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Holding

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Au Sénégal, la création et la détention d’une société holding sont légales

et encadrées par la loi. Une holding est une société qui détient des parts
ou actions dans d’autres entreprises, jouant le rôle de société mère. Seules
certaines formes juridiques comme la Société Anonyme (SA), la Société à
Responsabilité Limitée (SARL) et la Société par Actions Simplifiée (SAS)
peuvent bénéficier du régime fiscal avantageux des holdings au Sénégal.

Les holdings ne peuvent pas exercer d’activités industrielles ou


commerciales directes, leur rôle principal étant la gestion des
participations financières. Elles peuvent être passives (gestion de
portefeuille) ou actives (offrant aussi des prestations intellectuelles
comme le conseil).

Fiscalement, les dividendes reçus par la holding sont exonérés à hauteur


de 95 %, ce qui constitue un avantage important. De plus, les holdings
bénéficient d’une réduction de la retenue à la source sur les intérêts reçus
et peuvent déduire certains intérêts d’emprunts.

En résumé, la création d’une holding au Sénégal est légale, sous réserve


de respecter les formes juridiques autorisées et les activités permises par
la loi. Ce dispositif est utilisé pour optimiser la gestion financière, la
protection des actifs et la fiscalité des groupes d’entreprises.

La création d’une holding au Sénégal est totalement légale et encadrée


par la loi. Une holding est une société qui détient des parts dans d’autres
entreprises et doit obligatoirement prendre la forme juridique d’une
société, comme une SARL, SA ou SAS, pour bénéficier des avantages
fiscaux et juridiques spécifiques au statut de holding.

Le cadre légal impose que la holding ait une activité réelle de gestion
d’actifs et ne se limite pas à une simple façade, sous peine d’abus de
droit. Elle ne peut pas exercer d’activités industrielles ou commerciales
directes, son rôle principal étant la gestion financière et éventuellement
des prestations intellectuelles telles que le conseil.

La création passe par les étapes classiques de constitution d’une société :


choix de la forme juridique, rédaction des statuts précisant l’objet social
(passif ou actif), dépôt du capital social, formalités de publicité et
immatriculation au registre du commerce. Un expert-comptable et souvent
un commissaire aux comptes sont requis pour la gestion et la certification
des comptes.

En résumé, la holding est une structure juridique reconnue et réglementée


au Sénégal, avec des règles précises à respecter pour être conforme à la
loi et bénéficier des avantages liés à ce statut.

Une holding est une société dont l’activité principale est de détenir des
participations (actions ou parts sociales) dans d’autres sociétés, sans
intervenir directement dans leur gestion opérationnelle. Elle agit comme
une société mère qui contrôle et gère un groupe d’entreprises, souvent en
exerçant un pouvoir de décision via ses participations, même minoritaires.

Il existe deux types principaux de holding :

Holding passive : se limite à la gestion d’un portefeuille de titres.

Holding active (ou d’animation) : en plus de la gestion de titres, elle réalise


des missions administratives, juridiques ou comptables pour ses filiales.

La holding permet notamment d’optimiser la gestion financière, d’exercer


un contrôle centralisé sur plusieurs sociétés, et de faciliter la transmission
ou la structuration d’un groupe d’entreprises.

Par extension, en finance, le terme « holding » désigne aussi la possession


d’actions ou de parts dans une société, c’est-à-dire la détention d’un actif
financier.

En résumé, une holding est une société qui détient et contrôle d’autres
sociétés par la possession de leurs titres, sans exercer directement
d’activité commerciale ou industrielle.

La fiscalité d’une holding dépend de sa forme juridique et des options


fiscales choisies, principalement entre l’impôt sur les sociétés (IS) et
l’impôt sur le revenu (IR).
Principaux régimes fiscaux pour une holding

Impôt sur les sociétés (IS) : applicable aux sociétés de capitaux (SARL,
SAS, SA). La holding est imposée sur ses bénéfices au taux normal
(environ 25 %) avec des régimes avantageux comme :

Le régime mère-fille : exonération à 95 % des dividendes reçus de filiales


détenues au moins à 5 % pendant 2 ans, ce qui réduit fortement
l’imposition sur ces revenus.

L’intégration fiscale : permet de consolider les résultats du groupe (holding


+ filiales) pour compenser les bénéfices et pertes, optimisant ainsi
l’imposition globale.

Impôt sur le revenu (IR) : option possible pour certaines formes juridiques,
où ce sont les associés qui sont imposés directement sur leur part des
bénéfices, la holding elle-même n’étant pas imposée.

Avantages fiscaux spécifiques

Déduction des intérêts d’emprunts contractés par la holding pour acquérir


des titres, ce qui réduit le résultat imposable.

Exonération quasi-totale des plus-values de cession des titres de filiales


sous conditions, avec une quote-part de frais et charges de 12 % à
réintégrer.

Possibilité de bénéficier du taux réduit d’IS (15 %) sur une partie des
bénéfices, notamment en multipliant les seuils via les filiales.

Conditions clés pour bénéficier des régimes fiscaux avantageux

La holding doit détenir au moins 5 % des titres de la filiale pour le régime


mère-fille.

Les titres doivent être détenus depuis au moins 2 ans.


Pour l’intégration fiscale, la holding doit détenir au moins 95 % du capital
des filiales, qui doivent être soumises à l’IS et avoir les mêmes exercices
comptables.

En résumé, la fiscalité de la holding permet d’optimiser la charge fiscale du groupe grâce à


des mécanismes comme le régime mère-fille, l’intégration fiscale, et la déductibilité des
intérêts d’emprunt, tout en offrant des exonérations sur les dividendes et plus-values sous
conditions strictes. Oui, un salarié embauché par une holding peut travailler
simultanément pour les sociétés filiales du groupe, mais cela nécessite un
cadre juridique précis. En pratique, la holding peut affecter son salarié
auprès des filiales pour y exercer des missions, à condition de formaliser
cette organisation (par exemple via des contrats de prestation ou de
détachement).
Le salarié reste juridiquement lié à la holding, qui conserve le pouvoir
hiérarchique et la responsabilité de l’emploi. Ce lien de subordination doit
être clairement établi, même si le salarié exerce des fonctions dans les
filiales. Il peut aussi cumuler un mandat social dans une filiale tout en
étant salarié de la holding, sous réserve que les fonctions salariées et le
mandat soient bien distingués et que le lien de subordination avec la
holding soit maintenu.
En résumé, le salarié de la holding peut intervenir dans les filiales, mais il
doit rester sous la subordination juridique de la holding, avec un cadre
contractuel adapté pour éviter toute confusion ou risque juridique
Pour qu’un employé travaille dans plusieurs sociétés d’un même groupe
(holding et filiales), plusieurs conditions doivent être respectées :
 Un seul contrat de travail doit être établi, précisant que le salarié est
affecté à plusieurs établissements ou sociétés du groupe, avec
mention des lieux de travail concernés.
 La durée totale de travail correspond à la somme des temps passés
dans chaque société. Cette durée doit respecter les limites légales :
 Pas plus de 10 heures par jour.
 Pas plus de 48 heures par semaine (ou 44 heures en moyenne
sur 12 semaines).
 Le temps de trajet entre les différents lieux de travail est considéré
comme du temps de travail effectif et doit être rémunéré.
 La rémunération est globale et un seul bulletin de paie est établi par
l’établissement principal dont dépend le salarié.
 Le salarié doit respecter une obligation de loyauté envers chaque
employeur, ne pas exercer d’activités concurrentes, et vérifier
qu’aucune clause d’exclusivité ne l’en empêche.
 Si le salarié cumule un mandat social (ex. gérant) et un contrat de
travail dans une société du groupe, il faut que ses fonctions
salariées soient réelles, distinctes et sous subordination, différentes
de ses fonctions de direction.
 Juridiquement, chaque société du groupe est distincte, donc le lien
de subordination s’exerce avec la société employeur unique qui
signe le contrat, même si le salarié intervient dans plusieurs entités.
En résumé, il faut un contrat unique précisant les différents lieux de
travail, respecter la durée légale du travail, s’assurer de l’absence de
clause d’exclusivité, et formaliser clairement le lien de subordination avec
la société employeur.
La comptabilité d’une holding doit respecter plusieurs obligations strictes
similaires à celles des autres sociétés, avec quelques spécificités liées à sa
fonction de société mère.

Obligations comptables principales d’une holding


 Tenue rigoureuse des livres comptables : enregistrement
chronologique de toutes les opérations (achats, ventes, mouvements
financiers) dans les journaux comptables.
 Établissement des comptes annuels : bilan, compte de résultat et
annexe à la clôture de chaque exercice.
 Transmission de la liasse fiscale à l’administration fiscale dans les
délais légaux.
 Dépôt des comptes annuels au greffe du tribunal de commerce pour
assurer leur publicité légale.
 Conservation des pièces justificatives pendant au moins 10 ans.

Particularités comptables d’une holding


 Suivi des titres de participation : la holding doit inscrire à l’actif de
son bilan les titres détenus dans les filiales, avec une valorisation
précise.
 Gestion des flux financiers intra-groupe : suivi des comptes courants
d’associés, des prêts, intérêts, et garanties entre la holding et ses
filiales.
 Amortissements et dépréciations : la holding peut avoir à
comptabiliser des dépréciations sur ses titres de participation ou
autres actifs.
 Régimes fiscaux spécifiques : application du régime mère-fille pour
l’exonération partielle des dividendes reçus, et du régime de
l’intégration fiscale si la holding consolide les comptes du groupe.
 TVA : la holding passive n’est généralement pas assujettie à la TVA,
tandis qu’une holding animatrice facturant des prestations à ses
filiales doit la collecter et peut récupérer la TVA sur ses dépenses.
 Consolidation des comptes : obligatoire si la holding contrôle
plusieurs filiales et dépasse certains seuils (chiffre d’affaires, total
bilan, effectif), ce qui permet une vision globale du groupe.

Conclusion
La comptabilité d’une holding est technique et exige une grande rigueur,
notamment pour éviter des risques fiscaux liés aux opérations intra-
groupe. L’accompagnement par un expert-comptable spécialisé est
fortement recommandé pour sécuriser la gestion comptable et fiscale de
la holding.
En résumé, la holding doit tenir une comptabilité complète et
transparente, gérer précisément ses participations et flux financiers,
respecter les obligations légales de dépôt et conservation, et appliquer les
régimes fiscaux adaptés à sa situation.
Oui, une holding sous forme de SA (Société Anonyme) peut avoir des
filiales qui sont des SARL (Sociétés à Responsabilité Limitée) ou des SCI
(Sociétés Civiles Immobilières).
 Une holding est une société mère qui détient des participations dans
d’autres sociétés, peu importe leur forme juridique, qu’elles soient
commerciales (SARL, SAS, SA) ou civiles (SCI).
 Pour bénéficier du régime fiscal avantageux mère-fille, la holding et
ses filiales doivent être soumises à l’impôt sur les sociétés (IS). Or,
une SCI est généralement soumise à l’impôt sur le revenu, sauf
option pour l’IS. Si la SCI opte pour l’IS, elle peut alors être une filiale
d’une holding soumise à l’IS et bénéficier du régime mère-fille.
 La holding peut détenir la majorité des parts sociales de la SCI, ce
qui lui permet de garder le contrôle tout en intégrant la SCI dans le
groupe.
 Il est déconseillé que la SCI soit elle-même la société mère (holding),
mais elle peut être une filiale détenue par une holding commerciale
comme une SA.
En résumé, une holding SA peut parfaitement détenir des filiales sous
forme de SARL ou de SCI, à condition notamment que les conditions
fiscales (soumission à l’IS) soient respectées pour bénéficier des régimes
fiscaux avantageux.

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