE RECONNAISSANCE DES TYPES ÉCOLOGIQUES DES RÉGIONS ÉCOLOGIQUES 5h • 5i

8A 44 % 10 % 32 %
8AR 15 % 20 % 17 %
8C 7% 15 % 10 %
R 3% 7% 4%
Total de la région 100 % 100 % 100 %

7 Le code 8A est attribué aux dépôts d'altération de 1 m et plus d'épaisseur.


8 Le code 8AR désigne les dépôts d’altération de 25 cm à 1 mètre d'épaisseur.

2.15
RÉGION ÉCOLOGIQUE 5i RÉGION ÉCOLOGIQUE 5i
Altérite de type pierreux et argileux Altérite de type pierreux
(8A) (8A)

Photo 5 Photo 6

RÉGION ÉCOLOGIQUE 5i RÉGION ÉCOLOGIQUE 5i


Dépôt de till (1A) Felsenmeeres (8F)
GUIDE DE RECONNAISSANCE DES TYPES ÉCOLOGIQUES DES RÉGIONS ÉCOLOGIQUES 5h • 5i

Photo 8

Photo 7

Les dépôts codominants (tableau 2.5 et figures 2.10 et 2.12) sont les mêmes que ceux
dominants, mais leur importance diminue d’un district à l’autre. Dans les districts
écologiques situés dans l’étage alpin, on trouve un type de dépôt particulier appelé
«Felsenmeeres» (8F). Celui-ci est composé de pierres et de blocs dont la formation est
attribuable aux conditions climatiques froides.

2.16
Tableau 2.5 - Répartition des dépôts codominants dans les districts écologiques
des régions 5h et 5i

Dépôt 5h – Massif 5i – Haut massif Total


codominants gaspésien gaspésien du territoire
1A 12 % 23 % 16 %
1AR 17 % 36 % 24 %
8A 18 % 12 % 15 %
8AR 8% 3% 6%
8C 39 % 20 % 33 %
R 6% 6% 6%
Total de la région 100 % 100 % 100 %

GUIDE DE RECONNAISSANCE DES TYPES ÉCOLOGIQUES DES RÉGIONS ÉCOLOGIQUES 5h • 5i

2.17
GUIDE DE RECONNAISSANCE DES TYPES ÉCOLOGIQUES DES RÉGIONS ÉCOLOGIQUES 5h • 5i

2.18
Figure 2.9 - Dépôts dominants dans les districts écologiques de la région 5h – Massif gaspésien

Région écologique
District écologique
Dépôts dominants
1A
8A
8AR
8C
R

20 0 20 kilomètres
Figure 2.10 - Dépôts codominants dans les districts écologiques de la région 5h – Massif gaspésien

Région écologique
District écologique
Dépôts codominants
1A
1AR
8A
8AR
8C
R

20 0 20 kilomètres

2.19
GUIDE DE RECONNAISSANCE DES TYPES ÉCOLOGIQUES DES RÉGIONS ÉCOLOGIQUES 5h • 5i
GUIDE DE RECONNAISSANCE DES TYPES ÉCOLOGIQUES DES RÉGIONS ÉCOLOGIQUES 5h • 5i

2.20
Figure 2.11 - Dépôts dominants dans les districts écologiques de la région 5i – Haut massif gaspésien

Sous-région écologique
District écologique
Dépôts dominants
1A
1AR
8A
8AR
8C 20 0 20 kilomètres
R
Figure 2.12 - Dépôts codominants dans les districts écologiques de la région 5i – Haut massif gaspésien

5i-S

5i-T

Sous-région écologique
District écologique
Dépôts codominants
1A
1AR
8A
8AR
8C 20 0 20 kilomètres
R

2.21
GUIDE DE RECONNAISSANCE DES TYPES ÉCOLOGIQUES DES RÉGIONS ÉCOLOGIQUES 5h • 5i
3 DÉMARCHE POUR LA DÉTERMINATION DU TYPE ÉCOLOGIQUE

Le type écologique est une unité de classification, qui tient compte à la fois de la
végétation, actuelle ou potentielle, et des caractéristiques physiques du milieu. On le
détermine à l'aide de clés, selon une démarche en cinq étapes (figure 3.1). L'étape 1,
qui consiste à situer la station sur le territoire, s'avère très importante, puisqu'elle
permet de choisir le guide approprié. La deuxième étape de la démarche est axée sur
le milieu physique et les deux suivantes, sur la végétation. À la dernière étape, on
regroupe les codes relatifs à la végétation et au milieu physique pour obtenir le code
du type écologique.

Le code du type écologique comporte quatre ou cinq caractères. Les trois premiers
caractères correspondent respectivement à la composition, à la structure et à la
dynamique de la végétation et les deux derniers, aux caractéristiques physiques du
milieu. Généralement, un seul caractère suffit pour exprimer les caractéristiques du
milieu, et le code du type écologique ne compte alors que quatre caractères.

3.1 LOCALISATION DE LA STATION


Si l'on veut utiliser les clés d'identification appropriées, on doit d'abord situer le
secteur de prise de données dans son sous-domaine bioclimatique et sa région
écologique. Dans certains cas, lors de la détermination de la végétation potentielle,
par exemple, on est parfois forcé de déterminer aussi la sous-région écologique,
l'unité de paysage régional et le district écologique en cause.

Pour être en mesure de bien situer la station, il faut d'abord choisir le bon feuillet
cartographique. Par la suite, on superpose la grille des feuillets cartographiques à
l'échelle de 1/50 000, qui est fournie sur un transparent (figures 3.2 et 3.3), à la figure
qui illustre les régions écologiques, les unités de paysage et les districts écologiques
(figures 2.3 et 2.4), pour préciser le niveau hiérarchique requis.

STATION HOMOGÈNE
GUIDE DE RECONNAISSANCE DES TYPES ÉCOLOGIQUES DES RÉGIONS ÉCOLOGIQUES 5h • 5i

Le type écologique doit être défini dans une station homogène (superficie d'environ
25 m de rayon), c'est-à-dire dans un site plus ou moins étendu qui présente des
caractéristiques uniformes en ce qui a trait à la végétation arborescente, au milieu
physique et aux perturbations. On utilise les clés d'identification dans une placette-
échantillon (relevé) ou un point d'observation (appréciation oculaire).

Les placettes-échantillons établies dans le cadre des projets d'inventaire impliquent


des contraintes, notamment à cause de leurs dimensions restreintes et de la
variabilité de certaines des composantes du type écologique (groupe d'espèces
indicatrices, régénération, etc.). Les observations oculaires permettent de
déterminer les composantes du type écologique les plus représentatives de chacune
des stations. Elles exigent cependant une connaissance approfondie de l'écologie du
territoire et une bonne évaluation des conditions moyennes qui y prévalent.

3.1
Figure 3.1 - Étapes à suivre pour déterminer le type écologique sur le terrain

1. Localiser la station
Déterminer à quel sous-domaine bioclimatique et à
5i-S 5i-T
quelle région écologique la station étudiée appartient.
Référence : Découpage cartographique à l'échelle 5h-T
1/50 000, p. 3.3 et 3.4

2. Déterminer les caractéristiques physiques de la station


2.1 Classe de texture
Référence : Clé simplifiée pour la détermination de la
texture synthèse, p. 3.7
2.2 Classe de drainage
Référence : Clé simplifiée pour la détermination du
drainage synthèse, p. 3.9

3. Déterminer le type forestier


3.1 Physionomie et composition du couvert arborescent
Référence : Clé d'identification de la physionomie et de
la composition du couvert arborescent, p. 3.15
3.2 Le groupe d'espèces indicatrices
Référence : Clé d'identification des groupes d'espèces
indicatrices, p. 3.19 à 3.22
3.3 Déterminer le type forestier en combinant la phy-
sionomie et la composition du couvert arborescent
(étape 3.1) ainsi que le groupe d’espèces
indicatrices (étape 3.2).

4. Déterminer la végétation potentielle


Référence : Clé d'identification des végétations
GUIDE DE RECONNAISSANCE DES TYPES ÉCOLOGIQUES DES RÉGIONS ÉCOLOGIQUES 5h • 5i

potentielles, p. 3.37 à 3.41

5. Déterminer et valider le type écologique


5.1 Code du milieu physique (premier caractère)
Référence : Clé pour la détermination du premier
caractère du code du milieu physique, p. 3.45
5.2 Code du milieu physique (second caractère)
Référence : Clé pour la détermination du second
caractère du code du milieu physique, p. 3.46
5.3 Déterminer le code du type écologique (code à 4 ou 5
caractères) en combinant celui de la végétation poten-
tielle (étape 4) et ceux des caractéristiques physiques
de la station (étapes 5.1 et 5.2).
5.4 Valider le type écologique en consultant la sère phy-
siographique de la région écologique en cause.
Référence : Sères physiographiques, p. 3.51 à 3.54

3.2
Figure 3.2 - Découpage cartographique de la région écologique 5h – Massif gaspésien
49° 15' 00" 22H

04 03 02

15
16
13 14 15 16
- 64° 30' 00"

- 67° 00' 00"


- 65° 30' 00"
48° 45' 00"

11
10
09
12 11 10 09

22B
22A

06 08
07
08
05
06 07

Feuillet au 1/250 000


48° 15' 00" Feuillet au 1/50 000

03
02 20 0 20 kilomètres
01

3.3
GUIDE DE RECONNAISSANCE DES TYPES ÉCOLOGIQUES DES RÉGIONS ÉCOLOGIQUES 5h • 5i
GUIDE DE RECONNAISSANCE DES TYPES ÉCOLOGIQUES DES RÉGIONS ÉCOLOGIQUES 5h • 5i

3.4
Figure 3.3 - Découpage cartographique de la région écologique 5i – Haut massif gaspésien

22H

01
04
03

49° 00' 00"

14

- 67° 00' 00"


15
16
13 14
- 65° 00' 00"

11
10
09
12
11

22B 22A
48° 30' 00" Feuillet au 1/250 000
Feuillet au 1/50 000

07
08 20 0 20 kilomètres
3.2 CARACTÉRISTIQUES PHYSIQUES DE LA STATION
Après avoir précisé l'emplacement de la station, on doit déterminer ses caractéris-
tiques physiques (texture et drainage).

3.2.1 TEXTURE SYNTHÈSE DU SOL

La texture du sol est importante parce qu'elle peut influencer la qualité d'une station
de même que l'abondance de certaines espèces et l'absence de certaines autres.
Elle est déterminée par la taille des particules de sable, de limon et d'argile que le sol
renferme ainsi que par leur importance relative. On a défini plusieurs classes de
texture et il faut être expérimenté pour les identifier sur le terrain. Nous avons donc
voulu simplifier les choses en regroupant les classes de texture pour n'en former que
trois : fine, moyenne et grossière, que nous avons baptisées textures synthèses.

3.2.2 DÉTERMINATION DE LA TEXTURE SYNTHÈSE

On n'a pas à déterminer la texture synthèse des dépôts organiques et des dépôts
minéraux très minces. En fait, on ne détermine que celle des dépôts minéraux dont
l'épaisseur est supérieure à 25 cm et qui n’ont pas un excès d’eau pendant toute l’année.

La méthode mise au point pour déterminer la texture synthèse d'un dépôt comporte,
selon le cas, deux ou trois tests : le test de granulométrie, le test du moule humide et
le test de rubanage (figure 3.4). Elle exige le prélèvement d'un échantillon dans
l'horizon «B» (à environ 30 cm de profondeur), à l'aide d'une sonde pédologique.
Certains dépôts, tels ceux remaniés par l'eau, ont une texture variable. Il s'avère
alors préférable de prélever des échantillons à différentes profondeurs et à divers
points de la station, dans l'horizon «B» toujours, afin de vérifier si la texture synthèse
du dépôt est uniforme.

Dans les régions 5h et 5i, les dépôts de textures moyenne et fine sont parfois difficiles
à distinguer en raison de la géologie de l'assise rocheuse, de la dominance des
dépôts d'altération et du regroupement des classes de texture. Une portion plus ou
moins importante des roches sédimentaires est composée de limon. Celui-ci, bien
GUIDE DE RECONNAISSANCE DES TYPES ÉCOLOGIQUES DES RÉGIONS ÉCOLOGIQUES 5h • 5i

qu'il donne l'impression d'être de texture fine au toucher, n'a pas les caractéristiques
des roches sédimentaires composées d'argile, puisqu'il forme à peine un ruban et
colle très peu. Les dépôts d'altération sont souvent constitués de graviers ou gravil-
lons désagrégés, ce qui rend difficile l'évaluation des particules de sable, de limon et
d'argile qu'ils renferment. Enfin, la plupart des échantillons de sol recueillis sur
le terrain et analysés en laboratoire sont classés à la limite inférieure (loam argileux)
du regroupement des textures fines ainsi qu'aux classes supérieure (loam) et inter-
médiaire (loam sableux) de celui des textures moyennes.

Pour les raisons énoncées précédemment, en cas de doute, nous conseillons à


l'aménagiste forestier de faire le test de rubanage, qui est un bon indicateur des
textures fines.

3.5
Figure 3.4 - Clé simplifiée pour la détermination de la texture synthèse
(régions écologiques 5h et 5i)

Dépôt organique (1) ou dépôt très mince (2) OUI TEXTURE ET DRAINAGE
ou dépôt pierreux sans matrice (2) NON REQUIS

NON

% de sable ≥ 50 % (3)

OUI NON

La résistance du moule (4) La résistance du moule (4)


varie de modérée à forte varie de forte à très forte

OUI NON OUI NON

Ruban ≥ 3 cm lors du test Sable très fin avec matériau


de rubanage (5) légèrement farineux

OUI NON OUI NON

Texture Texture
Texture fine (6) Texture moyenne Texture fine
grossière moyenne

(1) Dépôt organique :


- matière organique généralement saturée d'eau et bien décomposée (non fibreuse), dont l’épaisseur ≥ 40 cm
(classe 5 et plus selon l’échelle de Von Post);
ou
- matière organique généralement saturée d'eau et mal décomposée (fibreuse), dont l’épaisseur ≥ 60 cm
(classes 1 à 4 selon l’échelle de Von Post).
Les classes définies selon l’échelle de Von Post sont expliquées dans Le point d’observation écologique, p. 29.

(2.1) Dépôt très mince


Épaisseur du dépôt minéral ≤ 25 cm ou affleurement rocheux > 25 % de la superficie de la station.
(2.2) Dépôt pierreux sans matrice
Dépôt de mince à épais (épaisseur du dépôt minéral > 25 cm), très pierreux (pierrosité > 80 % ), dont on ne peut
prélever un échantillon de sol pour en évaluer la texture.
GUIDE DE RECONNAISSANCE DES TYPES ÉCOLOGIQUES DES RÉGIONS ÉCOLOGIQUES 5h • 5i

(3) Test de granulométrie


Prélever un échantillon à environ 30 cm de profondeur. On conseille de prélever au moins un autre échantillon, à
une plus grande profondeur, pour s’assurer que la texture du dépôt est uniforme.
Frotter le sol entre le pouce et l’index pour évaluer le pourcentage de sable qu’il renferme. Plus le pourcentage de
sable est élevé, plus le sol est granuleux au toucher.
(4) Test du moule humide
Presser un peu de sol humide dans la main. S’il forme une masse compacte (moule), on en vérifie la solidité en le
lançant d’une main dans l’autre. Plus la teneur en argile est forte, plus le moule gardera sa forme.
Résistance du moule :
Très faible : aucun moule ou le moule se brise lorsqu’on essaie de le soulever avec les doigts.
Faible : le moule se brise dès qu’on le presse entre les doigts.
Modérée : Le moule offre une certaine résistance, mais il se brise lorsqu’on le presse entre les doigts (les
morceaux se séparent et tombent ou ils éclatent).*
Forte : le moule se déforme lorsqu’on le presse entre les doigts et il fend graduellement, sans toutefois éclater.
Très forte : la plasticité du moule est telle qu’il ne se fend pas lorsqu’on le presse entre les doigts.
* En cas de doute entre un moule de résistance modérée et forte, il est préférable de faire le test de rubanage
(voir 5).

(5) Test de rubanage


Façonner le sol humide en un cylindre qu’on écrase ensuite entre le pouce et l’index pour former un ruban aussi
long et mince que possible. Plus la texture du sol est fine, plus le ruban sera long et mince.

(6) Les textures synthèses sont obtenues en regroupant les classes de texture définies dans Le point d’observation
écologique, p. 33 à 35.
FINE : A, ALi, LLiA, LA, AS, LSA. MOYENNE : L, Li, LLi, LS, StfL. GROSSIÈRE : S, SL.

3.7
3.2.3 DRAINAGE SYNTHÈSE

Pour évaluer le drainage d'un site, on doit notamment estimer la vitesse à laquelle les
surplus d'eau s'évacuent dans le sol. Tout comme la texture, le drainage peut notam-
ment influencer la productivité d'un peuplement et le comportement des espèces.
C'est donc une donnée importante.

On distingue sept classes de drainage auxquelles on peut, au besoin, ajouter un


modificateur pour préciser une particularité (annexe 3). Pour faciliter le travail et
réduire ainsi le nombre d'erreurs, nous avons regroupé ces sept classes en quatre
drainages synthèses : hydrique, subhydrique, mésique et xérique. Nous croyons que
la distinction de ces quatre grandes classes de drainage est suffisante en matière
d'aménagement forestier. Les drainages synthèses mésique et xérique sont
regroupés pour la détermination du type écologique.

3.2.4 DÉTERMINATION DU DRAINAGE SYNTHÈSE

Comme on l'a fait pour déterminer la texture synthèse, le drainage synthèse s'évalue
en un point ou, de préférence, en plusieurs points représentatifs de la station.
Les stations où l'on a effectué des interventions forestières exigent une attention
particulière, car la machinerie peut avoir modifié le drainage.

La clé d'identification du drainage synthèse (figure 3.5) est basée sur le recouvre-
ment de certaines espèces qui sont de bonnes indicatrices, sur certains éléments
topographiques susceptibles de l'influencer ou sur certains types de dépôts associés
à des classes de drainage spécifiques.

3.2.5 DÉPÔT DE SURFACE

Il n'est pas indispensable de connaître le dépôt de surface (annexe 2) pour


déterminer le type écologique. Cette information peut toutefois permettre de mieux
comprendre un territoire et la façon dont les milieux physiques y sont agencés.
Elle permet aussi de faire le lien avec la carte écoforestière et facilite l'évaluation
des contraintes à l'aménagement. Elle peut enfin permettre de confirmer une texture
GUIDE DE RECONNAISSANCE DES TYPES ÉCOLOGIQUES DES RÉGIONS ÉCOLOGIQUES 5h • 5i

synthèse sur le terrain.

3.2.6 IDENTIFICATION DU DÉPÔT DE SURFACE

On a conçu une clé simplifiée pour faciliter l'identification des principaux dépôts de
surface des régions écologiques 5h et 5i (figure 3.6) ainsi qu'un schéma pour
déterminer le code d'épaisseur (figure 3.7). Ce schéma s'utilise pour tous les types de
dépôts qui auront été préalablement identifiés.

Même si cette clé nous semble l'outil le plus adéquat pour identifier les dépôts de
surface, on doit également tenir compte de certains autres facteurs comme
l'emplacement et la forme des dépôts. Pour l'identification de certains dépôts,
elle doit être utilisée en conjonction avec les photographies aériennes et les cartes
de dépôt de surface à l'échelle de 1/50 000.

3.8
Figure 3.5 - Clé simplifiée pour la détermination du drainage synthèse (1)
(régions écologiques 5h et 5i)

DÉPÔT ORGANIQUE (2)


OU DRAINAGE HYDRIQUE
OUI
AUR + SPS + GRS (3) (CLASSE : 50, 51, 60, 61) (4)
≥ 50 %

NON

AUR + SPS + GRS (3) DRAINAGE MÉSIQUE


< 15 % (CLASSE : 20, 21, 30) (4)
ET OUI OU
PENTE DE LA STATION DRAINAGE XÉRIQUE *
>8% (CLASSE : 00, 10, 11) (4)
NON
NON
TOURBE PRÉSENTE (5)

OUI
AUR + SPS + GRS (3)
< 15 % OUI
DRAINAGE SUBHYDRIQUE
OU
(CLASSE : 31, 40, 41) (4)
(HAUT DE PENTE OU NON
SOMMET)

(1) Si la station a été perturbée par des opérations forestières, on évalue le drainage synthèse dans
un secteur où le sol est peu perturbé (sans ornière).
Lorsque les ornières sont très abondantes, le drainage du sol peut avoir été affecté. Il peut être
passé de mésique à subhydrique (44) (4) ou de subhydrique à hydrique (54)(4), par exemple.

(2) Dépôt organique :


- matière organique généralement saturée d'eau et bien décomposée (non fibreuse) ≥ 40 cm
d’épaisseur (classe 5 et plus selon l’échelle de Von Post);
ou
- matière organique généralement saturée d'eau et mal décomposée (fibreuse) ≥ 60 cm
d’épaisseur (classes 1 à 4 selon l’échelle de Von Post).
GUIDE DE RECONNAISSANCE DES TYPES ÉCOLOGIQUES DES RÉGIONS ÉCOLOGIQUES 5h • 5i

Les classes définies selon l’échelle de Von Post sont expliquées dans Le point d’observation
écologique, p. 29.
(3) Les principaux critères d’identification des espèces de sous-bois sont présentés à l’annexe
1, avec photographies à l’appui. Pour obtenir de plus amples détails, on peut consulter La
petite flore forestière du Québec (PFQ).
Le groupe AUR comprend : AULNE RUGUEUX (PFQ, p. 110)
PRÊLES (PFQ, p. 194)
Le groupe GRS** comprend : GRAMINÉES (PFQ, p. 184)
CAREX (PFQ, p. 184)
Le groupe SPS comprend : SPHAIGNES (PFQ, p. 213)

** Ne pas utiliser le groupe GRS dans les friches, les terrains agricoles et les coupes récentes

(4) Les classes de drainage sont définies dans Le point d’observation écologique aux pages 42
à 48 et sont présentées à l’annexe 3. L'estimateur peut s’y référer pour confirmer son choix.
* Le drainage XÉRIQUE (classe : 00, 10, 11) est regroupé avec le drainage MÉSIQUE
(classe : 20, 21, 30).

(5) La tourbe est un humus formé de matière organique provenant de mousses, sphaignes, carex et
autres végétaux hydrophiles.
Elle se développe où l'eau stagne en permanence (près de la surface du sol). Elle a les mêmes
caractéristiques que les sols organiques, sauf en ce qui a trait à l'épaisseur.

3.9
GUIDE DE RECONNAISSANCE DES TYPES ÉCOLOGIQUES DES RÉGIONS ÉCOLOGIQUES 5h • 5i

Page 1 de 2

3.10
Figure 3.6 - Clé simplifiée pour l’identification des dépôts de surface* (régions écologiques 5h et 5i)

AFFLEUREMENTS ROCHEUX > 25 % DE LA STATION OUI


NON

DÉPÔT / ÉPAISSEUR * * DÉPÔT (1) > 40 cm D'ÉPAISSEUR NON DÉPÔT MINÉRAL (2) < 25 cm DÉPÔT / ÉPAISSEUR * *
TYPE DE MILIEU PHYSIQUE (TMP) * * * OUI NON OUI TYPE DE MILIEU PHYSIQUE (TMP) * * *

7E OUI DÉPÔT ORGANIQUE (3) > 1 m AFFLEUREMENT ROCHEUX > 50 % OUI R (ROC)
TMP : 8 ou 9 NON NON TMP : 0
A
LE SUFFIXE CORRESPOND
7T OUI DÉPÔT ORGANIQUE MAL DÉCOMPOSÉ (4) ≥ 60 cm AFFLEUREMENT ROCHEUX > 25 % OUI R_ AU DÉPÔT DÉTERMINÉ À
PARTIR DE LA CASE A
TMP : 8 ou 9 NON NON TMP : 0
LE SUFFIXE CORRESPOND
OUI DÉPÔT ORGANIQUE BIEN DÉCOMPOSÉ (5) ≥ 40 cm DÉPÔT MINÉRAL > 10 cm OUI M_ AU DÉPÔT DÉTERMINÉ À
PARTIR DE LA CASE A
NON NON TMP : 0
OUI
DÉPÔT MINÉRAL < 10 cm
NON NON
DÉPÔT ORGANIQUE AU MOINS 2 FOIS
_7T_
DÉPÔT MINÉRAL DE MINCE À ÉPAIS PLUS ÉPAIS QUE LE DÉPÔT MINÉRAL OUI (Déterminer le code d’épaisseur)**
TMP : 0, 8 OU 9
PAGE 2
(1) Dépôt : le dépôt est la couche de matériau meuble qui recouvre le roc.
(2) Dépôt minéral : le matériau meuble est constitué de particules d'argile, de limon et de sable ainsi que de fragments rocheux (graviers, cailloux, pierres et blocs).
(3) Dépôt organique : le matériau meuble est constitué de sphaignes, de mousses et de carex (tourbe) ainsi que de feuilles, brindilles et matériel ligneux.
(4) Matière organique mal décomposée (fibreuse) : matière végétale facile à distinguer.
(5) Matière organique bien décomposée (non fibreuse) : matière végétale difficile à distinguer.

* On peut se référer aux définitions de l'annexe 2 pour confirmer son choix. Une vue stéréoscopique des ** Pour déterminer le code d'épaisseur des dépôts, voir le schéma de la page 3.12 de ce guide ou la
photographies aériennes et la carte des dépôts de surface au 1/50 000 facilitent l'identification des page 81 dans Le point d'observation écologique.
dépôts sur le terrain. Seuls les dépôts de till (1A) ou d’altération (8A) font exception à cette règle.
Les pourcentages retenus pour distinguer les dépôts de surface ne sont que des ordres de grandeur, il *** Voir la figure 3.11 à la page 3.45 de ce guide (clé pour la détermination du premier caractère du
peut arriver que l'on observe des différences sur le terrain. code du milieu physique).
Figure 3.6 - Clé simplifiée pour l’identification des dépôts de surface (1) (régions écologiques 5h et 5i) Page 2 de 2

STATION PRÈS D'UN COURS D'EAU IMPORTANT NON STATION SITUÉE DANS UN FOND DE VALLÉE OU DANS
3AE NON UNE GRANDE DÉPRESSION OU À PROXIMITÉ D'UN LAC
OUI
(FLUVIATILE RÉCENT) OUI
STATION INONDÉE LORS DES CRUES PRINTANIÈRES
TMP : VARIABLE OUI (ARBRES PARFOIS PERTURBÉS PAR LE COURANT)
NON OUI
PIERROSITÉ EN FEUILLETS OU EN BÂTONNETS À
3AN NON MOINS DE 30 cm DE PROFONDEUR
(FLUVIATILE ANCIEN) STATION INONDÉE EXCEPTIONNELLEMENT OU
TERRASSE FORMÉE À L'ANCIENNE POSITION DU COURS D'EAU NON
TMP : VARIABLE OUI
(PARFOIS PRÉSENCE D'ANCIENS MÉANDRES)
8F
(FELSENNMEER) (ALTITUDE ≥ 900 m DÉPÔT TRÈS PIERREUX PRÉSENCE DE CAILLOUX, DE PIERRES OU DE BLOCS
TMP : 0P ET PENTE < 30 %) ET OUI (BLOCS ET PIERRES > 80 % ET
OUI OUI
( BLOCS ET PIERRES > 95 %) PEU DE MATRICE)
8E NON NON
(ÉBOULIS ROCHEUX) PENTE > 30 % NON
NON PRÉSENCE DE PIERROSITÉ(2)
TMP : 0P, 2P ou 3P OUI (ESCARPEMENT CRÊTE DE FORTE DIMENSION LOCALISÉ DANS LISSE ET ARRONDIE
À PROXIMITÉ) LE FEUILLET 1/50 000 : 22B09
1AD OUI
(TILL DÉLAVÉ) NON NON
OUI TERRAIN GÉNÉRALEMENT DE PLAT
NON
TMP : 2P, 3P, 5P ou 6P À LÉGÈREMENT ONDULÉ
OUI
PENTE ≥ 40 % ET MATÉRIEL ÉPAIS ET LÂCHE
8C OUI
(COLLUVIONS) ET ARBRES DÉFORMÉS À LA BASE
NON
DÉPÔT DE MATÉRIEL GRANULEUX(3)POUVANT
TMP : 2, 2P, 3 ou 3P CONTENIR UN PEU DE PETITS GRAVIERS OUI 4GS
1BP TOPOGRAPHIE EN CREUX ET EN BOSSES, SANS ORIENTA- ET (GLACIOLACUSTRE
OUI (STATION DANS UNE GRANDE DÉPRESSION OU À SABLEUX)
(MORAINE DE TION PRÉCISE (PIERROSITÉ ÉLEVÉE À LA SURFACE)
DÉCRÉPITUDE) PROXIMITÉ D'UN LAC IMPORTANT) TMP : 1, 2, 4 ou 5
NON
TMP : 1, 2, 4 ou 5 NON NON 2BE
PIERROSITÉ EN FEUILLETS OU EN BÂTONNETS
8A OUI PRÉSENCE DE CAILLOUX, DE PIERRES OU DE BLOCS (ÉPANDAGE)
À MOINS DE 30 cm DE PROFONDEUR
(ALTÉRATION) OUI TMP : 1, 2, 4 ou 5
NON
TMP : 3, 6, 7 ou 8
1A 1BF CRÊTE DE FORTE DIMENSION LOCALISÉ 2A
(TILL INDIFÉRENCIÉ) (MORAINE FRONTALE) OUI DANS LE FEUILLET 1/50 000 : 22B09 (JUXTAGLACIAIRE)
NON
TMP : 2, 5, 7 ou 8 TMP : 1, 2, 4 ou 5 TMP : 1, 2, 4 ou 5
(1) Les dépôts lacustres (facies d'eau profonde) et marins ne sont pas considérés dans cette clé (2) Pierrosité = graviers (de 2 mm à 75 mm de diamètre) + cailloux (de 76 mm à 250 mm) + pierres
en raison de leur faible superficie (4GA présent dans le feuillet 1/ 50 000 : 22A13 et 5S présent dans le 22A09). (de 251 mm à 600 mm) + blocs (601 mm et plus).
(3) Dépôt de matériel granuleux : dépôt constitué de 50% ou plus de sable.

3.11
GUIDE DE RECONNAISSANCE DES TYPES ÉCOLOGIQUES DES RÉGIONS ÉCOLOGIQUES 5h • 5i
GUIDE DE RECONNAISSANCE DES TYPES ÉCOLOGIQUES DES RÉGIONS ÉCOLOGIQUES 5h • 5i

3.12
Figure 3.7 - Schéma des classes d’épaisseur des dépôts de surface (exemple avec un dépôt glaciaire, code 1a)
La majorité des dépôts du plateau appalachien sont constitués d’altérites et de till ;
ces deux types de dépôts ont différents faciès et sont, par le fait même, difficiles à
identifier. Il faudra donc utiliser les différents outils avec attention pour être en
mesure de bien les identifier sur le terrain. De plus, les dépôts glaciaires (1A) sont
plus ou moins épais lorsqu’ils recouvrent les dépôts d’altération (8A), d’où un
mélange possible de ces dépôts dans notre échantillon de sol. Pour éviter la confu-
sion, nous avons convenu que la présence de matériaux altérés (fragmentés) dans
les 30 premiers centimètres de profondeur confirmait la présence d’un dépôt
d’altération.

3.2.7 REGROUPEMENT DES DÉPÔTS DE SURFACE SELON LEUR TEXTURE

Les dépôts de surface peuvent être regroupés selon leur nature, leur épaisseur, la
texture synthèse de l’horizon « B » et la classe de pierrosité (tableau 3.1).
Ces regroupements peuvent être très utiles pour les photo-interprètes, car on ne
peut déterminer la texture synthèse d’un dépôt à partir d’une photographie aérienne.

Dans les régions 5h et 5i, la texture synthèse peut varier de fine à moyenne pour le
même type de dépôt. La variabilité de la texture est attribuable au contexte
géologique. Ainsi, à la suite de l'analyse des échantillons de sol recueillis, il a été
convenu, à des fins de photo-interprétation, de considérer le till comme un dépôt de
texture moyenne et les altérites comme des dépôts de texture fine. Dans le même
ordre d'idées, les colluvions ont été associées à la texture fine, même si la texture de
l'horizon «B» y est variable.

3.3 TYPE FORESTIER


La classification du type forestier est basée à la fois sur la physionomie et la compo-
sition du couvert arborescent ainsi que sur le groupe d’espèces indicatrices. Le type
forestier décrit donc le peuplement actuel et son sous-bois. Un type écologique
donné peut regrouper plusieurs types forestiers distincts, qui correspondent à autant
de stades évolutifs des peuplements.
GUIDE DE RECONNAISSANCE DES TYPES ÉCOLOGIQUES DES RÉGIONS ÉCOLOGIQUES 5h • 5i

Si l’on veut déterminer le type écologique à partir du type forestier, on ne doit


considérer que les espèces qui se sont régénérées naturellement, sans tenir compte
de celles qui ont été mises en terre lors de travaux de reboisement.

3.3.1 PHYSIONOMIE DU COUVERT

À cette étape de l’inventaire écologique, on doit déterminer si le pourcentage


de couvert des espèces arborescentes atteint 25 % et, quand tel est le cas, préciser
si la hauteur des arbres est supérieure ou égale à 4 m. On distingue trois physionomies :
forêt (FO) : ≥ 25 % et ≥ 4 m, arbustaie (AB) : ≥ 25 % et < 4 m, non déterminée (ND) :
< 25 %.

On trouvera la clé élaborée pour faciliter l’identification de la physionomie du couvert


dans la première partie de la figure 3.8.

3.3.2 COMPOSITION DU COUVERT ARBORESCENT

La deuxième partie de la figure 3.8 permet de déterminer la composition du


couvert arborescent, c'est-à-dire de préciser les principales espèces qui forment le
peuplement actuel, et de lui attribuer un code. Ce code peut comporter jusqu'à neuf

3.13
GUIDE DE RECONNAISSANCE DES TYPES ÉCOLOGIQUES DES RÉGIONS ÉCOLOGIQUES 5h • 5i

3.14
Tableau 3.1 - Regroupement des dépôts de surface (1) des régions écologiques 5h et 5i

Minéral
Type de dépôt Minéral Organique
ou organique
De mince à épais
Épaisseur du dépôt Très mince (≤ 25 cm) Variable
(> 25 cm)
Texture de l’horizon Moyenne Fine
Variable S.O.
«B» (LLi, Li, L, LStf, LSf, LSm, LSg, LStg, StfL) (2) (A, ALi, AS, LA, LLiA, LSA) (2)
Faible Élevée
Faible
Pierrosité Variable (< 50 % dans plus de (≥ 50 % dans plus de S.O.
(< 50 % dans plus de 50 % des relevés)
50 % des relevés) 50 % des relevés)
Roc
Regroupement des
dépôts de surface des (R) Glaciaires
Glaciaire
régions écologique Glaciaires (1A, 1AY, 1AM(3)) Altération
(1AD) (4)
5h – Massif (R1A, M1A) Fluvioglaciaires (8A, 8AY, 8AM(3)) Organiques
De pente
Gaspésien Lacustre (2A, 2AE, 2B) Colluvion (7T, 7TM(3), 7TY, 7E)
et d’altération
et (M4GA) Fluviatile (8C)
5i – Haut massif (8E, 8F) (5)
Organique (3A)
gaspésien
(M7T)
(1) Pour la signification des codes de dépôts de surface, voir l’annexe 2, page A-2.1.
(2) Pour la signification des classes de texture, voir Le point d’observation écologique, pages 33 à 35.
(3) Le dépôt 1AM, 7TM ou 8AM peuvent être classés très mince dans un environnement de sol mince.
(4) Texture variable.
(5) Dépôt très pierreux sans matrice.
S.O. : sans objet.
Figure 3.8 - Clé d’identification de la physionomie et de la composition du couvert arborescent (1)

Espèces de plus de 4 m Espèces de moins de 4 m (2) Physionomie : ND


NON NON
≥ 25 % de couvert* ≥ 25 % de couvert (non déterminée)

OUI OUI

Physionomie : FO (forêt) Physionomie : AB (arbustaie)

Strate considérée : ≥ 4 m Strate considérée : < 4 m


Évaluation du couvert dans la station(3) Évaluation du couvert dans la placette-échantillon(4)

Espèces résineuses Un résineux NON Couvert nommé par les résineux


OUI ≥ 50 % (maximum 3) qui
≥ 75 % du couvert*
de la strate Type de peuplement : du couvert résineux en constituent ≥ 15 % chacun.
considérée résineux Couvert = 1R, 1R, 1R**
OUI
Ex. : SAB EPN THO
NON
Couvert = 1R
NON
Un second résineux Ex. : SAB
≥ 15 %
OUI
du couvert résineux Couvert = 1R, 1R
Ex. : SAB EPN

Identifier le résineux dominant


Couvert = 1R, 1F
NON
Espèces résineuses Un second résineux Ex. : SAB BOP
OUI
≥ 50 % du couvert ≥ 15 %
Type de peuplement : OUI
de la strate du couvert résineux Couvert = 1R, 1R, 1F
mélangé à domi-
considérée Ex. : SAB EPN BOP
nance résineuse

NON Identifier le feuillu dominant


Couvert = 1F, 1R
NON
Un second feuillu Ex. : BOJ SAB
≥ 15 %
OUI
Espèces résineuses OUI du couvert feuillu Couvert = 1F, 1F, 1R
GUIDE DE RECONNAISSANCE DES TYPES ÉCOLOGIQUES DES RÉGIONS ÉCOLOGIQUES 5h • 5i

≥ 25 % du couvert Type de peuplement : Ex. : ERS BOJ SAB


de la strate mélangé à domi-
considérée nance feuillue
Couvert nommé par les
NON Un feuillu NON
feuillus (maximum 3) qui
≥ 50 % en constituent ≥ 15 % chacun.
du couvert feuillu Couvert = 1F, 1F, 1F
Type de peuplement : Ex. : ERS BOJ ERR
OUI
feuillu
Couvert = 1F
NON
Un second feuillu Ex. : ERS
≥ 15 %
OUI
du couvert feuillu Couvert = 1F, 1F
Ex. : BOJ BOP
* De couvert : couvert absolu (surface
évaluée par la projection au sol de
l’ensemble des cimes).
Du couvert : couvert relatif (surface (1) Lorsque le type forestier sert à identifier une végétation potentielle,
évaluée par la projection au sol des cimes il ne faut pas tenir compte des essences reboisées.
d’un ensemble par rapport à un autre). (2) Utiliser seulement les espèces qui peuvent dépasser 4 m. La liste
apparaît à la page suivante.
** R : code d’une espèce résineuse (3) La station est une superficie d’environ 25 m de rayon qui présente
F : code d’une espèce feuillue des caractéristiques physiques (dépôt, drainage, etc.) et de couvert
Il faut noter que les espèces sont arborescent semblables.
enregistrées selon leur ordre
(4) La placette-échantillon a généralement un rayon de 11,28 m.
d’importance dans le couvert.

3.15
caractères, selon le nombre d'espèces retenues (de une à trois). On ne considère
pas toutes les espèces présentes pour déterminer la composition du couvert
arborescent.

Si la physionomie est de type «arbustaie», il faut identifier seulement les espèces qui
peuvent atteindre plus de quatre mètres de hauteur (tableau 3.2). On suggère
d'évaluer la composition du couvert d'une arbustaie dans une placette-échantillon,
en ne considérant que les tiges inférieures à 4 mètres de hauteur.

Dans une «forêt», on détermine la composition du couvert arborescent dans une


station qui correspond à une superficie d'environ 25 mètres de rayon et on considère
les espèces qui ont plus de 4 mètres de hauteur. Si le terrain est accidenté, l'obser-
vateur se base sur ce qu'il voit à partir de l'endroit où il se trouve

3.3.3 GROUPE D’ESPÈCES INDICATRICES

Le groupe d’espèces indicatrices est l’élément de classification qui correspond à la


végétation du sous-bois.

La végétation qui croît dans l’étage inférieur d’une station est le reflet des carac-
téristiques physiques du site (topographie, dépôt, drainage, etc.), du régime nutritif
du sol, des perturbations et du couvert arborescent. Les espèces qui abondent sur
une station donnée et qui présentent des affinités écologiques forment des groupes
écologiques élémentaires. Les groupes écologiques élémentaires sont regroupés à
leur tour pour décrire un profil écologique particulier et former ainsi les groupes
d’espèces indicatrices. Ces derniers sont très importants en classification
écologique, non seulement parce qu’ils correspondent à un profil écologique
particulier, mais aussi parce qu’ils expriment la richesse relative d’une station ou,
encore, parce qu’ils reflètent des perturbations passées.

3.3.4 CLÉ D’IDENTIFICATION DES GROUPES D’ESPÈCES INDICATRICES

Les groupes d’espèces indicatrices et les clés qui permettent de les identifier diffèrent
GUIDE DE RECONNAISSANCE DES TYPES ÉCOLOGIQUES DES RÉGIONS ÉCOLOGIQUES 5h • 5i

selon les sous-domaines bioclimatiques. Ces clés sont basées sur le recouvrement
des espèces, sans tenir compte de leur hauteur. Celle qui a été conçue pour le sous-
domaine de la sapinière à bouleau blanc de l’Est, et adaptée aux régions 5h et 5i, est
présentée à la figure 3.9.

La liste des espèces incluses dans les différents groupes écologiques élémentaires
(groupes qui composent le groupe d’espèces indicatrices) est présentée au tableau
3.3. Ces espèces ne sont pas nécessairement présentes dans chacune des régions
écologiques qui composent le sous-domaine bioclimatique. Les principaux critères
d’identification de ces espèces apparaissent à l’annexe 1 qui présente également des
photographies. Pour obtenir de plus amples renseignements sur leur identification, on
pourra consulter les documents qui lui sont consacrés, dont certains figurent
d’ailleurs dans la bibliographie.

3.16
Comme les perturbations peuvent affecter les groupes d’espèces indicatrices, il est
alors préférable d’attendre quelques années (environ quatre ans) avant d’effectuer
cette partie de l’inventaire écologique. Si cela s’avère impossible, on devra faire cette
évaluation dans le secteur le moins perturbé de la station.

Par ailleurs, la quantité de lumière disponible au sol influence l’abondance de cer-


tains groupes d’espèces indicatrices. Dans les peuplements fermés, les espèces de
sous-bois sont souvent peu abondantes et, conséquemment, leur recouvrement, peu
important. Il peut alors s’avérer impossible d’évaluer la densité de couvert requise
pour identifier un groupe d’espèces indicatrices dans une placette-échantillon.
Toutefois, les observations faites dans la station dans des secteurs où la luminosité
est plus forte et où les plantes de sous-bois sont par conséquent plus abondantes
permettent habituellement de contourner ce problème.

GUIDE DE RECONNAISSANCE DES TYPES ÉCOLOGIQUES DES RÉGIONS ÉCOLOGIQUES 5h • 5i

3.17
Tableau 3.2 - Liste des espèces ligneuses qui peuvent mesurer plus de 4 mètres de hauteur
dans la sapinière à bouleau blanc de l’Est

Code Nom botanique Code Nom botanique


AME Amelanchier sp. NEM Nemopanthus mucronatus
AUC Alnus crispa ORA Ulmus americana
AUR Alnus rugosa PEB Populus balsamifera
BOG Betula populifolia PED Populus deltoides
BOJ Betula alleghaniensis PEG Populus grandidentata
BOP Betula papyrifera PET Populus tremuloides
EPB Picea glauca PIB Pinus strobus
EPN Picea mariana PIG Pinus banksiana
EPO Picea abies PIR Pinus resinosa
EPR Picea rubens PIS Pinus sylvestris
ERE Acer spicatum PRP Prunus pensylvanica
ERP Acer pensylvanicum PRU Tsuga canadensis
ERR Acer rubrum PRV Prunus virginiana
ERS Acer saccharum SAB Abies balsamea
FRN Fraxinus nigra SAL Salix sp.
HEG Fagus grandifolia SOA Sorbus americana
MAS Malus sp. SOD Sorbus decora
MEL Larix laricina THO Thuja occidentalis
GUIDE DE RECONNAISSANCE DES TYPES ÉCOLOGIQUES DES RÉGIONS ÉCOLOGIQUES 5h • 5i

3.18
Page 1 de 4
Figure 3.9 - Clé d'identification des groupes d'espèces indicatrices de la sapinière à bouleau blanc de l'Est (régions écologiques 5h et 5i)
On évalue habituellement le recouvrement de chacune des espèces dans une placette-échantillon de 11,28 m de rayon, représentative de la station.

AUR (1) + EQS ≥ 25 % (2)


ET
NON ERE + COC + SAP + TAC ≥ 15 % NON
AUR + EQS > ERE + COC + SAP + TAC
(1) Les critères servant à l’identification
du groupe écologique élémentaire
OUI OUI principal apparaissent dans l’encadré
du haut (le nom du groupe est en
caractères gras). Cette information
est suffisante pour l’identification
d’une végétation potentielle.

AUR + EQS + (2) % de couvert.


RUP + ATF + DRD
KAA + VAA + + GAS + MIN +
MNS + OSC + RUI + EPA + FRG
Sphaignes VAM + LEG + DIE + ASM + PTA VIL + ERP + LON DIE + ASM + PTA
NON OSY + RIG* + HIS + PRP NON
≥ 25 % CAL + KAP + ≥ 15 % + SMR ≥ 5 % ≥ 15 %
≥ 15 % ≥ 15 %
SMT ≥ 25 %

OUI NON OUI NON OUI OUI NON OUI NON OUI NON OUI

AUR SPS AUR LEG AUR DIE AUR ERE VIL ERE RUP ERE RUI ERE DIE ERE

3.19
GUIDE DE RECONNAISSANCE DES TYPES ÉCOLOGIQUES DES RÉGIONS ÉCOLOGIQUES 5h • 5i
GUIDE DE RECONNAISSANCE DES TYPES ÉCOLOGIQUES DES RÉGIONS ÉCOLOGIQUES 5h • 5i

Page 2 de 4

3.20
Figure 3.9 - Clé d'identification des groupes d'espèces indicatrices de la sapinière à bouleau blanc de l'Est (régions écologiques 5h et 5i)

NON RUI + EPA + FRG + HIS + PRP


DRS + OXM + NON DIE + ASM + PTA ≥ 25 % NON NON NON
≥15 % AUC + AME +
ERE + COC + ET
ET AUC + AME + NEM + VIC NEM + VIC
SAP + TAC AUC + AME + NEM + VIC
< 25 % ≥25 %
≥5% < 25 %
ET KAA + VAA + VAM + LEG
+ CAL + KAP + SMT + CLA
< 40 %
OUI OUI OUI
OUI
AUR + EQS +
RUP + ATF +
DRD + GAS +
MIN + MNS + AUR + EQS + RUP
KAA + VAA + + ATF + DRD +
SPHAIGNES OSC + OSY + VAM + LEG + GAS + MIN +
≥ 25 % RIG* ≥ 40 % MNS + OSC +
≥ 15 %
OSY + RIG*
≥ 15 %
OUI NON OUI NON OUI NON OUI NON

DRS SPS DRS RUP DRS DIE KAA DIE RUI RUP RUI AUC
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Figure 3.9 - Clé d'identification des groupes d'espèces indicatrices de la sapinière à bouleau blanc de l'Est (régions écologiques 5h et 5i)

KAA + VAA + VAM + LEG + CAL + PLS + DIS + PTC + HYS ≥ 25 %


KAP + SMT + CLA ≥ 40 % ET
NON ET CON + ARN + CLB + COG + LIB +
NON NON
KAA + VAA + VAM + LEG > CON + MAC + PYS + TRB < 15 %
ARN + CLB + COG + LIB + MAC + ET
PYS + TRB GRS + CAX < 15 %

OUI OUI

AUR + EQS +
RUP + ATF + DRD
+ GAS + MIN +
CAL + KAP + Sphaignes, Sphaignes MNS + OSC +
CLA ≥ 40 % LEG ≥ 15 % NON HYS ≥ 25 % NON
SMT ≥ 15 % ≥ 25 % ≥ 25 % OSY + RIG*
≥ 15 %

OUI NON OUI NON OUI NON OUI OUI NON OUI NON OUI

LEG CAL SPS KAA LEG SPS KAA CLA KAA LEG KAA PLS SPS PLS RUP HYS PLS

3.21
GUIDE DE RECONNAISSANCE DES TYPES ÉCOLOGIQUES DES RÉGIONS ÉCOLOGIQUES 5h • 5i
GUIDE DE RECONNAISSANCE DES TYPES ÉCOLOGIQUES DES RÉGIONS ÉCOLOGIQUES 5h • 5i

Page 4 de 4

3.22
Figure 3.9 - Clé d'identification des groupes d'espèces indicatrices de la sapinière à bouleau blanc de l'Est (régions écologiques 5h et 5i)

RUP + ATF + * Il est possible d’associer les espèces DRP,


Sphaignes
DRD + GAS + CON + ARN + PES, RIL et RYT au groupe d’espèces
≥ 25 %
NON GRS + CAX MIN + MNS + CLB + COG + LIB indicatrices RUP.
ET NON
≥ 15 % OSC + OSY + + MAC + PYS +
GRS + CAX NON NON NON
RIG* + AUR + TRB ≥ 15 %
< 15 % ** X01 inscrire ce code, suivi du code des
EQS ≥ 25 %
groupes écologiques élémentaires les plus
abondants sur le site évalué (un ou deux).
OUI OUI OUI OUI Les groupes écologiques élémentaires
apparaissent au tableau 3.3.
Exemple : X01 SPS KAA

CAX ≥ 15 %
ET NON
CAX > GRS

OUI

SPS CAX GRS RUP CON X01**


Tableau 3.3 - Liste des espèces des groupes écologiques élémentaires de la sapinière
à bouleau blanc de l’Est

IDENTIFICATION / ESPÈCES IDENTIFICATION / ESPÈCES

AUC Alnus crispa (AUC) GRS Gramineae sp. (GRS)


Amelanchier sp. (AME)
Nemopanthus mucronatus (NEM) HYS Hylocomium splendens (HYS)
Viburnum cassinoides (VIC)
KAA Kalmia angustifolia (KAA)
AUR Alnus rugosa (AUR) Vaccinium angustifolium (VAA)
Equisetum sp. (EQS) Vaccinium myrtilloides (VAM)

CAL Chamaedaphne calyculata (CAL) LEG Ledum groenlandicum (LEG)


Kalmia polifolia (KAP)
Smilacina trifolia (SMT) PLS Pleurozium schreberi (PLS)
Dicranum sp. (DIS)
CAX Carex sp. (CAX) Ptilium crista-castrensis (PTC)

CLA Cladina sp. (CLA) RUI Rubus idaeus (RUI)


Epilobium angustifolium (EPA)
CON Cornus canadensis (CON) Fragaria sp. (FRG)
Aralia nudicaulis (ARN) Hieracium sp. (HIS)
Clintonia borealis (CLB) Prunus pensylvanica (PRP)
Coptis groenlandica (COG)
Linnaea borealis (LIB) RUP Rubus pubescens (RUP)
Maianthemum canadense (MAC) Athyrium filix-femina (ATF)
Pyrola sp. (PYS) Dryopteris disjuncta (DRD)
Trientalis borealis (TRB) Galium sp. (GAS)
Mitella nuda (MIN)
DIE Diervilla lonicera (DIE) Mnium sp. ( MNS )
GUIDE DE RECONNAISSANCE DES TYPES ÉCOLOGIQUES DES RÉGIONS ÉCOLOGIQUES 5h • 5i

Aster macrophyllus (ASM) Osmunda cinnamomea (OSC)


Pteridium aquilinum (PTA) Osmunda claytoniana (OSY)
Ribes glandulosum (RIG)
DRS Dryopteris spinulosa (DRS)
Oxalis montana (OXM) SPS Sphagnum sp. (SPS)

ERE Acer spicatum (ERE) VIL Viburnum alnifolium (VIL)


Corylus cornuta (COC) Acer pensylvanicum (ERP)
Sambucus pubens (SAP) Lonicera canadensis (LON)
Taxus canadensis (TAC) Smilacina racemosa (SMR)

3.23
3.3.5 CARACTÉRISTIQUES DES GROUPES D’ESPÈCES INDICATRICES

L’une des principales caractéristiques des groupes d’espèces indicatrices est leur
richesse relative. C’est un indice basé sur l’analyse de certaines variables du milieu
et de la végétation : le type d’humus et son pH, le drainage latéral (seepage), la pente
arrière et la diversité de la flore.

Le tableau 3.4 présente la richesse relative et le drainage de prédilection de tous les


groupes d’espèces indicatrices. On distingue cinq classes de richesse relative, qui
vont de très pauvre à très riche, et cinq classes de drainage. On a en effet ajouté les
classes xérique-mésique et mésique-subhydrique aux drainages synthèses, pour
préciser les caractéristiques des espèces. La mention «faiblement échantillonné»
pour un groupe d’espèces signifie que les résultats obtenus doivent être utilisés avec
prudence.

Malgré son importance, la richesse relative n’est pas garante de la productivité des
sites parce que d’autres composantes du milieu peuvent l’influencer de façon
significative. C’est pourquoi les tableaux élaborés pour chaque groupe d’espèces
mentionnent d’autres caractéristiques comme le dépôt, la texture de l’horizon «B»,
la situation topographique et le type de couvert. Les descriptions des groupes
d’espèces ont été élaborées à partir des données recueillies dans au moins cinq
points d’observation écologique établis dans les régions 5h et 5i. Les groupes
d’espèces retenus ainsi que ceux très peu ou pas échantillonnés apparaissent au
tableau 3.5.
GUIDE DE RECONNAISSANCE DES TYPES ÉCOLOGIQUES DES RÉGIONS ÉCOLOGIQUES 5h • 5i

3.24
Tableau 3.4 - Groupes d'espèces indicatrices selon les classes de richesse relative et
les classes de drainage de la sapinière à bouleau blanc de l'Est
(régions écologiques 5h et 5i)

CLASSE DE RICHESSE RELATIVE* DU SITE


DRAINAGE
Très Pauvre Pauvre Moyenne Riche Très riche

KAA CLA**
Xérique-mésique
KAA LEG** ----- ----- ----- ERE VIL
(Classe : 00, 10, 20)
KAA

Mésique CON, RUI, AUC, ERE RUI


----- PLS, HYS ERE
(Classe : 20, 30) DRS, DIE ERE DIE

Mésique-subhydrique RUI RUP


----- ----- DRS RUP ERE RUP
(Classe : 30, 31, 40) PLS RUP

Subhydrique PLS SPS RUP


KAA LEG SPS** DRS SPS** -----
(Classe : 31, 40, 41) SPS GRS**

Hydrique
LEG CAL SPS** ----- ----- AUR, CAX -----
(Classe : 50, 51, 60)

* La richesse relative est déterminée par l'analyse de la pente arrière, la diversité de la flore, le pH de l'humus,
le drainage latéral (seepage) et le type d'humus.
En raison d'une insuffisance de données, la richesse relative n'a pu être déterminée pour les groupes d'espèces indicatrices
DIE KAA, AUR LEG, AUR SPS et AUR DIE.

** Groupes d'espèces indicatrices faiblement échantillonnés (moins de cinq points d'observation écologique établis
sur le territoire du guide 5h-5i.)

GUIDE DE RECONNAISSANCE DES TYPES ÉCOLOGIQUES DES RÉGIONS ÉCOLOGIQUES 5h • 5i

3.25
Tableau 3.5 - Abondance des groupes d'espèces indicatrices des régions écologiques 5h et 5i

Nombre de points d’observation


GROUPE D’ÉSPÈCES Région écologique
INDICATRICES Total
5h 5i

AUC* 6 1 7
AUR* 8 2 10
AUR DIE 0 0 0
AUR LEG 0 0 0
AUR SPS 0 1 1
CAX* 5 3 8
CON* 74 56 130
DIE* 15 2 17
DIE KAA 0 0 0
DRS* 87 50 137
DRS RUP* 12 12 24
DRS SPS 1 1 2
ERE* 80 13 93
ERE DIE* 10 - 10
ERE RUI* 23 5 28
ERE RUP* 32 12 44
ERE VIL* 7 0 7
GRS 0 2 2
HYS* 37 13 50
KAA* 3 2 5
KAA LEG 0 1 1
LEG CAL SPS 3 1 4
PLS* 73 66 139
PLS RUP* 2 4 6
PLS SPS* 7 2 9
RUI* 61 21 82
RUI RUP* 9 5 14
GUIDE DE RECONNAISSANCE DES TYPES ÉCOLOGIQUES DES RÉGIONS ÉCOLOGIQUES 5h • 5i

RUP 7 2 9
SPS* 4 1 5
X01 70 32 102
TOTAL 636 310 946

* Groupe d’espèces indicatrices retenu pour fin de description.

3.26
LE GROUPE D’ESPÈCES INDICATRICES À «AUC»
Le groupe d’espèces indicatrices à AUC
(aulne crispé) est fréquent dans les secteurs
où la végétation a été façonnée par de vieux
brûlis. On le trouve dans les peuplements
mélangés de feuillus intolérants associés à
l’épinette noire. Il forme un couvert plus dense
dans les ouvertures et il est souvent accom-
pagné d’éricacées ainsi que de latifoliés dans
les types de couverts à dominance feuillue.

Photo 9

GROUPE TYPE DÉPÔT TEXTURE DE DRAINAGE SITUATION TYPE CLASSE CLASSE DE


D’ESPÈCES DE DE L'HORIZON SYNTHÈSE TOPOGRA- D'HUMUS D’ÉPAISSEUR RICHESSE RE- REMARQUE
INDICATRICES COUVERT SURFACE «B» PHIQUE DE L’HUMUS LATIVE DU SITE
AUC Mélangé à Altération Fine Mésique Mi-pente Mor Moyenne Moyenne
dominance (8A) (de 6 cm à
feuillue 10 cm)
(BOP, PET, Till Moyenne
AUC, EPN) (1A)

LE GROUPE D’ESPÈCES INDICATRICES À «AUR»


Le groupe à AUR (aulne rugueux) est
habituellement associé à des stations
hydriques qui sont relativement riches, et
dont la superficie est réduite. Il se trouve
habituellement sur des sites où le sol est sou-
vent saturé d’eau, sur des dépôts organiques
ou des dépôts minéraux dont l’humus,
généralement une tourbe, va d’épais à très
épais. Il peut accompagner le thuya occiden-
GUIDE DE RECONNAISSANCE DES TYPES ÉCOLOGIQUES DES RÉGIONS ÉCOLOGIQUES 5h • 5i

tal, le sapin baumier et l’épinette blanche ou


noire sur les dépôts organiques ainsi que le
Photo 10 frêne noir et le peuplier baumier ou le peu-
plier faux-tremble sur les dépôts fluviatiles. En bordure des cours d’eau, il est possi-
ble de rencontrer l’aulne rugueux seul en densité élevée. Il forme alors des aulnaies
non commerciales.
GROUPE TYPE DÉPÔT TEXTURE DE DRAINAGE SITUATION TYPE CLASSE CLASSE DE
D’ESPÈCES DE DE L'HORIZON SYNTHÈSE TOPOGRA- D'HUMUS D’ÉPAISSEUR RICHESSE RE- REMARQUE
INDICATRICES COUVERT SURFACE «B» PHIQUE DE L’HUMUS LATIVE DU SITE
AUR Résineux Till Moyenne Hydrique Terrain plat Tourbe Très épaisse Riche
(EPN, THO, (1A) (≥ 21 cm)
EPB)
Altération Fine
(8A, 8AY)

3.27
LE GROUPE D’ESPÈCES INDICATRICES À «CAX»
Le groupe à CAX (carex) colonise le plus
souvent des stations hydriques ou subhy-
driques et des sites où l’humus est une tourbe
très épaisse. Il est associé aux peuplements
dominés par le thuya accompagné de sapins
baumiers et d’épinettes noires. Il se confond
avec le groupe GRS (graminées), ayant une
physionomie et des affinités écologiques
semblables. Enfin, il est souvent accompagné
du groupe à SPS (sphaignes), un groupe peu
représenté dans l’est du sous-domaine
Photo 11 bioclimatique de la sapinière à bouleau blanc
de l’Est.
GROUPE TYPE DÉPÔT TEXTURE DE DRAINAGE SITUATION TYPE CLASSE CLASSE DE
D’ESPÈCES DE DE L'HORIZON SYNTHÈSE TOPOGRA D'HUMUS D’ÉPAISSEUR RICHESSE RE- REMARQUE
INDICATRICES COUVERT SURFACE «B» PHIQUE DE L’HUMUS LATIVE DU SITE
CAX Résineux Till Moyenne Hydrique Sans Tourbe Très épaisse Riche
(THO, SAB, (1A) préférence (≥ 21 cm)
EPN)
Altération Fine
(8A)

LE GROUPE D’ESPÈCES INDICATRICES À «CON»


Le groupe d’espèces indicatrices à CON
(cornouiller du Canada) est commun dans les
régions écologiques 5h et 5i. Il croît souvent à
plus de 400 m d’altitude sur des stations, à
mi-pente, qui sont couvertes de dépôts
glaciaires de texture moyenne ou d’altérites
de texture fine. Ces stations présentent un
drainage mésique et comprennent un humus
moyennement épais. Ce groupe est typique
GUIDE DE RECONNAISSANCE DES TYPES ÉCOLOGIQUES DES RÉGIONS ÉCOLOGIQUES 5h • 5i

des belles sapinières à bouleau blanc de


climat froid. Il partage la même niche
Photo 12 écologique que les groupes à DRS (dryop-
téride spinuleuse) ou les groupes à PLS ou HYS (mousses) selon les conditions
différentes de luminosité et d’humidité.

GROUPE TYPE DÉPÔT TEXTURE DE DRAINAGE SITUATION TYPE CLASSE CLASSE DE


D’ESPÈCES DE DE L'HORIZON SYNTHÈSE TOPOGRA- D'HUMUS D’ÉPAISSEUR RICHESSE RE- REMARQUE
INDICATRICES COUVERT SURFACE «B» PHIQUE DE L’HUMUS LATIVE DU SITE
CON Résineux Till Moyenne Mésique Mi-pente Mor Moyenne Moyenne
(SAB, EPN) (1A, 1AY) (de 6 cm à
10 cm)
Altération Fine
(8A, 8AY)

3.28
LE GROUPE D’ESPÈCES INDICATRICES À «DIE»
On ne dispose de données suffisantes que
pour un seul groupe d’espèces à DIE (dière-
ville chèvrefeuille). Ainsi, le groupe DIE
colonise des stations à mi-pente, de drainage
mésique, couvertes d’un dépôt minéral épais
de texture fine ou moyenne. Ce groupe est
souvent associé à l’épinette noire et aux feuil-
lus intolérants. Cependant, il semble davan-
tage favorisé par le feu et il croît souvent avec
le groupe AUC et les groupes à KAA (kalmia à
feuilles étroites).
Photo 13

GROUPE TYPE DÉPÔT TEXTURE DE DRAINAGE SITUATION TYPE CLASSE CLASSE DE


D’ESPÈCES DE DE L'HORIZON SYNTHÈSE TOPOGRA- D'HUMUS D’ÉPAISSEUR RICHESSE RE- REMARQUE
INDICATRICES COUVERT SURFACE «B» PHIQUE DE L’HUMUS LATIVE DU SITE
DIE Sans Till Moyenne Mésique Mi-pente Mor Moyenne Moyenne
préférence (1A, 1AY) (de 6 cm à
(PET, BOP, 10 cm)
SAB, EPN) Altération Fine
(8A, 8AY)

LES GROUPES D’ESPÈCES INDICATRICES À «DRS»

Les groupes à DRS dominent dans les régions


écologiques 5h et 5i. Ils sont plus particulière-
ment abondants dans la région 5h et ils
peuvent y coloniser des situations topo-
graphiques variées (stations plus ou moins
accidentées). Comme les groupes à ERE
(érable à épis), ils préfèrent les belles stations
en pente longue et régulière des collines cou-
vertes, le plus souvent, d’un dépôt de till épais
de texture moyenne ou d’altérites de texture
GUIDE DE RECONNAISSANCE DES TYPES ÉCOLOGIQUES DES RÉGIONS ÉCOLOGIQUES 5h • 5i

fine et de drainage mésique. En raison de


Photo 14
l’altitude plus élevée, la richesse relative des
stations qu’ils colonisent est toutefois moins élevée que celle des stations occupées
par les groupes à ERE. Les groupes à DRS sont d’ailleurs souvent associés à des
peuplements résineux de densité plus élevée et de hauteur inférieure où domine le
sapin. Le groupe DRS RUP est moins abondant que le groupe DRS et se trouve parti-
culièrement en bordure des cours d’eau et des ruisseaux intermittents.
GROUPE TYPE DÉPÔT TEXTURE DE DRAINAGE SITUATION TYPE CLASSE CLASSE DE
D’ESPÈCES DE DE L'HORIZON SYNTHÈSE TOPOGRA- D'HUMUS D’ÉPAISSEUR RICHESSE RE- REMARQUE
INDICATRICES COUVERT SURFACE «B» PHIQUE DE L’HUMUS LATIVE DU SITE
DRS Résineux Till Moyenne Mésique Mi-pente Mor Moyenne Moyenne
(SAB) (1A, 1AY) (de 6 cm à
10 cm)
Altération Fine
(8A, 8AY)
DRS RUP Résineux Till Moyenne De mésique Mi-pente Mor De moyenne à Riche
(SAB) (1A, 1AY) à épaisse
subhydrique (de 6 cm à
Altération Fine 20 cm)
(8A, 8AY)

3.29
LES GROUPES D’ESPÈCES INDICATRICES À «ERE»
Bien qu’ils le soient moins que les groupes à
DRS, les groupes à ERE sont fréquents dans la
région écologique 5h. Ils sont cependant
beaucoup plus rares dans la région
écologique 5i en raison du climat qui y est trop
rigoureux. Les groupes à ERE se rencontrent
peu souvent à des altitudes supérieures à
400 m et sont abondants sur les bas versants
des nombreuses vallées fluviales du plateau
appalachien. Ils montrent une bonne associa-
tion avec les peuplements de feuillus
Photo 15
intolérants et les peuplements mélangés de
sapins baumiers et de bouleaux blancs. Dans les étages inférieurs, ils sont fréquemment
associés à des peuplements feuillus ou mélangés composés d’érables à sucre ou
d’érables rouges et de bouleaux jaunes. Comme les groupes à ERE préfèrent les
conditions de forte luminosité (leur recouvrement est alors plus élevé), leur présence
dans une station peut indiquer une forte compétition végétale, surtout après une
perturbation majeure. Sur ces sites de richesse relative très riche, la croissance en
hauteur des essences forestières est élevée.
GROUPE TYPE DÉPÔT TEXTURE DE DRAINAGE SITUATION TYPE CLASSE CLASSE DE
D’ESPÈCES DE DE L'HORIZON SYNTHÈSE TOPOGRA- D'HUMUS D’ÉPAISSEUR RICHESSE RE- REMARQUE
INDICATRICES COUVERT SURFACE «B» PHIQUE DE L’HUMUS LATIVE DU SITE
ERE Sans Till Moyenne Mésique Mi-pente Mor De mince à Très riche
préférence (1A, 1AY) moyenne
(SAB, BOP, (< 11 cm)
ERE) Altération Fine
(8A, 8AY)
ERE DIE Feuillu Till Moyenne Mésique Mi-pente Mor Moyenne Riche
(BOP, PET) (1A, 1AY) (de 6 cm
à 10 cm)
Altération Fine
(8A, 8AM)
ERE RUI Feuillu Till Moyenne Mésique Mi-pente Moder Moyenne Riche
(ERE, BOP) (1A, 1AY) (de 6 cm
à 10 cm)
Altération Fine
(8AY, 8A)
ERE RUP Sans Fluviatile Moyenne Mésique Mi-pente Mor De mince Très riche
préférence (3AN) ou à épaisse
(SAB, ERE, terrain plat (< 21 cm)
GUIDE DE RECONNAISSANCE DES TYPES ÉCOLOGIQUES DES RÉGIONS ÉCOLOGIQUES 5h • 5i

EPB) Till
(1A, 1AY)
ERE VIL Feuillu Till Moyenne Mésique Mi-pente Mor Moyenne Très riche
(BOJ, BOP, (1A, 1AY, (de 6 cm
ERS) 1AM) à 10 cm)

3.30
LES GROUPES D’ESPÈCES INDICATRICES À «KAA» OU «LEG»
Les groupes à KAA sont plus répandus dans la
sapinière à bouleau blanc des Laurentides
(rive nord) que dans celle des Appalaches
(rive sud). Ces groupes se trouvent sur les ter-
rains plats ou faiblement accidentés, de
drainage varié, sur des sols organiques ou
minéraux, dans des peuplements mélangés à
feuillus intolérants ou d’épinettes noires issus
de feux.

Les espèces qui font partie du groupe KAA


Photo 16
sont souvent présentes lorsqu’on identifie le
groupe AUC ou celui DIE. Le groupe KAA CLA est associé à des peuplements ouverts
qui croissent habituellement sur des dépôts, de texture moyenne, constitués de 50 %
ou plus de sable dans des secteurs fréquemment dévastés par le feu.

Pour leur part, les groupes à LEG (lédon du Groenland) et à CAL (chamédaphné
caliculé) colonisent des sites organiques hydriques, généralement plus pauvres que
ceux colonisés par les groupes à AUR.
GROUPE TYPE DÉPÔT TEXTURE DE DRAINAGE SITUATION TYPE CLASSE CLASSE DE
D’ESPÈCES DE DE L'HORIZON SYNTHÈSE TOPOGRA- D'HUMUS D’ÉPAISSEUR RICHESSE RE- REMARQUE
INDICATRICES COUVERT SURFACE «B» PHIQUE DE L’HUMUS LATIVE DU SITE
KAA Mélangé à Altération Fine Mésique Mi-pente Mor De mince à Très pauvre
dominance (8A, 8AY) ou moyenne
feuillue Terrain plat (< 11 cm)
(PET, BOP, Till Moyenne
EPN) (1A, 1AY)
LEG CAL Résineux Organique S.O. Hydrique Terrain plat S.O. S.O. Très pauvre
SPS (EPN) (7E)
S.O. : sans objet

GUIDE DE RECONNAISSANCE DES TYPES ÉCOLOGIQUES DES RÉGIONS ÉCOLOGIQUES 5h • 5i

3.31
LES GROUPES D’ESPÈCES INDICATRICES À «PLS» OU «HYS»
Très répandus, les groupes à PLS ou HYS sont
habituellement associés aux stations de
richesse relative pauvre ou moyenne (milieux
physiques semblables à ceux du groupe CON)
et aux peuplements résineux denses. Alors
que le groupe HYS croît plus souvent dans des
peuplements où domine le sapin, les groupes
PLS et PLS SPS se développent surtout dans
des peuplements dominés par l’épinette noire.
Enfin, le groupe PLS RUP occupe les stations
subhydrique de richesse relative moyenne.
Photo 17
Les groupes à mousses sont typiques des peuplements très denses et pauvres sur le
plan floristique, car le manque de lumière au sol empêche la prolifération de
nombreuses espèces. Pour bien qualifier les sites à mousses, on doit d’abord
déterminer les groupes d’espèces qui sont susceptibles d’y prendre de l’importance.
En observant les secteurs un peu plus ouverts, on est en mesure de dire s’ils sont de
classe de richesse relative moyenne, donc propices aux espèces à latifoliés ou à
ptéridophytes (PLS avec CON ou DRS), ou pauvres et favorables aux espèces à
éricacées (PLS avec KAA).

GROUPE TYPE DÉPÔT TEXTURE DE DRAINAGE SITUATION TYPE CLASSE CLASSE DE


D’ESPÈCES DE DE L'HORIZON SYNTHÈSE TOPOGRA- D'HUMUS D’ÉPAISSEUR RICHESSE RE- REMARQUE
INDICATRICES COUVERT SURFACE «B» PHIQUE DE L’HUMUS LATIVE DU SITE
PLS Résineux Till Moyenne Mésique Mi-pente Mor De moyenne à Pauvre
(EPN, SAB) (1A, 1AY) épaisse
(de 6 cm à
Altération Fine 20 cm)
(8A)
PLS RUP Résineux Till Moyenne Subhydrique Mi-pente Mor Moyenne Moyenne
(SAB, EPN, (1A) (de 6 cm
EPB) à 10 cm)
Altération Fine
(8A)
PLS SPS Résineux Till Moyenne Subhydrique Terrain plat Mor Épaisse Pauvre
(EPN, SAB) (1A, 1AY, 1AD) (de 11 cm
à 20 cm)
GUIDE DE RECONNAISSANCE DES TYPES ÉCOLOGIQUES DES RÉGIONS ÉCOLOGIQUES 5h • 5i

HYS Résineux Till Moyenne Mésique Mi-pente Mor De moyenne Pauvre


(SAB, EPN, (1A, 1AY) à épaisse
THO) (de 6 cm
à 20 cm)

3.32
LES GROUPES D’ESPÈCES INDICATRICES À «RUI»
Les groupes à RUI (ronce du mont Ida ou fram-
boisier) sont favorisés par les perturbations
majeures telles que les brûlis, les épidémies
d’insectes ou les interventions humaines.
L’ouverture du couvert augmente la luminosité
au sol et provoque ainsi leur prolifération.
Avec le temps et la diminution de la lumière, ils
disparaîtront graduellement pour céder la
place à d’autres groupes qui préfèrent les
mêmes milieux physiques.

Photo 18 Les aires d’ébranchage et les chemins de


débardage favorisent de manière artificielle l’implantation des groupes à RUI. Il faut
donc évaluer le groupe d’espèces indicatrices à l’intérieur du site de l’intervention,
loin de ces infrastructures.

Comme l’on voit sur la photo 18, la seule présence de cerisiers de Pennsylvanie (PRP)
suffit pour associer les groupes à RUI à une station donnée.
GROUPE TYPE DÉPÔT TEXTURE DE DRAINAGE SITUATION TYPE CLASSE CLASSE DE
D’ESPÈCES DE DE L'HORIZON SYNTHÈSE TOPOGRA- D'HUMUS D’ÉPAISSEUR RICHESSE RE- REMARQUE
INDICATRICES COUVERT SURFACE «B» PHIQUE DE L’HUMUS LATIVE DU SITE
RUI Sans Till Moyenne Mésique Mi-pente Mor Moyenne Moyenne
préférence (1A, 1AY) (de 6 cm à
(BOP, SAB) 10 cm)
Altération Fine
(8AY)
RUI RUP Sans Till Moyenne Mésique Mi-pente Mor De mince à Moyenne
préférence (1A) moyenne
(SAB, BOP) (< 11 cm)
Altération Fine
(8AY)

LE GROUPE D’ESPÈCES INDICATRICES À «RUP»


Le groupe à RUP (ronce pubescente) est
GUIDE DE RECONNAISSANCE DES TYPES ÉCOLOGIQUES DES RÉGIONS ÉCOLOGIQUES 5h • 5i

souvent lié aux sites à seepage et à l’absence


d’un groupe écologique élémentaire tel que
les groupes à AUR, à ERE et à DRS. Ainsi, ces
derniers groupes et le groupe à RUP partagent
souvent les mêmes stations subhydriques de
richesse relative élevée. Les groupes à AUR, à
ERE et à DRS ont toutefois priorité dans la
clé d'identification des groupes d'espèces
indicatrices. Ce phénomène, attribuable à un
choix de classification écologique, explique la
Photo 19 rareté du groupe à RUP dans les relevés de
terrain, mais son association avec les groupes à AUR, à ERE et à DRS.

GROUPE TYPE DÉPÔT TEXTURE DE DRAINAGE SITUATION TYPE CLASSE CLASSE DE


D’ESPÈCES DE DE L'HORIZON SYNTHÈSE TOPOGRA- D'HUMUS D’ÉPAISSEUR RICHESSE RE- REMARQUE
INDICATRICES COUVERT SURFACE «B» PHIQUE DE L’HUMUS LATIVE DU SITE
RUP Résineux Till Moyenne Subhydrique Sans Tourbe Épaisse Très riche
(EPN, SAB, (1A) préférence (de 11 cm
EPB) à 20 cm)
Altération Fine
(8A, 8AY)

3.33
LE GROUPE D’ESPÈCES INDICATRICES À «SPS»
Le groupe d’espèces indicatrices à SPS est
peu représenté dans l’est du sous-domaine
bioclimatique de la sapinière à bouleau blanc
de l’Est. Ce groupe est surtout associé aux
terrains plats ou aux bas de pente où le
drainage est subhydrique et où croissent des
peuplements résineux dominés par l’épinette
noire et le sapin baumier. Sa présence dénote
une station de richesse relative pauvre. On le
trouve habituellement dans des peuplements
plus denses que ceux associés au groupe LEG
Photo 20 CAL SPS.
GROUPE TYPE DÉPÔT TEXTURE DE DRAINAGE SITUATION TYPE CLASSE CLASSE DE
D’ESPÈCES DE DE L'HORIZON SYNTHÈSE TOPOGRA- D'HUMUS D’ÉPAISSEUR RICHESSE RE- REMARQUE
INDICATRICES COUVERT SURFACE «B» PHIQUE DE L’HUMUS LATIVE DU SITE
SPS Résineux Till Moyenne Subhydrique Terrain plat Tourbe Très épaisse Pauvre
(EPN, SAB) (1A) ≥ 21 cm)

Altération Fine
(8A, 8AY)

3.4 TYPE ÉCOLOGIQUE


Le type écologique est une unité synthèse de classification qui exprime à la fois les
caractéristiques physiques d’un milieu et les caractéristiques écologiques de la
végétation qui y croît (composition, structure et dynamique).

3.4.1 VÉGÉTATION POTENTIELLE

La végétation potentielle est l’unité de classification qui synthétise les caractéristiques


de la végétation présente ou susceptible de s’installer en un lieu en l’absence de
perturbations. Tous les sites qui ont des similitudes en ce qui a trait aux groupes
d’espèces indicatrices, au milieu physique, aux espèces forestières et à l’histoire des
perturbations naturelles ont essentiellement la même végétation potentielle.
GUIDE DE RECONNAISSANCE DES TYPES ÉCOLOGIQUES DES RÉGIONS ÉCOLOGIQUES 5h • 5i

Contrairement au type forestier, qui varie selon les perturbations subies par une station
et le stade évolutif atteint par les peuplements, la végétation potentielle permet de
qualifier une station et elle revêt, de ce fait, un caractère permanent.

Pour déterminer la végétation potentielle d’une station, on tient compte de l’une ou de


plusieurs des variables suivantes : le groupe d’espèces indicatrices, le couvert
arborescent, la régénération naturelle et certaines composantes du milieu physique.
Dans certains cas, la clé élaborée pour faciliter cette tâche fait appel au jugement du
classificateur. Avant de s’en servir dans un secteur donné, ce dernier doit donc
s’efforcer de bien en comprendre la dynamique végétale (relations entre la végétation,
les différents milieux physiques et les types de perturbations). Le fait d’être familier
avec le territoire à inventorier est donc un atout précieux pour être en mesure de
reconnaître les éléments essentiels pour déterminer les végétations potentielles. Dans
les régions écologiques 5h et 5i, les milieux physiques accidentés de texture grossière
et fragmentaire (escarpements rocheux, dépôt de pente ou dépôt très mince) sont
généralement colonisés par une végétation potentielle résineuse (RE1, RE2, RS1 et
RS2). Il en est de même des sites hydriques ou des sites localisés dans un
environnement climatique défavorable (RB3, RC3, RE3, RS3 et RS4). Les sites plus

3.34
riches (terrain en pente douce ou modérée dont la texture est fine ou moyenne, le
drainage mésique et le dépôt épais) sont occupés par une végétation potentielle feuil-
lue (FE3 et FE4) ou mélangée (MS1, MS2, MS4 et MS6) selon l’étage de végétation
(inférieur, moyen ou supérieur) où ils sont situés.

3.4.2 CLÉ D’IDENTIFICATION DE LA VÉGÉTATION POTENTIELLE

Les clés qui permettent d’identifier les végétations potentielles diffèrent selon les
sous-domaines bioclimatiques. Un encadré, au bas des clés, nous renseigne sur la
rareté de certaines végétations potentielles dans les régions écologiques
couvertes par d’autres guides. La clé qui a été conçue pour le sous-domaine de la
sapinière à bouleau blanc de l’Est, et adaptée aux régions écologiques 5h et 5i, est
présentée à la figure 3.10.

Dans les régions écologiques 5h et 5i, les végétations potentielles RB1 (pessière
blanche ou cédrière issue d’agriculture), RB2 (pessière blanche maritime), RB3
(pessière blanche ou sapinière à épinette blanche subalpine), RE1 (pessière noire
à lichens), RS5 (sapinière à épinette rouge) et MF1 (frênaie noire à sapin) sont
rares.

GUIDE DE RECONNAISSANCE DES TYPES ÉCOLOGIQUES DES RÉGIONS ÉCOLOGIQUES 5h • 5i

3.35
Page 1 de 5
Figure 3.10 - Clé d’identification des végétations potentielles de la sapinière à bouleau blanc de l’Est (1-2) (régions écologiques 5h et 5i)

THO ≥ 10 % G.E.I.* = AUC


(PIG ou MEL DANS COU. ARB.*)
ET ET
NON OU NON A
(DÉPÔT TRÈS MINCE
THO > FRN (COU. ARB. = EPN ou EPR ou EPN SAB ou EPR NON OU
ET SAB ou SAB EPN ou SAB EPR)
DÉPÔT DE TEXTURE
THO > ERS OU
GROSSIÈRE)
ET (KAA ou CLA ou LEG DANS G.E.I.*)
THO > BOJ
OUI OUI
OUI
EPB ≥ 5 %
OU OUI
(ERE ou RUI ou DRS DANS G.E.I.*)

DÉPÔT ORGANIQUE NON NON

OUI

CLA DANS G.E.I.


ET NON B
DENSITÉ DU PEUPLEMENT
À MATURITÉ < 40 %
ET
SAB + EPB + BOP + PET < 25 % (1) Le % de couverture des essences est évalué sur la station, superficie d’environ 25 m de rayon
qui présente des caractéristiques physiques (dépôt, drainage, pente, exposition, etc.) et un
couvert arborescent semblable. Toutes les classes de hauteur sont considérées mais pour les
OUI essences issues de la régénération naturelle seulement.
(2) Sur les sites récemment perturbés, il faut identifier la végétation potentielle avec cette clé, mais
en tenant compte :
- du peuplement d’origine
RC3 RE1 ou
RS1 - de peuplements équivalents et non perturbés qui croissent sur un MMPE**.
Cédrière tourbeuse Sapinière à Pessière noire
à sapin thuya à lichens

3.37
GUIDE DE RECONNAISSANCE DES TYPES ÉCOLOGIQUES DES RÉGIONS ÉCOLOGIQUES 5h • 5i
GUIDE DE RECONNAISSANCE DES TYPES ÉCOLOGIQUES DES RÉGIONS ÉCOLOGIQUES 5h • 5i

Page 2 de 5

3.38
Figure 3.10 - Clé d’identification des végétations potentielles de la sapinière à bouleau blanc de l’Est (régions écologiques 5h et 5i)

(1) En tenant compte de la régénération (< 4 m) et du couvert arborescent, on doit déterminer si ces espèces deviendront des espèces compagnes à
maturité (≥ 25 % de couvert) en supposant que le peuplement évolue normalement.
(2) Affectés par le vent ou la neige. Les cimes sont en formes de drapeaux ou verticillées. Les troncs ont des formes pyramidales ou arquées.

A NON

(SAB + EPB + BOP + PET ≥ 25 % (1) DÉPÔT ORGANIQUE ERS DANS COU. ARB.*
OU OU OU
B MMPE** AVEC SAB + EPB + BOP + PET ≥25 %(1) NON (DRAINAGE HYDRIQUE NON (ERS + BOJ ≥ 5 % NON
NON OU ET ET
SAB + EPB > EPN + EPR + PIG + MEL) DÉPÔT MINÉRAL ÉPAIS) ERS > BOJ)

OUI OUI OUI

G.E.I. = LEG CAL SPS OUI


SAB + EPB + EPN +
NON
EPR + PIG + MEL +
ALTITUDE ≥ 700 m THO ≥ 25 %
DÉPÔT ORGANIQUE ET
ET OUI
OU EPR SAB + EPB + EPN +
HAUTEUR DES ARBRES À MATURITÉ < 12 m
(DRAINAGE HYDRIQUE NON > EPR + PIG + MEL +
ET
ET EPN THO >
ARBRES DE FORME DE CROISSANCE
DÉPÔT MINÉRAL ÉPAIS) ERS + BOJ + HEG
IRRÉGULIÈRE (2)
OUI NON
OUI OUI NON
NON

RS3 RS4 RS5 RS2 RE3 RE2 FE3


Sapinière à Sapinière à Sapinière à Sapinière à Pessière noire Pessière noire à mousses Érablière à
épinette noire et sphaignes épinette noire montagnarde épinette rouge épinette noire à sphaignes ou à éricacées bouleau jaune
Page 3 de 5
Figure 3.10 - Clé d’identification des végétations potentielles de la sapinière à bouleau blanc de l’Est (régions écologiques 5h et 5i)

NON NON NON FRN ≥ 10 % NON DÉPÔT TRÈS MINCE


(ERR ≥ 10 %
(BOJ ou ERS PRÉSENT OU
OU
OU OUI DRAINAGE MÉSIQUE NON A
MMPE**
MMPE** AVEC BOJ ou OU
AVEC
ERS PRÉSENT) DRAINAGE SUBHYDRIQUE
ERR ≥ 10%)
ET
ET
BOJ + ERS > FRN OUI
ERR > FRN

OUI OUI NON

EPB ≥ 5 %
OU NON EPN + EPR + PIG + MEL < 25 %
(ERE ou RUI ou DRS DANS G.E.I.*)

OUI OUI

(COUVERT = «F» ou «MF» ou «MR») NON


OU B
SAB DANS COU. ARB.*

OUI

(1) Pour mieux connaître la distribution des végétations potentielles MS1, MS2 et MS6, on recommande
MS1(1) MS6(1) MF1 de consulter les sères physiographiques. En cas de doute entre les végétations potentielles MS2 et
Sapinière à Sapinière à Frênaie noire à MS1 en basses altitudes, il est bon de se rappeler que les GEI à ERE sont fortement associés à la
bouleau jaune érable rouge sapin végétation potentielle MS1.

3.39
GUIDE DE RECONNAISSANCE DES TYPES ÉCOLOGIQUES DES RÉGIONS ÉCOLOGIQUES 5h • 5i
GUIDE DE RECONNAISSANCE DES TYPES ÉCOLOGIQUES DES RÉGIONS ÉCOLOGIQUES 5h • 5i

Page 4 de 5

3.40
Figure 3.10 - Clé d’identification des végétations potentielles de la sapinière à bouleau blanc de l’Est (régions écologiques 5h et 5i)
SAB DANS COU. ARB.* NON A
OU
A NON SAB + EPB + BOP + PET ≥ 25 % (3)
OU
MMPE** AVEC SAB + EPB + BOP + PET ≥ 25 % (3)
(1) Affectés par le vent ou la neige. Les cimes sont en forme de drapeaux ou verticillées. Les troncs ont
des formes pyramidales ou arquées.
OUI
(2) Pour mieux connaître la distribution des végétations potentielles MS1, MS2 et MS6, on recommande
de consulter les sères physiographiques. En cas de doute entre les végétations potentielles MS2 et
NON MS1 en basses altitudes, il est bon de se rappeler que les GEI à ERE sont fortement associés à la
végétation potentielle MS1.
PHYS.* = «AB»
NON (3) En tenant compte de la régénération (< 4 m) et du couvert arborescent, on doit déterminer si ces
B ET
espèces deviendront des espèces compagnes à maturité ( ≥ 25 % de couvert) en supposant que le
SAB + EPB > EPN + EPR + PIG + MEL peplement évolue normalement.
(4) Lorsque la hauteur des arbres à maturité est inférieure à 7 m, on doit identifier RB3 : Pessière
OUI blanche ou sapinière à épinette blanche subalpine.

ALTITUDE ≥ 700 m
ALTITUDE ≥ 700 m
DÉPÔT ORGANIQUE ET
ET
OU
OUI HAUTEUR DES ARBRES À MATURITÉ < 12 m
OUI HAUTEUR DES ARBRES À MATURITÉ < 12 m
C (DRAINAGE HYDRIQUE NON ET NON B
ET
ET G.E.I. ≠ ERE
ARBRES DE FORME DE CROISSANCE
DÉPÔT MINÉRAL ÉPAIS) ET
IRRÉGULIÈRE (1)
ARBRES DE FORME DE CROISSANCE IRRÉGULIÈRE (1)
OUI NON OUI
OUI

MS4 (4) MS2 (2) RS3 RS4


Sapinière à Sapinière à Sapinière à
bouleau blanc Sapinière à épinette noire et épinette noire
montagnarde bouleau blanc sphaignes montagnarde
Page 5 de 5
Figure 3.10 - Clé d’identification des végétations potentielles de la sapinière à bouleau blanc de l’Est (régions écologiques 5h et 5i)
EPB ≥ 5 %
* ÉLÉMENTS DU TYPE FORESTIER
(1) Pour mieux connaître la distribution des végétations potentielles MS1, MS2 et MS6, on recom- ET OUI
PHYS. : physionomie (ERE ou RUI ou DRS DANS G.E.I.*)
FO = forêt mande de consulter les sères physiographiques. En cas de doute entre les végétations potentielles
AB = arbustaie MS2 et MS1 en basses altitudes, il est bon de se rappeler que les GEI à ERE sont fortement asso-
ciés à la végétation potentielle MS1. NON
ND = non déterminée
COU.ARB. : couvert arborescent (2) En tenant compte de la régénération (< 4 m) et du couvert arborescent, on doit déterminer si ces
G.E.I. : groupes d’espèces indicatrices espèces deviendront des espèces compagnes à maturité (≥ 25 % de couvert) en supposant que SAB > EPN ou EPR
le peuplement évolue normalement. ET OUI
** MMPE : même milieu physique environnant (ERE ou COC ou TAC PRÉSENT)

NON

DÉPÔT ORGANIQUE
OU SAB + EPB + BOP + PET > EPN + PIG + MEL
A NON (DRAINAGE HYDRIQUE NON OU
ET MMPE** AVEC RÉGÉNÉRATION DE
DÉPÔT MINÉRAL ÉPAIS) SAB + EPB + BOP + PET (2)

OUI OUI NON

NON EPN + EPR + PIG + MEL


B < 25 % SAB + EPB + BOP + PET > EPN + PIG + MEL EPR
OU >
OUI NON MMPE** AVEC RÉGÉNÉRATION DE EPN
SAB + EPB + BOP + PET (2)
EPR OUI NON
>
EPN
OUI NON

OUI NON

MS2 (1) RS5 RS2 RS3 RS3 RS5 RS2 RE2 MS2 (1)
Sapinière à Pessière noire à
Sapinière à Sapinière à Sapinière à Pessière noire à Sapinière à Sapinière à Sapinière à
épinette noire et mousses
bouleau blanc épinette rouge épinette noire sphaignes épinette rouge épinette noire ou à éricacées bouleau blanc
sphaignes

3.41
GUIDE DE RECONNAISSANCE DES TYPES ÉCOLOGIQUES DES RÉGIONS ÉCOLOGIQUES 5h • 5i
MISE EN GARDE

Les perturbations récentes peuvent fausser l’identification d’une végétation poten-


tielle en affectant l’abondance, voire la présence de certaines espèces essentielles
de même que leur recouvrement. Ici encore, on recommande d’attendre au moins
quatre ans après une perturbation importante avant de déterminer la végétation
potentielle d’une station. Si l’on ne peut attendre, on doit être particulièrement
vigilant et tenter d’imaginer le peuplement d’origine ou, mieux encore, transposer les
résultats obtenus dans un même milieu physique environnant (MMPE) dans un
peuplement qui a évolué de façon naturelle.

Ainsi, le bouleau jaune peut être grandement affecté par les coupes et les feux. Sur
les sites qui ont subi de telles perturbations, on doit déployer des efforts particuliers
pour détecter la présence de cette essence et vérifier si l’on est dans l’un de ses
milieux physiques de prédilection. Sinon, on pourrait ne pas reconnaître la végétation
potentielle MS1. Habituellement, les peuplements mélangés, qui croissent dans des
milieux physiques favorables au bouleau jaune, devraient être classés comme des
MS1. Rappelons que le bouleau jaune préfère les altitudes inférieures à 400 mètres,
sauf dans les vallées transversales et abritées où il atteint 500 mètres. Il colonise les
dépôts de texture moyenne ou fine à drainage mésique et les pentes régulières d’une
longueur supérieure à 100 mètres. Il est habituellement associé aux groupes
d’espèces indicatrices à ERE.

Dans les stations de prédilection du bouleau jaune, qui sont situées dans des
secteurs au climat plus rigoureux, ou qui ont subi des feux intenses ou des coupes à
la fois inappropriées et répétées, c’est l’érable rouge qui s’installe. La végétation
potentielle de ces stations est de type MS6. Cette végétation est surtout répandue
dans les unités de paysage 112 et 113. Les deux végétations potentielles MS1 et MS6
sont très près l’une de l’autre en matière de stations colonisées ; on les distingue
essentiellement à partir de leurs dynamiques respectives. Par exemple, dans les
unités 112 et 113, il faut être attentif à la régénération naturelle dans certains peu-
plements résineux d’épinettes noires et d’épinettes rouges issues de feux. Comme
ces peuplements peuvent croître dans des milieux physiques favorables au bouleau
GUIDE DE RECONNAISSANCE DES TYPES ÉCOLOGIQUES DES RÉGIONS ÉCOLOGIQUES 5h • 5i

jaune et que nous sommes en présence d’une végétation potentielle mélangée plutôt
que résineuse, l’érable rouge s’y installe souvent au fur et à mesure de l’ouverture du
couvert. C’est donc la végétation potentielle MS6 qui est associée à ces stations.

Afin de faciliter le travail des responsables de l’inventaire, soulignons qu’il est


important de bien distinguer les végétations potentielles qui cohabitent dans un
milieu physique donné avant d’en déterminer le type écologique. Il faut se rappeler
que la classification écologique sert notamment à distinguer les stations et qu’il est
important de le faire à partir de critères constants. Ainsi, il nous semble illogique de
considérer des peuplements de feuillus intolérants qui croissent sur le flanc d’une
colline donnée comme des végétations potentielles MS1, MS2 ou MS6 en se basant
sur le seul fait qu’on a repéré ou non l’une ou l’autre des espèces essentielles. Il nous
semble plus logique de regrouper les feuillus intolérants qui croissent dans les
mêmes conditions, dans un secteur donné, sous une seule et même étiquette.

3.42
3.4.3 CODE DU MILIEU PHYSIQUE – PREMIER ET SECOND CARACTÈRES

Après avoir déterminé le code de la végétation potentielle, on doit établir celui du


milieu physique. Ce code, qui ne comporte généralement qu’un caractère et qui est
dicté par la texture synthèse et le drainage synthèse, est déterminé à l’aide de la clé
présentée à la figure 3.11. On lui en ajoute un deuxième pour décrire les dépôts très
pierreux et certains types écologiques qui présentent des caractéristiques
particulières en raison du pourcentage de pente et de la longueur de la pente arrière.
La clé pour la détermination du second caractère du code du milieu physique est
présentée à la figure 3.12. Soulignons que pour certains sites auxquels on attribue ce
second caractère, il semble y avoir une productivité supérieure (code M, mi-pente)
ou des conditions édaphiques (code P, très pierreux) qui requièrent un scénario
d’intervention particulier.

GUIDE DE RECONNAISSANCE DES TYPES ÉCOLOGIQUES DES RÉGIONS ÉCOLOGIQUES 5h • 5i

3.43
Figure 3.11 - Clé pour la détermination du premier caractère du code du milieu physique
de la pessière à bouleau blanc de l’Est (régions écologiques 5h et 5i)

NON S’ajoute aux trois caractères de la végétation potentielle.


Dépôt organique

Épaisseur du dépôt minéral ≤ 25 cm


ou
affleurements rocheux ≥ 25 % de la
superficie de la station ___0
ou OUI Dépôt très mince, de texture variée et de
Pierrosité > 80 % et échantillon de drainage de xérique ou hydrique
sol insuffisant pour en évaluer la texture

NON

Dépôt minéral

Drainage mésique OUI


___1
Dépôt de mince à épais, de texture grossière
NON OUI et de drainage xérique ou mésique
Texture grossière NON

___2
OUI Dépôt de mince à épais, de texture
Texture moyenne NON moyenne et de drainage mésique

___3
Texture fine OUI
Dépôt de mince à épais, de texture
Dépôt minéral fine et de drainage mésique

Drainage subhydrique OUI


___4
Dépôt de mince à épais, de texture
NON OUI
grossière et de drainage subhydrique
Texture grossière NON
___5
OUI Dépôt de mince à épais, de texture
Texture moyenne NON moyenne et de drainage subhydrique
GUIDE DE RECONNAISSANCE DES TYPES ÉCOLOGIQUES DES RÉGIONS ÉCOLOGIQUES 5h • 5i

___6
Texture fine OUI Dépôt de mince à épais, de texture
Dépôt minéral fine et de drainage subhydrique

Drainage hydrique OUI

(AUR ou RUP ou ERE dans G.E.I.*) ___7


ou NON Dépôt minéral de mince à épais,
(BOJ ou ERR ou FRN ou THO présent) de drainage hydrique, ombrotrophe

OUI
NON ___8
OUI
OUI Dépôt organique ou
KAA ou LEG absent du G.E.I.*
dépôt minéral de mince à épais,
de drainage hydrique, minérotrophe

(AUR ou RUP ou ERE dans G.E.I.*) ___9


ou NON Dépôt organique
(BOJ ou ERR ou FRN ou THO présent) de drainage hydrique, ombrotrophe

OUI
NON
___8
OUI Dépôt organique ou
KAA ou LEG absent du G.E.I.*
dépôt minéral de mince à épais,
de drainage hydrique, minérotrophe
* G.E.I. : groupe d’espèces indicatrices

3.45
Figure 3.12 - Clé pour la détermination du second caractère du code du milieu physique
de la sapinière à bouleau blanc de l’Est (régions écologiques 5h et 5i)

_ _ _ _P
PIERROSITÉ* > 80 % OUI
(PIERREUX)
NON

_ _ _ _Q
MATÉRIAUX OUI DRAINAGE MÉSIQUE OUI
FOLIQUES** ≥ 40 cm ou SUBHYDRIQUE (AVEC FOLISOL
EN SURFACE)
NON NON

ALTITUDE < 650 m


TYPE ÉCOLOGIQUE = ET _ _ _ _M
OUI OUI
RS23 OU RS22 OU PENTE ≥ 16 %
RE23 OU RE22 ET (DE MI-PENTE)
PENTE ARRIÈRE ≥ 100 m
NON NON AUCUN CODE

ALTITUDE > 500 m


TYPE ÉCOLOGIQUE = _ _ _ _E
ET
MS20 OU MS22 OU OUI OUI
ERE ABSENT DANS G.E.I
MS23 OU MS25 OU (D’ALTITUDE ÉLEVÉE)
(GROUPES D’ESPÈCES
MS26
INDICATRICES)
NON NON AUCUN CODE

ALTITUDE < 650 m


ET _ _ _ _S
GUIDE DE RECONNAISSANCE DES TYPES ÉCOLOGIQUES DES RÉGIONS ÉCOLOGIQUES 5h • 5i

OUI
TYPE ÉCOLOGIQUE = OUI
PENTE ≥ 9 %
RS25 OU RE25 (AVEC SEEPAGE)
ET
PENTE ARRIÈRE ≥ 100 m

NON

NON AUCUN CODE

AUCUN CODE

* La pierrosité correspond au pourcentage du volume du sol qui est constitué de


particules rocheuses de plus de 75 mm de diamètre.
** Matériaux foliques : horizons organiques (L, F et H) provenant surtout de l’accumulation
de feuilles, de brindilles et de matériel ligneux, généralement non saturés d’eau pendant
de longues périodes.

3.46
3.4.4 CODE DU TYPE ÉCOLOGIQUE

Comme nous l’avons mentionné précédemment, le type écologique combine la végé-


tation potentielle et le type de milieu physique. On le détermine donc en juxtaposant
les codes obtenus pour chacune de ces caractéristiques. L’exemple qui suit illustre
la façon de procéder :

MS2
Végétation potentielle Sapinière à
bouleau blanc

Milieu physique

Type
Dépôt Dépôt Dépôt
et épaisseur
très mince minéral épais organique
du dépôt

Texture-
synthèse Fine Moyenne Grossière
du dépôt

Drainage- Subhydrique
Mésique Subhydrique
synthèse très pierreux
GUIDE DE RECONNAISSANCE DES TYPES ÉCOLOGIQUES DES RÉGIONS ÉCOLOGIQUES 5h • 5i

Type écologique MS22 MS25 MS25P

3.47
3.5 VALIDATION DU TYPE ÉCOLOGIQUE

3.5.1 SÈRE PHYSIOGRAPHIQUE

Les sères physiographiques permettent de visualiser la distribution des types


écologiques dans le paysage d’une région ou d’une sous-région écologique.
Elles sont confectionnées à partir des données de l’inventaire écologique, et on y
trouve les grandes caractéristiques des principaux types écologiques échantillon-
nés : combinaisons dépôt-drainage, essences forestières et groupes d’espèces
indicatrices les plus communs. Les sères physiographiques sont des outils très utiles
lors de la photo-interprétation des types écologiques, car elles permettent de les
associer à un relief, à un dépôt ou à un drainage. Elles sont aussi précieuses pour
valider les types écologiques identifiés sur le terrain.

Le nombre de points d’observation associé à un type écologique ne reflète pas


forcément son importance à l’échelle du territoire, puisque cette information manque
parfois de précision, notamment pour les types écologiques associés à des espèces
fortement influencées par les perturbations, par exemple feux et coupes. Ainsi,
lorsqu’on effectue des travaux d’inventaire dans les années qui suivent une pertur-
bation, on peut constater que le sapin et le bouleau jaune sont rares, sinon absents
dans un peuplement donné. Si l’on utilise une clé d’identification informatisée,
comme c’est le cas lors de la préparation des sères physiographiques, on risque
donc de se tromper en associant ce peuplement à un type écologique quelconque.
C’est d’ailleurs pourquoi on considère que la fréquence des types écologiques asso-
ciés aux végétations potentielles RE2, RE3 et RS2 est surestimée et celle des types
écologiques associés aux végétations potentielles MS1 et MS2, sous-estimée.

Sur les sères physiographiques des régions écologiques du sous-domaine de la


sapinière à bouleau blanc de l’Est, la position topographique des diverses végéta-
tions potentielles est souvent la même. Cependant, les historiques des perturbations
ou les étages de végétation sont différents ; MS1, MS2 et MS6 sont surtout associées
aux terrains en pente.
GUIDE DE RECONNAISSANCE DES TYPES ÉCOLOGIQUES DES RÉGIONS ÉCOLOGIQUES 5h • 5i

Sous-région écologique 5h-T

La sère physiographique de la sous-région écologique 5h-T est présentée à la figure


3.13. Ce territoire se caractérise par un relief peu varié, ce qui explique qu’on y trou-
ve un type écologique dominant (MS23). Les sapinières à bouleau blanc dominent
largement sur les sites mésiques (pente longue et régulière dont le dépôt épais est
de texture fine ou moyenne). Les sapinières à bouleau jaune occupent les sites à des
altitudes inférieures à 400 m, localisés près des contreforts à proximité du domaine
voisin. Les sapinières à érable rouge, quant à elles, occupent les sites fortement per-
turbés par les feux et les coupes répétées. Les érablières à bouleau jaune ainsi que
les frênaies noires à sapin colonisent les stations où le climat est le plus favorable,
c’est-à-dire les stations dont l’altitude est généralement inférieure à 300 m. Les types
de végétations potentielles résineuses à épinette noire se trouvent sur les stations
qui sont essentiellement régies par une dynamique de feux. Enfin, le thuya et le sapin
baumier s’associent sur les stations mésiques ou subhydriques.

3.48
Sous-région écologique 5i-S

La sère physiographique de la sous-région écologique 5i-S est présentée à la figure


3.14. Dans cette sous-région, la végétation potentielle MS2 est la plus abondante.
Les groupes à ERE, en raison de l’altitude élevée, sont peu représentés, les groupes
à DRS et le groupe à CON colonisant les plus belles stations. Les végétations
potentielles FE3 et MS1, qui sont fortement associées aux groupes à ERE, sont rares.
On les trouve sur les bas versants près des rivières Matane, Cap-Chat et Sainte-Anne
ainsi que sur le pourtour du lac Matane. Les sapinières à bouleau blanc mésiques et
subhydriques de texture fine ou moyenne demeurent les types écologiques
dominants et sont remplacées en haute altitude par les sapinières à bouleau blanc
montagnardes. Enfin, les plus hauts sommets possèdent une végétation de toundra
dont la description figure ci-après sous végétation des Hauts sommets de la Gaspésie.

Sous-région écologique 5i-T

La sère physiographique de la sous-région écologique 5i-T est présentée à la figure


3.15. Cette sous-région présente une topographie accidentée et une altitude
généralement moins élevée que celle de la sous-région écologique 5i-S. La sous-
région 5i-T est colonisée en grande partie par des sapinières à bouleau blanc,
auxquelles s’ajoutent des sapinières à épinette noire. On observe une augmentation
des végétations potentielles à épinette noire (RE1, RE2 et RS2) associées au régime
des feux. Ces derniers sont plus fréquents et abondants dans l’est de la région.
Comme dans la sous-région 5i-S, les érablières et sapinières à bouleau jaune sont
rares, et on rencontre des sapinières à bouleau blanc montagnardes en haute
altitude, près de Murdochville. Enfin, dans la partie nord-est, les sapinières à thuya
mésiques et subhydriques sont fréquentes.

Végétation des Hauts sommets de la Gaspésie

Même s’ils se situent dans la zone boréale, les hauts sommets de la Gaspésie
GUIDE DE RECONNAISSANCE DES TYPES ÉCOLOGIQUES DES RÉGIONS ÉCOLOGIQUES 5h • 5i

constituent une région fortement différente du sous-domaine bioclimatique de la


sapinière à bouleau blanc de l’Est. Le développement de la végétation qui s’y trouve
est lié à une combinaison de facteurs. Parmi les facteurs les plus importants,
mentionnons le froid, le vent, la topographie, l’enneigement, la texture des dépôts de
surface ainsi que le drainage.

Les types écologiques présentés précédemment dans les sères physiographiques


permettent de caractériser l’étage typique de la sapinière à bouleau blanc ainsi que
son étage montagnard. L’étage montagnard correspond aux forêts fermées relative-
ment denses d’une hauteur supérieure à 7 m à maturité. Au-delà de cet étage,
on trouve l’étage subalpin (arbres de 4 à 7 m), l’étage alpin inférieur (arbres inférieurs
à 4 m) et l’étage alpin supérieur (arbres absents). Les étages subalpin et alpin sont
caractérisés par une forte humidité atmosphérique et d’abondantes précipitations.

3.49
Figure 3.13 - Sère physiographique de la sous-région écologique 5h-T – Massif gaspésien
Ruisseau
600 m

Ruisseau

RC3: Cédrière tourbeuse à sapin Sable


RE2: Pessière noire à mousses ou à éricacées
FE3: Érablière à bouleau jaune RE3: Pessière noire à sphaignes Till ou altération
100 m
MS1: Sapinière à bouleau jaune RS1: Sapinière à thuya
MS2: Sapinière à bouleau blanc RS2: Sapinière à épinette noire
MS6: Sapinière à érable rouge RS3: Sapinière à épinette noire et sphaignes Tourbe
(5) (3) (4) (5) (6) (4)

MS22 RS23M RC38 RS16 RS13 MS26 MS23 RS10 RS20 RS23 RS26 MS20 FE33 MS13 RS22 RE39 RS38 MS16 MS63 MS26 MS23E
(RE23M) (RE20) (RE23) (RE26) (MS12) (RS39) (MS15) (MS26E) (MS22E)
Type MS2 RS2 RC3 RS1 RS1 MS2 MS2 RS1 RS2 RS2 RS2 MS2 FE3 MS1 MS1 RE3 RS3 MS1 MS6 MS2 MS2
écologique(1) mésique mésique hydrique subhydrique mésique de subhydrique mésique de sur sol sur sol mésique de subhydrique sur sol mésique de mésique de mésique hydrique hydrique subhydrique mésique de subhydrique d’altitude
de texture de texture minérotrophe de texture texture fine de texture texture fine très mince très mince texture fine de texture très mince texture fine texture fine de texture organique minérotrophe de texture texture fine de texture élevée
moyenne fine et de fine fine fine moyenne ombrotrophe fine fine mésique de
mi-pente texture fine

Nombre de 18 0 43 15 57 4 1 27 41
34 (6) 7 17 41 27 192 2 (0) (18) (4) 5 7 (14) 7 (1) 4 (0) 12 (2)
relevés(2) (19)
1A-30 1A-30 7E-60 1A-31 1A-30 1A-31 1A-30 M8A-10 R1A-10 8A-30 1A-40 M8A-10 8A-30 8A-30 1A-30 7T-60 1A-51 3AN-31 8A-30 8A-31 8A-20
1AY-30 1AY-30 7T-60 1A-40 1AY-30 1A-40 1AY-30 M8A-20 R8A-10 8AY-30 1A-31 M1A-20 8AY-30 8AY-30 1AY-30 7E-60 7T-60 (3AN-40) 8AY-30 8A-40 8A-30
Dépôt - 8AY-30 1AY-40 8A-30 8A-31 8A-20 R1A-20 R8A-20 M1A-30 1A-30 (2BE-40) 8AY-30
drainage 8C-30 8A-40 8AM-30 8A-40 8A-30 1AY-20 1A-30
8AY-30 1AY-30

SAB, BOP, SAB, EPN, THO, SAB, SAB, THO SAB, THO SAB, BOP, SAB, BOP, THO, SAB, SAB, EPN, SAB, EPN, SAB, EPN, SAB, BOP, ERS, BOJ, SAB, BOP, SAB, BOJ, EPN, SAB SAB, EPN, SAB, BOJ, SAB, BOP, SAB, BOP, SAB, BOP,
Essences
EPB BOP EPN EPB, PET, EPB BOP, EPR (EPR) (EPR) (EPR) EPB, SOA, SAB, ERR BOJ, ERR EPB, PEB, EPB, BOP, EPB, ERR ERR EPB, PET, EPB
forestières (PIG) EPN EPN FRN MEL EPN

Groupes DRS, RUI, PLS, HYS, AUR, ERE-RUP, ERE, HYS, ERE-RUP, DRS, RUI, CON, DRS PLS, CON PLS, HYS, PLS-SPS, PLS, DRS, ERE-VIL, ERE, DRS, ERE-RUP LEG-CAL- AUR, ERE ERE-RUP ERE-DIE, ERE-RUP, DRS, RUI,
ERE, CON, DRS, DIE PLS-RUP, ERE, HYS, RUI, PLS, DRS-RUP, ERE, CON, AUC, CON PLS-RUP, CON ERE, ERE-RUI, SPS CON (DRS-RUP, CON, HYS
d'espèces HYS CAX, PLS-RUP CON RUI-RUP HYS DRS-RUP ERE-RUI, RUI RUI-RUP)
indicatrices ERE-RUP RUI

(1) Sur certaines positions topographiques, il est possible d’observer plusieurs végétations potentielles (Ex.: RS2 et RE2). Certains peuplements classés dans une végétation potentielle lors du traitement des données
peuvent, en réalité, être un autretype de végétation potentielle. Il faut alors être attentif sur le terrain aux critères qui permettent de bien les distinguer, notamment la composition en essences, et on doit souvent pour ce faire
analyser les milieux physiques environnants avant de trancher la question.
(2) Sur un total de 636 relevés. Ne figurent pas sur la sère RE22, RS12, RE37, RS15, RS18, RS37.
(3) Type écologique observée lorsque la pente est ≥ 16%, de pente arrière ≥ 100 m et dont l’altitude est inférieur à 700 m.
(4) RS18 s’observe sur les sols minéraux hydriques.
(5) Les peuplements mélangés présents à une altitude inférieure à 400 m, sont classés prioritairement MS1, à moins d’être à l’intérieur d’une zone grandement affectée par les feux où le bouleau jaune est absent et où MS6
peut être la végétation potentielle retenue. MS1 se rencontre souvent dans les districts 108E001, 108E003, 109C009, 109C011, 109C013, 112Y009, 112Y012, 112Y018, 112Y019 et 112Y023.
(6) Certains secteurs, principalement localisés à l’est ainsi qu’au sud de Murdochville, et fortement perturbés par les feux (1938-1941) appartiennent au type écologique de la pessière noire à lichens de drainage mésique et de texture fine
(RE13) ou de texture moyenne (RE12).

3.51
GUIDE DE RECONNAISSANCE DES TYPES ÉCOLOGIQUES DES RÉGIONS ÉCOLOGIQUES 5h • 5i
GUIDE DE RECONNAISSANCE DES TYPES ÉCOLOGIQUES DES RÉGIONS ÉCOLOGIQUES 5h • 5i

3.52
Figure 3.14 - Sère physiographique de la sous-région écologique 5i-S – Monts du mont Albert

1025 m

Till ou altération

650 m Tourbe
Ruisseau
MS1: Sapinière à bouleau jaune
MS2: Sapinière à bouleau blanc
MS4: Sapinière à bouleau blanc montagnarde
MS6: Sapinière à érable rouge
RE2: Pessière noire à mousses ou à éricacées
300 m RE3: Pessière noire à sphaignes
RS2: Sapinière à épinette noire
RS3: Sapinière à épinette noire et sphaignes
RS4: Sapinière à épinette noire montagnarde
TA2: Toundra alpine (arbustives ou herbacées)
(4) (3)

RS23M RE26 RS37 RS39 RS23 RS38 MS26E MS23E MS20E MS46 MS43 TA23K TA23 RS43 RS46
(RE37) (RE39) (MS26) (MS23) (MS43P) (RS40) (RS45)
Type RS2 RE2 RS3 RS3 RS2 RS3 MS2 MS2 MS2 MS4 MS4 TA2 TA2 RS4 RS4
écologique(1) mésique de subhydrique hydrique hydrique mésique de hydrique d’altitude d’altitude d’altitude subhydrique mésique de avec mésique de mésique de subhydrique
texture fine et de texture fine minérale organique texture fine minérotrophe élevée élevée élevée sur de texture fine texture fine Krummholz texture fine textue fine de texture fine
en mi-pente ombrotrophe ombrotrophe subhydrique mésique de sol très mince mésique de
de texture fine texture fine texture fine

Nombre de 1 2 15 49 6 0 0
3 2 (1) (1) 1 2 (5) (13) 2 2 (3) 1 0 (0) (0)
relevés(2)
8A-20 1A-31 1A-50 7T-60 1AY-30 1A-50 8A-40 8AM-30 M1A-30 1AY-31 8A-20 8AY-30 8AY-30 8AM-20 8AY-31
Dépôt - 8AY-20 1A-40 8A-50 7E-60 1A-30 7T-50 8AY-31 8AY-30 M8A-30 1AY-40 8A-30 8AM-30 (R8A-20) 8AY-40
drainage 8AY-31 8A-20 7T-60 R8A-10 8AY-40 8AY-30 (R-10) (1A-31)
8AY-40 8AY-20 (8E-30) (1A-40)

Essences SAB, EPN, EPN SAB, EPN, SAB, EPN, SAB, EPN, SAB, EPN, SAB, BOP, SAB, BOP, SAB, BOP, SAB, EPB, SAB, EPB, SAB, EPN, __ SAB, EPN, SAB, EPN,
BOP BOP EPB, BOP BOP EPB, BOP EPB EPB, EPN EPB, EPN BOP BOP EPB, BOP BOP BOP
forestières
PLS, CON, PLS-SPS PLS-RUP SPS, CAX, PLS, CON, AUR, DRS-RUP, PLS, DRS, DRS PLS-RUP, DRS, PLS DRS PLS PLS-SPS,
Groupes AUC, RUI PLS-SPS AUC, RUI AUR-SPS RUI-RUP, CON, DRS, __ DRS-RUP
d'espèces PLS-RUP, (ERE) GRS-SPS
indicatrices (ERE-RUP)

(1) Sur certaines positions topographiques, il est possible d’observer plusieurs végétations potentielles (Ex.: RS2 et RE2). Certains peuplements classés dans une végétation potentielle lors du traitement des données
peuvent, en réalité, être un autre type de végétation potentielle. Il faut alors être attentif sur le terrain aux critères qui permettent de bien les distinguer, notamment la composition en essences, et on doit souvent pour ce faire
analyser les milieux physiques environnants avant de trancher la question.
(2) Sur un total de 133 points d’observation. MS13, MS22, MS23P, MS26P, MS42, MS45P et RS22P ne figurent pas sur la sère en raison de l’échantillonnage trop faible.
(3) Ces types écologiques peuvent s’observer sur le roc. (4) Types écologiques observés lorsque la pente est ≥ 16%, de pente arrière ≥ 100 m, et dont l’altitude est inférieur à 700 m.
Figure 3.15 - Sère physiographique de la sous-région écologique 5i-T – Monts de Murdochville

700 m
Ruisseau Ruisseau

250 m
Sable
MS6: Sapinière à érable rouge
FE3: Érablière à bouleau jaune RC3: Cédrière tourbeuse à sapin RS3: Sapinière à épinette noire et sphaignes Till ou altération
MF1: Frênaie noire à sapin RS1: Sapinière à thuya RE2: Pessière noire à mousses ou à éricacées
MS2: Sapinière à bouleau blanc RS2: Sapinière à épinette noire RE3: Pessière noire à sphaignes
Tourbe
(3) (5) (4) (4)

MS26 MF15 MS22E MS23E MS20 RS20 RS23M RE22 RE26 RS38 RS37 RS39 RS23 RS18 RS16 RS13 RS10
(MS25) (MS22) (MS23) (RE23M) (RE39) (RE23)
Type MS2 MF1 MS2 MS2 MS2 RS2 RS2 RE2 RE2 RS3 RS3 RS3 RS2 RS1 RS1 RS1 RS1
écologique(1) subhydrique subhydrique d’altitude d’altitude sur sol sur sol mésique de mésique subhydrique hydrique hydrique hydrique mésique de hydrique subhydrique mésique de sur sol
de texture de texture élevée élevée très mince très mince texture fine et de texture de texture minérotrophe minérale organique texture fine minérotrophe de texture texture fine très mince
fine moyenne subhydrique mésique de en mi-pente moyenne fine ombrotrophe ombrotrophe fine
de texture texture fine
fine

Nombre de 2 4 18 29 2 0 13 2 1 1 0 2 15 0 2 12 1
relevés(2) (1) (10) (18) (3) (0) (10)

8AY-40 3AN-31 1AY-30 8AM-30 M1A-30 M8A-20 8A-20 3AN-20 8AY-31 1A-50 1A-50 7T-60 1AY-30 1A-41 8AY-31 8A-30 M8A-20
Dépôt - 8A-40 3AN-40 1A-30 8AY-30 M8A-30 M1A-20 8AY-20 3AN-30 8AY-40 7T-50 8A-50 7E-60 1A-30 1A-50 8AY-40 8AY-30 M8A-30
(3AN-31) R1A-10 M8A-30 2BE-30 7T-60 1A-20 7T-50
drainage (3AN-40)
(2BE-40) R1A-20 8AY-20

SAB, BOP, SAB, EPB, SAB, BOP, SAB, BOP, SAB, BOP, EPN, SAB, SAB, EPN, EPN EPN SAB, EPN, SAB, EPN, SAB, EPN, SAB, EPN, THO, SAB, THO, SAB, THO, SAB, THO, SAB,
Essences EPB FRN, BOP EPB EPB, EPN BOP EPB, BOP EPB, BOP, EPB, BOP, EPB, BOP, EPN
EPB, EPN BOP EPB, BOP BOP BOP
forestières PEB FRN FRN EPN

ERE-RUP ERE-RUP DRS-RUP, PLS, DRS, DRS PLS PLS, CON, PLS PLS-SPS AUR, PLS-RUP SPS, CAX, PLS, CON ERE-RUP ERE-RUP PLS, HYS, CON
Groupes ERE-RUP, CON, (ERE), AUC, RUI AUR-SPS PLS-SPS RUI
d'espèces RUI-RUP, (ERE-RUI)
indicatrices (PLS-RUP)

(1) Sur certaines positions topographiques, il est possible d’observer plusieurs végétations potentielles (Ex.: RS2 et RE2). Certains peuplements classés dans un végétation potentielle lors du traitement des données
peuvent, en réalité, être un autre type de végétation potentielle. Il faut alors être attentif sur le terrain aux critères qui permettent de bien les distinguer, notamment la composition en essences, et on doit souvent pour ce faire
analyser les milieux physiques environnants avant de trancher la question.
(2) Sur un total de 177 points d’observation. MF15, MS22P, MS26E, MS23P, RS22M et RS23P ne figurent pas sur la sère en raison d’un échantillonnage trop faible. Les végétations potentielles MS1, MS6 et FE3 sont observées à
basses altitudes (< 400 m).
(3) Possibilité d’observer des cédrières tourbeuses (RC38) sur ces positions topographiques.
(4) Possibilité d’observer des pessières noires à lichens mésiques de texture fine (RE13) ou de texture moyenne (RE12) dans les zones affectées par les feux de la rivière York survenus en 1938 et 1941.
(5) Types écologiques observés lorsque la pente est ≥ 16%, que la pente arrière ≥ 100 m et dont l’altitude est inférieur à 700 m.

3.53
GUIDE DE RECONNAISSANCE DES TYPES ÉCOLOGIQUES DES RÉGIONS ÉCOLOGIQUES 5h • 5i
GUIDE DE RECONNAISSANCE DES TYPES ÉCOLOGIQUES DES RÉGIONS ÉCOLOGIQUES 5h • 5i

3.54
Figure 3.16 - Sère physiographique des hauts sommets de la Gaspésie

1100 m
1000 m
Éboulis ou cailloutis
900 m

Till ou altération
700 m
Tourbe
(1) (2) (1) (1)

Étage(3)et sous-étage Montagnard Subalpin Alpin inférieur Alpin supérieur Alpin inférieur
Sapinière à bouleau Sapinière à Pessière Combe Prairie Sapin, Cailloutis Diapensia Empetrum nigrum, Vaccinium Épinette noire Clones de sapins Sapin, épinette Betula Scirpus
Végétation potentielle et blanc montagnarde épinette blanche blanche ouverte à humide épinette lapponica et Vaccinium uliginosum et et épinettes blanche et glandulosa cespitosus
type de végétation (MS4) subalpine subalpine neige à blanche et arbustes bas uliginosum et Carex bigelowii entrecoupés de épinette noire
(RB3) (RB3) fougères épinette noire Betula glandulosa diverses commu-
nautés végétales
Hauteur (m) >7m 4-7 m 4-7 m - - 2-4 m - - - - <1m 1-4 m 2-4 m - -
des espèces forestières
Classe de densité A-B-C A-B-C D - - A-B-C - - - - A D A-B-C - -
des espèces forestières
Dépôt 8A, 8AY, 8AM, 8E 8AY, 8AM, R8A, 8E, 8F 8AY, 8AM, R8A, 8E, 8F 8E, 8F, R 8AM, R8A, 8E, 8F, R 8AY, 8AM, R8A, 8E, 8F 7T

Drainage 30 30 40, 50 40 40, 50 30 00, 10, 20 20, 30 20, 30 30, 40 10, 20 30 30 30 60

(1) Krummholz: arbres rampants ou rabougris avec des formes érodées.


(2) Présence de gélisol (Mont Jacques-Cartier)
(3) Les étapes alpins inférieurs et supérieurs n’ont pas été échantillonés lors de l’inventaire écologique. La sère a été dessinée à partir d’observations occulaires et de notes prises sur le terrain.
Étage subalpin

L’étage subalpin est une zone de transition entre les étages montagnard et alpin.
Dans l’étage subalpin, la forêt, de densité variable, est majoritairement constituée de
sapins baumiers et d’épinettes blanches dont la hauteur varie de 4 à 7 m. Entre les
îlots de forêt, on observe surtout des arbustaies à AUC ou encore des herbaçaies à
latifoliés et à fougères.
RÉGION ÉCOLOGIQUE 5i RÉGION ÉCOLOGIQUE 5i
Étage subalpin Étage alpin inférieur

Photo 21 Photo 22

Étage alpin inférieur

L’étage alpin inférieur est caractérisé par des formations végétales arbustives
dominées par des essences arborescentes qui, à cause de conditions climatiques
défavorables, ont une hauteur réduite (arbres inférieurs à 4 m) et des formes érodées
(krummlholz). Ces arbustaies de 2 à 4 m de haut forment des colonies continues ou
de petits îlots entrecoupés de diverses strates végétales basses.

Étage alpin supérieur

L’étage alpin supérieur, soit l’étage des plus hautes altitudes, est dominé par une
végétation basse herbacée, arbustive ou muscinale. Les espèces les plus communes
sont la camarine noire (Empetrum nigrum), le bouleau glanduleux (Bétula
GUIDE DE RECONNAISSANCE DES TYPES ÉCOLOGIQUES DES RÉGIONS ÉCOLOGIQUES 5h • 5i

glandulosa), l’airelle des marécages (Vaccinium uliginosum) et le lédon du Groenland


(Ledum groenlandicum). Néanmoins, on peut observer d’autres espèces d’affinités
arctiques, notamment la diapensie de Laponie (Diapensia lapponica), l’azalée des
Alpes (Loiseleuria procumbens) et le saule raisin-d'ours (Salix uva-ursi).

RÉGION ÉCOLOGIQUE 5i Dans l’étage alpin supérieur, les condi-


Étage alpin supérieur tions climatiques rigoureuses affectent
aussi les sols qui présentent des formes
polygonales (gélisol) typiques de la
toundra. Enfin, l’étage alpin supérieur est
parfois constitué de vastes étendues de
cailloutis, plus ou moins recouverts de
lichens crustacés et foliacés.

La sère physiographique des hauts som-


mets de la Gaspésie est présentée à la
figure 3.16. Elle a été dessinée à partir
Photo 23 d’observations oculaires et de notes
prises sur le terrain.

3.55
3.5.2 TYPE ÉCOLOGIQUE CARTOGRAPHIÉ

Le tableau 3.6 présente la superficie (km 2), dans les régions 5h et 5i, des types écologiques
cartographiés lors du troisième programme d’inventaire forestier. C’est avec l’aide des
sères physiographiques qu’il est possible de photo-interpréter les types écologiques pour
ensuite les cartographier. On interprète habituellement des photographies aériennes à
l’échelle de 1/15 000 et on les transpose sur des cartes écoforestières à l’échelle de
1/20 000.

La photo-interprétation présente des avantages par rapport à l’identification du type


écologique sur le terrain. Elle permet de bien visualiser de grands ensembles, par exem-
ple les dépôts de surface. De plus, elle facilite le repérage de milieux physiques similaires
dans un secteur donné et permet de mieux apprécier la distribution de certains éléments
dans le paysage, comme les végétations potentielles MS1, MS2 et MS6 ou RS2 et RE2.

Cependant, la photo-interprétation a aussi ses limites :

- Elle exige qu’on regroupe dans des polygones plus grands de petits peuplements qui
peuvent appartenir à des types écologiques différents. Conséquemment, le type
écologique que le photo-interprète attribue à un polygone peut ne pas correspondre à
celui qu’on observe sur le terrain.

- Le photo-interprète se base sur les résultats de la classification, qui sont reproduits dans
la grille des milieux physiques, pour déterminer la texture d’un dépôt de surface.
Or, comme nous l’avons déjà mentionné, lorsqu’un dépôt est issu d’altération, sa texture
peut varier selon la géologie du substrat. Le code attribué au milieu physique sur le
terrain peut donc différer de celui qu’on lui donne lors de la photo-interprétation.

- Le photo-interprète ne peut établir avec précision la limite entre des dépôts dont
l’épaisseur diffère (1A, 1AY, 1AM, etc.) et des sites qui n’ont pas la même classe de
drainage. Ses déductions sont basées sur des indices physiques et elles comportent
nécessairement une marge d’erreur.
GUIDE DE RECONNAISSANCE DES TYPES ÉCOLOGIQUES DES RÉGIONS ÉCOLOGIQUES 5h • 5i

- La régénération et les groupes d’espèces indicatrices sont des éléments qui peuvent
être importants pour l’identification du type écologique, mais le photo-interprète ne peut
les considérer et cela peut fausser les résultats qu’il obtient.

L’observation sur le terrain et la photo-interprétation ont toutes deux des limites. On a donc
intérêt à combiner les résultats obtenus avec chacune de ces techniques pour identifier
un type écologique avec certitude.

3.56
Tableau 3.6 – Superficie des types écologiques cartographiés des régions 5h et 5i

SUPERFICIE (KM 2)
TYPE ÉCOLOGIQUE RÉGION ÉCOLOGIQUE
CARTOGRAPHIÉ TOTAL
5h 5i

FE32 4,45 6,12 10,57


FE33 106,40 4,21 110,61
MF15 5,14 0,54 5,68
MF18 2,23 0,01 2,24
MS10 50,84 6,15 56,99
MS12 161,76 44,88 206,64
MS13 930,88 79,05 1 009,93
MS14 9,69 10,81 20,50
MS15 33,30 6,26 39,56
MS16 46,15 12,11 58,26
MS20 128,35 193,51 321,86
MS21 0,61 76,24 76,85
MS22 1 139,85 285,66 1 425,51
MS23 5 004,10 2 905,94 7 910,04
MS25 125,04 14,52 139,56
MS26 255,74 137,05 392,79
MS40 0,00 11,18 11,18
MS43 0,00 56,40 56,40
MS63 100,82 0,00 100,82
MS65 1,26 0,01 1,27
MS66 2,46 0,00 2,46
RB13 3,27 0,00 3,27
RC38 20,11 7,70 27,81
RE13 8,85 0,17 9,02
RE20 2,38 1,91 4,29
RE21 0,64 1,67 2,31
RE22 2,51 2,18 4,69
GUIDE DE RECONNAISSANCE DES TYPES ÉCOLOGIQUES DES RÉGIONS ÉCOLOGIQUES 5h • 5i

RE23 24,10 10,23 34,33


RE26 4,68 3,65 8,33
RE37 1,08 0,89 1,97
RE38 1,96 0,39 2,35
RE39 57,27 8,51 65,78
RS10 53,66 3,11 56,77
RS12 3,70 0,00 3,70
RS13 185,98 27,61 213,59
RS15 31,44 4,78 36,22
RS16 110,56 41,62 152,18
RS18 8,09 8,29 16,38
RS20 128,94 77,30 206,24
RS22 28,87 18,37 47,24
RS23 618,31 506,22 1 124,53
RS25 15,92 13,96 29,88
RS26 124,81 141,09 265,90
RS22M 1,80 0,68 2,48
RS23M 67,12 183,54 250,66

3.57
SUPERFICIE (KM 2)
TYPE ÉCOLOGIQUE RÉGION ÉCOLOGIQUE
CARTOGRAPHIÉ TOTAL
5h 5i

RS37 0,71 6,30 7,01


RS38 16,16 29,80 45,96
RS39 10,56 4,54 15,10
RS40 0,00 5,01 5,01
RS43 0,00 3,46 3,46
RS52 146,37 1,69 148,06
RS53 143,23 3,60 146,83
RS54 39,09 5,60 44,69
RS56 38,67 0,74 39,41
TA22K 0,00 2,52 2,52
Autres types éologiques 29,92 22,39 52,31
TOTAL FORESTIER PRODUCTIF 10 039,83 5 000,17 15 040,00
TOTAL FORESTIER IMPRODUCTIF
ET NON FORESTIER
151,92 302,77 454,68
SUPERFICIE TOTALE 10 191,75 5 302,94 15 494,68
GUIDE DE RECONNAISSANCE DES TYPES ÉCOLOGIQUES DES RÉGIONS ÉCOLOGIQUES 5h • 5i

3.58
4 DESCRIPTION DES TYPES ÉCOLOGIQUES
4.1 LISTE DES TYPES ÉCOLOGIQUES
À partir des résultats obtenus lors du traitement des données d’inventaire
écologique, nous avons dressé la liste des types écologiques présents dans les
régions écologiques 5h et 5i (tableau 4.1). Les autres types écologiques, qu’on pour-
ra sans doute observer sur le terrain, sont vraisemblablement très peu fréquents.
Les 12 types écologiques les plus fréquents ou d’intérêt particulier sont brièvement
décrits sur des fiches types. Les données qui figurent sur ces fiches ont été recueil-
lies dans les points d’observation écologique établis sur le territoire étudié.

4.2 FICHE TYPE


Chaque fiche type comporte, dans l’ordre :

1. Le code et le nom du type écologique.

2. Une photographie d’une station représentative du type.

3. Un graphique qui rend compte de la fréquence des types écologiques selon les
classes de drainage et de richesse relative. Cette information a été obtenue en
compilant les groupes d’espèces indicatrices (et la richesse correspondante)
selon les drainages synthèses notés dans chaque point d’observation écologique
des régions écologiques 5h et 5i.

4. Une brève description du type écologique.

5. Les principaux types de couverts arborescents observés * (les codes des


essences forestières sont énumérés au tableau 3.2).

6. Les principaux groupes d’espèces indicatrices observés *.


GUIDE DE RECONNAISSANCE DES TYPES ÉCOLOGIQUES DES RÉGIONS ÉCOLOGIQUES 5h • 5i

7. Les situations topographiques les plus communes *.

8. Les combinaisons dépôt-drainage les plus communes *.

9. Les types de sol les plus courants * selon Le système canadien de classification
des sols, 1987.

10. La richesse relative déterminée à partir des groupes d’espèces indicatrices les
plus fréquemment rencontrés sur les stations de chacun des types écologiques.

11. Des commentaires.

* L’exposant exprime la proportion de relevés en dizaine(s) de pourcentage.

4.1
GUIDE DE RECONNAISSANCE DES TYPES ÉCOLOGIQUES DES RÉGIONS ÉCOLOGIQUES 5h • 5i

4.2
Page 1 de 4
Tableau 4.1 - Abondance des types écologiques selon les régions 5h et 5i
Nombre de points d’observation
Code Type écologique Région écologique
5h 5i Total

FE33* Érablière à bouleau jaune sur dépôt de mince à épais, de texture fine et de drainage mésique 7 1 8
MF12 Frênaie noire à sapin sur dépôt de mince à épais, de texture moyenne et de drainage mésique 4 4
MS12 Sapinière à bouleau jaune sur dépôt de mince à épais, de texture moyenne et de drainage mésique 14 14
MS12P Sapinière à bouleau jaune sur dépôt de mince à épais, très pierreux, de texture moyenne et de drainage mésique 2 2
MS13* Sapinière à bouleau jaune sur dépôt de mince à épais, de texture fine et de drainage mésique 57 4 61
MS13P Sapinière à bouleau jaune sur dépôt de mince à épais, très pierreux, de texture fine et de drainage mésique 1 1
MS14 Sapinière à bouleau jaune sur dépôt de mince à épais, de texture grossière et de drainage subhydrique 1 1
MS16 Sapinière à bouleau jaune sur dépôt de mince à épais, de texture fine et de drainage subhydrique 1 1
MS20 Sapinière à bouleau blanc sur dépôt très mince, de texture variée et de drainage de xérique à hydrique 1 2 3
MS20E Sapinière à bouleau blanc d'altitude élevé sur dépôt très mince, de texture variée et de drainage de xérique à hydrique 2 2
MS20P Sapinière à bouleau blanc sur dépôt très mince, très pierreux, de texture variée et de drainage de xérique à hydrique 4 4
MS22 Sapinière à bouleau blanc sur dépôt de mince à épais, de texture moyenne et de drainage mésique 34 10 44
MS22E Sapinière à bouleau blanc d'altitude élevé sur dépôt de mince à épais, de texture moyenne et de drainage mésique 19 22 41
MS22P Sapinière à bouleau blanc sur dépôt de mince à épais, très pierreux, de texture moyenne et de drainage mésique 1 5 6
MS23* Sapinière à bouleau blanc sur dépôt de mince à épais, de texture fine et de drainage mésique 192 31 223
MS23E Sapinière à bouleau blanc d'altitude élevé sur dépôt de mince à épais, de texture fine et de drainage mésique 41 78 119
MS23P Sapinière à bouleau blanc sur dépôt de mince à épais, très pierreux, de texture fine et de drainage mésique 8 9 17
Page 2 de 4
Tableau 4.1 - Abondance des types écologiques selon les régions 5h et 5i
Nombre de points d’observation
Code Type écologique Région écologique
5h 5i Total

MS25 Sapinière à bouleau blanc sur dépôt de mince à épais, de texture moyenne et de drainage subhydrique 4 1 5
MS25E Sapinière à bouleau blanc d'altitude élevé sur dépôt de mince à épais, de texture moyenne et de drainage subhydrique 1 1
MS26* Sapinière à bouleau blanc sur dépôt de mince à épais, de texture fine et de drainage subhydrique 27 7 34
MS26E Sapinière à bouleau blanc d'altitude élevé sur dépôt de mince à épais, de texture fine et de drainage subhydrique 2 16 18
MS26P Sapinière à bouleau blanc sur dépôt de mince à épais, très pierreux, de texture fine et de drainage subhydrique 2 2
MS42 Sapinière à bouleau blanc montagnarde sur dépôt de mince à épais, de texture moyenne et de drainage mésique 2 2
MS43* Sapinière à bouleau blanc montagnarde sur dépôt de mince à épais, de texture fine et de drainage mésique 6 6
MS43P Sapinière à bouleau blanc montagnarde sur dépôt de mince à épais, très pierreux, de texture fine et de drainage mésique 3 3
MS45P Sapinière à bouleau blanc montagnarde sur dépôt de mince à épais, très pierreux, de texture moyenne et de drainage subhydrique 2 2
MS46 Sapinière à bouleau blanc montagnarde sur dépôt de mince à épais, de texture fine et de drainage subhydrique 2 2
MS62 Sapinière à érable rouge sur dépôt de mince à épais, de texture moyenne et de drainage mésique 1 1
MS63* Sapinière à érable rouge sur dépôt de mince à épais, de texture fine et de drainage mésique 12 1 13
MS63P Sapinière à érable rouge sur dépôt de mince à épais, très pierreux, de texture fine et de drainage mésique 1 1
RC38 Cédrière tourbeuse à sapin sur dépôt organique, de drainage hydrique, minérotrophe 7 7
RE22 Pessière noire à mousses ou à éricacées sur dépôt de mince à épais, de texture moyenne et de drainage mésique 1 2 3
RE22P Pessière noire à mousses ou à éricacées sur dépôt de mince à épais, très pierreux, de texture moyenne et de drainage mésique 1 1
RE23 Pessière noire à mousses ou à éricacées sur dépôt de mince à épais, de texture fine et de drainage mésique 16 10 26

4.3
.
GUIDE DE RECONNAISSANCE DES TYPES ÉCOLOGIQUES DES RÉGIONS ÉCOLOGIQUES 5h • 5i
GUIDE DE RECONNAISSANCE DES TYPES ÉCOLOGIQUES DES RÉGIONS ÉCOLOGIQUES 5h • 5i
Page 3 de 4

4.4
Tableau 4.1 - Abondance des types écologiques selon les régions 5h et 5i
Nombre de points d’observation
Code Type écologique Région écologique
5h 5i Total

RE23M Pessière noire à mousses ou à éricacées sur dépôt de mince à épais, en mi-pente, de texture fine et de drainage mésique 6 3 9
RE23P Pessière noire à mousses ou à éricacées sur dépôt de mince à épais, très pierreux, de texture fine et de drainage mésique 1 2 3
RE25 Pessière noire à mousses ou à éricacées sur dépôt de mince à épais, de texture moyenne et de drainage subhydrique 1 1
RE26 Pessière noire à mousses ou à éricacées sur dépôt de mince à épais, de texture fine et de drainage subhydrique 4 3 7
RE37 Pessière noire à sphaignes sur dépôt minéral de mince à épais, de drainage hydrique, ombrotrophe 1 1
RE37P Pessière noire à sphaignes sur dépôt minéral de mince à épais, très pierreux, de drainage hydrique, ombrotrophe 1 1
RE39 Pessière noire à sphaignes sur dépôt organique, de drainage hydrique, ombrotrophe 4 1 5
RS10 Sapinière à thuya sur dépôt très mince, de texture variée et de drainage de xérique à hydrique 2 1 3
RS12 Sapinière à thuya sur dépôt de mince à épais, de texture moyenne et de drainage mésique 1 1
RS13* Sapinière à thuya sur dépôt de mince à épais, de texture fine et de drainage mésique 41 12 53
RS13P Sapinière à thuya sur dépôt de mince à épais, très pierreux, de texture fine et de drainage mésique 4 1 5
RS16* Sapinière à thuya sur dépôt de mince à épais, de texture fine et de drainage subhydrique 17 2 19
RS18 Sapinière à thuya sur dépôt minéral de mince à épais, de drainage hydrique, minérotrophe 2 2
RS20P Sapinière à épinette noire sur dépôt très mince, très pierreux, de texture variée et de drainage de xérique à hydrique 1 1
RS22 Sapinière à épinette noire sur dépôt de mince à épais, de texture moyenne et de drainage mésique 7 2 9
RS22M Sapinière à épinette noire sur dépôt de mince à épais, en mi-pente, de texture moyenne et de drainage mésique 3 3 6
RS22P Sapinière à épinette noire sur dépôt de mince à épais, très pierreux, de texture moyenne et de drainage mésique 2 3 5
Page 4 de 4
Tableau 4.1 - Abondance des types écologiques selon les régions 5h et 5i
Nombre de points d’observation
Code Type écologique Région écologique
5h 5i Total
RS23* Sapinière à épinette noire sur dépôt de mince à épais, de texture fine et de drainage mésique 43 16 59
RS23M* Sapinière à épinette noire sur dépôt de mince à épais, en mi-pente, de texture fine et de drainage mésique 18 16 34
RS23P Sapinière à épinette noire sur dépôt de mince à épais, très pierreux, de texture fine et de drainage mésique 4 4 8
RS26* Sapinière à épinette noire sur dépôt de mince à épais, de texture fine et de drainage subhydrique 15 1 16
RS37 Sapinière à épinette noire et sphaignes sur dépôt minéral de mince à épais, de drainage hydrique, ombrotrophe 4 1 5
RS38* Sapinière à épinette noire et sphaignes sur dépôt organique ou dépôt minéral de mince à épais, de drainage hydrique, minérotrophe 4 3 7
RS39 Sapinière à épinette noire et sphaignes sur dépôt organique, de drainage hydrique, ombrotrophe 1 4 5
RS43 Sapinière à épinette noire montagnarde sur dépôt de mince à épais, de texture fine et de drainage mésique 1 1
RS43P Sapinière à épinette noire montagnarde sur dépôt de mince à épais, très pierreux, de texture fine et de drainage mésique 1 1
TA23K Toundra alpine (arbustive ou herbacée) avec arbres rabougris (Krummholz) sur dépôt de mince à épais, 1 1
de texture fine et de drainage mésique
* Type écologique retenu pour les fiches types. 636 310 946

4.5
GUIDE DE RECONNAISSANCE DES TYPES ÉCOLOGIQUES DES RÉGIONS ÉCOLOGIQUES 5h • 5i
FE33

Érablière à bouleau jaune


sur dépôt de mince à épais,
de texture fine
et de drainage mésique

Photo 24

CLASSE DE RICHESSE RELATIVE DU SITE


TRÈS PAUVRE MOYENNE RICHE TRÈS
PAUVRE RICHE

XÉRIQUE
MÉSIQUE
SUBHYDRIQUE
HYDRIQUE
DRAINAGE
LÉGENDE
% de la fréquence des points d’observation

De 1 à 10 De 11 à 25 De 26 à 50 De 51 à 75 De 76 à 100

DESCRIPTION :
Sur le territoire étudié, le type écologique FE33 se limite aux secteurs les plus
méridionaux ; par conséquent, il est rare dans la région 5i. Il colonise les mêmes stations
que le type MS13, mais dans des conditions climatiques plus thermophiles, et à une alti-
tude souvent inférieure à 300 m. Il est toujours associé aux groupes d’espèces à ERE,
GUIDE DE RECONNAISSANCE DES TYPES ÉCOLOGIQUES DES RÉGIONS ÉCOLOGIQUES 5h • 5i

particulièrement au groupe ERE VIL. Lorsque le type FE33 se situe près de sa limite
altitudinale supérieure, les espèces du groupe élémentaire VIL disparaissent et la
proportion des résineux augmente. Le type écologique FE32 possède des caractéris-
tiques similaires (position topographique, dynamisme, etc.) lorsqu’il se trouve sur des
dépôts de pente ou de till.
COUVERTS ARBORESCENTS : ERS BOJ 4, BOJ 1
GROUPES D’ESPÈCES INDICATRICES : ERE VIL 4, ERE 4, ERE RUI 1
SITUATIONS TOPOGRAPHIQUES : mi-pente 7, haut de pente 2
DÉPÔTS-DRAINAGES : 1A 30 2, 8A 20 2, 1AY 30 1, 8AY 30 1
TYPES DE SOLS : PHF.0 10
CLASSE DE RICHESSE RELATIVE DU SITE : très riche
NOTE :
Les stations propices à l'érablière à bouleau jaune ont été appauvries en tiges de qualité
à la suite d'interventions inappropriées dans le passé. Ce sont des stations riches qui se
prêtent bien à la production de bois d'œuvre. Ainsi, la coupe de préjardinage et la coupe
de jardinage sont les traitements appropriés pour maximiser la récolte et maintenir ces
peuplements dans le paysage forestier. Les interventions avec de grandes trouées peu-
vent engendrer des arbustaies à ERE et nuire à l’accroissement de l’érable à sucre et du
bouleau jaune.

4.6
MS13

Sapinière à bouleau jaune


sur dépôt de mince à épais,
de texture fine et
de drainage mésique

Photo 25
MS12 MS13
CLASSE DE RICHESSE RELATIVE DU SITE
TRÈS PAUVRE MOYENNE RICHE TRÈS TRÈS PAUVRE MOYENNE RICHE TRÈS
PAUVRE RICHE PAUVRE RICHE

XÉRIQUE
MÉSIQUE
SUBHYDRIQUE
HYDRIQUE
DRAINAGE
LÉGENDE
% de la fréquence des points d’observation

De 1 à 10 De 11 à 25 De 26 à 50 De 51 à 75 De 76 à 100

DESCRIPTION :
Le type écologique MS13 est présent dans tous les grands couloirs fluviaux et les
vallées abritées ainsi que sur les versants bien exposés dont l’altitude est inférieure à
400 m. Ce type écologique colonise les plus belles stations où le dépôt est épais et le
drainage mésique. Il est souvent associé aux groupes d’espèces indicatrices à ERE. En
GUIDE DE RECONNAISSANCE DES TYPES ÉCOLOGIQUES DES RÉGIONS ÉCOLOGIQUES 5h • 5i

raison des conditions climatiques moins favorables, il est plus rare sur les moyens et les
hauts versants, où il cède la place au type MS23. Le type écologique MS12 possède les
mêmes caractéristiques (position topographique, groupes d'espèces, etc.), mais on le
trouve sur des dépôts de till ou de pente de texture moyenne.
COUVERTS ARBORESCENTS : ERE 1, BOJ SAB 1, BOP BOJ 1
GROUPES D’ESPÈCES INDICATRICES : ERE 4, DRS 2, ERE RUI 2
SITUATIONS TOPOGRAPHIQUES : mi-pente 8, haut de pente 1
DÉPÔTS-DRAINAGES : 8A 20 2, 1A 30 1, 1AY 30 1, 8AY 30 1
TYPES DE SOLS : PHF.0 7, PFH.0 3
CLASSE DE RICHESSE RELATIVE DU SITE : riche
NOTE :
Les sites où l'on trouve ce type écologique devraient être réservés à la production de bois
d'œuvre. Il faudrait éviter de trop grandes ouvertures du couvert arborescent, pour limiter
le plus possible la compétition du groupe ERE. Ce problème est particulièrement sérieux sur
les superficies où l'on a pratiqué une coupe totale, car les essences compétitrices y entra-
vent la croissance des jeunes bouleaux et des sapins en régénération. La mortalité chez le
sapin est souvent très élevée, et le bouleau jaune est rare, sinon absent. Le reboisement
dans ces conditions est à éviter, car il doit être suivi de nombreux dégagements. Pour les
stations à dominance feuillue, la coupe de jardinage par pied d'arbre ou par petites trouées
avec des poquets serait un choix adéquat. Enfin, pour les peuplements à dominance
résineuse, la coupe progressive d'ensemencement assure la pérennité des essences
résineuses et empêche la prolifération du groupe ERE.
4.7
MS23

Sapinière à bouleau blanc


sur dépôt de mince à épais,
de texture fine
et de drainage mésique

Photo 26

MS22 MS23
CLASSE DE RICHESSE RELATIVE DU SITE
TRÈS PAUVRE MOYENNE RICHE TRÈS TRÈS PAUVRE MOYENNE RICHE TRÈS
PAUVRE RICHE PAUVRE RICHE

XÉRIQUE
MÉSIQUE
SUBHYDRIQUE
HYDRIQUE
DRAINAGE
LÉGENDE
% de la fréquence des points d’observation

De 1 à 10 De 11 à 25 De 26 à 50 De 51 à 75 De 76 à 100

DESCRIPTION :
Caractéristique du domaine de la sapinière à bouleau blanc, le type écologique MS23
colonise la plupart des stations, en pente faible, modérée ou forte, où le drainage est
mésique et où les dépôts de till et d’altération varient de mince à épais. En raison des
conditions climatiques moins favorables, ce type est plus rare lorsque l’altitude dépasse
GUIDE DE RECONNAISSANCE DES TYPES ÉCOLOGIQUES DES RÉGIONS ÉCOLOGIQUES 5h • 5i

700 m, où il cède la place aux types MS43 et RS43. Dans le type MS23, une grande variété
de types forestiers peuvent croître, lesquels peuvent être regroupées en deux
physionomies particulières (faciès à ERE et faciès à CON DRS PLS), selon la proportion de
l’érable à épis ou l’altitude de la station. Le faciès à CON DRS PLS est le plus important des
deux et il est constitué d’un tapis muscinal (groupes à PLS ou HYS) continu où alternent
les groupes à DRS et le groupe à CON. On le trouve habituellement à une altitude
supérieur à 500 m. Les peuplements matures sont composés d’une forte densité de tiges
dont la hauteur est inférieure à 17 m. Le faciès à ERE supporte des peuplements matures
moins denses, mais les tiges ont souvent une hauteur supérieure à 17 m. Les deux faciès
sont régulièrement soumis aux attaques de la tordeuse des bourgeons de l’épinette.
Lorsque l’altitude est élevée, les peupliers dans le type MS23 disparaissent et les
bouleaux qui y persistent offrent peu de compétition aux sapins. Enfin, dans les secteurs
à forte récurrence de feux, le type MS23 peut contenir de l’épinette noire. Le type
écologique MS22 possède les mêmes caractéristiques (position topographique, groupes
d'espèces, etc.), mais il se trouve sur des dépôts de till ou de pente de texture moyenne.

COUVERTS ARBORESCENTS : SAB 3, SAB EPB 2, BOP SAB 1


GROUPES D’ESPÈCES INDICATRICES : DRS 2, CON 2, RUI 1, ERE 1
SITUATIONS TOPOGRAPHIQUES : mi-pente 7, haut de pente 2
DÉPÔTS-DRAINAGES : 8A 30 3, 1A 30 1, 1AY 30 1, 8AY 30 1
TYPES DE SOLS : PHF.0 7, PFH.0 2
CLASSE DE RICHESSE RELATIVE DU SITE : moyenne

4.8
MS23 (suite)

Sapinière à bouleau blanc


sur dépôt de mince à épais,
de texture fine et
de drainage mésique
à faciès à ERE

Photo 27

MS23E

Sapinière à bouleau blanc


sur dépôt de mince à épais,
de texture fine
et de drainage mésique
à faciès à CON DRS PLS
(MS23E)

Photo 28
GUIDE DE RECONNAISSANCE DES TYPES ÉCOLOGIQUES DES RÉGIONS ÉCOLOGIQUES 5h • 5i

Ci-haut, un exemple de chaque faciès du type écologique MS23.

NOTE :
La régénération préétablie du sapin est souvent convenable. La coupe avec protection de
la régénération et des sols (CPRS) s'avère donc le type de coupe le plus indiqué, surtout
sur les stations de faciès à CON DRS PLS, où la proportion de résineux est importante et
la régénération préétablie de sapin est généralement abondante. Cependant, sur les sta-
tions à faciès à ERE où l'on peut envisager la production de bois d'œuvre, il est préférable
de pratiquer la récolte sur les superficies restreintes, pour réduire la compétition végé-
tale au minimum et éviter ainsi le recours à des travaux d’aménagement.

4.9
MS26

Sapinière à bouleau blanc


sur dépôt de mince à épais,
de texture fine
et de drainage subhydrique

Photo 29

CLASSE DE RICHESSE RELATIVE DU SITE


TRÈS PAUVRE MOYENNE RICHE TRÈS
PAUVRE RICHE

XÉRIQUE
MÉSIQUE
SUBHYDRIQUE
HYDRIQUE
DRAINAGE
LÉGENDE
% de la fréquence des points d’observation

De 1 à 10 De 11 à 25 De 26 à 50 De 51 à 75 De 76 à 100

DESCRIPTION :
Le type écologique MS26 occupe le bas des longues pentes de même que des
superficies généralement restreintes en bordure des cours d’eau, des ruisseaux intermit-
tents et des dépressions ouvertes. Sur ces stations subhydriques de richesse relative
GUIDE DE RECONNAISSANCE DES TYPES ÉCOLOGIQUES DES RÉGIONS ÉCOLOGIQUES 5h • 5i

élevée, on trouve souvent le groupe d’espèces à RUP et les groupes à AUR, à DRS et à
ERE. On y trouve aussi l’épinette blanche. Cette espèce facilite souvent l’identification du
type MS26, même si l’épinette noire est présente.
COUVERTS ARBORESCENTS : SAB 2, SAB EPB 2, SAB BOP 1
GROUPES D’ESPÈCES INDICATRICES : DRS RUP 1, ERE RUP 1, ERE 1
SITUATIONS TOPOGRAPHIQUES : mi-pente 7, bas de pente 2
DÉPÔTS-DRAINAGES : 8A 40 3, 1A 31 2, 1A 40 1, 8A 40 1
TYPES DE SOLS : PHF.0 5, PH.0 3
CLASSE DE RICHESSE RELATIVE DU SITE : riche
NOTE :
Il faut éviter de créer des conditions propices à l’érosion de surface et au transport de
matériel vers le bas des pentes. En cas de doute, mieux vaut pratiquer les opérations
de récolte à la période hivernale, sinon utiliser une machinerie adéquate. La régénéra-
tion préétablie du sapin est souvent convenable sur ces stations. La production de bois
d’œuvre devrait être limitée aux résineux, surtout l’épinette blanche.

4.10
MS43

Sapinière à bouleau blanc


montagnarde sur dépôt
de mince à épais, de texture
fine et de drainage mésique

Photo 30

CLASSE DE RICHESSE RELATIVE DU SITE


TRÈS PAUVRE MOYENNE RICHE TRÈS
PAUVRE RICHE

XÉRIQUE
MÉSIQUE
SUBHYDRIQUE
HYDRIQUE
DRAINAGE
LÉGENDE
% de la fréquence des points d’observation

De 1 à 10 De 11 à 25 De 26 à 50 De 51 à 75 De 76 à 100

DESCRIPTION :
Ce type écologique se trouve généralement au-dessus de 700 m sur des stations
exposées au vent et à la neige. Il remplace le type MS23 en haute altitude (étage
montagnard). Il se différencie de ce type du fait qu’il présente des formes de croissance
GUIDE DE RECONNAISSANCE DES TYPES ÉCOLOGIQUES DES RÉGIONS ÉCOLOGIQUES 5h • 5i

irrégulière et que les arbres à maturité ont généralement moins de 12 m de haut. Le type
MS43 se rapproche du faciès à CON DRS PLS par la composition du couvert arborescent
et des groupes d’espèces indicatrices qui y sont associés. Sa dynamique est cependant
différente, car les épidémies de la tordeuse des bourgeons de l’épinette et les feux sont
plus rares en altitude. Par conséquent, les peuplements du type MS43 se font souvent
attribués le statut de forêt ancienne, car la longévité du sapin baumier y est supérieure.
Enfin, au contact de l’étage subalpin, le type MS43 est graduellement remplacé par le
type RB33.
COUVERTS ARBORESCENTS : SAB 5, SAB EPB BOP 3, EPB SAB 2
GROUPES D’ESPÈCES INDICATRICES : PLS 5, DRS 3, CON 1
SITUATIONS TOPOGRAPHIQUES : mi-pente 8, haut de pente 2
DÉPÔTS-DRAINAGES : 8A 30 5, 1A 30 2, 1AY 30 1, 8A 30 1
TYPES DE SOLS : non déterminé
CLASSE DE RICHESSE RELATIVE DU SITE : moyenne
NOTE :
La productivité des stations du type MS43 est inférieure à celle des stations du type MS23
en raison d’une saison de croissance plus courte. Il est préférable d’orienter les scénarios
d’aménagement intensif sur des stations plus productives. Quand la régénération préétablie
est suffisante, les CPRS s’avèrent le type de récolte le plus indiqué. Dans le cas où la
régénération est déficiente, les traitements sylvicoles qui favorisent l’ensemencement
naturel est souhaitable, car les plantations ne produisent pas un rendement équivalent
à celui des plantations situées en plus basse altitude.
4.11
MS63

Sapinière à érable rouge


sur dépôt de mince à épais,
de texture fine et
de drainage mésique

Photo 31

CLASSE DE RICHESSE RELATIVE DU SITE


TRÈS PAUVRE MOYENNE RICHE TRÈS
PAUVRE RICHE

XÉRIQUE
MÉSIQUE
SUBHYDRIQUE
HYDRIQUE
DRAINAGE
LÉGENDE
% de la fréquence des points d’observation

De 1 à 10 De 11 à 25 De 26 à 50 De 51 à 75 De 76 à 100

DESCRIPTION :
Presque exclusivement présent dans la région 5h, le type écologique MS63 colonise des stations
semblables à celles du type MS13, mais dans des secteurs où le bouleau jaune est absent à
cause des coupes abusives et répétées, des feux ou du climat plus rigoureux. Le type MS63 est
GUIDE DE RECONNAISSANCE DES TYPES ÉCOLOGIQUES DES RÉGIONS ÉCOLOGIQUES 5h • 5i

ordinairement associé aux groupes d’espèces indicatrices à DIE et au groupe à CON qui sont
représentatifs des stations de richesse relative moyenne. Lorsque les groupes à ERE dominent
dans son sous-bois, le type MS63 présente une productivité comparable à celle du type MS13.

COUVERTS ARBORESCENTS : SAB BOP 1, BOP PET 1, SAB EPB BOP 1


GROUPES D’ESPÈCES INDICATRICES : CON 2, ERE DIE 2, DIE 1
SITUATIONS TOPOGRAPHIQUES : mi-pente 8, haut de pente 1
DÉPÔTS-DRAINAGES : 8A 30 5, 1A 30 3, 1AY 30 1
TYPES DE SOLS : non déterminé
CLASSE DE RICHESSE RELATIVE DU SITE : moyenne

NOTE :
Habituellement, les stations où se trouve le type écologique MS63 semblent moins productives que
celles colonisées par le type MS13, d'où une possible relation avec la disparition du bouleau jaune.
Nous pensons que le type MS63 occupe une position intermédiaire entre les types MS13 et MS23.
Les stations où croissent les groupes à ERE peuvent tout de même être utilisées à des fins de pro-
duction de bois d'œuvre, de résineux ou de feuillus. Une origine de feu limite la qualité des tiges
feuillues. Les résineux peuvent faire l'objet d'un aménagement intensif sur toutes les stations.
L'abondance de l'érable rouge et d'espèces compétitrices peut rendre, dans certains cas, leur
remise en production problématique.

4.12
RS13

Sapinière à thuya
sur dépôt de mince à épais,
de texture fine
et de drainage mésique

Photo 32

CLASSE DE RICHESSE RELATIVE DU SITE


TRÈS PAUVRE MOYENNE RICHE TRÈS
PAUVRE RICHE

XÉRIQUE
MÉSIQUE
SUBHYDRIQUE
HYDRIQUE
DRAINAGE
LÉGENDE
% de la fréquence des points d’observation

De 1 à 10 De 11 à 25 De 26 à 50 De 51 à 75 De 76 à 100

DESCRIPTION :
Plus commun dans l’est du territoire, ce type écologique colonise surtout les versants des val-
lées primaires et secondaires. On le trouve aussi en bordure du type RS16, où il forme une zone
de transition entre la sapinière à thuya et la sapinière à bouleau blanc. Le thuya et le sapin domi-
GUIDE DE RECONNAISSANCE DES TYPES ÉCOLOGIQUES DES RÉGIONS ÉCOLOGIQUES 5h • 5i

nent dans le couvert arborescent ainsi que parmi la régénération. Le bouleau jaune est parfois
présent dans les positions plus méridionales.

COUVERTS ARBORESCENTS : THO SAB 3, SAB THO 2, SAB 1


GROUPES D’ESPÈCES INDICATRICES : ERE 3, CON 2, HYS 1
SITUATIONS TOPOGRAPHIQUES : mi-pente 8, bas de pente 1
DÉPÔTS-DRAINAGES : 1A 30 2, 8A 30 2, 8AY 30 2
TYPES DE SOLS : PHF.0 8, PFH.0 1
CLASSE DE RICHESSE RELATIVE DU SITE : riche

NOTE :
On reconnaît ce type à l’abondance du thuya dans le peuplement, l’une des espèces les plus
longévives au Québec méridional. La rareté de ces stations mésiques dans le massif
gaspésien exige que l’on utilise des méthodes de récolte appropriées dans un souci de main-
tien de la biodiversité forestière.

4.13
RS16

Sapinière à thuya
sur dépôt de mince à épais,
de texture fine
et de drainage subhydrique

Photo 33

CLASSE DE RICHESSE RELATIVE DU SITE


TRÈS PAUVRE MOYENNE RICHE TRÈS
PAUVRE RICHE

XÉRIQUE
MÉSIQUE
SUBHYDRIQUE
HYDRIQUE
DRAINAGE
LÉGENDE
% de la fréquence des points d’observation

De 1 à 10 De 11 à 25 De 26 à 50 De 51 à 75 De 76 à 100

DESCRIPTION :
Le type écologique RS16 se rencontre généralement dans les petites dépressions ouvertes,
les petites coulées humides et le bas des pentes qui bordent des plans d’eau. Sur ces
stations, l’humus est parfois très épais (≥ 40 cm) et cette particularité est exprimée par
GUIDE DE RECONNAISSANCE DES TYPES ÉCOLOGIQUES DES RÉGIONS ÉCOLOGIQUES 5h • 5i

l’utilisation d’un cinquième caractère (RS16Q). Lorsque le thuya est abondant sur les stations
du type RS16, celles-ci servent de refuge au cerf de Virginie. Elles peuvent être envahies par
des espèces non commerciales (AUR, ERE et COC) si l’on y pratique des interventions de
trop grande envergure. De même que les peuplements du type MS43, les peuplements du
type RS16, lorsqu’ils sont matures et dominés par le thuya, sont qualifiés de forêts
anciennes, car la longévité de cette essence y atteint souvent plus de 400 ans.
COUVERTS ARBORESCENTS : THO SAB 3, SAB THO 2, EPB SAB 1
GROUPES D’ESPÈCES INDICATRICES : CON 2, ERE 2, ERE RUP 2
SITUATIONS TOPOGRAPHIQUES : mi-pente 5, terrain plat 2
DÉPÔTS-DRAINAGES : 8A 40 3, 1A 41 1, 3AN 41 1, 8A 40 1
TYPES DE SOLS : non déterminé
CLASSE DE RICHESSE RELATIVE DU SITE : riche
NOTE :
Les peuplements qui ne sont pas assujettis à un cadre de conservation ont souvent été
exploités dans le passé. Lorsque la structure du peuplement s’y prête, on peut y pratiquer
des éclaircies par pied d’arbre afin de favoriser les tiges d’avenir. Sinon, effectuer de petites
trouées par groupe d’arbres pour dégager la régénération des gaules de thuya et d’épinette
blanche peut s’avérer un bon choix d’aménagement qui combine sylviculture et habitat
faunique. Lorsqu’il s’agit de station subhydrique, on suggère d’y limiter les interventions à la
période hivernale ou d’utiliser une machinerie adéquate pour prévenir les risques
d’orniérage.

4.14
RS23

Sapinière à épinette noire


sur dépôt de mince à épais,
de texture fine
et de drainage mésique

Photo 34

RS22 RS23
CLASSE DE RICHESSE RELATIVE DU SITE
TRÈS PAUVRE MOYENNE RICHE TRÈS TRÈS PAUVRE MOYENNE RICHE TRÈS
PAUVRE RICHE PAUVRE RICHE

XÉRIQUE
MÉSIQUE
SUBHYDRIQUE
HYDRIQUE
DRAINAGE
LÉGENDE
% de la fréquence des points d’observation

De 1 à 10 De 11 à 25 De 26 à 50 De 51 à 75 De 76 à 100

DESCRIPTION :
Ce type écologique se trouve généralement dans les grandes zones qui ont été perturbées
par des feux majeurs. Il y colonise des stations mésiques de bas versants appauvries par le
feu, où les éricacées sont présentes en touffes de quelques individus et où les peupliers sont
GUIDE DE RECONNAISSANCE DES TYPES ÉCOLOGIQUES DES RÉGIONS ÉCOLOGIQUES 5h • 5i

généralement présents en bouquets. En l'absence d'une bonne régénération du sapin ou de


feuillus intolérants, ces stations peuvent être associées au type RE23, où les groupes à KAA
sont importants et s’observent en petites colonies. Il s'avère alors préférable de valider la
végétation potentielle à divers points de la station. On repère souvent le type RS23 grâce aux
jeunes sapins qui croissent dans les peuplements d’épinettes noires. Le type écologique
RS22 possède des caractéristiques qui sont semblables à celles du type RS23. Dans l’ouest
du territoire, il est possible de rencontrer des peuplements dominés par l’épinette rouge; il
faut alors utiliser le code RS52 ou RS53.
COUVERTS ARBORESCENTS : SAB EPN 3, EPN SAB 3, BOP EPN 1
GROUPES D’ESPÈCES INDICATRICES : PLS 3, CON 2, HYS 1
SITUATIONS TOPOGRAPHIQUES : mi-pente 6, haut de pente 2
DÉPÔTS-DRAINAGES : 8A 30 3, 1A 30 2, 8AY 30 2
TYPES DE SOLS : PHF.0 9
CLASSE DE RICHESSE RELATIVE DU SITE : pauvre
NOTE :
Comme les peuplements qui croissent sur les stations du type RS23 renferment un certain
pourcentage de feuillus intolérants, on devrait avoir recours à des éclaircies qui limitent
l’expansion du peuplier par drageonnement et favoriser un lit de germination pour l’épinette
par la machinerie forestière. Des problématiques d’enfeuillement des sapinières à épinette
noire ont été observées dans l’est de la région 5h à des altitudes inférieures à 500 m.

4.15
RS23M

Sapinière à épinette noire


sur dépôt de mince à épais,
en mi-pente, de texture fine
et de drainage mésique

Photo 35

RS22M RS23M
CLASSE DE RICHESSE RELATIVE DU SITE
TRÈS PAUVRE MOYENNE RICHE TRÈS TRÈS PAUVRE MOYENNE RICHE TRÈS
PAUVRE RICHE PAUVRE RICHE

XÉRIQUE
MÉSIQUE
SUBHYDRIQUE
HYDRIQUE
DRAINAGE
LÉGENDE
% de la fréquence des points d’observation

De 1 à 10 De 11 à 25 De 26 à 50 De 51 à 75 De 76 à 100

DESCRIPTION :
Ce type écologique est moins fréquent que le type RS23 dans les régions 5h et 5i.
Comme le type MS23, il colonise les belles stations, soit les pentes longues et
régulières des collines (pente ≥ 16 % et pente arrière ≥ 100 m) où la dynamique et la
GUIDE DE RECONNAISSANCE DES TYPES ÉCOLOGIQUES DES RÉGIONS ÉCOLOGIQUES 5h • 5i

fréquence des feux lui sont favorables. Les groupes d’espèces typiques du type MS23
(groupe à ERE, à RUI et à DRS) peuvent être présents sur ces stations, mais ils sont
faiblement représentés. Comme dans le type RS23, la proportion des feuillus
intolérants est inférieure aux résineux dans le type RS23M, mais le risque d’enfeuille-
ment par les peupliers demeure possible à des altitudes inférieures à 500 m. Sur les
hauts versants, les peupliers sont plus rares, et les résineux peuvent croître sous la
compétition du bouleau blanc.

COUVERTS ARBORESCENTS : SAB EPN 3, EPN SAB 3, EPN BOP 1


GROUPES D’ESPÈCES INDICATRICES : PLS 3, HYS 2, CON 1
SITUATIONS TOPOGRAPHIQUES : mi-pente 8
DÉPÔTS-DRAINAGES : 8A 30 2, 8AY 30 2, 1A 30 1, 8A 20 1
TYPES DE SOLS : PHF.0 8, PFH.0 2
CLASSE DE RICHESSE RELATIVE DU SITE : moyenne

NOTE :
Les stations de type RS23M se prêtent très bien à l’aménagement intensif des résineux
et surtout de l’épinette noire. La compétition végétale du sous-bois y est faible; seul le
drageonnement des peupliers peut nuire au maintien du couvert des résineux.

4.16
RS26

Sapinière à épinette noire


sur dépôt de mince à épais,
de texture fine
et de drainage subhydrique

Photo 36

CLASSE DE RICHESSE RELATIVE DU SITE


TRÈS PAUVRE MOYENNE RICHE TRÈS
PAUVRE RICHE

XÉRIQUE
MÉSIQUE
SUBHYDRIQUE
HYDRIQUE
DRAINAGE
LÉGENDE
% de la fréquence des points d’observation

De 1 à 10 De 11 à 25 De 26 à 50 De 51 à 75 De 76 à 100

DESCRIPTION :
On trouve le type RS26 sur les terrains plats ou ondulés en bordure du type RS38 ou RS39, où il
forme une transition entre les stations de drainage mésique et les stations de drainage hydrique.
C’est souvent grâce à une légère surélévation ou à une pente très faible que les stations du type
GUIDE DE RECONNAISSANCE DES TYPES ÉCOLOGIQUES DES RÉGIONS ÉCOLOGIQUES 5h • 5i

RS26 ne sont pas hydriques. Contrairement au type MS26, le type RS26 occupe des endroits où
l’eau a tendance à stagner, ce qui favorise la présence des groupes à PLS et à SPS. Le type
écologique RS25 possède des caractéristiques qui sont semblables à celles du type RS26.

COUVERTS ARBORESCENTS : EPN SAB 5, SAB EPN 2, EPN 1


GROUPES D’ESPÈCES INDICATRICES : PLS SPS 3, PLS 2, RUP 1
SITUATIONS TOPOGRAPHIQUES : mi-pente 4, terrain plat 2
DÉPÔTS-DRAINAGES : 8A 40 5, 1A 40 2, 1A 41 1, 8A 40 1
TYPES DE SOLS : BE.GL 4, PH.0 2, PHF.GL 2
CLASSE DE RICHESSE RELATIVE DU SITE : pauvre

NOTE :
Lorsque la nappe phréatique est proche de la surface, la protection du sol devient probléma-
tique en raison des risques d’orniérage. On conseille donc de limiter les interventions à la
période hivernale ou, du moins, d’utiliser une machinerie adaptée. Lorsque le peuplement est
dominé par l’épinette noire, on ne devrait pas pratiquer d’éclaircies sur les stations de type
RS26. L’épinette noire s’y régénère par marcottage, et on devrait s’efforcer d’en maintenir
l’importance relative après une intervention. L’épinette noire est mieux adaptée à ces stations
que le sapin. Enfin, il est possible d’observer l’épinette rouge sur ces stations dans l’ouest du
territoire; il faut alors utiliser le code RS55 ou RS56.

4.17
RS38

Sapinière à épinette noire et sphaignes


sur dépôt organique ou dépôt minéral
de mince à épais,
de drainage hydrique, minérotrophe

Photo 37

RS38 RS39
CLASSE DE RICHESSE RELATIVE DU SITE
TRÈS PAUVRE MOYENNE RICHE TRÈS TRÈS PAUVRE MOYENNE RICHE TRÈS
PAUVRE RICHE PAUVRE RICHE

XÉRIQUE
MÉSIQUE
SUBHYDRIQUE
HYDRIQUE
DRAINAGE
LÉGENDE
% de la fréquence des points d’observation

De 1 à 10 De 11 à 25 De 26 à 50 De 51 à 75 De 76 à 100

DESCRIPTION :
Le type RS38 est associé à des milieux humides qui occupent de petites superficies
sur des terrains plats où l’eau s’écoule lentement. C’est habituellement la présence
des groupes à AUR ou du groupe à RUP qui permet de le distinguer des types RS37 et
GUIDE DE RECONNAISSANCE DES TYPES ÉCOLOGIQUES DES RÉGIONS ÉCOLOGIQUES 5h • 5i

RS39, qui, eux, sont localisés dans des stations ombrotrophes où l’eau stagne.
L’épinette noire ou le mélèze dominent souvent dans le couvert arborescent, mais le
sapin baumier et l’épinette blanche sont présents.

COUVERTS ARBORESCENTS : EPN SAB 3, SAB EPB 1, AUR SAB 1


GROUPES D’ESPÈCES INDICATRICES : AUR 9, AUR SPS 1
SITUATIONS TOPOGRAPHIQUES : terrain plat 7, dépression ouverte 1
DÉPÔTS-DRAINAGES : 1A 50 4, 7E 60 3, 7T 60 1
TYPES DE SOLS : non déterminé
CLASSE DE RICHESSE RELATIVE DU SITE : moyenne

NOTE :
Les types RS38 et RS39 se situent souvent à proximité du type RS26, là où le drainage
devient un facteur qui limite les interventions de récolte. Les interventions de récolte
devraient être faites pendant la période hivernale ou, du moins, avec une machinerie
adaptée pour prévenir l’orniérage et favoriser l’établissement et la protection de la
régénération naturelle. L’épinette noire s’y régénère facilement par marcottage, et on
devrait s’efforcer d’en maintenir l’importance, car cette espèce est bien adaptée à ces
stations.

4.18
5 BIBLIOGRAPHIE
CAUBOUE, Madeleine, et autres (1988). Le reboisement au Québec : guide-terrain
pour le choix des essences résineuses, Sainte-Foy, CERFO (pour le ministère de
l’Énergie et des Ressources), 32 p.

COMITÉ D’EXPERTS SUR LA PROSPECTION PÉDOLOGIQUE D’AGRICULTURE


CANADA (1987). Le système canadien de classification des sols, 2 e édition, Ottawa,
Agriculture Canada, 170 p., collection « Publication », n° 1 646.

FRÈRE MARIE-VICTORIN (1995). Flore laurentienne, 3 e édition, Montréal, Les Presses


de l’Université de Montréal, 1 093 p.

GRONDIN, P., J. BLOUIN, P. RACINE, H. D’AVIGNON ET S. TREMBLAY (1998) Rapport


de classification écologique : Sapinière a bouleau blanc de l’Est. 2 e édition revue.
Québec, misistère des Ressources naturelles, Direction des inventaires forestiers,
262 p.

LAMOUREUX, Gisèle, et autres (1993). Fougères, prêles et lycopodes, Saint-Henri-de-


Lévis, Fleurbec, auteur et éditeur, 512 p.

MINISTÈRE DES RESSOURCES NATURELLES ET DE LA FAUNE, DIRECTION DES INVEN-


TAIRES FORESTIERS (2006). Liste des types écologiques, Québec, 21p.

NEWCOMB, L. et G. MORRISON (1983). Guide des fleurs sauvages de l’est de


l’Amérique du Nord, L’Acadie, Éditions Marcel Broquet inc., 495 p.

RICHARD, P. J. H. (1987). Le couvert végétal du Québec-Labrador et son histoire


postglaciaire, Montréal, Université de Montréal, Département de géographie, 74 p.,
collection « Notes et documents », n° 87-01.

ROBITAILLE, A. (1988). Cartographie des districts écologiques : normes et techniques,


édition revue et corrigée (1989), Québec, ministère de l’Énergie et des Ressources,
Service des inventaires forestiers, 109 p.
GUIDE DE RECONNAISSANCE DES TYPES ÉCOLOGIQUES DES RÉGIONS ÉCOLOGIQUES 5h • 5i

ROBITAILLE, A. et J.-P. SAUCIER (1998). Paysages régionaux du Québec méridional,


Québec, Les publications du Québec, 213 p.

ROULEAU, Raymond, et autres (1990). Petite flore forestière du Québec, 2 e édition


revue et augmentée, Québec, Les Publications du Québec, 250 p.

SAUCIER, J.-P., J.-P. BERGER, H. D’AVIGNON et P. RACINE (1994). Le point d’obser-


vation écologique, ministère des Ressources naturelles, Direction de la gestion des
stocks forestiers, Service des inventaires forestiers, 116 p.

SAUCIER, J.-P., J.-F. BERGERON, P. GRONDIN et A. ROBITAILLE (1998). « Les régions


écologiques du Québec méridional : un des éléments du système hiérarchique de
classification écologique du territoire mis au point par le ministère des Ressources
naturelles », 3e version, supplément de L’Aubelle, février-mars, 12 p.

WILSON, C.V. (1971). Le climat du Québec, Ottawa, Service météorologique du


Canada, « Atlas climatique », partie 1, 44 figures, collection « Études climatologiques ».

5.1
ANNEXE 1
IDENTIFICATION DES ESPÈCES INDICATRICES
ANNEXE 1
IDENTIFICATION DES ESPÈCES INDICATRICES

Nous avons regroupé, ci-après, les fiches d’identification des espèces incluses dans
les différents groupes écologiques élémentaires de la sapinière à bouleau blanc de
l’Est. Ces espèces, qui sont relativement abondantes dans le territoire étudié, sont de
bons indicateurs écologiques. Elles sont présentées en ordre alphabétique.

Chacune des fiches renferme dans l’ordre :

- le code de l’espèce ainsi que ses noms français et latin;


- une photographie qui illustre les critères d’identification;
- le groupe écologique élémentaire auquel elle appartient;
- un graphique qui indique l’abondance de l’espèce selon la classe de drainage et la
classe de richesse relative des stations;
- la strate végétale dont elle fait partie;
- les principaux critères qui permettent de la reconnaître et, dans certains cas, des
indications servant à la distinguer des espèces semblables.

Les graphiques sont construits à partir des données obtenues dans au moins cinq
points d’observation où l’espèce étudiée a un recouvrement supérieur à 10 %.
À cause de cette exigence minimale, nous avons dû renoncer à l’élaborer pour
certaines espèces. Les informations proviennent des régions écologiques 5h et 5i.

GUIDE DE RECONNAISSANCE DES TYPES ÉCOLOGIQUES DES RÉGIONS ÉCOLOGIQUES 5h • 5i

A-1.3
Amélanchiers (petites poires)
AME Amelanchier sp.

Photo 38
Groupe écologique élémentaire : AUC

CLASSE DE RICHESSE RELATIVE DU SITE


TRÈS PAUVRE MOYENNE RICHE TRÈS
PAUVRE RICHE

XÉRIQUE
MÉSIQUE
SUBHYDRIQUE
HYDRIQUE
DRAINAGE
LÉGENDE
% de la fréquence des points d’observation

De 1 à 10 De 11 à 25 De 26 à 50 De 51 à 75 De 76 à 100
GUIDE DE RECONNAISSANCE DES TYPES ÉCOLOGIQUES DES RÉGIONS ÉCOLOGIQUES 5h • 5i

Espèces ligneuses non commerciales

- Arbre, arbuste ou arbrisseau


- Écorce lisse, grisâtre et striée de bandes verticales brunes
- Feuilles alternes, à dents aiguës
- Baies pourpres, couronnées par un calice persistant

Ne pas confondre avec NEM (écorce, rameaux, feuilles, fruits).

A-1.4
Aralie à tige nue (salsepareille)
Aralia nudicaulis L.
ARN

Photo 39
Groupe écologique élémentaire : CON

CLASSE DE RICHESSE RELATIVE DU SITE


TRÈS PAUVRE MOYENNE RICHE TRÈS
PAUVRE RICHE

XÉRIQUE
MÉSIQUE
SUBHYDRIQUE
HYDRIQUE
DRAINAGE
LÉGENDE
% de la fréquence des points d’observation

De 1 à 10 De 11 à 25 De 26 à 50 De 51 à 75 De 76 à 100
GUIDE DE RECONNAISSANCE DES TYPES ÉCOLOGIQUES DES RÉGIONS ÉCOLOGIQUES 5h • 5i

Plante herbacée

- Long rhizome superficiel


- Feuille unique, divisée en 3 segments

A-1.5
Aster à grandes feuilles
ASM Aster macrophyllus L.*

Photo 40
Groupe écologique élémentaire : DIE
*Nom latin maintenant en usage : Eurybia macrophylla (L.) Cass.

CLASSE DE RICHESSE RELATIVE DU SITE


TRÈS PAUVRE MOYENNE RICHE TRÈS
PAUVRE RICHE

XÉRIQUE
MÉSIQUE Nombre de relevés insuffisant
SUBHYDRIQUE
HYDRIQUE
DRAINAGE
LÉGENDE
% de la fréquence des points d’observation

De 1 à 10 De 11 à 25 De 26 à 50 De 51 à 75 De 76 à 100

Plante herbacée
GUIDE DE RECONNAISSANCE DES TYPES ÉCOLOGIQUES DES RÉGIONS ÉCOLOGIQUES 5h • 5i

- Tige glanduleuse
- Plante stérile : grosses feuilles basilaires, cordées, épaisses et pédonculées
- Plante fertile : feuilles de formes variées, distribuées le long d’une tige qui peut
atteindre un mètre de hauteur

Ne pas confondre avec Solidago macrophylla (SOM), dont la tige n’est pas
glanduleuse et dont les feuilles sont ovées.

A-1.6
Athyrium fougère-femelle
Athyrium filix-femina (L.) Roth
ATF

Photo 41
Groupe écologique élémentaire : RUP

CLASSE DE RICHESSE RELATIVE DU SITE


TRÈS PAUVRE MOYENNE RICHE TRÈS
PAUVRE RICHE

XÉRIQUE
MÉSIQUE
SUBHYDRIQUE
HYDRIQUE
DRAINAGE
LÉGENDE
% de la fréquence des points d’observation

De 1 à 10 De 11 à 25 De 26 à 50 De 51 à 75 De 76 à 100

Fougère
GUIDE DE RECONNAISSANCE DES TYPES ÉCOLOGIQUES DES RÉGIONS ÉCOLOGIQUES 5h • 5i

- Fronde de forme ovale, à bout pointu, qui évoque une fine dentelle
- Segments tertiaires, bordés de dents aiguës
- Sores en forme de virgules

Ne pas confondre avec DRS (segments, sores).

Photo 42

A-1.7
Aulne crispé
AUC Alnus crispa (Ait.) Pursh var. mollis Fern.*

Photo 43
Groupe écologique élémentaire : AUC
*Nom latin maintenant en usage : Alnus viridis (Vill.) Lam. & DC. subsp. crispa (Ait.) Turrill

CLASSE DE RICHESSE RELATIVE DU SITE


TRÈS PAUVRE MOYENNE RICHE TRÈS
PAUVRE RICHE

XÉRIQUE
MÉSIQUE
SUBHYDRIQUE
HYDRIQUE
DRAINAGE
LÉGENDE
% de la fréquence des points d’observation

De 1 à 10 De 11 à 25 De 26 à 50 De 51 à 75 De 76 à 100
GUIDE DE RECONNAISSANCE DES TYPES ÉCOLOGIQUES DES RÉGIONS ÉCOLOGIQUES 5h • 5i

Espèce ligneuse non commerciale

- Arbuste
- Feuilles ovales, finement dentées
- Strobile muni d’un pédoncule

Ne pas confondre avec AUR (feuilles, strobiles).

A-1.8
Aulne rugueux
Alnus rugosa (Du Roi) Spreng AUR
var. americana (Regel) Fern.*

Photo 44
Groupe écologique élémentaire : AUR
*Nom latin maintenant en usage : Alnus incana (L.) Moench subsp. rugosa
(Du Roi) Clausen

CLASSE DE RICHESSE RELATIVE DU SITE


TRÈS PAUVRE MOYENNE RICHE TRÈS
PAUVRE RICHE

XÉRIQUE
MÉSIQUE
SUBHYDRIQUE
HYDRIQUE
DRAINAGE
LÉGENDE
% de la fréquence des points d’observation

De 1 à 10 De 11 à 25 De 26 à 50 De 51 à 75 De 76 à 100
GUIDE DE RECONNAISSANCE DES TYPES ÉCOLOGIQUES DES RÉGIONS ÉCOLOGIQUES 5h • 5i

Espèce ligneuse non commerciale

- Arbre ou arbrisseau
- Feuilles ovées, doublement dentées
- Strobile sans pédoncule

Ne pas confondre avec AUC (feuilles, strobiles).

A-1.9
Chamédaphné caliculé
(cassandre, faux-bleuets)
CAL Chamaedaphne calyculata
(L.) Moench

Photo 45
Groupe écologique élémentaire : CAL

CLASSE DE RICHESSE RELATIVE DU SITE


TRÈS PAUVRE MOYENNE RICHE TRÈS
PAUVRE RICHE

XÉRIQUE
MÉSIQUE Nombre de relevés insuffisant
SUBHYDRIQUE
HYDRIQUE
DRAINAGE
LÉGENDE
% de la fréquence des points d’observation

De 1 à 10 De 11 à 25 De 26 à 50 De 51 à 75 De 76 à 100
GUIDE DE RECONNAISSANCE DES TYPES ÉCOLOGIQUES DES RÉGIONS ÉCOLOGIQUES 5h • 5i

Espèce ligneuse non commerciale

Plante de milieux hydriques très pauvre

- Arbuste
- Feuilles alternes, coriaces, pétiolées, dressées, au dessus vert foncé et au dessous
vert pâle

A-1.10
Carex
Carex sp.
CAX

Photo 46
Groupe écologique élémentaire : CAX

CLASSE DE RICHESSE RELATIVE DU SITE


TRÈS PAUVRE MOYENNE RICHE TRÈS
PAUVRE RICHE

XÉRIQUE
MÉSIQUE
SUBHYDRIQUE
HYDRIQUE
DRAINAGE
LÉGENDE
% de la fréquence des points d’observation

De 1 à 10 De 11 à 25 De 26 à 50 De 51 à 75 De 76 à 100
GUIDE DE RECONNAISSANCE DES TYPES ÉCOLOGIQUES DES RÉGIONS ÉCOLOGIQUES 5h • 5i

Plantes herbacées

- Tige triangulaire, sans nœuds

Ne pas confondre avec GRS (tige).

A-1.11
Cladine douce, cladine
CLA rangifère, cladine étoilée
(CLM-CLR-CLT) Cladina mitis (Sandst.) Hustich ,
Cladina rangiferina (L.) Nyl. ,
Cladina stellaris (Opiz) Brodo

Photo 47
Groupe écologique élémentaire : CLA

CLASSE DE RICHESSE RELATIVE DU SITE


TRÈS PAUVRE MOYENNE RICHE TRÈS
PAUVRE RICHE

XÉRIQUE
MÉSIQUE Nombre de relevés insuffisant
SUBHYDRIQUE
HYDRIQUE
DRAINAGE
LÉGENDE
% de la fréquence des points d’observation

De 1 à 10 De 11 à 25 De 26 à 50 De 51 à 75 De 76 à 100
GUIDE DE RECONNAISSANCE DES TYPES ÉCOLOGIQUES DES RÉGIONS ÉCOLOGIQUES 5h • 5i

Lichens

Plantes de milieux xériques ou mésiques de richesse relative pauvre

- Plantes grisâtres, verdâtres ou jaunâtres, de formes variées, qui forment souvent


de grandes colonies

A-1.12
Clintonie boréale
Clintonia borealis (Ait.) Raf.
CLB

Photo 48
Groupe écologique élémentaire : CON

CLASSE DE RICHESSE RELATIVE DU SITE


TRÈS PAUVRE MOYENNE RICHE TRÈS
PAUVRE RICHE

XÉRIQUE
MÉSIQUE
SUBHYDRIQUE
HYDRIQUE
DRAINAGE
LÉGENDE
% de la fréquence des points d’observation

De 1 à 10 De 11 à 25 De 26 à 50 De 51 à 75 De 76 à 100
GUIDE DE RECONNAISSANCE DES TYPES ÉCOLOGIQUES DES RÉGIONS ÉCOLOGIQUES 5h • 5i

Plante herbacée

- Tige très courte et pubescente


- Feuilles basilaires (de 2 à 5), luisantes
- Fleurs jaunes ou fruits bleus, portés sur une longue hampe

Ne pas confondre avec SMT (tige, feuilles).

A-1.13
Noisetier à long bec (coudrier)
COC Corylus cornuta Marsh.

Photo 49
Groupe écologique élémentaire : ERE

CLASSE DE RICHESSE RELATIVE DU SITE


TRÈS PAUVRE MOYENNE RICHE TRÈS
PAUVRE RICHE

XÉRIQUE
MÉSIQUE
SUBHYDRIQUE
HYDRIQUE
DRAINAGE
LÉGENDE
% de la fréquence des points d’observation

De 1 à 10 De 11 à 25 De 26 à 50 De 51 à 75 De 76 à 100
GUIDE DE RECONNAISSANCE DES TYPES ÉCOLOGIQUES DES RÉGIONS ÉCOLOGIQUES 5h • 5i

Espèce ligneuse non commerciale

- Arbuste ou arbrisseau
- Feuilles alternes, ovales et acuminées, aux contours en dents de scie

A-1.14
Coptide du Groenland (savoyane)
Coptis groenlandica (Oeder) Fern.*
COG

Photo 50
Groupe écologique élémentaire : CON
*Nom latin maintenant en usage : Coptis trifolia (L.) Salisb.

CLASSE DE RICHESSE RELATIVE DU SITE


TRÈS PAUVRE MOYENNE RICHE TRÈS
PAUVRE RICHE

XÉRIQUE
MÉSIQUE Nombre de relevés insuffisant
SUBHYDRIQUE
HYDRIQUE
DRAINAGE
LÉGENDE
% de la fréquence des points d’observation

De 1 à 10 De 11 à 25 De 26 à 50 De 51 à 75 De 76 à 100
GUIDE DE RECONNAISSANCE DES TYPES ÉCOLOGIQUES DES RÉGIONS ÉCOLOGIQUES 5h • 5i

Plante herbacée

Plantes de milieux mésiques de classe de richesse relative qui varie de moyenne à


très riche

- Rhizome filiforme
- Feuilles basilaires, longuement pétiolées, divisées en 3 lobes, luisantes
et vert foncé

A-1.15
Cornouiller du Canada (quatre-temps)
CON Cornus canadensis L.

Photo 51
Groupe écologique élémentaire : CON

CLASSE DE RICHESSE RELATIVE DU SITE


TRÈS PAUVRE MOYENNE RICHE TRÈS
PAUVRE RICHE

XÉRIQUE
MÉSIQUE
SUBHYDRIQUE
HYDRIQUE
DRAINAGE
LÉGENDE
% de la fréquence des points d’observation

De 1 à 10 De 11 à 25 De 26 à 50 De 51 à 75 De 76 à 100
GUIDE DE RECONNAISSANCE DES TYPES ÉCOLOGIQUES DES RÉGIONS ÉCOLOGIQUES 5h • 5i

Plante herbacée

- Tige ligneuse à la base, qui porte au sommet des feuilles en rosette

A-1.16
Dièreville chèvrefeuille (herbe bleue)
Diervilla lonicera Mill.
DIE

Photo 52
Groupe écologique élémentaire : DIE

CLASSE DE RICHESSE RELATIVE DU SITE


TRÈS PAUVRE MOYENNE RICHE TRÈS
PAUVRE RICHE

XÉRIQUE
MÉSIQUE
SUBHYDRIQUE
HYDRIQUE
DRAINAGE
LÉGENDE
% de la fréquence des points d’observation

De 1 à 10 De 11 à 25 De 26 à 50 De 51 à 75 De 76 à 100
GUIDE DE RECONNAISSANCE DES TYPES ÉCOLOGIQUES DES RÉGIONS ÉCOLOGIQUES 5h • 5i

Espèce ligneuse non commerciale

- Arbrisseau
- Tige grêle
- Feuilles opposées, courtement pétiolées, acuminées, dentées
- Fleurs jaunes ou fruits rouges (à maturité), portés sur un pédoncule terminal ou
logés dans les aisselles supérieures des feuilles

A-1.17
Dicranes
DIS Dicranum sp.

Photo 53
Groupe écologique élémentaire : PLS

CLASSE DE RICHESSE RELATIVE DU SITE


TRÈS PAUVRE MOYENNE RICHE TRÈS
PAUVRE RICHE

XÉRIQUE
MÉSIQUE
SUBHYDRIQUE
HYDRIQUE
DRAINAGE
LÉGENDE
% de la fréquence des points d’observation

De 1 à 10 De 11 à 25 De 26 à 50 De 51 à 75 De 76 à 100
GUIDE DE RECONNAISSANCE DES TYPES ÉCOLOGIQUES DES RÉGIONS ÉCOLOGIQUES 5h • 5i

Mousses

Plantes de milieux mésiques, de richesse relative qui varie de pauvre à moyenne,


souvent associées aux peuplements résineux

- Mousses en touffe, qui forment d’épais coussins


- Tige très pubescente (large), couverte de poils bruns

Ne pas confondre avec Polytrichum sp. (POS) dont la tige est beaucoup plus étroite,
sans pubescence.

A-1.18
Dryoptéride disjointe
Dryopteris disjuncta (Rupr.) Morton
DRD

Photo 54
Groupe écologique élémentaire : RUP
*Nom latin maintenant en usage : Gymnocarpium dryopteris (L.) Newman

CLASSE DE RICHESSE RELATIVE DU SITE


TRÈS PAUVRE MOYENNE RICHE TRÈS
PAUVRE RICHE

XÉRIQUE
MÉSIQUE
SUBHYDRIQUE
HYDRIQUE
DRAINAGE
LÉGENDE
% de la fréquence des points d’observation

De 1 à 10 De 11 à 25 De 26 à 50 De 51 à 75 De 76 à 100
GUIDE DE RECONNAISSANCE DES TYPES ÉCOLOGIQUES DES RÉGIONS ÉCOLOGIQUES 5h • 5i

Fougère

Fougère qui colonise souvent les milieux subhydriques de classe de richesse relative
riche ou très riche

- Fronde petite et délicate, qui semble divisée en 3 parties

A-1.19
Dryoptéride spinuleuse
DRS Dryopteris spinulosa (O.F. Muell.) Watt*

Photo 55
Groupe écologique élémentaire : DRS
* La révision récente du complexe Dryopteris spinulosa a subdivisé la dryoptéride spinuleuse en quatre espèces
(D. campyloptera, D. carthusiana, D. expansa et D. intermedia). Considérant la difficulté à distinguer ces espèces
sur la base de caractéristiques morphologiques, nous préférons utiliser D. spinulosa au sens large.

CLASSE DE RICHESSE RELATIVE DU SITE


TRÈS PAUVRE MOYENNE RICHE TRÈS
PAUVRE RICHE

XÉRIQUE
MÉSIQUE
SUBHYDRIQUE
HYDRIQUE
DRAINAGE
LÉGENDE
% de la fréquence des points d’observation

De 1 à 10 De 11 à 25 De 26 à 50 De 51 à 75 De 76 à 100
GUIDE DE RECONNAISSANCE DES TYPES ÉCOLOGIQUES DES RÉGIONS ÉCOLOGIQUES 5h • 5i

Fougère

- Ligne noirâtre sur la nervure principale (rachis)


- Segments tertiaires, à dents épineuses et arquées (spinules)
- Sores réniformes

Ne pas confondre avec ATF (segments, sores).

Photo 56

A-1.20
Épilobe à feuilles étroites
(bouquets rouges) EPA
Epilobium angustifolium L.*

Photo 57
Groupe écologique élémentaire : RUI
*Nom latin maintenant en usage : Chamerion angustifolium (L.) Holub

CLASSE DE RICHESSE RELATIVE DU SITE


TRÈS PAUVRE MOYENNE RICHE TRÈS
PAUVRE RICHE

XÉRIQUE
MÉSIQUE
SUBHYDRIQUE
HYDRIQUE
DRAINAGE
LÉGENDE
% de la fréquence des points d’observation

De 1 à 10 De 11 à 25 De 26 à 50 De 51 à 75 De 76 à 100
GUIDE DE RECONNAISSANCE DES TYPES ÉCOLOGIQUES DES RÉGIONS ÉCOLOGIQUES 5h • 5i

Plante herbacée

- Tige rougeâtre et glabre


- Feuilles alternes, allongées, pâles sur la face inférieure, à nervure centrale
blanche ou rosée sur la face supérieure
- Fleurs roses, en grappe très allongée au sommet de la tige

A-1.21
Prêles
EQS Equisetum sp.

Photo 58
Groupe écologique élémentaire : AUR

CLASSE DE RICHESSE RELATIVE DU SITE


TRÈS PAUVRE MOYENNE RICHE TRÈS
PAUVRE RICHE

XÉRIQUE
MÉSIQUE Nombre de relevés insuffisant
SUBHYDRIQUE
HYDRIQUE
DRAINAGE
LÉGENDE
% de la fréquence des points d’observation

De 1 à 10 De 11 à 25 De 26 à 50 De 51 à 75 De 76 à 100
GUIDE DE RECONNAISSANCE DES TYPES ÉCOLOGIQUES DES RÉGIONS ÉCOLOGIQUES 5h • 5i

Prêles

Plantes qui colonisent les milieux subhydriques ou hydriques

- Plantes à tige creuse


- Feuilles verticillées, en forme d’aiguilles
- Gaine dentelée à tous les nœuds

A-1.22
Érable à épis (plaine bâtarde)
Acer spicatum Lam.
ERE

Photo 59
Groupe écologique élémentaire : ERE

CLASSE DE RICHESSE RELATIVE DU SITE


TRÈS PAUVRE MOYENNE RICHE TRÈS
PAUVRE RICHE

XÉRIQUE
MÉSIQUE
SUBHYDRIQUE
HYDRIQUE
DRAINAGE
LÉGENDE
% de la fréquence des points d’observation

De 1 à 10 De 11 à 25 De 26 à 50 De 51 à 75 De 76 à 100
GUIDE DE RECONNAISSANCE DES TYPES ÉCOLOGIQUES DES RÉGIONS ÉCOLOGIQUES 5h • 5i

Espèce ligneuse non commerciale

- Arbuste ou arbrisseau
- Rameau brun rougeâtre
- Feuilles trilobées, à sinus aigu et à dents irrégulières

Ne pas confondre avec l’érable rouge, dont la feuille est grossièrement dentée
et plus coriace.

A-1.23
Érable de Pennsylvanie
ERP (bois d’orignal, bois barré)
Acer pensylvanicum L.

Photo 60
Groupe écologique élémentaire : VIL

CLASSE DE RICHESSE RELATIVE DU SITE


TRÈS PAUVRE MOYENNE RICHE TRÈS
PAUVRE RICHE

XÉRIQUE
MÉSIQUE Nombre de relevés insuffisant
SUBHYDRIQUE
HYDRIQUE
DRAINAGE
LÉGENDE
% de la fréquence des points d’observation

De 1 à 10 De 11 à 25 De 26 à 50 De 51 à 75 De 76 à 100
GUIDE DE RECONNAISSANCE DES TYPES ÉCOLOGIQUES DES RÉGIONS ÉCOLOGIQUES 5h • 5i

Espèce ligneuse non commerciale

Espèce associée aux peuplements mélangés et feuillus, qui colonise des stations de
classe de richesse relative élevée

- Arbre ou arbuste
- Écorce verdâtre, striée de rayures longitudinales blanchâtres
- Grandes feuilles trilobées, finement dentées

A-1.24
Fraisiers
Fragaria sp.
FRG

Photo 61
Groupe écologique élémentaire : RUI

CLASSE DE RICHESSE RELATIVE DU SITE


TRÈS PAUVRE MOYENNE RICHE TRÈS
PAUVRE RICHE

XÉRIQUE
MÉSIQUE
SUBHYDRIQUE
HYDRIQUE
DRAINAGE
LÉGENDE
% de la fréquence des points d’observation

De 1 à 10 De 11 à 25 De 26 à 50 De 51 à 75 De 76 à 100
GUIDE DE RECONNAISSANCE DES TYPES ÉCOLOGIQUES DES RÉGIONS ÉCOLOGIQUES 5h • 5i

Plantes herbacées

Plantes de milieux très perturbés et ouverts

- Rhizomes écailleux, dont les stolons s’enracinent pour former de nouvelles plantes
- Feuilles à 3 folioles et à bout arrondi, sans pubescence
- Fruits : fraises

Ne pas confondre avec RUP (feuilles, fruits).

A-1.25
Gaillets
GAS Galium sp.

Photo 62
Groupe écologique élémentaire : RUP

CLASSE DE RICHESSE RELATIVE DU SITE


TRÈS PAUVRE MOYENNE RICHE TRÈS
PAUVRE RICHE

XÉRIQUE
MÉSIQUE Nombre de relevés insuffisant
SUBHYDRIQUE
HYDRIQUE
DRAINAGE
LÉGENDE
% de la fréquence des points d’observation

De 1 à 10 De 11 à 25 De 26 à 50 De 51 à 75 De 76 à 100
GUIDE DE RECONNAISSANCE DES TYPES ÉCOLOGIQUES DES RÉGIONS ÉCOLOGIQUES 5h • 5i

Plantes herbacées

Plantes qui colonisent souvent les milieux subhydriques de classe de richesse


relative riche ou très riche

- Tige longue et quadrangulaire


- Feuilles apparemment verticillées, mais, en fait, opposées

A-1.26
Graminées (mil, pâturin)
Gramineae sp.
GRS

Photo 63
Groupe écologique élémentaire : GRS

CLASSE DE RICHESSE RELATIVE DU SITE


TRÈS PAUVRE MOYENNE RICHE TRÈS
PAUVRE RICHE

XÉRIQUE
MÉSIQUE
SUBHYDRIQUE
HYDRIQUE
DRAINAGE
LÉGENDE
% de la fréquence des points d’observation

De 1 à 10 De 11 à 25 De 26 à 50 De 51 à 75 De 76 à 100
GUIDE DE RECONNAISSANCE DES TYPES ÉCOLOGIQUES DES RÉGIONS ÉCOLOGIQUES 5h • 5i

Plantes herbacées

- Tige ronde et creuse, avec des nœuds


- Feuilles dont la gaine enveloppe la tige

Ne pas confondre avec CAX (tige).

A-1.27
Épervières
HIS Hieracium sp.

Photo 64
Groupe écologique élémentaire : RUI

CLASSE DE RICHESSE RELATIVE DU SITE


TRÈS PAUVRE MOYENNE RICHE TRÈS
PAUVRE RICHE

XÉRIQUE
MÉSIQUE Nombre de relevés insuffisant
SUBHYDRIQUE
HYDRIQUE
DRAINAGE
LÉGENDE
% de la fréquence des points d’observation

De 1 à 10 De 11 à 25 De 26 à 50 De 51 à 75 De 76 à 100
GUIDE DE RECONNAISSANCE DES TYPES ÉCOLOGIQUES DES RÉGIONS ÉCOLOGIQUES 5h • 5i

Plantes herbacées

Plantes de milieux très perturbés et ouverts

- Plantes dont la tige et les feuilles sont fortement pubescentes


- Tige qui dégage un liquide abondant et blanchâtre lorsqu’elle est cassée
- Feuilles basilaires

A-1.28
Hypne éclatante
Hylocomium splendens (Hedw.) B.S.G.
HYS

Photo 65
Groupe écologique élémentaire : HYS

CLASSE DE RICHESSE RELATIVE DU SITE


TRÈS PAUVRE MOYENNE RICHE TRÈS
PAUVRE RICHE

XÉRIQUE
MÉSIQUE
SUBHYDRIQUE
HYDRIQUE
DRAINAGE
LÉGENDE
% de la fréquence des points d’observation

De 1 à 10 De 11 à 25 De 26 à 50 De 51 à 75 De 76 à 100
GUIDE DE RECONNAISSANCE DES TYPES ÉCOLOGIQUES DES RÉGIONS ÉCOLOGIQUES 5h • 5i

Mousse

- Branches ramifiées en escalier

Photo 66

A-1.29
Kalmia à feuilles étroites
KAA Kalmia angustifolia L.

Photo 67
Groupe écologique élémentaire : KAA

CLASSE DE RICHESSE RELATIVE DU SITE


TRÈS PAUVRE MOYENNE RICHE TRÈS
PAUVRE RICHE

XÉRIQUE
MÉSIQUE
SUBHYDRIQUE
HYDRIQUE
DRAINAGE
LÉGENDE
% de la fréquence des points d’observation

De 1 à 10 De 11 à 25 De 26 à 50 De 51 à 75 De 76 à 100
GUIDE DE RECONNAISSANCE DES TYPES ÉCOLOGIQUES DES RÉGIONS ÉCOLOGIQUES 5h • 5i

Espèce ligneuse non commerciale

- Arbrisseau
- Feuilles dont la partie inférieure est légèrement ouatée
- Fleurs et fruits non terminaux

Ne pas confondre avec KAP (feuilles, fleurs, fruits).

A-1.30
Kalmia à feuilles d’Andromède
Kalmia polifolia Wangehn
KAP

Photo 68
Groupe écologique élémentaire : CAL

CLASSE DE RICHESSE RELATIVE DU SITE


TRÈS PAUVRE MOYENNE RICHE TRÈS
PAUVRE RICHE

XÉRIQUE
MÉSIQUE Nombre de relevés insuffisant
SUBHYDRIQUE
HYDRIQUE
DRAINAGE
LÉGENDE
% de la fréquence des points d’observation

De 1 à 10 De 11 à 25 De 26 à 50 De 51 à 75 De 76 à 100
GUIDE DE RECONNAISSANCE DES TYPES ÉCOLOGIQUES DES RÉGIONS ÉCOLOGIQUES 5h • 5i

Espèce ligneuse non commerciale

Plante de milieux hydriques ombrotrophes

- Arbrisseau
- Feuilles glabres, dont la partie inférieure est glauque et qui paraissent très
étroites parce que leurs bords s’enroulent
- Fleurs et fruits terminaux

Ne pas confondre avec KAA (feuilles, fleurs, fruits).

A-1.31
Lédon du Groenland (thé du Labrador)
LEG Ledum groenlandicum Oeder*

Photo 69
Groupe écologique élémentaire : LEG
* Nom latin maintenant en usage : Rhododendron groenlandicum (Oeder) Kron & Judd

CLASSE DE RICHESSE RELATIVE DU SITE


TRÈS PAUVRE MOYENNE RICHE TRÈS
PAUVRE RICHE

XÉRIQUE
MÉSIQUE Nombre de relevés insuffisant
SUBHYDRIQUE
HYDRIQUE
DRAINAGE
LÉGENDE
% de la fréquence des points d’observation

De 1 à 10 De 11 à 25 De 26 à 50 De 51 à 75 De 76 à 100
GUIDE DE RECONNAISSANCE DES TYPES ÉCOLOGIQUES DES RÉGIONS ÉCOLOGIQUES 5h • 5i

Espèce ligneuse non commerciale

Plante de milieux hydriques pauvres ou très pauvres

- Arbrisseau
- Feuilles dont le bord est fortement enroulé et dont la partie inférieure, est très
pubescente (blanc ou brun orangé)

A-1.32
Linnée boréale
Linnaea borealis L.
LIB

Photo 70
Groupe écologique élémentaire : CON

CLASSE DE RICHESSE RELATIVE DU SITE


TRÈS PAUVRE MOYENNE RICHE TRÈS
PAUVRE RICHE

XÉRIQUE
MÉSIQUE
SUBHYDRIQUE
HYDRIQUE
DRAINAGE
LÉGENDE
% de la fréquence des points d’observation

De 1 à 10 De 11 à 25 De 26 à 50 De 51 à 75 De 76 à 100
GUIDE DE RECONNAISSANCE DES TYPES ÉCOLOGIQUES DES RÉGIONS ÉCOLOGIQUES 5h • 5i

Plante herbacée

- Tige rampante
- Feuilles opposées, presque rondes et peu pétiolées
- Fleurs roses et fruits sur un long pédoncule

A-1.33
Chèvrefeuille du Canada
LON Lonicera canadensis Bartr . ex Marsh.

Photo 71
Groupe écologique élémentaire : VIL

CLASSE DE RICHESSE RELATIVE DU SITE


TRÈS PAUVRE MOYENNE RICHE TRÈS
PAUVRE RICHE

XÉRIQUE
MÉSIQUE Nombre de relevés insuffisant
SUBHYDRIQUE
HYDRIQUE
DRAINAGE
LÉGENDE
% de la fréquence des points d’observation

De 1 à 10 De 11 à 25 De 26 à 50 De 51 à 75 De 76 à 100
GUIDE DE RECONNAISSANCE DES TYPES ÉCOLOGIQUES DES RÉGIONS ÉCOLOGIQUES 5h • 5i

Espèce ligneuse non commerciale

Espèce associée aux peuplements mélangés et feuillus, qui colonise des stations de
classe de richesse relative élevée

- Arbrisseau
- Feuilles opposées, fines et ciliées, au pédoncule court

A-1.34
Maïanthème du Canada
Maianthemum canadense Desf.
MAC

Photo 72
Groupe écologique élémentaire : CON

CLASSE DE RICHESSE RELATIVE DU SITE


TRÈS PAUVRE MOYENNE RICHE TRÈS
PAUVRE RICHE

XÉRIQUE
MÉSIQUE
SUBHYDRIQUE
HYDRIQUE
DRAINAGE
LÉGENDE
% de la fréquence des points d’observation

De 1 à 10 De 11 à 25 De 26 à 50 De 51 à 75 De 76 à 100
GUIDE DE RECONNAISSANCE DES TYPES ÉCOLOGIQUES DES RÉGIONS ÉCOLOGIQUES 5h • 5i

Plante herbacée

- Tige grêle
- Feuilles (2) cordées et sessiles à la base

A-1.35
Mitrelle nue
MIN Mitella nuda L.

Photo 73
Groupe écologique élémentaire : RUP

CLASSE DE RICHESSE RELATIVE DU SITE


TRÈS PAUVRE MOYENNE RICHE TRÈS
PAUVRE RICHE

XÉRIQUE
MÉSIQUE
SUBHYDRIQUE
HYDRIQUE
DRAINAGE
LÉGENDE
% de la fréquence des points d’observation

De 1 à 10 De 11 à 25 De 26 à 50 De 51 à 75 De 76 à 100
GUIDE DE RECONNAISSANCE DES TYPES ÉCOLOGIQUES DES RÉGIONS ÉCOLOGIQUES 5h • 5i

Plante herbacée

- Feuilles basilaires, réniformes et pétiolées, hérissées de poils blancs, raides


et courts

A-1.36
Mnies
Mnium sp.
MNS

Photo 74
Groupe écologique élémentaire : RUP

CLASSE DE RICHESSE RELATIVE DU SITE


TRÈS PAUVRE MOYENNE RICHE TRÈS
PAUVRE RICHE

XÉRIQUE
MÉSIQUE Nombre de relevés insuffisant
SUBHYDRIQUE
HYDRIQUE
DRAINAGE
LÉGENDE
% de la fréquence des points d’observation

De 1 à 10 De 11 à 25 De 26 à 50 De 51 à 75 De 76 à 100
GUIDE DE RECONNAISSANCE DES TYPES ÉCOLOGIQUES DES RÉGIONS ÉCOLOGIQUES 5h • 5i

Mousses

Mousses qui colonisent les milieux subhydriques et hydriques de classe de richesse


relative riche ou très riche

- Mousses de petite taille


- Feuilles rondes ou ovales, vertes et transparentes

Ne pas confondre avec Bazzania trilobata (BAT), dont les petites feuilles sont
échancrées à l’extrémité.

A-1.37
Némopanthe mucroné (faux houx)
NEM Nemopanthus mucronatus (L.) Trel.*

Photo 75
Groupe écologique élémentaire : AUC
* Nom latin maintenant en usage : Ilex mucronata (L.) M. Powell, Savol. & S. Andrews

CLASSE DE RICHESSE RELATIVE DU SITE


TRÈS PAUVRE MOYENNE RICHE TRÈS
PAUVRE RICHE

XÉRIQUE
MÉSIQUE Nombre de relevés insuffisant
SUBHYDRIQUE
HYDRIQUE
DRAINAGE
LÉGENDE
% de la fréquence des points d’observation

De 1 à 10 De 11 à 25 De 26 à 50 De 51 à 75 De 76 à 100
GUIDE DE RECONNAISSANCE DES TYPES ÉCOLOGIQUES DES RÉGIONS ÉCOLOGIQUES 5h • 5i

Espèce ligneuse non commerciale

Arbuste de milieux subhydriques ou hydriques, de richesse relative pauvre, souvent


associé au peuplement résineux

- Arbrisseau
- Écorce verdâtre, rameaux en zigzag, déformés par des renflements
- Feuilles alternes, parfois dentées, qui se terminent en une pointe très fine
- Pétiole dont la couleur varie de rose à mauve
- Drupe rouge

Ne pas confondre avec AME, dont l’écorce grisâtre est striée de bandes verticales
brunes, dont les feuilles ne sont pas terminées par une pointe fine et dont les
fruits sont des baies pourpres.

A-1.38
Osmonde cannelle
Osmunda cinnamomea L.
OSC

Photo 76
Groupe écologique élémentaire : RUP

CLASSE DE RICHESSE RELATIVE DU SITE


TRÈS PAUVRE MOYENNE RICHE TRÈS
PAUVRE RICHE

XÉRIQUE
MÉSIQUE Nombre de relevés insuffisant
SUBHYDRIQUE
HYDRIQUE
DRAINAGE
LÉGENDE
% de la fréquence des points d’observation

De 1 à 10 De 11 à 25 De 26 à 50 De 51 à 75 De 76 à 100
GUIDE DE RECONNAISSANCE DES TYPES ÉCOLOGIQUES DES RÉGIONS ÉCOLOGIQUES 5h • 5i

Fougère

Fougère qui colonise les milieux subhydriques de classe de richesse relative riche ou
très riche

- Grande fougère groupée en couronne


- Frondes végétatives disposées autour de celles qui sont fructifères
- Fructifications brunes portées au sommet de frondes exclusivement fructifères,
longues, nues, rigides et dressées
- Touffe de poils de couleur cannelle à l’aisselle des segments

Ne pas confondre avec OSY (fructifications, segments).

A-1.39
Osmonde de Clayton
OSY Osmunda claytoniana L.

Photo 77
Groupe écologique élémentaire : RUP

CLASSE DE RICHESSE RELATIVE DU SITE


TRÈS PAUVRE MOYENNE RICHE TRÈS
PAUVRE RICHE

XÉRIQUE
MÉSIQUE
SUBHYDRIQUE
HYDRIQUE
DRAINAGE
LÉGENDE
% de la fréquence des points d’observation

De 1 à 10 De 11 à 25 De 26 à 50 De 51 à 75 De 76 à 100

Fougère
GUIDE DE RECONNAISSANCE DES TYPES ÉCOLOGIQUES DES RÉGIONS ÉCOLOGIQUES 5h • 5i

- Grande fougère groupée en couronne


- Frondes végétatives disposées autour de celles qui sont fructifères
- Fructifications brunes, vers le centre des frondes, en paire de 2 à 5
- Sans touffe de poils à l’aisselle des segments (faible pubescence)

Ne pas confondre avec OSC (fructifications, segments).

Photo 78

A-1.40
Oxalide de montagne
Oxalis montana Raf.*
OXM

Photo 79
Groupe écologique élémentaire : DRS
*Nom latin maintenant en usage : Oxalis acetosella L. subsp. montana (Raf.) Hult. ex D. Löve

CLASSE DE RICHESSE RELATIVE DU SITE


TRÈS PAUVRE MOYENNE RICHE TRÈS
PAUVRE RICHE

XÉRIQUE
MÉSIQUE
SUBHYDRIQUE
HYDRIQUE
DRAINAGE
LÉGENDE
% de la fréquence des points d’observation

De 1 à 10 De 11 à 25 De 26 à 50 De 51 à 75 De 76 à 100

Plante herbacée
GUIDE DE RECONNAISSANCE DES TYPES ÉCOLOGIQUES DES RÉGIONS ÉCOLOGIQUES 5h • 5i

- Feuilles basilaires, longs pétioles et 3 folioles

A-1.41
Hypne dorée ou hypne de Schreber
PLS Pleurozium schreberi (Brid.) Mitt.

Photo 80
Groupe écologique élémentaire : PLS

CLASSE DE RICHESSE RELATIVE DU SITE


TRÈS PAUVRE MOYENNE RICHE TRÈS
PAUVRE RICHE

XÉRIQUE
MÉSIQUE
SUBHYDRIQUE
HYDRIQUE
DRAINAGE
LÉGENDE
% de la fréquence des points d’observation

De 1 à 10 De 11 à 25 De 26 à 50 De 51 à 75 De 76 à 100

Mousse
GUIDE DE RECONNAISSANCE DES TYPES ÉCOLOGIQUES DES RÉGIONS ÉCOLOGIQUES 5h • 5i

- Feuilles très étroites et transparentes, d’un vert jaunâtre brillant


- Tige rougeâtre si humide

Photo 81

A-1.42
Cerisier de Pennsylvanie (petit merisier)
Prunus pensylvanica L. f.
PRP

Photo 82
Groupe écologique élémentaire : RUI

CLASSE DE RICHESSE RELATIVE DU SITE


TRÈS PAUVRE MOYENNE RICHE TRÈS
PAUVRE RICHE

XÉRIQUE
MÉSIQUE
SUBHYDRIQUE
HYDRIQUE
DRAINAGE
LÉGENDE
% de la fréquence des points d’observation

De 1 à 10 De 11 à 25 De 26 à 50 De 51 à 75 De 76 à 100

Espèce ligneuse non commerciale


GUIDE DE RECONNAISSANCE DES TYPES ÉCOLOGIQUES DES RÉGIONS ÉCOLOGIQUES 5h • 5i

- Arbre qui peut atteindre de 10 à 12 m de hauteur


- Écorce lisse, d’un brun rougeâtre foncé, marquée de lenticelles horizontales
saillantes, orangées
- Feuilles alternes, lancéolées, acuminées et finement dentées

A-1.43
Ptéridium des aigles (grande fougère)
PTA Pteridium aquilinum (L.) Kuhn*

Photo 83
Groupe écologique élémentaire : DIE
* Nom latin maintenant en usage : Pteridium aquilinum var. latiusculum (Desv.) Underwood ex Heller

CLASSE DE RICHESSE RELATIVE DU SITE


TRÈS PAUVRE MOYENNE RICHE TRÈS
PAUVRE RICHE

XÉRIQUE
MÉSIQUE
SUBHYDRIQUE
HYDRIQUE
DRAINAGE
LÉGENDE
% de la fréquence des points d’observation

De 1 à 10 De 11 à 25 De 26 à 50 De 51 à 75 De 76 à 100

Fougère
GUIDE DE RECONNAISSANCE DES TYPES ÉCOLOGIQUES DES RÉGIONS ÉCOLOGIQUES 5h • 5i

- Grande fougère
- Fronde triangulaire, dont les segments secondaires ont des dents arrondies

Photo 84

A-1.44
Hypne cimier ou hypne plumeuse
Ptilium crista-castrensis (Hedw.) De Not.
PTC

Photo 85
Groupe écologique élémentaire : PLS

CLASSE DE RICHESSE RELATIVE DU SITE


TRÈS PAUVRE MOYENNE RICHE TRÈS
PAUVRE RICHE

XÉRIQUE
MÉSIQUE
SUBHYDRIQUE
HYDRIQUE
DRAINAGE
LÉGENDE
% de la fréquence des points d’observation

De 1 à 10 De 11 à 25 De 26 à 50 De 51 à 75 De 76 à 100

Mousse
GUIDE DE RECONNAISSANCE DES TYPES ÉCOLOGIQUES DES RÉGIONS ÉCOLOGIQUES 5h • 5i

Mousse associée aux peuplements résineux, qui colonise fréquemment les milieux
de drainage mésique

- Mousse qui ressemble à une plume

A-1.45
Pyroles
PYS Pyrola sp.

Photo 86
Groupe écologique élémentaire : CON

CLASSE DE RICHESSE RELATIVE DU SITE


TRÈS PAUVRE MOYENNE RICHE TRÈS
PAUVRE RICHE

XÉRIQUE
MÉSIQUE Nombre de relevés insuffisant
SUBHYDRIQUE
HYDRIQUE
DRAINAGE
LÉGENDE
% de la fréquence des points d’observation

De 1 à 10 De 11 à 25 De 26 à 50 De 51 à 75 De 76 à 100
GUIDE DE RECONNAISSANCE DES TYPES ÉCOLOGIQUES DES RÉGIONS ÉCOLOGIQUES 5h • 5i

Plantes herbacées

Plantes de milieux mésiques de classe de richesse relative moyenne

- Feuilles basilaires plus ou moins arrondies


- Fleurs et fruits sur une longue hampe

Ne pas confondre avec Viola sp. (VIS), dont les feuilles sont munies
d’un long pétiole.

A-1.46
Gadellier glanduleux
Ribes glandulosum Grauer
RIG

Photo 87
Groupe écologique élémentaire : RUP

CLASSE DE RICHESSE RELATIVE DU SITE


TRÈS PAUVRE MOYENNE RICHE TRÈS
PAUVRE RICHE

XÉRIQUE
MÉSIQUE
SUBHYDRIQUE
HYDRIQUE
DRAINAGE
LÉGENDE
% de la fréquence des points d’observation

De 1 à 10 De 11 à 25 De 26 à 50 De 51 à 75 De 76 à 100
GUIDE DE RECONNAISSANCE DES TYPES ÉCOLOGIQUES DES RÉGIONS ÉCOLOGIQUES 5h • 5i

Espèce ligneuse non commerciale

- Arbrisseau
- Tige et feuilles qui dégagent une odeur fétide lorsqu’on les brise
- Feuilles grossièrement dentées, qui comportent de 5 à 7 lobes profonds et obtus et
qui ressemblent à celles de l’érable à sucre

Ne pas confondre avec Ribes triste (RIT), qui ne dégage aucune odeur fétide.

A-1.47
Ronce du mont Ida (framboisier)
RUI Rubus idaeus L.

Photo 88
Groupe écologique élémentaire : RUI

CLASSE DE RICHESSE RELATIVE DU SITE


TRÈS PAUVRE MOYENNE RICHE TRÈS
PAUVRE RICHE

XÉRIQUE
MÉSIQUE
SUBHYDRIQUE
HYDRIQUE
DRAINAGE
LÉGENDE
% de la fréquence des points d’observation

De 1 à 10 De 11 à 25 De 26 à 50 De 51 à 75 De 76 à 100
GUIDE DE RECONNAISSANCE DES TYPES ÉCOLOGIQUES DES RÉGIONS ÉCOLOGIQUES 5h • 5i

Espèce semi-ligneuse

- Arbrisseau
- Tige dressée, garnie d’épines
- Feuilles dentées, rugueuses et lancéolées, qui présentent de 3 à 5 folioles

A-1.48
Ronce pubescente (catherinettes)
Rubus pubescens Raf.
RUP

Photo 89
Groupe écologique élémentaire : RUP

CLASSE DE RICHESSE RELATIVE DU SITE


TRÈS PAUVRE MOYENNE RICHE TRÈS
PAUVRE RICHE

XÉRIQUE
MÉSIQUE
SUBHYDRIQUE
HYDRIQUE
DRAINAGE
LÉGENDE
% de la fréquence des points d’observation

De 1 à 10 De 11 à 25 De 26 à 50 De 51 à 75 De 76 à 100
GUIDE DE RECONNAISSANCE DES TYPES ÉCOLOGIQUES DES RÉGIONS ÉCOLOGIQUES 5h • 5i

Espèce semi-ligneuse

- Tige rampante, sans épines


- Feuilles dentées et pointues, de 3 à 5 folioles, dessous pubescent
- Petites drupes rouges, regroupées

Ne pas confondre avec FRG, dont les feuilles ne sont pas pubescentes et dont le
fruit bien connu est une fraise.

A-1.49
Sureau pubescent (sureau rouge)
SAP Sambucus pubens Michx.*

Photo 90
Groupe écologique élémentaire : ERE
*Nom latin maintenant en usage : Sambucus racemosa L.

CLASSE DE RICHESSE RELATIVE DU SITE


TRÈS PAUVRE MOYENNE RICHE TRÈS
PAUVRE RICHE

XÉRIQUE
MÉSIQUE
SUBHYDRIQUE
HYDRIQUE
DRAINAGE
LÉGENDE
% de la fréquence des points d’observation

De 1 à 10 De 11 à 25 De 26 à 50 De 51 à 75 De 76 à 100
GUIDE DE RECONNAISSANCE DES TYPES ÉCOLOGIQUES DES RÉGIONS ÉCOLOGIQUES 5h • 5i

Espèce ligneuse non commerciale

- Arbrisseau
- Tige dont la moelle est tendre et orangée
- Feuilles opposées, de 3 à 7 folioles, dents aiguës et irrégulières

A-1.50
Smilacine à grappes
Smilacina racemosa (L.) Desf.*
SMR

Photo 91
Groupe écologique élémentaire : VIL
*Nom latin maintenant en usage : Maianthemum racemosum (L.) Link

CLASSE DE RICHESSE RELATIVE DU SITE


TRÈS PAUVRE MOYENNE RICHE TRÈS
PAUVRE RICHE

XÉRIQUE
MÉSIQUE Nombre de relevés insuffisant
SUBHYDRIQUE
HYDRIQUE
DRAINAGE
LÉGENDE
% de la fréquence des points d’observation

De 1 à 10 De 11 à 25 De 26 à 50 De 51 à 75 De 76 à 100
GUIDE DE RECONNAISSANCE DES TYPES ÉCOLOGIQUES DES RÉGIONS ÉCOLOGIQUES 5h • 5i

Plante herbacée

Espèce associée à l’érable à sucre et au bouleau jaune, qui colonise des sites de
drainage mésique de classe de richesse relative élevée

- Tige rougeâtre, arquée, zigzagante et pubescente


- Feuilles sessiles, pubescentes et coriaces, à nervure profonde

A-1.51
Smilacine trifoliée
SMT Smilacina trifolia (L.) Desf.*

Photo 92
Groupe écologique élémentaire : CAL
*Nom latin maintenant en usage : Maianthemum trifolium (L.) Sloboda

CLASSE DE RICHESSE RELATIVE DU SITE


TRÈS PAUVRE MOYENNE RICHE TRÈS
PAUVRE RICHE

XÉRIQUE
MÉSIQUE Nombre de relevés insuffisant
SUBHYDRIQUE
HYDRIQUE
DRAINAGE
LÉGENDE
% de la fréquence des points d’observation

De 1 à 10 De 11 à 25 De 26 à 50 De 51 à 75 De 76 à 100
GUIDE DE RECONNAISSANCE DES TYPES ÉCOLOGIQUES DES RÉGIONS ÉCOLOGIQUES 5h • 5i

Plante herbacée

Plante de milieux hydriques ombrotrophes

- Tige non pubescente


- Feuilles (2 ou 3) engainantes et sessiles

Ne pas confondre avec CLB (tige, feuilles).

A-1.52
Sphaignes
Sphagnum sp.
SPS

Photo 93
Groupe écologique élémentaire : SPS

CLASSE DE RICHESSE RELATIVE DU SITE


TRÈS PAUVRE MOYENNE RICHE TRÈS
PAUVRE RICHE

XÉRIQUE
MÉSIQUE
SUBHYDRIQUE
HYDRIQUE
DRAINAGE
LÉGENDE
% de la fréquence des points d’observation

De 1 à 10 De 11 à 25 De 26 à 50 De 51 à 75 De 76 à 100
GUIDE DE RECONNAISSANCE DES TYPES ÉCOLOGIQUES DES RÉGIONS ÉCOLOGIQUES 5h • 5i

Mousses

- Tige aux rameaux courts et serrés au sommet, qui forment ainsi une boule (capitule)

A-1.53
If du Canada
TAC Taxus canadensis Marsh.

Photo 94
Groupe écologique élémentaire : ERE

CLASSE DE RICHESSE RELATIVE DU SITE


TRÈS PAUVRE MOYENNE RICHE TRÈS
PAUVRE RICHE

XÉRIQUE
MÉSIQUE
SUBHYDRIQUE
HYDRIQUE
DRAINAGE
LÉGENDE
% de la fréquence des points d’observation

De 1 à 10 De 11 à 25 De 26 à 50 De 51 à 75 De 76 à 100
GUIDE DE RECONNAISSANCE DES TYPES ÉCOLOGIQUES DES RÉGIONS ÉCOLOGIQUES 5h • 5i

Espèce ligneuse non commerciale

- Arbrisseau généralement couché, aux branches redressées


- Feuilles en forme d’aiguilles aplaties, qui se terminent en une courte pointe
- Baies pourpres, à calice persistant au sommet

Ne pas confondre avec le sapin baumier, dont les aiguilles, au dessous blanchâtre,
sont arrondies à l’extrémité.

A-1.54
Trientale boréale
Trientalis borealis Raf.
TRB

Photo 95
Groupe écologique élémentaire : CON

CLASSE DE RICHESSE RELATIVE DU SITE


TRÈS PAUVRE MOYENNE RICHE TRÈS
PAUVRE RICHE

XÉRIQUE
MÉSIQUE Nombre de relevés insuffisant
SUBHYDRIQUE
HYDRIQUE
DRAINAGE
LÉGENDE
% de la fréquence des points d’observation

De 1 à 10 De 11 à 25 De 26 à 50 De 51 à 75 De 76 à 100
GUIDE DE RECONNAISSANCE DES TYPES ÉCOLOGIQUES DES RÉGIONS ÉCOLOGIQUES 5h • 5i

Plante herbacée

Plante de milieux mésiques de classe de richesse relative moyenne

- Tige grêle, légèrement pubescente


- Feuilles opposées, qui forment un verticille au sommet de la tige

A-1.55
Airelle à feuilles étroites (bleuets)
VAA Vaccinium angustifolium Ait.

Photo 96
Groupe écologique élémentaire : KAA

CLASSE DE RICHESSE RELATIVE DU SITE


TRÈS PAUVRE MOYENNE RICHE TRÈS
PAUVRE RICHE

XÉRIQUE
MÉSIQUE Nombre de relevés insuffisant
SUBHYDRIQUE
HYDRIQUE
DRAINAGE
LÉGENDE
% de la fréquence des points d’observation

De 1 à 10 De 11 à 25 De 26 à 50 De 51 à 75 De 76 à 100
GUIDE DE RECONNAISSANCE DES TYPES ÉCOLOGIQUES DES RÉGIONS ÉCOLOGIQUES 5h • 5i

Espèce ligneuse non commerciale

Plante de milieux mésiques pauvres ou très pauvres

- Arbrisseau aux rameaux verruqueux, glabres ou presque


- Feuilles légèrement dentées et glabres, dont les nervures inférieures sont parfois
légèrement pubescentes
- Fruits : baies bleues ou noires, très sucrées

Ne pas confondre avec VAM (rameaux, feuilles)

A-1.56
Airelle fausse-myrtille (bleuets)
Vaccinium myrtilloides Michx.
VAM

Photo 97
Groupe écologique élémentaire : KAA

CLASSE DE RICHESSE RELATIVE DU SITE


TRÈS PAUVRE MOYENNE RICHE TRÈS
PAUVRE RICHE

XÉRIQUE
MÉSIQUE
SUBHYDRIQUE
HYDRIQUE
DRAINAGE
LÉGENDE
% de la fréquence des points d’observation

De 1 à 10 De 11 à 25 De 26 à 50 De 51 à 75 De 76 à 100
GUIDE DE RECONNAISSANCE DES TYPES ÉCOLOGIQUES DES RÉGIONS ÉCOLOGIQUES 5h • 5i

Espèce ligneuse non commerciale

- Arbrisseau aux rameaux de l’année fortement pubescents


- Feuilles non dentées, pointues et pubescentes
- Fruits : baies bleues ou noires

Ne pas confondre avec VAA (rameaux, feuilles).

A-1.57
Viorne cassinoïde
VIC Viburnum cassinoides L.*

Photo 98
Groupe écologique élémentaire : AUC
*Nom latin maintenant en usage : Viburnum nudum L.var. cassinoides (L.) Torr. & Gray

CLASSE DE RICHESSE RELATIVE DU SITE


TRÈS PAUVRE MOYENNE RICHE TRÈS
PAUVRE RICHE

XÉRIQUE
MÉSIQUE Nombre de relevés insuffisant
SUBHYDRIQUE
HYDRIQUE
DRAINAGE
LÉGENDE
% de la fréquence des points d’observation

De 1 à 10 De 11 à 25 De 26 à 50 De 51 à 75 De 76 à 100

Espèce ligneuse non commerciale


GUIDE DE RECONNAISSANCE DES TYPES ÉCOLOGIQUES DES RÉGIONS ÉCOLOGIQUES 5h • 5i

Plante associée à des milieux mésiques de classe de richesse relative moyenne

- Arbuste
- Feuilles opposées et épaisses, dont le pourtour est découpé en dents fines et rondes
- Bourgeons pubescents bruns, assez longs et dépourvus d’écailles

Photo 99

A-1.58
Viorne à feuilles d’aulne
(bois d’orignal) VIL
Viburnum alnifolium Marsh.*

Photo 100
Groupe écologique élémentaire : VIL
*Nom latin maintenant en usage : Viburnum lantanoides Michx.
CLASSE DE RICHESSE RELATIVE DU SITE
TRÈS PAUVRE MOYENNE RICHE TRÈS
PAUVRE RICHE

XÉRIQUE
MÉSIQUE Nombre de relevés insuffisant
SUBHYDRIQUE
HYDRIQUE
DRAINAGE
LÉGENDE
% de la fréquence des points d’observation

De 1 à 10 De 11 à 25 De 26 à 50 De 51 à 75 De 76 à 100

Espèce ligneuse non commerciale


GUIDE DE RECONNAISSANCE DES TYPES ÉCOLOGIQUES DES RÉGIONS ÉCOLOGIQUES 5h • 5i

Arbuste de milieux mésiques, de richesse relative très riche, qui est souvent associé
à l'érable à sucre, au bouleau jaune et au hêtre à grandes feuilles

- Arbrisseau aux branches tombantes


- Écorce lisse et rouge
- Feuilles opposées, très grandes, arrondies et dentées, à l’extrémité pointue

Photo 101

A-1.59
ANNEXE 2
LÉGENDE DES DÉPÔTS DE SURFACE
(revue et corrigée, décembre 2002)

Source : ROBITAILLE, A. (1988). Cartographie des districts


écologiques : normes et techniques, ministère de l’Énergie et
des Ressources, Service de l’inventaire forestier, Division
écologie, Québec, revue et corrigée en 1989, 109 p.
TYPES DE DÉPÔTS CODE CODE DESCRIPTION ORIGINE ET MORPHOLOGIE
MÉCA1 CART2

1. DÉPÔTS GLACIAIRES Dépôts lâches ou compacts, sans triage, constitués Dépôts mis en place par un glacier, sans interven-
d’une farine de roches et d’éléments allant tion majeure des eaux de fonte, à la suite de
d’anguleux à subanguleux. La granulométrie des l'érosion du substrat rocheux. Ils présentent une
sédiments peut varier de l’argile au bloc, selon topographie très variable.
les régions.

1.1 Dépôts glaciaires sans 1A Idem Dépôts glaciaires qui ne forment que peu ou pas de
morphologie particulière relief sur les formations meubles ou rocheuses
sous-jacentes et qui doivent leur origine à l’action
d’un glacier.

Till indifférencié 1A 1a Idem Till mis en place à la base d’un glacier (till de fond),
lors de la progression glaciaire, ou à travers la
glace stagnante, lors de sa régression (till
d’ablation).

Till de Cochrane 1AA 1aa Till à matrice argileuse. Till mis en place lors de la deuxième avancée du
front glaciaire dans la zone nord-ouest de l’Abitibi.

Till dérivé de roches cristallines 1AC 1ac Généralement, la matrice du till dérivé de roches Les éléments qui composent le till sont dérivés d’un
cristallines est pauvre en argile et riche en sable. substrat rocheux d’origine ignée ou métamorphique
Elle ne renferme que peu ou pas de minéraux (il peut renfermer un certain pourcentage d’élé-
carbonatés, mais beaucoup de blocs. ments d’origine sédimentaire).
1 CODE MÉCANOGRAPHIQUE 2 CODE CARTOGRAPHIQUE

A-2.3
GUIDE DE RECONNAISSANCE DES TYPES ÉCOLOGIQUES DES RÉGIONS ÉCOLOGIQUES 5h • 5i
GUIDE DE RECONNAISSANCE DES TYPES ÉCOLOGIQUES DES RÉGIONS ÉCOLOGIQUES 5h • 5i

DE DÉPÔTS ET MORPHOLOGIE

A-2.4
TYPES CODE CODE DESCRIPTION ORIGINE
MÉCA1 CART2

Till dérivé de roches 1AS 1as La matrice du till dérivé de roches sédimentaires est Les éléments qui composent le till sont dérivés d’un
sédimentaires habituellement composée de sable, de limon et substrat rocheux d’origine sédimentaire qui peut
d’argile, en parties égales. Elle renferme de 5 % à renfermer un certain pourcentage d’éléments
50 % de minéraux carbonatés. Les blocs de plus de d’origine cristalline.
60 cm de diamètre y sont rares.

Till délavé 1AD 1ad Till dont la matrice pauvre en matières fines se ca- On le trouve principalement dans les dépressions
ractérise par une forte concentration d’éléments où l’eau a lessivé les particules fines. On le rencon-
grossiers (cailloux, pierres, blocs). tre occasionnellement sur les versants fortement
inclinés et les sommets des collines. La surface est
fréquemment très inégale.

Champ de blocs glaciaires 1AB 1ab Accumulation de pierres et de blocs subarrondis, On le trouve dans les secteurs de moraine de
sans matrice fine. décrépitude et, notamment, dans les grandes
dépressions. La surface est très inégale.

1.2 Dépôts glaciaires caractérisés 1B Ces formes glaciaires sont généralement com- Dépôts glaciaires qui doivent leur origine à l’action
par leur morphologie posées de till. d’un glacier. Ils sont suffisamment épais pour créer
un relief sur des formations meubles ou rocheuses.

1 CODE MÉCANOGRAPHIQUE 2 CODE CARTOGRAPHIQUE


TYPES DE DÉPÔTS CODE CODE DESCRIPTION ORIGINE ET MORPHOLOGIE
MÉCA1 CART2

Drumlins et drumlinoïdes 1BD 1bd Les crêtes composées de till peuvent comporter un Formés sous un glacier en progression, ils s’alignent
noyau rocheux. dans le sens de l’écoulement glaciaire. Ce sont des
collines ovales ou allongées, généralement regroupées.
Les drumlinoïdes se distinguent des drumlins par leurs
formes plus étroites et plus effilées.

Moraine interlobaire 1BI 1bi La moraine interlobaire est largement dominée par Ce type de moraine est formé à la limite entre deux
des dépôts fluvioglaciaires et des sédiments lobes glaciaires. Il se présente comme une crête ou
glaciaires : sable, gravier et blocs. Les dépôts sont un remblai aplati, continu et sinueux, qui atteint
stratifiés à certains endroits et sans structure sédi- parfois plusieurs dizaines de mètres de hauteur et
mentaire apparente ailleurs. des centaines de kilomètres de longueur.

Buttes à traînée de débris 1BT 1bt Les traînées de débris sont composées de till et Comme les drumlins et les drumlinoïdes, les buttes
elles comportent une butte rocheuse à l’amont du à traînée de débris ont une forme profilée, allongée
dépôt. dans le sens de l’écoulement glaciaire.

Moraine de décrépitude 1BP 1bp Cette moraine est généralement constituée de till La moraine est déposée lors de la fonte d’un glacier.
lâche, délavé et souvent mince par rapport au till Les débris s’accumulent généralement sur le till de
sous-jacent. Elle renferme une forte proportion fond, beaucoup plus dense et compact. Elle
d’éléments grossiers et peut aussi comporter des présente une topographie typique, en creux et en
poches de sédiments stratifiés. bosses, sans orientation précise.

1 CODE MÉCANOGRAPHIQUE 2 CODE CARTOGRAPHIQUE

A-2.5
GUIDE DE RECONNAISSANCE DES TYPES ÉCOLOGIQUES DES RÉGIONS ÉCOLOGIQUES 5h • 5i
GUIDE DE RECONNAISSANCE DES TYPES ÉCOLOGIQUES DES RÉGIONS ÉCOLOGIQUES 5h • 5i

A-2.6
TYPES DE DÉPÔTS CODE CODE DESCRIPTION ORIGINE ET MORPHOLOGIE
MÉCA1 CART2

Moraine côtelée 1BC 1bc Les crêtes qui forment la moraine côtelée se com- Ce type de moraine est mis en place sous un glacier.
(de Rogen) posent de till riche en blocs, qui peut renfermer des Il présente une succession de crêtes alignées
couches de sédiments triés par l’eau. parallèlement au front glaciaire et entrecoupées de
creux occupés par des lacs. Les crêtes peuvent
atteindre une longueur de quelques kilomètres.

Moraine ondulée 1BN 1bn Les petites crêtes qui forment la moraine ondulée Ce type de moraine est mis en place en bordure
se composent de till. d’une marge glaciaire active. Les crêtes basses
(de 3 m à 10 m) s’alignent parallèlement au front
glaciaire. Elles sont séparées par de petites dépres-
sions, parfois humides.

Moraine de De Geer 1BG 1bg La petite crête qui forme la moraine de De Geer se Ce type de moraine est mis en place dans des
compose de till, parfois délavé en surface, nappes d’eau peu profondes, au front des glaciers.
généralement pierreux et parfois recouvert de blocs Il présente une topographie formée de petites
ou de graviers. crêtes (de 3 m à 10 m) parallèles au front glaciaire.

Moraine frontale 1BF 1bf La moraine frontale comporte une accumulation Ce type de moraine, formé au front des glaciers,
importante de sédiments glaciaires : sable, gravier marque avec précision la position ancienne d’un
et blocs. Les dépôts sont stratifiés à certains front glaciaire. Il atteint parfois plusieurs dizaines
endroits et sans structure sédimentaire apparente de mètres de hauteur et des centaines de kilo-
ailleurs. mètres de longueur.

1 CODE MÉCANOGRAPHIQUE 2 CODE CARTOGRAPHIQUE


TYPES DE DÉPÔTS CODE CODE DESCRIPTION ORIGINE ET MORPHOLOGIE
MÉCA1 CART2

2. DÉPÔTS FLUVIOGLACIAIRES Les dépôts fluvioglaciaires sont composés de sédi- Dépôts mis en place par l’eau de fonte d’un glacier.
ments hétérométriques, dont la forme va de subarrondie La morphologie des accumulations varie selon la
à arrondie. Ils sont stratifiés et peuvent renfermer des proximité du milieu sédimentaire et du glacier
poches de till (till flué). (juxtaglaciaire et proglaciaire).

2.1 Dépôts juxtaglaciaires 2A 2a Dépôts constitués de sable, de gravier, de cailloux, Dépôts mis en place par l’eau de fonte, au contact
de pierres et, parfois, de blocs allant d’arrondis à d’un glacier en retrait. Ils ont souvent une topogra-
subarrondis. Leur stratification est souvent défor- phie bosselée, parsemée de kettles.
mée et faillée. La granulométrie des éléments varie
considérablement selon les strates. Ces dépôts
renferment fréquemment des poches de till.

Esker 2AE 2ae Idem L’esker se forme dans un cours d’eau supra, intra ou
sous-glaciaire, lors de la fonte d’un glacier. Il se
présente comme une crête allongée, rectiligne ou
sinueuse, continue ou discontinue.

Kame 2AK 2ak Idem Le kame se forme avec l’accumulation de sédi-


ments dans une dépression d’un glacier stagnant.
Une fois la glace fondue, il a l’allure d’une butte ou
d’un monticule de hauteur variable, aux pentes
raides.

1 CODE MÉCANOGRAPHIQUE 2 CODE CARTOGRAPHIQUE

A-2.7
GUIDE DE RECONNAISSANCE DES TYPES ÉCOLOGIQUES DES RÉGIONS ÉCOLOGIQUES 5h • 5i
GUIDE DE RECONNAISSANCE DES TYPES ÉCOLOGIQUES DES RÉGIONS ÉCOLOGIQUES 5h • 5i

DE DÉPÔTS ET MORPHOLOGIE

A-2.8
TYPES CODE CODE DESCRIPTION ORIGINE
MÉCA1 CART2

Terrasse de kame 2AT 2at Idem La terrasse de Kame se forme par l’accumulation de
sédiments abandonnés par les eaux de fonte entre
le glacier et un versant de vallée. La topographie
résiduelle montre une terrasse bosselée, accrochée
au versant, et qui peut être parsemée de kettles et
de kames.

2.2 Dépôts proglaciaires 2B 2b Les dépôts proglaciaires sont surtout composés de Ces dépôts sont mis en place par les eaux de fonte
sable, de gravier et de cailloux émoussés. Ces d’un glacier et déposés par des cours d’eau
sédiments sont triés et disposés en couches bien fluvioglaciaires.
distinctes. Dans un complexe fluvioglaciaire, les
dimensions des particules diminuent de l’amont
vers l’aval.

Delta fluvioglaciaire 2BD 2bd Dépôt principalement composé de sable et de Dépôt mis en place à l’extrémité aval d’un cours
gravier, triés et déposés en couches bien distinctes. d’eau fluvioglaciaire, dans un lac ou dans la mer.
Les accumulations peuvent mesurer plusieurs Sa surface est souvent plane. Vue des airs, elle a
dizaines de mètres d’épaisseur. parfois une forme conique.

Delta d’esker 2BP 2bp Idem Dépôt mis en place dans un lac proglaciaire ou une
mer, à l’extrémité aval d’un esker. Sa surface est
souvent plane, criblée de kettles et bordée de
pentes abruptes (front deltaïque).

1 CODE MÉCANOGRAPHIQUE 2 CODE CARTOGRAPHIQUE


TYPES DE DÉPÔTS CODE CODE DESCRIPTION ORIGINE ET MORPHOLOGIE
MÉCA1 CART2

Épandage 2BE 2be Idem Dépôt mis en place le long d’un cours d’eau
fluvioglaciaire. La surface généralement uniforme
de l’épandage est entaillée d’anciens chenaux
d’écoulement. Les terrasses fluvioglaciaires situées
en bordure des rivières actuelles correspondent
fréquemment à des épandages résiduels défoncés
par l’érosion.

3. DÉPÔTS FLUVIATILES Les dépôts fluviatiles sont bien stratifiés. Ils secom- Dépôts qui ont été charriés et mis en place par un
posent généralement de gravier et de sable ainsi cours d’eau. Ils présentent une surface générale-
que d’une faible proportion de limon et d’argile. Ils ment plane.
peuvent aussi renfermer de la matière organique.

3.1 Dépôts alluviaux 3A 3a Idem Dépôts mis en place dans le lit mineur ou majeur
d’un cours d’eau. Ils présentent généralement une
succession de surfaces planes (terrasses),
séparées par des talus.

Actuel 3AC 3ac Idem Dépôt mis en place dans le lit mineur d’un cours
d’eau (îlots, bancs).

1 CODE MÉCANOGRAPHIQUE 2 CODE CARTOGRAPHIQUE

A-2.9
GUIDE DE RECONNAISSANCE DES TYPES ÉCOLOGIQUES DES RÉGIONS ÉCOLOGIQUES 5h • 5i
GUIDE DE RECONNAISSANCE DES TYPES ÉCOLOGIQUES DES RÉGIONS ÉCOLOGIQUES 5h • 5i

TYPES DE DÉPÔTS CODE CODE DESCRIPTION ORIGINE ET MORPHOLOGIE

A-2.10
MÉCA1 CART2

Récent 3AE 3ae Idem Dépôts mis en place dans la plaine inondable
(lit majeur) d’un cours d’eau, lors des crues.

Ancien 3AN 3an Idem Dépôt ancien abandonné lors de l’encaissement ou


du déplacement du lit du cours d’eau dont il faisait
partie (hautes terrasses non inondables).

3.2 Dépôts deltaïques 3D 3d Les dépôts deltaïques sont généralement composés Dépôts accumulés par l’eau, à l’embouchure d’un
de sable et de gravier lités. cours d’eau ou à la rupture de pente d’un torrent. Ils
empruntent des formes variées, souvent coniques.

Delta 3DD 3dd Idem Dépôt subaquatique mis en place par l’eau, à l’em-
bouchure d’un cours d’eau, dans un lac ou dans la
mer. Sa surface est plane.

1 CODE MÉCANOGRAPHIQUE 2 CODE CARTOGRAPHIQUE


TYPES DE DÉPÔTS CODE CODE DESCRIPTION ORIGINE ET MORPHOLOGIE
MÉCA1 CART2

Cône alluvial 3DA 3da Dépôt mal trié et grossièrement stratifié, composé Dépôt mis en place par un cours d’eau, au pied
de limon, de sable et de gravier. d’une pente raide. Vu des airs, il a la forme d’un
«éventail». Sa pente longitudinale est généralement
inférieure à 14 %.

Cône de déjection 3DE 3de Dépôt mal trié et grossièrement stratifié, composé Dépôt mis en place par un torrent, à la rupture d’une
de sable et de gravier plus grossiers que ceux du pente. Vu des airs, il forme un «éventail» et sa pente
cône alluvial. est généralement supérieure à 14 %.

4. DÉPÔTS LACUSTRES Dépôts constitués de matière organique, de sable Dépôts mis en place par décantation (argile, limon),
fin, de limon et d’argile stratifiés ou de sédiments par les courants (sable fin, limon) ou par les vagues
plus grossiers (sable et gravier). (sable et gravier).

Plaine lacustre 4A 4a Dépôt constitué de matière organique, de sable fin, Dépôt mis en place en bordure ou aux extrémités
de limon et d’argile. Il peut renfermer une certaine d’un lac et qui forme des platières une fois exondé.
quantité de matière organique.

Glaciolacustre 4GA 4ga Dépôt constitué de limon, d’argile et de sable fin, Dépôt à la surface généralement plane, qui s’est
(faciès d’eau profonde) rythmés (varvés). formé dans un lac proglaciaire.

1 CODE MÉCANOGRAPHIQUE 2 CODE CARTOGRAPHIQUE

A-2.11
GUIDE DE RECONNAISSANCE DES TYPES ÉCOLOGIQUES DES RÉGIONS ÉCOLOGIQUES 5h • 5i
GUIDE DE RECONNAISSANCE DES TYPES ÉCOLOGIQUES DES RÉGIONS ÉCOLOGIQUES 5h • 5i

TYPES DE DÉPÔTS CODE CODE DESCRIPTION ORIGINE ET MORPHOLOGIE

A-2.12
MÉCA1 CART2

Glaciolacustre 4GS 4gs Dépôt constitué de sable et, parfois, de gravier. Idem
(faciès d’eau peu profonde)

Delta glaciolacustre 4GD 4gd Dépôt constitué de sable, de limon et, parfois, de Dépôt subaquatique déposé par l’eau à l’embouchure
gravier stratifiés. d’un cours d’eau fluvioglaciaire, dans un lac
proglaciaire.

Plage 4P 4p Dépôt composé de sable et de gravier triés. Dans Dépôt mis en place par les vagues, dans la zone
certains cas, il peut renfermer une proportion de littorale d’un lac. Il a la forme de crêtes allongées
limon. qui marquent les niveaux actuels ou anciens
(plages soulevées) du lac.

5. DÉPÔTS MARINS Dépôts fins, composés d’argile, mais qui peuvent Dépôts mis en place dans une mer. Ils présentent
renfermer du limon et du sable fin. une topographie relativement plane, ravinée par les
cours d’eau lors de l’exondation.

Marin 5A 5a Dépôt constitué d’argile et de limon, qui renferme Dépôt mis en place dans un milieu marin.
(faciès d’eau profonde) parfois des pierres et des blocs glaciels.

Marin 5S 5s Dépôt constitué de sable et parfois de gravier, Dépôt mis en place dans un milieu marin. Il s’agit
(faciès d’eau peu profonde) généralement bien triés. parfois d’un dépôt remanié.

1 CODE MÉCANOGRAPHIQUE 2 CODE CARTOGRAPHIQUE


TYPES DE DÉPÔTS CODE CODE DESCRIPTION ORIGINE ET MORPHOLOGIE
MÉCA1 CART2

Glaciomarin 5G 5g Dépôt composé d’argile et de limon, qui renferme Dépôt mis en place dans un milieu marin en contact
des lentilles de sable, souvent caillouteuses. avec le front glaciaire. Il a le faciès caractéristique
d’un dépôt marin d’eau peu profonde.

6. DÉPÔTS LITTORAUX MARINS Dépôts constitués d’argile, de sable, de gravier, de Dépôts remaniés ou mis en place par l’eau et les
cailloux, de pierres et de blocs, généralement glaces flottantes, entre les niveaux des marées les
émoussés. plus hautes et les plus basses.

Plage soulevée 6S 6s Dépôt de sable, de gravier et de cailloux bien triés Dépôt mis en place par les vagues, qui marque les
et stratifiés. Il renferme parfois des blocs glaciels. niveaux autrefois atteints par la mer.

Plage actuelle, haut de plage, 6A 6a Idem Dépôt mis en place par les vagues, qui marque le
cordon, flèche, tombolo niveau supérieur du rivage actuel.

Champ de blocs glaciels soulevé 6G 6g Dépôt constitué de cailloux, de pierres et de blocs Dépôt mis en place par l’action des glaces
émoussés, qui repose généralement sur des flottantes. Vue des airs, la morphologie de ce dépôt
sédiments plus fins, littoraux marins ou marins. nous rappelle celle d’une flèche littorale, d’un
Cette accumulation de sédiments grossiers crée cordon littoral, etc.
généralement des pavages.

1 CODE MÉCANOGRAPHIQUE 2 CODE CARTOGRAPHIQUE

A-2.13
GUIDE DE RECONNAISSANCE DES TYPES ÉCOLOGIQUES DES RÉGIONS ÉCOLOGIQUES 5h • 5i
GUIDE DE RECONNAISSANCE DES TYPES ÉCOLOGIQUES DES RÉGIONS ÉCOLOGIQUES 5h • 5i

TYPES DE DÉPÔTS CODE CODE DESCRIPTION ORIGINE ET MORPHOLOGIE

A-2.14
MÉCA1 CART2

7. DÉPÔTS ORGANIQUES Dépôts constitués de matière organique, plus ou Dépôt qui se forme dans un milieu où le taux d’ac-
moins décomposée, provenant de sphaignes, de cumulation de la matière organique excède le taux
mousses, de litière forestière, etc. de décomposition. Les lacs et les dépressions
humides, qui retiennent une eau presque stagnante,
sont des sites propices à de telles accumulations.

Organique épais 7E 7e Accumulation de matière organique de plus de Idem


1 m d’épaisseur.

Organique mince 7T 7t Accumulation de matière organique de moins de Idem


1 m d’épaisseur.

8. DÉPÔTS DE PENTES ET Dépôts constitués de sédiments, généralement Dépôts qui résultent soit de l’altération de l’assise
D’ALTÉRATIONS anguleux, dont la granulométrie est très variée. rocheuse, soit du ruissellement des eaux de surface
ou, encore, de la gravité.

Éboulis rocheux (talus) 8E 8e Dépôt constitué de pierres et de blocs anguleux. Dépôt qui recouvre un versant, en tout ou en partie.
On trouve les sédiments les plus grossiers au pied Il est mis en place par gravité, à la suite de
du talus. l’altération mécanique du substrat rocheux (princi-
palement par gélifraction).

1 CODE MÉCANOGRAPHIQUE 2 CODE CARTOGRAPHIQUE


TYPES DE DÉPÔTS CODE CODE DESCRIPTION ORIGINE ET MORPHOLOGIE
MÉCA1 CART2

Colluvions 8C 8c Dépôt généralement constitué de sédiments fins, Dépôt mis en place par le ruissellement diffus et la
parfois lités, accumulés dans le bas d’un versant. gravité. Ce phénomène peut se produire dans tous
les types de sédiments, y compris à la surface du
substrat rocheux friable. Il explique en bonne
partie les concavités au bas des versants.

Matériaux d’altération 8A 8a Dépôts constitués de sédiments anguleux, de dimensions Dépôt produit par la désagrégation, la dissolution
variées. Ils sont généralement constitués de matériaux ou l’altération chimique du substrat rocheux.
fins (d'argile à gravier) lorsqu'ils proviennent du substrat
rocheux sédimentaire et de matériaux plus grossiers
(de sable à cailloux) en milieu cristallin.

Felsenmeeres 8F 8f Dépôt composé de blocs et de pierres anguleuses, Dépôt attribuable aux conditions climatiques.
avec peu de matrice. On peut y inclure les sols Il s’agit de processus et de formes de relief asso-
striés et polygonaux. ciés au froid, en milieu non glaciaire. Dans le
Québec méridional, on trouve ce dépôt sur les hauts
sommets de la Gaspésie.

Glissement de terrain 8G 8g Dépôt composé d’un amoncellement de sédiments Dépôt attribuable à un mouvement de terrain, lent
en tout genre mais, plus souvent, d’argile ou ou rapide, qui se produit le long d’un versant consti-
de limon. tué de sédiments meubles. On reconnaît le glisse-
ment de terrain à la cicatrice en forme de «coup
de cuillère» ainsi qu’à l’empilement chaotique
(bourrelet) de sédiments au pied du versant.
1 CODE MÉCANOGRAPHIQUE 2 CODE CARTOGRAPHIQUE

A-2.15
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TYPES DE DÉPÔTS CODE CODE DESCRIPTION ORIGINE ET MORPHOLOGIE

A-2.16
MÉCA1 CART2

Glissement pelliculaire 8P 8p Dépôt composé d’un amoncellement de sédiments Dépôt accumulé dans la partie inférieure d’un ver-
divers (minéraux et organiques). sant, par le glissement d’une pellicule de sédiments
meubles, organiques, sur une surface rocheuse
fortement inclinée.

9. DÉPÔTS ÉOLIENS Dépôts lités et bien triés, généralement composés Dépôts en forme de buttes allongées ou de « crois-
de sable dont la granulométrie varie de fine sants », édifiés par le vent.
à moyenne.

Dune active 9A 9a Idem Dépôt activé par le vent (dune dynamique).

Dune stabilisée 9S 9s Idem Dépôt qui n’est plus activé par le vent et qui est
stabilisé par la végétation.

1 CODE MÉCANOGRAPHIQUE 2 CODE CARTOGRAPHIQUE


TYPES DE DÉPÔTS CODE CODE DESCRIPTION ORIGINE ET MORPHOLOGIE
MÉCA1 CART2

10. SUBSTRAT ROCHEUX

Roc R R Formation de roches sédimentaires, cristallines ou Substrat rocheux constitué de roches ignées,
métamorphiques, parfois recouvertes d’une mince métamorphiques ou sédimentaires.
couche (< 25 cm) de matériel minéral ou organique.
Le roc, qui occupe plus de 50 % de la surface, peut
avoir été désagrégé par gélifraction.

Roc sédimentaire RS Rs Substrat rocheux sédimentaire.

Roc cristallin RC Rc Substrat rocheux, igné ou métamorphique.

1 CODE MÉCANOGRAPHIQUE 2 CODE CARTOGRAPHIQUE

A-2.17
GUIDE DE RECONNAISSANCE DES TYPES ÉCOLOGIQUES DES RÉGIONS ÉCOLOGIQUES 5h • 5i
ANNEXE 3
LÉGENDE DES CLASSES
ET DES MODIFICATEURS DE DRAINAGE

Adaptée de J.-P. Saucier, J.-P. Berger, H. D’Avignon


et P. Racine (1994).
DRAINAGE EXCESSIF (CLASSE 0)
L'eau du sol
- Provient des précipitations et, parfois, du drainage latéral.
- Disparaît très rapidement.

La nappe phréatique
- Toujours absente.

Caractéristiques du dépôt et de la topographie


- Dépôt très pierreux, très mince ou roc dénudé.
- Texture de grossière à très grossière.
- Présence surtout sur les sites graveleux, les sommets ou les
pentes abruptes.

Caractéristiques du sol
- Absence de mouchetures sauf, exceptionnellement, au contact du roc
(assise rocheuse).
- Humus généralement mince, sur du roc.

DRAINAGE RAPIDE (CLASSE 1)


L'eau du sol
- Provient des précipitations et, parfois, du drainage latéral.
- Disparaît rapidement.

La nappe phréatique
- Habituellement absente.

Caractéristiques du dépôt et de la topographie


- Pierrosité forte (les graviers, les cailloux et les pierres représentent de 35 %
GUIDE DE RECONNAISSANCE DES TYPES ÉCOLOGIQUES DES RÉGIONS ÉCOLOGIQUES 5h • 5i

à 90 % du volume).
- Sites sur des pentes fortes ou des sommets couverts de sol mince.
- Présence occasionnelle sur des terrains plats, dans des sols à texture de
grossière à très grossière.

Caractéristiques du sol
- Absence de mouchetures sauf, parfois, au contact du roc.
- Humus généralement peu épais.

A-3.3
DRAINAGE BON (CLASSE 2)
L'eau du sol
- Provient des précipitations et, parfois, du drainage latéral.
- Évacuation facile mais lente de l’eau excédentaire.

La nappe phréatique
- Absente du premier mètre (lorsque le dépôt mesure plus d’un mètre
d’épaisseur).

Caractéristiques du dépôt et de la topographie


- Dépôt de mince à épais.
- Texture variable, de grossière à fine (les dépôts de texture fine sont
généralement dans les pentes).
- Présence en terrain plat (si la texture du sol est grossière).

Caractéristique du sol
- Absence de mouchetures distinctes ou marquées dans le premier mètre,
sauf au contact du roc.

DRAINAGE MODÉRÉ (CLASSE 3)


L'eau du sol
- Provient des précipitations et, parfois, du drainage latéral.
- Évacuation plutôt lente de l'eau excédentaire.

La nappe phréatique
- Généralement non visible dans le profil (horizons A et B).
- Parfois présente dans les sols de texture grossière.

Caractéristiques du dépôt et de la topographie


GUIDE DE RECONNAISSANCE DES TYPES ÉCOLOGIQUES DES RÉGIONS ÉCOLOGIQUES 5h • 5i

- Pierrosité variable.
- Texture variable, de moyenne à fine.
- Présence fréquente au milieu ou au bas des pentes de même que dans
les terrains faiblement inclinés.

Caractéristiques du sol
- Absence de mouchetures marquées dans le premier mètre, sauf au
contact du roc.
- Absence de gleyification dans le premier mètre.

A-3.4
DRAINAGE IMPARFAIT (CLASSE 4)
L'eau du sol
- Dans les sols à texture fine, provient généralement des précipitations.
- Dans les sols à texture grossière, provient à la fois des précipitations et des
eaux souterraines.

La nappe phréatique
- Habituellement présente dans le premier mètre du sol pendant une période
de l’année.

Caractéristiques du dépôt et de la topographie


- Texture variable.
- Présence en terrain plat, au bas des pentes concaves ou dans des dépres-
sions ouvertes.

Caractéristiques du sol
- Présence de mouchetures marquées dans le premier mètre.
- Traces de gleyification souvent visibles dans les horizons B et C.

DRAINAGE MAUVAIS (CLASSE 5)


L'eau du sol
- Provient à la fois des précipitations et des eaux souterraines.
- Sol très humide et excès d'eau pendant toute l'année.

La nappe phréatique
- Affleure fréquemment à la surface.

Caractéristiques du dépôt et de la topographie


- Texture variable, mais plus souvent fine.
GUIDE DE RECONNAISSANCE DES TYPES ÉCOLOGIQUES DES RÉGIONS ÉCOLOGIQUES 5h • 5i

- Présence fréquente en terrain plat ou dans des dépressions concaves.

Caractéristiques du sol
- Présence de mouchetures marquées dans les 50 premiers centimètres.
- Sol fortement gleyifié (profil dominé par les processus de réduction).
- Humus très souvent épais.

A-3.5
DRAINAGE TRÈS MAUVAIS (CLASSE 6)
L'eau du sol
- Provient de la nappe phréatique.
- Sol très humide et excès d'eau pendant toute l'année.

La nappe phréatique
- Recouvre la surface pendant presque toute l'année.

Caractéristique du dépôt et de la topographie


- Dépôt très souvent organique.

Caractéristiques du sol
- Sol organique (constitué de matière végétale plus ou moins décomposée).
- Sol minéral très fortement gleyifié.

MODIFICATEURS DE DRAINAGE
La classe de drainage est accompagnée d’un modificateur qui vient la préciser.
Ce modificateur est exprimé par un code (chiffre de 0 à 4). Par exemple, le code 0
indique l’absence de modificateur alors que le code 1 signale la présence de
drainage latéral (seepage). Ainsi, un drainage 31 signifie un drainage modéré avec
présence de drainage latéral.

Modificateurs de drainage Code*


Aucun modificateur 0
Drainage latéral 1
Horizon gelé 2
Amélioration d’origine anthropique 3
GUIDE DE RECONNAISSANCE DES TYPES ÉCOLOGIQUES DES RÉGIONS ÉCOLOGIQUES 5h • 5i

Ralentissement d’origine anthropique 4


* Les codes 2, 3 et 4 sont rarement utilisés.

A-3.6
ANNEXE 4
SYSTÈME HIÉRARCHIQUE
DE CLASSIFICATION ÉCOLOGIQUE
DU TERRITOIRE
Mis au point par le MRNF, le système hiérarchique de classification écologique du territoire
a pour but de décrire les écosystèmes forestiers du Québec et d'en présenter la distribu-
tion. Il se compose de 11 niveaux hiérarchiques dont les limites cartographiques coïncident
parfaitement. Chaque niveau est défini par un ensemble de facteurs écologiques dont le
nombre et la précision augmentent de l'échelle continentale à l'échelle locale. Le tableau
ci-dessous présente les 11 niveaux hiérarchiques et leur définition.

Tableau A4.1 - Définitions des niveaux hiérarchiques du système de classification


écologique du territoire

Niveau hiérarchique Définition

Zone de végétation Vaste territoire, à l’échelle continentale, caractérisé


par la physionomie des formations végétales.
Sous-zone de végétation Portion d’une zone de végétation caractérisée par la
physionomie de la végétation de fin de succession
dominante dans le paysage.
Domaine bioclimatique Territoire caractérisé par la nature de la végétation
de fin de succession exprimant l’équilibre entre le
climat et les sites mésiques.
Sous-domaine bioclimatique Portion d’un domaine bioclimatique qui présente des
caractéristiques distinctes de végétation révélant
des différences du régime des précipitations ou des
perturbations naturelles.
Région écologique Territoire caractérisé par la composition et la
dynamique forestières sur les sites mésiques ainsi
que par la répartition des types écologiques dans
le paysage.
Sous-région écologique Portion d’une région écologique où la nature de la
végétation des sites mésiques présente un
caractère soit typique du domaine bioclimatique
auquel elle appartient, soit plus méridional ou plus
septentrional.
GUIDE DE RECONNAISSANCE DES TYPES ÉCOLOGIQUES DES RÉGIONS ÉCOLOGIQUES 5h • 5i

Unité de paysage régional Portion de territoire caractérisée par une organisa-


tion récurrente des principaux facteurs écologiques
permanents du milieu et de la végétation.
District écologique Portion de territoire caractérisée par un pattern
propre du relief, de la géologie, de la géomorpho-
logie et de la végétation régionale.
Étage de végétation Portion de territoire où l’altitude a une influence si
marquée sur le climat que la structure et souvent
la nature de la végétation sont modifiées.
Celles-ci s’apparentent alors à celles de régions
plus septentrionales.
Type écologique Portion de territoire, à l’échelle locale, présentant
une combinaison permanente de la végétation
potentielle et des caractéristiques physiques de
la station.
Type forestier Portion d’un type écologique occupée par
un écosystème forestier dont la composition et la
structure actuelles sont distinctes.

A-4.3
ZONES ET SOUS-ZONES DE VÉGÉTATION
Les zones de végétation délimitent de vastes territoires, à l’échelle continentale,
caractérisés par la physionomie des formations végétales. On en identifie trois au
Québec, qui se subdivisent en sous-zones selon la physionomie de la végétation de
fin de succession dominante dans le paysage (figure A4.1).

Ainsi, la zone tempérée nordique est segmentée en sous-zones de forêt décidue et


de forêt mélangée. La forêt décidue se distingue par l’abondance des forêts de feuil-
lus nordiques. La forêt mélangée est rattachée à la forêt tempérée nordique, car
dans cette sous-zone, les espèces méridionales, comme l’érable à sucre et la flore
qui l’accompagne, trouvent leur limite nord, et les formations végétales dominantes
présentent un caractère mixte. De plus, la richesse floristique de cette sous-zone
demeure comparable à celle de la sous-zone décidue.

La zone boréale se caractérise par les formations conifériennes sempervirentes.


Elle englobe trois sous-zones. Dans la forêt boréale continue, les formations sont
relativement denses et dominées par les espèces résineuses boréales ou les feuil-
lus de lumière. Dans la taïga prime la forêt coniférienne ouverte avec un tapis de
lichens. La toundra forestière, pour sa part, se présente comme une mosaïque de
forêts de densité variable et d’étendues dominées par des arbustes et des lichens.
La limite des arbres (épinette noire, épinette blanche et mélèze laricin) marque le
passage de la zone boréale à la zone arctique.

La zone arctique renferme surtout des formations arbustives ou herbacées. Elle ne


compte qu’une seule sous-zone : le Bas-Arctique. Celle-ci se différencie par
l’absence d’arbres, la présence de pergélisol continu et une végétation de toundra
où abondent des arbustes, des plantes herbacées, des graminoïdes, des mousses
ou des lichens.

Figure A4.1 - Zones de végétation, sous-zones et domaines bioclimatiques du Québec


GUIDE DE RECONNAISSANCE DES TYPES ÉCOLOGIQUES DES RÉGIONS ÉCOLOGIQUES 5h • 5i

A-4.4
DOMAINES ET SOUS-DOMAINES BIOCLIMATIQUES
Les domaines bioclimatiques regroupent des territoires caractérisés par la nature de la
végétation de fin de succession exprimant l’équilibre entre le climat et les sites
mésiques. Ils sont au nombre de dix au Québec : six dans le Québec méridional et
quatre dans le Québec septentrional. Certains domaines du Québec méridional sont
subdivisés en sous-domaines selon qu’ils présentent des caractéristiques
distinctes de végétation révélant des différences du régime des précipitations ou des
perturbations naturelles.

Le domaine de l’érablière à caryer cordiforme, qui occupe une portion restreinte du


Québec méridional, dans laquelle le climat est uniforme, n’est pas divisé en sous-
domaines. Dans le domaine de l’érablière à tilleul, la répartition des chênaies rouges
et les précipitations permettent de distinguer le sous-domaine de l’Ouest, plus sec, du
sous-domaine de l’Est, où les précipitations sont plus abondantes. C’est également les
précipitations, de même que la distribution des pinèdes à pin blanc ou rouge, qui déli-
mitent les sous-domaines de l’Ouest et de l’Est du domaine de l’érablière à
bouleau jaune.

Dans le domaine de la sapinière à bouleau jaune, l’abondance des précipitations est


comparable d’ouest en est, mais non l’abondance du bouleau jaune et la fréquence des
pinèdes. En effet, à l’ouest, les bétulaies jaunes à sapin sont constamment présentes sur
les sites mésiques tandis qu’à l’est, c’est la sapinière à bouleau jaune qui domine ces
mêmes sites. Aussi, les pinèdes à pin blanc ou rouge sont plus abondantes à l’ouest.

Le domaine de la sapinière à bouleau blanc est divisé selon le relief et le régime des
précipitations. Le sous-domaine de l’Ouest présente un relief peu accidenté, générale-
ment de faible amplitude. Les précipitations y sont plus faibles que dans le
sous-domaine de l’Est, qui subit l’influence maritime. Le cycle des feux y est aussi plus
court, ce qui se traduit par l’abondance des peuplements feuillus ou mélangés
composés d’essences de lumière (peuplier faux-tremble, bouleau blanc ou pin gris).
Les deux sous-domaines sont périodiquement affectés par des épidémies de la
tordeuse des bourgeons de l’épinette, qui marquent fortement le paysage.
GUIDE DE RECONNAISSANCE DES TYPES ÉCOLOGIQUES DES RÉGIONS ÉCOLOGIQUES 5h • 5i

Les précipitations et le relief servent aussi à circonscrire les sous-domaines de la


pessière à mousses. Ces facteurs expliquent la différence dans le régime des feux dont
le cycle est beaucoup plus long à l’est qu’à l’ouest. Par ailleurs, la fréquence des
sapinières et la proportion du sapin dans les pessières sont plus élevées dans le sous-
domaine de l’Est.

Les domaines de la pessière à lichens, de la toundra forestière, de la toundra arctique


arbustive et de la toundra arctique herbacée font partie du Québec septentrional.
Puisque nous ne disposons d’aucune donnée pour ceux-ci, ils ne sont pas subdivisés en
sous-domaines ni en régions écologiques.

A-4.5
RÉGIONS ET SOUS-RÉGIONS ÉCOLOGIQUES
Les six domaines bioclimatiques du Québec méridional sont segmentés en régions
écologiques. Celles-ci sont caractérisées par la composition et la dynamique
forestières sur les sites mésiques ainsi que par la répartition des types écologiques
dans le paysage. Elles sont parfois séparées en sous-régions pour exprimer certaines
particularités de la végétation.

Lorsqu’une région écologique ne compte qu’une sous-région, celle-ci est qualifiée de


typique. Une sous-région typique présente les caractéristiques générales de la région, et
la répartition des types écologiques montre l’équilibre de la végétation potentielle et du
climat sur les sites mésiques. Une sous-région dite méridionale comporte des caractères
bioclimatiques de transition entre le domaine auquel elle appartient et un domaine
bioclimatique plus méridional. Une sous-région septentrionale possède aussi un
caractère de transition, mais avec un domaine au climat plus froid, généralement en
raison d’une altitude plus élevée.

Dans le territoire actuellement cartographié du Québec méridional, on compte 45 régions


écologiques qui regroupent 68 sous-régions. Le tableau A4.2 dresse la liste des régions
écologiques; la figure A4.2 représente leur répartition de même que les domaines
bioclimatiques et les zones de végétation auxquels elles appartiennent.

UNITÉS DE PAYSAGE RÉGIONAL ET DISTRICTS ÉCOLOGIQUES


Subséquentes aux sous-régions écologiques, les unités de paysage régional englobent
des portions de territoire caractérisées par une organisation récurrente des principaux
facteurs permanents du milieu et de la végétation. Ces principaux facteurs sont le type de
relief, l’altitude moyenne, la nature et l’importance des principaux dépôts de surface.
À ceux-ci s’ajoutent l’hydrographie, la nature et la distribution des types écologiques ainsi
que la répartition de certaines essences à caractère indicateur du climat. Ces facteurs
constituent un ensemble, cependant certains peuvent parfois prendre une importance
prépondérante.

Les districts écologiques, quant à eux, sont des portions de territoire caractérisées par
GUIDE DE RECONNAISSANCE DES TYPES ÉCOLOGIQUES DES RÉGIONS ÉCOLOGIQUES 5h • 5i

un schéma propre du relief, de la géologie, de la géomorphologie et de la végétation


régionale. Leur délimitation repose sur l’analyse de l’arrangement spatial des formes de
relief et des dépôts de surface et sur la géologie du socle rocheux. La végétation est
influencée par ces facteurs et par le climat que l’on considère comme homogène à
l’échelle du district écologique.

ÉTAGES DE VÉGÉTATION
Les étages de végétation subdivisent les districts écologiques. Ils servent à circonscrire,
au sein des régions écologiques, les endroits où une forte variation de l’altitude entraîne un
changement de la végétation par rapport à la végétation typique. Une altitude plus élevée
permettra de distinguer deux étages, soit montagnard ou alpin, tandis qu’une altitude plus
faible pourra faire apparaître un étage inférieur. Pour être signalé, l’étage doit avoir des car-
actéristiques propres à un autre domaine bioclimatique que celui auquel appartient la
région écologique considérée. De plus, au regard de l’ordre de présentation des domaines
(voir l’encadré à la figure A4.1), le domaine de la région écologique et celui dont se rap-
proche l’étage ne doivent pas se suivre. Par exemple, pour signaler un étage montagnard
dans le domaine de l'érablière à bouleau jaune, il faudrait que la végétation du sommet
d'une montagne soit caractéristique du domaine de la sapinière à bouleau blanc.

A-4.6
TYPES ÉCOLOGIQUES ET TYPES FORESTIERS
Les types écologiques correspondent à des portions de territoire, à l’échelle locale,
présentant une combinaison permanente de la végétation potentielle et des caractéris-
tiques physiques de la station. Ce sont des unités synthèses de classification qui
expriment à la fois les caractéristiques physiques du milieu et les caractéristiques
dynamiques et structurales de la végétation.

Enfin, les types forestiers permettent de déterminer les étapes de succession


végétale des types écologiques. S’exprimant à l’échelle locale, ils constituent des unités
de classification qui décrivent la végétation actuelle au moyen de sa physionomie, des
espèces arborescentes dominantes et des espèces indicatrices du sous-bois.
Ces dernières sont le reflet des conditions locales, du régime nutritif ou du statut
dynamique du type forestier.

GUIDE DE RECONNAISSANCE DES TYPES ÉCOLOGIQUES DES RÉGIONS ÉCOLOGIQUES 5h • 5i

A-4.7
GUIDE DE RECONNAISSANCE DES TYPES ÉCOLOGIQUES DES RÉGIONS ÉCOLOGIQUES 5h • 5i

Figure A4.2 - Zones de végétation, domaines bioclimatiques et régions écologiques du Québec méridional

A-4.8
80° 78° 76° 74° 72° 70° 68° 66° 64° 62° 60° 58°

52°
définitif)
privé (non
7 du Conseil
Tracé de 192
au
isc 6o
re Nem 6q
6b Riviè Gagnon 6p
6r
6f Réservoir

Riv
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sin


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Musquaro

c
6j 6m

La
Mag

icana
pie
50°
6a
6i
6e Sept-Îles
Matagami
Chibougamau
6c
5j
5g
5d 6h
Baie-Comeau
t 4h
5a Dolbeau ren 5i Gaspé
au Matane
Rouyn-Noranda Réservoir Lac t-L
Gouin Saint-Jean 5f ain
4e eS ZONE BORÉALE Ouest Est
48° uv 5h
Val-d'Or 5b 5c Jonquiere Fle
Rimouski Sous-zone de la forêt boréale continue
4a 4d 4g Domaine de la pessière à mousses
Parent 4f Caplan
Domaine de la sapinière à bouleau blanc
Ville-Marie Réservoir Rivière-du-Loup
Cabonga 5e 5k ZONE TEMPÉRÉE NORDIQUE
Cabano
Lac 4b
Kipawa La Tuque Sous-zone de la forêt mélangée
Témiscaming 4c Domaine de la sapinière à bouleau jaune
Réservoir Sous-zone de la forêt décidue
Baskatong
Québec Domaine de l'érablière à bouleau jaune
3a Mont-Laurier
3c Domaine de l'érablière à tilleul
46° 3d
3b Trois-Rivières Domaine de l'érablière à caryer cordiforme
2b
Thetford Mines
2a Drummondville
Limite et code de région écologique
Gatineau Montréal Lac-Mégantic
100 0 100 km 2c Sherbrooke
1a 2a
Tableau A4.2 – Régions écologiques du Québec méridional

RÉGION ÉCOLOGIQUE RÉGION ÉCOLOGIQUE

1a Plaine du bas Outaouais et de 5g Hautes collines de Baie-Comeau –


l'archipel de Montréal Sept-Îles
2a Collines de la basse Gatineau 5h Massif gaspésien
2b Plaine du Saint-Laurent 5i Haut massif gaspésien
2c Coteaux de l'Estrie 5j Île d'Anticosti
3a Collines de l'Outaouais et du 5k Îles de la Madeleine
Témiscamingue 6a Plaine du lac Matagami
3b Collines du lac Nominingue 6b Plaine de la baie de Rupert
3c Hautes collines du bas Saint- 6c Plaine du lac Opémisca
Maurice 6d Coteaux du lac Assinica
3d Coteaux des basses Appalaches 6e Coteaux de la rivière Nestaocano
4a Plaines et coteaux du lac Simard 6f Coteaux du lac Mistassini
4b Coteaux du réservoir Cabonga 6g Coteaux du lac Manouane
4c Collines du moyen Saint-Maurice 6h Collines du lac Péribonka
4d Hautes collines de Charlevoix et du 6i Hautes collines du réservoir
Saguenay Outardes
4e Plaine du lac Saint-Jean et du 6j Hautes collines du lac Cacaoui
Saguenay 6k Coteau de la rivière à la Croix et du
4f Collines des moyennes Appalaches lac au Griffon
4g Côte de la baie des Chaleurs 6l Collines du lac Grand Mesnil
4h Côte gaspésienne 6m Collines de Havre-Saint-Pierre
5a Plaine de l'Abitibi et de Blanc-Sablon
5b Coteaux du réservoir Gouin 6n Collines du lac Musquaro
5c Collines du haut Saint-Maurice 6o Coteaux du lac Fonteneau
5d Collines ceinturant le lac 6p Coteaux du lac Caopacho
Saint-Jean 6q Coteaux des lacs Matonipi et
GUIDE DE RECONNAISSANCE DES TYPES ÉCOLOGIQUES DES RÉGIONS ÉCOLOGIQUES 5h • 5i

5e Massif du lac Jacques-Cartier Jonquet


5f Massif du mont Valin 6r Massif des monts Groulx

A-4.9
Guide de reconnaissance des types écologiques
Région écologique 5h – Massif gaspésien
Région écologique 5i – Haut massif gaspésien

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ISBN-13 : 978-2-551-22918-5 (version imprimé)
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(1 877 936-7387)
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