Guide Pratique Reconversion Professionnelle
Guide Pratique Reconversion Professionnelle
PRATIQUE
La reconversion professionnelle
dans les métiers des
Thérapies du Bien-être
Avant d’aller plus loin, il convient de percevoir clairement si vous aspirez réellement à concrétiser cette
idée.
Ensuite, si vous décidez de commencer ce processus, sachez que vous vivrez une phase de transformation
profonde en ajoutant des savoir-faire à vos compétences, mais surtout en développant votre savoir-être qui est
au cœur de ces métiers d’accompagnement.
Enfin, vous devrez rassembler toutes vos forces pour créer votre activité. Car se reconvertir en créant sa propre
structure est un processus très différent d’un changement de poste ou de métier où l’on reste salarié.
Devenir indépendant et autonome au niveau professionnel est une véritable seconde naissance. Le cordon
nourricier sera coupé… avec au bout de quelques années une autonomie épanouissante et joyeuse.
Bien sûr, la perspective de couper le cordon génère peut-être déjà en vous une peur et une hésitation à franchir
le premier pas ! En parallèle, surgissent souvent de multiples questions. Comment faire pour me reconvertir ? Par
où commencer ? Où trouver de l’aide pour m’accompagner ? Tout ceci est normal et c’est la raison pour laquelle
nous avons décidé d’écrire ce livre blanc.
En 24 ans, nous avons formé des milliers de thérapeutes en sophrologie, relation d’aide, énergétique,
massage bien-être… Nous avons toujours eu à cœur de les aider à s’orienter vers le bon choix, puis de les
former à des métiers grâce à une pédagogie efficace. Enfin, nous les avons accompagnés dans la création de
leur projet professionnel pour leur donner toutes les chances de le concrétiser par une belle réussite !
« Orientation, Formation, Installation » telle est notre devise qui s’est affinée au fil du temps et qui s’est
traduite par des outils de plus en plus performants.
La méthode que nous partageons avec vous dans ce livre blanc est donc le fruit de 24 ans de recherche et
d’expériences concrètes dans tous les secteurs des thérapies du bien-être. Vous découvrirez comment un projet
bien mené ne comporte en réalité aucun risque au niveau financier. La peur de couper le cordon est sans objet
quand on sait comment s’y prendre !
Nous espérons de tout cœur que cette méthode ainsi que les conseils des experts et les témoignages seront un
fil d’Ariane qui vous permettra de réussir votre reconversion, de vous réaliser pleinement et d’aider des centaines
de personnes à vivre mieux.
Être en accord avec ses valeurs, aider l’humanité à s’épanouir et vivre de ces métiers n’est pas une
utopie !
C’est une réalité pour ceux qui connaissent et appliquent les règles du processus créateur.
LA MÉTHODE 6
• Les 9 étapes du processus créateur 6
• Mon cahier de notes
Cahier
de
Notes
16
L’ACCOMPAGNEMENT 24
• La reconversion professionnelle dans les métiers des thérapies du bien-être 20
Laurence Delannoy, Coach en orientation professionnelle à l’Institut Cassiopée
• Les chiffres clés de la reconversion 23
• L’accompagnement à la reconversion 24
Magali Dumas, Coach du cabinet Co-expansion
• L’accompagnement de Pôle emploi 30
Stéphanie Bregentzer, Psychologue du travail
• Une équipe à votre écoute 32
l’équipe relation stagiaire à l’Institut Cassiopée
• Le parcours d’orientation à l’Institut Cassiopée 36
LA FORMATION PROFESSIONNELLE 37
• La pédagogie au cœur d’une formation 37
Sandra Stettler, Directrice pédagogique à l’Institut Cassiopée
• Les évolutions règlementaires de la formation professionnelle 40
Laurent Riquelme, Avocat associé
TEMOIGNAGES 45
• Je souhaite me reconvertir !
45
• J’ai réussi mon installation ! 49
GLOSSAIRE 52
Naissance
Gestation
Conception
6
Tout un programme ! voici la méthode en 9 étapes
Si vous lisez ces lignes, vous vivez certainement une souffrance plus ou moins importante
par rapport à votre vie professionnelle.
Peut-être exercez-vous un métier que vous n’avez pas choisi ? Ou qui n’est plus en accord avec vos valeurs ?
Ou qui crée un déséquilibre entre votre vie personnelle et votre vie professionnelle. Ou toutes autres
causes qui génèrent de la tristesse, de la colère ou de la frustration, soit une forme de souffrance qui vous
empêche de vous réaliser dans ce domaine de votre vie.
Il est très important d’entrer en contact avec cette réalité intérieure et de l’explorer en profondeur, car elle
est source de connaissance de soi et de motivation, deux forces qui sont nécessaires pour mettre en place
un processus de changement.
Ensuite, nous vous invitons à vous projeter vers votre idéal. Imaginez quelques instants
que tout est possible !
• Qui avez-vous envie d’aider ? Des personnes qui rencontrent des difficultés au niveau de leur équilibre
physique, psycho-émotionnel ou les deux ?
Les réponses à ces questions seront certainement en lien avec votre parcours de vie, vos valeurs et vos
centres d’intérêt. L’expérience montre d’ailleurs qu’un thérapeute aide plus efficacement les personnes qui
sont en relation avec sa propre expérience de vie.
• D’autre part, dans votre idéal, souhaitez-vous travailler seul, en groupe ou avoir un équilibre entre ces
deux modes d’activité ?
• Souhaitez-vous apporter du bien-être à travers des pratiques comme la relaxation ou le massage ? Quel
niveau de responsabilité souhaitez-vous endosser par rapport aux conseils que vous pourriez prodiguer
en tant que thérapeute ?
PAROLE DE THÉRAPEUTE
« Travailler sur soi et trouver sa propre identité. Ne pas se dire “je vais faire de l’hypnose ou de la sophrologie
parce que j’ai l’impression que ça marche mieux”, mais vraiment exercer le métier qui nous correspond. »
Sophie B.
7
RISQUE FINANCIER
Après avoir répondu à ces questions préliminaires, nous vous invitons à poursuivre votre réflexion : quelles
sont vos qualités et vos capacités pour exercer cette activité ? Avez-vous des faiblesses et des croyances
limitantes qui pourraient être des obstacles ? Par exemple : un manque de confiance, une relation négative
à l’argent, un déficit de légitimité… ou tout autre élément pour lequel vous devrez mettre en place un
processus de transformation intérieure, sans quoi la réussite ne pourra être au rendez-vous.
SECTEUR D’ACTIVITÉ
L’état des lieux et l’idéal projeté sont davantage conscientisés. Observons maintenant le secteur
d’activité des thérapies du bien-être. Et pour mieux le comprendre, en voici la carte avec 8 exemples
de métiers positionnés sur deux critères : corps/esprit et thérapie/bien-être.
Sophrologue
Praticien en Hypnose
Art-thérapeute
Énergéticien
Réflexologue
TEST PROFIL
DE THÉRAPEUTE
8
ASPECT FINANCIER
Votre vision du marché étant plus claire, évoquons un sujet central : la prise de risque au
niveau financier lors d’une reconversion professionnelle.
Le temps de formation nécessaire pour se former à un métier est en moyenne de 1 à 3 ans, selon la
discipline et l’organisme de formation. Et pour générer un revenu entre 2 000 et 3 000 euros net, il faut
compter 3 à 4 ans après l’installation. Ce qui fait une moyenne de 5 ans entre l’entrée en formation et
l’autonomie financière complète.
Le conseil est donc simple et évident : garder un travail en parallèle du lancement de sa nouvelle activité.
L’idéal étant d’y consacrer 2 à 3 jours au démarrage et d’augmenter ce temps progressivement sur les 3
premières années tout en réduisant l’activité parallèle.
Un prévisionnel bien construit est une clé importante, car il permet d’évaluer le moment où l’arrêt de
l’activité parallèle sera possible. En respectant cette stratégie, le risque est donc nul.
Il est bien sûr possible qu’entre les prévisions et la réalité il y ait un décalage. L’arrêt de l’activité parallèle
pourra se faire 6 mois avant ou après les prévisions. Mais dans tous les cas, il se fera au moment où cela
devient possible.
Ainsi, contrairement à une idée reçue, le passage d’une activité salariée à libérale est sans risque quand on
s’y prend de la bonne manière. Et il est d’autant plus facile de nos jours d’organiser cette transition avec les
évolutions que l’on constate au niveau du travail à temps partiel et du télétravail.
RÉSUMONS.
La route est tracée. Vous percevez plus clairement qui vous êtes, qui vous voulez aider,
quelles sont les compétences à acquérir et les transformations à accomplir.
Étudions maintenant les pièges communs sur ce chemin de reconversion.
L’idée est simple : partir de l’expérience vécue et apprendre des échecs des praticiens qui
n’ont pas réussi leur reconversion. Quelles en sont les causes ?
Tout d’abord, nous avons constaté qu’il est toujours tentant et confortable psychologiquement d’attribuer
à l’extérieur de soi la ou les raisons de son échec :
• « Je n’ai pas eu de chance. »
• « Ma famille ne me soutenait pas. »
• « J’ai dû reprendre un travail salarié, car mes indemnités se terminaient. »
• « Il y avait trop de thérapeutes installés. »
• « Les charges étaient trop importantes. »
• « Les séances ne sont pas remboursées. »
Mais en réalité, les vraies causes sont toujours en soi et dans le non-respect de certaines étapes
du processus créateur.
9
LES 5 CAUSES PRINCIPALES D’ÉCHECS QUE NOUS AVONS IDENTIFIÉES
PAROLE DE THÉRAPEUTE
« Croyances limitantes : “tout ce qui relève des métiers de la relation d’aide est antinomique avec les termes de
business, de commerce, de lucratif, en clair avec toute la sémantique tournant autour de la notion d’argent, de
rentabilité, de bénéfices…” Je me disais aussi qu’un thérapeute qui gagne très bien sa vie était plus tourné vers
son intérêt économique personnel que vers sa noble vocation. […] Dès que je me suis appliquée à les modifier,
entre autres, j’ai enfin pu débloquer ma situation financière et me donner réellement les moyens de réussir mon
installation. » Candice G.
Cet exercice devrait suffire pour la phase de conception : prendre une décision et, dans le cas d’un choix
de reconversion, générer une intention claire et unifiée entre son conscient et son inconscient.
Cependant, si vous ressentez le besoin de travailler plus en profondeur sur les thèmes que nous avons
abordés, nous vous conseillons de contacter un cabinet ou un coach en orientation, voire un thérapeute
s’il est nécessaire de clarifier certains éléments au niveau psycho-émotionnel.
Cahier
de
Nous vous invitons dès à présent à utiliser votre cahier de notes à la page 16 Notes
LA GESTATION : DE L’IDÉE À L’ACTION
La décision est prise… La première action sera donc de choisir un organisme de formation. Ce
choix peut être rationnel ou intuitif selon votre personnalité. Il peut être basé également sur la
confiance que vous accordez aux recommandations.
Voici une liste de questions qui peut vous aider à faire votre choix :
• Quels sont les avis des anciens stagiaires sur l’organisme et la formation envisagée ?
Aujourd’hui, la plupart des organismes sont certifiés Qualiopi. Selon le ministère du Travail, cette
marque vise à :
• attester de la qualité du processus mis en œuvre par les prestataires d’actions concourant au
développement des compétences ;
• permettre une plus grande lisibilité de l’offre de formation auprès des entreprises et des usagers.
Il s’agit donc d’une certification quant aux processus et non quant à la qualité de la formation. Et cela
est bien normal, car l’État n’a pas la capacité d’évaluer la qualité de tous les secteurs de la formation
professionnelle… à commencer par la qualité de ses propres diplômes universitaires.
Cette certification est donc un gage de sérieux et de qualité pour « les processus concourant au
développement des compétences », mais ne garantit en rien la qualité des formations. En la matière, les
avis et le bouche-à-oreille sont plus fiables.
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ET QUID DU RNCP ?
Cette définition officielle exprime clairement que la qualité de la formation ne fait pas partie des critères
d’un dossier RNCP. Celui-ci est principalement constitué d’une étude d’opportunité du titre, d’un
référentiel d’activités et de compétences, et d’un tableau de placements qui doit démontrer la viabilité
économique du métier visé. Il n’est nullement besoin de démontrer tant la pertinence de l’ingénierie
pédagogique que la satisfaction des stagiaires.
Un titre RNCP n’est donc pas un gage de qualité d’une formation contrairement à certaines idées
véhiculées.
12
PARTAGES
ECHANGES
VALEURS PRATIQUES
L’activité professionnelle, la vie familiale, les amis… Comment faire une place suffisante à votre projet
de reconversion dans vos journées déjà bien remplies ? Acquérir des connaissances, expérimenter
les pratiques, lire des livres, regarder des documentaires, s’entraîner sur soi et sur ses proches… Tout
un programme qui nécessite deux clés pour ne pas se perdre dans les priorités du quotidien qui
s’enchaînent.
Il convient tout d’abord de bien s’organiser sur le papier, mais surtout dans les faits et s’en tenir à
ce qui a été décidé. Un processus de reconversion demande en général 4 à 5 heures de travail par
semaine. Ce rythme est souvent compatible avec l’ensemble des activités existantes, mais encore
faut-il le respecter chaque semaine.
C’est là que la motivation va faire la différence. Ce désir puissant de changer de métier doit être
présent afin de tenir les efforts dans la durée.
RÉSUMONS À NOUVEAU.
Vous avez émis une intention claire et puissante de reconversion. Vous avez fait un bon choix de
formation, vous avez développé de nouvelles compétences et vous avez initié une transformation
intérieure. La phase de gestation arrive à son terme.
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LA NAISSANCE : DU PROJET À LA RÉUSSITE
Toute la réflexion initiée à la conception et tout le travail pendant la gestation doit maintenant se
concrétiser à travers un projet réaliste, attractif et viable.
14
9 • LANCER SON ACTIVITÉ
Un curieux mélange d’excitation, de joie et d’anxiété anime le créateur. Une nouvelle étape est
franchie.
C’est le moment de repenser d’où vous venez et où vous allez !
Plus tard, il restera une dernière question : comment allez-vous célébrer votre réussite dans quelques
années ?
15
Mon cahier
de Notes
16
Etape 1
• Comment s’exprime ma souffrance actuelle au travail ?
• Est-ce que je souhaite devenir praticien en bien-être, thérapeute ou les deux à la fois ?
Cahier
de
Notes
• Quelles sont mes qualités et mes capacités pour exercer cette activité ?
• Ai-je des faiblesses et des croyances limitantes qui pourraient être des obstacles
à ma réussite ?
Etape 4
Métier actuel Métier envisagé
Cahier
de
Notes
• Quelle est ma décision quant à mon projet de reconversion ?
Cahier
de
Notes
LA RECONVERSION PROFESSIONNELLE
DANS LES MÉTIERS DES
THÉRAPIES DU BIEN-ÊTRE
Laurence Delannoy,
Coach en orientation professionnelle à l’Institut Cassiopée
20
Une reconversion professionnelle, c’est avant tout un grand moment
dans une vie.
Le moment d’un vrai choix personnel, d’une évolution, d’un besoin de recentrage sur l’essentiel.
Un choix d’adulte ayant déjà une expérience de vie personnelle et professionnelle. Un moment
de sa vie où l’on sait ce que l’on ne veut plus et où l’on cherche ce que l’on veut vraiment.
C’est une étape à la fois merveilleuse, remplie d’espoir, mais aussi parfois difficile, pleine de peurs, réelles
ou non, où l’on a besoin d’être aidé, accompagné.
Choisir cette reconversion dans les métiers du bien-être, c’est en plus choisir d’aller vers son cœur, vers ce
qui fait sens, vraiment, là, au fond de soi. C’est choisir de s’aligner avec ses propres valeurs, avec ce qui
nous anime profondément, avec la mission de vie que nous sentons là au fond de nous et qu’il n’est plus
possible de contenir tant elle devient de plus en plus présente.
C’est choisir d’accompagner l’autre, de prendre soin de lui, de lui proposer un moment pour lui, un temps
de bien-être, parfois d’introspection, de réflexion, un temps de pause, d’écoute que ce soit de son corps,
de ses émotions ou de ses pensées. C’est justement choisir de se parler de cœur à cœur pour mieux
avancer.
À l’Institut Cassiopée, par « métiers des thérapies du bien-être », nous pensons aux professionnels qui
exercent les métiers dont l’objet est de prendre soin d’un client sans aucune confusion possible avec
une profession médicale. Ce sont les praticiens et thérapeutes qui placent leur intentionnalité et leur
accompagnement avec pour finalité le bien-être de la personne. Les métiers en question sont pour le pôle
psychologique : le sophrologue, le praticien en relation d’aide ou en hypnose, l’art-thérapeute ; et pour le
pôle corporel : le consultant en réflexes primitifs, l’énergéticien, le réflexologue ou encore le praticien en
massage bien-être.
Choisir cette reconversion, dans les métiers du bien-être, c’est retrouver des personnes qui sont portées par
cette même envie de vérité, de sens, de valeurs, que l’on peut définir par un regard positif inconditionnel,
une empathie, une congruence, une écoute active et des entretiens non directifs.
C’EST CHOISIR UNE APPROCHE HOLISTIQUE, C’EST-À-DIRE PRENDRE SOIN DE L’AUTRE ET L’ÉCOUTER
DANS SA GLOBALITÉ.
C’est apprendre un nouveau métier, de manière structurée, sérieuse, professionnelle dans un climat
d’acceptation, d’écoute, de respect, de bienveillance et d’entraide.
Choisir cette reconversion, c’est aussi retrouver d’autres stagiaires qui sont dans cette même démarche
d’installation professionnelle et découvrir des formateurs qui exercent eux-mêmes comme thérapeutes ou
praticiens.
Cela signifie également être accompagné tout au long de votre formation jusqu’à votre installation par une
équipe de coachs qui vous soutiennent, vous accompagnent, vous aident à dépasser ces fameuses peurs du
changement pour réussir cette reconversion puis cette installation.
21
Se donner toutes les chances de réussir une reconversion, c’est
aussi se poser certaines questions au préalable.
C’est pourquoi nous vous invitons à rédiger votre projet professionnel. Nous vous accompagnons dans
cette démarche en validant l’adéquation entre votre projet et vos besoins de formation.
La rédaction du projet professionnel est structurante, car c’est le moment où votre reconversion
commence à devenir « réelle » : nous avançons vers le concret. Nous sortons du « j’aimerais bien »,
« ce serait bien si… » pour entrer dans le « voilà ce que je vais faire ! », « voilà ce que je veux faire ! »
C’est un outil qui vous permet de prendre conscience de ce à quoi vous aspirez. Bien entendu,
nous savons que tout est encore flou, vague, peu précis, pas clair… C’est normal ! Nous sommes là
justement ensuite pour clarifier tout cela avec vous, pour répondre à vos questions et bien entendu
pour vous informer puis vous former.
POUR ARRIVER À UNE DESTINATION, IL FAUT SAVOIR QUELLE EST CETTE DESTINATION !
Une aventure qui va vous ouvrir les portes de vous-même avant de pouvoir ouvrir aux autres les
portes de votre cabinet !
Quel bonheur ensuite, après quelques années, de vous revoir épanouis, heureux, bien dans votre
indépendance, fiers d’avoir dépassé tous les freins et obstacles qui vous paraissaient au départ
infranchissables et qui, pourtant, lorsque l’on est vraiment connecté à soi et à son cœur, le sont avec
tellement de courage et de bonheur.
PAROLE DE THÉRAPEUTE
« Je peux dire que j’ai réussi, car je fais un métier qui me passionne. Je gagne ma vie avec et je travaille
à mon rythme. C’est la liberté et ça n’a pas de prix. » Christine V.
22
Les chiffres clés de la reconversion
Source : enquête interne via notre newsletter de décembre 2021
209 répondants dont 93 % de femmes, 49 % de Franciliens et 53 % issus d’une formation à l’Institut Cassiopée.
2% 6%
+60 ans -30 ans
l’ennui et le l’envie de
25% manque de sens se lancer dans
au travail une nouvelle
50-59 ans
30% aventure.
30-39 ans :
les mauvaises
37% conditions de
40-49 ans travail
> AVEZ-VOUS ÉTÉ ACCOMPAGNÉ > COMBIEN DE TEMPS VOUS A-T-IL FALLU
POUR DÉFINIR VOTRE PROJET POUR COMMENCER LA FORMATION ?
PROFESSIONNEL ?
our Booking
NON
1 an
- de - de
3 mois
6 mois 2 ans
+ et +
OUI (cabinet de reclassement,
d’un an
bilan de compétences,
78% 22% Pôle emploi, coach) 21% 22% 24% 14% 19%
Avant la
Je ne l’ai formation
pas quitté 62% NON INSTALLÉ
Après32%
32% 50% en formation
la formation
Réduction 8%
du temps 15% 38% INSTALLÉ
13% Pendant la
de travail
formation 60% à temps plein
Après la formation
L’ACCOMPAGNEMENT
À LA RECONVERSION
Entretien avec Magali Dumas, Coach du cabinet Co-expansion
Magali Dumas est coach professionnelle certifiée RNCP, ICF et praticienne MBTI.
Son rôle est d’accompagner tant sur le plan personnel que professionnel,
notamment en utilisant des outils tels que le coaching,
le bilan de compétences ou encore l’outplacement (reclassement externe).
24
Lorsque l’on pense à une reconversion, on entend souvent parler du bilan
de compétences. De quoi s’agit-il ?
Le bilan de compétences est défini par un cadre légal dont l’objectif est de déterminer les possibilités
d’évolution professionnelle d’un salarié ou d’un demandeur d’emploi. Le bilan de compétences est
finançable par le CPF (compte personnel de formation), l’AIF (aide individuelle à la formation de Pôle
emploi), l’employeur ou en autofinancement. La durée légale maximum d’un bilan de compétences est de
vingt-quatre heures réparties entre des entretiens avec le consultant et une partie de travail en autonomie.
Une fois que le projet professionnel est élaboré, quelles sont les prochaines étapes
à respecter ? Si une formation est envisagée, comment les accompagnez-vous dans
cette démarche ? Quels sont vos conseils ?
Il est important de prendre en compte toutes les barrières qui seront à dépasser et de dresser la liste de
toutes les actions à réaliser pour la bonne mise en œuvre de son projet.
En prenant conscience de tous les obstacles et en réfléchissant aux actions à mettre en place pour
y remédier, le candidat prend pleinement conscience du chemin qu’il est prêt à parcourir ou non !
La mise en place d’un projet peut être longue et difficile et parfois ce n’est pas le bon moment. Dans ce
cas, il vaut mieux renoncer dans l’immédiat et reporter son projet afin de ne pas prendre de risque ou de
ne pas avoir de regret.
Je les invite à effectuer leur recherche de leur côté, à contacter directement les organismes et si possible à
assister aux portes ouvertes afin d’avoir une meilleure vision de l’organisme, de l’accompagnement proposé
et surtout de pouvoir poser toutes leurs questions.
25
Concernant le financement de la formation, il existe plusieurs possibilités :
1. Le compte personnel de formation (CPF) ;
2. Le projet de transition professionnelle ;
3. L’aide individuelle à la formation pour les demandeurs d’emploi ;
4. Le congé de formation professionnelle pour la fonction publique (CFP).
Où en sont vos clients dans leurs réflexions lorsqu’ils franchissent la porte de votre
cabinet ? Qu’attendent-ils de vous ?
C’est très variable selon les personnes. Certaines personnes ont déjà un projet défini et elle souhaite
vérifier que celui-ci correspond à leur personnalité, qu’il soit réaliste et réalisable.
D’autres ont des bribes d’idées, des envies, des hypothèses, des visions de leur entourage et d’autres rien
de tout cela. Parfois, certains attendent que je leur dise ce pour quoi ils sont faits, la direction à prendre,
leur donner un projet clé en main.
J’aime toutefois rappeler à mes candidats que je ne suis pas magicienne et qu’en aucun cas je ne vais choisir
pour eux la direction à donner à leur vie. La définition de leur projet découlera du travail d’introspection,
de l’apprentissage et de leurs aspirations. Mon questionnement quant à lui vient éclairer le candidat et
l’accompagner dans cette réflexion.
Il est important de se poser des questions : pourquoi la personne envisage-t-elle une reconversion ? Qu’est-ce
qui ne lui convient plus dans son métier actuel, dans sa société, dans son environnement de travail ? Qu’est-
ce qui, à l’inverse, lui convient toujours ? Qu’est-ce qu’elle aurait à gagner à changer ? Qu’est-ce qu’elle aurait
à perdre à changer ? Quel temps est-elle prête à investir à la réflexion de son projet de reconversion, à ses
recherches ?...
• Le changement de métier : faire une évolution transverse ou ascendante dans son entreprise
Le changement d’environnement professionnel : rester dans son métier, mais se rendre compte que l’on
n’est plus en phase avec l’entreprise ou avec ses collègues
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• Le changement sur soi ou le développement d’une activité passion : rester dans son métier et dans son
entreprise et décider de travailler à son développement personnel ou à une activité passion qui puisse
nous nourrir autrement
• Ne rien changer : se rendre compte que finalement l’on est à sa place ou que la marche pour mettre en
œuvre ce changement serait trop grande avec un trop grand risque que l’on n’est pas prêt à prendre et
accepter de ne pas changer, car il y aurait plus à y perdre qu’à y gagner.
• Le manque d’investissement
• Le manque de confiance en soi
• Les projections de ses proches
Si la personne est en seuil de tolérance maximal atteint, mais qu’elle n’est pas encore en burn-
out ou qu’elle est en sortie de burn-out, il est alors possible de l’accompagner avec les différentes étapes
expliquées dans les points précédents.
L’introspection sur les facteurs personnels de vulnérabilité comme les drivers (sois fort, sois parfait, fais des
efforts, fais vite, fais plaisir), l’affirmation de soi ou l’environnement de travail permettent à la personne de
comprendre ce qui fait qu’elle en arrive à ce point de non-retour.
Le fait de poser un cadre de réflexion sur ce qu’elle souhaite dorénavant dans sa vie professionnelle lui
permet ensuite de se projeter à nouveau dans le travail et de retrouver une motivation et le courage de
retourner dans un milieu professionnel.
27
Quelles sont les clés de réussite d’une reconversion professionnelle ?
Quels sont vos conseils pour des personnes qui sont en réflexion ?
• Creuser ses pistes de reconversion et les valider (ou pas) en interrogeant des
professionnels en activité et en faisant une étude du marché actuel et de son évolution
• Faire le point sur ses soft skills et ses compétences : lesquelles ai-je qui me seront utiles sur mon
projet ? Lesquelles dois-je développer ? Comment les mettre en avant auprès d’un recruteur ?
• Une fois le projet réaliste et réalisable défini : passer à l’action tant que c’est chaud et accepter le
fait que Paris ne se soit pas fait en un jour ! Mettez en œuvre votre projet, étape par étape, petit pas
par petit pas, mais agissez !
Pour ceux qui n’arrivent pas à passer à l’action et qui restent en mode réflexion, vous pouvez vous faire
accompagner par un coach afin de continuer le travail entamé pendant le bilan. Tout comme pour ceux qui
sont passés à l’action, le coach peut également vous accompagner dans les différentes étapes de votre mise
en œuvre et pendant votre prise de poste.
28
Avez-vous suivi des personnes dont la reconversion se serait soldée par un
échec ? Quelles en sont les raisons ? Y a-t-il des erreurs à éviter ?
Les personnes peuvent considérer que leur reconversion a échoué parce qu’elles ne sont pas allées au
bout du projet ou parce que finalement ce nouveau métier ne leur plaît pas.
Cette réponse est propre à chacun. En modifiant le terme reconversion professionnelle par projet
professionnel, qu’il y ait une véritable reconversion ou non, je dirais qu’un projet professionnel est réussi
lorsque la personne est épanouie, qu’elle se sent en harmonie avec ses aspirations, qu’elle trouve un sens
à ce qu’elle fait, qu’elle prend plaisir à travailler et qu’elle y trouve un équilibre personnel.
ACCOMPAGNEMENT
L’ACCOMPAGNEMENT
DE PÔLE EMPLOI
Entretien avec Stéphanie Bregentzer,
Psychologue du travail à Pôle Emploi
« L’ÉMISSION :
LA RECONVERSION
PROFESSIONNELLE »
Quel est votre rôle en tant que psychologue du travail auprès de Pôle emploi ?
En quoi diffère-t-il de celui des conseillers ?
J’ai plusieurs rôles en tant que psychologue du travail au sein de Pôle emploi. Vis-à-vis des demandeurs
d’emploi, j’offre plusieurs prestations. Les principales sont « Activ’projet » et « Regards croisés ». « Activ’projet »
a pour objectif d’aider les demandeurs d’emploi à définir ou valider un nouveau projet professionnel. « Regards
croisés » a pour objectif, en quelques entretiens, d’aider le demandeur d’emploi à prendre du recul sur sa
situation et à comprendre ce qui bloque sa recherche afin de l’aider à trouver les moyens à mettre en place
pour avancer. Mes autres missions concernent l’aide aux entreprises dans leurs recrutements et la montée en
compétences des conseillers.
Quel type d’accompagnement propose Pôle emploi pour des personnes qui
souhaitent changer de métier ?
En tant qu’opérateurs du CEP, les conseillers ont pour mission d’accompagner les demandeurs d’emploi dans
leur évolution professionnelle, en les aidant à devenir plus autonomes dans ces démarches. Si une personne
souhaite changer de métier, les conseillers ont aussi les outils et des compétences pour les accompagner.
La prestation « Activ’projet » peut venir compléter cet accompagnement ou le remplacer si le demandeur
d’emploi le souhaite.
Les souhaits de reconversion sont très bien accueillis puisque cela concerne tous les demandeurs d’emploi à
un moment de leur parcours. J’accueille de la même manière les souhaits de reconversion, quel que soit le
domaine. Mon rôle est d’amener le demandeur d’emploi à rechercher par lui-même toutes les informations
lui permettant de s’assurer de la faisabilité et de la viabilité de son projet. Je pars toujours du principe que
je ne connais pas le métier visé et que c’est lui qui doit devenir expert de son sujet. Nous n’avons pas pour
mission de valider un projet, mais d’aider le demandeur d’emploi à le valider ou à l’invalider par lui-même en
l’aidant à se confronter au marché du travail et en ayant bien conscience de ses limites et de ses possibilités.
Quels sont les conseils que vous donneriez à un demandeur d’emploi avec un
projet de reconversion ?
Le premier conseil que je donnerais à un demandeur d’emploi ayant un projet de reconversion serait de se
confronter au marché du travail, faire un grand et indispensable travail de fond dans ce sens. Il faut rencontrer
des professionnels, faire des immersions professionnelles, rechercher des informations auprès des branches
professionnelles, des employeurs… Pour ce faire, il peut s’adresser à Pôle emploi pour être aidé dans la
méthodologie, mais ce sont des démarches qu’il fera aussi en autonomie. Il devra aussi faire le point sur sa
propre situation, ses critères, ses freins, ses obligations afin de vérifier que les critères ou la réalité du métier
sont compatibles avec les siens.
31
ACCOMPAGNEMENT
[Julie] Dans un premier temps, en tant qu’assistant de formation, notre rôle est d’informer, d’orienter et de
conseiller les futurs stagiaires, mais aussi de les accompagner tout au long de leur parcours jusqu’à leur
installation. Nous sommes disponibles durant toute la formation, car nous savons qu’une reconversion
professionnelle peut apporter son lot de réflexions, d’hésitations et, par moment, de doutes pour certains.
Nous préparons aussi toutes les sessions de formation et veillons, avec l’équipe de formateurs, au bon
déroulement de celles-ci.
[Julie] Après une inscription, il arrive que l’on ait une demande de rétractation, mais cela reste relativement
exceptionnel. Il existe plusieurs cas de figure : si le délai de rétractation n’est pas dépassé, il suffit de remplir
et de nous faire parvenir le formulaire de rétractation
Dans le cas contraire, si le stagiaire change d’avis durant le premier stage de formation, il faut qu’il informe le
formateur ainsi que le secrétariat et la clause 100 % satisfait ou remboursé est applicable. Dans tous les cas,
l’équipe s’engage à proposer un suivi personnalisé pour apporter la meilleure réponse possible.
[Samy] Il s’agit d’un entretien en distanciel ou directement dans nos locaux. Il permet de conseiller les
personnes en pleine réflexion et de les guider dans leur démarche de reconversion. Nous sommes là pour
aider à répondre aux interrogations, aux attentes et proposer un parcours de formation adapté à chacun.
Lors de cette prise de contact, nous éclairons chaque projet individuellement afin d’appréhender au mieux le
processus de reconversion. Cet entretien est sans engagement.
[Sonia] Au préalable, pour préparer ce rendez-vous, il faut d’abord parcourir notre site Internet et passer
le test « Quel est mon profil de thérapeute ? ». En parallèle, nous nous assurons que notre guide a bien été
envoyé par mail ou par courrier pour faciliter les échanges. Un questionnaire se trouve à disposition à la fin
de ce guide, il est nécessaire de le compléter afin de clarifier un potentiel projet de formation. Enfin, nous
recommandons de préparer chaque visite avec la liste complète des questions à poser lors de l’entretien.
33
Quelles sont les attentes des personnes qui souhaitent venir pour vous rencontrer ?
[Sonia] Les personnes qui souhaitent nous rencontrer veulent souvent avoir un premier contact concret avec
une personne de l’Institut, mais également pouvoir s’imprégner du lieu et se visualiser en formation dans nos
locaux. Il y a un également un côté rassurant à se déplacer et à venir sur place. Nous rencontrer permet aussi
d’avoir un complément d’information sur notre offre de formation et d’être guidé vers un choix de parcours
de reconversion en adéquation avec un certain projet.
[Olivia] De manière générale, on ressent que les personnes sont heureuses de pouvoir échanger de vive voix
sur leur avenir professionnel. Cette rencontre est un moment privilégié qui rassure et permet d’élaborer leur
projet. En effet, on rencontre plusieurs cas de figure. Il arrive que la personne soit confortée dans son choix
initial, ou alors qu’elle n’ait pas encore de projet et reparte avec des idées. À l’inverse, parfois au fur et à
mesure de l’échange ressort un parcours de formation différent de celui envisagé au départ.
Nous remarquons que ces entretiens permettent de se projeter plus concrètement et généralement de
franchir le cap de l’inscription.
[Olivia] Les personnes qui viennent nous rencontrer ont souvent le sentiment qu’est venu le temps pour elles
de s’écouter et de faire ce qui les anime depuis longtemps.
Un premier rendez-vous est déjà une première pierre à l’édifice dans leur nouveau projet de vie. En effet,
nombreux sont ceux qui, au cours de leur vie, ont pris les chemins de la raison au détriment parfois de leurs
aspirations profondes.
Il est fréquent que des expériences professionnelles et personnelles mal vécues soient un des éléments
déclencheurs d’une reconversion.
[Olivia] J’ai remarqué une évolution des profils depuis mes quelques années chez Cassiopée. Bien que la
majorité de nos stagiaires soient des femmes, j’observe que de plus en plus d’hommes nous contactent pour
des reconversions dans le pôle psychologique (majoritairement en Relation d’aide ou Sophrologie) comme
dans le pôle corporel (particulièrement en Massages du monde).
Nous avons également de plus en plus de jeunes personnes qui souhaitent se réorienter vers ces métiers du
bien-être juste après leurs études ou bien après quelques années passées en activité.
À la suite de la crise sanitaire, nous recevons de plus en plus d’appels de personnes qui s’interrogent sur leur
avenir professionnel. Cette situation a réveillé une envie profonde de changement.
34
Quelles sont les questions qui reviennent le plus souvent lors des prises de
contact ? et, en quelques mots, les réponses ? :)
[Noémie] Souvent, nous avons la question de la mobilisation du CPF et des formations qui y sont éligibles.
Malheureusement, les formations des thérapies du bien-être sont très rarement éligibles au CPF. En
revanche, tout ce qui est relatif au bilan de compétences et à la création d’entreprise l’est, ce qui peut être
une véritable aide pour être accompagné dans la phase de réflexion, puis dans celle de l’installation.
Nous sommes régulièrement interrogés sur la certification. Nos formations métiers sont bien certifiantes,
ce qui permet d’envisager une installation en tant que professionnel. Concernant les spécialisations, nous
délivrons une attestation de formation.
Depuis le Covid, nous avons de plus en plus de personnes qui souhaitent savoir si nos formations se
déroulent en présentiel ou en distanciel. Toutes nos formations se déroulent en présentiel. C’est essentiel
pour l’acquisition de toutes les nouvelles compétences métiers au travers des nombreuses mises en pratique
réalisées tout au long de la formation.
Observes-tu des changements entre les personnes que tu rencontres lors d’un
premier contact et 6 mois après le début de la formation ?
[Noémie] Lorsque les stagiaires arrivent, ils sont pour la plupart dans l’expectative, certains un peu marqués
par leur expérience personnelle ou professionnelle. Il arrive qu’ils soient un peu perdus et qu’ils se posent
beaucoup de questions. Même si c’est déstabilisant, c’est une étape nécessaire dans le processus de
reconversion.
En fin de parcours, on observe effectivement de nombreux changements. Les stagiaires semblent plus
épanouis et plus confiants dans leur projet. Cela fait plaisir de voir de si belles évolutions.
Quels sont les conseils que tu donnerais aux personnes qui envisagent une
reconversion ?
[Julie] Tout d’abord, je pense qu’il est important de se poser les questions suivantes :
UNE FOIS LES RÉPONSES À CES QUESTIONS IDENTIFIÉES, IL FAUT SE LANCER EN TOUTE
CONFIANCE ET AVEC MOTIVATION TOUT EN VISUALISANT SA RÉUSSITE.
Nous vous conseillons cependant de ne pas quitter votre travail trop tôt.
35
Le parcours d’orientation à l’Institut Cassiopée
1 2
Mon projet
J’ai envie de changement Cahier de notes
J’ai un projet professionnel Je prépare le
Je me pose des questions… questionnaire
page 16
3 Cahier
de
Test Notes
en ligne
Je passe le test
4
« Quel est mon
profil de thérapeute ? »
Journées
initiation
Je participe aux Journées
d’initiation pour découvrir
les formations, les lieux et 5 Plan de
les formateurs
formation
J’appelle le 01 74 08 65 94
et demande un rdv Plan de
formation. Celui-ci me
permettra d’avoir une idée
plus précise sur mon
parcours de formation
encore
des questions… Les Clés du
6
changement
Et si je suivais la formation
LES CLÉS DU CHANGEMENT ? Projet
Cette formation me permettra de
repérer votre système de croyance, professionnel
de clarifier mes objectifs et de et inscription
mettre en place
un plan d’actions concret Je serai amené à rédiger
et accessible. mon projet professionnel qui
validera mon inscription
LA PÉDAGOGIE AU COEUR DE
LA FORMATION
Sandra Stettler, Directrice pédagogique à l’Institut Cassiopée
37
Dans ce contexte, appliquer une pédagogie frontale classique comme la plupart de nos
apprenants l’ont vécu à l’école était forcément voué à l’échec… Forts de ce constat, nous
nous sommes penchés sur « les pédagogies » : Freinet, Montessori, Steiner, Dynagogie…
Ces grands courants nous ont permis de dégager de grands axes de réflexion sur la
pédagogie puis de travail.
• Que le formateur doit se placer en position d’égalité et non de supériorité par rapport à
l’apprenant, évitant ainsi de le placer en infériorité. Le sentiment d’infériorité venant réveiller
toutes les blessures — « J’ai toujours été nul à l’école, j’ai échoué à tous mes examens, je ne
suis pas capable de, j’ai loupé mon bac… » — il entrave fortement la capacité à apprendre de
l’apprenant.
• Que le formateur doit avoir un regard positif sur l’apprenant : si lui-même ne croît pas en son
apprenant comment peut-il lui transmettre la confiance dont il a besoin pour oser resillonner un
chemin d’apprentissage ?
• Que les exemples doivent émailler les propos théoriques pour les rendre concrets et vivants
• Qu’il est important de récapituler en synthèse les points clés du cours et de vérifier qu’ils sont
intégrés au moment du cours et de façon distale
• Que la relation de confiance doit permettre à l’apprenant de poser toutes ses questions sans
craindre le « regard noir du prof », le jugement des autres, de réveiller en lui un sentiment de
« nullité… »
• Que pour savoir faire… il faut faire… La pratique est donc incontournable et centrale pour
ancrer l’apprentissage et permettre à l’apprenant de développer son sentiment de compétence
• Qu’il est primordial de trouver des leviers de motivation pour encourager les apprenants : les
exemples donnés, le regard positif et encourageant du formateur, l’invitation à se mettre en
situation pour sentir ce qui est juste pour soi constituent d’excellents leviers de motivation.
38
Nous avons eu une belle surprise en découvrant que la Dynagogie rebaptisée pédagogie
humaniste positive répondait à l’ensemble de ces critères.
Nous l’avons adoptée et tous nos formateurs se sont formés et entraînés à mettre en œuvre cette pédagogie
dans l’ensemble de nos cursus.
En effet, respectueuse de chaque apprenant, de leur rythme d’apprentissage, de leurs difficultés, alternant
harmonieusement théorie et pratique, proposant des jeux pédagogiques variés destinés à vérifier les acquis
ou à introduire de nouveaux thèmes de façon ludique, s’appuyant sur les dernières données scientifiques
apportées par les neurosciences (plasticité neuronale, conditions nécessaires au cerveau pour pouvoir mémo-
riser…), elle nous est apparue comme un élément incontournable dans la formation réunissant les meilleures
conditions d’apprentissage pour nos apprenants.
Restait l’ingénierie pédagogique qui consiste à créer des programmes équilibrés et cohérents avec des
objectifs précis à atteindre pour chaque cours. Celle-ci permet de donner de la fluidité et de la cohérence aux
apprentissages. Nous y avons également travaillé et retravaillé à chaque fois que cela s’avérait nécessaire.
En conclusion, nous pouvons dire que le choix du type de pédagogie proposée aux
apprenants et l’ingénierie pédagogique sont les éléments clés d’une formation qualitative
dont il est important de tenir compte lors du choix d’une formation.
En effet, les intitulés de cours, les programmes ne sont pas suffisants pour qualifier la pertinence du contenu.
Des études comparatives ont montré qu’en pédagogie classique l’apprenant ressort d’un cours en ayant
retenu 7 % en moyenne du contenu, en Dynagogie il passera à 30 % à contenu d’apprentissage égal, car il
passe de la passivité à l’action.
39
FORMATION PROFESSIONNELLE
Jusqu’à récemment, salariés ou particuliers évoquaient timidement les mots de DIF, formation continue
ou encore Fongecif. Nous devions nous exprimer en heures et en taux horaire. Les interlocuteurs pour en
discuter n’étaient pas toujours identifiés. C’était une époque floue où rien ne semblait accessible.
Aujourd’hui, les choses ont sensiblement évolué. Les vannes semblent ouvertes avec des schémas plus
fluides. Les éléments de langage ont aussi changé.
Pour accompagner cette adaptation, nous faisons appel à Laurent Riquelme, avocat
spécialisé dans le domaine de la formation, pour apporter des éclaircissements quant
aux changements réglementaires et ses conséquences.
Le secteur de la formation professionnelle connaît des changements structurants
depuis 2014, notamment suite à la loi pour la liberté de choisir son avenir
professionnel. Pouvez-vous nous expliquer ce que prévoit cette loi ?
Le premier changement important porte sur le développement accéléré de la formation à l’initiative des
personnes engagées dans la vie active (salariés, demandeurs d’emploi, travailleurs indépendants…) par la
Un segment très significatif du marché de la formation professionnelle a été fortement bouleversé, car une
part importante des financements provenant des contributions financières des entreprises a été orientée par
l’État sur ces formations.
Le bilan, selon moi, est assez mitigé, car le développement de la plateforme Mon compte formation a
permis à de nombreuses personnes d’accéder plus facilement à des formations hautement opportunes pour
l’évolution de leur parcours professionnel, mais dans le même temps ce dispositif a conduit à des dépenses
de formation peu opportunes du fait d’une consommation largement poussée par des acteurs commerciaux
qui ont recouru à des pratiques de démarchage très puissantes, voire parfois agressives, pour doper leurs
ventes sans s’intéresser vraiment aux besoins réels de formation pour les personnes visées.
41
Quelles sont les conséquences pour chaque partie prenante (bénéficiaires,
organisme de formation, financeurs privés ou institutionnels) ?
Les branches professionnelles sont, de mon point de vue, celles qui ont perdu le plus d’attributions qui
étaient pourtant essentielles. En effet, en créant l’établissement public France compétences, l’État a
choisi de ne plus faire confiance aux branches professionnelles pour gérer de façon autonome la collecte
des contributions financières des entreprises et le financement des formations professionnelles dans
De plus, en choisissant de réduire la part de redistribution financière au bénéfice des entreprises (pour
la formation de leurs salariés) pour augmenter la redistribution financière au profit des personnes
engagées dans la vie active (par le Compte personnel de formation), les branches professionnelles ne
gèrent finalement plus que le financement des formations dans les toutes petites entreprises (TPE) et le
financement des formations en alternance (avec l’apprentissage au premier plan), et ce, sous le contrôle
Les anciens OPCA (organismes paritaires collecteurs agréés) ont disparu au profit des OPCO (opérateurs
de compétences) qui sont des entités de droit privé gérées par les branches professionnelles, agréées
Par ailleurs, la Caisse des dépôts et consignations est devenue un acteur de premier plan puisqu’elle
s’est vu confier la gestion du CPF à travers la plateforme Mon compte formation. La régulation des
pratiques des organismes de formation et le contrôle de ces derniers est devenu, au fil du temps, un
enjeu crucial au regard du développement fulgurant d’un nouveau marché faisant pousser des ailes à
de nouveaux acteurs issus du monde de la « Tech », et qui ont développé des modèles économiques
Fort heureusement, la Direction de la formation professionnelle au sein de la Caisse mène une politique
de contrôle et de régulation qui, même si elle n’est pas parfaite, a le mérite de mettre un coup d’arrêt
42
Quelle était l’intention initiale derrière ce projet de loi ?
L’intention est toujours la même à l’occasion de chaque réforme de la formation professionnelle : mieux
préparer les citoyens aux enjeux économiques et sociaux de demain et d’après-demain.
Ce coup-ci, la réforme a consisté à renverser la table et, dans une telle configuration, il y a évidemment des
pots cassés, mais aussi de belles initiatives qui doivent être saluées.
C’est une très bonne question, à laquelle il est difficile de répondre de façon courte.
Je dirais que le nouveau modèle mis en place est, de mon point de vue, beaucoup trop technocratique et
pas suffisamment orienté vers les qualités pédagogiques des formations proposées par les organismes de
formation.
C’est là un défaut majeur des réformes successives en France en matière de formation professionnelle.
La régulation des acteurs pourrait être beaucoup plus pertinente s’il était question de traiter le cœur de ce
métier : la formation !
Malheureusement, ce sujet que j’essaie de défendre à mon petit niveau ne semble pas vraiment intéresser
les pouvoirs publics, lesquels sont souvent la tête dans le guidon de la régulation à vocation technocratique.
Les certifications en matière de qualité mises en place sous le joug du référentiel national Qualiopi sont, à
mon avis, l’un des meilleurs exemples de cette approche technocratique.
Je suis pourtant intimement convaincu que nous aurions de beaux résultats avec une politique de régulation
qui reposerait sur la mise en place de véritables outils de mesure des qualités pédagogiques au sein des
parcours de formation.
Les professionnels de la formation que j’accompagne dans l’exercice de mon métier sont très divers, et la
plupart d’entre eux n’imaginent peut-être pas à quel point le secteur de la formation est varié.
Par exemple, il est difficile de comparer un CFA avec un organisme de formation qui vend exclusivement des
formations en ligne sur Mon compte formation, leurs univers sont complètement différents. Ce sont là des
métiers fondamentalement distincts et pourtant ils sont globalement régis par les mêmes règles.
43
J’ai beaucoup d’admiration pour nombre d’entre eux, car je suis épaté par leurs capacités à conjuguer
le millefeuille juridique, administratif, financier et comptable, tout en faisant un travail magnifique sur le
plan pédagogique. C’est une véritable prouesse !
Dans le même temps, il existe bien sûr des organismes qui ont l’envie de bien faire, mais qui n’ont pas
les moyens de tout conjuguer. Pour ceux-là, c’est plus difficile et j’essaie de les aider comme je peux
lorsqu’ils me sollicitent (souvent à l’occasion d’un contrôle qui se passe mal).
Contrairement aux idées reçues colportées par certains observateurs à l’approche parfois excessive, les
délinquants sont assez rares dans le secteur de la formation professionnelle.
Mon meilleur conseil serait de rechercher l’organisme de formation qui est capable de présenter des
garanties sur les méthodes pédagogiques mises en œuvre pour favoriser les apprentissages des savoirs
et savoir-faire professionnels.
Avec la dernière réforme, il y a, à mon sens, beaucoup de communication sur le terme de « compétences »,
mais peu de réalité pratique sur la façon dont les compétences peuvent ou doivent être acquises.
Les référentiels créés (comme Qualiopi) ne présentent aucune espèce de garantie sur les qualités
pédagogiques mises en œuvre par un organisme de formation.
Quant aux certifications professionnelles enregistrées au RNCP, elles ne sont pas non plus la garantie
d’une bonne formation en amont de la certification.
Pour répondre à votre question, je dirais que le bon choix pour une reconversion professionnelle
réside probablement dans la vérification des taux d’insertion professionnelle à l’issue des formations
proposées sur le marché, mais aussi et surtout la bonne vieille méthode de la recommandation par le
bouche-à-oreille !
FORMATION
PROFESSIONNELLE FORMATION LIBERTE DE
AU LONG DE LA VIE PROFESSIONNELLE CHOISIR SON
EMPLOI ET AVENIR
DIALOGUE SOCIAL DEMOCRATIE SOCIALE PROFESSIONEL
44
TÉMOIGNAGES
« Je souhaite me reconvertir ! »
Elles nous ont contactés pour venir nous rencontrer afin de parler de leur
projet de formation. Nous avons mené ces entretiens avant ce rendez-vous
« Plan de formation » pour avoir le témoignage le plus neutre possible.
Anastasia, 52 ans, salariée d’une entreprise d’ameublement de luxe, envisage
une reconversion professionnelle dans la Relation d’aide.
Anastasia est vendeuse en ameublement de luxe depuis onze ans. Désormais, elle envisage une
reconversion dans la relation d’aide. Ces principales motivations sont à la fois de l’ordre du privé et du
professionnel. Du côté professionnel, son travail ne lui correspond plus, « je ne veux plus d’un métier
pour lequel on me demande de faire du chiffre, je ne suis qu’un outil rentable, ça ne correspond plus à
ma façon de voir les choses », ceci accentué par « une trahison » de la part de son employeur. Du côté
du privé, c’est une expérience de vie difficile qui la pousse à vouloir aider d’autres personnes. Anastasia
n’est pas en burn-out, mais en « overdose » et « le manque d’appui psychologique et d’appui financier »
sont des freins à sa reconversion.
Pour y pallier, elle prévoit de garder son emploi actuel et de s’en séparer petit à petit, mais aussi de
s’entourer de personnes bienfaisantes. L’objectif de cette reconversion, c’est « se lever le matin et être
heureuse » et cette quête du bonheur, elle la voit bien débuter par une formation qui lui permettrait
« d’avoir les bons outils, une bonne pédagogie et de voir différents cas de figure. ». Finalement, elle
recherche à travers une formation « un accompagnement puis de la confiance, pour finalement pouvoir
lâcher prise ». Son conseil pour ceux qui, tout comme elle, sont en pleine réflexion c’est de « mettre les
choses à plat et de peser le pour et le contre ».
Martine est une ancienne directrice commerciale d’une société d’informatique, après vingt-cinq ans
dans son entreprise, elle a décidé de tout arrêter. Son « évolution remarquable » lui a permis d’atteindre
un « poste à grosse responsabilité » dans lequel elle a été « épanouie ». Plusieurs raisons d’ordre privé
sont à l’origine de sa décision de quitter l’entreprise, notamment la naissance de son bébé qui l’a
poussée à adopter un rythme correspondant à sa vie et à avoir comme elle le dit « mon tempo à moi ».
Ainsi, depuis un an et demi, Martine a pu se rapprocher de sa famille et s’occuper d’elle. Cependant,
elle ressent « le besoin de relation avec les autres et de donner de l’amour à un cercle plus large ».
C’est après avoir effectué des massages intuitifs avec une amie qu’elle s’est dit « pourquoi pas
apprendre à le faire ». Pour elle, se former lui permettra « d’acquérir des compétences sérieuses et
de professionnaliser sa démarche », ainsi, elle souhaiterait suivre des enseignements donnés par « des
personnes avec des compétences pointues sur le sujet ».
46
QR CODE ?
C’est seulement un mois après y avoir réfléchi, que Martine se lance et contacte l’Institut Cassiopée
ainsi que Pôle emploi pour se renseigner sur son objectif. Très sûre d’elle, Martine aborde ces entretiens
en prenant soin de poser les bonnes questions afin de cadrer au mieux son projet. Par ailleurs, son
expérience professionnelle précédente la met en confiance quant à la suite d’une formation. Elle cherche
désormais à être accompagnée afin de trouver la formation qui lui correspondra le mieux. Son conseil
pour les personnes qui hésiteraient à sauter le pas est le suivant : « il faut parfois faire taire son mental et
laisser un peu l’intelligence de côté, écouter son cœur et en suivant ce chemin on sera forcément bon et
compétent dans ce qu’on fait. »
Dominique est technicienne de laboratoire, salariée de la fonction publique, depuis trente ans. Inspirée par
ses enfants qui ont choisi un parcours de vie en accord avec ce qui les anime, elle souhaite désormais se
reconvertir afin d’en faire de même. C’est à la suite d’un incident conflictuel dans son travail que Dominique
s’est interrogée sur sa profession qui, pour elle, a été imposée par le cadre scolaire : « Finalement, on ne
choisit pas sa profession par appétence, mais par affinité avec des matières. » Désormais, elle a « l’impression
d’être un pion, de faire partie d’un système ». Son travail ne lui correspond plus, puis elle cherche à
pouvoir travailler après l’âge de la retraite et cela dans une profession qu’elle pratiquerait par choix et
pas par obligation. Faisant déjà partie du domaine scientifique, Dominique souhaite pouvoir continuer,
mais autrement. Elle nous dit : « La science m’intéresse toujours, mais j’irai peut-être plus vers une science
naturelle, plus ce qui est énergétique. » Ainsi, cette reconversion lui permettrait de pouvoir rester dans un
milieu qu’elle connait déjà tout en trouvant une voie où elle pourrait « casser la routine », et cela, « loin du
bruit incessant des machines de laboratoires ».
Pour aller vers la concrétisation de son objectif, il lui a suffi d’à peine quatre mois pour se renseigner sur les
démarches à suivre. Suite à de nombreuses recherches, elle sait désormais que pour l’aspect financier elle
devra se tourner vers le CPF et l’ANFH. Pour ce qui est d’une formation, elle envisage d’en effectuer une
afin de pouvoir acquérir des compétences et obtenir un diplôme, mais elle ne sait pas encore vers laquelle
se tourner. Par ailleurs, son unique appréhension est l’assiduité dont elle devra faire preuve. Très entourée
par ses proches qui lui ont toujours conseillé de se reconvertir pour développer ses capacités, elle est
déterminée pour que sa vie professionnelle soit en symbiose avec sa vie privée. Son conseil pour sauter le
pas est le suivant : « Il faut avoir confiance en ses capacités, ne pas se regarder par rapport à la société, mais
se regarder soi ; c’est nous qui formons les projets de demain donc ça ne sert à rien de se coller au projet
de la société actuelle. »
47
Prisca, 34 ans, après un premier essai, souhaite désormais aller jusqu’au bout
de son projet de reconversion.
Prisca est agent social depuis décembre 2021, mais avant cela elle était bibliothécaire. C’est en
novembre 2019 qu’elle commence à ressentir une « perte de sens » à son travail, une perte de sens
sur laquelle elle « met un voile » par peur. Cependant, son corps a fini par parler, laissant apparaître
quelques problèmes de santé. C’est au début de l’année 2020 qu’elle parle de son mal-être avec les RH
de sa collectivité qui, par la suite, lui conseillent un atelier de construction de projet au CNFPT. À la fin
de cet atelier, elle obtient son profil professionnel avec un résultat de 80 % social/accompagnement des
personnes. Pour elle, c’est une révélation, mais pour être sûre de ce qu’elle veut faire de ce résultat, elle
contacte des personnes ayant suivi une formation de relation d’aide : « J’ai eu des échanges qui m’ont
nourrie, c’est comme si j’avais l’impression d’avoir trouvé ce qu’il me fallait. »
Ainsi, Prisca commence les démarches en s’inscrivant à des journées d’initiation puis à des petites
formations, mais « la peur reprend les devants » et elle ne va pas jusqu’au bout de son projet. Par crainte,
elle change de branche, mais reste salariée de la fonction publique. Seulement, elle se sent « frustrée
de ne pas être allée au bout ». Elle veut relancer son projet de reconversion malgré les nombreuses
questions qui planent. Prisca veut suivre une formation pour acquérir des outils qui lui ressemblent. Elle
se voit bien aider des personnes avec ses propres outils, mais toujours en travaillant en équipe.
Cette fois, bien qu’elle rencontre certains freins, comme devoir trouver du temps libre et jongler entre
son emploi actuel et une formation, Prisca est déterminée à poursuivre son projet jusqu’au bout. Malgré
un gros manque de confiance, elle ressent le besoin de se former pour, comme elle le dit, « être en
accord avec ce qui m’anime depuis que je suis toute petite et, par rapport à moi, gagner en confiance,
pouvoir être fière d’aller jusqu’au bout ». Son conseil pour ceux qui n’ont pas assez confiance pour se
lancer est le suivant : « Écoute ton cœur et ton corps, la limite c’est le mental, n’attends pas que la tête
se mette en route. »
48
TÉMOIGNAGES
49
Marina rencontre la sophrologie par hasard et décide d’entamer
une reconversion.
Marina, sophrologue thérapeute, est installée depuis huit ans maintenant. Cependant, avant
d’exercer en tant que thérapeute, elle était éducatrice spécialisée. Sa découverte de la
sophrologie s’est faite un peu au hasard, en préparation à l’accouchement. C’est alors
qu’elle décide de s’y former pour obtenir un outil supplémentaire pour sa profession.
Durant la formation, elle se rend finalement compte qu’elle aimerait en faire son métier,
elle décide donc de se reconvertir en tant que thérapeute. Après ses formations, Marina
s’installe en tant que thérapeute. Elle nous parle des difficultés qu’elle a rencontrées
qui sont surtout d’ordre commercial. En effet, Marina a eu un peu de mal au début à se
faire une clientèle, mais elle a finalement été aidée par un coiffeur qui l’a invitée à faire
des prestations gratuites, ce qui a permis à de nombreuses personnes de découvrir la
sophrologie. Du côté financier, elle n’a pas eu de problème puisqu’elle a obtenu des
aides de la part de Pôle emploi et de son ancienne entreprise. Depuis, Marina a créé une
association pour faire découvrir la sophrologie et a pu concilier sa vie professionnelle et
sa vie privée. Son conseil pour réussir sa reconversion est court, mais clair : « Croire en
soi. »
Marie a été directrice de crèche pendant une longue période, une profession qu’elle
aimait, mais pourtant à l’intérieur d’elle, elle ne se sentait pas totalement épanouie.
Elle décide de commencer des formations de bien-être, non pas dans l’objectif de se
reconvertir en tant que thérapeute, mais plutôt pour se connaître. Au fur et à mesure, elle
commence à ressentir qu’une partie d’elle aimerait se reconvertir en tant que thérapeute.
Mais cette partie d’elle est enfouie sous plusieurs peurs. Son premier objectif a donc été
de travailler sur toutes ses insécurités qui la freinaient dans sa démarche. Elle a réussi
à se défaire de ses peurs à travers la sophrologie puis en intégrant le module « réussir
mon installation ». Pour elle, ce module en trois étapes lui a été nécessaire et très utile
puisqu’elle a rapidement pu s’installer et son réseau de clientèle s’est rapidement/vite
développé. Cela fait désormais huit ans que Marie est installée en tant que sophrologue
psycho-énergéticienne.
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Après de nombreuses années dans l’industrie pharmaceutique,
Isabelle se reconvertit en tant que thérapeute.
Le plus compliqué pour elle a été de trouver une nouvelle identité professionnelle et
une légitimité. En ce qui concerne la légitimité et la confiance en elle, elle a dû éviter
d’écouter les personnes qui ne croyaient pas en son projet et a finalement trouvé du
confort et de la sécurité auprès de son mari qui l’a soutenu dans sa démarche. Peu à peu,
son projet s’est concrétisé et elle est désormais installée en tant que thérapeute, mais
pour elle pas question de parler de réussite puisque, toujours selon elle, rien n’est jamais
acquis.
Après plusieurs années en tant que responsable marketing dans l’industrie plastique,
Nathalie fait un burn-out en 2013. Ce burn-out se révèle finalement être une clé pour
elle puisqu’il lui aura permis de se lancer dans une reconversion professionnelle. Avec le
soutien de son mari, ostéopathe, elle commence ses formations fin 2014. Elle a bénéficié
de deux ans de chômage pendant lesquels elle a pu faire une formation de sophrologie
avant de pouvoir s’installer dans un cabinet médical pluridisciplinaire en septembre 2016.
En 2017, son mari et elle achètent un bâtiment dans l’objectif d’en faire un centre de
médecine douce. C’est ainsi qu’est né le centre Colibri.
Pour son installation, le plus compliqué a été de trouver son identité et une légitimité.
Aujourd’hui, elle est satisfaite de sa reconversion qui lui permet de vivre d’une profession
qui lui plaît et elle a encore d’autres projets. Ses conseils pour les personnes qui, comme
elle, souhaitent se reconvertir sont de croire en soi, être ouvert, être curieux et enfin être
généreux.
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GLOSSAIRE
Afest
L’action de formation en situation de travail (Afest) est avant tout, comme son nom l’indique, une action de
formation. L’action de formation est définie comme un parcours pédagogique permettant l’atteinte d’un
objectif professionnel (développement des compétences et/ou de la qualification). Elle peut se dérouler
en présentiel, en tout ou partie à distance ou en situation de travail.
AIF
L’aide individuelle à la formation (AIF) est une aide financière de Pôle emploi qui prend en charge les frais
pédagogiques de la formation, c’est-à-dire le coût de celle-ci.
ANFH
L’Association nationale pour la formation permanente du personnel hospitalier (ANFH) est un organisme
paritaire collecteur agréé (OPCA) de la fonction publique hospitalière qui est agréé par le ministère de la
Santé pour collecter et gérer les fonds consacrés au financement des actions de formation.
CEP
Le conseil en évolution professionnelle (CEP) est un dispositif d’accompagnement gratuit et personnalisé
proposé à toute personne souhaitant faire le point sur sa situation professionnelle. Il permet, s’il y a lieu,
d’établir un projet d’évolution professionnelle (reconversion, reprise ou création d’activité…). Il peut être
effectué par des conseillers appartenant à différents organismes.
CFA
Les centres de formation d’apprentis (CFA), aussi appelés sections d’apprentissage ou unités de formation
d’apprentis, sont des établissements de formation assurant un enseignement en alternance à des apprentis
âgés de 16 à 29 ans.
CFP
Le congé de formation professionnelle (CFP) est ouvert à l’ensemble des agents publics, titulaires ou
contractuels, des trois versants de la fonction publique.
CNFPT
Le Centre national de la fonction publique territoriale (CNFPT) est un établissement public paritaire
déconcentré dont les missions de formation et d’emploi concourent à l’accompagnement des collectivités
territoriales et de leurs agents dans leur mission de service public. Il a trois missions principales : la formation,
l’observation et l’organisation des concours des cadres d’emplois A+.
CPF
Le compte personnel de formation (CPF) permet à toute personne active, dès son entrée sur le marché
du travail et jusqu’à la date à laquelle elle fait valoir l’ensemble de ses droits à la retraite, d’acquérir
des droits à la formation mobilisables tout au long de sa vie professionnelle. L’ambition du compte
personnel de formation (CPF) est ainsi de contribuer, à l’initiative de la personne elle-même, au maintien
de l’employabilité et à la sécurisation du parcours professionnel.
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CPF
Le compte personnel de formation (CPF) permet à toute personne active, dès son entrée sur le marché
du travail et jusqu’à la date à laquelle elle fait valoir l’ensemble de ses droits à la retraite, d’acquérir
des droits à la formation mobilisables tout au long de sa vie professionnelle. L’ambition du compte
personnel de formation (CPF) est ainsi de contribuer, à l’initiative de la personne elle-même, au maintien
de l’employabilité et à la sécurisation du parcours professionnel.
DIF
Le droit individuel à la formation (DIF) est un dispositif qui donnait droit à 20 heures de formation par
an, pour un salarié à temps complet, dans la limite de 120 heures cumulées. Mis en place par la loi sur la
formation de 2014, le compte personnel de formation (CPF) a remplacé le droit individuel à la formation
(DIF).
PTP
Le projet de transition professionnelle (PTP), ex-congé individuel de formation (CIF), permet au salarié de
s’absenter de son poste pour suivre une formation destinée à lui permettre de changer de métier ou de
profession. Le PTP est ouvert sous conditions et est accordé sur demande à l’employeur. Le salarié est
rémunéré pendant toute la durée de la formation.
VAE
La validation des acquis de l’expérience (VAE) est un dispositif de formation permettant à toute personne,
quels que soient son âge, sa nationalité, son statut et son niveau de formation, qui justifie d’au moins 1 an
d’expérience en rapport direct avec la certification visée, de prétendre à celle-ci que ce soit un diplôme,
un titre ou un certificat de qualification professionnelle qui doit être inscrit au Répertoire national des
certifications professionnelles (RNCP).
DIF PTP
CEP
VAE
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À propos
L’Institut Cassiopée est un organisme de formation professionnelle dédié aux
métiers des thérapies du bien-être.
Sophrologue
Praticien en Hypnose
Art-thérapeute
Énergéticien
Réflexologue
À ces formations métiers s’ajoutent des formations complémentaires, des perfectionnements et un ensemble
d’aides à l’installation.
Elles sont animées par des formateurs compétents, passionnés et expérimentés dans leur domaine, ayant des
compétences pédagogiques confirmées et exerçant en cabinet.
L’Institut s’inscrit dans le courant de la thérapie holistique ou l’art de prendre soin de l’être humain dans sa
globalité en proposant d’intégrer différentes approches.
Remerciements
Au contact de toutes les personnes qui se renseignent pour une formation, nous avons pris conscience des
nombreuses difficultés qu’elles rencontrent pour élaborer et rendre concret leur projet professionnel.
Rédiger ce livre blanc nous a donc semblé une évidence pour les aider dans leur choix d’orientation.
Très naturellement, les professionnels, experts dans leur domaine, et les particuliers, qui commencent un
parcours de reconversion, ont répondu présent lorsque nous les avons sollicités pour contribuer à ce livre
blanc.
Nous tenons donc à les remercier chaleureusement d’avoir accepté de participer, pour leur disponibilité et la
richesse de leur partage.
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Energéticien Sophrologue
Praticien en
Massages
du monde Réflexologue
Praticien en
Praticien en Hypnose & PNL
Relation d'aide
Crédits photos : Adobe stock, freepik & vecteezy • Création graphique : CELINE ANNON . AGENCE COMMUNICATION THERAPEUTE
Praticien en & bébé
Réflexes
primitifs
Sexualité
Accompagnement & thérapie
du deuil
Libération
des chocs
Yoga émotionnels Art-thérapie
du rire & explorations
Les bases de Digitopuncture créatives Massage assis
l'Hypnose &
de la PNL Sophrologie
créative
Massage
évolutif
Massage
amincissant
Les Clés du
Premier changement Massage
Sophrologie Psychogénéalogie
secours en santé balinais Accompagnement
enfance &
adolescence mentale du sommeil
Les bases de la
Réflexologie
Sophrologie
Perfectionnement & burn out
en Vibration
tissulaire
Sonothérapie Accompagnement
Art-thérapie Sophrologie
Anatomie & Mandala de l’enfant à
& handicap & entreprise Massage
physiologie haut potentiel
chinois
Massages de
Danse tradition
mouvement indienne
thérapie Qi gong
pour
thérapeutes
Enfance & Réflexologies Réflexologie
Aromathérapie adolescence faciales abdominale Pieds
pratique & émotions Rêves éveillés
Alimentation Sophro-analyse
& émotions
Potentiel
énergétique
Art thérapie
originel
& sénior
Intervenir en
entreprise Sophrologie Réussir son
Perfectionnement en
& maternité Fleurs de Bach installation