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Cours Synthetise Droit de La Famille Et de Lenfant

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INTRODUCTION GENERALE

+ Le droit de la famille relève du droit civil. 50% des contentieux du civil


relèvent du droit de la famille.
+ Le droit de la famille organise la structure familiale
+ C’est un droit vivant au cœur de l'actualité. Il est très évolutif.

Section 1: Définition de la famille

+ Au niveau juridique, la famille est définie comme un


groupement de personnes qui sont reliées entre elles par un
engagement de vie commune (mariage ou PACS “Pacte civil de
solidarité”) ou par la filiation (lien qui unit l’enfant à ses
parents).
+ Le concubinage n’est pas juridiquement une famille.
+ Il existe deux types de liens familiaux, la parenté et l’alliance,
ainsi que plusieurs modèles familiaux.

I. La parenté

+ La famille est liée par les liens du sang (ou imitation du sang si
adoption)
+ On distingue la ligne ascendante (parents), descendante (enfants)
et collatérale (frères et soeurs)
+ Il faut également tenir compte du degré de parenté.
II. L’alliance

+ C’est le lien qui unit un époux aux membres de la famille de son


conjoint.
+ Comme la parenté, il faut distinguer la ligne directe (ascendante
et descendante) et la ligne collatérale.

De par cette multiplicité de liens, on distingue plusieurs modèles


familiaux:
- la famille légitime
- la famille naturelle
- la famille adoptive
- la famille conjugale (marie ou pacse)
- la famille par le sang
- la famille unilinéaire
- la famille monoparentale
- la famille recomposée

Section 2: L’objet du droit de la famille

+ Le droit de la famille repose sur la dualité: C’est un droit des


personnes (il régit les relations) mais aussi un droit du
patrimoine.
+ Le droit de la famille est parfois difficile à appréhender car il
faut tenir compte des mœurs, de la moralité, des coutumes,...
Section 3: L'évolution du droit de la famille

+ Le droit de la famille a vu le jour avec le code Napoléon (1789 -


1804).
+ A l'époque, c'était un droit très inégalitaire (le mari l’emporte sur
la femme, le pere l’emporte sur les enfants, les enfants naturels
l’emportent sur les enfants adulterins).
+ Ce n’est qu'à partir des années 60 que le droit de la famille va
évoluer de manière conséquente. Il y a eu beaucoup de réformes.

+ Pourquoi ? Cette évolution du droit de la famille relève de deux


causes:
- les causes sociologiques. La société a évolué, le rôle des
femmes, le déclin du sentiment religieux,...
- les causes biologiques (la procréation assistée)
+ De nos jours, le droit de la famille repose sur l'égalité. Elle ne
reconnait plus uniquement la famille légitime mais toutes les
sortes de famille, et les protège.

Section 4: Les sources du droit de la famille

+ Le droit de la famille repose sur des sources nationales et


internationales.
+ Sur le plan national, le droit de la famille existe dans la
Constitution même, puis dans diverses lois.
+ Sur le plan international, le droit de la famille s’appuie
essentiellement sur la Convention européenne des Droits de
l’Homme et la Convention de New York sur les droits des
enfants que la France a ratifié le 2 septembre 1990.
PARTIE 1: LE COUPLE DANS LE MARIAGE
Deux observations d’ordre generale:

+ Le nombre de mariages ne cesse de diminuer depuis 1970. Au début des


années 70: 400 000 mariages / 1990: 250 000 / 2005: 200 000 /
aujourd’hui: 180 000.
Parallèlement, augmentation du nombre de concubinage et de PACS.
+ Depuis la révolution française en 1789, le mariage a été laïcisé. Le
mariage religieux n’a aucune valeur légale.

[Link] FORMATION DU MARIAGE

CHAPITRE 1: Les conditions de fond du mariage

On distingue plusieurs conditions de forme:

I. Les conditions physiologiques

+ Jusqu’a la loi de 2013, les epoux doivent etre de sexe different. Depuis
cette loi (17 mai 2013), le mariage entre personnes de sexe different est
autorise. Changement important.
+ L'âge matrimonial, qui était de 18 ans pour les hommes et 15 ans pour
les femmes, a été uniformisé à 18 ans pour les deux sexes depuis 1916.
Pourquoi ? Au nom du principe d'égalité et pour lutter contre le mariage
forcé imposé aux filles.

II. Les conditions psychologiques

+ Il faut qu’il y ait consentement de la part des époux. Ce consentement est


affirmé lors de la célébration du mariage (le “oui”).
Le consentement doit être réel et non vicié sauf dans deux cas:
- le mariage de l'aliéné (il est soit représenté soit autorisé à ne pas
être présent)
- le mariage simulé . Dans ce cas, le consentement peut être déclaré
nul après le mariage.
+ Les fiançailles ne sont pas, au sens juridique, un contrat. Il n’y a pas
encore d’obligations ou de contraintes à ce stade.
+ Toutefois, la rupture des fiançailles peut parfois entraîner des
conséquences juridiques. On distingue 2 cas: Primo, la rupture est dû à un
tiers qui a causé la mort de l’un des fiancés, l’autre fiancé peut demander
réparation. Secundo, cela peut provenir de l’un des fiancés qui est
condamné s’il y a faute confirmée. Il faut que l’autre fiancé arrive à
prouver qu’il y a eu préjudice moral et matériel (lorsqu’il y a rupture de
fiançailles, les cadeaux doivent être restitués).

III. Les vices du consentement

La loi peut annuler le mariage dans des cas bien précis, même si celui-ci a
ete prononce :
+ le dol = erreur provoqué
+ la violence = pression familiale ou autre
+ l’erreur sur la personne (le nom a été usurpé, l'identité, la nationalité, …)

IV. L’autorisation des familles

+ Sous le code Napoléon, l’autorisation des familles étaient obligatoires


pour les maris jusqu'à 25 ans et 21 ans pour les femmes. Depuis 1933,
abolition. Plus aucun consentement n’est nécessaire.
+ Pour le mariage des mineurs, l’autorisation de la famille est nécessaire,
selon l’ordre suivant:
- les parents
- l’un des parents si l’autre est mort
- les grands-parents
- TOUS les ascendants
- le conseil de famille
+ L’autorisation peut être verbale (le jour de la cérémonie) ou écrite.
III. Les conditions sociologiques

+ La polygamie n’est pas autorisee. Elle est punie civilement (le mariage est
annulé) et pénalement (amende)
+ Mais, il y a une exception reconnue par la Cour de Cassation: si le
mariage polygamique a été contracté à l’etranger (les femmes se partagent
l'héritage, la pension de retraite,...). Parler du refus de nationalisation.

+ L’empechement d’inceste: Le mariage est interdit dans les cas suivants:


- mariage en ligne directe à l’infini
- mariage en ligne collatérale (frère, soeur)
- mariage entre allié et ligne directe (ex: beau-père avec belle
fille ou beau-pere avec la femme de son fils)
- Les autres cas doivent avoir faire l’objet d’une demande au
Président de la République (ex: oncle et nièce au 3eme
degré, cousin et cousine au 4ème degré,...)
CHAPITRE 2: Les conditions de forme du mariage

C’est un acte juridique formaliste en 2 temps:


- Les formalités antérieures à la célébration
- le rite à la célébration

I. Les formalités antérieures à la célébration

+ D'après l’article 63, affichage en mairie (publication des bans). Le but est
double. Primo, il s’agit de permettre à une personne extérieure de
s’opposer au mariage. Secundo, cela permet d'éviter un mariage irréfléchi.
L’affichage a lieu dans la mairie où aura lieu le mariage et aux deux
mairies du lieu de résidence de chacun des futurs époux.
+ La loi prévoit 2 exceptions à cela:
- l’affichage peut être non public pour des questions de moeurs
(vieux couples)
- il peut même y avoir dispense d’affichage en cas de mariage in
extremis (l’un des époux va mourir) et dans le cas de la naissance
immédiate
+ Outre la publication des bans, il faut aussi un certain nombre d’autres
pièces:
- Acte de naissance
- Certificat de notaire
- Pièces de dissolution du premier mariage, si nécessaire
- les dispenses d'âge si besoin est.
- certificat prénuptial

II. Le rite de la célébration du mariage

+ Le mariage a lieu dans l’une des communes ou l’un des époux a son
domicile depuis plus d’un mois. En cas de mariage in extremis, le
mariage peut être célébré à la maison.
+ Le mariage est célébré par un officier de l'état civil
+ La date du mariage est choisie par les époux, l’heure par l’officier de l'état
civil.
+ La célébration doit être publique. La porte doit être ouverte.
+ La comparution des époux est nécessaire.
+ Il y a deux exceptions:
- le mariage des militaires en temps de guerre
- le mariage posthume (une cinquantaine par an)
+ Deux témoins sont nécessaires, quatre au maximum
+ la cérémonie obéit à des règles strictes:
- lecture aux époux des articles sur le mariage
- demande du contrat de mariage
- l’officier interroge les personnes dont l’autorisation est requise
- le “oui”
- la déclaration officielle
- on dresse l’acte de mariage
CHAPITRE 3: La sanction des conditions de formation du mariage

+ Un mariage est déclaré nul dans certaines conditions bien précises.


+ Compte tenu de la gravité de l’acte, le législateur doit faire attention à la
prévention des nullités et applique une politique restrictive.

I. La prévention des nullités

+ Tout le monde ne peut pas faire opposition au mariage. Seules 4


catégories de personnes sont autorisées à le faire:
- Père, mère ou aïeuls en cas de non parents: Opposition pour
n’importe quel motif
- l’ancien conjoint: Opposition pour motif precis (bigamie)
- les collatéraux: Opposition pour motif (démence)
- le ministère public s’il constate que les conditions ne sont pas
réunies.
+ La forme est écrite avec toute les mentions nécessaires (nom, age, causes)
+ En cas d’opposition au mariage, celui-ci ne peut plus être célèbre.
L’opposition cesse automatiquement au bout d’un an mais il peut y avoir
reconduite, ou en cas de main levée par l’auteur de l’opposition ou par le
tribunal de grande instance à la demande des époux.

II. La politique restrictive des nullités

+ En droit commun, le principe de la nullité d’un contrat efface tous les


effets du contrat au nom de la rétroactivité. Mais, dans le cas du mariage,
c’est plus compliqué car il existe des faits ineffaçables (les enfants).
+ Pour cela, la nullité du mariage est très restrictive.
+ Il existe deux catégories de nullité :
- nullité relative: lorsque les conditions ne sont pas respectées (pas
de consentement, défaut d’autorisation,...)
- nullité absolue dans les cas de bigamie, d’inceste, d’absence de l’un
des epoux lors de la celebration, clandestinite (pas de publication),
incompetence de l’officier.
[Link] EFFETS DU MARIAGE

+ Les effets du mariage sont très nombreux et variés. Ces effets


qui relevaient du mariage sont maintenant contenus dans le
PACS pour la plupart.
+ Globalement, jusqu’en 1938 la femme etait frappee d’incapacite.
Désormais, la situation a considérablement évolué.
+ Après le mariage, chacun des époux conserve son nom mais
acquiert un droit d’usage soit par substitution soit par adjonction
= la femme n’est plus obligee de porter le nom du mari.
+ Le mariage permet à l'époux etranger d'acquérir la nationalité
française par déclaration sous certaines conditions.
+ Le mariage permet aussi au conjoint français de répudier sa
nationalité française.
+ Au regard de l’administration fiscale, les époux deviennent un
foyer fiscal (une famille).
+ Le mariage a des effets sur les éventuels enfants de l’un ou
l’autre des époux. Ils pourront les adopter facilement.
+ Mais, c’est dans les rapports entre les époux que les effets sont
les plus denses. Nous allons distinguer les effets personnels et
les effets pécuniaires.

CHAPITRE 4: Les effets personnels

Il se repartissent en deux catégories:


- le mariage crée des rapports de réciprocité entre les époux cad
les devoirs entre les conjoints,
- Le mariage crée désormais des rapports d'égalité entre époux. Il
n’y a plus de rapport de hiérarchie comme autrefois.

I. Les rapports de réciprocité


+ Les époux se doivent fidélité. La loi condamne l'infidélité
matérielle (le fait d’avoir des relations sexuelles avec autrui) et
morale (complicite, sans rapports sexuels mais dont l’autre
epoux est exclu).
+ Les époux se doivent assistance. C’est un devoir moral d’aide et
de soin.
+ Il y a obligation de communauté de vie. TRÈS IMPORTANT au
regard de la loi.
+ Les époux se doivent respect. Cette notion a été introduite en
2006 pour prévenir les violences conjugales. De fait, elle existait
déjà dans le devoir d’assistance.

II. Les rapports d’égalité


+ La direction de la famille incombe aux deux parents. Ceci pose
deux problèmes. Primo, que se passe-t-il en cas de désaccord
important ? Le dernier mot reviendra au juge. Secundo, dans la
vie courante, ce double consentement constitue une gêne.
Il existe une certaine lacune en matière juridique à ce niveau.
+ Le choix de la résidence commune. Comme pour la direction de
la famille, la loi ne prévoit rien en cas de désaccord.

III. Caractère et sanction


+ Les rapports entre les époux sont d’ordre publique, ils ne
peuvent pas y déroger dans leur contrat de mariage ou par des
conventions passées en cours de mariage (ex: pas de pacte
d'infidélité, séparation amiable, ...).Quelques exceptions avec la
résidence séparée pour les couples en instance de divorce.
+ Un juge peut modifier les rapports de réciprocité ou d'égalité en
cours de mariage.
+ En cas de non respect, des sanctions pénales et civiles sont
prévues par la loi.
+ Pénalement, on note une diminution des cas sanctionnables.
L'adultère ne l'est plus, de même que l’abandon de famille si
celui-ci est toujours suivi du devoir pécuniaire. En revanche, la
loi devient plus sévère à l'égard des violences, tortures,
meurtres,..
+ Civilement, on note trois sanctions:
- le divorce pour faute. Toutefois, la faute est laissée à
l'appréciation du juge. Souvent, des accords entre
époux limite le divorce pour faute (Exemple: pacte
d'infidélité)
- L'époux lésé peut demander des dommages et
intérêts en réparation du préjudice moral.
- La déchéance de certains droits (donation, …)
CHAPITRE 5: Les effets pécuniaires

+ Sur le plan financier, les époux sont liés par plusieurs types de
régimes qu’ils choisissent librement. Il y en a “trois”
+ Depuis 1992, il est possible de changer de régime au cours du
mariage. Jusqu’en 2006, ce changement devait être validé par un
juge. Mais depuis la loi de 2006, ce n’est plus nécessaire sauf si
le couple a des enfants mineurs ou s’il y a opposition de la part
d’enfants majeurs ou de créanciers.

I. Le régime de communauté réduite aux acquêts

+ C’est le régime appliqué lorsqu’il n’y a pas de contrat de mariage.


+ Les époux se partagent les biens communs qui regroupent tous les
revenus des époux après le mariage. Les biens propres cad les biens
hérités par l’un des époux n’entrent pas en compte.
+ Il en va de même pour les dettes qui sont imputables au couple. Il existe
toutefois une exception. Si la créance n’a pas été souscrite à un seul nom,
l’autre époux n’est pas responsable.

II. Le régime de la séparation des biens

+ C’est un régime individualiste et égoïste mais le plus simple.


+ Chaque époux conserve ses biens et ses dettes avant et après le mariage.
+ Dans la réalité, ce régime se heurte à trois difficulté:
- Il est difficile de déterminer la valeur d’un bien mobilier en
commun. Très souvent, on applique le 50/50 mais ce n’est pas la solution la plus
juste.
- Il en va de même pour les immeubles, surtout lorsque les travaux
n’ont pas été équitablement répartis.
- c’est un régime qui defavorise l'époux qui ne travaille pas.
III. Le régime de la participation aux acquêts

+ C’est un régime de séparation des biens au cours du mariage qui, lors de


la dissolution (divorce ou décès) se métamorphose en communauté.
+ Fonctionnement: Explications.
[Link] DISSOLUTION DU MARIAGE

+ Le mariage se dissout par la mort de l’un des époux et par le


divorce.

CHAPITRE 6: Le divorce

I. Notions générales

+ Le divorce est accepté dans tous les pays , le dernier étant le Chili.
+ En France, 1 mariage sur 3 finit par un divorce (1 mariage sur 2 dans les
grandes villes).
+ Le divorce s’organise selon 2 systèmes:
- le divorce volontaire (déclaration des époux devant une autorité
publique)
- le divorce judiciaire, avec 2 variantes:
* le divorce pour cause déterminée
* le divorce pour cause indéterminée
+ Le divorce a beaucoup évolué au cours de l’Histoire.
- D'après le code Napoléon, le divorce est autorisé.
- Il est interdit par la loi du 8 mai 1816 (fin de l’Empire),
conséquence de la consécration du catholicisme comme
religion d’Etat.
- Le divorce est rétabli sous la 3eme République mais il est
très restrictif. Il ne concerne que les divorces pour fautes; le
divorce par consentement mutuel n’est pas autorisé.
En dépit de cela, le nombre de divorces augmente
considérablement; certains couples simulent des fautes afin
de pouvoir divorcer.
- La loi du 11 juillet 1975 instaure les grandes règles du
divorce toujours en vigueur à l’heure actuelle en dépit de
quelques aménagements.

II. Les cas de divorce

+ L'idée générale est que personne ne doit être prisonnier du mariage.


Celui qui veut divorcer le peut toujours même si son conjoint ne le
veut pas et même s’il n’a commis aucune faute.
+ On distingue 4 types de divorce:
- Le divorce par consentement mutuel
- Le divorce accepté
- Le divorce pour altération définitive du lien conjugal
- Le divorce pour faute

Le divorce par consentement mutuel

+ Les époux s’accordent sur le principe et les effets personnels et


pécuniaires du divorce. En d’autres termes, ils règlent tous les détails dans
une convention. MAIS, cela reste un doivorce judiciaire cad que c’est le
juge qui prononce le divorce. Ce n’est pas un divorce administratif par
convention. Le juge peut ne peut pas accepter la convention pour x
raisons.
+ La convention ne porte pas sur le divorce mais sur les suites du divorce.
TRÈS IMPORTANT (ex: autrefois, un époux fautif pouvait être poursuivi
pénalement)
+ La loi de 2004 a libéralisé ce type de divorce en supprimant:
- le délai de 6 mois à compter du mariage
- le délai de réflexion de 3 mois

Le divorce accepté (divorce par demande accepte)

+ Les époux s’accordent sur le principe mais divergent sur les effets. Ces
derniers seront réglés par le juge.
+ 4 regles sont a retenir pour ce type de divorce:
- l’accord sur le principe du divorce peut exister des le début de
l’instance mais peut aussi intervenir en cours d’instance.
- Le consentement mutuel reste essentiel même s’il est limité au
principe.
- l’accord des époux est irrévocable. Pas d’appel possible.
- Aucune justification n’est à fournir quant aux raisons du divorce.

Divorce par altération définitive du lien conjugal

+ C’est un divorce par répudiation. Ce divorce permet à un époux


d’imposer la rupture à l'autre même s’il n’y a pas eu de faute.
+ Comme les deux premiers divorces, il n’y a pas de sanction.
+ Avant la loi de 2004, ce type de divorce supposait 2 conditions:
- la rupture devait résulter d’une séparation de fait d’au moins 6 ans
- l'altération grave des facultés mentales du défendeur (l'époux qui ne
demande pas le divorce) d’une durée de 6 ans.
L'époux demandeur doit accepter par avance de supporter toutes les
charges du divorce (devoir de secours). Le juge peut refuser ce divorce
s’il estime que le défendeur ou les enfants ne seront pas protégés (clause
de dureté)
+ La loi de 2004 assouplit les conditions:
- la durée de la rupture est ramenée à 2 ans
- suppression de la notion du défendeur aliene
- suppression de la clause de dureté
- suppression du devoir de secours

Divorce pour faute

+ Remarque: Dans les travaux préparatoires de la loi de 2004, il avait été


prévu de supprimer ce type de divorce pour 2 raisons:
- la vanité des quêtes des relations conjugales (il est parti mais ce
n’est pas sans raison)
- l’atteinte aux droits de l'intimité lors de la recherche de fautes
Mais, au final, les partisans du divorce pour faute l’ont emporté
+ Dans ce type de divorce, il faut qu’il y ait faute de l’un des époux
(adultère, violation du devoir de secours, violation du devoir d’assistance,
violence physique,... autrement dit violation aux devoirs et obligations du
mariage). RMQ: Dossier difficile car parfois il y a faute et contre-faute
(adultère contre non assistance)
+ La faute doit être imputable au défendeur, peut être unique (une seule fois
suffit), doit rendre la vie commune intolérable.
Le juge est souverain pour apprécier la faute.
+ Certains faits paralysent les effets de la faute (cad atténuent la faute):
- la réconciliation proposé par le juge (parfois, annulation de la
demande de divorce)
- le défendeur peut opposer les fautes du demandeur (ex: “ Je te mets
au défi de me tromper “) et parfois aboutir à un divorce aux torts
partagés

III. La procédure de divorce

+ Seuls les époux sont concernés. Les créanciers ou les héritiers ne le sont
pas.
+ Le tribunal compétent est celui du du lieu de résidence de la famille. Si ce
n’est pas le cas, c’est le tribunal de l'époux qui habitent avec les enfants
mineurs. Enfin, c’est le tribunal du défendeur.
+ Il y 1 ou trois juges qui statuent
+ Les débats ne sont pas publics pour respecter l'intimité des époux.
+ Le jugement est public mais pas les motifs du divorce.
+ Il existe des procédures particulières pour chaque type de divorce. Trop
long pour entrer dans les détails.

IV. Les effets du divorce

+ Il s’agit d’un jugement constitutif cad qu’on est en face d’une situation
nouvelle. A la différence d’un jugement déclaratif, il n’y a pas d’effets
rétroactifs.
+ Le jugement est opposable aux tiers. (ex: Les époux ne sont plus tenus par
les dettes)
+ Le recours en appel puis en cassation est possible. Si l’un des époux
meurt durant ce laps de temps, l'époux est déclaré veuf mais non divorce.
Il peut hériter.
CHAPITRE 7: La séparation de corps

+ La séparation de corps est une situation juridique résultant d’un jugement


qui met fin à l'obligation de vie commune d’un couple marié.Le jugement
est rendu dans les mêmes conditions qu’un jugement de divorce.
+ Les procédures sont les mêmes que pour un divorce selon qu’il y ait
consentement mutuel, séparation sur demande acceptée, séparation pour
faute, séparation pour rupture de vie commune.
+ C’est toujours le JAM (juge aux affaires familiales) qui statue avec une
présence obligatoire des avocats.
+ Les époux restent mariés mais n’ont plus obligation de vivre ensemble.
+ La séparation de corps entraîne toujours la séparation des biens.
+ Les autres obligations (assistance, fidélité,...) demeurent. Dès lors, le juge
peut parfois demander une pension alimentaire.
+ Souvent, il s’agit d’une étape intermédiaire avant la procédure de divorce.
CHAPITRE 8: La mort d’un époux

+ C’est la cause “heureuse” d’une dissolution.


+ Le code civil assimile la mort a un jugement de dissolution (même s’il n’y
a pas de procédure) et l'époux vivant peut se remarier. La dissolution est
définitive (même si l'époux mort réapparaît, le second mariage est
valable)
+ La mort met fin aux effets personnels. Les obligations liées au mariage
(fidélité, assistance,...) disparaissent mais l'époux restant conserve
certains droits comme la nationalité
+ La mort met fin aux effets pécuniaires du mariage. La part qui revient à
l'époux vivant dépend des situations.
PARTIE 2: LE COUPLE HORS MARIAGE
+ La vie de couple hors mariage s’appelle le concubinage
+ 4 observations concernant le concubinage:
- Le concubinage suppose une vie commune de couple cad
communauté de toit et communauté de lit.
- Le concubinage peut etre heterosexuel ou homosexuel (a ce titre, la
loi de 1999 instaurant le PACS et redefinissant le concubinage a
casse la jurisprudence de la Cour de cassation qui considerait que
cela devait etre un homme et une femme).
- Le concubinage sans PACS est appelé l’union libre. Il n’y a pas de
statut juridique.
- Le concubinage avec PACS qui dispose d’un statut juridique.

CHAPITRE 9: L’union libre

I. La constitution de l’union libre

+ L’union libre résulte non pas d’un acte juridique, d’un contrat mais
uniquement des faits, notamment en matière de relations sexuelles. Vivre
ensemble en tant qu’amis ou frères et sœurs n'est pas de l’union libre.
+ Dès lors, tout est permis (relations homosexuelles, …) a l’exception du
concubinage adultérin car en violation du devoir de fidélité.

II. Les effets de l’union libre

+ Sur le plan personnel, l’union libre ne cree aucune obligation


personnelle> pas d’obligation fidelite, pas d’obligation de vie commune,
pas d’obligation d’assistance.
+ L’union libre favorise une recherche en paternité (souvent dans le cas
d’une personne qui ne le voudrait pas)
+ Sur le plan pécuniaire, il n’y a également aucune obligation (pas de dettes
communes,...)
+ Sur le plan fiscal, ils sont considérés comme étrangers l’un pour l’autre.
Le concubin paiera donc 70$ des droits de succession s’il y a.
+ Toutefois, les concubins peuvent signer des contrats pour organiser leurs
rapports financiers.

III. La rupture de l’union libre

+ A la différence du mariage, la rupture est totalement libre.


+ Il n’y a pas droit à indemnités en cas de rupture même s’il y a des enfants.
CHAPITRE 10: Le PACS (Pacte Civil de Solidarité)

+ Il a été créé par la loi du 15 novembre 1999 après des débats


mouvementés. C’est l’une des lois les plus controversées du siècle. Cette
loi a été modifiée par celle de 2006 portant sur la succession.
+ Le PACS est defini comme “ un contrat conclu par deux personnes
physiques majeures de sexe different ou de meme sexe pour organiser leur
vie commune”.
+ De cette définition, on peut en tirer 4 remarques importantes:

- Le PACS suppose un concubinage. Jusqu’en 2006, il n’y


avait pas d’effets personnels mais uniquement patrimoniaux
donc le PACS était très différent du mariage. Depuis 2006, le
PACS est devenu un mariage allégé.
- Le PACS a une signification differente que l’on soit
heterosexuel ou homosexuel. Pour les hétérosexuels, le
PACS est une alternative au mariage. Pour les heterosexuels,
le PACS est un substitut du mariage
- La loi de 1999 a été très mal formulée, créant des réactions
sociales importantes. On a accuse le PACS de vouloir
legaliser le mariage homosexuel.
- Le PACS a connu un succès. Désormais, le PACS représente
un tiers des mariages.
+ Le PACS en France a créé des émules en Suisse, en Catalogne,...

I. La conclusion du PACS

1. Les conditions de fond

+ En France, le PACS est un contrat conclu entre deux personnes


(remarque: En Catalogne, il n’y a pas de restriction en matière de nombre
de personnes)
+ Les personnes doivent être des personnes physiques et non morales.
+ Les personnes doivent être majeures. Le PACS est interdit aux mineurs.
+ Il y a des empêchements au PACS. Il y a 4 empêchements au PACS:
- Comme pour le mariage, pas de PACS entre ascendants et
descendants.
- Pas de PACS entre collatéraux jusqu’au troisième degré (différent
du mariage).
- Pas de PACS entre alliés en ligne directe et, en plus, il n’y a pas de
dispense en cas de décès (un père dont le fils meurt peut épouser sa
bru moyennant dispense mais ne pourra pas se pacser avec elle)
- Pas de PACS si on est déjà engagé dans un mariage ou dans un
autre PACS.
+ Pendant longtemps, l’expression “vie commune” a posé problème car elle
a opposé deux clans, ceux qui considèrent que “vie commune” implique
vie de couple c’est-a-dire avec des relations sexuelles , et ceux qui
considèrent que la vie commune peut très bien se faire sans relations
sexuelles.
Les premiers ont gagné (l’un des arguments avancés a été que
l'empêchement du PACS entre collatéraux, ascendants et descendants,...
n’auraient pas de sens).

2. Les conditions de forme

Il y a 5 étapes:
+ L'établissement d’une convention entre les partenaires par un notaire
+ Rassemblement d’un certain nombre de documents à fournir, notamment
les pièces d'état civil.
+ Les partenaires déclarent leur PACS au greffe du tribunal d’instance de
leur résidence commune. La présence des partenaires est obligatoire mais
pas d’assistance ni de témoins nécessaires.
+ Enregistrement du PACS. La date d’enregistrement marque le début du
PACS.
+ Publication
II. Les effets du PACS

1. Les effets personnels

+ Comme le mariage, le PACS crée l’obligation d’assistance et l’obligation


de communauté de vie.
+ Il n’y a pas d’obligation de fidélité, ni même de respect.
+ Le PACS ne modifie pas le statut civil des partenaires (nom) ni la
nationalité.
+ Les partenaires pacsés n'ont pas le “droit d'adopter”.
+ Le PACS ne crée pas de présomption de paternité.

2. Les effets patrimoniaux

+ Le PACS produit de nombreux effets patrimoniaux, déjà dans la loi de


1999 et surtout dans celle de 2006.
+ Le PACS crée une obligation d’entraide matérielle (comme le mariage)
+ Le PACS crée une solidarité en matière de dettes ménagères mais à
l'exclusion des dépenses excessives.
+ Comme pour le mariage, les créances entre partenaires pacsés sont
comme pour les époux. Ce sont des dettes de valeur (exemple: si un des
partenaires prête une somme à l'autre, ce dernier devra rembourser ladite
somme avec la valeur au jour du remboursement).
+ Au regard des lois sociales et fiscales, les partenaires pacsés sont mieux
lotis que les concubins mais moins bien que des époux (moins
d’imposition en cas de donation).
+ Sur le plan successoral, le partenaire n’est pas considéré comme héritier
mais lui reconnaît le droit au logement (on ne peut pas le déloger).

III. L’extinction du PACS

1/ Les causes de l’extinction


Il existe 4 causes d'extinction du PACS:

+ Extinction volontaire bilatérale Les partenaires décident de mettre fin au


PACS. Un simple enregistrement auprès du greffe du tribunal d’instance
est requis pour mettre fin au PACS.
+ Extinction volontaire unilatérale. Cela se passe exactement comme pour
l’extinction bilaterale. Le préavis de 3 mois, contenu dans la loi de 1999,
n’est même plus obligatoire.
+ Mariage entre les partenaires ou mariage de l’un des partenaires avec un
tiers.
+ Mort de l’un des partenaires.

2/ Les effets de l’extinction

+ Cessation des effets personnels (plus d’obligation d’assistance, plus


d’obligation de communauté de vie)
+ Cessation des effets patrimoniaux (plus d’obligation d’entraide, plus de
solidarité à l'égard des tiers pour les dettes ménagères.
+ Liquidation des droits et obligations des partenaires notamment à la
liquidation et au partage des indivisions pouvant exister entre les
partenaires.
+ En cas de dissolution fautive du PACS, non pas sur les circonstances mais
par rapport à la forme, il peut y avoir dommages et intérêts pour l’autre
partenaire.
PARTIE 3: L’ENFANT

L’enfant est uni à son auteur par un acte juridique de filiation. Ce lien peut
exprimer un lien de sang - filiation par le sang - ou par un acte de volonté -
filiation adoptive.

Chapitre 11: La filiation par le sang

+ En matière de filiation, il existe et existera toujours 2 vérités:


- la vérité biologique qui relie l’enfant à son auteur. Cette
vérité est unique et immuable. L’enfant est relie pour
toujopurs a un homme et a une femme.
- la vérité sociologique qui relie l’enfant à celui qui l’eleve.
C;est la vérité du cœur. Cette vérité peut être plurielle et
changeante. L’enfant peut être relié à plusieurs hommes ou
femmes. Elle peut disparaître puis renaître.
+ Le droit civil français a toujours accueilli ses 2 vérités. Même si dans
l’opinion commune, la filiation se définit comme le lien du sang, le plus
souvent, la vérité sociologique l’emporte humainement et juridiquement.

I. Les modes de preuve non contentieux de la filiation

+ Il existe 3 modes de preuve non contentieux: l’acte de naissance, l’acte de


reconnaissance et l’acte de notoriété (la possession d'état)
+ L’acte de naissance est un acte de l'état civil qui relate la déclaration de
naissance d’un enfant. Elle est faite dans les 3 jours suivant la naissance,
soit par le père soit par l'établissement dans lequel la mère a accouché.
L’acte de naissance est une preuve complète de filiation entre l’enfant et
la mère. Pour le père, il y a une présomption de paternité.
+ La reconnaissance est l’acte par lequel un homme ou une femme
reconnait sa paternite ou sa maternite a l’egard d’un enfant.
+ La possession d'État est définie comme une présomption qui relie le
parent à l'enfant. La loi présume que l’apparence est conforme à la réalité.
(On élève l’enfant donc on devient “parent”).
La possession d'état est une appréciation de la justice pour désigner des
relations entre un père/une mère et un enfant. Pour cela, elle s’appuie sur
trois éléments:
- le tractatus: Les intéressés se sont toujours réciproquement traités
comme parent et enfant (entretien, education,...)
- le fama cad la réputation, de l’opinion publique,...Les intéressés
sont tenus pour parent et enfant par la société et l’opinion publique.
- le nomen: l’enfant porte le nom de l’adulte
Les trois éléments réunis ne sont pas obligatoires, c'est le juge qui
apprécie.

II. La preuve contentieuse de la filiation

+ Le contentieux existe la ou il y a action en justice

1. Les règles communes aux action en justice relatives a la filiation

+ C’est le tribunal de grande instance qui est compétent de manière


exclusive. S’il y a une infraction pénale mettant en cause une question de
filiation, le juge pénal doit surseoir à statuer jusqu’au jugement civil.
+ Il faut que l’enfant soit né viable. Il faut qu’il dispose d’une personnalité
juridique.
+ Le jugement est déclaratif car il constate un état de fait préexistant. Des
lors, il est rétroactif.
+ Le jugement est opposable à tous ce qui signifie que des tiers peuvent
former tierce opposition au jugement et l’affaire est examinée.
+ La preuve est libre cad que la preuve peut être apportée par tous les
moyens. On peut apporter des témoins, des indices, ...
+ Toutes les expertises biologique, sanguine, génétique sont ordonnées par
le juge et DOIVENT avoir le consentement libre des intéressés. Il ne
risque rien juridiquement en cas de refus si ce n’est une appréciation
défavorable de la part du juge. Dans le cas d’une expertise génétique, il
faut consentement du vivant. Si on la pratique sur une personne décédée,
il faut que celle-ci ait donné son accord de son vivant.

2. Les actions en justice portant directement sur la filiation

+ Il existe deux types d’action en justice portant sur la filiation:


- les actions visant à doter l’enfant d’une filiation dont il est
dépourvu
- les actions visant à priver l’enfant d’une filiation dont il est
pourvu.

III. Les preuves particulières en cas de procreation medicalement assistee


(PMA)

+ Les procréations médicales assistées sont extrêmement diverses. On


distingue:
- Les PMA endogènes sont des PMA sans donneur. On distingue
l'insémination artificielle, la fécondation in vitro suivie d'un transfert de
l’embryon, la fécondation in vitro avec transfert de l’embryon chez une mère
porteuse.
- Les PMA exogènes sont des procréations médicalement assistées
avec donneur. On distingue la PMA avec un seul donneur, l’homme, et la
PMA avec deux donneurs, homme et femme. Dans tous les cas, on a une
fécondation in vitro.
+ Les personnes qui recourent à la PMA doivent remplir plusieurs
conditions:
- Le couple doit être marié sans engagement dans une procédure de
divorce ou bien concubin depuis au moins deux ans.
- Le couple doit être vivant au moment de l'opération médicale. Pas
d'insémination post mortem ou d’implantation post mortem.
- Le couple doit être en âge de procréer.
- Le couple doit consentir à la PMA devant un juge ou un notaire qui
devra les avertir de la filiation de l’enfant espère.
+ Les 2 causes retenues par la loi pour recourir à la PMA sont:
- la stérilité
- la prévention de la transmission d’une maladie grave
La PMA est exclue pour raison de convenance.
+ Les conditions imposées au tiers sont également bien encadrées:
- la gratuité est obligatoire
- le secret est imposé
- le tiers doit avoir procréé
- le tiers doit donner son consentement par écrit
+ En matière de filiation, plusieurs règles s’imposent:
- aucun lien de filiation entre l’enfant et le tiers donneur
- la filiation de l’enfant à l'égard du couple qui a eu recours à la PMA
ne peut pas être contestée
Chapitre 12: La filiation adoptive

+ La filiation adoptive est une filiation juridique qui est détachée de toutes
données biologiques. Elle procède d’un acte de pure volonté.
+ Il existe l’adoption plénière qui est quasiment assimilée à une filiation par
le sang, et l’adoption simple, plus limitée.

Evolution de la filiation adoptive


+ Quasiment non reconnue avant, l’adoption est permise sous le code
Napoléon. Mais, elle était limitée aux majeurs et n’avait que des effets
limités. L’enfant adopté restait lié à sa famille par le sang.
+ Depuis, l'évolution se fait en trois dates importantes:
- la loi du 3 juin 1923 permet l’adoption des mineurs. Les effets
restent limités.
- le décret-loi du 29 juillet 1939 permet à l'enfant adopté d'intégrer
la famille adoptive. Mais, les conditions étaient très strictes. Le couple devait
être marié. Cela devait concerner qu’un enfant mineur et dépourvu de toute
famille.
Suite à cette réforme, le nombre d’adoptions a considérablement
augmenté mais compte tenu des conditions trop strictes de l’adoption et par le
fait que les parents liés par le sang pouvaient reprendre l’enfant à tout moment,
une troisième réforme a été nécessaire.
- la réforme du 11 juillet 1966 qui entraîne 3 changements
importants. Primo, les notions d’adoption plénière et d’adoption simple
sont adoptées; secundo, l’adoption plénière est autorisée pour une
personne seule; et tertio, le législateur a travaillé pour que l’adoption
devient inattaquable lorsqu’il est prononcé.

I. L’adoption plénière

+ Depuis la loi de 1966, l’adoption plénière devient le modèle de


l’adoption. Retouchée à plusieurs reprises, l’essentiel des lignes de cette
loi demeure toujours en vigueur.
+ La loi a été retouchée pour s’adapter à l'évolution sociologique. Le
nombre de candidats à l'adoption augmente mais le nombre d’enfants
adoptables diminue. Dans le même temps, l’adoption internationale
explose.
1. Les conditions de fond

+ La première condition, la plus importante, est l'intérêt de l’enfant. Il faut


que l'adoption soit conforme a cet intérêt. Il revient au juge d'apprécier cet
intérêt a partir de l’examen de la personnalité de l’enfant, des parents de
sang et des candidats à l'adoption.
+ L’adoption plénière peut être l’oeuvre:
- d’une personne (adoption individuelle) c'est-à-dire d’un
celibataire ou d’une personne mariée mais dont le conjoint
ne veut pas participer à l'adoption. Il faut que l’adoptant ait
au moins 28 ans sauf en cas d’adoption de l’enfant du
conjoint. S’il est marié, il doit obtenir l’autorisation de son
conjoint sauf séparation de corps.
- d’un couple marié. Il n’y a pas d’adoption possible de la part
d’un couple de concubins, même pacsé. Les époux doivent
être mariés depuis au moins 2 ans ou avoir tous les deux plus
de 28 ans. Il ne doit pas y avoir de séparation de corps entre
les époux adoptants.
+ La loi de 1966 imposait à l'adoption plénière l’absence d’enfant légitime.
L’adoption était réservée aux couples ne pouvant pas avoir d’enfants. La
loi de 1976 a supprimé cette condition.
+ S’agissant de l'adopté, il y a également 3 conditions:
- L'adopté ne peut pas être adopté deux fois sauf dans 3 cas bien
précis. Premierement, si les adoptants sont mari et femme (ex: le
mari adopte d’abord puis la femme ensuite). Deuxièmement, si
l’adoptant ou les adoptants sont décédés, une nouvelle adoption est
possible. Troisièmement, en cas d’adoption conjugale, si l’un des
deux adoptants est décédé, une nouvelle adoption est possible par le
nouveau conjoint de l’adoptant survivant.
- L'âge de l'adopté ne peut pas dépasser 15 ans (avant la loi de 1966,
cet age était de 7 ans) .
Il existe cependant 2 exceptions. L'âge de l'adopté peut être reculée
jusqu'à 18 voire même 20 ans primo, lorsque l'adopté était déjà accueilli par le
ou les adoptants avant ses 15 ans mais qu'à cette époque, l’adoptant ou les
adoptants n’avaient les conditions requises, et secundo, si l'adopté avait fait
l’objet avant ses 15 ans d’une adoption simple.
- l’adoption plénière est réservée aux enfants qui n’ont pas de
foyer; il s’agit d’enfants abandonnés. Ces derniers sont abandonnés
volontairement par la famille d’origine, très souvent dès la naissance. Il peuvent
être aussi des pupilles de l’Etat c'est-à-dire les enfants trouvés, les orphelins, les
enfants dont les parents ont été déchus de l'autorité parentale; ils sont placés
sous l'autorité des services sociaux de l’Etat.
+ Il faut qu’il y ait une différence d'âge d’au moins 15 ans entre l’adoptant
et l'adopté. Cet écart est ramené à 10 ans en cas d’adoption de l’enfant de
son conjoint.
+ L’adoption plénière n’est possible que 6 mois au moins après l’accueil de
l'enfant au foyer de l’adoptant. Période de test.

2. Les effets de l’adoption plénière

+ L’adoption plénière produit 2 effets, l’un négatif qui est la rupture entre
l'adopté et sa famille d’origine , et l’autre positif qui est l'intégration de
l'adopté à la famille adoptante.
+ Après l’adoption, il y a un effet de rupture entre l'adopté et sa famille de
sang. Si la filiation par le sang n'était pas établie au moment de
l’adoption, elle ne pourra plus jamais l'être. Une exception :
l'empêchement de mariage fondé sur la parenté demeure s’il y a une
filiation légalement établie (avec la famille de sang).
+ L'empêchement à mariage entre l'adopté et la famille de l’adoptant est le
même que dans le cas d’un enfant lié par le sanf.
+ Après l’adoption, la filiation adoptive se substitue à la filiation légitime.
L'adopté est intégré à la famille adoptante. Il est imposé aux ascendants
de la famille adoptante, notamment en matière d'héritage.
+ Ce double effet est définitif et irrévocable mais non rétroactif (ex: si
l'adopté a fait des "bêtises" avant d'être adopté, l’adoptant ne peut être
tenu pour responsable).
+ L’acte de naissance original de l'adopté est supprimé et remplacé par un
nouvel acte de naissance. L'adopté ne peut pas savoir qu’il a été adopté.
II. L’adoption simple

+ L’adoption simple n’est plus une substitution mais une addition de la


famille adoptive à la famille par le sang. Il y a intégration mais pas effet
de rupture. L'adopté reste dans sa famille et conserve tous ses droits et
devoirs (s’il meurt, ses biens sont partagés entre les deux familles)
+ Les conditions pour l'adopter sont les mêmes. Il n’y a donc pas d’adoption
simple pour un couple non marié.
+ S’agissant de l'adopté, il y a de grandes différences au niveau des
conditions:
- Pas de condition d'âge
- La catégorie des enfants adoptables n’existe plus. Tout le monde est
adoptable.
- pas de différence d'âge

+ L’adopte ajoute le nom de l’adoptant à son nom.


+ L’adoption est mentionnée en marge de l’acte de naissance.
+ Il n’y a pas d’obligation alimentaire entre l’enfant et la famille de
l’adoptant.
+ les empêchements à mariage sont moins étendus et il peut toujours y avoir
une dispense.
+ Dans la pratique, l’adoption simple est réalisée surtout pour des questions
d'héritage que l’adoptant veut partager à l'adopté.

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