1.
Introduction (contexte)
L’Afrique contribue peu aux émissions mondiales de gaz à effet de serre (GES) mais subit déjà des pertes
et dommages majeurs : augmentation des températures, sécheresses plus fréquentes, inondations, perte de
biodiversité, baisse de la production agricole et hausse des risques sanitaires et migratoires. Ces
phénomènes mettent en péril le développement durable du continent.
2. Causes des changements climatiques (globales
et locales)
2.1 Causes globales (moteur principal)
Émissions mondiales de GES (combustibles fossiles, industrie) sont le moteur principal du
réchauffement planétaire ; les trajectoires d’émissions actuelles déterminent l’ampleur du changement
climatique futur. (Contexte IPCC / UNEP). [Link] - UN Environment Programme
2.2 Causes locales/aggravantes en Afrique
Déforestation et changement d’usage des terres (AFOLU) : conversion des forêts en terres agricoles,
coupe pour bois-énergie ou cultures commerciales, ce qui réduit la capacité d’absorption du carbone et
aggrave l’érosion/érosion des sols. [Link]
Pratiques agricoles non durables : surexploitation, systèmes vulnérables aux extrêmes (pluies
irrégulières), perte de sols et de matière organique. [Link]
Urbanisation rapide et manque d’infrastructures résilientes (drainage insuffisant, quartiers informels
exposés aux inondations). [Link]
Exemple concret : la déforestation dans certains couloirs du Sahel et de l’Afrique centrale a accéléré la
dégradation des sols et réduit la résilience locale aux sécheresses récurrentes. [Link]
3. Impacts des changements climatiques en
Afrique
Je regroupe les impacts par secteurs pour plus de clarté.
3.1 Agriculture et sécurité alimentaire
Baisse et variabilité des rendements : la hausse des températures, la variabilité
pluviométrique et l’augmentation des sécheresses/floods réduisent la productivité
agricole, surtout pour les petits producteurs dépendants des pluies.
[Link] Center on Adaptation
Exemple : scénarios IPCC / Banque mondiale montrent que dans des scénarios
sévères, de larges zones agricoles deviendront moins productives, menaçant les
moyens d’existence. [Link] Bank
3.2 Eau et santé
Stress hydrique : diminution des ressources d’eau douce, contamination accrue après
inondations (risque choléra, diarrhées), et stress sur systèmes d’eau potable. Global
Center on Adaptation
Santé : vagues de chaleur plus fréquentes, propagation de vecteurs (paludisme,
dengue) dans de nouvelles zones et impacts sur la santé mentale et la vulnérabilité aux
maladies. [Link]
3.3 Économique — croissance et pauvreté
Pertes et dommages économiques : l’IPCC et la Banque mondiale notent déjà des
pertes liées au climat (agriculture, infrastructures) ; chaque année des millions sont
repoussés sous le seuil de pauvreté à cause d’événements extrêmes.
[Link]
Exemple chiffré : la Banque mondiale estime que des chocs climatiques poussent des
dizaines de millions de personnes vers la pauvreté (statistiques récentes et analyses
pays par pays dans leurs rapports). [Link] Bank
3.4 Environnements côtiers et migrations
Érosion côtière et élévation du niveau de la mer : cities côtières (Lagos, Dakar,
Abidjan...) vulnérables aux submersions et à la salinisation des sols et nappes
phréatiques.
Migration et déplacements : sécheresse et perte de revenu poussent à des migrations
internes et transfrontalières, alimentant insécurité et tensions sociales.
[Link]
3.5 Biodiversité et services écosystémiques
Perte d’habitats et extinctions locales : changement d’aires de répartition des
espèces, récifs coralliens stressés par la température et l’acidification. [Link]
4. Solutions : atténuation, adaptation et
gouvernance
Les solutions doivent être combinées — mitigation (réduire les émissions) + adaptation
(réduire la vulnérabilité) + financements et gouvernance.
4.1 Atténuation (mitigation)
Transition énergétique : déployer solaire, éolien, mini-grids et réseaux intelligents
pour réduire la dépendance aux combustibles fossiles et résoudre la précarité
énergétique. L’Afrique a un fort potentiel solaire et éolien inexploité. [Link] -
UN Environment Programme
Gestion durable des terres (AFOLU) : reforestation, agroforesterie, restauration des
sols et pratiques agricoles climato-intelligentes (CSA) pour capter du carbone et
augmenter la résilience. Initiatives : Grande Muraille Verte (Great Green Wall).
[Link]
Exemple : la Grande Muraille Verte (initiative africaine) vise à restaurer des millions
d’hectares et à améliorer la sécurité alimentaire et les revenus locaux ; elle reçoit un appui
financier international (ex. GCF). [Link]
4.2 Adaptation (mesures pour réduire les impacts)
Agriculture résiliente au climat : variétés résistantes à la sécheresse, systèmes
d’irrigation efficients, assurance récolte indexée sur le climat.
[Link]
Systèmes d’alerte précoce et infrastructures : prévision des inondations,
aménagements côtiers, drainage urbain, renforcement des infrastructures
scolaires/hôpitaux. Global Center on Adaptation
Investissement en capital humain : éducation, santé et formation professionnelle
pour capter le « dividend » démographique et renforcer l’adaptabilité des populations.
[Link]
4.3 Financement climatique et politiques
Augmenter l’accès aux fonds d’adaptation : malgré les promesses, les flux
financiers pour l’adaptation en Afrique restent insuffisants ; il faut accélérer la mise à
disposition et la transparence des fonds (GCF, banques multilatérales, AAAP).
[Link]
Politiques intégrées : intégrer risques climatiques dans la planification nationale
(NDCs), protection sociale pour amortir les chocs climatiques, partenariats public-
privé. UNEP - UN Environment [Link]
4.4 Gouvernance locale et solutions communautaires
Approche ascendante : impliquer communautés locales, savoirs autochtones, femmes
et jeunes dans les stratégies d’adaptation pour qu’elles soient pertinentes et durables.
[Link]
5. Pistes d’action prioritaires
(recommandations pratiques)
1. Renforcer l’adaptation agricole (investissement dans semences résistantes,
irrigation, assurance climatique). [Link]
2. Accélérer l’accès aux énergies renouvelables décentralisées pour lutter à la fois
contre la pauvreté énergétique et les émissions. [Link]
3. Mobiliser davantage de financements pour l’adaptation, avec des mécanismes
simplifiés pour les pays à faibles capacités. [Link]
4. Promouvoir la restauration des terres (Great Green Wall et autres programmes)
pour lutter contre la désertification et améliorer la résilience.
[Link]
5. Intégrer politiques climatiques et de développement humain (santé, éducation,
emploi des jeunes) pour transformer la vulnérabilité en opportunité.
[Link]
6. Exemples et citations utiles (à insérer
dans une copie d’examen)
« L’Afrique est l’une des régions qui a le moins contribué aux émissions de gaz à effet
de serre, mais elle subit déjà des pertes et dommages généralisés attribuables au
changement climatique. » — IPCC, Chapitre Afrique (AR6). [Link]
« La Grande Muraille Verte est une initiative africaine de restauration qui vise à
restaurer des millions d’hectares et transformer les moyens de subsistance. » — Union
africaine / UNCCD / GCF. [Link]
« Les violences climatiques et les chocs extrêmes poussent chaque année des millions
vers l’extrême pauvreté ; l’adaptation et le financement sont cruciaux. » — Banque
mondiale / GCA. [Link]
7. Résumé des différents courants de pensée
sur la natalité (à la demande)
Vous avez demandé un résumé des courants de pensée sur la natalité — je l’ai placé ici en fin
d’exposé comme suggéré. Ces courants expliquent comment la question démographique est
vue dans les politiques liées au développement (et parfois au lien population-environnement).
A. Théorie malthusienne / néo-malthusianisme
Idée principale : la croissance démographique risque de dépasser les ressources
disponibles et d’aggraver la pauvreté et la dégradation environnementale. Les néo-
malthusiens insistent sur la nécessité de limiter la natalité pour préserver ressources et
environnement. Critiques : risques d’approches coercitives et d’oubli des inégalités
structurelles. [Link]
B. Théorie de la transition démographique
Idée principale : la baisse de la mortalité est suivie par la baisse de la natalité, menant
finalement à une stabilisation de la population (phases : haute natalité/haute mortalité
→ baisse mortalité → baisse natalité). Cette théorie est descriptive et a guidé des
politiques visant à accompagner la transition par l’éducation, la santé et l’emploi.
[Link]
C. Courant du « dividende démographique »
Idée principale : une baisse de la fécondité peut produire un « bonus » économique si
le pays investit dans l’éducation, l’emploi et la santé (plus de personnes en âge de
travailler vs. dépendants). Le bénéfice n’est pas automatique ; il exige politiques et
investissement. [Link]
D. Approche des droits / santé reproductive (ICPD)
Idée principale : depuis la Conférence internationale sur la population (ICPD, 1994),
l’accent est mis sur les droits humains — accès volontaire à la planification familiale,
santé sexuelle et reproductive, non coercition — plutôt que sur des objectifs
démographiques imposés. Les promoteurs insistent que les politiques devraient
respecter les droits et l’autonomie des femmes. [Link]+1
E. Approches critiques et décoloniales
Idée principale : certains chercheurs critiquent le cadrage dominant qui blâme les
populations à forte natalité plutôt que les inégalités structurelles, la consommation
excessive des pays riches et les responsabilités historiques des grandes économies. Ils
demandent une politique qui évite la stigmatisation et respecte la justice sociale.
[Link]
Exemples en Afrique : pays comme le Kenya montrent une chute importante de la fécondité
liée à l’éducation des filles et à l’accès aux contraceptifs ; d’autres pays restent à des niveaux
de fécondité élevés, ce qui rend l’hétérogénéité du continent essentielle à prendre en compte.
[Link]
8. Conclusion (points à retenir pour
FASTEF)
L’Afrique est faiblement responsable des émissions mondiales mais fortement
affectée par les changements climatiques — c’est une question de justice climatique.
[Link]
Les solutions demandent un mélange : atténuation (énergie propre, AFOLU),
adaptation (agriculture résiliente, infrastructures, santé), et financement massif et
ciblé. [Link]
Sur la natalité : la question est multidimensionnelle (droits, économie,
environnement). Plutôt que de généraliser, il faut articuler politiques de santé
reproductive, investissements en capital humain et mesures économiques pour
transformer la démographie en atout. [Link]
9. Sources principales (sélection — vous
pouvez les citer dans vos copies)
IPCC, AR6 Working Group II — Chapter 9: Africa (impacts et vulnérabilités).
[Link]
IPCC, AR6 Synthesis Report (2023). [Link]
UNEP, Emissions Gap Report 2024. UNEP - UN Environment Programme
Banque mondiale — pages et rapports sur le climat et l’économie (analyses sur
pauvreté/climat). [Link] Bank
Great Green Wall / Union africaine / UNCCD (stratégie et financement).
[Link]
Global Center on Adaptation / actualités sur l’adaptation et le financement (AAAP).
[Link]
UNFPA / UN Population Division / études sur la planification familiale, la transition
démographique et le dividende. [Link]+1
Articles académiques et notes (dividend, family planning critiques) : Foley et al.
(dividend), études critiques sur le cadrage malthusien.
[Link]