DS8 1617
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Caricature du jour
1
Devoir Surveillé 8 My Ismail Mamouni
2016-2017 http ://myismail.net
.
© Faidherbe, Lille
Exercice 1
Soit M ∈ Mn (K) , montrer qu’il existe un unique couple (S, A) où S ∈ Sn (K) et A ∈ An (K) tel que M = S + A.
1 0 1
Donner ce couple lorsque M = 2 −1 0 .
3 −2 2
Exercice 2
2 1 3
On pose A = 2 3 6 et M = A − I3 . Calculer M 2 , en déduire que A est inversible et préciser A−1 .
−1 −1 −2
Exercice 3
1 0 1
Montrer que la matrice A = 1 1 1 est inversible et calculer son inverse.
0 2 1
Exercice 4
A l’aide du Pivot de Gauß, donner une matrice échelonnée équivalente à M et préciser le rang de M lorsque
1 2 4 0 3 −6 6 4 −5 m 1 5
1 M = 2 4 6 2 M = 3 −7 8 −5 8 9 3 M = −1 1 m , m ∈ R
3 6 9 3 −9 12 −9 6 15 3 −2 5
Exercice 5
2
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Problème 1 (Niveau 3 =15 points)
0 1 −1 1 0 0 © Mathprepa
On note A = −3 4 −3 et ∆ = 0 1 0 .
−1 1 0 0 0 2
1. Calcul de l’inverse de A
(a) Calculer A2 − 3A. En déduire que A est inversible et calculer A−1 .
(b) Retrouver l’inversibilité de A et la valeur de A−1 par la méthode du pivot.
On définit la matrice P = 1 0 3 .
0 −1 1
i. Calculer P −1 puis ∆ = P −1 AP .
ii. En déduire à nouveau l’expression de An , pour tout n de N.
(e) Puissances négatives de A
La formule donnant An est-elle encore vraie pour les exposants strictement négatifs ?
© mpsidll
Endomorphismes commutant avec les translations
On note B = (1, X ,..., X n ) la base canonique de ℝ n [X ] .
Partie I
∗
1.d Conclure : ∀n ∈ ℕ ,Vn = ∏
0≤i <j ≤n
(ai −a j ) .
2. On considère n + 1 nombres réels deux à deux distincts : a 0 ,a1 ,...,an et on considère la famille de
polynômes : C = (Pk )0≤k ≤n où Pk = (X + ak )n .
2.a Former la matrice représentative de la famille C relative à la base B .
2.b Etablir que C est une base de ℝ n [X ] .
Partie II
4
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4. Soit θ : E → ℝ n [X ] définie par θ (ϕ ) = ϕ (X n ) .
4.a Montrer que θ est une application linéaire.
4.b Etablir que θ est injective.
4.c Déterminer la dimension de E .
5. Donner une base de E .
Dans ce problème, on s’intéresse aux systèmes différentiels et aux suites récurrentes associées à une
matrice antisymétrique de R3 .
On note E l’espace vectoriel R3 muni de sa structure euclidienne canonique.
IE désigne l’application identité de E.
Le produit scalaire de deux vecteurs X et Y de E est noté X, Y .
5) Montrer qu’il existe une base orthonormale (e1 , e2 , e3 ) de E et un réel α tels que la matrice de u dans
la base (e1 , e2 , e3 ) soit
0 −α 0
B = α 0 0 .
0 0 0
7) Soit N ∈ N∗ .
N
uk
a) Démontrer que la somme s’écrit IE + CN (α) p + SN (α) u où CN et SN sont des polynômes.
k!
k=0
b) Trouver les limites de CN (α) et SN (α) quand N → +∞.
On note ces limites C (α) et S (α), respectivement.
c) Caractériser géométriquement l’endomorphisme IE + C (α) p + S (α) u, que l’on note exp (u).
i
F
nn
i
5
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Corrigé
Exercices Applications de Cours (Niveau 2 =10 points)
Exercice 1
Solution : Unicité : Si M = S1 + A1 = S2 + A2 avec (S1 , S2 ) ∈ Sn (K)2 et (A1 , A2 ) ∈ An (K)2 , alors par différence, on
a
S1 − S2 = A2 − A1
La matrice B = S1 − S2 est donc symétrique et antisymétrique. On a donc t B = B = −B d’où B = . On en déduit
que S1 = S2 et A1 = A2 .
M + tM M − tM
Existence : Soit M ∈ Mn (K), posons S = et A = , alors S ∈ Sn (K), A ∈ An (K) et M = S + A.
2 2
1 0 1 1 2 3 1 1 2 1 0 1
1
Application : S = 2 −1 0 + 0 −1 −2 = 1 −1 −1 et A = M − S = 2 −1 0 −
2
3 −2 2 1 0 2 2 −1 2 3 −2 2
1 1 2 0 −1 −1
1 −1 −1 = 1 0 1 .
2 −1 2 1 −1 0
Exercice 2
(A − I3 )2 = A2 − 2AI3 + I3 = A2 − 2A + I3 =
I3 = 2A − A2 = 2AI3 − A2 = A (2I3 − A)
0 −1 −3
Ceci prouve que A est inversible et que A−1 = 2I3 − A = −2 −1 −6 .
1 1 4
Attention à ne pas écrire que I3 = A (2 − A) , cela n’a aucun sens, on ne peut faire la différence entre le nombre 2
et la matrice A !
Exercice 3
On sait que si, par opérations élémentaires sur les lignes, on transforme A en I4 , alors la même suite d’opérations
élémentaires transforme I4 en A−1 . On a donc
1 0 1 | 1 0 0 1 0 1 | 1 0 0 1 0 1 | 1 0 0
1 1 1 | 0 1 0 ∼ 0 1 0 | −1 1 0 ∼ 0 1 0 | −1 1 0
L2 −L1 L3 −2L2
0 2 1 | 0 0 1 0 2 1 | 0 0 1 0 0 1 | 2 −2 1
1 0 0 | −1 2 −1 −1 2 −1
∼ 0 1 0 | −1 1 0 d’où A inversible et A−1 = −1 1 0
L1 −L3
0 0 1 | 2 −2 1 2 −2 1
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Exercice 4
Solution : Pour 1 , on a
1 2 4 1 2 4
M ∼ 0 0 −2 ∼ 0 0 −2
L2 ←− L2 − 2L1 L3 ←−L3 − 32 L2
0 0 −3 0 0 0
L3 ←− L3 − 3L1
Le rang vaut 3
Pour 3 , on a
−1 1 m −1 1 m
M ∼ m 1 5 ∼ 0 m + 1 5 + m2
L1 ↔ L2 3 −2 5 L2 ←− L2 + mL1 0 1 5 + 3m
L3 ←− L3 + 3L1
−1 1 m −1 1 m
∼ 0 1 3m + 5 ∼ 0 1 3m + 5
L2 ↔ L3 0 m + 1 m2 + 5 L2 ←− L3 − (m + 1) L2 0 0 −2m (m + 4)
car m + 5 − (m + 1) (3m + 5) = −2m2 − 8m
2
On en déduit que :
Si m (m + 4) = 0 (i.e. m = 0 et m = −4), le rang vaut 3
Si m = 0 ou m = −4, le rang vaut 2.
Exercice 5
Solution : Pour chaque système, on écrit la matrice augmentée.
Pour 1 , on a
3 2 2 3 2 2 3 0 8
M= ∼ ∼
6 5 1 L2 ←−L2 −2L1 0 1 −3 L1 ←−L1 −2L2 0 1 −3
3x = 8 8 8
d’où le système équivalent qui donne la solution x = , y = −3, soit S = , −3 .
y = −3 3 3
pour 2 , on a
2 3 −1 2 1 2 −6 9 1 2 −6 9
M = ∼ ∼
1 2 −6 9 L2 ↔L1 2 3 −1 2 L2 ←−L2 −2L1 0 -1 11 −16
1 0 16 −23
∼
L1 ←−L1 +2L2 0 -1 11 −16
x + 16z = −23
D’où le système équivalent
-y + 11z = −16 , on exprime x et y en fonction de z pour avoir
x = −23 − 16z −23 −16
y = 16 + 11z soit S = 16 + z 11 , z ∈ R
z=z 0 1
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Pour 3 , on a
1 2 1 1 1 1 2 1 1 1 1 2 1 1 1
M = 1 3 −1 2 0 ∼ 0 1 −2 1 −1 L ←−∼ 0 1 −2 1 −1
L3 +3L2
2 1 0 1 1 L2 ←− L2 − L1 0 −3 −2 −1 −1
3
0 0 -8 2 −4
L3 ←−L3 − 2L1
1 2 1 1 1 1 2 1 1 1
∼ 0 4 −8 4 −4 ∼ 0 4 0 2 0
L2 ←−4L2 L2 ←−L2 −L3
0
0 -8 2 −4 0 0 -8 2 −4
8 16 0 10 4 8 0 0 2 4
∼ 0 4 0 2 0 ∼ 0 4 0 2 0
L1 ←−8L1 +L3 L1 ←−L1 −4L2
0 0 -8 2 −4 0 0 -8 2 −4
8x + 2t = 4
t 1 t 1 t
On obtient le système équivalent 4y + 2t = 0 qui donne z = + , y = − et x = − . D’où
4 2 2 2 4
-8z + 2t = −4
1 1
−4
2 −1
0 2
S = 1 + t 1 , t ∈ R
2 4
0 1
.
Problème 1 (Niveau 3 =15 points)
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Partie I
n
1.a En développant selon la dernière colonne : f (x ) = ∑ (−1)k x k ∆k avec ∆k le mineur d’indice
k =0
(n + 1− k , n + 1) du déterminant définissant f (x ) .
De part sa description, ∆k est un constante indépendante de x . Par suite f est une fonction polynomiale
de degré inférieur ou égal à n .
Le coefficient de x n dans f (x ) est (−1)n ∆n avec ∆n =Vn −1 . Ainsi λ = (−1)nVn−1 .
1.b Les a 0 ,a1 ,...,an−1 annulent f car pour x = ai avec i ∈ {0,1,..., n −1} , le déterminant exprimant f (x )
possède deux colonnes identiques. Par suite les a 0 ,a1 ,...,an−1 sont racines de f .
n −1
1.c Comme a 0 ,a1 ,...,an−1 sont des racines deux à deux distinctes de f , on peut écrire f (x ) = g (x )∏ (x −ak )
k =0
∗
1.d Par récurrence sur n ∈ ℕ .
Pour n = 1 : V1 = 1 = 1 et ∏
0≤i < j ≤1
(ai −a j ) = 1 (car il n’y a pas de termes dans ce produit).
Récurrence établie.
C n0a 0n C n0a1n C n0a 2n ⋯ C n0ann
n
C a 1 n −1 1
C na1 n −1
C n1a 2n −1 ⋯ C n1ann−1
n 0 n
2.a Pk = ∑C nak X donc Mat B C = ⋮
i n −i i
⋮ ⋮ ⋮ avec C nk =
n −1 k
i =0
C n a 0 C nn −1a1 C nn −1a 2 ⋯ C nn−1an
n
C n C nn C nn ⋯ C nn
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Partie II
n n
1. Soit P ∈ ℝ n [X ] , on peut écrire P = ∑ ak X k et on a Th (P ) = ∑ ak (X + h )k ∈ ℝ n [X ] .
k =0 k =0
2. E ⊂ L( ℝ n [X ]) .
∀h ∈ ℝ , IdTh = Th Id donc Id ∈ E .
Soit λ , µ ∈ ℝ et ϕ, ψ ∈ E .
∀h ∈ ℝ , (λϕ + µψ ) Th = λ (ϕ Th ) + µ(ψ Th ) = λ (Th ϕ) + µ(Th ψ ) = Th (λϕ + µψ )
et (ϕ ψ ) Th = ϕ Th ψ = Th (ϕ ψ ) donc λϕ + µψ ∈ E et ϕ ψ ∈ E .
Ainsi E est un sous-espace vectoriel et un sous-anneau de ℝ n [X ] .
n
3.a Soit P ∈ ℝ n [X ] , on peut écrire P = ∑ ak X k . Pour tout h ∈ ℝ :
k =0
n n
D’une part Th (P ) = ∑ ak (X + h ) et D (Th (P )) = ∑ kak (X + h )k −1 ,
k
k =0 k =1
n n
d’autre part D (P ) = ∑ kak X k −1 et Th (D (P )) = ∑ kak (X + h )k −1 ,
k =1 k =1
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.
2) a) Soit λ valeur propre réelle de u et X un vecteur propre associé ; j’ai d’une part u (X) , X = 0 et
d’autre part u (X) , X = λ X 2 . Comme X est non nul par construction, j’en déduis que λ = 0 :
0 est la seule valeur propre réelle possible de u.
b) Comme E est un R-espace vectoriel de dimension 3, le polynôme caractéristique de u est un polynôme
de R [X] de degré 3, qui s’annule donc au moins une fois sur R, d’après le théorème des valeurs
intermédiaires. Par conséquent :
Le polynôme caractéristique de u a au moins une racine réelle.
Les deux derniers résultats montrent que le spectre de u est {0}. Donc Ker u est de dimension au
moins égale à 1 ; ainsi, puisque u est non nul par hypothèse :
Ker u est de dimension 1 ou 2.
3) Déjà, d’après le théorème du rang, dim Ker u + dim Im u = 3. Je montre en outre que Ker u et Im u
sont orthogonaux : soient X ∈ Ker u et Z = u (Y ) ∈ Im u ; j’ai
X, Z = X, u (Y ) = − u (X) , Y = 0 car X ∈ Ker u.
⊥
Ainsi, Ker u ⊂ (Im u) ; d’où, compte tenu des dimensions :
Ker u et Im u sont supplémentaires orthogonaux dans E.
4) a) Avant tout, Im u étant stable par u et X élément de Im u, u (X) est également élément de Im u. De
plus, X étant non nul, si (X, u (X)) était une famille liée, X serait vecteur propre de u, donc élément
de Ker u, puisque 0 est la seule valeur propre de u ; ceci est absurde car Im u ∩ Ker u = {0} d’après
la question précédente. En conclusion,
(X, u (X)) est une famille libre de Im u.
b) u étant non nul, Im u contient des vecteurs non nuls, donc, d’après la question précédente, Im u
contient des familles libres de deux vecteurs, d’où dim Im u ≥ 2 ; or j’ai déjà vu que dim Ker u ≥ 1,
par conséquent, puisqu’ils sont supplémentaires :
dim Im u = 2 et dim Ker u = 1.
5) Soit (e1 , e2 ) une base orthonormale de Im u et e3 un vecteur unitaire de Ker u. D’après les questions
précédentes, (e1 , e2 , e3 ) est une base orthonormale de E. Par définition, u (e1 ) est dans Im u, donc
u (e1 ) = u (e1 ) , e1 · e1 + u (e1 ) , e2 · e2 = αe2
où j’ai posé α = u (e1 ) , e2 ; de même, en utilisant 1),
u (e2 ) = u (e2 ) , e1 · e1 + u (e2 ) , e2 · e2 = −αe1
Cela me donne les deux premières colonnes de la matrice de u dans (e1 , e2 , e3 ), et e3 ∈ Ker u, donc la
troisième colonne est nulle :
La matrice de u dans la base orthonormale (e1 , e2 , e3 ) est B.
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−α 2
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.
m
b) Soit m ∈ N ; d’après a) : u2m = u2 = (−1)m α2m p2m ; or, comme p2 = p, il vient par une
récurrence immédiate :
∀n ∈ N∗ pn = p (tandis que p0 = IE . . . ).
D’où
u2m = (−1)m α2m p et u2m+1 = u2m ◦ u = (−1)m α2m u ;
en effet p ◦ u = u puisque les vecteurs de Im u sont invariants par p. En conclusion :
b) Je reconnais – à quelques détails près – les développements en série entière des fonctions cos et
sin. Précisément, sachant que α est non nul (sinon u serait nul) :
sin α
lim CN (α) = cos α − 1 et lim SN (α) = .
N→+∞ N→+∞ α
c) IE + C (α) p + S (α) u a pour matrice dans (e1 , e2 , e3 ) :
1 0 0 1 0 0 0 −α 0 cos α − sin α 0
0 1 0 + (cos α − 1) · 0 1 sin α
0 + · α 0 0 = sin α cos α 0
0 0 1 0 0 0 α 0 0 0 0 0 1
Je reconnais une matrice de rotation :
exp (u) est la rotation d’axe orienté par e3 et d’angle α.
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