Livret Prof Terminales ESv Eleve
Livret Prof Terminales ESv Eleve
Pâles Alternateur
Énergie cinétique travail travail travail Énergie électrique
mécanique mécanique électrique
transfert transfert
thermique thermique
Environnement
Énergie thermique
Livret de cours
Enseignement Scientifique
Terminale
E = P × ∆t ∆E = hc
λ
2
Table des matières
5 L’intelligence artificielle 31
5.1 L’ordinateur, origine et fonctionnement . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 31
5.2 L’intelligence artificielle (IA) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 32
3
4 TABLE DES MATIÈRES
CHAPTERCHAPITRE 1
Énergie, choix de développement et futur climatique
La consommation mondiale d’énergie fait majoritairement appel aux combustibles fossiles, principale cause
du réchauffement climatique. Il est donc essentiel d’identifier, pour toute activité, individuelle ou collective, ou
tout produit, l’impact sur la production de gaz à effet de serre. L’identification d’autres effets collatéraux, no-
tamment sur la santé, est importante. Les différents scénarios de l’évolution globale du climat dépendent des
stratégies que l’humanité mettra en œuvre.
5
6 CHAPITRE 1. ÉNERGIE, CHOIX DE DÉVELOPPEMENT ET FUTUR CLIMATIQUE
La consommation d’énergie (tant finale que primaire) a doublé dans les 40 dernières années. Sa croissance est
directement liée à notre modèle économique industriel de production et de consommation des sociétés, qui a
fortement augmenté. En moyenne mondiale, cette énergie est utilisée à parts comparables par le secteur indus-
triel, les transports, le secteur de l’habitat et, dans une très faible mesure, par le secteur agricole.
La consommation mondiale moyenne d’énergie primaire est de 1,9 TEP par habitant en 2017. Mais de très grandes
inégalités relatives à son accès existent entre les pays et les individus dans le monde.
F IGURE 1.7 – Impacts de la pollution sur le corps humain. PM : Particules fines et Micro-
particules.
L’empreinte carbone d’un produit, d’une activité ou d’une personne est la masse de dioxyde de carbone pro-
duite directement ou indirectement par sa consommation d’énergie et/ou de matières premières, tout au
long de son cycle de vie. Les transports et l’habitat sont des domaines où l’empreinte carbone est importante.
Pour la réduire, on peut covoiturer ou se déplacer à pied et isoler son logement.
1.2. COMBUSTION ET EMPREINTE CARBONE 9
L’empreinte carbone moyenne d’un Français en 2016 est de plus de 12 tonnes de CO2 produites !
10 CHAPITRE 1. ÉNERGIE, CHOIX DE DÉVELOPPEMENT ET FUTUR CLIMATIQUE
Préparation de l’évaluation
À
Je dois savoir : OK
revoir
L’énergie utilisée dans le monde provient d’une diversité de ressources parmi lesquelles
□ □
les combustibles fossiles dominent.
La consommation en est très inégalement répartie selon la richesse des pays et des indi-
□ □
vidus.
La croissance de la consommation globale (doublement dans les 40 dernières années)
est directement liée au modèle industriel de production et de consommation des socié- □ □
tés.
En moyenne mondiale, cette énergie est utilisée à parts comparables par le secteur in-
dustriel, les transports, le secteur de l’habitat et dans une moindre mesure par le secteur □ □
agricole.
Les énergies primaires sont disponibles sous forme de stocks (combustibles fossiles,
uranium) et de flux (flux radiatif solaire, flux géothermique, puissance gravitationnelle □ □
à l’origine des marées).
La combustion de carburants fossiles et de biomasse libère du dioxyde de carbone et
également des aérosols et d’autres substances (N2O, O3, suies, produits soufrés), qui af- □ □
fectent la qualité de l’air respiré et la santé.
L’empreinte carbone d’une activité ou d’une personne est la masse de CO2 produite di-
□ □
rectement ou indirectement par sa consommation d’énergie et/ou de matière première.
Les scénarios de transition écologique font différentes hypothèses sur la quantité de GES
émise dans le futur. Ils évaluent les changements prévisibles, affectant les écosystèmes et □ □
les conditions de vie des êtres humains, principalement les plus fragiles.
Les projections fournies par les modèles permettent de définir les aléas et peuvent
orienter les prises de décision. Les mesures d’adaptation découlent d’une analyse des □ □
risques et des options pour y faire face.
12 CHAPITRE 1. ÉNERGIE, CHOIX DE DÉVELOPPEMENT ET FUTUR CLIMATIQUE
À
Je dois pouvoir : OK
revoir
Utiliser les différentes unités d’énergie employées (Tonne Équivalent Pétrole (TEP),
□ □
kWh...) et les convertir en joules - les facteurs de conversion étant fournis.
Exploiter des données de production et d’utilisation d’énergie à différentes échelles
□ □
(mondiale, nationale, individuelle...).
Comparer quelques ordres de grandeur d’énergie et de puissance : corps humain, objets
□ □
du quotidien, centrale électrique, flux radiatif solaire...
Calculer la masse de dioxyde de carbone produite par unité d’énergie dégagée pour dif-
férents combustibles (l’équation de réaction et l’énergie massique dégagée étant four- □ □
nies).
À partir de documents épidémiologiques, identifier et expliquer les conséquences sur la
santé de certains polluants atmosphériques, telles les particules fines résultant de com- □ □
bustions.
Comparer sur l’ensemble de leur cycle de vie les impacts d’objets industriels (par
□ □
exemple, voiture à moteur électrique ou à essence).
À partir de documents, analyser l’empreinte carbone de différentes activités humaines et
□ □
proposer des comportements pour la minimiser ou la compenser.
Analyser l’impact de l’augmentation du CO2 sur le développement de la végétation. □ □
Analyser des extraits de documents du GIEC ou d’accords internationaux proposant dif-
□ □
férents scénarios.
Deux siècles d’énergie électrique
CHAPTERCHAPITRE 2
2.1 Histoire et énergie
13
14 CHAPITRE 2. DEUX SIÈCLES D’ÉNERGIE ÉLECTRIQUE
Thalès : philosophe grec découvre que l’ambre attire la paille par un fluide.
Franklin : inventeur américain donne une explication sur la foudre qui est une décharge électrique et in-
vente le paratonnerre.
Galvani : physicien italien croit connaître le secret de l’électricité en supposant qu’elle provient des ani-
maux en observant le mouvement des cuisses d’une grenouille attachées à des barreaux de fer.
Volta : physicien italien démontra que Galvani s’était trompé en créant la première pile.
Ampère : physicien français, donna les premières lois de l’électromagnétisme et découvrit le solénoïde
(bobine), le télégraphe et l’électroaimant avec le concours de François Arago.
Faraday : physicien britannique, découvrit qu’on pouvait produire de l’électricité à partir d’un aimant et
d’une bobine en faisant des allers-retours.
Edison : scientifique industriel américain. Fondateur de la General Electric, l’une des premières puis-
sances industrielles mondiales, il fut un inventeur prolifique et fut également l’un des principaux inven-
teurs du cinéma.
Tesla : inventeur et ingénieur américain d’origine serbe. Il est notoirement connu pour son rôle prépon-
dérant dans le développement et l’adoption du courant alternatif pour le transport et la distribution de
l’électricité.
1. d’une partie mobile, le rotor. Le plus souvent, il porte la source de champ magnétique (aimant ou
électroaimant) ;
2. d’une partie fixe le stator. Le plus souvent, il porte une bobine (enroulements de câbles de cuivre)
dans lesquels apparaissent les tensions et les courants électriques induits par le rotor ;
E ut i l e
η= (2.1)
E mécani que
Exemple 2.1
Le rendement des alternateurs utilisés dans les centrales électriques est en moyenne de de 0,95, ce qui si-
gnifie que 95% de l’énergie mécanique est convertie en énergie électrique.
Exemple 2.2
F IGURE 2.3 – Niveaux d’énergie d’un atome. h est la constante de Planck, c la célérité de
la lumière, et λ est la longueur d’onde. Lors de l’émission de lumière (désexcitation de
l’électron), la longueur d’onde de celle-ci dépend de la différence d’énergie d’un niveau à
l’autre ∆E .
Définition 2.3
Le rendement de la conversion entre l’énergie radiative et l’énergie électrique est donnée par la relation :
Ee
η= (2.2)
Er
Les capteurs photovoltaïques nécessitent des semi-conducteurs à large spectre d’absorption afin d’absorber un
maximum d’énergie radiative du Soleil et ainsi augmenter le rendement de conversion.
Préparation de l’évaluation
À
Je dois savoir : OK
revoir
Les alternateurs électriques exploitent le phénomène d’induction électromagnétique
découvert par Faraday puis théorisé par Maxwell au XIXe siècle. Ils réalisent une conver-
□ □
sion d’énergie mécanique en énergie électrique avec un rendement potentiellement très
proche de 1.
Au début du XXe siècle, la physique a connu une révolution conceptuelle à travers la vi-
sion quantique qui introduit un comportement probabiliste de la nature. Le caractère □ □
discret des spectres de raies d’émission des atomes s’explique de cette façon.
L’exploitation technologique des matériaux semi-conducteurs, en particulier du sili-
cium, en est également une conséquence. Ces matériaux sont utilisés en électronique
□ □
et sont constitutifs des capteurs photovoltaïques. Ceux-ci absorbent l’énergie radiative et
la convertissent en énergie électrique.
À
Je dois pouvoir : OK
revoir
Reconnaître les éléments principaux d’un alternateur (source de champ magnétique et
□ □
fil conducteur mobile) dans un schéma fourni.
Analyser les propriétés d’un alternateur modèle étudié expérimentalement en classe. □ □
Définir le rendement d’un alternateur et citer un phénomène susceptible de l’influencer. □ □
Interpréter et exploiter un spectre d’émission atomique. □ □
Comparer le spectre d’absorption d’un matériau semi-conducteur et le spectre solaire
pour décider si ce matériau est susceptible d’être utilisé pour fabriquer un capteur pho- □ □
tovoltaïque.
Tracer la caractéristique I (U ) d’une cellule photovoltaïque et exploiter cette représenta-
tion pour déterminer la résistance d’utilisation maximisant la puissance électrique déli- □ □
vrée.
20 CHAPITRE 2. DEUX SIÈCLES D’ÉNERGIE ÉLECTRIQUE
Les atouts de l’électricité
CHAPTERCHAPITRE 3
Introduction
L’énergie électrique présente de nombreux avantages : une distribution aisée, sûre et à faible impact écologique.
Les procédés d’obtention d’énergie électrique sans combustion justifient le rôle central que cette forme d’éner-
gie est amenée à jouer à l’avenir.
21
22 CHAPITRE 3. LES ATOUTS DE L’ÉLECTRICITÉ
Pour évaluer l’efficacité d’une conversion d’énergie, on définit une grandeur sans dimension appelée rende-
ment du convertisseur. Le rendement est égal au rapport de l’énergie utile délivrée par le convertisseur sur l’éner-
gie qu’il a reçue à l’entrée :
E utile
η= (3.1)
E reçue
avec
η le rendement (sans unité),
E utile l’énergie utile en Joules (J),
E reçue l’énergie reçue en Joules (J).
P utile
η= (3.2)
P reçue
avec
η le rendement (sans unité),
P utile la puissance utile en Joules (J),
P reçue la puissance reçue en Joules (J).
Préparation de l’évaluation
À
Je dois savoir : OK
revoir
Trois méthodes permettent d’obtenir de l’énergie électrique sans nécessiter de combus-
tion :
- la conversion d’énergie mécanique, soit directe (dynamos, éoliennes, hydroliennes,
barrages hydroélectriques), soit indirecte à partir d’énergie thermique (centrales nu- □ □
cléaires, centrales solaires thermiques, géothermie) ;
- la conversion de l’énergie radiative reçue du Soleil (panneaux photovoltaïques) ; □ □
-la conversion électrochimique (piles ou accumulateurs conventionnels, piles à hydro-
□ □
gène).
Ces méthodes sans combustion ont néanmoins un impact sur l’environnement et la bio-
diversité ou présentent des risques spécifiques (pollution chimique, déchets radioactifs, □ □
accidents industriels...).
Pour faire face à l’intermittence liée à certains modes de production ou à la consomma-
tion, l’énergie électrique doit être convertie sous une forme stockable :
- énergie chimique (accumulateurs) ; □ □
- énergie potentielle (barrages) ; □ □
- énergie électromagnétique (super-capacités). □ □
À
Je dois pouvoir : OK
revoir
Décrire des exemples de chaînes de transformations énergétiques permettant d’obtenir
□ □
de l’énergie électrique à partir de différentes ressources primaires d’énergie.
Calculer le rendement global d’un système de conversion d’énergie. □ □
Analyser des documents présentant les conséquences de l’utilisation de ressources géo-
□ □
logiques (métaux rares, etc.).
Comparer différents dispositifs de stockage d’énergie selon différents critères (masses
□ □
mises en jeu, capacité et durée de stockage, impact écologique).
Optimisation du transport de l’électricité
CHAPTERCHAPITRE 4
Introduction
Au cours de son transport, une partie de l’énergie électrique est dissipée par effet Joule et ne parvient pas à l’uti-
lisateur. Minimiser les pertes énergétiques constitue un enjeu majeur : les mathématiques et la physique per-
mettent de répondre à cet enjeu grâce à la modélisation du réseau de distribution électrique.
P =U × I = R × I2 (4.1)
Pour calculer l’énergie électrique transportée pendant une durée ∆t , on utilise la relation :
E = P × ∆t = R × I 2 × ∆t (4.2)
25
26 CHAPITRE 4. OPTIMISATION DU TRANSPORT DE L’ÉLECTRICITÉ
Pour minimiser ces pertes, l’énergie électrique est transportée à haute tension. À puissance constante, l’éléva-
tion de la tension d’alimentation du câble entraîne une diminution de l’intensité du courant électrique, rédui-
sant ainsi la puissance dissipée par effet Joule. Les transformateurs élèvent la tension électrique pour le trans-
port puis l’abaissent pour la rendre utilisable par tout usager.
Une ligne à haute tension peut être modélisée expérimentalement par un circuit électrique avec les correspon-
dances suivantes : le transformateur élévateur permet d’obtenir une tension supérieure à celle du générateur
(modélisation de la haute tension). Comme l’intensité du courant qui parcourt les résistances est alors plus
faible, la puissance dissipée par effet Joule est moindre. Le transformateur abaisseur permet ensuite à l’utilisa-
teur de disposer d’une tension adéquate.
F IGURE 4.1 – Modélisation par un circuit électrique d’une ligne à haute tension.
P S = U × I S ≤ P S,max (4.3)
– l’intensité du courant totale entrant dans chaque nœud intermédiaire est égale à l’intensité totale qui en
sort :
I S 1 + I S 2 + ... = IC 1 + IC 2 + ... (4.4)
– l’intensité totale arrivant à chaque cible est imposée par la puissance qui y est utilisée :
PC
IC = (4.5)
U
L’étude du graphe orienté permet d’exprimer la fonction objectif, puis de déterminer les valeurs des intensités
distribuées par les sources pour lesquelles les pertes sont minimales.
I1 + I2 = I3 + I4 (4.6)
P J = R 1 I 12 + R 2 I 22 + R 3 I 32 + R 4 I 42 (4.9)
P J = R 1 I 12 + R 2 (I t ot − I 1 )2 +C (4.12)
Préparation de l’évaluation
À
Je dois savoir : OK
revoir
Au cours du transport, une partie de l’énergie électrique, dissipée dans l’environnement
□ □
par effet Joule, ne parvient pas à l’utilisateur.
L’utilisation de la haute tension dans les lignes électriques limite les pertes par effet
□ □
Joule, à puissance transportée fixée.
Un réseau de transport électrique peut être modélisé mathématiquement par un graphe
orienté dont les arcs représentent les lignes électriques et dont les sommets représentent □ □
les sources distributrices, les nœuds intermédiaires et les cibles destinatrices.
Dans ce modèle, l’objectif est de minimiser les pertes par effet Joule sur l’ensemble du
réseau sous les contraintes suivantes :
- l’intensité totale sortant d’une source est limitée par la puissance maximale distri-
□ □
buée ;
- l’intensité totale entrant dans chaque nœud intermédiaire est égale à l’intensité to-
□ □
tale qui en sort ;
- l’intensité totale arrivant à chaque cible est imposée par la puissance qui y est utili-
□ □
sée.
À
Je dois pouvoir : OK
revoir
Faire un schéma d’un circuit électrique modélisant une ligne à haute tension. □ □
Utiliser les formules littérales reliant la puissance à la résistance, l’intensité et la tension
□ □
pour identifier l’influence de ces grandeurs sur l’effet Joule.
Modéliser un réseau de distribution électrique simple par un graphe orienté. Exprimer
□ □
mathématiquement les contraintes et la fonction à minimiser.
Sur l’exemple d’un réseau comprenant uniquement deux sources, un nœud intermé-
diaire et deux cibles, formuler le problème de minimisation des pertes par effet Joule
□ □
et le résoudre pour différentes valeurs numériques correspondant aux productions des
sources et aux besoins des cibles.
30 CHAPITRE 4. OPTIMISATION DU TRANSPORT DE L’ÉLECTRICITÉ
CHAPTERCHAPITRE 5
L’intelligence artificielle
En 1936, Alan Turing propose le concept théorique de machine universelle. En 1945, ses travaux permettent,
grâce à des chercheurs comme John von Neumann, de créer les premiers ordinateurs. Ceux.ci sont constitués
d’au moins une mémoire et un processeur. L’évolution des ordinateurs les rend aujourd’hui capables d’utiliser
des langages de haut niveau* (Scratch, Python ou C++ par exemple). Certains programmes pouvant atteindre
des milliers de lignes, la présence d’erreurs, appelées bogues* (ou bugs), est inévitable. Des techniques sont dé-
veloppées pour les déceler et les corriger. Quelques figures historiques de l’informatique (et croyez moi, ça vaut
le coup de chercher à en savoir plus sur ces personnages !)
31
32 CHAPITRE 5. L’INTELLIGENCE ARTIFICIELLE
Les algorithmes d’intelligences artificielle sont basés sur des notions de mathématiques telles que les probabili-
tés conditionnelles, l’algèbre linéaire, les études de fonctions, etc.
Les techniques de prédiction et d’anticipation de l’IA fonctionnent grâce à des données d’apprentissage, aussi
appelées données d’entraînement. Ces données doivent être judicieusement choisies, toute erreur se répercu-
tant dans les résultats.
Préparation de l’évaluation
À
Je dois savoir : OK
revoir
Jusqu’au début du XXe siècle, les machines traitant l’information sont limitées à une ou
quelques tâches prédéterminées (tisser grâce à un ruban ou des cartes perforées, trier un
jeu de carte perforées, séparer des cartes selon un critère, sommer des valeurs indiquées
□ □
sur ces cartes, ...). Turing a été le premier à proposer le concept de machine universelle
qui a été matérialisé dix ans plus tard avec les premiers ordinateurs. Ceux-ci sont consti-
tués a minima d’un processeur et d’une mémoire vive.
Un ordinateur peut manipuler des données de natures diverses une fois qu’elles ont
été numérisées : textes, images, sons. Les programmes sont également des données : ils
peuvent être stockés, transportés, et traités par des ordinateurs. En particulier, un pro- □ □
gramme écrit dans un langage de programmation de haut niveau (Python, Scratch...)
peut être traduit en instructions spécifiques à chaque type de processeur.
Un programme peut comporter jusqu’à plusieurs centaines de millions de lignes de
code, ce qui rend très probable la présence d’erreurs appelées bogues (ou bugs). Ces er-
□ □
reurs peuvent conduire un programme à avoir un comportement inattendu et entraîner
des conséquences graves.
Le terme « intelligence artificielle » (IA) recouvre un ensemble de théories et de tech-
□ □
niques qui traite de problèmes dont la résolution fait appel à l’intelligence humaine.
L’apprentissage machine (ou « apprentissage automatique ») utilise des programmes ca-
pables de s’entraîner à partir de données. Il exploite des méthodes mathématiques qui, à
partir du repérage de tendances (corrélations, similarités) sur de très grandes quantités □ □
de données (big data), permet de faire des prédictions ou de prendre des décisions sur
d’autres données.
La qualité et la représentativité des données d’entraînement sont essentielles pour la
qualité des résultats. Les biais dans les données peuvent se retrouver amplifiés dans les □ □
résultats.
L’inférence bayésienne est une méthode de calcul de probabilités de causes à partir des
probabilités de leurs effets. Elle est utilisée en apprentissage automatique pour modé-
liser des relations au sein de systèmes complexes, notamment en vue de prononcer un □ □
diagnostic (médical, industriel, détection de spam...). Cela permet de détecter une ano-
malie à partir d’un test imparfait.
5.2. L’INTELLIGENCE ARTIFICIELLE (IA) 35
À
Je dois savoir : OK
revoir
À
Je dois pouvoir : OK
revoir
Analyser des documents historiques relatifs au traitement de l’information et à son auto-
□ □
matisation.
Recenser les différentes situations de la vie courante où sont utilisés les ordinateurs,
identifier lesquels sont programmables et par qui (thermostat d’ambiance, smartphone, □ □
box internet, ordinateur de bord d’une voiture...).
Savoir distinguer les fichiers exécutables des autres fichiers sous un système d’exploita-
□ □
tion donné.
Connaître l’ordre de grandeur de la taille d’un fichier image, son, vidéo. □ □
Savoir calculer la taille en octets d’une page de texte (en ASCII et non compressé). □ □
Étant donné un programme très simple, proposer des jeux de données d’entrée permet-
□ □
tant d’en tester toutes les lignes.
Corriger un algorithme ou un programme bogué simple. □ □
Analyser des documents relatifs à une application de l’intelligence artificielle. □ □
Utiliser une courbe de tendance (encore appelée courbe de régression) pour estimer une
□ □
valeur inconnue à partir de données d’entraînement.
Analyser un exemple d’utilisation de l’intelligence artificielle : identifier la source des
□ □
données utilisées et les corrélations exploitées.
Sur des exemples réels, reconnaître les possibles biais dans les données, les limites de la
□ □
représentativité.
Expliquer pourquoi certains usages de l’IA peuvent poser des problèmes éthiques. □ □
À partir de données, par exemple issues d’un diagnostic médical fondé sur un test, pro-
duire un tableau de contingence afin de calculer des fréquences de faux positifs, faux né-
□ □
gatifs, vrais positifs, vrais négatifs. En déduire le nombre de personnes malades suivant
leur résultat au test.