CONTENU.
» DU COURS
0.0. R A P P E L D E S NOTIONS D'ANATOMIE E T P H Y S I O L O G I E DU SYSTEME
DIGESTIF, CIRCULATOIRE E T RESPIRATOIRE
C H A P I T R E I : ANATOMIE E T P H Y S I O L O G I E D U S Y S T E M E E X R E T A I R E
1.1. ANATOMIE D U R E I N S
1.2. P H Y S I O L O G I E D U S Y S T E M E E X C R E T A I R E
CHAPITRE I I : ANATOMIE E T PHYSIOLOGIE DU S Y S T E M E N E R V E U
I I . 1. ANATOMIE D U S Y S T E M E N E R V E U C E N T R A L
I l . a . L E S Y S T E M E N E R V E U C E R E B R A U X SPINAL
Il.b. L E S Y S T E M E N E R V E U S Y M P A T H I Q U E
U.c. S Y S T E M E N E R V E U ORTO-SYMPATHIQUE
I I . 2. P H Y S I O L O G I E D U S Y S T E M E N E R V E U
C H A P I T R E I I I : A N A T O M I E E T P H Y S I O L O G I E D U S Y S T E M E ANDOCRINIEN
I I I . 1. L E S H O R M O N E S
111.2. L E S G L A N D E S D U S Y S T E M E E N D O C R I N I E N
111.3. P H Y S I O L O G I E E N D O C R I N I E N N E
C H A P I T R E IV : A N A T O M I E E T P H Y S I O L O G I E D U S Y S T E M E R E P R O D U C T E U R
r V . l . ANATAMIE D E L ' A P P A R E I L R E P R O D U C T E U R FEMININ
LV.2. ANATOMIE D E L ' A P P A R E I L R E P R O D U C T E U R MASCULIN
IV.3. L A F E C O N D A T I O N
IV.4. E M B R Y O L O G I E
IV.5. L ' A C C O U C H E M E N T
Complexe scolaire Saint Raphaël
0.0. RAPPEL D E S NOTIONS D'ANÂTOMIE E T PHYSIOLOGIE DU
SYSEME DIGESTIF, CIRCULATOIRE E T RESPIRATOIRE
CL Uanatomie du système digestif
Pour rester e n vie, l'homme doit s e
nourrir. L a digestion est le
processus q u i transforme s a
cavité de
la boucha nourriture e n éléments assimilables
p a r le corps et utilisables par les
cellules, les nutriments.
A i n s i , l a digestion a pour Vole de
broyer les aliments et de « casser »
les grosses molécules dont i l s sont
constitués e n p l u s petites.
L'appareil digestif comprend le tube digestif, m a i s a u s s i u n
certain nombre d'organes annexes indispensables à l a digestion : les glandes
salivaires, le foie, le pancréas et îa vésicule biliaire.
Le tube digestif est u n long tube c r e u x qui commence par l a
bouche et se termine p a r l'anus :
• L E TUBE DIGESTIF
• l a bouche représente le début (et l'entrée) d u tube digestif ; l a langue et
les dents permettent de mastiquer les aliments ;
« le pharynx, situé à l'arrière de l a bouche, est u n carrefour q u i oriente le
passage des aliments vers l'œsophage (et l e s empêche de tomber dans l a
• trachée artère et les poumons) ;
• l'œsophage est u n tube fin d'environ 25 c m de long (chez l'adulte), qui
relie le p h a r y n x à l'estomac ;
• l'estomac est u n e « poche » longue d'environ 25 c m et large d'environ 12
c m , s u r u n diamètre de 8 c m (chez l'adulte) ; i l est capable de se
contracter et de se dilater -
r
• l ' i n t e s t i n grêle est u n t u y a u relativement peu large (2 à 3 c m de
diamètre) m a i s très long (environ 4 à 5 mètres !), replié s u r l u i même à
l'intérieur de l'abdomen ;
• le gros intestin (ou côlon) est u n tuyau p l u s large (entre 3 et 8 c m de
diamètre) et p l u s court (environ 1,5 mètre), disposé en cadre autour de
l'intestin grêle ;
• le rectum, q u i se termine par l'anus, marque l a f i n d u système digestif ;
i l permet d'évacuer les déchets de l a digestion.
b. Anatomie du système respiratoire
"~ Pour survivre, l'homme et tous les
animaux doivent absorber de
trachée nez l'oxygène : c'est l a respiration qui
bouche
fournit cet oxygène. Chez l'homme,
poumon droit bronche
poumon de même que chez tous les vertébrés
gauche
terrestres, l a respiration est réalisée
par les poumons.
bronchiole
diaphragme
L e s poumons
L'homme a deux poumons : i l s sont situés dans le thorax et
protégés p a r l a cage thoracique (formée par les côtes). Le poumon droit.est
divisé e n trois lobes, le poumon gauche en deux. _
L'air inspiré p a r le nez ou par l a bouche passe dans u n gros «
tuyau », l a trachée artère. Celle-ci a pour rôle de transporter l'air vers les
poumons. À peu près a u milieu d u thorax, l a trachée se sépare en deux
bronches : chaque bronche se dirige vers u n poumon.
À l'intérieur de chaque lobe, les bronches se ramifient en t u y a u x
p l u s petits, l e s bronchioles. Celles-ci se terminent dans les alvéoles, de petits
s a c s remplis d'air et irrigués p a r u n réseau de capillaires sanguins
Les échanges gazeux se font à travers les minces parois de ces
petits v a i s s e a u x : l'oxygène de l'air inspiré passe dans le sang, tandis que le gaz
carbonique contenu d a n s le sang veineux passe dans l'air alvéolaire pour être
expiré.
c Anatomie du système circulatoire
L e système circulatoire
cœur j
Le système circulatoire (ou appareil
circulatoire) est formé p a r le corps et
par l'ensemble des vaisseaux q u i
transportent le sang d a n s le corps. L e s
p l u s gros de ces vaisseaux sont les
artères et les veines. Les artères sont
représentées en rouge et les veines e n
bleu.
Le corps est parcouru p a r u n immense réseau de vaisseaux
sanguins dans lequel le sang circule : c'est l a circulation sanguine. Le
mouvement d u sang d a n s les vaisseaux est provoqué par une pompe, le cœur.
C'est l'ensemble formé p a r le cœur et les vaisseaux sanguins que Von appelle le
système circulatoire (ou système cardiovasculaire).
* L E S V A I S S E A U X SANGUINS
§
Les vaisseaux q u i transportent le sang parcourent tout le corps, depuis le cœur
j u s q u ' a u x extrémités de chaque membre. I l s forment u n réseau extrêmement
long : s i on le dépliait entièrement, i l mesurerait environ 100 OOO kilomètres
(plus de 2 fois le tour de l a Terre) !
Les grands vaisseaux
Il existe deux grands types de vaisseaux sanguins : les artères et les veines.
• L e s artères transportent le sang chargé^ d'oxygène (qui vient des
poumons) d u cœur j u s q u ' a u x autres organes d u corps.
• L e s veines a s s u r e n t le trajet inverse, des' organes j u s q u ' a u cœur (qui
renvoie ensuite le sang a u x poumons).
S u r les schémas représentant l a circulation du sang, on dessine
généralement l e s artères e n rouge, parce qu'elles transportent le sang riche e n
oxygène (et donc p l u s rouge) et l e s veines e n bleu, parce qu'elles transportent
d u sang pauvre en oxygène.
Les petits vaisseaux
Il existe des vaisseaux plus fins que les artères et les veines : les
artérxoles (qui sont de petites artères), les veinules (petites veines) et les
capillaires sanguins, qui sont a u s s i fins qu'un cheveu et permettent d'irriguer
les cellules. C'est a u niveau de l a paroi des capillaires que se font les échanges
d'oxygène et de dioxyde de carbone entre le sang et les cellules.
• L E RÉSEAU SANGUIN
On peut résumer le réseau de vaisseaux sanguins de cette façon :
les artères se ramifient en artérioles, q u i elles-mêmes se ramifient en
capillaires. L e s capillaires se rejoignent pour former des veinules, et les
veinules se réunissent pour former des veines.
• L A TENSION ARTÉRIELLE
L a pression avec laquelle le cœur envoie le sang dans le corps est appelée l a
tension artérielle. Elle est normalement régulière et se mesure avec u n
tensiomètre.
Lorsqu'un médecin prend l a tension d'un patient, i l mesure en fait
l a force avec laquelle le sang fait pression s u r les parois de l'artère. I l détecte
a i n s i deux valeurs : une tension maximâle (c'est le premier chiffre donné p a r le
médecin) et une tension minimale (c'est le second chiffre). L a tension maximale
varie e n moyenne, chez u n adulte e n bonne santé, entre 12 et 15 c m de
mercure, alors que l a tension minimale varie entre 6 et 8 c m de mercure.
L E S MALADIES DU SYSTÈME CIRCULATOIRE
Les maladies liées a u système circulatoire sont appelées maladies
cardiovasculaires.
L'âge, u n e alimentation trop riche en cholestérol et le manque
d'exercice physique favorisent le dépôt, s u r les parois internes des artères,
d'une.plaque de graisse appelée athérome : c'est l'athérosclérose. E n raison
de ce dépôt, l e s artères sont rétrécies. Moins de s a n g peut y passer, et les
organes irrigués p a r ces v a i s s e a u x reçoivent moins d'oxygène. I l ne faut p a s
confondre l'athérosclérose avec l'artériosclérose, qui est u n durcissement des
parois des artères.
Lorsque les artères q u i alimentent le cœur e n sang (les artères *
coronaires) sont touchées p a r l'athérosclérose, le cœur est privé d'une partie de
l'oxygène dont i l a besoin. Le malade souffre de l a poitrine, s'essouffle, ne peut
p l u s courir ou faire d u sport. I l ressent des douleurs aiguës dans l a poitrine :
c'est l'angine de poitrine.
S a n s traitement, i l peut arriver que l a plaque graisseuse bouche
complètement l'artère, privant totalement le cœur d'oxygène : c'est l a crise
cardiaque (l'infarctus d u myocarde).
Pratiquer régulièrement une activité physique, ne pas fumer, ne p a s
consommer d'alcool et manger équilibré diminuent les risques d'avoir une
maladie cardiovasculaire.
C H A P I T R E I : ANATOMIE E T PHYSILOLOGIE DU
SYSTEME EXCRETAIRE
L e s reins et l a vessie
Les r e i n s sont les filtres d u sang. I l s ont pour rôle d'éliminer les
déchets i s s u s d u fonctionnement des cellules et des organes d u corps, en
particulier l'urée.
Ce faisant, i l s élaborent l'urine, q u i permet d'évacuer ces substances hors d u
corps.
Les reins sont a u nombre de deux, situés de part et d'autre de l a colonne
vertébrale.
Ils ont une forme typique de haricot.
Le sang arrive a u x reins par l'artère rénale. I l est filtré dans l a zone médullaire
(qui comprend de nombreuses petites unités de fonctionnement appelées
néphrons). I l ressort ensuite d u rein par l a veine rénale. Les substances
éliminées d u sang servent à élaborer l'urine. Celle-ci est évacuée par l'uretère,
u n « t u y a u » qui v a à l a vessie.
L'urine est stockée dans l a vessie jusqu'à s a sortie de l'organisme (miction). E n
moyenne, u n adulte fabrique 1,4 litre d'urine par jour.
V/-VW-
L e système Urinaire :
Est u n ensemble des organes a s s u r a n t l'épuration d u sang a i n s i
que l a production et l'éKmination de l'urine, liquide contenant les déchets
produits par l'organisme.
L e s deux reins filtrent l'eau et les substances contenues dans le
sang. L e s déchets sont ensuite excrétés dans l'urine, qui s'écoule e n
permanence par deux uretères vers l a vessie. Après stockage dans l a vessie,
l'urine s'écoule à l'extérieur d u corps par l'urètre a u cours des mictions.
L'urine passe de l a vessie à l'urètre grâce à une contraction musculaire réflexe
de s a paroi, d'une part, et à l'ouverture volontaire de son sphincter, d'autre
part. L e s j e u n e s enfants, avant d'avoir appris à contrôler leur sphincter
urinaire, évacuent l'urine dès que l a vessie se remplit. Une glande génitale
spécifiquement masculine, l a prostate, entoure le début de l'urètre.
• ANATOMIE DU REINS
Les reins sont des organes chargés d'éliminer les déchets
produits en-permanence p a r le fonctionnement de l'organisme (le métabolisme).
Ce sont e u x q u i fabriquent l'urine.
Le corps h u m a i n contient deux reins, situés j u s t e a u dessus de l a
taille, de chaque côté de l a colonne vertébrale. L e rein droit est légèrement plus
bas que le rein gauche. U n rein à l a forme d'un haricot. Chez l'adulte, i l pèse
environ 150 g, mesure 12 c m de long et 6 c m de large.
Les reins sont des organes vitaux : en effet, on ne peut p a s survivre s i l'on n ' a
pas de rein. Cependant, on peut très bien vivre avec u n seul rein qui
fonctionne.
• À QUOI SERVENT L E S REINS ?
Les reins filtrent le sang
« »
Les reins éliminent les déchets de l'organisme a u travers de petites unités
d'épuration appelées néphrons (c'est pour cette raison que le médecin
spécialiste d u rein est u n néphrologue). Chaque rein contient plus d'un million
de néphrons, q u i filtrent chaque j o u r (chez l'adulte) 180 litres de sang pour en
éliminer les déchets.
Les reins produisent l'urine
E n filtrant le sang, l e s néphrons fabriquent l'urine. Cette production d'urine
(environ 1,5 litre par j o u r chez l'adulte) est appelée l a diurèse. L'urine est
composée à 9 5 % d'eau, dans laquelle les déchets d u métabolisme sont
dissous. Elle est d'abord recueillie d a n s l a partie centrale d u rein, le bassinet.
Elle est ensuite stockée dans l a vessie, qui l'évacué hors de l'organisme lors de
l a miction (action d'uriner). C'est ce processus qui permet à l'organisme de se
débarrasser des déchets d u métabolisme.
L'aspect et l a composition de l'urine reflètent l'état de santé. L'urine
normalement est claire et de couleur j a u n e ambrée. A u contraire, une urine
trouble est le signe d'une infection. L a présence de glucose ( u n sucre) dans
l'urine peut être l a conséquence d'un diabète.
L e s reins maintiennent l'équilibre intérieur de l'organisme
Toutes les cellules d u corps baignent d a n s des liquides (le sang,
l a lymphe), q u i forment ce que l'on appelle le milieu intérieur. Pour que
l'organisme fonctionne bien, l a composition et l a répartition de ces liquides
doivent rester constantes. L e s reins jouent u n rôle très important d a n s le
maintien de cet équilibre intérieur.
L e s reins fabriquent des hormones
Le rein est a u s s i une glande, c'est-à-dire qu'il produit des
hormones (des molécules q u i sont transportées par le sang et q u i agissent s u r
d'autres organes). L'une des hormones produites par les reins, l ^ P O ,
augmente le nombre de globules rouges dans le sang. D'autres contrôlent l a
tension artérielle, c'est-à-dire l a pression d u sang dans les vaisseaux
sanguins.
Que se passe-t-il quand les reins fonctionnent m a l ?
Certaines maladies peuvent perturber le fonctionnement des reins : une
infection, u n cancer ou encore l a présence anormale de petits cristaux, appelés
calculs, q u i bouchent les c a n a u x à l'intérieur des reins.
S i les deux reins sont défaillants, l'organisme est vite empoisonné par les
déchets q u i s'accumulent dans le sang. Le malade est alors branché à u n
appareil extérieur q u i filtre le sang : .ft'est la. dialyse rénale. L e s séances ont
lieu soit à l'hôpital soit à ok)micile. Parfois, l a situation devient s i grave que le
seul espoir de survie est l a greffe d'un r e i n prélevé s u r u n donneur (vivant ou
mort). L'opération est efficace, m a i s le nombre de reins disponibles est
insuffisant. E n F r a n c e , environ 2 0 0 0 greffes de rein sont effectuées chaque
année, alors que p l u s de 5 0 0 0 personnes attendent le rein dont elles ont
besoin.
les calculs rénaux
Il se forme parfois d a n s les reins de petits « cailloux » appelés calculs. Le mot
CnmnlPYf» s r n l a i r p .'saint- R a n h a ^ l
10
les calculs rénaux
c a l c u l vient d u latin calculns, q u i veut dire « caillou ». L a présence de calculs
provoque u n e maladie appelés lithiase - u n mot bâti s u r le grec lithos, q u i
signifie « pierre ». Cette maladie était d'ailleurs appelée autrefois maladie de l a
pierre, ou gravelle (qui signifie « gravier » ou « sable »).
Les calculs provoquent des douleurs très fortes (appelés coliques néphrétiques)
q u a n d i l s se déplacent d a n s les c a n a u x q u i relient l e s reins à l a vessie. S'ils
sont suffisamment petits, i l s sortent d u corps avec l'urine. Mais i l faut parfois
les faire enlever p a r u n chirurgien.
Vessie
L a vessie est une cavité musculaire qui recueille l'urine produite par le rein pour l'éliminer par
l'urètre. L e contrôle de son remplissage et de sa vidange par le sphincter est un apprentissage
qui se met en place dans la petite enfance.
vessie, organe où s'accumule l'urine après sa formation dans les reins. L a vessie est constituée de
trois couches, une membrane muqueuse appelée épithélium qui la tapisse, une tunique
intermédiaire de muscles lisses formée de fibres disposées selon trois couches, orientées chacune
selon une direction différente, et une couche externe de tissu conjoncîif recouverte par le
péritoine à sa partie supérieure et sur l'arrière, et reliée aux tissus conjonctifs de la paroi
abdominale sur l'avant et à sa partie inférieure. L'urine arrive des reins; vers la vessie en passant
par les deux uretères et elle est éliminée par l'urètre. Les orifices des uretères sont situés à la base
de la vessie et de l'urètre au point le plus bas L a contenance moyenne normale de la vessie est
d'environ 300 mi chez l'adulte.
11
CHAPITRE H : ANATOMIE E T PHYSIOLOGIE DU
S Y S T E M E NERVEUX
L e système nerveux h u m a i n '
moeïte ëpinîè.-e
L e système nerveux comprend le
cerveau, là moelle épinière et l'ensemble
des nerfs q u i parcourent le corps.
L e cerveau et là moelle épimère §asss£3Sl.
le système nerveux central.
nerfs
L e s nerfs forment le système nerveux • m
périphérique.
C'est grâce a u système nerveux que Ton peut percevoir notre environnement;
se repérer, bouger, parler, apprendre o u créer, m a i s a u s s i respirer, d^érer,**^
Le système nerveux réunit l e cerveau e t l a moelle épinière (qui forment le
système nerveux central) e t l'ensemble des nerfs q u i parcourent l e corps fie
système nerveux périphérique).
D E Q U O I E S T F A I T L E SYSTÈME N E R V E U X ?
L e système nerveux comprend trois éléments :
L e cerveau : c'est l'organe de l a pensée et de l a perception, c'est l u i
a u s s i q u i contrôle toutes l e s grandes fonctions de l'organisme ;
L a moelle épinière : c'est l a substance q u i se trouve à l'intérieur de l a
colonne vertébrale. E l l e rassemble l e s prolongements de tous l e s nerls
d u corps (à l'exception de c e u x d u crâne), et a s s u r e l a liaison entre le
cerveau et le système nerveux périphérique ;
L e s nerfs : ce sont des^feisceaux constitués p a r les prolongements des
neurones- (cellules nerveuses). Us transmettent des informations âhm
endroit d u corps à l'autre. P a r exemple, le nerf optique relie l e s y e u x et
le cerveau.
À quoi s e r t l e système nerveux ?
—> L e système nerveux permet d'appréhender notre environnement grâce a u x
c i n q sens : l a vision, l'ouïe, le toucher, l'odorat et le goût. L e s ofgpaess
responsables de c e s s e n s (les y e u x , l e s oreilles, l a peau, le nez et l a bouche)
sont p a r c o u r u s p a r d e s cellules nerveuses chargées de recueillir l e s
informations provenant de l'extérieur (les neurones sensitifs). C e s neurones
envoient ensuite l e s informations q u l l s ont recueillies (par exemple u n parfum,
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12
sM M l froid o u c h a u d , s ' i l y a d u bruit) vers des régions spécialisées d u
cerveau.
* L e système nerveux permet de réagir, de s e déplacer d a n s s o n
environnement, de communiquer, etc. Toutes ces actions sont
cjamMiadée» j-pair te cerveau, q u i tssmssiet s a s czibao e r s csgasaes ûu.
corps (par exemple a u x muscles pour qu'ils se contractent), p a r
intermédiaire de neurones spécialisés appelés neurones effecteurs
(parce qu'ilsVont faire u n e action a u x organes).
U n e partie des commandes envoyées a u corps p a r le cerveau dépend de l a
nntuMir. C e s t l e c a s p a r exemple quand on veut attraper u n objet, se lever,
marcher, écrire, téléphoner, etc. L e s régions d u cerveau et l e s nerfs impliqués
:]~:zs *2S asûions volontaires forment ce q~e l'on appelle le s^s&èsse a e s ^ e s s
soenstique.
Mais u n e partie des iriformations envoyées p a r le cerveau est automatique —
ces mformatiotis sont t r a n s m i s e s s a n s que Ton a i t besoin d y penser. E l l e s
a s s u r e n t le fonctionnement d u corps, comme l a respiration, l a digestion, les
battements d u cœur, etc. L e s zones d u cerveau et l e s nerfs q u i a s s u r e n t de.
automatique le fonctionnement d u corps forment le système nerveux
a u t o n o m e (ou système nerveux végétatif).
1 L E CERVEAU
L e cerveau est l'organe de l a conscience, de l a pensée, de l a mémoire, de l a
perception sensorielle et d u contrôle de tontes l e s fonctions de l'organisme.
El forme, avec l a moelle épinière, ce qu'on appelle le système nerveux central.
L e cerveau h u m a i n pèse e n moyenne 1,4 k g ; i l représente e n moyenne 2 à 3 %
d u poids d u corps. H est divisé en deux parties symétriques appelées
hémisphères cérébraux. Chaque hémisphère a ses propres spécialités :
— l'hémisphère droit est l'hémisphère de l'imagination, des qualités artistiques,
et d e s capacités à comprendre ;
- î^éniisphère gauche est responsable d u raisonnement et de l a logique, de l a
capacité à compter et, d a n s l a majorité des c a s , d u langage.
L e cerveau contient u n immense réseau de cellules nerveuses reliées entre
elles. C e sont l e s neurones. L e cerveau h u m a i n e n renferme environ 100
sM^Bards.
^ ^ ^ ^ ^ ^ ^ ^ ^^M^^^»
C'est grâce a u x neurones que le cerveau peut fonctionner. Ce sont e u x q u i
transmettent toutes l e s informations, d'une zone d u cerveau à l'autre, d u
cerveau a u corps (par exemple pour ordonner u n mouvement a u bras), et des
organes d u corps a u cerveau. C'est a u s s i grâce a u x neurones que le cerveau
perçoit le monde extérieur. P a r exemple, le cerveau interprète les informations
q u i l u i sont apportées p a r le nerf optique (qui part des yeux) : c'est l a vision.
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13
2 LA M O E L L E EPINIERE
1.PRÉSENTATION
Moelle épinière, partie d u système nerveux central contenue dans l a colonne
vertébrale.
Formant u n long « cordon », l a moelle épinière s'étend, à l'intérieur de l a
colonne vertébrale (dans le c a n a l rachidien), de l a base d u crâne à l a dernière
vertèbre lombaire. Au-delà, elle s'amenuise en une extrémité effilée, le filum
terminal. A u - d e s s u s de l'orifice situé à l a base d u crâne, l a moelle épinière se
prolonge par le bulbe rachidien.
2. S T R U C T U R E
L a moelle épinière, comme le cerveau, est entourée de trois membranes
protectrices, les méninges. Verticalement, deux sillons, l'un s u r s a face interne,
l'autre s u r s a face externe, l a « divisent » en deux moitiés ; par ailleurs,
chacune des ces « moitiés » est marquée de sillons latéraux. Des sillons
latéraux définissent des renflements s u r chacune de ces moitiés. De part et
d'autre de l a moelle partent les nerfs rachidiens, a u nombre de 3 1 paires. De
chaque côté de l a moelle, chaque nerf rachidien naît de l a réunion de deux
racines nerveuses (l'une antérieure, l'autre postérieure) qui prennent naissance
a u niveau des sillons latéraux.
L a moelle épinière est formée de deux t i s s u s différents : à I extérieur, l a
substance blanche, à l'intérieur, l a substance grise (qui, e n coupe transversale,,
apparaît grossièrement sous l a forme d'un H de couleur sombre).
3. FONCTIONS
L a moelle épinière y ^ i c u î e j l e ^ j n e s s a g e s nerveux entre le cerveau et les
différents organes d u corps. Elle assure a i n s i le transport j u s q u ' a u cerveau des
informations provenant de tous les organes, q u i l u i arrivent par l'intermédiaire
des racines postérieures des nerfs rachidiens. À l'inverse, elle transmet a u x
organes les « ordres » provenant d u cerveau (ces messages quittent l a moelle
par les racines antérieures des nerfs rachidiens). L a moelle épinière assure l a
- t r a n s m i s s i o n ^ d'impulsions_j^ryejoses ascendantes vers le cerveau et
d'implïlslôns ^^
-
d u cerveau vers le reste d u corps.
T o u s les messages que reçoit l a moelle épinière ne sont toutefois pas véhiculés
j u s q u ' a u cerveau. A i n s i , l a moelle elle-même assure l'analyse et le traitement
des messages nerveux simples ; elle intervient notamment dans l a réalisation
des réflexes impliqués d a n s l a réaction à l a douleur (par exemple le retrait de l a
main en c a s de brûlure), m a i s a u s s i d a n s le maintien d u tonus musculaire et
de l a posture.
c 1 1 C;,r,+- Dt«tU
14
3 L E S NERFS
1. P R E S E N T A T I O N \
Système nerveux périphérique, chez l e s vertébrés, division anatomique d u
système nerveux correspondant à l'ensemble des nerfs qui- parcourent
l'organisme, par opposition a u système nerveux central, qui groupe les centres
nerveux.
L e s nerfs q u i composent le système nerveux périphérique sont i s s u s d u
système nerveux central : on distingue les nerfs rattachés à l'encéphale (nerfs
crâniens), et c e u x rattachés à l a moelle épinière (nerfs rachidiens). L e s nerfs
sont composés de fibres nerveuses, chaque fibre correspondant à l a réunion de
longs et fins prolongements des cellules nerveuses (neurones), dont les corps
cellulaires se trouvent d a n s l'encéphale et l a moelle épinière. A u niveau
fonctionnel, on distingue dans le système nerveux périphérique deux types de
trajets de l'information : d'une part les voies afférentes, sensitives, d'autre part
les voies efférentes, motrices.
2. N E R F S CRÂNIENS E T N E R F S R A C H I D I E N S
L e s nerfs crâniens : sont a u nombre de douze paires, numérotées de I à X I I .
Les nerfs crâniens partent de l a tête et de l a nuque en passant par des
ouvertures de l a boîte crânienne. Le corps h u m a i n en possède douze paires,
qui émergent de l'encéphale (de l a partie supérieure de ce dernier en ce q u i
concerne îes paires de nerfs olfactifs et de nerfs optiques, de s a partie
inférieure pour tous les autres). À l'exception de l a dixième paire (nerfs vagues
ou pneumogastriques), q u i s'étend jusqu'à l a cage thoracique et à l'abdomen,
les nerfs crâniens innervent l a tête et u n e partie d u cou. I l s véhiculent les
informations relatives à l a vision, à l'audition, à l'équilibre et a u goût, ainsi
qu'aux fonctions motrices de l a tête, des yeux, d u visage, de l a langue, d u
larynx, et a u contrôle des muscles de l a mastication et de l a déglutition.
L e s nerfs rachidiens : sont i s s u s de l a moelle épinière, et émergent de part et
d'autre de l a colonne vertébrale (par des orifices appelés trous de conjugaison),
v e r s le tronc et les membres. Le corps h u m a i n en possède trente-et-une paires.
À l'exception des nerfs intercostaux (qui, indépendants et parallèles, contrôlent
les muscles intercostaux et l'abdomen), les nerfs rachidiens se groupent e n
plexus, q u i se divisent ensuite en nerfs périphériques. L e s deux nerfs
sciatiques, qui partent d u plexus lombaire et innervent c h a c u n u n membre
inférieur, sont les p l u s longs des nerfs rachidiens, et les p l u s longs nerfs d u
corps h u m a i n .
15
3.VOIES SENSITIVES E T VOIES MOTRICES
Les influx nerveux qui parcourent le système nerveux périphérique sont de
deux types. L e s impulsions afférentes sont responsables de l a transmission des
informations sensorielles depuis les différents organes, jusqu'à l a moelle
épinière et/ou à l'encéphale, où elles sont intégrées, analysées et interprétées.
Les impulsions cfférentes commandent a u x fonctions motrices. Partant d u
cerveau o u de l a moelle épinière, elles comprennent des commandes relevant
d u système nerveux végétatif ou autonome (indépendant de l a volonté),
d'autres relevant d u système nerveux somatique (volontaire).
L a plupart des nerfs sont mixtes et contiennent à l a fois des éléments
sensoriels et moteurs.
L E SYTEME NERVEU CEREBRAUX SPINAL
1. PRÉSENTATION
aire motrice primaire
s c i s s u r e de Rolaado
Cortex cérébral
Chaque hémisphère cérébral (ici le gauche) est recouvert d'une fine écorce
cellulaire, le cortex, q u i forme des circonvolutions séparées par de petits
sillons. I l est divisé en quatre lobes : frontal en avant, pariétal a u milieu et e n
haut, temporal a u milieu et en b a s , occipital e n arrière. Deux sillons p l u s
profonds que les autres et appelés scissures séparent, d'une part, le lobe
frontal d u pariétal (scissure de Rolando), et, d'autre part, le lobe temporal des
deux précédents (scissure de Sylvius). Chacune des zones affectées à une
fonction particulière est u n e aire corticale. L'aire motrice primaire, en avant
de l a scissure de Rolando, est responsable de l a motricité volontaire, tandis
que l'aire sensitive primaire, j u s t e derrière, reçoit les informations
concernant l a peau et l a position du corps. I l existe u n e aire primaire
16
occipitale dévolue à l a vision, et une autre temporale pour l'audition. L e s
aires dites associatives, situées entre les aires primaires, enrichissent le
traitement de l'information réalisé p a r ces dernières. C'est a u niveau des
aires associatives que sont contrôlées les fonctions les plus élaborées, comme
le langage ou l a reconnaissance des formes visuelles.
Diencéphale, tronc cérébral et cervelet
Sur cette illustration de l'encéphale sont mis en évidence le diencéphale, formé par le thalamus
et rhypothalamus, le tronc cérébral et le cervelet. L'hypophyse, située sous l'hypothalamus, est
une petite glande au fonctionnement en partie autonome et en partie sous contrôle de
l'hypothalamus. Elle sécrète des hormones telles que l'hormone de croissance, et des
stimulines qui vont agir sur d'autres glandes endocrines.
Cortex cérébral
Chaque hémisphère cérébral (ici le gauche) est recouvert d'une fine écorce
cellulaire, le cortex, q u i forme des circonvolutions séparées p a r de petits
sillons. H est divisé e n quatre lobes : frontal e n avant, pariétal a u milieu et
en h a u t , temporal a u milieu et en b a s , occipital en arrière. D e u x sillons
p l u s profonds que l e s autres et appelés scissures séparent, d'une part, le
lobe frontal d u pariétal (scissure de Rolando), et, d'autre part, le lobe
temporal des deux précédents (scissure de Sylvius). Chacune des zones
affectées à u n e fonction particulière est une aire corticale^ L'aire motrice
primaire, e n avant de l a scissure de Rolando, est responsable de l a
motricité volontaire, tandis que l'aire sensitive primaire, j u s t e derrière,
reçoit les informations concernant l a peau et l a position d u corps. I l existe
une aire primaire occipitale dévolue à l a vision, et u n e autre temporale
pour l'audition. L e s aires dites associatives, situées entre les aires
primaires, enrichissent le traitement de l'information réalisé par ces
-
17
dernières. C'est a u niveau des aires associatives que sont contrôlées les
fonctions les p l u s élaborées, comme le langage ou l a reconnaissance des
formes visuelles.
Cortex cérébral, couche externe d u cerveau des reptiles, des oiseaux et des
mammifères, et associé à l a perception sensorielle, a u contrôle moteur
volontaire et a u x fonctions mentales dites supérieures (raisonnement, pensée).
Le cortex cérébral comprend u n nëocortex, à l'état d'ébauche chez certains
reptiles et très développé chez les mammifères, et u n allocortex, 'zone d u
cerveau impliquée d a n s Folfaction et les émotions chez tous les vertébrés.
Cependant, e n raison d u grand développement d u néocortex par rapport à
l'allocortex chez les mammifères, le terme de cortex cérébral désigne souvent le
l . L e s aires cérébrales
Centre d'intégration où convergent et d'où partent u n nombre considérable de
fibres nerveuses, le cortex assume u n grand nombre de fonctions, dont
chacune est associée à u n e zone distincte. Cette cartographie d u cortex a été
prévue dès le début d u x r x siècle par F r a n z J o s e p h Gall, fondateur de l a
e
phrénologie. S ' i l ne reste quasiment rien de l a doctrine de ce médecin
allemand, celle-ci a u r a cependant fait avancer les connaissances s u r les
localisations corticales, notamment celles de l a mémoire des mots et d u
langage.
-
l . L e s aires primaires
Chez l'homme comme chez les autres mammifères, des aires étendues d u
cortex cérébral commandent les fonctions sensorielles et motrices primaires.
E n arrière de l a zone motrice, l'aire somatosensorielle primaire reçoit les
signaux e n provenance des différents organes des sens (langue, nez, oreilles,
yeux, peau), des articulations et des muscles. Gustatifs, auditifs, visuels o u
tactiles, ces signaux passent d'abord p a r d'autres zones cérébrales (cervelet,
formation réticulée, thalamus) avant de parvenir j u s q u ' a u cortex : l'individu en
prend alors conscience s o u s forme de sensations. L'une des réponses de base
est le mouvement volontaire, contrôlé par le cortex moteur primaire. Celui-ci a
l a forme d'un a r c q u i s'étend approximativement d'une oreille à l'autre, à
travers l a voûte d u cerveau, situé parallèlement et en avant de l'aire
somatosensorielle.
A chaque région d u corps correspond pratiquement u n e région des cortex
primaire moteur et somatosensoriel. A i n s i , en arrière d u cerveau, s u r l a face
interne des lobes occipitaux, se trouve le cortex v i s u e l primaire ; les aires
auditives primaires sont situées d a n s les lobes temporaux ; quant a u sens
olfactif, i l est concentré d a n s une région située à l a base des lobes frontaux.
Comnlpxfi scolaire Saint Ranhaeï
18
2. L e s aires secondaires et les aires associatives
À côté ou autour de chaque aire sensorielle primaire se trouve son aire
secondaire, p u i s les aires 'associatives et finalement les aires motrices. Chaque
aire secondaire établit de nombreux liens avec son homologue de l'autre
hémisphère d u cerveau, avec toutes les aires secondaires de son propre côté, et
avec les aires 'associatives. C e s dernières semblent avoir pour rôle de traiter
l'information sensorielle et d'intégrer les divers types de données e n u n tout
porteur de sens : « ceci a l'allure d'une fraise, a l'odeur d'une fraise et le goût de
l a fraise, ce doit donc être u n e fraise ». Elles sont interconnectées et
communiquent avec les aires motrices.
2.Les activités mentales
Outre ces activités de base, le cortex joue u n rôle primordial d a n s les activités
mentales, chacune d'entre elles étant effectuée par u n e zone précise. Ce sont
leurs interconnexions q u i aboutissent à rapparition de l a penséer L e s
neurologues estiment que les niveaux les p l u s élevés d u cerveau établissent u n
modèle d u monde réel, u n e figuration mentale. U n tel modèle est établi p a r les
dix milliards de neurones d u néocortex h u m a i n . I l permet p a r exemple de faire
émerger des souvenirs à l a conscience. D a n s ce processus, on suppose que les
régions corticales q u i avaient été actives a u moment de l a stimulation externe
initiale sont réactivées. Quoi qu'il en soit exactement, i l est clair qu'une des
fonctions principales d u cortex des mammifères est l'élaboration d'images
mentales d u monde environnant q u i leur permettent de s y adapter de façon
remarquable.
2.Division fonctionnelle
Le système nerveux somatique comprend l'ensemble des structures q u i
permettent à r a n i m a i d'appréhender son environnement (neurones sensitifs
reliés a u x organes des sens), et de réagir en fonction de celui-ci (neurones
moteurs responsables des contractions musculaires). I l comprend également
les neurones impliqués, de façon non volontaire, dans l a tonicité musculaire.
1. Système nerveux autonome ou végétatif
Le système nerveux autonome contrôle et régule les fonctions respiratoires,
circulatoires, digestives et urogénitales. I l comprend deux entités, le système
nerveux orthosympathique (ou sympathique), dont les neuromédiateurs sont
Fadrénaline et l a noradrénaline, et le système nerveux parasympathique, dont
le neuromédiateur est racêtylcholine. C e s deux systèmes ont des effets opposés
s u r leurs organes cibles : ainsi, le système sympathique stimule l'organisme
(augmentation de l a fréquence des battements d u cœur, élévation de l a
Comnlexe scolaire Saint Ranhael
19
pression artérielle, etc.), tandis que le système parasympathique est impliqué
dans s a mise a u repos {il joue u n rôle capital, par exemple, dans le sommeil
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1
-PRÉSENTATION
Anatomie humaine : le système nerveux
nerveux, système, ensemble des structures anatomiques caractéristiques d u
règne animal impliquées d a n s l a réception et dans l a transmission des
informations provenant de l'environnement, dans l a commande des muscles et
autres organes effecteurs, et d a n s l a coordination des diverses fonctions
vitales.
Le système nerveux se compose de deux parties : des centres nerveux (chez les
vertébrés, i l s'agit de l'encéphale et de l a moelle épinière qui, ensemble, forment
le système nerveux central) et u n ensemble de nerfs (composés des
prolongements [axones] des cellules nerveuses), qui partent d u système
nerveux central pour innerver le reste de l'organisme (chez les vertébrés, i l s
forment le système nerveux périphérique).
Systèmes nerveux
Systèmes nerveux
L a complexité d u système nerveux augmente a u fur et à mesure que l'on
monte d a n s l'échelle de révolution. A i n s i , p a r m i l e s invertébrés, i l est bien
p l u s élaboré chez l e s insectes que chez l e s méduses. Chez les vertébrés, i l
atteint son niveau m a x i m a l de complexité d a n s le groupe des mammifères.
Chez les vertébrés, on peut également distinguer deux types de systèmes
nerveux s u r l a base de leur fonctionnement : le système nerveux somatique,
qui reçoit et traite les informations en provenance des organes des sens et
contrôle les postures et mouvements de l'organisme, et qui comprend le
système nerveux « volontaire » ; et le système nerveux autonome (ou végétatif),
qui fonctionne indépendamment de tout contrôle volontaire et régule l a
respiration, l a digestion, les contractions cardiaques, etc.
L'étude d u système nerveux constitue l a neurophysiologie.
2 FONCTIONNEMENT DU T I S S U N E R V E U X
Comnlexe scolaire Saint RaDhael
20 c
T i s s u nerveux
L'observation a u microscope d'une coupe de cerveau montre les corps
cellulaires des neurones (en b r u n foncé), c'est-à-dire les parties de ces
cellules nerveuses contenant le noyau (en b r u n clair). L e s longs
prolongements d u corps cellulaire, q u i forment notamment les nerfs, ne
sont visibles a u microscope que s u r u n e courte portion de leur trajet,
d u fait de leur finesse et de leur parcours sinueux.
Réseau de neurones
Le t i s s u nerveux comprend plusieurs types de cellules, m a i s l a cellule
nerveuse proprement dite est le neurone. I l a pour rôle, p a r
rintermédiaire de s e s prolongements cellulaires (les dendrites et
l'axone), de recueillir et de conduire l'information nerveuse et, a u sein
des centres nerveux, de traiter cette information.
Microscopie de neurones e n culture m i s e n valeur par
immunofluorescence (on fait réagir les neurones avec des anticorps
spécifiques liés à des substances fluorescentes). L a coloration fait
ressortir l e s prolongements cellulaires (axones et dendrites) — les
courts e n vert, les longs e n rose —, et les noyaux cellulaires des
neurones et des cellules n o n neuronales (en bleu). C e s neurones ont été
cultivés à partir de cellules indifférenciées de tératocarcinome h u m a i n
(une lignée de cellules capables de se différencier en cellules nerveuses).
Les éléments de base d u système nerveux sont les neurones, ou cellules
nerveuses, q u i conduisent les impulsions nerveuses. I l s sont entourés de
cellules appelées cellules gliales, q u i forment u n t i s s u appelé névroglie. L a
névroglie est notamment impliquée dans les fonctions de soutien, de nutrition,
d'évacuation des déchets cellulaires et de défense immunitaire des neurones.
1.Neurones sensitifs et effecteurs
Les neurones véhiculent des informations d'une zone de l'organisme à une
autre sous forme d'impulsions nerveuses de nature électrique : des organes
vers l'encéphale pour les neurones sensitifs, et de l'encéphale vers les organes
effecteurs (muscles p a r exemple) pour les neurones effecteurs. Selon leur
diamètre et leur nature, myélinisés ou non, les neurones transportent plus ou
moins rapidement les messages. D a n s le système nerveux périphérique, les
neurones sont organisés e n fibres, les nerfs.
L a peau, p a r exemple, renferme plusieurs types de terminaisons nerveuses,
chacune d'elles étant sensible à des stimuli particuliers (douleur, chaleur, etc.).
Lorsque les récepteurs spécialisés dans l a réception de tel ou tel s t i m u l u s sont
CnTnnlpvf srolaire Saint Ranhael
21
•
excités, les neurones correspondants transmettent l'information a u système
nerveux central qui, en retour, envoie des impulsions, par le biais des
neurones effecteurs, a u x organes comme les muscles, pour déclencher une
réponse appropriée. De nombreuses réactions d u système nerveux peuvent
ainsi s'expliquer p a r des a r c s réflexes relativement simples, ayant pour but de
provoquer u n mouvement ou u n e sécrétion glandulaire. L'arc réflexe le plus
simple met en j e u deux neurones : u n neurone sensitif transmet une
information (douleur p a r exemple) à l'encéphale, q u i déclenche une contraction
musculaire pour échapper a u s t i m u l u s douloureux via u n neurone moteur.
Synapse
L a transmission d u signal nerveux entre deux neurones se fait a u niveau
des synapses.
Le système nerveux forme u n réseau intégré de neurones, tous abondamment
connectés entre e u x : u n e cellule nerveuse réalise, par rintermédiaire de son
axone, plusieurs milliers de connections avec d'autres cellules, pendant qu'elle-
même est l'objet, s u r son corps cellulaire ou s u r s e s dendrites, de plusieurs
milliers de connections. L a transmission d u signal d'un neurone à l'autre se
fait a u niveau des synapses, q u i peuvent être soient électriques, soit
chimiques. D a n s ce dernier c a s , le message est t r a n s m i s p a r Intermédiaire
d'un neuromédiateur q u i peut être soit excitateur (favoriser l'apparition d'un
potentiel d'action), soit inhibiteur (défavoriser l'apparition d'un potentiel
d'action). Le comportement d u neurone recevant les influx résulte donc de
l'ensemble des signaux reçus, inhibiteurs et activateurs. S i les signaux
activateurs sont majoritaires, le neurone produira u n influx nerveux. A u
contraire, s i ce sont les signaux inhibiteurs qui l'emportent, i l bloquera l a
transmission. Ce mode de fonctionnement, qui est une forme biologique de
traitement de l'information, est largement utilisé p a r le système nerveux pour
intégrer u n important flux de données et produire une réponse appropriée.
L E SYNAPSE
Complexe scolaire Saint Raphaël
22
- neuromédiateur
' H P
récepteur _
membrertaïre
Fonctionnement d'une synapse chimique
L e s synapses constituent les zones de jonction entre deux neurones ou entre
u n neurone et u n e cellule effectrice (cellule musculaire par exemple}, et
permettent l a transmission d'une information de l ' u n à l'autre.Dans u n e
synapse chimique, l'extrémité de l'axone d u neurone présynaptique contient
des vésicules (petits organites entourés d'une membrane) remplies de
neuromédiateurs. L'arrivée d'un influx nerveux (potentiel d'action) provoque l a
migration des vésicules et leur fusion avec l a membrane d u neurone. Cette
fusion permet l a libération des molécules de neuromédiateurs d a n s l'espace
synaptique. C e s molécules vont ensuite se fixer s u r les récepteurs
mèmbranaires spécifiques de l a cellule post-synaptique, ce qui déclenche chez
cette dernière une réponse appropriée (nouvel influx nerveux s ' i l s'agit d'un
neurone, c ^ i t r a c t i o n s'il s'agit d'une cellule musculaire, etc.).L'activité des
neuromédiateurs est limitée d a n s le temps, notamment grâce a u processus de
recapture par le neurone présynaptique, q u i stocke à nouveau les molécules
dans des vésicules.
Synapse, zone de contact entre u n neurone et u n e autre cellule, qui peut être
u n neurone ou u n e cellule d'un autre type (musculaire, p a r exemple), et qui
permet l a transmission d'une information d u premier vers l a seconde.
On distingue deux types de synapses : les synapses électriques et les synapses
chimiques. L e s premières permettent le passage d'un potentiel d'action entre le
neurone présynaptique et l a cellule postsynaptique. L e s synapses chimiques
mettent e n j e u des neuromédiateurs. Ces derniers, libérés p a r le neurone
présynaptique sous l'influence d'une impulsion nerveuse, se fixent s u r les
récepteurs de l a cellule postsynaptique et déclenchent, chez cette dernière, une
réponse appropriée (apparition d'un potentiel d'action, contraction musculaire,
etc.). L a transmission d u signal est généralement unidirectionnelle, de l a
cellule présynaptique vers l a cellule postsynaptique.
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23
S Y N T H E S E DU S Y S T E M E N E R V E U
Système nerveux
Système nerveux central Système nerveux périphérique
Cerveau PtoeHe épinière Neurones effecteurs (efférents) Neurones sensitifs (afférents)
Système autonome ou végétatif Système nerveux somahque
Système nerveux sympathique Système nerveux parasympathique
Organisation d u système nerveux des vertébrés
S u r le plan anatomique, le système nerveux se compose de deux parties : le
système nerveux central (cerveau et moelle épinière chez les vertébrés)- et le
système nerveux périphérique, q u i comprend les différents nerfs qui partent d u
système nerveux central pour innerver le reste de l'organisme. Le système
nerveux central traite et coordonne les informations qui arrivent des nerfs
sensitifs (ou afférents) d u système nerveux périphérique, et celles q u i sont
envoyées a u x organes v i a les nerfs effecteurs (ou efférents), dont font partie les
neurones moteurs q u i commandent les contractions musculaires. I l est
également le siège des fonctions cérébrales complexes comme l a mémoire,
l'intelligence, l'apprentissage, ou encore les émotions.Sur l a base d u
fonctionnement d u système nerveux, on distingue également u n système
nerveux somatique et u n système nerveux autonome, ou végétatif. Le premier
contrôle les commandes motrices volontaires (locomotion, langage 1/4) tandis
que le second réunit l e s commandes motrices involontaires des fonctions
vitales (digestion, battements d u cœur, etc.). Le système autonome se divise
encore en deux systèmes : le système sympathique (le système de l a veille), qui
accroît l a vigilance, augmente le rythme cardiaque, freine l a digestion, et de
façon générais prépare le corps à réagir rapidement face a u x situations
inhabituelles, et le système parasympathique (le système d u repos), qui a une
action antagoniste - baisse de l a vigilance, diminution de l a fréquence
cardiaque, stimulation de l a digestion, etc.
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24
CHAPITRE m : ANATOMIE ET PHYSIOLOGIE DU SYSTEME
ENDOCRINIEN
I I I . 1. L E S HORMONES
DEFINITIONS
Substances d'origines glandulaires, transportée dans le sang jusqu'à u n organe
s u r le fonctionnement duquel elle exerce une action biologique spécifique^
Endocrinien, système, ensemble des organes et des tissus q u i fabriquent et
libèrent des hormones.
L'étude scientifique des glandes endocrines, des substances hormonales
qu'elles produisent, de l e u r s effets physiologiques et des troubles et des
maladies pouvant résulter de leur dysfonctionnement est l'endocrinologie.
L e s organes endocriniens sont des glandes endocrines, c'est-à-dire des glandes
à sécrétion interne dont les produits — les hormones — sont directement
libérés dans le sang (par opposition a u x glandes exocrines, qui libèrent leurs
produits de sécrétion d a n s u n e cavité de l'organisme ou à s a surface — glandes
sudoripares ou mammaires, p a r exemple). Certaines glandes d u système
endocrinien sont dites endo-exocrines, c a r elles présentent à l a fois une
fonction endocrine et u n e fonction exocrine. C'est le c a s , notamment, d u
pancréas, q u i comprend deux types de structure, l'une impliquée dans l a
synthèse de l'insuline et d u glucagon (pancréas endocrine) et l'autre dans l a
libération de s u c s gastriques (pancréas exocrine). L'hypothalamus, bien que
fabriquant deux hormones et certains facteurs régulant l'activité de
l'hypophyse, n'appartient p a s a u système endocrinien : en effet, les hormones
qu'il produit ne sont p a s libérées dans le sang, mais acheminées vers
l'hypophyse, qui les stocke et les déverse ensuite dans l a circulation sanguine.
L a définition fonctionnelle d u système endocrinien est cependant incertaine, en
raison de l a découverte de nombreuses hormones types dans des sites où elles
n'ont p a s de fonctions endocriniennes. Ainsi, les molécules d u groupe des
catécholamines se retrouvent dans les extrémités de neurones, où elles jouent
le rôle de neurotransmetteur (transmission de l'influx nerveux). Des
composants d u système rénine-angiotensine ont été retrouvés dans le cerveau
où leur fonction reste indéterminée. L e s peptides intestinaux, comme l a
gastrine, l a cholécystokinine, le peptide vaso-intestinal (VIP) et le peptide
inhibiteur gastrique (GIP) existent dans le cerveau. L'endorphine est décelée
dans les intestins et l'hormone de croissance d a n s les cellules des îlots de
Langerhans. D a n s le pancréas, les hormones de croissance semblent agir
25
localement e n inhibant l a libération de l'insuline et d u glucagon des cellules
endocriniennes.
. L E S GLANDES E N D O C R I N E S
Principales hormones chez l'homme
Les glandes endocrines sont les organes sécréteurs d'hormones d u système
endocrinien. C e s hormones régulent toutes les grandes fonctions biologiques :
l a croissance, le développement et le fonctionnement de nombreux tissus. E n
outre, elles coordonnent les processus métaboliques à l'intérieur de
l'organisme..
X Hypophyse
L'hypophyse, ou glande pituitaire, est située à l a base d u cerveau. Elle est
constituée de trois lobes : l'antéhypophyse ; le lobe intermédiaire qui, chez les
primates, n'existe que pendant une courte période de l a vie, et l a
posthypophyse, ou lobe postérieur.
1. Antéhypophyse
L'antéhypophyse sécrète plusieurs hormones qui ont pour fonction de stimuler
l'activité d'autres glandes endocrines : l a corticotrophine, ou A C T H , stimule le
cortex des glandes surrénales ; l a thyréostimuline, ou thyrotrophine, appelée
T S H , agit s u r l a thyroïde ; l'hormone folliçulostimulante (FSH) et lTiormone
lutéinisante (LH) stimulent les glandes sexuelles, l a prolactine agit, avec
d'autres hormones spécifiques, s u r l a production de lait p a r l a glande
mammaire. L'antéhypophyse est, en outre, à l'origine .de l'hormone^ de
croissance (GH), o u somatotrophine, q u i favorise le développement des t i s s u s
de l'organisme, e n particulier l a trame osseuse et les muscles, et agit s u r le
métabolisme glucidique. L'antéhypophyse sécrète également l'hormone
mélanotrope, q u i régule l'intensité de l a pigmentation des cellules pigmentaires
par l a mélanine. D a n s les années soixante-dix, les chercheurs ont découvert
que l'antéhypophyse produit également des endorphines, peptides agissant s u r
le système nerveux central et périphérique pour réduire l a sensibilité à l a
douleur.
2. Posthypophyse
Le lobe postérieur de l'hypophyse stocke les hormones produites par
l'hypothalamus : l a vasopressine, hormone antidiurétique qui contrôle l a
quantité d'eau excrétée a u niveau des reins et augmente l a pression sanguine,
et l'ocytocine, qui stimule les contractions utérines et celles des c a n a u x
galactophores lors de l'allaitement.
•
26
3.Contrôle des sécrétions
L a sécrétion des hormones antéhypophysaifes est sous le contrôle de facteurs
produits p a r l'hypothalamus. L a sécrétion de thyréostimuline est stimulée p a r
le facteur de libération de l a thyréostimuline (TRF) et l a sécrétion de l'hormone
lutéinisante p a r le facteur de libération de l a lutémostimuline ( L H R H ou L R H ) .
L a dopamine ( u n neurotransmetteur) produite d a n s l'hypothalamus inhibe
généralement l a libération de prolactine p a r l'antéhypophyse. E n outre, l a
libération de l'hormone de croissance est inhibée p a r l a somatostatine, qui est
également produite par le pancréas.
Glandes surrénales
L e s glandes surrénales sont composées de deux structures : l'une
périphérique, l a glande corticosurrénale, l'autre centrale, l a médullosurrénale.
Les deux glandes surrénales, q u i comprennent chacune une partie corticale et
une partie médullaire, sont situées au-dessus des reins.
1 .Médullosurrénale
L a médullosurrénale sécrète l'adrénaline et l a noradrénaline, q u i ont une
action stimulante s u r le cœur, augmentent l a pression sanguine et agissent
s u r l a dilatation et l a constriction des vaisseaux sanguins et des muscles,
permettant a i n s i à l'organisme de répondre p l u s vite et avec plus d'efficacité
a u x situations critiques. E n outre, l'adrénaline (mais p a s l a noradrénaline)
augmente l a glycémie (taux de glucose dans le sang).
2. Corticosurrénale
L a corticosurrénale fabrique u n groupe d'hormones appelées glucocorticoïdes
(ou glycocorticoïdes), comprenant le cortisol, l'hydrocortisone et les
minéralocortocoîdes (notamment l'aldostérone et d'autres hormones
essentielles à l a survie et à l'adaptation a u stress). L e s sécrétions
corticosurrénales régulent l'équilibre e n e a u et e n s e l de l'organisme,
influencent l a pression sanguine, agissent s u r les t i s s u s lymphatiques et s u r
les mécanismes d u système immunitaire et régulent le métabolisme glucidique
et protidique. L a corticosurrénale sécrète également des hormones stéroïdes
sexuelles.
^3.Thyroïde
L a thyroïde est u n e glande située dans le cou, formée de deux lobes. L e s
hormones thyroïdiennes (thyroxine et tri-iodothyronine) augmentent l a
consommation e n oxygène et stimulent le métabolisme, régulent l a croissance
et l a maturation des t i s s u s de l'organisme, affectent l a vigilance et l'humeur. L a v
thyroïde sécrète également l a calcjtonine, q u i abaisse le t a u x sanguin de
27
calcium (calcémie) en inhibant l a résorption osseuse (perte de calcium par les
os).
>4 L E PARATHYROIDE
Les glandes parathyroïdes se trouvent à proximité de l a thyroïde ou enchâssées
dans celle-ci. L'hormone parathyroïdienne (ou parathormone) régule les t a u x de
calcium et de phosphore d a n s le sang (elle augmente le t a u x de calcium, tandis
qu'elle diminue le t a u x de phosphore).
^ 5.Pancréas
Le corps d u pancréas est constitué d'un tissu exocrine q u i libère les s u c s
gastriques dans le duodénum. Répartis le long de ce t i s s u , des a m a s de cellules
endocriniennes appelées îlots de Langerhans sécrètent deux hormones,
l'insuline et le glucagon. L l n s u l i n e agit s u r les métaboîismes glucidique,
protidique et lipidique, augmentant le niveau d'utilisation d u sucre et
diminuant son t a u x sanguin. Elle favorise l a formation de protéines et le
stockage de lipides. L e glucagon augmente temporairement l a glycémie en
provoquant l a libération d u glucose d u foie.
yL ô.Ovaires
Cycle menstruel ;
Les ovaires sont les glandes génitales femelles, ou gonades. I l s sont a u nombre
de deux, en forme d'amande, situés de chaque côté de l'utérus. I l s sont
responsables de l a sécrétion des hormones œstrogènes, nécessaires a u
développement des organes reproducteurs et à l'acquisition des caractères
sexuels secondaires comme l a répartition des graisses, l'ouverture d u bassin, le
développement de l a poitrine et l'apparition des poils pubiens et axillaires. L e s
ovaires fabriquent également u n e hormone appelée relaxine, qui induit l a
dilatation d u col de l'utérus pendant l'accouchement.
% 7.Testicules
Les gonades mâles, ou testicules, a u nombre de deux, sont des corps
ellipsoïdaux suspendus d a n s le scrotum. L e s cellules de Leydig des testicules
produisent une ou p l u s i e u r s hormones mâles, appelées androgènes. L a plus
importante de ces hormones est l a testostérone, qui stimule le développement
des caractères sexuels secondaires, influence l a croissance de l a prostate et des
vésicules séminales, et favorise l'activité sécrétoire de ces structures.
CnnrmlpYP s r n l a i r p .Saint R n n h a ^ l l
4 L E S A U T R E S T I S S U S A FONCTION E N D O C R I N E
i
U n certain nombre de t i s s u s de l'organisme, qui ne sont p a s des glandes a u
sens strict d u terme, a s s u m e n t pourtant u n e fonction endocrine et produisent
des hormones.
1. Placenta
Le placenta, organe formé a u cours de l a grossesse à partir de l a membrane
enveloppant le fœtus et de l a muqueuse utérine, prend e n charge certaines des
fonctions endocriniennes de l'hypophyse et des ovaires nécessaires a u maintien
de l a grossesse. I l sécrète une hormone appelée gonadotrophine chorionique,
substance retrouvée d a n s l'urine a u cours de l a grossesse et s u r laquelle
reposent les tests de grossesse. Le placenta produit de l a progestérone, des
œstrogènes, une hormone protidique présentant certaines des caractéristiques
de l'hormone de croissance et des hormones favorisant l a lactation, les
hormones lactogènes placentaires {voir allaitement).
2. Reins
4
L e s reins sécrètent l a rénine, q u i active l'hormone angiotensine fabriquée dans
le foie ; cette hormone augmente à son tour l a pression sanguine, en partie en
stimulant l a libération d'aldostérone par les glandes surrénales. L e s reins
fabriquent également u n e hormone appelée l'érymropoïétine, qui stimule l a
production des globules rouges p a r l a moelle osseuse.
3 . Appareil digestif
Le tractus gastro-intestinal produit plusieurs substances régulant les fonctions
d u système digestif. Ce sont l a gastrine de l'estomac qui stimule l a sécrétion
d'acide gastrique, et l a sécrétine et l a cholécystoMnine de l'intestin supérieur
qui activent l a sécrétion des s u c s digestifs et des hormones du pancréas. L a
cholécystokinine permet également l a contraction de l a vésicule biliaire.
4. Cœur
L e cœur sécrète l u i a u s s i u n e hormone, appelée facteur natriurétique
auriculaire, q u i joue u n rôle d a n s l a régulation de l a pression sanguine et de
l'équilibre d u sel et de l'eau d a n s l'organisme. Cette fonction d u cœur a été
découverte dans les années quatre-vingt.
5.RÉGULATION H O R M O N A L E
/
L e s hormones connues appartiennent à trois groupes chimiques : les protéines,
les stéroïdes et les aminés. Celles d u groupe des protéines, ou polypeptides,
comprennent les hormones produites p a r l'antéhypophyse, l a parathyroïde, le
placenta et le pancréas. D a n s le groupe des stéroïdes se trouvent les hormones
r.nmnÎP'XP scolaire Saint Ranhael
29
sécrétées p a r les corticosurrénales et p a r les gonades. L e s aminés sont
produites par l a médullosurrénale et l a thyroïde. L a synthèse des hormones est
intracellulaire et, d a n s l a plupart des c a s , le produit est retenu à l'intérieur de
l a cellule jusqu'à s a libération dans le sang. Toutefois, l a thyroïde et les ovaires
contiennent des s a c s spéciaux pour le stockage des hormones.
L a libération des hormones dépend de l a concentration sanguine d'autres
hormones, de certaines substances contrôlées p a r les hormones, a i n s i que de
l a stimulation nerveuse. Ainsi, l a production d'hormones par l'antéhypophyse
est inhibée lorsque les hormones fabriquées par l'une de ses glandes cibles,
corticosurrénales, thyroïde ou gonades, circulent dans le sang. De même,
lorsqu'une certaine quantité d'hormones thyroïdiennes sont présentes dans le
courant sanguin, l'hypophyse cesse s a production d'hormones stimulant l a
thyroïde, et ce jusqu'à l a réduction d u t a u x d'hormones thyroïdiennes. Ce
phénomène est appelé rétroaction négative. C'est grâce à ce processus que les
concentrations d'hormones en circulation sont constamment équilibrées.
L a libération d'hormones est également régulée par l a concentration de
certaines substances d a n s le sang, dont l a présence et .l'utilisation sont sous
contrôle hormonal. D e s concentrations élevées de glucose dans le sang, par
exemple, stimulent l a production et l a libération d'insuline, alors qu'une baisse
de l a glycémie stimule l a production d'adrénaline et de glucagon. Ce système
maintient en permanence l a glycémie dans des t a u x physiologiquement
acceptables. De l a même façon, u n e carence en calcium dans le sang stimule l a
sécrétion de l'hormone parathyroïdienne, et, inversement, u n t a u x élevé de
calcium stimule l a libération de calcitonine par l a thyroïde.
L a sécrétion d'androgènes comme l a testostérone par les testicules est
contrôlée par l'hormone lutéinisante (LH), produite par l'antéhypohyse. L a L H
est, à son tour, sous l a dépendance d u facteur de libération de l a L H
(lutéinostimuline, ou L R H ) sécrétée par l'hypothalamus, lui-même commandé
par des neurones noradrénergiques et sérotoninergiques. E n retour, l a
testostérone inhibe l a production de L R H .
L a fonction endocrinienne est également régulée p a r le système nerveux,
comme le prouvent les réponses surrénales à l a survenue d'un stress. L e s
différents organes endocrines sont sous l a dépendance d u système nerveux de
plusieurs manières. L a médullosurrénale et l a posthypophyse, glandes
richement innervées, sont directement contrôlées par le système nerveux.
Toutefois, le cortex surrénal, l a thyroïde et les gonades, bien qu'ils répondent à
divers sîimuli nerveux, n'ont p a s d'innervation apparente et continuent à
fonctionner lorsqu'ils sont greffés d a n s d'autres régions de l'organisme.
L'antéhypophyse possède u n maigre réseau nerveux, mais ne peut fonctionner
après avoir été transplantée.
Comnlexe scolaire Saint Ranhael
30
Le processus selon lequel les hormones exercent leurs nombreuses a c t i o n s '
métaboliques et morphologiques n'est p a s toujours connu. L e s effets s u r l a
fonction cellulaire sont déclenchés p a r leur action s u r les membranes
cellulaires, s u r les enzymes, par l a régulation de l'expression des gènes ou par
le contrôle de l a libération des ions et d'autres petites molécules. Après leur
. libération, les hormones peuvent être en partie détruites par une dégradation
chimique. Les hormones résiduelles sont rapidement excrétées : on les retrouve
dans l'urine, a i n s i que d a n s les matières fécales et dans l a sueur. Voir aussi
métabolisme.
6. C Y C L E S E N D O C R I N I E N S
Les hormones sexuelles exercent u n e action régulatrice s u r les cycles de l a
reproduction, comprenant le développement des gonades, l a période de
maturité fonctionnelle et le vieillissement de celles-ci, ainsi que le cycle
menstruel et l a période de gestation. L'évolution cyclique de l'œstrus — période
a u cours de laquelle l a fécondation est possible chez les femelles des
mammifères, y compris l a femme — est également régulée par des hormones
sexuelles.
L a période de l a maturation sexuelle (puberté) est marquée par une
augmentation de l a sécrétion des hormones hypophysaires stimulant les
gonades, entraînant a i n s i l a maturation des testicules ou des ovaires et
Faugmentation de l a sécrétion des hormones sexuelles. Celles-ci agissent à leur
tour s u r les organes sexuels secondaires (déterminant l'apparition des
caractères sexuels secondaires — reproduction sexuée) et s u r le développement
sexuel général.
L a puberté, chez l a femme, est associée à l'apparition de l a menstruation et à
l'ovulation. L'ovulation, libération d'un ovule par u n follicule ovarien, se
produit approximativement tous les 28 j o u r s , entre le 1 0 et le 14 j o u r d u cycle
e e
menstruel. L a première partie d u cycle est marquée p a r l a période menstruelle,
qui dure de trois à cinq j o u r s , et p a r l a maturation d'un follicule ovarien sous
l'influence de l a foUiculostimuUne hypophysaire. Après l'ovulation, le follicule
vide forme, sous l'influence d'une autre hormone hypophysaire — l'hormone
lutéinisante —, corps endocrine appelé corps j a u n e , qui sécrète de l a
progestérone, des œstrogènes et, a u cours de l a grossesse, probablement de l a
relaxine. L a progestérone et les œstrogènes préparent l a muqueuse utérine
pour l a grossesse ; s i l a fécondation n ' a p a s lieu, le corps j a u n e régresse, et l a
muqueuse utérine épaissie, privée d'un soutien hormonal, est évacuée —
entraînant l a menstruation. Le schéma cyclique de l a menstruation s'explique
par l a réciprocité inhibition-stimulation entre les œstrogènes et les hormones
hypophysaires stimulant les gonades.
Comnlexe scolaire Saint Raohael
31
S'il y a fécondation et grossesse, l a sécrétion placentaire de gonadotrophine,
progestérone et œstrogènes assure l a permanence du corps j a u n e et de l a
muqueuse utérine, et prépare les seins à l a production de lait, ou lactation. L a
sécrétion d'œstrogènes et de progestérone est très élevée a u cours de l a
grossesse, atteignant u n pic j u s t e a^ant l'accouchement. L a lactation
commence peu de temps après l a délivrance (expulsion d u placenta),
probablement e n raison des modifications de l'équilibre hormonal qui suivent
l'expulsion d u placenta.
Le vieillissement des ovaires et l a baisse de l a production ovarienne
d'œstrogènes entraînent l a ménopause. L a sécrétion de gonadotrophine
augmente en même temps, probablement e n raison de l'absence de l'inhibition
œstrogénique. Chez l'homme, cette même période (andropause) est marquée
d'une baisse progressive de l a sécrétion d'androgènes.
7 . T R O U B L E S D U SYSTÈME E N D O C R I N I E N
L e s troubles fonctionnels d u système endocrinien comprennent les
hyperfohctionnements (activité excessive) et les hj^pofonctionnements (activité
insuffisante). L'hyperfonctionnement d'une glande peut être dû à une tumeur,
bénigne o u , p l u s rarement, maligne et entraîne une sécrétion accrue
d'hormones. L'hypofonctionnement peut être dû à des anomalies congénitales,
u n cancer, des lésions inflammatoires, u n e dégénérescence, des troubles
antéhypophysaires affectant les glandes cibles, u n traumatisme, ou d a n s le c a s
de maladies thyroïdiennes, u n déficit en iode. L'hypofonctionnement peut
également être le résultat de l'ablation chirurgicale d'une glande ou de s a
destruction p a r radiothérapie.
1.Troubles d u fonctionnement de l'antéhypophyse
Homme atteint de gigantisme
Le gigantisme est dû, la plupart du temps, à un dysfonctionnement de l'hypophyse entraînant une
surproduction de l'hormone de croissance.
L'hyperfonctionnement de l'antéhypophyse avec surproduction d'hormone de
croissance peut entraîner u n gigantisme (acromégalie). Une production
excessive d'hormone adrénalo-stimulante entraîne u n cortège de symptômes
comprenant notamment hypertension, faiblesse, fragilité cutanée, et u n e forme
particulière d'obésité. À l'inverse, u n e déficience de l a fonction
antéhypophysaire entraîne u n nanisme (si elle débute précocement dans
l'enfance), u n e immaturité sexuelle, u n e asthénie et, quelquefois, u n
amaigrissement grave.
ComDlexe scolaire Saint Ranhael
32
2 Troubles de l'activité des corticosurrénales
*
Une activité corticosurrénale réduite peut entraîner une maladie d'Àddison,
alors que son activité excessive est responsable d u syndrome de Cushing,
généralement accompagné.-jd'une obésité et d'un virilisme (présence de
caractéristiques sexuelles secondaires mâles chez l a femme et l'enfant).
L e s troubles de l a fonction gonadique affectent principalement le
développement des caractères sexuels primaires et secondaires.
4. Hypothyroïdie et hyperthyroïdie
L'hypothyroïdie congénitale entraîne, chez l'enfant, u n retard de croissance, et
u n retard mental autrefois appelé crétinisme. Chez Fadulte, elle peut
s'accompagner d ' u n myxœdème, atteinte inflammatoire de l a peau se
traduisant p a r u n épaississement des traits et par u n visage bouffi. Une
hyperthyroïdie (maladie de Basedow, goitre toxique) est caractérisée par une
protubérance oculaire, des tremblements et des suées, une augmentation de l a
fréquence d u pouls, des palpitations cardiaques et u n e irritabilité nerveuse.
5. L e s diabètes
Le diabète insipide est dû à u n déficit en hormone antidiurétique, et le diabète
sucré résulte d'un défaut dans l a production d'insuline ou dans l a réponse de
l'organisme à celle-ci.
Comnlexe scolaire Saint Raphaël
33
CHAPITRE IV : ANATOMIE DU SYSTSEME
REPRODUCTEUR
Les organes génitaux, appelés a u s s i organes sexuels, sont les organes q u i
permettent l a reproduction. C'est pour cette raison que l'ensemble de ces
organes est appelé appareil reproducteur.
P a r m i les organes sexuels, certains fabriquent l e s cellules de l a
reproduction, o u gamètes (les spermatozoïdes et les ovules). C e s organes sont
appelés gonades. L e s gonades masculines sont les testicules, q u i fabriquent les
spermatozoïdes (gamètes mâles). L e s gonades féminines sont les ovaires, q u i
produisent les ovules (gamètes femelles). L'appareil reproducteur h u m a i n
ressemble beaucoup à celui des autres mammifères.
1. L'appareil reproducteur féminin
L a plupart des organes génitaux féminins sont internes (ils se trouvent à
l'intérieur d u corps). Seule l a vulve est externe. Elle comprend les grandes
lèvres et les petites lèvres, a i n s i que le clitoris.
1 L e vagin
Le vagin est u n c a n a l élastique qui relie l a vulve à l'utérus. S o n entrée est
protégée par les grandes et les petites lèvres. Chez les j e u n e s filles q u i n'ont
j a m a i s eu de rapport sexuel, i l est e n partie fermé par l'hymen (c'est ce que Ton
appelle l a virginité). L'hymen est une fine membrane située à l'entrée d u vagin.
Lors du premier rapport sexuel, elle se déchire. I l arrive parfois, qu'elle se
distende ou soit rompue en pratiquant certains sports.
Complexe scolaire Saint Ranhael
34
7
4
ai
2 L'utérus
L'utérus se trouve a u - d e s s u s d u vagin. C'est u n organe creux qui a u n e forme
de poire à l'envers. L'utérus est relié a u vagin par u n orifice très fin, le c o l de
l'utérus. C'est d a n s l'utérus que se développe le bébé s'il y a fécondation.
L'utérus est très élastique. I l est habituellement de l a taille d'un poing fermé,
m a i s quand l a femme est enceinte, i l se distend a u fur et â mesure que le bébé
grandit. A u moment de l'accouchement, les muscles q u i se trouvent dans ses
parois sont capables de contractions très puissantes qui permettent a u bébé de
sortir.
3 L e s trompes de Fallope
E n haut de l'utérus, de part et d'autre, se trouvent les trompes de Fallope. Ce
sont des tubes reliés a u x ovaires. L e u r extrémité, appelée pavillon, est en forme
d'entonnoir et entoure en partie chaque ovaire.
4 L e s ovaires
Les ovaires ont l a forme de deux petites boules, de l a taille d'une noix. I l s ont
pour rôle de fabriquer l e s ovules, q u i sont les cellules reproductrices
féminines (ou gamètes féminins). I l s produisent a u s s i des hormones féminines
(notamment l a progestérone et les oestrogènes).
À l'intérieur des ovaires, les cellules qui vont devenir des ovules (les ovocytes)
sont stockées d a n s des sortes de petits s a c s appelés follicules ovariens. Ce
stock est fabriqué avant l a naissance, quand le bébé se développe dans le
ventre de s a mère : chaque petite fille naît avec u n certain nombre d'ovocytes
(des ovules non encore matures). À partir de l a puberté, les ovaires vont
transformer ces ovocytes e n ovules. L e s ovules ne sont p a s produits de façon
permanente m a i s cyclique (c'est le cycle ovarien). T o u s les mois, sous
l'influence d u cycle hormonal de l a femme, certains des follicules grossissent et
mûrissent. L ' u n d'entre e u x éclate finalement, pour libérer u n ovule dans l a
trompe de Fallope : c'est l'ovulation. S i l'ovule produit n'est pas fécondé, les
règles surviennent à l a fin d u cycle. C'est ce que l'on appelle le cycle
menstruel.
E n t r e l a puberté et l a ménopause (le moment où les ovaires arrêtent de
produire des ovules, vers l'âge de 5 0 a n s ) , et s a u f pendant les périodes où elle
est enceinte, une femme produit environ 4 0 0 ovules.
CnmnlpYP scolaire Saint Ranhael
35 *
L'APPAREIL REPRODUCTEUR M A S C U L ï ^
vésicule canal déférent
séminale
prostate
épîdïdyme urètre
pems testicule
teur masculin
L a plupart des organes génitaux de l'homme sont externes.
1 L e pénis (ou verge)
Le pénis n'est p a s u n muscle comme on peut parfois l'entendre. C'est u n
organe constitué de différents tubes appelés « corps » : deux corps caverneux et
u n corps spongieux. I l est traversé par u n canal, l'urètre, q u i transporte
l'urine, m a i s a u s s i le sperme lors de l'éjaculation.
Quand les corps caverneux se remplissent de sang (sous l'effet d'une excitation
sexuelle), le pénis devient rigide et se dresse : on dit qu'il entre en érection.
C'est ce q u i permet les relations sexuelles. L a longueur d u pénis est variable
selon les hommes : elle n ' a aucune influence s u r l a fertilité, n i s u r l a virilité et
l a qualité des relations sexuelles. #
À l'extrémité d u pénis se trouve le gland, lui-même recouvert par une peau
appelée prépuce.
2 L e scrotum (ou bourses)
Le scrotum est u n petit s a c de peau situé derrière le pénis. I l contient les
testicules. I l est en dehors d u corps c a r lçs testicules, pour bien fonctionner,
ont besoin de rester à u n e température • légèrement inférieure a u reste du
corps.
/•
3 L e s testicules /
Les testicules sont a u nombre de deux. I l s fabriquent les spermatozoïdes, qui
sont les cellules reproductrices masculines (ou gamètes masculins). I l s
produisent a u s s i des hormones masculines (notamment l a testostérone).
Contrairement à l a fabrication des ovules chez l a femme, l a fabrication des
36
spermatozoïdes n'est p a s cyclique m a i s continue. À partir de l a puberté, les
testicules produisent e n permanence des spermatozoïdes. Chez l'homme, l a
production de spermatozoïdes ne s'arrête j a m a i s totalement, m a i s elle diminue
à partir de l'âge de 7 0 a n s environ (c'est ce qu'on appelle l'andropause).
Une fois produits p a r les testicules, les spermatozoïdes sont stockés d a n s
l'épididyme, u n canal situé à l'arrière d u testicule, où ils « mûrissent ». Arrivés
à maturité (après u n peu p l u s de deux mois)," i l s remontent par le canal
déférent j u s q u ' a u x vésicules séminales.
4 L a prostate
Située à l'intérieur d u corps, j u s t e au-dessous de l a vessie, l a prostate fabrique
u n liquide spécial, destiné à nourrir les spermatozoïdes : le liquide séminal.
A u moment de l'éjaculation, ce liquide se mélange a u x spermatozoïdes libérés
par les vésicules séminales : c'est ce q u i forme le sperme (expulsé p a r l'urètre).
Le sperme contient environ 1 0 0 millions de spermatozoïdes par millilitre.
LA F E C O N D A T I O N
LES C E L L U L E S GERMINALES
Les cellules de l a reproduction, appelées a u s s i cellules sexuelles ou gamètes,
sont les cellules q u i permettent l a reproduction sexuée. Chez l a plupart des
animaux, chez de nombreuses plantes ainsi que chez les champignons, elles
sont indispensables pour que se forme u n nouvel être vivant.
Chez les a n i m a u x , les cellules de l a reproduction portent le nom d'ovules et de
spermatozoïdes. L e s ovules sont les cellules sexuelles femelles, les
spermatozoïdes sont les cellules mâles.
D E S C E L L U L E S PARTICULIÈRES
Les ovules et les spermatozoïdes contiennent deux fois moins de chromosomes
que les autres cellules d u corps (par exemple les cellules de l a peau ou des
muscles). Par exemple, chez l'espèce humaine, chaque gamète contient 23
chromosomes, a u lieu de 46 pour les autres cellules.
Quand u n ovule et u n spermatozoïde se rencontrent, i l s fusionnent : c'est l a
fécondation. C e l a forme une cellule qui contient le bon nombre de
chromosomes (46 chez l'espèce humaine). L e mécanisme de l a fécondation
permet a i n s i l a fabrication d'un nouvel être vivant, q u i est u n mélange de son
père et de s a mère.
37
L E S C E L L U L E S D E L A R E P R O D U C T I O N HUMAINE
Les spermatozoïdes sont les gamètes masculins. I l s sont fabriqués par les
organes reproducteurs (les gonades) m a s c u l i n s : les testicules.
Les ovules sont les gamètes féminins. I l s sont fabriqués par les organes
reproducteurs féminins : les ovaires.
1 L e s spermatozoïdes
Des spermatozoïdes
Le spermatozoïde est la cellule sexuelle
mâle. C'est une petite cellule qui porte
un long filament (le flagelle). Ce filament
est capable d'onduler, ce qui permet au
spermatozoïde de « nager ». Sur cette
image au microscope, on voit deux
spermatozoïdes, la tête en bas.
L e s spermatozoïdes sont contenus d a n s le spermer I l s sont produits e n
permanence p a r les testicules tout a u long de l a vie, de l a puberté à l a
vieillesse, en très grand nombre. Ce sont de toutes petites cellules constituées
de trois parties :
- u n e « tête », p l u s o u moins ovale : elle contient le noyau, q u i renferme 23
chromosomes ;
- une « pièce mtermédiaire » ; elle renferme une petite réserve d'énergie pour
que le spermatozoïde puisse « nager » jusqu'à l'ovule ;
- une « queue » (appelée flagelle) ; c'est l a partie d u spermatozoïde longue et
fine comme u n fil. Elle est mobile (un peu comme l a queue d'un poisson) : ce
sont ses ondulations q u i permettent a u spermatozoïde d'avancer.
rrtmnlAYP crrvlairf» ' s a i n t R a n h a f l
2 L e s ovules
Des ovules dans un ovaire
Un ovaire contient de nombreux ovules en cours
de fabrication. Chaque ovule est produit par une
structure appelée follicule. Sur cette image, vue au
microscope, on voit plusieurs follicules (les « ronds
») de tailles différentes. Les plus petits renferment
des ovules au début de leur fabrication, les plus
gros des ovules presque « mûrs ». Un seul ovule
arrive à maturité chaque mois.
Les ovules sont produits p a r les ovaires. I l s sont ensuite expulsés d a n s u n «
tube » appelé l a trompe de Fallope, q u i l e s amène jusqu'à l'utérus. L e s ovaires
produisent u n petit nombre d'ovules : u n seul ovule (quelquefois deux) est
expulsé p a r les ovaires u n e fois par mois. De plus, cela ne se produit qu'entre
l a puberté et l a ménopause (le moment de l a vie d'une femme où les cycles
menstruels s'arrêtent).
L e s ovules sont des cellules rondes, beaucoup p l u s grosses que les
spermatozoïdes. Elles sont immobiles (incapables de se déplacer comme le font
les spermatozoïdes). L e u r noyau contient 2 3 chromosomes.
LA F E C O N D A T I O N P R O P R E M E N T D I T E
: : i l ; v ^ < i _ : ; : :,: s; y y - " 3
Cette photographie a été prise juste
après la fécondation. La forme ronde
est une cellule-œuf, appelée aussi
zygote. Elle s'est formée quand un
ovule a été fécondé par un
spermatozoïde.
Cette cellule-œuf est la toute
première étape de la formation d'un
nouvel individu. Bientôt, elle va
commencer à se diviser : elle va se
couper en deux cellules, puis en
quatre, puis en huit et ainsi de suite.
Au bout de quelques jours, cette
simple cellule sera déjà devenue un
embryon.
P r v m n l o v o ci"rkI-3ïT-r» C r a i n t - R s s n h n o l
L a fécondation est l a rencontre d'un ovale et d'un spermatozoïde. À l a suite
de cette rencontre, l'ovule et le spermatozoïde fusionnent : i l s forment une
nouvelle cellule, appelée cellule-oeuf, ou zygote. Cette cellule-œuf v a se
développer et grossir pour former u n nouvel mdividu, constitué de milliards de
cellules. C'est le début de l a gestation, appelée grossesse chez l a femme.
Chez les mammifères, de l a souris à l'éléphant en passant par l'espèce
humaine, les grandes étapes de l a fécondation sont très semblables.
QUAND A L I E U LA FÉCONDATION ? o
Chez les femmes, a u milieu d u cycle menstruel, u n des deux ovaires produit
u n ovule (une cellule sexuelle féminine) : c'est ce que l'on appelle l'ovulation.
Cet ovule est projeté d a n s u n tube q u i relie les ovaires à l'utérus, l a trompe de
Fallope (appelée a u s s i oviducte). Là, i l voyage lentement en direction de
l'utérus. S i , pendant cette période, des spermatozoïdes sont présents d a n s l a
trompe de Fallope à l a suite d'un rapport sexuel, l a fécondation peut avoir lieu.
L'ovule « vit » pendant 1 j o u r ou 2 (24 à 4 8 h). S ' i l n ' a p a s rencontré de
spermatozoïde pendant cette période, i l « meurt ». U n spermatozoïde, l u i , vit de
5 à 6 j o u r s (presque une semaine). Une femme peut donc être enceinte à l a
suite d ' u n rapport sexuel q u i a eu lieu plusieurs j o u r s avant l'ovulation. Après
le j o u r de l'ovulation, elle peut tomber enceinte pendant u n j o u r ou deux. L a
période de fécondité (la période pendant laquelle u n rapport sexuel s a n s
contraception peut déclencher une- grossesse) est donc de 8 j o u r s (6 j o u r s
avant l'ovulation, 2 j o u r s après). Cependant, i l n y a a u c u n moyen de
connaître le j o u r exact de l'ovulation. I l arrive en moyenne a u 14 j o u r du cycle
e
menstruel (le 1 4 j o u r après le début des règles), m a i s i l arrive parfois p l u s tôt,
e
parfois p l u s tard. De plus, de nombreux événements peuvent modifier l a date
de l'ovulation, par exemple des émotions fortes (comme de tomber amoureuse).
L a période pendant laquelle l a fécondation peut avoir lieu et pendant laquelle
une femme peut tomber enceinte est donc imprécise.
Q U E S E P A S S E - T - I L L O R S D E L A FÉCONDATION ?
Quand u n ovule et u n spermatozoïde se rencontrent, le spermatozoïde entre
dans l'ovule. Dès ce moment, p l u s a u c u n autre spermatozoïde ne peut entrer.
À l'intérieur de l'ovule, le noyau d u spermatozoïde (qui renferme les
chromosomes) fusionne avec celui de l'ovule. C'est ainsi que le noyau de l a
cellule-œuf se forme., U n nouvel individu vient d'être créé, même s ' i l n'est fait
pour l'instant que d'une seule cellule. Son sexe est déjà déteraiiné (le zygote
possède deux chromosomes X s i c'est u n e fille ; u n chromosome X et u n
chromosome Y s i c'est u n garçon).
EMBRYOLOGIE
Que se passe-t-il d a n s le ventre d'une femme enceinte ? Comment se forme u n
nouveau bébé ? Chez l'être h u m a i n , on appelle grossesse l a période pendant
laquelle se forme le bébé d a n s le ventre de s a mère. Elle commence a u moment
f n m n l P Y P c r n l a i r A Çaint R ^ n h n ^ l
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de l a fécondation et se termine à l a naissance d u bébé. E n moyenne, elle dure
9 mois.
Pendant les 12 premières semaines de s a vie {3 mois), le bébé q u i se forme
dans le ventre de s a mère est appelé u n embryon. Ensuite, on l'appelle u n
fœtus.
Q U E L E S T L ' E N V I R O N N E M E N T D U F U T U R BÉBÉ ?
•
D a n s le ventre de s a mère (plus précisément dans son utérus), le futur bébé se
développe et grandit dans u n liquide appelé liquide amniotique. Ce liquide le
protège des chocs. I l reste a u s s i e n permanence à l a même température :
l'embryon p u i s le fœtus n'ont n i trop c h a u d n i trop froid. D a n s ce liquide, le
bébé peut également bouger, se retourner, donner des coups de pied.
D a n s le ventre de s a mère, le bébé ne mange pas. Pourtant, i l a besoin de
recevoir des nutriments (des aliments essentiels) pour pouvoir grandir et se
développer. Comment est-il n o u r r i ? I l reçoit les nutriments dont i l a besoin, et
a u s s i de l'oxygène, p a r le cordon ombilical, une sorte de tuyau fixé s u r son
ventre, s u r ce q u i deviendra le nombril (l'ombilic). De l'autre côté, le cordon
ombilical est relié a u placenta. C'est une structure qui se forme s u r l a paroi de
l'utérus et q u i récupère d a n s le sang de l a m a m a n des nutriments et de
l'oxygène.
Q U E S E P A S S E - T - I L APRÈS L A FÉCONDATION ?
l a première c e l l u l e d ' u n être h u m a i n
Le première cellule d'un nouvel être vivant se forme a u moment de l a
fécondation, lorsqu'un spermatozoïde pénètre dans u n ovocyte. À partir de ce
moment, le noyau de l'ovule et celui d u spermatozoïde fusionnent. C'est le
début du développement d'un nouvel individu.
S u r cette photographie prise a u microscope électronique, on peut voir u n ovule
(la sphère bleue). L e s deux boules j a u n e s sont le noyau de l'ovule et celui d u
spermatozoïde s u r le point de se réunir. L e s couleurs de cette image ne sont
pas naturelles ( l a photographie a été colorisée).
Après l a fécondation, l a cellule-œuf se divise en deux cellules. P u i s chacune de
ces cellules se divise à son tour en deux, et a i n s i de suite. C'est ainsi que le
futur bébé commence son développement. À trois j o u r s , l'embryon ressemble à
une petite mûre. I l est fait de 12 ou de 16 cellules.
*
de 6 j o u r s
S i x j o u r s après l a fécondation, l'embryon h u m a i n est composé d'une centaine
de cellules. I l a alors l a forme d'une balle. Pour l'instant, i l voyage encore
librement dans l a trompe de Fallope puis dans l'utérus. Mais i l ne v a pas
tarder à se fixer dans l a paroi de l'utérus.
u n e m b r y o n de 1 m o i s
Après le moment où l'embryon s'est fixé d a n s l a paroi de l'utérus, ses cellv.
ont commencé à se déplacer les unes par rapport a u x autres. E l l e s se s
spécialisées et ont commencé à former des organes. À l'âge de 1 m<
l'embryon est minuscule (il mesure environ 5 niillimètres), m a i s on voit s a t
et s e s y e u x , des ébauches de bras et de j a m b e s , et son cœur, qui bat d
depuis u n e semaine. Le placenta se développe pour apporter a u fœtus tous
éléments nutritifs dont i l a besoin, à partir d u sang de s a mère. v
•rrra^Nestle/Photo Researchers, 3
Après 8 semainesy.de développement (2 mois), toutes les ébauches de
différents organes Wb l'embryon, s e s b r a s et ses j a m b e s , sont en place. ]
mesure environ 3 c m de long. I l flotte d a n s le liquide amniotique, q u i le protèg
des chocs pendant sa croissance
S u r cette photographie, l'embryon nous tourne le dos. On voit bien le dessin d<
s a colonne vertébrale e n train de se former.
fAmnlnvA 1~- O-- .
•
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\ -
À 5 mois (20 semaines), tous les organes d u fœtus sont formés. I l mesure
environ 3 0 centimètres. S e s cheveux et s e s sourcils apparaissent, ses muscles
se développent, i l « donne des coups » avec ses bras et ses j a m b e s : s a m a m a n
commence à le sentir bouger d a n s son ventre.
Derek Bromhall/( jxforri Scientific F i l m s
Un fœtus dans le ventre ae s a mère
Trois mois (12 semaines) après l a fécondation, l'embryon prend le n o m de
fœtus. I l ressemble déjà à u n petit bébé. Mais i l faut encore qu'il grandisse
pendant encore 6 mois avant de pouvoir sortir d u ventre de s a mère.
A _; r* _ i
Pendant l a grossesse, u n petit bébé se forme entièrement... à partir d'une seule
et unique cellule. Cette cellule est appelée cellule-œuf ou zygote : elle se forme
quand u n ovule rencontre u n spermatozoïde (c'est l a fécondation). J u s t e après
l a fécondation, l a cellule-œuf commence à se d i v i s e r : d'une cellule, elle
devient deux cellules, p u i s quatre, puis huit, etc. E n moyenne, i l se produit
une division toutes les 2 0 heures. E n même temps, ce petit œuf se déplace.
E n effet, l a fécondation a lieu dans u n « tube » appelé l a trompe de Fallope, qui
relie l'ovaire à l'utérus. Après l a fécondation, l'œuf « voyage » dans l a trompe
jusqu'à l'utérus. A u bout de 4 j o u r s , l'œuf arrive dans l'utérus. I l est alors
composé de 16 cellules et ressentble à u n e petite mûre. P u i s l'œuf se
transforme e n u n e petite sphère contenant deux couches de cellules : l'une
donnera l'embryon et l'autre l e p l a c e n t a . Environ 10 j o u r s après l a
fécondation, l'œuf se fixe dans l a paroi de l'utérus, i l y-« fait son n i d » : c'est l a
n i d a t i o n . I l mesure environ 1 dixième de millimètre.
Comment se développe le futur bébé ?
À l'âge d'environ 15 j o u r s , l'embryon mesure u n demi-niillimètre. S e s cellules,
qui continuent à se diviser, se déplacent les u n e s par rapport a u x autres.
Certaines se rassemblent pour commencer à former, le système nerveux.
A u bout d e l x o i s semaines (21 j o u r s ) , l'embryon est p i n s p e t i t q u ' o n g r a i n de
r i z . Pourtant, à l'intérieur de ce minuscule embryon, l a tête commence à se
dessiner, les y e u x se forment et l e cœur c o m m e n c e à b a t t r e , fl est alors plus
petit qu'une tête d'épingle !
 presque u n mois, l'embryon mesure environ 5 mulimètres. I l a une queue,
comme u n têtard de grenouille, et de petits « bourgeons », q u i formeront les
bras et les j a m b e s , commencent à apparaître. La.tête et le cou sont de plus en
p l u s reeonnaissatjles. Pendant les semaines q u i suivent, les bras et les jambes
grandissent et là*|queue disparaît. L e s oreilles comment à se dessiner. À
l'intérieur d u corps, les os se solidifient.
A u bout de deux mois environ (8 semaines), l'embryon mesure 3 c m (à peine
p l u s q u ' u n m o r c e a u d e s u c r e !) et pèse 1 gramme. S a tête est très grosse p a r
rapport a u reste d u corps. S e s pieds et ses m a i n s commencent à être très
reconnaissables.
À trois mois (12 semaines), l'embryon devient u n fœtus. I l mesure environ 8
c m (moins qu'une grosse boîte d'allumettes). À partir de ce moment, en faisant
une échographie, o n p e u t v o i r s i c ' e s t u n garçon o u u n e fille. L e s empreintes
digitales apparaissent et ne changeront plus j a m a i s . Le visage se forme.
À l'âge de 5 mois (20 semaines), tous les organes d u fœtus sont formés. L a
mère commence à sentir ses mouvements dans son ventre. I l mesure alors 3 0