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CHAPITRE PREMIER :

APERÇU HISTORIQUE DU DROIT MINIER CONGOLAIS

Le droit minier congolais a connu plusieurs phases clés d’évolution qu’il


convient d’explorer. Pour ce faire, ces dernières seront regroupées en deux
temps forts : l’époque coloniale (section 1) et l’époque postcoloniale (section 2).

Examinons tour à tour chacun de ces moments historiques dans un point


distinct.

SECTION 1 : ÉPOQUE COLONIALE

Cette époque a été caractérisée par l’exploitation intensive des ressources


minérales du pays par les puissances coloniales. (Dans ce point, nous
envisagerons, d’une part, l’époque léopoldienne (§.1) et, d’autre part, le
colonialisme belge (§.2.) qui constituent les deux grandes périodes marquant
l’époque coloniale.

§1. L’époque léopoldienne (1885-1908)

Durant cette période, le secteur minier était organisé par les différents
textes juridiques. Dans ce cadre, le décret du 22 juillet 1904 sur le trafic des
substances minérales avait été pris non pas pour modifier et/ou compléter le
régime minier prévu par celui de 1888, mais bien plutôt pour fixer les règles
applicables à la commercialisation, à l’exploitation, à la détention et au transport
des substances minérales.

Il s’ensuit qu’à l’ère léopoldienne, le secteur minier avait les traits


caractéristiques suivants : ‘
- les extractions abusives ;
- la mainmise étrangère;
- le travail forcé;
- le profit colonial;
- les conséquences néfastes.
§2. Colonisation belge (1908-1960)

La Colonisation belge en RDC (alors connue sous le nom de Congo belge)


était principalement axée sur l’exploitation des ressources minérales. Pendant
cette période, le Congo belge était exploité pour ses vastes ressources minérales.
1e ce fait, pour marquer leur mise en main sur les richesses minières, les
colonisateurs belges se sont dotés de quelques textes de lois afin de mieux tirer
profit de ces dernières.

L’exploitation minière était contrôlée par l’État colonial et de grandes


entreprises, laissant peu de place à la propriété ou à l’exploitation privée. Ainsi
la propriété des minerais appartenait à l’État, qui accordait des concessions aux
sociétés privées. Il est à noter que, sous le régime colonial belge, l’exploitation
minière était essentiellement contrôlée par des entreprises étrangères.

SECTION 2 : L’ÉPOQUE POST-COLONIALE

Pour comprendre l’époque postcoloniale, il y a lieu d’épingler trois


périodes majeures : la nationalisation du secteur minier (§.1), la libéralisation du
secteur minier par l’avènement du Code minier (§.2) et la révision du Code
minier (§.3).

§1. La nationalisation du secteur minier (1960-2002)

Après l’indépendance en 1960 la Réservé une partie du cadre juridique


colonial. La nationalisation du secteur minier congolais a eu lieu sous la
présidence de Mobutu Sese Seko, qui a régné sur la République Démocratique
du Congo (alors connue sous le nom de Zaïre) de 1965 à 1997.

Il sied de souligner que, dans les années 1970, à l’occasion de sa politique


de “Zaïrianisation”, Mobutu a commencé à nationaliser un grand nombre
d’entreprises et d’industries, y compris le secteur minier. L’objectif déclaré de
cette politique était de rendre le contrôle de l’économie aux Zaïrois.

En 1967, la Générale des Carrières des Mines (GÉCAMINES) est créée


pour remplacer la société belge « Union minière du Haut Katanga », qui avait le
monopole de l’exploitation des ressources minérales et en a assumé la
responsabilité Cette situation a conduit le gouvernement congolais à prendre
progressivement le contrôle des ressources minières du pays. Cela a coïncidé
avec la nationalisation des mines de cuivre du Katanga. Cependant, le secteur a
souffert de la mauvaise gestion, de la corruption et des conflits armés, en
particulier dans les années 1990.

§2. L’avènement du Code minier (2002-2018)

À la fin des années 1990 et au début des années 2000, en réponse aux
pressions économiques internes et externes, la RDC a mis en place des réformes
visant à libéraliser son secteur minier. Il a été jugé opportun d’ouvrir ce dernier
à l’investissement privé national et international.

C’est ainsi qu’en en 2002, le pays a codifié les différents textes de lois épars
existants par l’adoption de la loi n° 007/2002 du 11 juillet 2002 portant Code
minier dans le but d’attirer les investissements étrangers et de promouvoir le
développement du secteur minier. Ce nouveau texte de loi a établi un cadre
juridique pour les opérations minières et a offert des avantages fiscaux aux
investisseurs. Le décret n° 038/2003 du 26 mars 2003 portant Règlement minier
en constitue ses mesures d’application.

§3. La révision du Code minier (2018 à nos jours)

Pour répondre aux préoccupations concernant l’équité des conditions


offertes aux investisseurs étrangers et l’impact environnemental et social de
l’exploitation minière, le gouvernement a tenu à améliorer sa législation
minière.

Il a paru que, face à la critique que le pays n’avait pas suffisamment


bénéficié de ses ressources naturelles, le gouvernement a résolu de procéder à
la révision du Code minier en 2018. Cette dernière, outre elle donne au
gouvernement une participation gratu4te de 10% dans tous les projets miniers
en phase d’exploitation, prévoit une augmentation des royalties, introduit une
“taxe de super profits” lorsque les prix des matières premières dépassent
considérablement les projections, renforce les exigences en matière de
responsabilité sociale des entreprises et de protection de l’environnement.

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