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Denom Refden

Le document explique les concepts de dénombrement en mathématiques, en détaillant les différences entre p-listes, arrangements et combinaisons selon que l'ordre et la répétition des éléments sont pris en compte. Il fournit plusieurs exemples pratiques, tels que le tirage au loto, les podiums de course, et la création de numéros de téléphone, tout en introduisant des formules et des méthodes de calcul. Enfin, il aborde des propriétés et des démonstrations liées aux coefficients binomiaux et à la formule du binôme.

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Le document explique les concepts de dénombrement en mathématiques, en détaillant les différences entre p-listes, arrangements et combinaisons selon que l'ordre et la répétition des éléments sont pris en compte. Il fournit plusieurs exemples pratiques, tels que le tirage au loto, les podiums de course, et la création de numéros de téléphone, tout en introduisant des formules et des méthodes de calcul. Enfin, il aborde des propriétés et des démonstrations liées aux coefficients binomiaux et à la formule du binôme.

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DÉNOMBREMENT

Quelques exemples de référence en réponse à


quelques unes des questions que vous vous posez

Comment savoir si l'on doit utiliser des p-listes, des arrangements ou des combinaisons ?

Les critères sont : les éléments peuvent-ils être répétés ? L'ordre des éléments est-il à prendre en compte ?

Critères Les éléments peuvent être répétés Les éléments sont distincts

On tient compte de l'ordre Utiliser les p-listes Utiliser les arrangements

On ne tient pas compte de Hors programme ! Utiliser les combinaisons


l'ordre

Exemple 1 :
Le loto : on tire, au hasard, 6 boules parmi 49. Combien de tirages possibles ? (On ne tient pas compte du
numéro complémentaire)

Peut-on obtenir plusieurs fois le même numéro lors d'un tirage ? ➜ Non ! Donc les éléments sont distincts.
L'ordre d'apparition des différents numéros a-t-il de l'importance ? ➜ Non ! On considère les six numéros
globalement ! (Si l'on obtient 15 - 18 - 29 -3 - 43 - 32 ou si l'on obtient 43 - 3 - 18 - 32 - 29 - 15, il s'agit du même
tirage). Donc l'ordre n'a pas d'importance.
Nous devons donc utiliser les combinaisons !

Rappelons que C np est le nombre de façons de choisir p objets parmi n. (Sans tenir compte de l'ordre)
6
Il y a donc C49 = 13983816 tirages possibles.

(Remarque en passant : si vous cochez une grille au loto, vous aurez donc une chance sur 13983816 d'avoir les 6
numéros...)

Exemple 2 :
La course et le podium : dans une course de 100m, il y a huit partants numérotés de 1 à 8. Sur le podium, il y
aura les trois médaillés (or - argent - bronze). Combien y a-t-il de podiums possibles ?
Convention d'écriture : on notera par exemple 2 - 5 - 3 le podium suivant : médaillé d'or : n°2 ; médaillé
d'argent : n°5 et médaillé de bronze : n°3.

Peut-on obtenir plusieurs fois le même numéro sur un podium ? ➜ Non ! Un même coureur ne peut pas être à la
fois médaillé d'or et d'argent ! Donc les éléments sont distincts.
L'ordre d'apparition des différents numéros sur le podium a-t-il de l'importance ? ➜ Oui ! Si l'on obtient le
podium 6 - 4 - 3, cela signifie que le coureur n°6 a la médaille d'or. Tandis que le podium 4 - 6 - 3 signifie que
c'est le coureur n°4 qui est en or. Le podium 4 - 6 - 3 n'est donc pas le même que le podium 6 - 4 - 3 ! Autrement
dit l'ordre est ici déterminant.
Nous devons donc utiliser les arrangements !

Rappelons que Anp est le nombre d'arrangements de p objets choisis parmi n, c'est-à-dire le nombre de p-listes

d'éléments distincts choisis parmi n.

Démonbrement : exemples de référence page 1 G. COSTANTINI


Il y a donc A83 = 336 podiums possibles.

Remarque : ce problème peut aussi se résoudre très simplement en raisonnant avec des cases :

Or Argent Bronze
N° 5 N° 3 N° 8

On a 8 choix pour la première case et 7 choix pour le seconde et enfin 6 choix pour la dernière :
Au total : 8 × 7 × 6 = 336 podiums possibles.

Exemple 3 :
Combien peut-on attribuer de numéros de téléphones portables (numéros à 10 chiffres commençant par 06) ?

Dans un n° de téléphone portable commençant par 06, il reste encore 8 autres chiffres.
Ces 8 chiffres forment une 8-liste de l'ensemble E = {0 ; 1 ; 2 ; ... ; 9} (E contient 10 éléments)
Rappelons que le nombre de p-listes d'un ensemble E à n éléments est : np.
Ici, n = 10 et p = 8. Donc il existe 108 = 100 000 000 (cent millions) de n° de téléphones portables !
On peut aussi retrouver ce résultat en raisonnant avec des cases.

Quand on utilise plusieurs combinaisons, faut-il additionner ou multiplier ?

Cela dépend de la situation ! Concrètement :


• Si les différentes étapes sont reliées par un "et", on multiplie.
• Si les différents cas sont reliés par un "ou", on additionne.

Exemple 4 :
Dans un jeu de 32 cartes, on choisit 5 cartes au hasard (ces 5 cartes s'appellent une "main").
1. Combien de mains contiennent exactement 2 dames et 1 roi ?
2. Combien de mains contiennent au moins 3 rois ? (C'est-à-dire 3 rois ou 4 rois)

1. Nombre de façons de choisir les deux dames (parmi 4) : C42 = 6.

Nombre de façons de choisir un roi (parmi 4) : C41 = 4.


2
Nombre de façons de choisir les deux autres cartes (parmi 24 cartes restantes) : C24 = 276.

Bilan : au total : C42 × C41 × C24


2
= 6 × 4 × 276 = 6624 mains.

2. Les mains qui contiennent au moins 3 rois sont celles qui contiennent 3 rois ou 4 rois :

Nombre de mains qui contiennent 3 rois (et donc 2 autres cartes) : C43 × C28
2

Nombre de mains qui contiennent 4 rois (et donc une autre carte) : C44 × C28
1
= C28
1
= 28.

Bilan : au total : C43 × C28


2
+ C28
1
= 1512 + 28 = 1540 mains.

Exemple 5 : Encore le loto (voir exemple 1)


On remplit une grille de loto (cela signifie que l'on a coché 6 numéros parmi 49). Calculer la probabilité d'avoir
exactement 3 numéros gagnants. (Sans tenir compte du n° complémentaire)
Avoir exactement 3 numéros gagnants, cela signifie :

Démonbrement : exemples de référence page 2 G. COSTANTINI


avoir 3 numéros gagnants et 3 numéros perdants.

Nombre de façons de choisir 3 numéros gagnants (parmi 6) : C63 .

Nombre de façons de choisir 3 numéros perdants (parmi 49 − 6 = 43) : C43


3
.

Bilan : au total : C63 × C43


3
= 20 × 12341 = 246820 grilles ont exactement 3 numéros gagnants.
6
Et d'après l'exemple 1, il y a C49 = 13983816 grilles possibles.

La probabilité d'avoir exactement 3 numéros gagnants est donc :

nombre de cas favorables C63 × C43


3
246820
p= = 6
= 0,01765. C'est-à-dire environ 1,765 % de chance.
nombre de cas possibles C49 13983816

Comment calculer avec des coefficients C np ?

Rappel : n! = 1 × 2 × ... × (n − 1) × n.
Exemple : 5 ! = 1 × 2 × 3 × 4 × 5 = 120.
Cas spéciaux : 2 ! = 1 × 2 = 2 ; 1 ! = 1 et 0 ! = 1 (convention)
n!
La formule : C np = est dans le formulaire. Inutile de l'apprendre par cœur. Par contre, il faut savoir
p! (n − p)!
l'utiliser !

Quelques cas particuliers (à connaître) : C n0 = 1 ; C n1 = n .

Propriété de symétrie : C np = C nn- p . Exemple : C13


9
= C13
4
(Le nombre de façons de choisir 9 objets parmi 13 est

égal au nombre de façons de choisir 4 objets parmi 13. En effet, choisir 9 objets, c'est en laisser 4 et
réciproquement)

Exemple 6 :

Démontrer que, pour tout n 2 : Cn2 = 1 + 2 + 3 + ... + (n − 1)

Voici un exercice curieux ! Cnp n'est constitué que de produits et on nous demande de démontrer qu'il peut être

une somme !
n! n( n − 1)
D'une part : Cn2 = = .
2 !(n − 2) ! 2

D'autre part : S = 1 + 2 + 3 + ... + (n − 1) est la somme de (n − 1) termes d'une suite arithmétique de raison 1. En
N ( P + D) ( n − 1)(1 + n − 1) n( n − 1)
utilisant la formule S = (voir cours sur les suites), on obtient : S = = .
2 2 2

On a donc bien : Cn2 = 1 + 2 + 3 + ... + (n − 1).

Exemple 7 :
n p−1
Démontrer que : Cnp = Cn−1 (p 1 et n 1)
p

Partons du membre de droite :


n p−1 n ( n − 1)! n × (n − 1)! n!
Cn−1 = × = = = Cnp
p p ( p − 1)![( n − 1) − ( p − 1)]! p × ( p − 1)!(n − p)! p!( n − p)!

Démonbrement : exemples de référence page 3 G. COSTANTINI


Utiliser la formule du binôme

Rappelons cette formule : pour tous réels a et b (non nuls) et tout entier naturel n, on a :
n
(a + b) n = Cnp a n − pb p = a + Cn1 a b + Cn2 a b + Cn3 a b + .... + Cnn −1 ab +b.
n n-1 n-2 2 n-3 3 n-1 n

p=0

Inutile de connaître la formule générale par cœur ! Mais il faut savoir la retrouver pour des petites valeurs de n à
l'aide du triangle de Pascal :

n=0 C00 = 1

n=1 C10 = 1 C11 = 1

n=2 C20 = 1 C21 = 2 C22 = 1

n=3 C30 = 1 C31 = 3 C32 = 3 C33 = 1

n=4 C40 = 1 C41 = 4 C42 = 6 C43 = 4 C44 = 1

n=5 C50 = 1 C51 = 5 C52 = 10 C53 = 10 C54 = 5 C55 = 1

Exemple : (a + b) = a + 5a b + 10a b + 10a b + 5ab + b .


5 5 4 3 2 2 3 4 5

Toujours vérifier que :


• Les exposants de a vont en décroissant (de n à 0)
• Les exposants de b vont en croissant (de 0 à n)
• La somme des exposants de a et b est, pour chaque terme, égale à n.

Quelle formule pour (a − b) n ? Formule semblable avec les mêmes termes. On change juste le signe des termes

dont l'exposant de b est un entier impair. Exemple : (a − b) = a − 5a b + 10a b − 10a b + 5ab − b .


5 5 4 3 2 2 3 4 5

Exemple 8 :
Préciser le coefficient du terme a24b2 dans le développement de (a + b)26.

D'après la formule du binôme : (a + b)26 = a26 + C26 a b + C26


1 25
a b + ...
2 24 2

2
Le coefficient de a24b2 est donc : C26 = 325.

Exemple 9 :
1. Démontrer que : (a + b)3 + (a − b)3 = 2a(a2 + 3b2).

(x + ) + (x − ).
3 3
2. En déduire une simplification de l'expression : ƒ(x) = 1 + x2 1 + x2

1. (a + b) + (a − b) = a + 3a b + 3ab + b + a − 3a b + 3ab − b = 2 a + 6ab = 2a(a2 + 3b2).


3 3 3 2 2 3 3 2 2 3 3 2

2. En appliquant la question 1 avec a = x et b = 1 + x 2 , on obtient :

ƒ(x) = 2x( x 2 + 3(1 + x 2 )) = 8 x 3 + 6x


La fonction ƒ est donc tout simplement une fonction polynôme de degré 3...

Démonbrement : exemples de référence page 4 G. COSTANTINI

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