Cours Analyse Complexe 2024-2025
Cours Analyse Complexe 2024-2025
3
4 Table des matières
[Link] Dénition . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 17
2.1.4 Fonctions holomorphes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18
[Link] Dénition . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18
[Link] Proposition . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18
2.1.5 Théorème : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 19
[Link] Proposition . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 19
2.1.6 Fonction analytique : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 19
[Link] Dénition : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 19
2.1.7 Équivalence entre analytique et holomorphe : . . . . . . . . . 20
[Link] Déntion : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 20
[Link] Théorème : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 21
[Link] Démonstration : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 21
2.2 Fonctions harmoniques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 22
3 Fonction élémentaires 25
3.1 Fonction exponentielle . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 25
3.2 Fonction logarithme . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 25
3.3 Fonctions circulaires . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 26
3.4 Fonctions hyperboliques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 26
3.5 Fonctions puissances . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 26
4 Calcul intégral 29
4.1 ARCS et chemins . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 29
4.1.1 Dénition : Chemin . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 29
4.1.2 Dénition : L'homotopie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 29
4.1.3 Dénition . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 29
4.1.4 Dénition : (γ fermé) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 29
4.1.5 Dénition : (arc simple) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 30
4.1.6 Dénition : (arc opposé) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 30
4.1.7 Dénition : (γ de classe C 1 par morceaux) . . . . . . . . . . . 30
4.1.8 Dénition : (arc équivalent) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 31
4.1.9 Exemple importants des chemins : . . . . . . . . . . . . . . . . 31
4.2 Intégrale curviligne( Intégration complexe) . . . . . . . . . . . . . . . 31
4.2.1 Dénition . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 31
4.2.2 Proposition . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 31
[Link] Démonstration . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 32
4.2.3 Dénition . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 32
4.2.4 Dénition . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 32
4.2.5 Proposition . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 33
4.3 Formules d'intégrales de Cauchy . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 33
4.3.1 Démonstration . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 33
Table des matières 5
6.5.1 Dénition : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 49
[Link] Exemple : . . . .Z . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 50
+∞
P (x) eiαx
6.6 Calcul des intégrales généralisées dx : . . . . . . . . . 51
−∞ Q (x) x
6.6.1 Dénition : . . . . . . . .Z . +∞
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . 51
P (x)
6.7 Calcul des intégrales généralisées xα
0 Q (x)
avec −1 < α < 0 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 53
6.7.1 Dénition : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 53
[Link] Exemple Z : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 55
b
6.8 L'intégrale sous forme f (x) dx avec a , b des points singuliers de f 56
a
6.9 Principe de l'argument . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 59
6.10 Théorème de Rouché . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 59
Bibliographie 63
Introduction
Les premiers résultats mathématiques qui a été estimées par les humain c'était
les chires ,et on travaillé dur pour développer l'ensemble des nombres réels, ce der-
nier qui ne couvre pas lanécessité pour les mathématiciens au cours de son recherche
de solutions aux problèmesur les équations du second degré avec son delta négatifs,
tels que : x2 + 2 = 0.
Mais avant d'entrer dans le coeur de la question dont il est détendu intégration utili-
sant l'intégration de notre rapport, nous devons d'abord connaître les propriétés des
nombres complexes, nous allons examiné dans le premier chapitre, la construction
de C,
l la forme algébrique et la forme trigonométrique d'un nombre complexe.
Ensuite dans le deuxième chapitre, les Fonction de la variable complexe qui contient
une dénition de la fonction de la variable complexe, les fonctions holomorphes, fonc-
tions analytiques, les condition de Cauchy-Riemann et les fonctions harmoniques.
Troisième chapitre est les fonctions élémentaires : fonction exponentielle, fonction
logarithme, fonctions circulaires, fonctions hyperboliques et fonctions puissances.
Le Calcul intégral est le quatrième chapitre qui contient intégrale curviligne, théo-
rème de Cauchy, formule intégrale de Cauchy, formule de la moyenne, formule in-
tégrale de Cauchy pour les dérivées, inégalité de Cauchy et théorème de Liouville-
Théorème de Morera.
7
8 Introduction
(a, b) ⊕ (a0 , b0 ) = (a + a0 , b + b0 )
(a, b) ⊗ (a0 , b0 ) = (aa0 − bb0 , ab0 + a0 b)
C
l est corps commutative.
[Link] Notation :
Pour simplier les écritures, nous écrivons + et × à la place des lois de compo-
sition les internes ⊕ et ⊗.
Pour tout nombre réel a, nous convenons d'identier le nombre (a, 0) avec le réel a.
Nous noterons ailleurs i le nombre complexe (0, 1).
Appliquant cette convention et utilisant la dénition de l'addition et de la multipli-
cation dans C,l on peut écrire pour tout nombre complexe (a, b) :
(a, b) = a + ib
En eet :
(a, b) = (a, 0) + (0, b)
Par ailleurs
9
10 chapitre 1
Donc :
(a, b) = a + ib.
Proposition 02
z réel si est seulement si Im (z) = 0
z imaginaire pur si est seulement si Re (z) = 0
1.1.2 Conjugés
[Link] Dénition
Soit z = a+ib ∈ Cl , un nombre complexe , on appelle le conjugué de z complexe[6,
10, 9] z déni par z = a − ib
[Link] Proposition
Pour tout z ∈ C
l on'a :
z+z
Re (z) =
2
z−z
Im (z) =
2i
z.z =| z |2
z=z
un nombre complexe z est réel si est seulement si z = z et imaginaire pur si
est seulement si z = −z
zz 0 = zz 0 z z
si z 6= 0 overline 0 = 0
0
z z
[Link] Proposition
soit z = a + ib et z = a − ib ∈ C,
l on'a :
preuve Soit z = a + ib ∈ C
l et soit M l'image de M dans P alors on sait que :
−−→
| z|2 =k OM k2 = a2 + b2
Par ailleurs
zz = (+ib) (a − ib) = a2 + b2
12 chapitre 1
[Link] Proposition :
Soient a ∈ C
l et r ∈ IR∗+ , soit A le point du plant d'axe a l'ensemble des point
du plan d'axe z ∈ Cl vériant
1. |z − a| = r est le cercle de centre A et de rayon r.
2. |z − a| ≤ r est le disque fermé de centre A et de rayon r.
3. |z − a| < r est le disque ouvert de centre A et de rayon r.
| z − a | = r ⇔ AM = r
Le corps Cl des nombres complexes 13
0
On'a : zz 0 = ρρ0 ei(θ+θ )
z ρ 0
0
= 0 ei(θ−θ ) , si z 0 6= 0,
z ρ
[Link] Corollaire
soient z et z 0 deux nombre complexes on'a :
1. arg (zz 0 ) = arg (z) + arg (z 0 ) ([2π])
z
2. arg 0 = arg (z) − arg (z 0 ) ([2π]), si z 0 6= 0
z
1
3. arg (z) = arg( ) = arg (z) ([2π])
z
4. ∀n ∈ ZZ, ∀z ∈ C l ∗ arg (z n ) = n arg (z)
Preuve : Soient n ∈ ZZ et z ∈ C
l∗
on'a : z = ρeiθ ou θ ∈ IR
n
On'a donc z n = ρeiθ
n
= ρn eiθ
= ρn einθ
la formule de Moivre
z = ρ (cos θ + i sin θ)
1 1 θ + 2kπ
zn = rne n
Donc il y n racine de z
1 θ + 2kπ
zk = r n e n , k = 0, 1, 2, 3, ...n − 1
L'inni en analyse complexe. 15
zn → ∞ si et seulement si |zn | → +∞
Ainsi
1
zn → ∞ si et seulement si →0
zn
et
zn → ∞et wn → a ⇒ zn + wn → ∞
et
zn → ∞et wn → a 6= 0 ⇒ zn wn → ∞
16 chapitre 1
Chapitre 2
Fonction de la variable complexe
2.1.3 La dérivable
[Link] Dénition
On dit que la fonction f est dérivable en z0 .
f (z0 + h) − f (z0 )
Si f est continue et la limite de existe lorsque h tend vers 0. On
h
notera la limite par f (z0 ).
0
17
18 chapitre 2
[Link] Dénition
f est une fonction holomorphe[6, 1, 8] dans D ⇔ f dérivable en tout point de
D.
[Link] Proposition
Soit f (z) = u (x, y) + iv (x, y) , avec z = x + iy f est une fonction holomorphe
si et seulement si
u (x, y) et v (x, y)
ont leur premiéres dérivés partielles continues satisfaisant les conditions de Cauchy-
Riemann
∂u ∂v
=
∂x ∂x (2.1)
∂u ∂v
= −
∂y ∂y
alors :
∂u ∂v
=
∂x ∂y
∂u ∂v
=−
∂y ∂x
2.1.5 Théorème :
u et v de classe C 1 dans D
et
f = u + iv holomorphe dons D ⇔
∂u ∂v ∂v ∂u
= , =−
∂x ∂y ∂x ∂y
Cette condition est appelée les conditions de Cauchy- Riemann .
Exemple z 7−→ z est holomorphe dans Cl mais z 7−→ z n'est pas holomorphe dans
aucun ouvert de C.
l
[Link] Proposition
1. Si f et g sont holomorphe[4, 9, 8] dans l'ouvert D ,alors :
a f + g, (f + g)0 = f 0 + g 0 et f g sont holomorphe dans D.
f
b est holomorphe dans D − {z ∈ C l \g(z) = 0}
g
c les règles classiques de calcul des dérivées sont équivalentes :
(f + g)0 = f 0 + g 0 , (f g)0 = f 0 g + f g 0
0
f f 0g − g0f
=
g g2
2. Si f est holomorphe dans un voisinage de z0 et si g est holomorphe dans un
voisinage de f (z0 ) alors :
g ◦ f : z 7−→ g [f (z)] est holomorphe dans un voisinage de z0 .
On dit que la fonction f dénie sur un ouvert U de C l est analytique dans U si elle
est développable en série entière en tout point de U .
1
Exemple La fonction f (z) = est analytique dans le disque D(0, 1)
1−z
X
∀z ∈ D(0, 1) la fonction f (z) = zn
n=0
Alors ∀z0 ∈ D(0, 1) et z ∈ D(z0 , 1 − |z0 |) ⊂ D(0, 1)
Donc
1 1
f (z) =
1 − z0 1 − − z0
z
1 − z0
1 X z − z0 n
= ( )
1 − z0 n=0 1 − z0
X (z − z0 )n
= n+1
)
n=0
(1 − z0 )
n=0 n=0
Alors X
f (z) + g(z) = (an + bn )(z − z0 )n
n=0
X
= cn (z − z0 )n
n=0
et X
f (z) × g(z) = cn (z − z0 )n
n=0
n
X
avec cn = ak bn−k
k=0
[Link] Théorème :
Une fonction analytique sur un ouvert U tel que U 6= ∅ de C
l est holomorphe sur
U.
+∞
X
Si f (z) = an (z − z0 )n , pour z ∈ D (z0 , r) ⊂ U , on a alors :
n=0
+∞
X
f 0 (z) = nan (z − z0 )n−1 , pour tout z ∈ D (z0 , r).
n=1
[Link] Démonstration :
+∞
X
Pour z0 ∈ U , il existe r > 0, tel que f (z) = an (z − z0 )n
n=0
Pour z ∈ D (z0 , r) ⊂ U , et pour z 6= z0 dans D (z0 , r), on a :
+∞
f (z) − f (z0 ) X
= an+1 (z − z0 )n = g (z)
z − z0 n=0
Avec : lim
Xz→z0 g (z) = g (z0 ) = a1 , puisque la fonction g est Xcontinue en z0 , la série
entière an+1 t qui à même rayon de convergence que
n
an tn est continue sur
D (0, r), donc en 0.
La fonction f est donc dérivable en z0 de dériveé d'une fonction analytique sur U
est elle même analytique sur U .
Donc : f est holomorphe.
On a :
(z + h − z0 ) ≤ |z − z0 | + ρ − |z − z0 | < ρ
Et :
+∞
X (z + h − z0 )n − (z − z0 )n X +∞
f (z + h) − f (z0 )
− g (z) = an − nan (z − z0 )n−1
h n=0
h n=1
+∞
X
= an Pn (z, h)
n=1
Ou on a posé pour n ≥ 1
(z + h − z0 )n − (z − z0 )n
P (z, h) = − n (z − z0 )n−1
h
n−1
X
= (z + h − z0 )n−1−k (z − z0 )k − n (z − z0 )n−1
k=0
22 chapitre 2
On a, alors :
n−1
X
|P (z, h)| ≤ |z + h − z0 |n−1−k |z − z0 |k + n |z − z0 |n−1
k=0
n−1
X
≤ ρn−1−k ρk + nρn−1 = 2nρn−1
k=0
X
La série nan−1 ρn−1 étant convergente.
Pour ε > 0 donné , on peut donc trouver un entier naturel nε ≥ 1 tel que : ∀n ≥ nε ,
+∞
X
kak−1 ρk−1 < ε
k=n+1
Et un réel ρ1 ∈ ]0, ρ − |z − z0 |[ tel que pour : |h| < ρ1 on ait :
nε
X
ak Pk (z, h) < ε
k=1
nε
X
On a limh→0 ak Pk (z, h) = 0, ce qui donne pour |h| < ρ1
k=1
f (z + h) − f (z)
− g (z) < 3ε
h
f (z + h) − f (z)
lim = g (z)
z→z0 h
Ce qui signie que f est C-dérivable en z de dériveé g (z).
Alors : f est donc holomorphe sur U de dériveé f est analytique sur U
Donc : f est holomorphe.
∂ 2f ∂ 2f
∆f = +
∂x2 ∂y 2
Fonctions harmoniques 23
Remarque 1.
Soit Ω un ouvert de C.l Une fonction f : Ω −→ C
l est harmonique si etseulement
si Re(f ) et Im(f ) sont harmoniques sur Ω.
Car Re(∆f ) = ∆(Re(f )) et Im(∆f ) = ∆(Im(f ))
Proposition 2.1.
Toute fonction holomorphe sur un ouvert Ω est harmonique sur Ω
Preuve 2.2.
Soit f une fonction holomorphe alors Re(f ) = u et Im(f ) = v
u et v de classe C 1 dans Ω
et
∂u ∂v ∂v ∂u
= , =−
∂x ∂y ∂x ∂y
donc
∂ 2u ∂ ∂u ∂ 2v
∂ ∂v
=
=
∂x2 ∂x ∂x
∂y 2 ∂y ∂y
∂ ∂v
∂ ∂u
=
= ( )
∂x ∂y
∂y ∂x
∂ ∂v
∂ ∂u
=
=
∂y ∂x et ∂x ∂y
∂ ∂u
∂ ∂v
= (− )
= (− )
∂y ∂y
∂x 2∂x
∂ 2u
∂ v
= − 2 = − 2
∂y
∂x
Alors Alors
∆u = 0 ∆v = 0
24 chapitre 2
Chapitre 3
Fonction élémentaires
formule dans laquelle e est la base des logarithmes népériens[6]. Si a est réel et positif
on dénit
az = ezLoga
Les fonctions exponentielles complexes ont des propriétés analogues à celles des
fonctions exponentielles réelle.
Proposition 3.1. La fonction Logz, z 6= 0 est une fonction multiforme dénie par
Exemple 3.1.
√ π
Log(1 + i) = ln |1 + i| + i(Arg(1 + i) + 2kπ) = ln 2 + i + i2kπ
4
25
3.3 Fonctions circulaires
Nous dénirons les fonctions trigonométriques ou circulaires[6], sinz , cosz , etc.,
à l'aide des fonctions exponentielles de la manière suivante :
eiz − e−iz eiz + e−iz
sin z = cosz =
2i 2
1 2i 1 2
cscz = = iz −iz
secz = = iz
sinz e −e cosz e + e−iz
sinz eiz − e−iz cosz i(eiz + e−iz )
tgz = = cotgz = = iz
cosz i(eiz + e−iz ) sinz e − e−iz
La plupart des propriétés des fonctions trigonométriques réelles sont encore valables
dans le cas complexe.
z α = eαLogz
26
Exemple 3.2.
√ π
(1+i) (1+i)log(1+i)
(1+i)(ln 2+ i + i2kπ
(1 + i) =e =e 4 )
Remarque 2. On a
(z α )k = z αk ; α ∈ Cl , k ∈ ZZ
mais
(z α )β 6= z αβ
dans le cas général si α ∈ Cl , β ∈ Cl
Exemple 3.3. On a
((−i)2 )i = (−1)i = eilog(−1) = ei(i(π+2kπ)) = e−π−2kπ , k ∈ ZZ
et π
2i(i(− + 2kπ))
2i
(−i) = e 2ilog(−i)
=e 2 = eπ−4kπ , k ∈ ZZ
Donc
((−i)2 )i 6= (−i)2i
27
28
Chapitre 4
Calcul intégral
4.1.3 Dénition
On appelle un arc toute application continue[3, 4, 9] γ d'un intervalle compact
[a, b] de IR dans C,
l s'il en est ainsi on le notera souvent ([a, b] , γ) on dit que γ (a)
est l'origine est que γ (b) est l'extrémite.
29
4.1.5 Dénition : (arc simple)
On dit que γ est un arc simple si l'application est injective.
Il est dit réduit a un point : si l'application γ est constante.
Si ([a, b] , γ) est un arc, on note Im (γ) pour γ ([a, b]) et si U est un ouvert de C,
l on
dit que γ est un arc dans[5, 10, 2] U si Imγ ⊂ U
On appelle chemin dans un ouvert U tout arc ([a, b] , γ) dans U tel que γ soit de
classe C 1 par morceaux.
30
4.1.8 Dénition : (arc équivalent)
On dit que deux chemins ([a, b] , γ) et ([c, d] , δ) sont dits équivalent s'il existe
une application
ϕ : [a, b] → [c, d] vériant[9, 4, 3] les conditions suivantes :
i) ϕ et ϕ−1 est bijective croissante et de classe C 1 par morceaux
ii) on'a γ = δ ◦ ϕ
Si γ et δ sont équivalente on'a :
Imγ = Imδ
t → z0 + reit
t → (1 − t) u + tv
Z Z b
f (z) dz = f (γ (t)) γ 0 (t) dt
γ a
4.2.2 Proposition
Si ([a, b] , γ1 ) et ([c, d] , γ2 ) sont deux chemins équivalentes et si f est un fonction
holomorphe sur Imγ , on'a
Z Z
f (z) dz = f (z) dz
γ1 γ2
31
[Link] Démonstration
On'a γ1 ∼ γ2 , il existe une bijective ϕ croissant avec : γ2 = γ1 ◦ ϕ
= ϕ0 · γ10 (ϕ)
γ20
La formule de changement de variable dans les intégrales fournit
Z Z d
f (z) dz = f [γ2 (t)] γ20 (t) dt
γ2 c
Z d
= f ◦ (γ1 ◦ ϕ) (t) ϕ0 (t) γ10 (ϕ(t)) dt
c
Z d
= f [γ1 (ϕ (t))] γ10 (ϕ(t)) ϕ0 (t) dt
c
On fait un changement de variable z = ϕ (t) alors dz = ϕ0 (t) dt et puisque ϕ est une
bijective croissante donc a = ϕ (c) et b = ϕ (d), alors :
Z Z b
f (z) dz = f [γ1 (z)] γ10 (z)dz
γ2 a
Z
= f (z) dz
γ1
Z Z
Donc f (z) dz = f (z) dz
γ2 γ1
4.2.3 Dénition
Soit ([a, b] , γ) et ([c, d] , γ ◦ ) des chemin f une fonction continue sur Imγ ∪ Imγ ◦
Z Z b
f (z) dz = (f ◦ γ ◦ ) (t) γ ◦0 (t) dt
γ◦ a
Z b
=− f ◦ γ (a + b − t) γ 0 (a + b − t) dt
a
Z a
= (f ◦ γ) (t0 ) γ 0 (t0 ) dt0
b
Z
= − f (z) dz
γ
4.2.4 Dénition
La longueur d'un chemin γ de classe C 1 est la valeur positive suivante :
Z b
long (γ) = | γ 0 (t) | dt
a
32
4.2.5 Proposition
Si f est continue alors :
Z
| f (z) dz |≤ Sup (| f |) long (γ)
γ
En particulier Z
1 f (z)
f (z0 ) = dz
2iπ C (z − z0 )
4.3.1 Démonstration
Soit γ = {z· | z − z0 |= ε}
f (z)
est holomorphe sur C , γ et entre C et γ Donc :
(z − z0 )
f (z) − f (z0 )
Z Z Z Z
f (z) f (z) f (z0 )
dz = dz = dz +
C (z − z0 ) γ (z − z0 ) γ (z − z0 ) γ (z − z0 )
33
Z
1 f (z)
La relation f (z0 ) = dz est valable pour tout point z0 intérieur à C .
2iπ C (z − z0 )
f (z)
L'expression est continue et dérivable aussi bien par rapport à z que par
(z − z0 )
rapport à z0 ( la démonstration ne s'annule pas si z0 est à l'intérieur de C et z sur
C)
On obtient Z
(n) n! z
f (z0 ) = dz
2iπ C (z − z0 )n+1
en dérivant sons le signe somme n fois par rapport à z0 .
[Link] Remarque
Il en résulte que l'on peut noté ce type d'intégrale par
Z zB
f (z) dz
zA
Exemple f (z) = z 2
[Link] Corollaire
Si z → f (z) est holomorphe dans un domaine simplement connexe D, alors pour
tout
Z chemin fermé( courbe nie) situé dans D ;
f (z) dz = 0
C
34
Preuve 4.1. On utilise la formule de Cauchy :
On sait que Z
1 f (z)
f (z0 ) = dz
2iπ ∂ D̄(z0 ,R) z − z0
Z 2π
1 f (z0 + Reit )
= Rieit dt
2iπZ 0 Reit
2π
1
= f (z0 + Reit )dt
2π 0
4.4.1 Primitive
[Link] Une autre conséquence du théorème de Cauchy
Si z → f (z) est une fonction holomorphe dans un domaine simplement connexe
Z z
D alors[10, 6, 8, 9] l'intégrale f (s) ds = F (z)
z0
Consédérée comme fonction de sa borne supérieure est une fonction holomorphe
dans D et de plus
Z z
0 d
F (z) = f (s) ds = f (z)
dz z0
1 (
| f n)(z0 )| ≤ r−n sup{ t ∈ [0, 2π]}|f (z0 + reit )|
n!
+∞
X
f (z) = ak z k , z ∈ C
l
k=0
35
On a les inégalités de Cauchy pour les coecients de la série :
1
|ak | ≤ sup{|f (z)|, |z| = r}.
2πrk
Puisqu'ici |f (z)| ≤ M pour tout z , en laissant r −→ +∞, on obtient
ak = 0 si k ≥ 1.
pour toute chemin fermé contenu ainsi que son intérieur dans D. Alors f est holo-
morphe dans D.
36
Chapitre 5
Dévelepement en Série Taylor et en
Série de Laurent
D = {z ∈ C
l : |z − z0 | < R}, où z0 ∈ C
l et 0 < R ≤ +∞
n=0 dans C
Alors il existe une suite unique {an }∞ l telle que
∞
X
f (z) = an (z − z0 )n , ∀z ∈ D.
n=0
De plus,
f (n) (z0 )
Z
1 f (z)dz
an = = , n = 0, 1, 2, ...
n! 2πi γ (z − z0 )n+1
où
γ = {z ∈ C
l : |z − z0 | = ρ}
et ρ est un rayon quelconque tel que 0 < ρ < R.
37
5.2 Séries de Laurent et Résidus
5.3 Les couronnes
5.3.1 Dénition
∀z ∈ C, l et 0 < R1 < R2
ann (z0 , R1 , R2 ) est la couronne ouverte de centre z0 et de rayon R1 et rayon R2
dénie
ann (z0 , R1 , R2 ) = {∀z ∈ C
l , R1 < |z − z0 | < R2 }
Si on a l'égalité, on dit que la couroune est[4, 8, 2] fermée dénie par
38
Z
1
∀n ∈ ZZ {−1} C−1 = f (z 0 ) dz 0 et γ un contour quelconque orienté positi-
2iπ γ
vement, inclus dans la couronne et entourant de z0 Ce développement est[11, 7, 9]
appelé développement en série de Lourent et il est unique.
Remarque :
Si f est analytique sur D (z0 , r0 ) alors les coecients Cn sont nuls pour n ≤ 0
1
Exemple f (z) = , a ∈ IR∗+
z−a
f posséde une singularité en a. On recherche le développement en série de Laurent
de f autour de z0 = 0
1ere cas : |z| < a, f est analytique sur D (0, r) avec |z| < r < a
1 1
f (z) = −
a1− z
a
+∞
1X z n
=− ( )
a n=0 a
39
1 z z
= − − 2 − 3 − ...
a a a
2éme cas : |z| > a, f est analytique sur C (0, r1 , r2 ) avec a < r1 < |z| < r2
1 1 1
f (z) = =
z−a z1− a
z
+∞
1X a n
= ( )
z n=0 z
1 a a2
= + 2 + 3 + ...
z z z
1
Exemple f : z → , le point z0 = 2 est un point singulier isolé.
z−2
1
f :z→ , le point z0 = 0 est un point singulier non isolé.
1
sin
z
Dans tout ce qui suit, on supposera les points singuliers isolés[6, 7, 8, 9].
Dans le cadre de cette hypothése, si on prend f admettant un point singulier z0, et
que l'on considére sa série de Laurent associée autour de z0 on note bn = C−n et
an = C n
+∞ +∞
X bn X
f (z) = n + an (z − z0 )n
n=1
(z − z0 ) n=0
tel que :
+∞
X bn
est une partie singuliére.
n=1
(z − z0 )n
[Link] Dénition
Si tous les bn sont nuls, la fonction est analytique dans D (0, r) et on dit que z0
est une singularité apparente.
40
[Link] Dénition
Si les bn sont tous non nuls, i.e : s'il existe un bm non nul tel que bn = 0, pour
tout n > m, alors z0 est un pôle d'ordre m et ∀z ∈ D (z0 , r).
bn bn−1
f (z) = m + + ...
(z − z0 ) (z − z0 )m−1
[Link] Dénition
S'il existe une innité de bn non nuls, la singularité est dite essentielle
Exemple
sin z
1. z → :
z
z0 = 0 est une singularité les bn sont tous nuls et on'a :
n
(−1) 2
an = si n est paire
(n + 1)
si n est impaire
0
sin z
(
, z 6= 0
z→ z
0
est analytique et z0 est une singularité apparente.
1
2. z → : z0 = 2 est une singularité c'est un pôle d'ordre 1
z−2
1
3. z → e z : z0 = 0 est une singularité
1
1 1 1
e z = 1 + + ... + + ...
z n zn
1
a0 = 1. an = 0 ∀n > 0, bn = , ∀n > 0 z0 est un singularité essentielle
n
41
42
Chapitre 6
Théomrème des résidus et ses
applications
[Link] Démonstration
Z Z n Z
X
f (z) dz = 0 = f (z) dz + f (z) dz
γ k=1 γk
Or :
Z
f (z) dz = −2iπRes (f, bk )
γk
D'ou le résultat.
43
Figure 6.1 Les points singulières
[Link] Remarque
Si z0 est une singularité apparente de f alors Res (f, z0 ) = 0
44
de z0 et nulle en z0 , on a donc :
lim (z − z0 ) f (z) = b1
z→z0
Alors :
Res (f, z0 ) = lim (z − z0 ) f (z)
z→z0
1 dm−1
Res (f, z0 ) = lim m−1
[(z − z0 )m f (z)]
z→z0 (m − 1) dz
[Link] Proposition
g (z)
Soit f (z) = avec g une fonction analytique au voisinage de z0 et telle que
z − z0
g (z0 ) 6= 0
On'a :
Res (f, z0 ) = g (z0 )
[Link] Proposition
g (z)
Soit f (z) = avec h et g deux fonction analytique au voisinage de z0 , et tel
h (z)
que g (z0 ) 6= 0 et z0 est un zéro simple de h on'a alors :
g (z0 )
Res (f, z0 ) =
h0 (z0 )
Démonstration
g (z)
Res (f, z0 ) = lim (z − z0 )
z→z0 h (z)
z − z0
= g (z0 ) lim
z→z0 h (z) − h (z0 )
g (z0 )
=
h0 (z0 )
45
6.3 Les lemmes de Jordan
6.3.1 Lemme 1
Soit f une fonction holomorphe dans un secteur 0 ≤ θ1 ≤ θ ≤ θ2 ≤ 2π
(θ désignant l'argument de z), sauf éventuellement en certains points (en nombre ni)
qui sont des singularités isolées. Si
lim zf (z) = 0
|z|→∞
resp. lim zf (z) = 0
|z|→0
6.3.2 Lemme 2
Soit f une fonction holomorphe dans un secteur θ1 ≤ θ ≤ θ2 du demi-plan supé-
rieur (resp. du demi-plan inférieur), sauf éventuellement en certains points (en nombre ni)
qui sont des singularités isolées.
Si lim|z|→∞ f (z) = 0, pour θ1 ≤ arg (z) ≤, θ2
Alors : Pour
Z k ≥ 0, (resp. k ≤ 0)
l'intégrale f (z) eikz dz étendu à un cercle γ de rayon R dans le secteur θ1 ≤ θ ≤ θ2 ,
γ
tend vers zéro quand R tend vers l'inni.
Ce lemme est trés souvent utilisé lors du calcul de transformées de Fourier pour la
méthode des résidus.
6.3.3 Lemme 3
Si f est une fonction possédant un pôle simple à l'origine on a :
Z
lim f (z) dz = iπRes (f, 0)
r→0 γ
46
Z +∞
P (x)
6.4 Calcul des intégrales dx :
−∞ Q (x)
6.4.1 Dénition :
P (x)
Considérons une fonction x ∈ R → f (x) = dont la fonction à variable
Q (x)
complexe[10, 11, 7] associée, holomorphe sur C l sauf en un nombre ni de singularités
isolées.
On va désigne par {z1 , z2 , ..., zn } les singularités de f (z) qui appartiennent au demi-
plan supérieur
H = {z ∈ C l , Im (z) > 0}
La courbe γ est simple fermée borde un domaine du demi-plan supérieure contenant
certaines singularités de f (z)
Donc si pour tout réel R > max (|z1 | , |z2 | , ..., |zn |) on intervalle fonction f (z)
sur la courbe γ par courue dans le sens trigonométrique et qui est constituée par
l'intervalle [−R, R] et le demi-cercle CR de centre l'origine et de rayon R Le théoréme
des résidus implique
Z Z R Z
f (z) dz = f (x) dx + f (z) dz
γ −R CR
k=n
X
= 2πi Res (f (z) , zk )
k=1
47
Le lemme de Jordan permetZ de calculer la valeur de la limite de l'intégrale
curviligne[3, 9, 8] limR→+∞ f (z) dz lorsque R tend vers l'inni pour certaines
CR
fonction f (z) Par conséquent, si on fait tendre le réel R > 0 vers l'inni on obtient
l'éxpression suivante :
Z +∞ Z k=n
X
f (x) dx = − lim f (z) dz + 2πi Res (f (z) , zk )
−∞ R→+∞ CR k=1
[Link] Exemple
Pour tout 0 < a < b calculons l'intégrale simple généralisée
Z +∞
x2
2 2 2 2
dx
−∞ (a + x ) (b + x )
x2
(a2 + x2 ) (b2 + x2 )
1
est équivalente à la fonction 2 et on'a :
Z +∞ x
1
dx = 1 converge et que la fonction :
1 x2
z2
f (z) = 2 est holomorphe sur le demi-plan supérieur sauf aux
(a + z 2 ) (b2 + z 2 )
points ia et ib
Donc puis que limz→+∞ zf (z) = 0; le lemme de Jordan combiné avec le théoréme
des résidus impliquent qu'on a :
+∞
x2
Z
dx = 2πi [Res (f (z) , ia) + Res (f (z) , ib)]
−∞ (a2 + x2 ) (b2 + x2 ) " #
(ia)2 (ib)2
= 2πi +
(2ib) (b2 − a2 ) (−b2 + a2 ) (2ib)
π
=
b+a
48
Z +∞
P (x) iαx
6.5 Calcul des intégrales e dx :
−∞ Q (x)
6.5.1 Dénition :
p (x)
Considérons une fraction rationnelle dont le déminateur Q (x) ne posséde
Q (x)
pas des racines réelles et son dégré de Q (x) est supérieur ou égale au dégré de P (x)
plus un (i.e deg (Q (x)) ≥ degZ(P (x)) + 1) .
+∞
P (x) iαx
Le calcul de l'intégrale simple e dx sera fait selon le signe du paramètre
−∞ Q (x)
α.
1. Le pramètre α > 0 : Dans ce cas on choisit un réel R > 0 strictement
supérieur aux modules des racines{z1 , z2 , ..., zn } de Q (z) qui appliquant au
P (z) iαz
démi-plan supérieur H et puis on intégre la fonction e sur la courbe
Q (z)
simple fermée ΓR constituée par l'intevalle [−R, R] et le démi-cercle CR ⊂ H
centré à l'origine de rayon R. Donc : d'aprés le théoreme des résidus on
obtient :
Z Z R Z
P (z) iαz P (x) iαx p (z) iαz
e dz = e dz + e dz
ΓR Q (z) R Q (x) CR Q (z)
k=n
X P (z) iαz
= 2πi Res e , zk
k=1
Q (z)
Notons que puisque deg (Q (x)) ≥ deg (P (z)) + 1 il s'ensuit que :
P (z)
tend vers zéro quand z tend l'inni.
Q (z)
Donc : la fonction
P (z)
M (R) = sup ; z = Re avec 0 ≤ θ ≤ π −→ 0
iθ
Q (z)
Quand R −→ +∞ Ainsi,puisque le module
Z Z π
p (z) iαz
e dz ≤ M (R) e−αR sin(θ) dθ
CR Q (z)
Z0 π/2
≤ 2M (R) e−αR sin(θ) dθ
Z0 π/2
≤ 2M (R) e−2αRθ/π dθ
h π0 i
Car sin (θ) ≥ 2θ/π ∀θ ∈ 0,
2
πM (R)
1 − e−αR
≤
αR
49
Z
P (z) iαz
On déduit que lim e dz = 0.
R→+∞ C Q (z)
R
Par conséquent l'intégrale simple généralisée
Z +∞ k=n
P (x) iαx X P (z) iαz
e dz = 2πi Res e , zk .
−∞ Q (x) k=1
Q (z)
P (z) iαz
on intégre la fonction e sur la courbe fermée ΓR constituée par le
Qiθ(z)
demi-cercle CR = R e ; ∈ [−π, π] ⊂ H − et l'intervalle [−R, R] parcouru
dans le sens opposé Comme ci-dessus en appliquant le théorème des résidus
sur ΓR on obtient :
Z Z R Z
P (z) iαz p (x) iαx P (z) iαz
e dz = − e dz + e dz
ΓR Q (z) −R Q (x) CR Q (z)
k=n
X P (z) iαz
= 2πi Res e , uk
k=1
Q (z)
Et ainsi le passage à la limite sur R vers l'inni implique que
Z +∞ k=n
P (x) iαz X P (z) iαz
e dx = −2πi Res e , uk
−∞ Q (x) k=1
Q (z)
[Link] Exemple :
Z +∞
cos (bx)
Pour tout réels a > 0 et b > 0 calculons l'intégrale 2 2
dx
−∞ x + a
eibz
D'aprés la méthode décrite ci-dessus en intégrant la fonction 2 sur la courbe
a + z2
simple fermée ΓR , constituée par un démi-cercle CR contenu dans le démi-plan
supérieur H centré à l'origine et de rayon R > 0 et l'intervalle [−R, R], on obtient
lorsque R tend vers +∞
50
+∞
eibx
Z ibz
e
2 2
dx = 2πiRés , ia
−∞ x + a z 2 + a2
e−ba
= 2πi
Z +∞ 2ia Z +∞
cos bx sin bx
= 2 2
dx + i 2 2
dx
−∞ x + a −∞ x + a
πe−ba
=
a
Donc : Z +∞
cos bx π −ba
2 2
dx = e
Z 0 −∞ x +Za a
+∞
cos bx cos bx π −ba
⇒ 2 2
dx + 2 2
dx = e
−∞ x + a 0 x +a a
On fait le changement y = −x
Z 0 Z 0
cos (bx) cos (−by)
2 (−dx) = 2 (−dy)
2 2
−∞ (x) + a +∞
Z +∞ (−y) + a
cos by
= dy
Z +∞ 0 y 2 + a2
cos bx π −ba
⇒2 2 2
dx = e
0 x +a a
Z +∞
cos bx π −ba
Donc : dx = e
0 x 2 + a2 2a
+∞
P (x) eiαx
Z
6.6 Calcul des intégrales généralisées dx :
−∞ Q (x) x
6.6.1 Dénition :
Dans ce paragraphe, on va adapter la méthode décrite au paragraphe précédant
P (x) eiαx P (x)
au cas des fonctions avec est une fonction rationnelle tel que le
Q (x) x Q (x)
polynome Q (x) ne posséde pas des racines et son deg (Q (x)) ≥Z deg (P (x))
+∞
P (x) eiαx
Notons que dans ces conditions pour l'itégrale généralisée dx il
−∞ Q (x) x
sut qu'on intégre la fonction
P (x) eiαx
Q (x) x
sur la courbe fermée Γr,R , constituée par le démi-cercle
CR = R eiθ ; θ ∈ [0, π]
51
si α > 0 mais si α < 0 on prend θ ∈ [−π, 0] , l'intervalle
I− = [−R, −r]
le démi cercle
Cr = reiθ , θ ∈ [−π, 0]
et enn l'intervalle
I+ = [r, R] ,
r < min (|z1 | , |z2 | , ... |zn |)
et
R > max (|z1 | , |z2 | , ..., |zn |)
Donc, d'aprés le théorème des résidus on obtient :
Z −r
P (x) eiαx P (x) eiαx P (z) eiαx
Z Z
dx = dx + dz
Γr,R Q (x) x −R Q (x) x Cr− Q (z) z
Z R
P (x) eiαx p (z) eiαz
Z
+ dx + dz
r Q (x) x CR Q (z) z
n
P (x) eiαx
X
= 2π Rés , zk
k=1
Q (x)
Notons aussi que si on procéde comme ci-dessus on verée que l'intégrale
P (z) eiαz
Z
dz
CR Q (z) z
tend vers zéro quand le rayon R tend vers +∞ pour calculer la limite de l'intégrale
P (z) eiαz
Z
dz
Cr− Q (z) z
52
Z +∞
P (x)
6.7 Calcul des intégrales généralisées xα
0 Q (x)
avec −1 < α < 0
6.7.1 Dénition :
Dans ce paragraphe étant donnée une fraction[5, 6, 10, 9, 11]
P (x)
Q (x)
On va décrire une méthode qui permet de calculer les intégrales généralisées de type
Z +∞
P (x)
xα dx
0 Q (x)
(α+1)u P (eu )
e
Q (eu )
53
sur le rectangle CR indique sur la gure suivante
n
(eu ) u
Z
(α+1)u P (α+1)u P (e )
X
e = 2πi Res e , uk
ABCD Q (eu ) k=1
Q (eu )
Z R Z 2π R+iy
P (eu ) x
(α+1)(R+iy) P e
Z
(α+1)x P (e )
e(α+1) du = e dx + i e dy
ABCD Q (eu ) −R Q (ex ) 0 Q (eR+iy )
Z −R −R+iy
Z 0
x P e
P (e )
+ e(α+1)(x+2πi) dx + i e(α+1)(−R+iy) dy
R Z RQ (e x)
2π Q (e−R+iy )
x
(α+1)x P (e )
2π(α+1)i
= 1−e e dx
−R Q (ex )
P eR+iy
Z 2π
+ i e(α+1)(R+iy) R+iy )
dy
0 Q (e
−R+iy
Z 2π
P e
− i e(α+1)(−R+iy) dy
0 Q (e−R+iy )
et
−R+iy
P e
e(α+1)(−R+iy) ' R−(α+1)R C
Q (e−R+iy )
Ou n ∈ IN∗ on déduit que si R l'inni on obtient les deux expressions suivantes :
54
+∞ n
−πe−αi X
Z
αP (x) α P (z)
x dx = − Res z , zk
0 Q (x) sin (πα) k=1 Q (z)
et
+∞ n
(ex ) πe−παi X u
Z
(α+1)x P (α+1)u P (e )
e dx = − Res e , xk
−∞ Q (ex ) sin (πα) k=1 Q (eu )
[Link] Exemple :
+∞
eαx
Z
Pour tout 0 < α < 1 calculons l'intégrale x
dx
−∞ 1 + e
Pour calculer cette intégrale nous considérons le rectangle ΓR dont les cotes sont
[−R, R] , [R; R + 2πi] , [R + 2πi, −R + 2πi] et [−R + 2πi, −R] (voir la gure) et
nous appliquerons le théoréme des résidus à la fonction ;
eαz
f (z) = Sur ΓR
1 + ez
La courbe ΓR est simple fermée et borde un rectangle du demi-plan supérieur
qui contient le pôle simple πi de f (z)
Z
f (z) dz = 2πiRés (f (z) , πi)
ΓR
(z − πi) eαz
= 2πi limz→πi
1 + ez
eαπi
= 2πi πi
e
= −2πieαπi
55
2π
ieα(R+iy)
Z
⇒ limR→+∞ dy = 0
0 1 + eR+iy
ieα(−R+iy) e−αR
et : −R+iy
≤ −R
' e−αR
1+e 1−e
Z 2π α(R+iy)
ie
⇒ limR→+∞ dy = 0
0 1 + eR+iy
On en déduit que si R tend vers Z l'inni on obtient :
+∞
eαx
(1 − e2παi ) x
dx = −2πieαπi
−∞ 1 + e
Par conséquent , pour tout
Z +∞réel αx0 < α < 1 l'intégrale généralisée :
e π
x
dx =
−∞ 1 + e sin (πα)
Z b
6.8 L'intégrale sous forme f (x) dx avec a , b des
a
points singuliers de f
Donc on choisit un chemin γ qui contient le morçeau [a, b] comme l'exemple
suivant :
Z 1
1
√2
−1 (x2 + 1) 1 − x2
On prend
1
f (z) = 2
√
(z 2 + 1) 1 − z2
donc z0 = 1, z1 = −1 sont des points singuliers de f et on a aussi z2 = i , z3 = −i
deux pôles d'ordre 2
(z − 1) = r1 eiθ1 , 0 ≤ θ1 ≤ 2π, alors 1 − z = r1 ei(θ1 +π) .
iθ2
(z + 1) = r2 e , 0 ≤ θ2 ≤ 2π
Alors √
g (z) = p1 − z 2
= (z + 1) (1 − z)
θ1 + θ2 + π
i +kπi
√ 2
= rre 1 2 , k = 0, 1
Si on prend k = 0 donc
3π π
p√ √ i + + π
g (i) = √ 2 ∗ √ 2∗e 4 4
= 2eπi = 2
56
Figure 6.4 le chemin γ associé à l'exemple
5π π
p√ √ i +π+
g (−i) = 4 4
√ 2 2e
= + 2
On prend γ :
γ = Γ ∪ {−L} ∪ γ0 + DC + γ1 + AB + γ2 + L
√
notre fonction 1 − z 2 est analytique et un seule valeur.
1
f (z) = √
(1 + z 2 )21 − z2
quand z ∈ (AB)
π + π!
√ i
g (z) = rre 2 , θ1 + θ2 = π
√ 1 2
= rp r
1 2
= −√ (1 − x) (1 + x)
= − 1 − x2
z ∈ (CD) ⇒ θ1 + θ2 = 3π , alors
4π
i
√
g (z) = rre 2
√ 1 2
= √r1 r2
= 1 − u2
57
Z Z Z Z Z
f (z) dz = f (z) dz + f (z) dz + f (z) dz + f (z) dz
γ Γ −L L γ0
Z Z Z Z
+ f (z) dz + f (z) dz + f (z) dz + f (z) dz
γ1 DC AB γ2
Z Z Z
= f (z) dz + f (z) dz + f (z) dz
Γ γ0 γ1
Z Z 1−r Z −1+r
+ f (z) dz + f (z) dz + f (z) dz
γ2 −1+r 1−r
z = Reiθ alors
1
|f (z)| = √
(1 + z 2 )2 + 1 + z2
1
≤ 5/2
2
Z Z(R + 1)
f (z) dz ≤ |f (z)| dz
Γ ZΓ2π
R
≤ dz
0 (R2 + 1)3/2
2πR
=
(R2 + 1)3/2
−→ 0 (R → +∞)
1
|f (z)| = p
(1 + z 2 ) (1 − z) (1 + z)
1
≤ √
Z r
πr
f (z) dz ≤ √ → 0 (r → 0)
γ2 r
Z
Sur γ0 est la même chose : f (z) dz → 0 (r → 0) .
γ0
Sur
Z γ1 : z = −1 + re
iθ
, 0 ≤ θ ≤ 2π
2πr
f (z) dz ≤ √ → 0 (r → 0) .
γ1 r
58
Z
f (z) dz = 2πi (Res (f, i) + Res (f, −i))
γ !!
d (z − i)2
= 2πi limz→i √
dz (z − i)2 (z + i)2 1 − z 2 !!
d (z + i)2
+ 2πi limz→−i √
dz (z − i)2 (z + i)2 1 − z 2
−6 −6
= 2πi √ + √
16 2 16 2
−12
= √ π
8 2
−3π
= √
2 2√
−3π 2
=
4
Donc quand on passe à la limite r → 0 , R → +∞
Z 1 √
1 −3π 2
2 2
√ dx =
2
−1 (x + 1) 1 − x2 4
Z 1 √
1 −3π 2
⇔ 2
√ dx =
2
−1 (x + 1) 1 − x2 8
59
60
Conclusion
61
62
Bibliographie
63