0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
249 vues14 pages

Note CEA

Note sur le mix énergétique de la France

Transféré par

auryurb
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
249 vues14 pages

Note CEA

Note sur le mix énergétique de la France

Transféré par

auryurb
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF ou lisez en ligne sur Scribd
| | REPUBLIQUE © FRANCAISE Liberté —/ ae HAUT-COMMISSAIRE ACENERGIE ATOMIQUE Note Réf HCEA/250710/D Paris, le 10 juillet 2025, Le haut-commissaire a l'Energie atomique Evolution du mix énergétique et impacts technologiques Introduction Varticle 1141-13 du code de I’énergie dispose que « le haut-commissaire [a I’Energie atomique] est saisi pour avis, pour les dispositions qui relevent de sa compétence, de [..] la programmation pluriannuelle de I'énergie ». Mon avis sur le projet de PPE3, rendu au Premier ministre et au ministre en charge de I’énergie le 20 février 2025, était marqué par un certain scepticisme portant principalement sur les points suivants : * Lademande en électricité semble beaucoup plus faible que prévue par le scénario A de RTE!, sur lequel était basé le projet de PPE3, ce scénario A correspondant lui-méme a la trajectoire « fit for 55 »? adoptée au niveau européen. Javais d’ailleurs écrit que « lobjectif du fit for 55 ne sera pas atteint ». J'évoquais notamment une consommation électrique par l'industrie en baisse, « un développement moins rapide de Ihydrogéne » ou « une moindre pénétration de la mobilité électrique ». Ces aspects, fondamentaux, seront examinés plus en détails dans cette note. ‘* Partant de la, I'augmentation importante de la capacité de production d’électricité que prévoit ce projet de PPE3 risque d’augmenter le déséquilibre offre-demande, entrainant notamment une multiplication des épisodes de prix spots négatifs ou nuls. Depuis mars 2025, cette surcapacité de production électrique s’est manifestée de manigre massive : ces prix négatifs ou nuls en milieu de journée, lorsque la production photovoltaique (PV) est maximale, ont été constatés durant 23 jours sur 30 en avril 2025 et 29 jours sur 31 en mai 2025. * Si cette surcapacité de production augmente encore, le colt pour le contribuable sera considérable pour une électricité qui ne sera ni produite, ni consommée, I'Etat indemnisant les producteurs d’électricité solaire et éolienne méme lorsqu’ils ne produisent pas. Je concluais ainsi * RTE avait toutefois proposé d’autres scénarios (B et C) oit la prévision de la demande était moins élevée. 2 Le « fit for 55 » engage les pays européens a réduire leurs émissions de gaz a effet de serre de 55 % a’horizon 2030, par rapport a ce qu’elles étaient en 1990. que « les objectifs, extrémement ambitieux, de croissance des EnR intermittentes, spécialement le photovoltaique, devraient étre revus 4 Ia baisse dans la PPE »°. © Enfin, jinsistais sur les conséquences importantes sur la gestion du parc nucléaire d'une production solaire trop importante: « Une part croissante d’EnR programmée par la PPE3 imposera aux centrales nucléaires des variations de puissance plus importantes que celles que nous connaissons actuellement. En particulier, Vélectricité d'origine solaire, qui croit rapidement lorsque le soleil se léve pour diminuer tout aussi vite lorsqu’il se couche, imposera des modulations supplémentaires ». Les limites techniques liées a la gestion du parc nucléaire (qui seront explicitées dans cette note) ont en effet des conséquences importantes, non seulement sur la production nucléaire, mais aussi sur le parc solaire puisque c'est bien l'ensemble du systéme électrique, considéré globalement, qui doit répondre a la demande d’électricité. Concrétement, la capacité de modulation du parc nucléaire, c’est- a-dire de baisse de sa puissance, a une limite technique. Lorsque l'on se rapproche de cette limite, ce qui est déja parfois le cas aujourd'hui, il devient trés pénalisant de baisser encore la production nucléaire pendant la journée, parce que ’on a besoin d’elle le soir lorsque le soleil se couche. On ne baisse donc pas davantage la puissance nucléaire, mais on demande aux moyens solaires de s’effacer. Cest ce que I'on a observé de plus en plus en 2025. Das lors, si une offre photovoltaique est ajoutée aux moyens de production actuels, alors que la demande reste en berne, ces moyens PV supplémentaires seront obligés de ne pas produire. Nous aurons donc des actifs en partie échoués, des leur inauguration, avec des coits importants sur le consommateur et pour le contribuable (pour financer les réseaux supplémentaires d’une part et les compléments de rémunération aux renouvelables d’autre part). La présente note se propose donc de prolonger le raisonnement de mon avis du 20 février, en partant de ce qui a été constaté depuis sur le réseau électrique au printemps et en projetant cette situation dans l'avenir. > Depuis, I’Académie des sciences a émis un avis proche le 8 avril 2025. La Présidente de la Commission de Régulation de I'Energie a également pris des positions allant dans le méme sens : « Eolien, solaire : la présidente du régulateur de énergie préconise de lever le pied en France », Les Echos, 30 avril 2025. 2 Rappels de quelques éléments généraux Quelques éléments, également présents dans mon avis rendu le 20 février 2025 et faisant globalement consensus, sont rappelés ici : La décarbonation de notre énergie via le remplacement de nos usages des énergies fossiles par de |’électricité (chaudiére a gaz par pompe a chaleur, voiture thermique en voiture électrique, four industriel & gaz par four électrique ou chaleur nucléaire, etc.) est bien une priorité. C’est aussi hautement souhaitable pour notre balance commerciale, dans laquelle les importations d’énergies fossiles pesent lourd ; Nous bénéficions d’un mix entre différents moyens de production d’électricité qui permet de faire face aux aléas ou aux situations sans soleil et sans vent. Il est contre-productif d’opposer les énergies renouvelables et le nucléaire : toutes sont bas-carbone. Le parc nucléaire est dimensionné pour étre capable de répondre, I’hiver, aux pointes de consommation, notamment aux moments sans vent (anticyclones qui peuvent durer une semaine) ni soleil (le matin, le soir et la nuit) ; Le concurrent réel du nucléaire pourrait étre la production d’électricité par des centrales fonctionnant au gaz (c'est le choix allemand). Le gaz a lui aussi Vavantage de produire en tout temps. Mais la question ne se pose pas pour la France, résolument orientée vers la décarbonation et donc le nucléaire (en sus de I'hydraulique, dont la portée est limitée, ou de la géothermie) ; En matiére d’électricité, offre doit étre égale a la demande a chaque instant. II faut suffisamment de moyens de production, mais pas trop non plus: une surcapacité de production est fort codteuse pour le consommateur ou pour le contribuable et cela peut se chiffrer en centaines de milliards d’Euros ; Des moyens de flexibilité (stockage, report des consommations en milieu de journée) sont & développer pour aider a « lisser » intermittence des énergies renouvelables (EnR), et notamment la forte production solaire en milieu de journée, mais ces moyens sont limités. 1. Uoffre est déja trop importante : nous vivons dans une situation de surcapacité de production, qui se traduit par une explosion des épisodes de prix négatifs ou nuls A chaque instant la production d’électricité doit étre écoulée. Lorsque offre est trop importante par rapport a la demande, c’est-a-dire en situation de surcapacité de production‘, certains moyens de production sont amenés a s’effacer — c'est ce qu’on appelle la modulation. En méme temps, la valeur de ’électricité produite peut devenir nulle, voire négative parce que la demande est trop faible. Une illustration de ce double phénoméne est donnée en figure 1 pour la semaine du 26 mai. En milieu de journée, lorsque la puissance solaire bat son plein, des sources de production doivent s’éteindre ou diminuer leur puissance (la figure 1. gauche représente les diminutions de puissance des réacteurs nucléaires) et les prix spots sont bas, nuls et méme négatifs (figure 1 8 droite). Puissance (GW) enawn Prix spot 26-31 mat 2025 } w/a {VM Uy Ht i ] beoeeesEEE —— 4 26/05 27/05 28/05 29/05 30/05 31/05 Figure 1 : modulation observée par le parc nucléaire entre le 26 mat et le 31 mal 2025 (4 gauche) et prix spot de Wélectricité (en €/ MWh, 6 droite). En miliew de chaque journée, Ia capacité de production est en excés @ cause dun solaire abondant (données site RTE eCO2mix et Epex) Les épisodes de prix spot négatifs ou nuls, rares jusqu’en 2023, ont explosé au cours des deux dernigres années (voir figure 2 ci-clessous). Ils sont en passe de devenir la norme. Ces prix nuls ou faibles, mais fort codteux pour la collectivité, en journée, n’empéchent pas les prix de s’élever lorsque le soleil se couche (pendant la canicule — sans vent évidemment — les prix spot sont montés a 235 € / MWh en France, 476 € / MWh en Allemagne le 1" juillet dernier). France's Negative Power Prices Are Rising To New Records Number of hourly negative power prices, cumulative year to date 72025 7 2028 / 2023 Figure 2 : le nombre d’heures & prix négatif ou — nuls explose suite @ la surcapacité de production en milieu de journée. En juin 2025, 200 ‘le nombre d'heures @ prix négatifs en France a déja dépassé celui de toute année 2024. 2024 ota (figure Bloomberg d’aprés des données Epex) vlan Feb Mar Aor May Jun ul Aug Sep Oct Nov Dee Source EPEX Bloomberg * La surcapacité de production est appelée parfois, par commodité de langage « surproduction ». En réalité, iI n’y a jamais vraiment de surproduction, puisque la production doit étre égale & la demande (égale 2 la consommation intérieure, & laquelle il faut ajouter les exports ou le stockage). 4 2. En situation de surcapacité, les moyens de production d’électricité s’effacent les uns aprés les autres. Désormais méme le solaire photovoltaique limite sa production. En situation de surcapacité de production, les centrales gaz et les centrales hydro¢lectriques produisent le moins possible. Les stations de transfert d’énergie par pompage (les STEPs) hydroélectriques mettent a profit une partie du surplus d’électricité pour remonter de l'eau dans les barrages, qui permettra de produire de I’électricité lorsqu’a nouveau ce sera nécessaire, par exemple la nuit, Mais ces moyens sont insuffisants. De fait, le nucléaire baisse également sa puissance de production : ce sont les creux que l’on observe chaque jour au milieu des six journées de la figure 1 (ou le parc nucléaire module entre 8 et 15 GWe chaque jour). Si on développe davantage de solaire, les centrales 8 gaz et I’hydroélectricité étant déja a leur minimum de production voire & l'arrét, le nucléaire pourrait tre amené & moduler encore davantage. Cependant, comme on le verra par la suite, la modulation du nucléaire comporte une limite technique et il peut difficilement descendre en-dessous de 20 GWe, sil’on veut garder le parc nucléaire disponible pour produire la nuit, lorsqu’ll n’y a plus de soleil Lorsque l'on s’approche de cette limite, il est de plus en plus pénalisant et parfois impossible de moduler la puissance des réacteurs nucléaires (parce quill faut bien disposer de ces réacteurs lorsque le soleil sera couché) et le parc solaire doit alors moduler également sa production, comme cela se passe de plus en plus désormais. Un exemple typique de cette modulation est montré sur la figure 3 avec la production solaire du 29 mai 2025. Puissance (GW) Figure 3: Modulation du solaire en milieu de journée, le 29 mai 2025. Cette courbe, quasi quotidienne au printemps 2025, a été qualffiée de « courbe en hibou » (données RTE eCo2mix) La production solaire a été diminuée de 4 GWe vers 12h, pour retrouver sa pleine puissance d 17h, soit un total de 20 GWh de perdus («perdus» au sens payés par le contribuable, mais pourtant pas produits). Jeudi 29 mai 2025 Ce phénoméne était déja présent en 2024 et s’est fortement accentué en 2025, corrélativement a augmentation du nombre d’heures a prix négatifs. Notons que cette surcapacité de production en milieu de journée n'est pas due qu’a la production frangaise : les productions allemandes et espagnoles y contribuent grandement (ces éléments essentiels sont détaillés en annexe 1). 3. La PPE proposée en mars 2025 repose sur le pari désormais improbable d'une trés forte augmentation de la demande La surcapacité de production pose particuligrement probléme au printemps, lorsque loffre solaire croit, comme nous venons de le constater ce printemps. Lorsque l’on focalise sur cette saison, la demande ne progresse pas plus que sur l’'année®, comme le montrent les courbes de la figure 4 incluant les données ce cette année. Demande en avrilen TWh Demande en mai en TWh Figure 4 : consommation en électricité au printemps, depuis 2012. Le creux de 2020 est da au Covid (courbes Philippe Girard, e-Pango 4 partir des données du Service des Données et Etudes Statistiques du ministere en charge de la transition écologique) Cette baisse de la consommation n’est pas spécifiquement francaise. La consommation européenne est aujourd’hui 6 % en dessous de la moyenne 2015 - 2019°. La PPE3 laissait penser que le probléme pourrait s’atténuer & l'avenir, en optant pour le scénario A de RTE, le plus ambitieux, qui postulait une trés forte croissance de la consommation électrique, de +140 TWh entre 2019 et 2035 (passant de 475 TWh en 2019 a 615 TWh en 2035). Cette hausse reposait principalement sur trois piliers & peu prés égaux : * +42 TWh pour les besoins de 40 % de véhicules électriques dans le parc automobile (soit 15 millions de véhicules) et 23 % des camions électrifiés en 2035 ; * +46 TWh pour les nouveaux besoins de l'industrie (passant de 114 TWh en 2019 a 160 TWh en 2035) ; * +56 TWh pour une production d’hydrogene a partir d’électricité (pour Industrie et pour le transport) Or augmentation prévue n’est au rendez-vous sur aucun de ces trois piliers. Vélectrification des véhicules progresse cing fois plus lentement que dans le scénario A Uélectrification des véhicules progresse lentement. Les ventes ont stagné a 300 000 véhicules en 2023 et 2024. Si on poursuit sur une telle stagnation, on sera seulement 3 millions de véhicules en 2035 et non 8 15 millions. Pour atteindre un tel objectif, il faudrait vendre 1,5 millions de véhicules électriques. par an, soit plus de 80 % des ventes’, alors qu’un plafond est atteint autour de 17 %. Pire, les chiffres La consommation annuelle d’électricité, corrigée des aléas météorologiques, était de 465 TWh en 2021, 460 TWh en 2022, 446 TWh en 2023, 449 TWh en 2024, chiffres RTE bilans électriques. © quaterly report on european electricity market, DG energy, volume 18 covering first quarter of 2025. ” age moyen des véhicules en France est de 11 ans et continue de croitre. Les ventes de véhicules neufs sont dans le cortidor [1,5 Millions - 2,5 Millions] depuis plus de 50 ans. 6 les plus récents indiqués dans la table ci-dessous montrent une tendance décroissante des ventes entre 2024 et 2025. Janvier | Février| Mars | Avril | Mai | Juin Véhicules électriques a batterie | 2024 | 20431 | 26191 | 34792 | 25275 | 24349 | 30348 2025 | 20 157 | 25 682 | 29587 | 25 882 | 19666 | 29574 Hybride rechargeables 2024 | 10611 | 11 766 | 16379 | 10829 | 10023 | 13 853 2025 | 4858 | 6507 | 8373 |9655 |8246 | 11907 Tableau 1 : ventes de véhicules électriques (immatriculations des véhicules, SDES ministére en charge de I’écologie). La tendance entre 2024 et 2025 correspond a une diminution denviron 15 % des ventes totales. Les besoins de industrie en électricité n’augmentent pas 150 Figure 5 : Consommation en électricité de Vindustrie (Bilan énergétique de Ia France a enero cnr eet seen pour 2023, pp. 123-124, SDES, ministere en charge de I’écologie). 50 Le creux de 2020 est di la crise Covid. o 2014 2016 2018 2020 2022 La consommation électrique de l'industrie n'augmente pas, elle diminue : 124 TWh en 2014, 114 TWh en 2019, 103 TWh en 2023 (voir la figure ci-dessus). La croissance économique est difficile 4 retrouver dans un contexte international contrarié. On ne voit pas comment on pourrait atteindre les 160 TWh du scénario A, méme avec des data center qui pourraient consommer 10 ou 20 TWh a I’horizon 2035. La production d’hydrogéne ne décolle pas La viabilité de la production d’hydrogene reste trés incertaine en France. V’objectif du plan Hulot de 2018, de produire 100 000 t d’hydrogene vert en 2023, a été seulement atteint 3 %. Aucun modéle technologique ne permet encore aujourd'hui de produire de 'hydrogene vert & moins de 6 € / kg (voir la figure 6 ci-dessous), ce qui est quatre fois plus cher que I’hydrogéne produit a partir de fossiles. II faudrait un prix du CO2 supérieur 4 300 € la tonne pour que cet hydrogéne devienne compstitif. Cela arrivera pas dans la décennie qui vient®. Les hypothases prises pour cette figure sont les suivantes : rendement électrique des électrolyseurs de 1/55 (en kWh/ kg H2), investissement d’une installation d’électrolyse de 2000€/ kW, durée d’amortissement de 90 000 h. II est fait ici I'hypothése favorable que les électrolyseurs savent moduler sans probléme leur production, pour produire aux moments oli Pélectricité est la moins chére, pour un taux de charge donné. ® Le prix du quota carbone, qui était monté autour de 100 € /t en 2022 et 2023, fluctue depuis aux environ de 70€/ t (source trading economics). Prix (€/ ke H2) en BSeouSRERER Figure 6 : prix de revient de I'hydrogéne vert obtenu par électrolyse (courbe orange & gauche), calculé avec comme prix d’entrée de Vélectricité la monotone des prix spots 2024 (figure de droite), en fonction du taux de charge des électrolyseurs. A faible taux de charge, I’hydrogéne est cher parce que l'investissement des installations n’est pas rentabilisé (courbe capex en gris). A fort taux de charge, I'hydrogene est également cher parce que V'électricité est trop souvent chére (courbe bleue de la figure de gauche). L’optimum se situe pour un taux de charge entre 40 et 50 % (le modéle est basé sur le rapport de a commission Criqui de France Stratégie de mai 2022, avec les prix 2024). En conclusion, s'il est hautement souhaitable que la consommation d’électricité augmente a terme, autant pour la décarbonation de notre économie que pour notre balance commerciale, cela n’en prend pas le chemin dans les années qui viennent et, dans tous les cas, cela prendra beaucoup de temps. Les efforts de sobriété (transports en commun, autopartage ou vélo, isolation des batiments) sont également prendre en compte car ils n’iront pas dans le sens d’une augmentation de la consommation d’électricité. Nota : Les exports ne changeront pas vraiment la donne, méme s'ils étaient importants en 2024 (89 TWh d’exports et 5 Mds€ de valorisation en 2024). Les pays voisins de la France développent de leur cété une offre importante. Les capacités solaires des pays voisins, qui ont beaucoup d’impact sur notre mix électrique, sont abordées dans I’annexe 1. A noter que Allemagne prévoit également de développer désormais 40 GW de centrales pilotables au gaz.

Vous aimerez peut-être aussi