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DS8 1617

Le document est un devoir surveillé de mathématiques portant sur le calcul matriciel et les espaces préhilbertiens, comprenant des questions de cours et des exercices d'application. Il aborde des concepts tels que les matrices, les déterminants, les systèmes linéaires, et les endomorphismes. Les problèmes sont classés par niveaux de difficulté et incluent des démonstrations et des calculs spécifiques.

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Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
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Devoir Surveillé 8 My Ismail Mamouni

2016-2017 http ://myismail.net


.

Samedi 3 Juin 2017


Calcul Matriciel
Espaces Préhilbertiens
Durée : 4 heures

Caricature du jour

David Hilbert (1862-1943)

Mathématicien allemand. Il a créé ou développé un large éventail d’idées


fondamentales, que ce soit la théorie des invariants, l’axiomatisation de la
géométrie ou les fondements de l’analyse fonctionnelle (avec les espaces
de Hilbert). En 1900, il posa ses fameux 10 problèmes ouvert qui ont du-
rablement influencé les recherches mathématiques du xxe siècle. Hilbert
et ses étudiants ont fourni une portion significative de l’infrastructure
mathématique nécessaire à l’éclosion de la mécanique quantique et de la
relativité générale.

Questions de Cours (Niveau 1 =10 points)


−1
1 Rappeler la définition de PB→B ′ . Que vaut PB→B ′ ?

2 Rappeler la définition de MB (u). Compléter MB(⊓◦⊑) = . . .


3 Si A ∈ M(R)n et λ ∈ R, compléter det(λA) = · · ·
4 Rappeler la relation une matrice et la transposé de sa comatrice.
5 Rappeler la définition de système de Cramer. Donner un exemple
6 Donner un système linéaire à 3 inconnues dont 2 sont principales
7 Quelle différence entre projeteur et projecteur orthogonal et comment les distinguer à l’aide
de leurs matrices ?
8 Si (e1 , · · · , en ) bon de E et x, y ∈ E, compléter les assertions suivantes
i x = ...
ii hx, yi = . . .
iii kxk2 = . . .

1
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Exercices Applications de Cours (Niveau 2 =10 points)

© Faidherbe, Lille
Exercice 1
Soit M ∈ Mn (K) , montrer qu’il existe un unique couple (S, A) où S ∈ Sn (K) et A ∈ An (K) tel que M = S + A.
 
1 0 1
Donner ce couple lorsque M =  2 −1 0  .
3 −2 2

Exercice 2
 
2 1 3
On pose A =  2 3 6  et M = A − I3 . Calculer M 2 , en déduire que A est inversible et préciser A−1 .
−1 −1 −2

Exercice 3
 
1 0 1
Montrer que la matrice A =  1 1 1  est inversible et calculer son inverse.
0 2 1

Exercice 4

A l’aide du Pivot de Gauß, donner une matrice échelonnée équivalente à M et préciser le rang de M lorsque
     
1 2 4 0 3 −6 6 4 −5 m 1 5
1 M = 2 4 6  2 M =  3 −7 8 −5 8 9  3 M =  −1 1 m , m ∈ R
3 6 9 3 −9 12 −9 6 15 3 −2 5

Exercice 5

Résoudre, avec la méthode du pivot de Gauß, les systèmes suivants :



 x + 2y + z + t = 1
3x + 2y = 2 2x + 3y − z = 2
1 2 3 x + 3y − z + 2t = 0
6x + 5y = 1 x + 2y − 6z = 9 
2x + y + t = 1

2
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Problème 1 (Niveau 3 =15 points)
   
0 1 −1 1 0 0 © Mathprepa
On note A =  −3 4 −3  et ∆ =  0 1 0 .
−1 1 0 0 0 2
1. Calcul de l’inverse de A
(a) Calculer A2 − 3A. En déduire que A est inversible et calculer A−1 .
(b) Retrouver l’inversibilité de A et la valeur de A−1 par la méthode du pivot.

2. Calcul des puissances de A


(a) Première méthode
Pour tout n de N, on pose Bn = An + A − 2I (par convention A0 = I.)
i. Montrer successivement que pour tout n de N, on a :
An+2 − 2An+1 = An+1 − 2An ; An+2 = 2An+1 + A − 2I ; Bn+2 = 2Bn+1
ii. Déduire de ce qui précède l’expression de An pour tout n de N.
(b) Deuxième méthode
On pose C = A − I et D = 2I − A.
i. Pour tout n de N, calculer C n et Dn .
ii. Exprimer A en fonction de C et D. Retrouver ainsi An pour n dans N.
(c) Troisième méthode
i. Montrer qu’il existe des suites (αn ), (βn ) telles que ∀ n ∈ N, An = αn A + βn I.
ii. Calculer αn et βn et retrouver ainsi l’expression de An .
(d) Quatrième méthode 
1 1 1

On définit la matrice P =  1 0 3 .
0 −1 1
i. Calculer P −1 puis ∆ = P −1 AP .
ii. En déduire à nouveau l’expression de An , pour tout n de N.
(e) Puissances négatives de A
La formule donnant An est-elle encore vraie pour les exposants strictement négatifs ?

3. Matrices commutant avec A


Pour toute matrice M de M3 (R), on note C(M ) = {N ∈ M3 (R), M N = N M }.
(a) Pour M dans M3 (R), montrer que C(M ) est une sous-algèbre de M3 (R).
(b) Montrer si N est inversible, alors N ∈ C(M ) ⇒ N −1 ∈ C(M ).
(c) Déterminer C(∆).
(d) Soient M, N dans M3 (R), et soit Q une matrice inversible de M3 (R).
Montrer l’équivalence : N ∈ C(M ) ⇔ Q−1 N Q ∈ C(Q−1 M Q).
(e) En utilisant la question (2.d.i), déterminer C(A).
5
P
Indication : on cherchera à obtenir le résultat sous la forme N = λk Jk , où les λk sont
k=1
des réels quelconques et où les Jk sont des éléments fixés de M3 (R).
3
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Problème 2 (Niveau 4 =10 points)

© mpsidll
Endomorphismes commutant avec les translations
On note B = (1, X ,..., X n ) la base canonique de ℝ n [X ] .

Partie I

On considère une suites de réels deux à deux distincts : (an )n∈ℕ .


Pour n ∈ ℕ∗ , on note M n la matrice carrée d’ordre n + 1 dont l’élément d’indice (i , j ) est a nj −−1i +1 .
 a 0n a1n ⋯ ann 
 
a n −1 n −1 n −1 
a ⋯ a 
Autrement dit : M n =  0 1 n

 ⋮ ⋮ ⋮ 

 1 1 ⋯ 1 

On pose Vn son déterminant que nous allons calculer maintenant :


a 0n a1n ⋯ ann−1 x n
n −1
a0 a1n−1 ⋯ ann−−11 x n−1
1. On introduit la fonction f : ℝ → ℝ définie par : f (x ) = ⋮ ⋮ ⋮ ⋮ .
a0 a1 ⋯ an −1 x
1 1 ⋯ 1 1
1.a Justifier que f est une fonction polynomiale de degré inférieur ou égal à n .
Exprimer le coefficient λ de x n dans f (x ) à l’aide de l’un des termes de la suite (Vn )n∈ℕ .
1.b Justifier que a 0 ,a1 ,...,an−1 sont racines de f .
n −1
1.c En déduire que ∀x ∈ ℝ , f (x ) = λ∏ (x −ak ) .
k =0


1.d Conclure : ∀n ∈ ℕ ,Vn = ∏
0≤i <j ≤n
(ai −a j ) .

2. On considère n + 1 nombres réels deux à deux distincts : a 0 ,a1 ,...,an et on considère la famille de
polynômes : C = (Pk )0≤k ≤n où Pk = (X + ak )n .
2.a Former la matrice représentative de la famille C relative à la base B .
2.b Etablir que C est une base de ℝ n [X ] .
Partie II

On désigne par n un entier naturel non nul.


1. Pour tout h ∈ ℝ , on définit une application Th en posant pour tout P ∈ ℝ n [X ] : Th (P ) = P (X + h ) .

1.a Justifier que Th est un endomorphisme de ℝ n [X ] .


1.b Quel en est le déterminant ?
On désire déterminer l’ensemble E formée des endomorphismes ϕ de ℝ n [X ] satisfaisant la propriété :
∀h ∈ ℝ, ϕ Th = Th  ϕ .
2. Montrer que E est un sous-espace vectoriel et un sous-anneau algèbre de L( ℝ n [X ]) .

3. On note D l’endomorphisme de dérivation dans ℝ n [X ] i.e. l’application D : ℝ n [X ] → ℝ n [X ] définie


par D : P ֏ P ′ .
3.a Etablir que D ∈ E .
3.b Justifier que ∀k ∈ {0,1,..., n } , D k ∈ E .

3.c Etablir que la famille (D k )0≤k ≤n est libre.

4
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.
4. Soit θ : E → ℝ n [X ] définie par θ (ϕ ) = ϕ (X n ) .
4.a Montrer que θ est une application linéaire.
4.b Etablir que θ est injective.
4.c Déterminer la dimension de E .
5. Donner une base de E .

Problème 3 (Niveau 5 =10 points) © Clemenceau, Nantes

Dans ce problème, on s’intéresse aux systèmes différentiels et aux suites récurrentes associées à une
matrice antisymétrique de R3 .
On note E l’espace vectoriel R3 muni de sa structure euclidienne canonique.
IE désigne l’application identité de E.
Le produit scalaire de deux vecteurs X et Y de E est noté X, Y .

Partie I — Endomorphisme antisymétrique

Soit u un endomorphisme non nul de E tel que : ∀X ∈ E u (X) , X = 0.


1) Démontrer que : ∀ (X, Y ) ∈ E × E u (X) , Y = − X, u (Y ) .

2) a) Démontrer que 0 est la seule valeur propre réelle possible de u.


b) Montrer que le polynôme caractéristique de u a au moins une racine réelle. Qu’en déduit-on pour
Ker u ?

3) Démontrer que Ker u et Im u sont supplémentaires orthogonaux dans E.

4) Soit X un vecteur non nul de Im u.


a) Démontrer que X, u (X) est une famille libre de Im u.
b) En déduire les dimensions de Im u et Ker u.

5) Montrer qu’il existe une base orthonormale (e1 , e2 , e3 ) de E et un réel α tels que la matrice de u dans
la base (e1 , e2 , e3 ) soit  
0 −α 0
B =  α 0 0 .
0 0 0

6) Pour tout n ∈ N, on pose u0 = IE et un+1 = u ◦ un .


a) Démontrer que u2 = −α2 p où p est une projection orthogonale à préciser.
b) Exprimer, pour n ∈ N∗ , un en fonction de α, p et u, en distinguant suivant la parité de n.

7) Soit N ∈ N∗ .
N
uk
a) Démontrer que la somme s’écrit IE + CN (α) p + SN (α) u où CN et SN sont des polynômes.
k!
k=0
b) Trouver les limites de CN (α) et SN (α) quand N → +∞.
On note ces limites C (α) et S (α), respectivement.
c) Caractériser géométriquement l’endomorphisme IE + C (α) p + S (α) u, que l’on note exp (u).

i
F
nn

i
5
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Corrigé
Exercices Applications de Cours (Niveau 2 =10 points)

Exercice 1

Solution : Unicité : Si M = S1 + A1 = S2 + A2 avec (S1 , S2 ) ∈ Sn (K)2 et (A1 , A2 ) ∈ An (K)2 , alors par différence, on
a
S1 − S2 = A2 − A1
La matrice B = S1 − S2 est donc symétrique et antisymétrique. On a donc t B = B = −B d’où B = . On en déduit
que S1 = S2 et A1 = A2 .
M + tM M − tM
Existence : Soit M ∈ Mn (K), posons S = et A = , alors S ∈ Sn (K), A ∈ An (K) et M = S + A.
   2   2   
1 0 1 1 2 3 1 1 2 1 0 1
1
Application : S =  2 −1 0  +  0 −1 −2  =  1 −1 −1  et A = M − S =  2 −1 0  −
2
  3 −2 2  1 0 2 2 −1 2 3 −2 2

1 1 2 0 −1 −1
 1 −1 −1  =  1 0 1 .
2 −1 2 1 −1 0

Exercice 2

Solution : Un calcul simple donne M 2 = . On en déduit que

(A − I3 )2 = A2 − 2AI3 + I3 = A2 − 2A + I3 =

Pour déterminer l’inverse de A, on exprime I3 à l’aide de A et de A2 . On a donc

I3 = 2A − A2 = 2AI3 − A2 = A (2I3 − A)
 
0 −1 −3
Ceci prouve que A est inversible et que A−1 = 2I3 − A =  −2 −1 −6 .
1 1 4
Attention à ne pas écrire que I3 = A (2 − A) , cela n’a aucun sens, on ne peut faire la différence entre le nombre 2
et la matrice A !

Exercice 3

Solution : On accole à A la matrice identité pour obtenir


 
1 0 1 | 1 0 0
 1 1 1 | 0 1 0 
0 2 1 | 0 0 1

On sait que si, par opérations élémentaires sur les lignes, on transforme A en I4 , alors la même suite d’opérations
élémentaires transforme I4 en A−1 . On a donc
     
1 0 1 | 1 0 0 1 0 1 | 1 0 0 1 0 1 | 1 0 0
 1 1 1 | 0 1 0  ∼  0 1 0 | −1 1 0  ∼  0 1 0 | −1 1 0 
L2 −L1 L3 −2L2
0 2 1 | 0 0 1 0 2 1 | 0 0 1 0 0 1 | 2 −2 1
   
1 0 0 | −1 2 −1 −1 2 −1
 
∼  0 1 0 | −1 1 0  d’où A inversible et A−1 =  −1 1 0 
L1 −L3
0 0 1 | 2 −2 1 2 −2 1

6
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Exercice 4
Solution : Pour 1 , on a
   
1 2 4 1 2 4
M ∼  0 0 −2  ∼  0 0 −2 
L2 ←− L2 − 2L1 L3 ←−L3 − 32 L2
0 0 −3 0 0 0
L3 ←− L3 − 3L1

Le rang vaut donc 2.


Pour 2 , on a
   
3 −7 8 −5 8 9 3 −7 8 −5 8 9
M ∼  0 3 −6 6 4 −5  ∼ 2  0 3 −6 6 4 −5 
L1 ↔ L2 L3 ←−L3 + 3 L2 2 8
0 −2 4 −4 −2 6 0 0 0 0 3 3
L3 ←− L3 − L1

Le rang vaut 3
Pour 3 , on a
   
−1 1 m −1 1 m
M ∼  m 1 5  ∼  0 m + 1 5 + m2 
L1 ↔ L2 3 −2 5 L2 ←− L2 + mL1 0 1 5 + 3m
  L3 ←− L3 + 3L1  
−1 1 m −1 1 m
∼  0 1 3m + 5  ∼  0 1 3m + 5 
L2 ↔ L3 0 m + 1 m2 + 5 L2 ←− L3 − (m + 1) L2 0 0 −2m (m + 4)
car m + 5 − (m + 1) (3m + 5) = −2m2 − 8m
2

On en déduit que :
Si m (m + 4) = 0 (i.e. m = 0 et m = −4), le rang vaut 3
Si m = 0 ou m = −4, le rang vaut 2.

Exercice 5
Solution : Pour chaque système, on écrit la matrice augmentée.
Pour 1 , on a

3 2 2 3 2 2 3 0 8
M= ∼ ∼
6 5 1 L2 ←−L2 −2L1 0 1 −3 L1 ←−L1 −2L2 0 1 −3

3x = 8 8 8
d’où le système équivalent qui donne la solution x = , y = −3, soit S = , −3 .
y = −3 3 3
pour 2 , on a

2 3 −1 2 1 2 −6 9 1 2 −6 9
M = ∼ ∼
1 2 −6 9 L2 ↔L1 2 3 −1 2 L2 ←−L2 −2L1 0 -1 11 −16

1 0 16 −23

L1 ←−L1 +2L2 0 -1 11 −16

x + 16z = −23
D’où le système équivalent
-y + 11z = −16 , on exprime x et y en fonction de z pour avoir
     
 x = −23 − 16z  −23 −16 
y = 16 + 11z soit S =  16  + z  11  , z ∈ R
  
z=z 0 1

Géométriquement, on trouve une droite de l’espace.

7
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Pour 3 , on a
     
1 2 1 1 1 1 2 1 1 1 1 2 1 1 1
 
M = 1 3 −1 2 0  ∼  0 1 −2 1 −1  L ←−∼  0 1 −2 1 −1 
L3 +3L2
2 1 0 1 1 L2 ←− L2 − L1 0 −3 −2 −1 −1
3
0 0 -8 2 −4
L3 ←−L3 − 2L1
  
1 2 1 1 1 1 2 1 1 1
   
∼  0 4 −8 4 −4  ∼  0 4 0 2 0 
L2 ←−4L2 L2 ←−L2 −L3
0
 0 -8 2 −4  0 0 -8 2 −4 
8 16 0 10 4 8 0 0 2 4
   
∼  0 4 0 2 0  ∼  0 4 0 2 0 
L1 ←−8L1 +L3 L1 ←−L1 −4L2
0 0 -8 2 −4 0 0 -8 2 −4


 8x + 2t = 4
t 1 t 1 t
On obtient le système équivalent 4y + 2t = 0 qui donne z = + , y = − et x = − . D’où

 4 2 2 2 4
-8z + 2t = −4
 1   1  

 −4 

 2   −1  
 0   2 
S =  1 + t 1 , t ∈ R

 

 2 4 
0 1
.
Problème 1 (Niveau 3 =15 points)

8
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Problème 2 (Niveau 4 =10 points)

Partie I

n
1.a En développant selon la dernière colonne : f (x ) = ∑ (−1)k x k ∆k avec ∆k le mineur d’indice
k =0

(n + 1− k , n + 1) du déterminant définissant f (x ) .
De part sa description, ∆k est un constante indépendante de x . Par suite f est une fonction polynomiale
de degré inférieur ou égal à n .
Le coefficient de x n dans f (x ) est (−1)n ∆n avec ∆n =Vn −1 . Ainsi λ = (−1)nVn−1 .
1.b Les a 0 ,a1 ,...,an−1 annulent f car pour x = ai avec i ∈ {0,1,..., n −1} , le déterminant exprimant f (x )
possède deux colonnes identiques. Par suite les a 0 ,a1 ,...,an−1 sont racines de f .
n −1
1.c Comme a 0 ,a1 ,...,an−1 sont des racines deux à deux distinctes de f , on peut écrire f (x ) = g (x )∏ (x −ak )
k =0

avec g une fonction polynomiale.


Or deg f ≤ n donc g est une fonction polynomiale constante (éventuellement nulle).
n −1
Puisque le coefficient de x n dans f est λ , on a f (x ) = λ∏ (x −ak ) .
k =0


1.d Par récurrence sur n ∈ ℕ .
Pour n = 1 : V1 = 1 = 1 et ∏
0≤i < j ≤1
(ai −a j ) = 1 (car il n’y a pas de termes dans ce produit).

Supposons la propriété établie au rang n −1 ≥ 1 .


Au rang n , en reprenant les notations ci-dessus :
n −1 n −1 n −1
Vn = f (an ) = λ∏ (an −ak ) = (−1)nVn−1∏ (an −ak ) = ∏ (ai −a j )∏ (ak −an ) = ∏ (ai −a j )
HR
k =0 k =0 0≤i < j ≤n −1 k =0 0≤i < j ≤n

Récurrence établie.
 C n0a 0n C n0a1n C n0a 2n ⋯ C n0ann 
 
n
C a 1 n −1 1
C na1 n −1
C n1a 2n −1 ⋯ C n1ann−1 
 n 0  n 
2.a Pk = ∑C nak X donc Mat B C =  ⋮
i n −i i
⋮ ⋮ ⋮  avec C nk =  
 n −1 k 
i =0
C n a 0 C nn −1a1 C nn −1a 2 ⋯ C nn−1an 
 n 
 C n C nn C nn ⋯ C nn 

C n0a 0n C n0a1n C n0a 2n ⋯ C n0ann


C n1a 0n −1 C n1a1n−1 C n1a 2n−1 ⋯ C n1ann−1
2.b det B C = ⋮ ⋮ ⋮ ⋮ donne
C nn−1a 0 C nn −1a1 C nn−1a 2 ⋯ C nn−1an
C nn C nn C nn ⋯ C nn
a 0n a1n ⋯ ann
 n  n −1 a n −1 ⋯ a n−1  n k 
det B C = ∏C nk  a 0 1 n = ∏C n  ∏ (ai −a j ) ≠ 0
 k =0  ⋮ ⋮ ⋮  k =0  0≤i<j ≤n
1 1 ⋯ 1
Donc C est une base de ℝ n [X ] .

11
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Partie II

n n
1. Soit P ∈ ℝ n [X ] , on peut écrire P = ∑ ak X k et on a Th (P ) = ∑ ak (X + h )k ∈ ℝ n [X ] .
k =0 k =0

Ainsi Th : ℝ n [X ] → ℝ n [X ] . De plus, soit λ , µ ∈ ℝ et P ,Q ∈ ℝ n [X ] .


Th (λP + µQ ) = (λP + µQ )(X + h ) = λ.P (X + h ) + µ.Q (X + h ) = λ.Th (P ) + µ.Th (Q ) .
Finalement Th est un endomorphisme de ℝ n [X ] .
 h 2 ⋯ C nn h n 
1 h 
0 1 2h ⋯ C nn−1h n −1 
 
1.b Mat B (Th ) = 0 0 1 C nn −2h n −2  ∈Tn ( ℝ ) donc detTh = 1 .
+
 
 ⋮ ⋱ ⋱ ⋮ 
 
0 ⋯ ⋯ 0 C n 
0

2. E ⊂ L( ℝ n [X ]) .
∀h ∈ ℝ , IdTh = Th  Id donc Id ∈ E .
Soit λ , µ ∈ ℝ et ϕ, ψ ∈ E .
∀h ∈ ℝ , (λϕ + µψ ) Th = λ (ϕ Th ) + µ(ψ Th ) = λ (Th  ϕ) + µ(Th  ψ ) = Th  (λϕ + µψ )
et (ϕ  ψ ) Th = ϕ Th  ψ = Th  (ϕ  ψ ) donc λϕ + µψ ∈ E et ϕ  ψ ∈ E .
Ainsi E est un sous-espace vectoriel et un sous-anneau de ℝ n [X ] .
n
3.a Soit P ∈ ℝ n [X ] , on peut écrire P = ∑ ak X k . Pour tout h ∈ ℝ :
k =0
n n
D’une part Th (P ) = ∑ ak (X + h ) et D (Th (P )) = ∑ kak (X + h )k −1 ,
k

k =0 k =1
n n
d’autre part D (P ) = ∑ kak X k −1 et Th (D (P )) = ∑ kak (X + h )k −1 ,
k =1 k =1

donc Th  D = D Th . Ainsi D ∈ E .


3.b Puisque D ∈ E et que E est un sous-anneau : ∀k ∈ ℕ, D k ∈ E .
3.c Supposons λ0 .Id+ λ1D + λ2D 2 + ... + λn D n = 0 .
i.e. ∀P ∈ ℝ n [X ] , λ0 .P + λ1P ′ + λ2P ′′ + ... + λn P (n ) = 0 .
Pour P = X n : λ0X n + nλ1X n −1 + n (n −1)λ2X n−2 + ... + n !λn = 0 .
Par identification des coefficients de deux polynômes égaux : λ0 = λ1 = ... = λn = 0 .
4.a Soit λ , µ ∈ ℝ et ϕ, ψ ∈ E :
θ (λϕ + µψ ) = (λϕ + µψ )(X n ) = λϕ (X n ) + µψ (X n ) = λθ (ϕ) + µθ (ψ ) .
Donc θ est un application linéaire.
4.b Soit ϕ ∈ ker θ . On a ϕ (X n ) = 0 .
Or ϕ ∈ E donc ∀h ∈ ℝ , ϕ((X + h )n ) = ϕ(Th (X n )) = Th (ϕ (X n )) = Th (0) = 0 .
Considérons a 0 ,a1 ,...,an des réels deux à deux distincts.
On a vu que ((X + ak )n )0≤k ≤n est une base de ℝ n [X ] et part la relation ci-dessus
∀ 0 ≤ k ≤ n , ϕ((X + ak )n ) = 0 donc ϕ = 0 .
Ainsi ker θ = {0} . θ est injective.

4.c L’injectivité de ϕ implique : dim E ≤ dim ℝ n [X ] = n + 1 .


La liberté de la famille (D k )0≤k ≤n implique dim E ≥ n + 1 .
Ainsi dim E = n + 1 .
5. (D k )0≤k ≤n est une famille libre formée de n + 1 = dim E éléments de E , c’est donc une base de E .

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Problème 3 (Niveau 5 =10 points)

Partie I — Endomorphisme antisymétrique

1) Soit (X, Y ) ∈ E 2 ; je développe, par linéarité de u et bilinéarité du produit scalaire :


u (X + Y ) , X + Y = u (X) , X + u (X) , Y + u (Y ) , X + u (Y ) , Y
d’où, en appliquant l’hypothèse à X + Y , X et Y : 0 = u (X) , Y + u (Y ) , X . Ainsi :
∀ (X, Y ) ∈ E × E u (X) , Y = − X, u (Y ) .

2) a) Soit λ valeur propre réelle de u et X un vecteur propre associé ; j’ai d’une part u (X) , X = 0 et
d’autre part u (X) , X = λ X 2 . Comme X est non nul par construction, j’en déduis que λ = 0 :
0 est la seule valeur propre réelle possible de u.
b) Comme E est un R-espace vectoriel de dimension 3, le polynôme caractéristique de u est un polynôme
de R [X] de degré 3, qui s’annule donc au moins une fois sur R, d’après le théorème des valeurs
intermédiaires. Par conséquent :
Le polynôme caractéristique de u a au moins une racine réelle.
Les deux derniers résultats montrent que le spectre de u est {0}. Donc Ker u est de dimension au
moins égale à 1 ; ainsi, puisque u est non nul par hypothèse :
Ker u est de dimension 1 ou 2.

3) Déjà, d’après le théorème du rang, dim Ker u + dim Im u = 3. Je montre en outre que Ker u et Im u
sont orthogonaux : soient X ∈ Ker u et Z = u (Y ) ∈ Im u ; j’ai
X, Z = X, u (Y ) = − u (X) , Y = 0 car X ∈ Ker u.

Ainsi, Ker u ⊂ (Im u) ; d’où, compte tenu des dimensions :
Ker u et Im u sont supplémentaires orthogonaux dans E.

4) a) Avant tout, Im u étant stable par u et X élément de Im u, u (X) est également élément de Im u. De
plus, X étant non nul, si (X, u (X)) était une famille liée, X serait vecteur propre de u, donc élément
de Ker u, puisque 0 est la seule valeur propre de u ; ceci est absurde car Im u ∩ Ker u = {0} d’après
la question précédente. En conclusion,
(X, u (X)) est une famille libre de Im u.
b) u étant non nul, Im u contient des vecteurs non nuls, donc, d’après la question précédente, Im u
contient des familles libres de deux vecteurs, d’où dim Im u ≥ 2 ; or j’ai déjà vu que dim Ker u ≥ 1,
par conséquent, puisqu’ils sont supplémentaires :
dim Im u = 2 et dim Ker u = 1.

5) Soit (e1 , e2 ) une base orthonormale de Im u et e3 un vecteur unitaire de Ker u. D’après les questions
précédentes, (e1 , e2 , e3 ) est une base orthonormale de E. Par définition, u (e1 ) est dans Im u, donc
u (e1 ) = u (e1 ) , e1 · e1 + u (e1 ) , e2 · e2 = αe2
où j’ai posé α = u (e1 ) , e2 ; de même, en utilisant 1),
u (e2 ) = u (e2 ) , e1 · e1 + u (e2 ) , e2 · e2 = −αe1
Cela me donne les deux premières colonnes de la matrice de u dans (e1 , e2 , e3 ), et e3 ∈ Ker u, donc la
troisième colonne est nulle :
La matrice de u dans la base orthonormale (e1 , e2 , e3 ) est B.

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−α 2
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6) a) Grâce au résultat précédent, j’obtiens :


u2 (e1 ) = −α2 e1 ; u2 (e2 ) = −α2 e2 ; u2 (e3 ) = 0.
 
1 0 0
La matrice de u2 dans (e1 , e2 , e3 ) est donc −α2  0 1 0 . Ainsi :
0 0 0
u2 = −α2 p où p est la projection orthogonale sur Vect (e1 , e2 ) = Im u.

m
b) Soit m ∈ N ; d’après a) : u2m = u2 = (−1)m α2m p2m ; or, comme p2 = p, il vient par une
récurrence immédiate :
∀n ∈ N∗ pn = p (tandis que p0 = IE . . . ).
D’où
u2m = (−1)m α2m p et u2m+1 = u2m ◦ u = (−1)m α2m u ;
en effet p ◦ u = u puisque les vecteurs de Im u sont invariants par p. En conclusion :

∀m ∈ N∗ u2m = (−1)m α2m p et ∀m ∈ N u2m+1 = (−1)m α2m u.

7) a) D’après le résultat précédent, j’obtiens immédiatement :


N
uk
= IE + CN (α) p + SN (α) u où
k!
k=0
E(N/2) E((N−1)/2)
mα2m α2m
CN (α) = (−1) et SN (α) = (−1)m
m=1
(2m)! m=0
(2m + 1)!

b) Je reconnais – à quelques détails près – les développements en série entière des fonctions cos et
sin. Précisément, sachant que α est non nul (sinon u serait nul) :
sin α
lim CN (α) = cos α − 1 et lim SN (α) = .
N→+∞ N→+∞ α
c) IE + C (α) p + S (α) u a pour matrice dans (e1 , e2 , e3 ) :
       
1 0 0 1 0 0 0 −α 0 cos α − sin α 0
 0 1 0  + (cos α − 1) ·  0 1 sin α
0 + ·  α 0 0  =  sin α cos α 0 
0 0 1 0 0 0 α 0 0 0 0 0 1
Je reconnais une matrice de rotation :
exp (u) est la rotation d’axe orienté par e3 et d’angle α.

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