Book Exo Emag1
Book Exo Emag1
1re partie
[Link]
Jimmy Roussel
Professeur agrégé de physique
accélération et
filtrage de vitesse
→
−
⊙B
électro-aimant
F
−
→
v 0
injection
ions moléculaires
ionisation positifs
pompe à vide
détecteur 20 our
j
23
Ao e à
is
M
ût
AVANT-PROPOS
Ce recueil d’exercices et problèmes corrigés est destiné aux étudiants du 1er cycle universitaire et à
ceux des Classes Préparatoires aux Grandes Écoles (CPGE). Dans cette première partie, on aborde la
théorie électromagnétique en régime indépendant du temps : électrostatique et magnétostatique.
Chaque thème commence par quelques rappels de cours. Pour plus de détails, on renvoie le lecteur au
site de l’auteur :
[Link]
Les énoncés sont assortis d’un niveau de difficulté symbolisé par un, deux, trois ou quatre carrés. Bien
que subjective, cette classification tente de suivre la règle suivante :
Enfin, les solutions des exercices sont regroupées en fin d’ouvrage. Un soin tout particulier a été fourni
pour proposer des solutions entièrement rédigées. Précisons tout de même que chaque correction
propose un exemple de traitement d’un exercice lequel peut parfois se résoudre d’une autre manière.
En vous souhaitant bonne lecture.
J IMMY R OUSSEL
3
Table des matières
1 Interaction électrostatique 9
Résumé de cours . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
Ex. 1 Champ au centre . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
Ex. 2 Trois charges sur un triangle . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
Ex. 3 Force électrique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
Ex. 4 Pendule électrostatique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
Ex. 5 VRAI/FAUX . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
Ex. 6 Champ électrique atomique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
Ex. 7 Topographie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
Ex. 8 Champ au centre d’un triangle . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
Ex. 9 Équilibre d’une charge . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
Ex. 10 Segment chargé . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
Ex. 11 Fil semi infini . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
Ex. 12 Cerceau chargé . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
Ex. 13 Disque chargé . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12
3 Dipôle électrique 19
Résumé de cours . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 19
Ex. 33 Molécules apolaires . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 20
5
Table des matières
4 Conducteurs électriques 25
Résumé de cours . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 25
Ex. 44 Calcul de résistances . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 26
Ex. 45 Comparons deux fils conducteurs . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 26
Ex. 46 Calcul de résistances . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 26
Ex. 47 Conduction électrique dans un fil d’argent . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 26
Ex. 48 Conduction de l’eau de mer . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 26
Ex. 49 Pendule électrostatique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 27
Ex. 50 Influence d’une charge ponctuelle sur une boule conductrice . . . . . . . . . . . . . . . 28
Ex. 51 Influence d’une charge sur un plan conducteur . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 28
Ex. 52 Images électriques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 29
Ex. 53 Deux boules conductrices . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 29
Ex. 54 Condensateur plan . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 29
Ex. 55 Pesanteur versus force électrique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 30
Ex. 56 Effet de la pesanteur . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 30
Ex. 57 Haut-parleur électrostatique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 30
5 Théorème de Gauss 33
Ex. 58 Théorème de Gauss . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 33
Ex. 59 Flux du champ électrique créé par un fil chargé . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 33
Ex. 60 Condensateur sphérique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 33
Ex. 61 Câble coaxial . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 33
Ex. 62 Équipotentielle . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 34
6 Interaction magnétique 35
Résumé de cours . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 35
Ex. 63 Pesanteur versus force magnétique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 36
Ex. 64 Boussole des tangentes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 36
Ex. 65 Moment magnétique d’un aimant . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 36
Ex. 66 Filtre cinétique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 37
Ex. 67 Spectrométrie de masse . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 37
Ex. 68 Le cyclotron . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 37
Ex. 69 Définition de l’ampère . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 38
Ex. 70 Équilibre d’une tige conductrice . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 38
Ex. 71 Trois fils parallèles . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 39
Ex. 72 Moment des forces de Laplace . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 39
Ex. 73 Galvanomètre magnéto-électrique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 39
6
Table des matières
7
ÉNONCÉS DES EXERCICES
1Interaction électrostatique
Résumé de cours
Charge électrique – La matière est constituée de particules que l’on peut caractériser par une pro-
priété scalaire, noté q et désignant la charge électrique. Cette charge s’exprime en coulombs
(C) dans le Système Internationnal, sa valeur peut être positive, négative ou nulle. La charge
étant caractéristique de la matière, elle ne dépend pas du référentiel. Par ailleurs, la charge
électrique d’un système isolé se conserve. Enfin, la charge électrique est quantifiée.
q = Ne avec N ∈Z
Loi de Coulomb – La force qui s’exerce entre deux particules 1 et 2 de charges q1 et q2 , placées
dans le vide et distantes de r, s’écrit
−→ −→ q 1 q 2 −−→ 1
f 12 = − f 21 = u 12 avec ≃ 9, 0.109 m.F−1
4πϵ0 r 2 4πε0
Champ électrique – Une charge électrique q, placée en M, subit de la part d’une distribution de
charges statiques, une force électrique :
→
− →
−
F = q E (M)
→
−
où E (M) désigne le champ électrique en M.
Pour une distribution discrète (N particules de charge q i placées en P i ), on a
−−→
→
− X N qi −→ X
u i
N q i Pi M
E (M) = =
i =1 4πϵ0 r i i =1 4πϵ0 Pi M
2 3
Pour une distribution continue, caractérisée par une densité de charge (volumique, surfacique
ou linéique),
dq → −
u
Z
→
−
E (M) =
D 4 πϵ 0 r 2
Ligne de champ électrique – Courbe orientée C telle que leur tangente, en chaque point M(x, y, z),
présente la même direction et le même sens que le champ vectoriel en ce point.
9
1 Interaction électrostatique
□□ Ex. 3 Force électrique – On place une charge de 0,005 C à chaque coin d’un carré d’arête
a = 0, 75 m. Déterminer l’intensité et la direction de la force qui s’exerce sur chacune d’entre elles.
□ Ex. 5 VRAI/FAUX – On donne quelques propriétés du champ électrique. Indiquer celles qui sont
justes.
⃝ Une ligne de champ électrique est une courbe qui, en tout point, a une tangente dans la direction
du champ électrique en ce point.
⃝ Le long d’une ligne de champ électrique, la valeur du champ électrique reste constante.
⃝ Si deux lignes de champ électrique se croisent en un point, alors le champ électrique est nul en
ce point.
⃝ Un champ électrique uniforme produit des lignes de champ parallèles entre elles.
□ Ex. 6 Champ électrique atomique – Donner l’ordre de grandeur du champ électrique que ressent
un électron lié à un atome.
□ Ex. 7 Topographie –
10
□□ Ex. 8 Champ au centre d’un triangle – Déterminer le champ électrostatique crée par trois
charges ponctuelles identiques q > 0 placées aux sommets d’un triangle équilatéral, en son barycentre
G.
2. Une charge ponctuelle q′ > 0 peut se déplacer sans frottement sur l’axe (Ox). Déterminer la où
les positions d’équilibre.
3. Représenter la force F(x) que ressent la charge q′ en fonction de x. Existe-t-il une position
d’équilibre stable sur cet axe ?
□□□ Ex. 10 Segment chargé – On considère un segment de longueur L portant une charge Q
uniformément répartie. Calculer le champ électrostatique que produit ce segment en un point M
situé le long de l’axe du segment et à la distance x d’une extrémité. La formule est-elle homogène et
cohérente ?
□□□ Ex. 11 Fil semi infini – On considère un fil semi-infini [AB) uniformément chargé avec une
densité linéique λ. On se place en un point M situé au dessus de A à la distance a. Calculer l’intensité
du champ électrique en M.
−→
dE
y
M
•
θ
a
→
−
u P
A
... x
Q z
E(z) = (1.1)
4πϵ0 R 2 + z2 3/2
¡ ¢
11
1 Interaction électrostatique
□□□ Ex. 13 Disque chargé – On considère un disque de rayon R contenant une charge Q répartie
uniformément en surface (on notera σ la densité surfacique). On cherche à calculer le champ électrique
en tout point de l’axe de révolution.
1. En utilisant le résultat de l’exercice 12, calculer le champ créé en un point de l’axe de révolution
en fonction de σ, R et z.
Indication : commencer par exprimer le champ créé par un anneau de rayon r et d’épaisseur d r .
12
2Potentiel et énergie électrostatique
Résumé de cours
Potentiel électrique – Tout champ électrostatique dérive d’une fonction potentielle, notée V telle
que
→
− →
−
E (M) = − ∇ V (M)
Le potentiel créé par une distribution discrète (N particules de charge q i placées en P i ), s’écrit,
à une constante additive près
N
X qi X N qi
V (M) = =
i =1 4πϵ0 r i i =1 4πϵ0 Pi M
Pour une distribution continue finie, caractérisée par une densité de charge (volumique, surfa-
cique ou linéique), on a
dq
Z
V (M) =
D 4πϵ0 r
Équipotentielles – Surface définie par V (x, y, z) = Cte . Les lignes de champ électrique coupent les
surfaces équipotentielles à angle droit et sont orientées vers la valeurs décroissantes du poten-
tiel.
Énergie d’une charge – Une charge en présence d’un champ électrique acquiert une énergie poten-
tiell électrique
E p = qV (M)
où V est le potentiel dont dérive le champ électrique.
Énergie d’un système de charges – Un système de N particules de charges q i présente une énergie
potentielle interne d’origine électrostatique qui s’écrit
qi q j 1X X 1X
Ep =
X
= qi V j (i) = q i V (i)
< i, j > i̸= j 4πϵ0 r i j 2 i j ̸= i 2 i
13
2 Potentiel et énergie électrostatique
⃝ Les lignes de champ électrique coupent les ⃝ Deux équipotentielles différentes peuvent
surfaces équipotentielles à angle droit. se couper.
□ Ex. 15 Analyse d’un champ électrique – Dans une région de l’espace, règne un champ électrique
dont l’expression cartésienne s’écrit
→
−
E = E 0 (x −
u→x + y −
u→y + z −
u→z )
□ Ex. 16 Opérateur gradient – Un système électrique produit dans une partie du plan (xOy) un
potentiel électrique donné par
Quelle est la forme des équipotentielles ? Calculer le champ électrique et représenter les lignes de
champ électrique.
□□□ Ex. 17 Ligne de champ et courbe de niveau – Supposons qu’il règne, dans une région du
→
−
plan (xO y), un champ électrique E (x, y) = A (y −
u→x + x −
u→y ) où A est une constante.
2. Trouver l’équation des lignes de champ (on écrira que le long d’une ligne de champ le vecteur
−→ →
−
déplacement d ℓ = K A ).
3. Trouver les plans de symétrie de la distribution de charges qui crée ce champ. Y-a-t-il un centre
de symétrie ?
→
− →
−
4. Peux-t-on écrire E (x, y) = ∇ f (x, y) ? Si oui, calculer la fonction f (x, y).
5. Quels sont les courbes de niveau de f ? En déduire une propriété générale des hyperboles
équilatères.
→
−
□□ Ex. 18 Nature d’un champ – Un champ vectoriel A (M) s’exprime en coordonnées cartésiennes
ainsi : µ 2¶
→
− x →
A (x, y, z) = A 0 exp − 2 − uy
a
→
− →
−
où A 0 et a sont des constantes. Peut-on écrire A = − ∇ V (x, y, z) ? Si oui, exprimer la fonction V (x, y, z).
14
→
−
□□ Ex. 19 Nature d’un champ – Un champ vectoriel A (M) s’exprime ainsi :
→
− − −−→
→
A (M) = B ∧ OM
→
− →
−
où B est un vecteur constant suivant Oz : B = B − u→z
Exprimer ce champ en coordonnées cartésiennes. Ce champ peut-il être un champ électrostatique ? Si
oui, donner le potentiel électrique associé.
□□ Ex. 20 Modèle de Yukawa – Une distribution de charges électriques crée le potentiel électrosta-
tique suivant (système de coordonnées sphériques) :
e ³ r´
V (r, θ , ϕ) = exp − avec a = Cte
4πϵ0 r a
Déterminer le champ électrostatique associé. Que peut-on dire sur cette distribution ?
−−−→ ∂f −
→+ ∂ f − ∂f
Donnée : expression du gradient en coordonnées sphériques : grad f ( r, θ , ϕ) = u r u→θ + −
u→
ϕ
∂r r ∂θ r sin θ∂ϕ
□□ Ex. 21 Cerceau chargé – Calculer le potentiel électrostatique créé par un cerceau de rayon R,
de densité linéique constante λ, en un point M de l’axe de révolution du cerceau (axe Oz). On prendra
un potentiel nul à l’infini.
θ
λ(P) = λ0 cos θ avec λ0 = Cte +
□□□ Ex. 23 Segment chargé – On considère un segment de droite AB de longueur 2a, chargé
uniformément, de densité linéique λ. On cherche les effets électriques produits par ce segment chargé
en un point M de l’axe du segment situé à la distance x du centre du segment et à l’extérieur du
segment.
λ | x| + a
µ ¶
1. Montrer que le potentiel produit en M vaut V (M) = ln lorsque | x| > a.
4πϵ0 | x| − a
2. En déduire l’expression du champ électrique créé en M.
□□□ Ex. 24 Champs créés par un segment chargé – On considère un fil rectiligne de longueur
2a contenant une charge Q uniformément répartie.
Exprimer le potentiel électrique V (M) du point M situé dans le plan médiateur du fil à la distance a.
Q
On donnera le résultat sous la forme : V (M) = K 1 avec K 1 un nombre à déterminer.
4πϵ0 a
15
2 Potentiel et énergie électrostatique
dx
Z ³ p ´
Donnée : p = ln x + x2 + α2
α2 + x2
□□ Ex. 29 Quatre charges sur un carré – Dans le vide, on considère 4 charges électriques
(q,-q,q,-q) réparties sur un carré d’arête a.
16
q -q
-q q
1. Identifier les éventuels plans de symétrie et d’antisymétrie. Dessiner l’allure des équipoten-
tielles.
□□ Ex. 30 Répulsion entre trois protons – Trois protons de charge e forment un triangle
équilatéral dans le vide. On note d la distance entre les protons. La force électrique (supposée seule à
agir) repoussent ces protons à l’infini. Exprimer la vitesse de ces protons à l’infini.
□□ Ex. 31 Répulsion de deux charges – On considère trois charges électriques alignées. La charge
centrale présente une charge 2q et une masse m 0 alors que les deux autres ont une charge identique
q et une masse identique m. Initialement, on maintient ces charges de façon à ce qu’elles soient
séparées d’une distance d. À un instant t on laisse les charges libres d’évoluer. Ainsi les deux charges
périphériques s’éloignent dans deux directions opposées avec la même vitesse v.
Exprimer la vitesse maximale vmax que vont acquérir les deux charges.
q 2q q
−→
−v •
m
•
m0
•
m
→
−v
d d
□□□ Ex. 32 Énergie réticulaire – On étudie un cristal ionique unidimensionnel infini constitué de
N cations et N anions alternativement disposés le long d’un axe. On note r la distance entre deux
ions voisins et ± e leur charge.
Donnée : 1 − 12 + 31 − 14 + ... = ln 2
2N ln 2 e2
E pelec = −
4πϵ0 r
2. Pour tenir compte de la répulsion entre deux ions, il faut introduire l’énergie U = b exp(− r/r 0 )
avec b et r 0 des paramètres caractéristiques des ions. En considérant la répulsion entre plus
proches voisins (interaction de courte portée), calculer alors l’énergie potentielle totale du cristal.
3. Montrer que l’on peut rendre compte de la stabilité du cristal. Déterminer l’équation que vérifie
la distance d’équilibre a.
4. L’énergie réticulaire UR est l’énergie qu’il faut founir pour dissocier une mole de cristal (on
éloigne à l’infini les ions). Donner l’expression de l’énergie réticulaire UR en fonction de a, e et
r0.
17
3Dipôle électrique
Résumé de cours
Moment dipolaire – Un système électriquement neutre présente un moment dipolaire →
−p si le bary-
centre des charges positive B+ ne coïncide pas avec le barycentre des charges négatives B− . Par
définition
−p = X q −
→ −→ −−−−→ X
i OPi = Q B− B+ avec Q = qi
i charges +
où r = OM et −
→ est le vecteur unitaire dirigé de O vers M.
u r
→
−
Énergie d’un dipôle – En présence d’un champ électrique extérieur E ext , un dipôle rigide acquiert
une énergie électrostatique
−p · →
E p = −→
− ext
E
Couple d’orientation – En présence d’un champ uniforme, un dipôle subit un couple de forces
électriques qui orientent le moment dipolaire dans le sens du champ électrique extérieur. Le
moment d’orientation vaut
−→ → →
−
M = −p ∧ E
Force dipolaire – Lorsqu’un dipôle rigide est aligné avec le champ électrique extérieur, il subit une
force orientée vers les valeurs croissantes du champ électrique :
→
− −→
→ −
F = p∇ E
19
3 Dipôle électrique
□□ Ex. 33 Molécules apolaires – Parmi les molécules suivantes : CO2 , NH3 , AlCl3 , PCl5 et le
méthanal ; quelles sont celles qui ne présentent pas de moment dipolaire ? Justifier.
□□ Ex. 36 Molécule HCl – La molécule HCl possède un moment dipolaire p = 3, 43.10−30 C.m. La
liaison mesure a = 126 pm.
1. Calculer la distance séparant les barycentres des charges. Comparer à la longueur de liaison.
□□ Ex. 37 Énergie d’un dipôle électrique dans un champ électrique – On considère une
molécule de taille caractéristique a de moment dipolaire →−p en interaction avec une charge ponctuelle
q 0 située à la distance r ≫ a de la molécule. On rappelle que le potentiel créé loin d’un dipôle s’écrit
→−p · −
→
u r
Vdipolaire =
4πϵ0 r 2
1. Déterminer l’énergie de cette interaction en considérant que la charge est plongée dans le
potentiel créé par le dipôle.
2. Déterminer l’énergie de cette interaction en considérant que la molécule est plongée dans le
champ électrique créé par la charge ponctuelle. Trouve-t-on la même chose ?
20
□□□ Ex. 39 Interaction de van der Waals – Soit une molécule de moment dipolaire →
−p . On rappelle
que le champ électrique créé loin d’un dipôle s’écrit
→
− 1 £ →
E dipolaire = 3(−p · −
→) −
u → → −¤
r ur − p
4πϵ0 r 3
1. Rappeler l’expression donnant l’énergie potentielle d’un dipôle rigide dans un champ extérieur
→
−
E . En déduire la configuration stable qu’adopte un dipôle en présence d’un champ électrique.
Comment s’écrit alors la force résultante que ressent le dipôle ?
2. Soit une molécule polaire M1 de moment dipolaire électrique rigide →−p et une molécule apolaire
1
M2 de polarisabilité α distantes de r = M1 M2 . On suppose → −p parallèle à la droite M M et
1 1 2
dirigé de M1 vers M2 . Calculer l’énergie potentielle de M1 puis exprimer la force que subit M1
en fonction de α, p 1 et r.
→−
Indication : Une molécule apolaire soumise à un champ électrique E acquiert de ce fait un moment
−p = αϵ →
dipolaire électrique →
−
0 E où α est une constante caractéristique de cette molécule appelée
polarisabilité.
La théorie précédente donne une justification très simplifiée du comportement à grande distance de
l’interaction entre molécules dans le cas dipôle permanent-dipôle induit. En fait, la dépendance en r
obtenue est aussi valable pour les interactions entre dipôles permanents et pour les interactions entre
dipôles mutuellement induits et constitue une loi universelle de l’interaction entre molécules, interaction
dite de van der Waals.
□□□ Ex. 40 Solvatation de l’ion zinc II – L’ion Zn2+ forme un complexe en présence d’ammoniac
(NH3aq ) de formule :
[Zn(NH3 )4 ]2+
La géométrie de ce complexe est tétraédrique : L’ion Zn2+ est au centre d’un cube et les quatre
molécules d’ammoniac occupent 4 des 8 sommets du cube.
p NH 3
p
α NH 3
2+
Zn
p
NH 3
p NH 3
2. On note r la distance qui sépare le centre du cube et les huit sommets. On note a la distance
entre deux molécules d’ammoniac. Établir la relation entre r et a. En déduire l’angle α que font
deux dipôles entre eux.
21
3 Dipôle électrique
3. Exprimer l’énergie d’interaction E p1 entre l’ion Zn2+ et une molécule d’ammoniac. Montrer que
pe
E p1 = −
2πϵ0 r 2
p2 h 2α
i
E p2 = 3 sin + cos α
4πϵ0 a3 2
dipôle 1 dipôle 2
q −q q −q
• • r • • x
a a
→
−
1. En considérant les forces coulombiennes entre les charges, exprimer la force F que le dipôle 2
exerce sur le dipôle 1.
→
−
2. On considère r ≫ a. Simplifier l’expression de F . Peut-on retrouver ce résultat autrement ?
Donnée : (1 + ϵ)n ≃ 1 + nϵ + n(n2−1) ϵ2 si ϵ ≪ 1.
□□□ Ex. 42 Dipôle dans un champ inhomogène – On place un dipôle sur l’axe (Oz) d’un
cerceau de rayon R. Le moment dipolaire est toujours orienté suivant (Oz) : →
−p = p−
u→z . Le cerceau est
uniformément chargé et possède une charge Q. On rappelle que le champ créé par un cercle chargé
sur l’axe vaut
Q z
E=
4πϵ0 (R + z2 )3/2
2
□□ Ex. 43 Energies d’un dipôle – On considère un dipôle rigide formé d’un proton (charge e) et
d’un électron (charge -e) distants de a = 53 pm.
22
2. Exprimer son énergie interne électrostatique E p,int . Effectuer le calcul ; on donnera le résultat
en joule puis en eV.
On place ce dipôle dans un champ électrique extérieur de valeur le champ de claquage de l’air :
E ext = 3.106 V.m−1 .
3. Rappeler l’expression de l’énergie d’interaction E p,ext d’un dipôle dans un champ électrique
→
−
extérieur E ext . Comment s’oriente le dipôle par rapport à ce champ, à l’équilibre mécanique ?
23
4Conducteurs électriques
Résumé de cours
Courant électrique – Un courant électrique est un déplacement d’ensemble de porteurs de charge.
On caractérise ce transport électrique par la densité de courant électrique locale
→
−ȷ (M) = ρ (M)→
−v (M) [A.m−2 ]
où →
−v est la vitesse moyenne des porteurs de charge et ρ (M) la densité volumique (C.m−3 ) des
porteurs de charge.
L’intensité I du courant électrique à travers une section (S) est le flux électrique défini par
Ï
I= →
−ȷ · →
−
n · dS [A]
(S )
Lois d’Ohm – Un conducteur obéit à la loi d’Ohm si la densité de courant électrique est proportion-
nelle au champ électrique imposé :
−ȷ = γ →
→ −
E
avec γ la conductivité du conducteur (en S.m−1 ).
Théorème de Gauss – Le flux du champ électrique à travers une surface fermée (S) quelconque est
proportionnel à la quantité de charge située à l’intérieur de (S).
Q int
Ï
→
− →
E ·−
n ext dS =
(S ) ϵ0
1 1 Q2 1
E p = QU = = CU 2
2 2 C 2
25
4 Conducteurs électriques
□□ Ex. 44 Calcul de résistances – Chacun des 3 conducteurs ci-dessous est parcouru par un
courant d’intensité I uniformément réparti sur la section droite. On note γ la conductivité électrique
de ces conducteurs ohmiques.
ℓ ℓ
ℓ
I I
I
a
2r 2
b 2r 2r 1
□□ Ex. 45 Comparons deux fils conducteurs – On coupe un fil de cuivre en deux parties égales
puis on assemble les deux fils côte à côte de façon à former un fil plus épais. Comparer la résistance
du fil obtenu avec celle du fil de cuivre initial.
□□□ Ex. 48 Conduction de l’eau de mer – Soit une solution ionique contenant n ions de différentes
→
−
natures (notés X i ) en présence d’un champ électrique E . On note z i le nombre de charge de ces ions
(Pour Na+ , z i = +1 par exemple), c i leur concentration molaire et µ i leur mobilité en présence d’un
champ électrique.
26
→
−
1. Exprimer la densité de courant →
−
ȷ i transportée par un type d’ion en fonction de E , µ i , c i , z i , NA
le nombre d’Avogadro et e la charge élémentaire.
| zi | µi c i F
X
γ=
i
Dans l’eau pure, à 25 ◦ C, la mobilité des ions H3 O+ et OH− vaut respectivement 362.10−9 m2 .s−1 .V−1
et 205.10−9 m2 .s−1 .V−1 .
4. L’eau des océans est une solution qui contient en moyenne 35 g/kg de sels divers (NaCl essentiel-
lement). La mobilité des ions Na+ vaut 52.10−9 m2 .s−1 .V−1 tandis que celle des ions Cl− vaut
79.10−9 m2 .s−1 .V−1 . En déduire la conductivité de l’eau de mer. Comparer à celle de l’eau pure.
1. Un conducteur de forme quelconque en équilibre électrique, porte une charge Q. Que signifie
« conducteur en équilibre » ? Que vaut le champ électrique en un point intérieur à ce conducteur ?
Que peut-on dire du potentiel du conducteur à l’intérieur et en surface ? Où est située la charge
Q?
4. En fait, lorsque les conducteurs sont assez loin l’un de l’autre –ce que l’on supposera ici– on peut
considérer que les charges se répartissent uniformément. Dans ce cas, en écrivant le potentiel
du conducteur S2 , déduire l’expression de la charge q en fonction de r, d et Q.
27
4 Conducteurs électriques
5. Analyser les forces agissant sur S2 . Montrer que si l’on suppose l’écart horizontal e très faible
par rapport à ℓ, on a
Q 2 rℓ
e≃
4πϵ0 mg d 3
6. Les mesures donnent : m = 0,1 g ; r = 1 cm ; R = 5 cm ; d = 25 cm ; ℓ = 98 cm ; e = 6,4 cm et
g = 9,8 m.s−2 . Calculer la charge Q ainsi que le potentiel V auquel on a porté le conducteur S1 .
□□□ Ex. 50 Influence d’une charge ponctuelle sur une boule conductrice – On considère une
boule conductrice, de rayon R, isolée, en présence d’une charge ponctuelle extérieure q située à la
distance d du centre de la boule.
1. La sphère étant neutre calculer sont potentiel en fonction de d (on pourra calculer le potentiel
au centre de la sphère).
2. Même question si la sphère porte la charge totale Q. Comment est répartie cette charge sur la
sphère ?
□□□ Ex. 51 Influence d’une charge sur un plan conducteur – Considérons deux charges
ponctuelles opposées q et -q séparées d’une distance 2d.
M(x, y, z) M(x, y, z)
•
z z
r1
A q r2 A q
d
2d
y y
V =0
B −q
x x conducteur électrique
2. Tracer l’allure des lignes de champ et des équipotentielles (on se contentera d’une vue en coupe
dans le plan (yOz).
On considère maintenant un conducteur plan infini mis au potentiel nul. On approche une charge
ponctuelle de charge q > 0 à la distance d du conducteur plan.
4. Le conducteur se charge-t-il ? Comment appelle-t-on ce phénomène ? la distribution de charge
est-elle surfacique ou volumique ? est-elle uniforme ?
5. Les conditions aux limites étant identiques, les effets électriques produits dans le semi-espace
z > 0 sont les mêmes que ceux produits par le doublet étudié précédemment. Montrer alors qu’il
existe à la surface du conducteur une densité de charge surfacique qui dépend de la distance à
l’axe Oz, notée r, par la relation :
2q d
σ(r) = − ¢3/2
4π r 2 + d 2
¡
28
6. Calculer la charge totale q′ que porte le conducteur. Comment appelle-t-on le dispositif formé
par la charge et le conducteur ?
→
− →
−
7. Le conducteur exerce une force F sur la charge q. Exprimer F . La charge est-elle attirée ou
repoussée ?
□□□ Ex. 52 Images électriques – Dans cet exercice, on cherche à déterminer la répartition des
charges qui apparaissent sur une boule conductrice en influence partielle avec un charge ponctuelle.
1. On place dans un repère cartésien une charge q en A(0, 0, 2R), et une charge − q/2 en B(0, 0, R2 ).
Déterminer l’équation cartésienne de la surface équipotentielle V = 0. Quelle est la forme de
cette surface ?
2. Une boule conductrice de centre O et de rayon R est maintenue au potentiel zéro (on la relie
à la terre). On approche au point (0, 0, 2R) une charge q. Quel est l’effet de cette charge sur la
boule conductrice ? Expliquer pourquoi le potentiel à l’extérieur de la boule présente les mêmes
valeurs que dans la question précédente. On dit alors que la charge − q/2 placée en (0, 0, R/2) est
l’image électrique de la charge q par rapport à la sphère.
□□□ Ex. 53 Deux boules conductrices – Soit une boule conductrice C 1 de rayon R 1 portée au
potentiel V0
1. Calculer la charge totale Q 0 que porte la boule conductrice. Est-elle répartie uniformément ?
On relie, à l’aide d’un fil conducteur, cette boule à une petit boule conductrice C 2 de rayon R 2 ≪ R 1 ,
initialement neutre. L’ensemble forme donc un conducteur isolé à l’équilibre. La distance des centres
des sphères est très grande devant leurs rayons. De plus on négligera les charges portées par le fil. On
note Q 1 la charge que porte C 1 et Q 2 la charge que porte C 2 . Les potentiels sont notés V1 et V2 .
□□□ Ex. 54 Condensateur plan – Un condensateur plan est réalisé à l’aide d’un film de diélectrique
d’épaisseur e = 3 µm métallisé sur ses deux faces, la permittivité relative du diélectrique est ϵr = 3 et
son champ disruptif E d = 15 MV/m. La couche métallisée possède une épaisseur e′ = 0, 50 µm.
29
4 Conducteurs électriques
d i é l e c tri q u e
d i é l e c tri q u e
!r d i é l e c tri q u e
a
VA VB
d i é l e c tri q u e
VA VB
d i é l e c tri q u e
d i é l e c tri q u e
e
e’
ϵ0 S
C=
e
où S est la surface des armatures en regard et e l’espacement entre les armatures. Comment
faut-il modifier le résultat lorsque l’espace entre les armatures est rempli par un isolant de
permittivité diélectrique ϵr ?
2. On considèrera qu’il y a influence totale entre les faces en regard et que les effets de bord sont
négligeables. Quelle doit être la longueur du ruban pour obtenir un condensateur de capacité
C = 2, 2 µF sachant que a = 10 mm ? Conclusion ?
3. Le ruban est découpé en morceaux de longueur ℓ′ = 1 cm, lesquels sont empilés comme l’indique
la figure. Quelle est alors l’épaisseur du condensateur ? Quelle est sa capacité ? Conclusion.
□□ Ex. 55 Pesanteur versus force électrique – Considérons un proton entre les plaques d’un
condensateur plan alimenté sous une tension U = 1 V . À quelle condition sur la distance inter-
armatures, la pesanteur est négligeable (on prendra <1%) devant la force électrostatique. Commenter.
1. Rappeler ce qu’on entend par conducteur à l’équilibre. En tenant compte du poids des électrons,
montrer qu’il existe un champ électrique au sein d’un conducteur en équilibre.
2. Calculer la d.d.p qui existe entre le sommet et la base de la Tour Eiffel de hauteur h = 320 m.
Conclure
Données : la charge élémentaire vaut e = 1, 6.10−19 C et la masse de l’électron m e = 9, 1.10−31 kg.
□□□□ Ex. 57 Haut-parleur électrostatique – Un condensateur plan est constitué par une
armature fixe A et une armature mobile B. On note S la surface des armatures et e l’épaisseur de la
lame d’air comprise entre les armatures (cf. fig.4.2).
30
x
e
e
U−u(t) U+u(t)
A B
2. Montrer que l’armature mobile est soumise à une force électrostatique attractive F. En sommant
les forces qui s’exercent sur chaque portion de l’armature mobile, montrer que
µ ¶2
1 U
F = ϵ0 S
2 e
3. Un haut-parleur électrostatique est constitué de deux armatures fixes portées aux potentiels
U0 − u(t) et U0 + u(t), et d’une armature mobile mise à la masse. u(t) est une petite tension
variable dont le domaine de fréquences correspond à celui des ondes sonores (20Hz-20kHz).
L’armature fixe est en fait une grille qui laissera passer les ondes acoustiques produites par le
mouvement de la plaque mobile (cf. Fig. 4.2).
En utilisant la relation précédente, calculer la force qui s’exerce sur l’armature mobile en
fonction notamment de u(t) et x, le déplacement par rapport à la position centrale.
4. Cette force est compensée par une force élastique f = kx. Calculez les positions d’équilibre
x eq correspondant aux tensions u = 0 V ; u = 10 V ; u = 20 V ; u = 30 V (on pourra s’aider de la
calculatrice ou d’un programme). Y-a-t-il linéarité entre x eq et u ?
Données : U0 = 500 V ; S = 80 cm2 ; e = 1 mm et k = 70 N/m.
31
5Théorème de Gauss
□□□ Ex. 58 Théorème de Gauss – Plaçons en O une molécule polaire de moment dipolaire → −p
orienté suivant (Oz). On sait que le champ électrique créé loin du dipôle s’écrit en coordonnées
sphériques
→
− p ¡
2 cos θ −
→ + sin θ −
u→θ
¢
E= u r
4πϵ0 r 3
Calculer le flux de ce champ électrique à travers une sphère de rayon R et de centre O, puis vérifier
que le résultat est conforme au théorème de Gauss.
□□□ Ex. 59 Flux du champ électrique créé par un fil chargé – Un fil rectiligne infini est placé
le long de l’axe (Oz). On le charge uniformément avec une densité linéique de charge λ. Le champ
électrique ainsi créé s’écrit en coordonnées cylindriques
→
− λ −
→
E= u r
2πϵ0 r
Calculer le flux de ce champ électrique à travers un cylindre de hauteur h, de rayon R et d’axe Oz.
Montrer que le résultat est en accord avec le théorème de Gauss.
□□□ Ex. 60 Condensateur sphérique – On considère une boule conductrice de rayon R 1 entourée
d’une sphère conductrice de rayon interne R 2 et de rayon externe R 3 . On porte le conducteur central
au potentiel V1 et le conducteur externe au potentiel V2 .
1. Au vu de la symétrie du problème, que peut-on dire des champs et des densités surfaciques de
charge ?
→−
2. À l’aide du théorème de Gauss, exprimer le champ électrique E (M) entre les armatures en
fonction de Q 1 et de la distance r = OM.
6. Que vaut la charge externe de l’armature externe ? à quelle condition cette charge est-elle nulle ?
7. L’état électrique de l’atmosphère, par beau temps, peut être modélisé comme suit : le sol et
l’ionosphère, parfaitement conducteurs, forment les armatures d’un condensateur sphérique
dont l’atmosphère constitue le diélectrique.
a) Calculez la capacité de ce condensateur si R 1 = 6400 km et R 2 − R 1 = 15 km.
b) Diverses mesures montrent que le champ électrique au niveau du sol est de l’ordre de
150 V/m et que la Terre est chargée négativement. Estimer la charge totale de la Terre.
□□□ Ex. 61 Câble coaxial – Un câble coaxial cylindrique, est constitué de deux cylindres conducteurs
infiniment longs, d’axe Oz, séparés par le vide. Le cylindre intérieur de rayon r 1 est plein. Porté au
potentiel V1 il s’entoure d’une charge avec une densité surfacique σ1 . Le cylindre extérieur de rayon
intérieur r 2 est porté au potentiel V2 < V1 .
33
5 Théorème de Gauss
−−−→ →
− ∂f →
− ∂f − ∂f −
Donnée : le gradient en coordonnées cylindriques s’écrit grad f = ∇ f = ∂r
u r + r∂θ →
u θ + ∂z →
uz
2. On cherche le champ électrique créé entre les armatures en un point M(r, θ , z) dans le système de
coordonnées cylindriques. Montrer, à partir des symétries du problème, que le champ électrique
se met sous la forme
→
−
E (M) = E(r) −
→
u r
5. La capacité linéique C ℓ (en F.m−1 ) d’un câble coaxial est défini par :
Q 1 = C ℓ (V1 − V2 )
où Q 1 est la charge contenue sur un mètre du cylindre plein (en C.m−1 ). Exprimer C ℓ en fonction
de r 1 , r 2 .
□□□ Ex. 62 Équipotentielle – On considère un système constitué de deux charges électriques, l’une
de charge q placée en B(2a, 0, 0) et l’autre de charge − q/2 placée en A(a/2, 0, 0).
y
M(x, y, z)
− q/2 q
O
x
A B
a/2
2a
z
1. Montrer que l’ensemble des points tel que BM = 2AM correspond à l’équipotentielle V = 0 (on
adoptera la convention V (M) = 0 pour tous les points M situés à l’infini.)
2. Montrer que la surface équipotentielle V = 0 est une sphère dont on précisera le centre et le
rayon.
3. Énoncer le théorème de Gauss. D’après ce théorème, que doit-on obtenir si l’on calcule le flux φ
du champ électrostatique à travers une sphère de centre O et de rayon a ?
5. Supposons que l’on connaisse la fonction E(r, θ , ϕ) (en coordonnées sphériques) donnant la norme
du champ électrique en tout point de l’équipotentielle V = 0. Quelle équation intégrale doit
vérifier la fonction E(r, θ , ϕ) ?
34
6Interaction magnétique
Résumé de cours
Interaction électromagnétique – En chaque point de l’espace, règne un champ électromagnétique
→
− →
−
( E (M), B (M)). Une particule de charge q située en M et animée d’une vitesse →
−v , subit une force
électromagnétique
→
− →
− −v ∧ →
−
F = q E + q→ B
Force de Laplace – Une portion AB de conducteur électrique alimentée par un courant électrique
→
−
d’intensité I en présence d’un champ magnétique B , subit une force
−
→ →
Z
→
− −
F= I dℓ ∧ B
(AB)
Dipôle magnétique – Une spire plane, parcourue par un courant d’intensité I, de surface S présente
un moment magnétique
→
−
m = IS →
−
n
où →
−
n est un vecteur unitaire perpendiculaire à la spire et dont l’orientation est associée au sens
positif du courant par la règle du tire-bouchon.
Actions sur un dipôle – Les actions d’un champ magnétique sur un dipôle magnétique présentent
une analogie formelle avec celles d’un champ électrique sur un dipôle électrique.
énergie d’interaction −p · →
E p = −→
−
E E p = −→
− →−
m· B
→
− → →− →
− → →
−
couple d’orientation Γ = −p ∧ E Γ =− m∧ B
35
6 Interaction magnétique
□ Ex. 63 Pesanteur versus force magnétique – Un proton se déplace à une vitesse v dans le
champ magnétique terrestre de façon à couper les lignes de champ magnétique à angle droit. À quelle
condition sur la vitesse, la force magnétique devient prépondérante devant la pesanteur ? Conclure.
1. Sachant qu’une spire parcourue par un courant d’intensité I crée en son centre un champ
µ I
magnétique B = 20R , exprimer Bh en fonction de N, R, I et α.
□□□ Ex. 65 Moment magnétique d’un aimant – L’aiguille d’une boussole, montée sur un pivot
vertical, s’aligne avec la composante horizontale du champ magnétique terrestre (Bh = 2 · 10−5 T).
−→
Bh
M
S N •
r
1. Dans quel sens tourne l’aiguille de la boussole. Expliquer à l’aide d’un schéma.
2. On mesure l’angle α dont tourne l’aiguille pour différentes distances r entre l’aimant et l’aiguille :
4. À l’aide d’une analyse statistique, donner la valeur de a avec son incertitude à 68% de niveau de
confiance. En déduire m avec le même niveau de confiance.
Données :
• On rappelle que µ0 ≃ 4π · 10−7 uSI
• le coefficient de student pour un ensemble de 4 mesures indépendantes vaut t = 1,2.
36
□□□ Ex. 66 Filtre cinétique – Une particule M de charge positive se trouve initialement à l’origine
→
−
d’un référentiel Ox yz considéré galiléen. Elle est soumise à l’action d’un champ électrique E et d’un
→
− →
−
champ magnétique B uniformes et perpendiculaires entre eux. On choisit (Ox) parallèle à B et de
→
−
même sens, et (Oz) parallèle à E et de même sens.
2. La vitesse initiale de M est nulle. Trouver x(t), y(t) et z(t) en fonction du temps. Quelle est la
trajectoire ?
→ perpendiculaire à →
3. La particule est lancée avec une vitesse initiale −
v
− →
−
E et B , dans le sens des y
0
positifs. A quelle condition sur la vitesse initiale, la particule décrit une trajectoire rectiligne
confondue avec (Oy) ?
□□□ Ex. 67 Spectrométrie de masse – Des ions positifs de masse et de charge différentes
sont produits dans une chambre d’ionisation puis accélérés de sorte qu’ils entrent avec une vitesse
→
−
horizontale dans un filtre de vitesse. Dans ce filtre règne un champ électrique E 1 orthogonal à un
→
−
champ magnétique B 1 . Ensuite, les ions pénètrent dans une capsule où règne un champ magnétique
→
−
B uniforme qui leur impose une trajectoire circulaire de rayon R les forçant à impressionner une
plaque photographique (Fig. 6.1).
accélération
−→ −
⊗ B1 v→
0
injection −→
E1
ions positifs
1. Certaines particules ayant une vitesse particulière v0 se déplacent en ligne droite dans le filtre
de vitesse. Déterminer v0 en fonction de E 1 et B1 . Qu’arrive-t-il aux particules ayant une vitesse
différente de v0 ?
3. Le faisceau est constitué d’ions 35 Cl+ et 37 Cl+ . Calculer la distance, sur la plaque photographique,
entre les points d’impact des deux isotopes sachant que B = 0,2 T, E 1 = 60.103 V.m−1 et B1 = 0,1 T.
Données : masses atomiques (en uma) : 35 Cl : 34,97 et 37 Cl : 36,97.
□□□ Ex. 68 Le cyclotron – Le cyclotron est un accélérateur de particules inventé par l’américain
Lawrence en 1932 (Prix Nobel 1939). Il est constitué de deux boîtes en forme de D (les “dees”) séparées
37
6 Interaction magnétique
par une cavité haute fréquence permettant de créer un champ électrique sinusoïdal. Dans les “dees”,
il règne un champ magnétique uniforme perpendiculaire à leur base. Le champ électrique est, quant à
lui, dans un plan perpendiculaire au champ magnétique.
Au centre d’un petit cyclotron de diamètre D = 2 m, on injecte des protons. Le champ magnétique dans
les “dees” vaut B = 0,1 T alors que la tension d’accélération varie entre -10 kV et 10 kV.
"Dee" 1
N→
−
B
Injection de
• →
−
E ( t) U cos(ωc t)
particules
Faisceau de
"Dee" 2
particules
cible
1. Calculer la fréquence de la tension accélératrice pour que les protons soient systématiquement
accélérés lors de leur passage entre les “dees”.
Données : e = 1, 6.10−19 C et m p = 1, 67.10−27 kg
4. On suppose qu’a chaque passage, les protons subissent une tension de 10 kV. Calculer le nombre
de passages entre les deux “dees”.
L’ampère est l’intensité d’un courant électrique qui, maintenu constant dans deux conduc-
teurs parallèles, rectilignes, de longueur infinie, de section circulaire négligeable et placés à
une distance de 1 mètre l’un de l’autre dans le vide, produit entre ces deux conducteurs une
force égale à 2 × 10−7 N par mètre de longueur.
Montrer que cette définition revient à fixer la valeur de µ0 , puis donner cette valeur.
Donnée : Un fil rectiligne infini parcouru par un courant d’intensité I , produit, à la distance d du fil, un
µ0 I
champ magnétique B =
2π d
38
barre mobile ligne de champ magnétique
K es
s fix
rail
→
−g
+ →
−
U a ⊗ B
On incline les rails d’un angle α par rapport à l’horizontal puis on ferme l’interrupteur. On constate
alors que la barre reste en équilibre.
Représenter les forces puis exprimer tan α en fonction de I, a, B, m et le champ de pesanteur g.
39
6 Interaction magnétique
ligne du
noyau de fer doux →
−
champ B
N S I
1. On fait circuler un courant électrique d’intensité I dans le cadre. Calculer le moment magnétique
du cadre ainsi que le moment des forces magnétiques qui agissent sur le cadre. Faire un schéma
en montrant dans quel sens ces forces tendent à faire tourner le cadre.
2. La rotation du cadre entraîne la torsion du fil qui exerce alors un couple de torsion. Déterminer
l’angle de torsion θeq correspondant à l’équilibre. En déduire la sensibilité du galvanomètre
définie par
θeq
σ=
I
Données : N = 400 spires S = 6 cm2 , C = 0,8.10−7 [Link]−1 et B = 0,4 T.
3. On amplifie la déviation par la méthode de Poggendorff : un rayon lumineux est envoyé sur un
miroir solidaire du cadre puis réfléchi sur une règle graduée située à 1 m du cadre. Sachant
qu’on peut mesurer un déplacement du spot lumineux de 1 mm sur la règle, calculer la plus
petite intensité que l’on peut déceler avec ce dispositif.
40
7Loi de Biot et Savart
Résumé de cours
Loi de Biot et Savart – Un circuit filiforme alimenté par un courant stationnaire d’intensité I
produit un champ magnétique en M donné par
−
→ − −
→ −−→
µ0 I dℓ ∧ →
u µ0 I dℓ ∧ PM
I I
→
−
B (M) = =
4π C r2 4π C PM3
Principe de Curie – Si une distribution de courant est invariante par une certaine transformation,
les effets (le champ magnétique) sont invariants par cette transformation. En conséquence, on
trouve les propriétés suivantes :
• pour tout point M situé dans un plan de symétrie, le champ magnétique est obligatoirement
perpendiculaire au plan de symétrie ;
• pour tout point M situé dans un plan d’anti-symétrie, le champ magnétique est obligatoire-
ment contenu dans ce plan.
Champ dipolaire – Le champ magnétique créé par un dipôle magnétique de moment dipolaire →
−
m
vaut
→
− µ0 £ → − −
→) −→−→ − ¤
B (M) = 3( m · u r u r m
4π r 3
pour tout point M loin du dipôle.
41
7 Loi de Biot et Savart
1. Énoncer la loi de Biot et Savart. On fera un schéma clair en indiquant chaque terme de la loi.
2. En déduire le champ magnétique créé au centre d’une spire circulaire de rayon R, parcourue
par un courant d’intensité I.
Dans l’atome d’hydrogène, on considère que l’électron décrit autour du proton un cercle de rayon
a = 0, 53.10−10 m (modèle de Bohr) à la vitesse v = c/137 où c = 3.108 m.s−1 est la vitesse de la lumière
dans le vide. La charge élémentaire vaut e = 1, 6.10−19 C.
3. Calculer l’intensité du courant que transporte l’électron puis en déduire la valeur du champ
magnétique que ressent le proton.
1. À l’aide de la formule de Biot et Savart, établir l’expression du champ magnétique dB(M) créé
par un élément de longueur d ℓ d’une spire circulaire de rayon R, traversée par un courant I, M
étant un point de l’axe de révolution.
z
→
−
u
P R
−
→
dℓ I
3. Calculer l’intensité maximale du champ magnétique créé par une boucle de courant de rayon
1 cm parcouru par un courant d’une intensité égale à 10 A.
□□□ Ex. 76 Le solénoïde – Un solénoïde d’axe (Oz) est constitué de N = 1000 spires circulaires de
rayon R = 1 cm, régulièrement bobinées sur une longueur L = 10 cm. Ce solénoïde est parcouru par un
courant électrique d’intensité I = 1 A. On cherche à calculer le champ magnétique le long de l’axe du
solénoïde.
dℓ
JJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJ
ϕ2
R ϕ
ϕ1 z
•
O M
NNNNNNNNNNNNNNNNNNNNN
42
1. La densité d’enroulement n est le nombre de spires par unité de longueur. Que vaut n ? Comment
s’écrit le nombre de spires dN réparties sur une petite longueur dℓ ?
→
−
2. À partir du résultat de l’exercice 75, exprimer le champ élémentaire d B (M) créé par ces dN
spires. On fera intervenir l’angle ϕ.
→
−
3. Intégrer d B (M) et montrer que
→
− µ0 nI ¡
cos ϕ1 − cos ϕ2 −
¢→
B (M) = uz
2
Indication : choisir comme variable d’intégration l’angle ϕ.
4. Le champ magnétique est-il uniforme le long de l’axe ? Calculer sa valeur maximale Bmax ?
Reprendre ces questions dans le cas où le solénoïde est infini.
□□□ Ex. 77 Effets de bord dans un solenoïde – On considère un solénoïde à spires jointives de
longueur L et présentant N enroulements de fil. On donne la formule du champ magnétique créé
en un point M de l’axe du solénoïde lorsque celui-ci est alimenté par un courant d’intensité I (voir
exercice 76) :
µ0 nI
B(M) = (cos α1 − cos α2 )
2
On mesure les effets de bord en comparant le champ Bc au centre du solénoïde avec Bb , celui qui
règne aux bords. On définit
|B c − B b |
∆=
Bc
1. Exprimer ∆ en fonction du rayon R des spires et de la longueur L.
2. Que vaut ∆ lorsque 2R = L ? Comparer ce résultat avec celui que donne la simulation située à la
l’adresse [Link]
43
7 Loi de Biot et Savart
1. À l’aide de la loi de Biot et Savart, déterminer le champ magnétique créé par un fil rectiligne
infini parcouru par un courant d’intensité I, en un point M situé à la distance r du fil.
2. Calculer l’intensité du champ magnétique à 2 mètres d’un fil haute-tension parcouru par
un courant d’intensité égal à 500 A. La Commission Internationale de Protection contre les
Rayonnements Non Ionisants (organisation non-gouvernementale officiellement reconnue par
l’OMS) impose un seuil d’exposition aux champs magnétiques alternatifs basse fréquence de
100 µT ; Conclure.
□□□ Ex. 81 Disque de Rowland – Soit un disque de rayon R, chargé uniformément (densité
surfacique de charge σ). On fait tourner ce disque autour de son axe de révolution à la vitesse
angulaire ω.
r + dr
R
r
M
ω ϕ | z
□□□ Ex. 82 Champ d’un aimant – Un atome de fer possède un moment magnétique d’environ
µ = 1, 8.10−23 A.m2 et une masse atomique m Fe = 55, 8 uma. Considérons un barreau aimanté en fer
saturé (tous les moments magnétiques microscopiques sont dans la même direction) de longueur
ℓ = 12 cm, de rayon r = 1 cm et de masse volumique ρ = 7800 kg.m−3 .
44
Si l’on assimile l’aimant à un dipôle magnétique situé au centre de l’aimant, estimer le champ
magnétique au voisinage des pôles de l’aimant.
Donnée : rappelons que le champ magnétique d’un dipôle magnétique vaut, dans l’approximation
dipôlaire :
→
− µ0 £ →
B= (3−
m·−
→)−
u → → −¤
r ur − m
4π r 3
1. On suppose que le champ magnétique terrestre est celui d’un dipôle magnétique situé au centre
de la Terre dont le moment magnétique est suivant l’axe des pôles géographiques. Donner le
sens du moment dipolaire magnétique.
2. Calculer la valeur de l’angle d’inclinaison à Paris, prévue par ce modèle. Comparer au résultat
expérimental. Proposer une explication de l’écart théorie-expérience.
45
8Problèmes inspirés des concours
□□□□ Ex. 84 Équipotentielles d’un segment chargé – On place le long d’un axe (Ox), un segment
de droite E1 E2 de longueur ℓ chargé uniformément avec une densité linéique de charge λ > 0. On
cherche à calculer le champ électrostatique créé en un point M(x, y) du plan. On décompose le segment
en éléments de longueur infinitésimale repérés par le point P et l’on note θ l’angle formé par (MP) et
(Oy).
y
−→
dE
M(x, y)
•
θ + dθ
P
x
E1 dq E2
→
−
1. Considérons la portion du segment comprise entre θ et θ + dθ . Montrer que le champ d E (M)
produit par cet élement chargé s’écrit
−→ λ dθ →−
dE(M) = u
4πϵ0 y
où →
−
u est le vecteur unitaire dirigé de P vers M.
2. En déduire que le champ créé par le segment est le même que celui créé par un arc chargé AB
centré en M dont on donnera le rayon. Faire un schéma pour représenter l’arc AB.
→
−
3. Représenter le champ E . En déduire que les équipotentielles sont, dans le plan (xOy), des
ellipses dont on donnera la position des foyers.
Donnée : une ellipse de foyers F1 et F2 et d’excentricité e est une courbe fermée telle qu’en tout point
M, la bissectrice intérieure de l’angle F1 MF2 est perpendiculaire à la courbe en M. L’excentricité e
d’une ellipse mesure l’écart entre les foyers (2 c) relativement au grand-axe (2a) de l’ellipse : e = ac
avec 0 < e < 1.
□□□□ Ex. 85 Expérience de Thomson – Dans tout le problème, le référentiel du laboratoire est
supposé galiléen et le poids est négligeable devant les forces électrique et magnétique.
47
8 Problèmes inspirés des concours
Indication : Au voisinage de x = 0, on peut approcher sin x, cos x et tan x par les développements d’ordre
2 suivants :
x2
sin x ≃ x ; tan x ≃ x et cos x ≃ 1 −
2
I - D ÉFLEXION ÉLECTRIQUE
Des électrons (masse m, charge q < 0) pénètrent en O avec la même vitesse − →=v −
v 0
→
0 u x dans une région
→
−
(région I) où règne un champ électrique uniforme E = E − u→z . La région I s’étend sur une longueur
L 1 . Avant d’atteindre un écran fluorescent, les électrons traversent la région II où il ne règne aucun
champ (ni magnétique, ni électrique).
1. À l’aide du Principe Fondamental de la Dynamique que l’on énoncera, montrer que la trajectoire
qE 2
des électrons, dans la région I, est une parabole d’équation z = x .
2mv02
→
−
On remplace maintenant le champ électrique par un champ magnétique uniforme B = B−
u→z .
5. Rappeler l’expression de la force magnétique (ou force de Lorentz) qui s’exerce sur une parti-
→
−
cule de charge électrique q en mouvement dans un champ magnétique B . En déduire que le
mouvement de l’électron dans la région I, est uniforme.
mv0
6. Montrer que le mouvement est un arc de cercle de rayon R = | q |B . Représenter la trajectoire sur
une figure.
48
7. À quelle condition sur la vitesse les électrons atteignent la région II ? Dans ce cas quel est l’angle
α que fait la vitesse avec l’axe (Ox) à la sortie de la région I ? On exprimera sin α en fonction de
R et L 1 (un schéma est bienvenu).
8. Les électrons arrivent dans la région II puis entrent en collision avec l’écran fluorescent.
Exprimer la déflexion magnétique yP en fonction de R, α et L 2 .
| q| B L1
µ ¶
yP ≃ L1 L2 +
mv0 2
Thomson fit en 1897 une expérience célèbre qui lui permit de mesurer le rapport q/m de l’électron.
Pour cela, il a envoyé un flux homocinétique d’électrons (tous les électrons ont la même vitesse) dans
une région ou régnait un champ magnétique et un champ électrique, tous les deux uniformes et de
même sens (suivant − u→z ). Il mesura les coordonnées du point d’impact. Les conditions expérimentales
sont : B = 360 µT, E = 10 kV.m−1 , L 1 = 5 cm, L 2 = 1,10 m. Il mesura yP = 12 cm et zP = −12 cm.
13. Le poids est-il bien négligeable devant les forces électrique et magnétique ?
□□□□ Ex. 86 Biprisme électrostatique – Des électrons (charge − e, masse m e ) sont introduits,
sans vitesse initiale notable, dans une région de l’espace où règne un champ électrostatique. Ils y
sont mis en mouvement, puis quittent la région du champs après avoir été soumis à une différence de
potentiel Ua = 150 kV.
49
8 Problèmes inspirés des concours
1. À l’aide d’un raisonnement énergétique calculer l’énergie cinétique finale des électrons (en joule).
2. En déduire la vitesse v acquise en faisant l’hypothèse que la particule n’est pas relativiste.
4. Louis De Broglie a postulé la dualité onde-corpuscule pour toutes les particules. À une particule
de quantité de mouvement p, on associe une onde de longueur d’onde
h
λ= avec p = γm e v
p
P1 F P2
→
− U→
E =K −ur avec U = V1 − V2 et K = 0, 11
r
Le biprisme électrostatique reçoit un faisceau électronique provenant d’un point S situé à la distance
d = 1 cm de F. La divergence du faisceau incident étant très faible, les électrons traversent le biprisme
dans un région très voisine de F. On se propose d’évaluer l’angle de déviation α du faisceau électronique
à la traversée du biprisme. On n’étudiera que les trajectoires situées dans le plan perpendiculaire à F
et contenant S (plan de section principal). Si la tension U appliquée au biprisme est faible devant
la tension accélératrice Ua , la trajectoire incidente est alors très peu affectée par la traversée du
biprisme. On utilise alors la méthode dite des perturbations pour évaluer α ≪ 1 rad.
50
P1
α
F
S d
P2
5. Quelle est la trajectoire d’un électron si U=0 ? Cette trajectoire correspond à la trajectoire non
perturbée.
6. Montrer qu’après avoir traversé le biprisme, l’électron conserve sa vitesse initiale (en module).
→
−
où f représente la force électrique que subit l’électron au cours du trajet. Évaluer ∆→
−p en
calculant l’intégral sur la trajectoire non perturbée. Montrer que
π eKU
∆p ≈
v
8. À l’aide d’une construction vectorielle, relier α à ∆ p. En déduire que l’angle α est propor-
tionnel à la tension U. On adoptera, pour cette constante de proportionnalité, la valeur de
1,7.10−6 rad.V−1 .
9. Expliquer comment ce biprisme donne de S deux images virtuelles S1 et S2 (on supposera qu’il
y’a stigmatisme). Calculer la distance a = S1 S2 pour U = 10 V. Quel phénomène va-t-on observer
sur une plaque sensible placée après le biprisme ?
□□□□ Ex. 87 Interaction entre molécules à longue distance – L’objet du problème est d’étudier
un modèle de forces d’interaction entre deux atomes ou molécules d’un gaz. Dans toute la suite,
sauf indication contraire, le mot molécule pourra désigner un atome ou un édifice moléculaire plus
complexe. On prendra pour les calculs numériques les valeurs suivantes pour les constantes physiques
fondamentales
On considère deux charges − q et q (q > 0), maintenues fixes au point O et P de l’espace vide, dans
lequel règne par hypothèse un champ électrique d’origine extérieure aux charges en O et P, qui dérive
du potentiel V (→
−r ).
1. Écrire l’énergie d’interaction des charges + q et − q avec les sources de la distribution du potentiel
V (→
−r ).
51
8 Problèmes inspirés des concours
2. En déduire que l’énergie d’interaction entre le dipôle formé par les charges et le champ électrique
→
− −
extérieur E (→ −p · →
r ) peut s’écrire −→
− −p = q−
E , où →
→
OP est le moment dipolaire électrique du système
→
−
des deux charges. On supposera que E varie très peu, au voisinage de O, sur la distance OP.
On considère dans la suite de cette partie deux atomes d’hydrogène, immobiles aux points O et A de
l’espace vide. On pose →−r = − −→
OA et on admet que r ≫ a 0 , où a 0 désigne le rayon de Bohr. L’atome 1 placé
−→ −
en O, possède un moment dipolaire électrique − p→1 , qui crée dans l’espace le champ E 1 (→
r ). On note,
−→ −→ −
pour simplifier, E 1 = E 1 (→
r ). L’atome 2, en A, développe un moment dipolaire électrique induit − p→2 , tel
que
− −→
p→2 = ϵ0 α E 1 (8.2)
7. On suppose ∥−
p→1 ∥ = ea 0 , où e désigne la valeur absolue de la charge élémentaire. Justifier cette
hypothèse.
8. L’orientation relative de →
−p et →
−r peut être quelconque. Déterminer la valeur moyenne W de
12
W12 associée à la prise en compte de cette orientation aléatoire. Montrer qu’on peut écrire
C6
W 12 = − (8.3)
r6
où C 6 est une constante que l’on exprimera en fonction de α et de constantes physiques fonda-
mentales.
9. La force associée à W 12 est-elle attractive ou répulsive ? On l’appellera force de Van der Waals.
On traite l’interaction entre l’électron et le noyau de l’atome 2 dans le cadre du modèle de l’électron
−−→
élastiquement lié : une unique force de rappel −K AM, où K est une constante, maintient l’électron
(en M) au voisinage du noyau (supposé fixe en A).
−→
10. Montrer que, dans le cadre de ce modèle, l’action de E 1 induit un moment dipolaire −
p→2 satisfai-
sant (8.2). Exprimer α en fonction de K, e et ϵ0
11. Pour estimer K, on fait l’hypothèse que la force de rappel correspond à la force électrostatique
exercée sur l’électron lorsqu’il suit, dans le cadre du modèle de Bohr, un mouvement circulaire
uniforme sur l’orbite de rayon a 0 autour de A. Exprimer α en fonction de K, e et ϵ0 .
52
12. Déterminer l’ordre de grandeur de C 6 en unité SI (que l’on précisera). Calculer l’énergie moyenne
entre deux atomes distants de 2a 0 . On donnera le résultat en joules puis en électronvolts.
d→
−v m− →−
m =− →v+ f
dt τ
→−
avec f la force extérieure que subit la charge.
µ ¶
→
− Ex −v = µ →−
1. On impose un champ électrique uniforme E = . Montrer qu’en régime permanent, → 0 E,
Ey
où µ0 est la mobilité que l’on exprimera en fonction de q, τ et m.
µ0 µ0 B
µ ¶
−v = [µ]→
→ − 1
E avec [µ] =
1 + (µ0 B)2 −µ0 B 1
Le conducteur est un cylindre de section droite s et de longueur ℓ et d’axe (Ox). On impose une tension
électrique U entre les plans (x = 0) et (x = ℓ) de sorte qu’en régime permanent le courant électrique
est suivant (Ox).
R − R0
∆MR =
R0
Calculer ∆MR pour un fil d’arséniure de gallium (AsGa) intrinsèque à 300 K soumis à un champ
magnétique d’intensité 1 Tesla. On donne µ1 = 4 · 10−2 T−1 et µ2 = −9 · 10−1 T−1 .
53
8 Problèmes inspirés des concours
N M
• x
S
r
−→
Exprimer le champ magnétique B2 produit au point M dans la base cartésienne. Représenter ce
champ sur un dessin.
→
−
3. À partir des questions précédentes, en déduire l’expression du champ B produit en M, lorsque
l’aimant fait un angle θ par rapport à l’axe (Ox).
y
→
−
m
θ M
N
• x
S
r
On place en M une bobine plate constituée de N spires de rayon a. La bobine est fixée perpendiculai-
rement à l’axe (Ox).
z Bobine plate
y y
S N →
−
m →
−
m
ωt ωt
N
→
−
n
x
S
Bobine plate →
−
n r
x Vue de dessus
4. On met en rotation uniforme l’aimant de sorte que θ (t) = ω t avec ω la vitesse angulaire de
rotation. Expliquer pourquoi un courant électrique va circuler dans la bobine plate. Préciser la
nature du courant électrique (stationnaire, variable, périodique, sinusoïdale, etc...).
54
5. On suppose que le rayon de la bobine est suffisamment petit pour considérer que, à chaque
instant, le champ magnétique est uniforme sur la surface de la bobine. Montrer que le flux
magnétique à travers la bobine plate dont la normale →
−
n est suivant (Ox), s’écrit
µ0 m Na2
φB = cos(ω t)
2r 3
6. En déduire, l’expression de l’intensité i(t) sachant que la bobine plate présente une résistance
R (on néglige son auto-inductance). Quelle est la fréquence du courant généré ? quelle est sa
valeur efficace ?
7. La bobine plate parcourue par ce courant se comporte à son tour comme un dipôle magnétique
de moment dipolaire → −
minduit . Exprimer ce moment ainsi que le champ magnétique que produit
la bobine plate en O.
8. En déduire que l’aimant subit de la part de la bobine un couple magnétique de moment moyen
−→
〈M 〉 = −αω−
u→z
• lorsqu’il est soumis à un champ magnétique extérieur, des courants électriques spontanés
apparaissent pour assurer un champ magnétique nul dans tout le volume du supraconducteur
(Effet Meissner) ;
De nombreux métaux deviennent supraconducteurs à très basse température. Par exemple le Niobium
devient supraconducteur en dessous de 9,3 K.
Le problème étudie l’action d’une bobine sur une sphère supraconductrice de masse m = 5 g et de
rayon R = 1,5 cm. La bobine est constituée de N = 100 spires circulaires, de rayon a = 5 cm, parcourue
par un courant d’intensité constante I 0 . Les spires sont très resserrées de sorte que l’on peut assimiler
la bobine à un spire parcourue par un courant N I 0 .
z
sphère supraconduc-
M• trice de rayon R et
de masse m
x N I0
Bobine de N tours de
rayon a
55
8 Problèmes inspirés des concours
Données :
• perméabilité magnétique du vide : µ0 = 4π.10−7 (SI) ;
• champ de pesanteur terrestre : g = 9,8 m.s−2
1. En utilisant la loi de Biot et Savart, montrer que la bobine produit en un point de son axe (cote
z) un champ magnétique
µ0 a 2
B(z) = ¡ ¢3/2 N I 0
2 a2 + z 2
2. Du fait de l’effet Meissner, la surface de la sphère est parcourue par des courants induits.
Représenter ces courants surfaciques et expliquer l’existence d’une force de lévitation verticale.
πR 3 °
°→
− °2
Ep = ° B (M)°
°
µ0
→
−
où M est le centre de la boule supraconductrice et B (M) le champ magnétique créé par la bobine
en M. Exprimer cette énergie lorsque la boule est située sur l’axe à la cote z ainsi que la force de
lévitation F(z).
4. Déterminer la valeur z = zm > 0 qui rend F(z) maximum. Exprimer la force maximale sous la
forme
Fmax = α I 02
avec α une constante dont on donnera la valeur numérique.
6. Montrer enfin que lorsque I 0 > I min , il existe deux positions d’équilibre (on pourra raisonner
graphiquement). Une seule est stable, laquelle ?
56
SOLUTIONS DES 90 EXERCICES
Exercice 1
Le champ au centre vaut
→
− 1 −
→ −
→ 1 −
→
E (I) = (q 1 AI + q 2 BI) = (q 1 − q 2 ) AI
4πϵ0 (d/2)3 4πϵ0 (d/2)3
En norme, cela donne
| q1 − q2 |
E(I) = = 60 kV m−1
4πϵ0 (d/2)2
Exercice 2
−2q
•
−→ −→
F1 F2
q• •q
→
−
F
→
− −→ −→
La charge négative ressent la force F = F1 + F2 avec F1 = F2 = K2q2 /a2 . En prenant le carré scalaire de la relation, on
trouve
−→ −→ π
F 2 = F1 2 + F2 2 + 2F1 · F2 = 2F1 2 + 2F1 2 cos α avec α =
3
On trouve F = 3 × 10−8 N.
Exercice 3
Chaque charge ressent la même force électrique par symétrie. Une charge q subit de la part des trois autres charges trois
−→ −→ −→
forces répulsives F1 , F2 et F3 (voir figure ci-dessous).
−→ →
−
F2 R
−→
F3
q q −→
F1
q q
→
−
La résultante de forces R est selon la diagonale (axe de symétrie). On a
→
− −→ −→ −→
R = F1 + F2 + F3 soit R = F1 cos(π/4) + F2 cos(π/4) + F3
q2 q2
avec F1 = F2 = et F3 = 12 . Finalement, o trouve
4πϵ0 a2 4πϵ0 a2
p 1 q2
R = ( 2+ ) = 0, 77.106 N
2 4πϵ0 a2
Exercice 4
→
− −g , la tension →
−
Considérons l’une des deux sphères : elle est soumise à son poids P = m → T du fil ainsi que la force électrique
−
→
répulsive Fe due à la présence de l’autre charge.
O
• →
−
T
→
−g
α x
2
−
→
Fe
→
−
P
q2
Fe = d’où q = 0, 31 µC
4πϵ0 (2ℓ sin α
2)
2
Exercice 5
✓ Une ligne de champ électrique est une courbe qui, en tout point, a une tangente dans la direction du champ électrique
en ce point.
⃝ Le long d’une ligne de champ électrique, la valeur du champ électrique reste constante : ce n’est pas une condition
nécessaire. Il faut juste que le champ en tout point de la ligne de champ soit tangent à la courbe. Par exemple le
→
−
champ E (x, y) = x −
u→x donne des lignes de champ parallèles à l’axe Ox, mais le champ varie en norme le long de ces
lignes de champ.
✓ Si deux lignes de champ électrique se croisent en un point, alors le champ électrique est nul en ce point.
✓ Un champ électrique uniforme produit des lignes de champ parallèles entre elles.
Exercice 6
q
En prenant une charge de l’ordre de 10−19 C et une distance noyau-électron de l’ordre de 10−10 m, on trouve E = ∼
4πϵ0 r 2
1011 V.m−1 .
Exercice 7
La carte du champ électrique présente un plan de symétrie contenant l’axe vertical Oy. Par conséquent Q 2 = Q 3 . De plus,
les lignes de champ divergent à partir de Q 2 et Q 3 . On a donc
Q2 = Q3 > 0
Exercice 8
Soient trois charges placées aux points A, B et C. Le champ électrique produit en G vaut
à −−→ −−→ −−→ !
→
− q AG BG CG
E (G) = + +
4πϵ0 AG 3 BG 3 CG3
Or, dans un triangle équilatéral, le barycentre est à égale distance des sommets et vérifie la relation
−−→ −−→ −−→ → −
GA + GB + GC = 0
Ainsi, on a
→
− q ³−−→ −−→ −−→´ →−
E (G) = AG + BG + CG = 0
4πϵ0 AG3
Exercice 9
1. Le champ électrique produit en M s’écrit
à −−→ −−→ !
→
− 1 3qOM qAM
E (M) = +
4πϵ0 OM3 AM3
3. La charge électrique q′ subit une force F(x) = q′ E(x). Il faut distinguer le cas où qq′ > 0 et qq′ < 0. Traçons la force
en fonction de x.
Cas où qq′ > 0 Cas où qq′ < 0
F(x) F(x)
x x
0 xeq a 0 xeq a
Dans le cas ou qq′ > 0, on remarque que lorsque l’on s’éloigne de la postion d’équilibre, la force qui apparaît tend
à ramener la charge vers sa position d’équilibre. Dans le cas ou qq′ < 0 elle tend à l’en éloigner. En conclusion la
position d’équilibre est stable à condition que qq′ > 0.
Exercice 10
Considérons un point P du segment d’abscisse x′ compris entre −L et 0. Un élément de longueur de dimension dx′ autour de
P présente une charge dq = λ dx′ où λ = Q/L est la densité linéique de charge.
P(x′ ) M(x) −→
dE
x
x′ = − L dq x′ = 0
Le champ électrique créé en M par cette portion chargée vaut
−−→
−→ dq PM λ dx′ 1 −
dE(M) = = u→x
4πϵ0 PM 3 4πϵ0 (x − x′ )2
Il suffit d’intégrer sur x′ (attention x est ici fixé) entre −L et 0 (on a supposé dx′ > 0, il faut donc intégrer x′ par valeur
croissante). On obtient
dx′
Z 0
→
− λ −
E (M) = u→x
4πϵ0 −L (x − x′ )2
¸0
λ − 1
·
= u→x
4πϵ0 x − x′ − L
λ − 1 1
· ¸
= u→x −
4πϵ0 x x+L
→
− Q −
E (M) = u→x
4πϵ0 (x + L) x
Q
La formule est bien homogène puisque de la forme .
4πϵ0 L2
On peut vérifier la cohérence du résultat en faisant tendre L → 0 (en maintenant Q fixe) : on retrouve la formule du champ
électrique créé par une charge ponctuelle comme on pouvait s’y attendre.
Exercice 11
Le champ électrique en M vaut
λ dx
Z
→
− →
−
E= u
[AB) 4πϵ0 PM2
Il est préférable de choisir θ comme variable d’intégration. On a PM = a/ cos θ et tan θ = x/a. De cette dernière relation, il
découle par différentiation a dθ = cos2 θ dx. Finalement, l’intégrale précédente se ramène à
Z π/2
→
− λ
E= dθ →
−
u
4πϵ0 a θ=0
Exercice 12
Tout d’abord, étudions les symétries de la distribution. Tout plan contenant l’axe Oz est un plan de symétrie. Par conséquent,
pour tout point M, le champ électrique est contenu dans le plan (OM,Oz). Dans le cas où M est situé sur l’axe Oz, il y a une
infinité de plans de symétrie qui contient M de sorte que le champ électrique ne peut être que suivant l’axe Oz. On a donc
→
−
E = E− u→z .
Considérons maintenant une petit élément de longueur dℓ du cerceau situé en P. Appelons dq la charge électrique de cet
élément. Le champ électrique produit par cette charge ponctuelle en M vaut
−→ dq →
−
dE = u
4πϵ0 PM2
où →
−
u est un vecteur unitaire orienté de P vers M. Ce vecteur fait un angle α avec l’axe Oz. Lorsque P décrit le cerceau, le
−→
champ dE effectue une précession autour de l’axe Oz de sorte que la somme vectorielle de ces champs donne un champ
suivant Oz conformément à ce que l’on a prévu par l’analyse des symétries.
z
−→
dE
−−→
dE z
→
−
u
P R
dq = λdℓ
−→ → dq
dE z = dE · −
uz = cos α
4πϵ0 PM2
Intégrons le long du cerceau :
dq cos α cos α cos α
Z Z
Ez = = dq = Q
P∈C 4πϵ0 PM2 4πϵ0 PM2 P∈C 4πϵ0 PM2
Remarque : dans le calcul nous n’avons pas fait intervenir la densité linéique de charge. On pourrait alors croire que le
résultat ne dépend pas du caractère uniforme de la distribution. Effectivement, la composante verticale du champ en M ne
dépend pas de son caractère uniforme. En revanche, la composante horizontale en dépend. Ici, parce que le cerceau est
uniforménent chargé, la composante horizontale est rigoureusement nulle.
Exercice 13
1. Considérons un anneau de rayon r < R et d’épaisseur dr. Cet anneau présente une surface d’aire dA = 2π r dr et
contient donc une charge dQ = σ 2π r dr. D’après l’exercice 12, cet anneau crée un champ électrique sur son axe égal à
dQ z σ 2π r z
dE(r) = = dr
4πϵ0 ¡ r 2 + z2 ¢3/2 4πϵ0 ¡ r 2 + z2 ¢3/2
σz R r dr
Z
=
2ϵ0 0 ¡ r 2 + z2 ¢3/2
" # r =R
σz 1
= −¡
2ϵ 0 2 2 1/2
¢
" r +z r#=0
σ z z
E = −p
2ϵ 0 | z | R 2 + z2
2. Au voisinage du disque on peut négliger z devant R. On trouve alors E = ±σ/2ϵ0 . Au voisinage d’une surface plane
chargée, le champ électrique est proportionnel à la densité de charge.
Exercice 14
⃝ Un plan de symétrie d’une distribution de charges est nécessairement une surface équipotentielle : non car si c’était
le cas, le champ électrique serait perpendiculaire au plan de symétrie. Or on sait que le champ électrique est contenu
dans tout plan de symétrie.
✓ Les lignes de champ électrique coupent les surfaces équipotentielles à angle droit.
✓ Le long d’une équipotentielle, la valeur du potentiel électrique reste constante.
⃝ Deux équipotentielles différentes peuvent se couper : En chaque point de l’espace, le potentiel ne prend qu’une seule
valeur, par conséquent deux équipotentielles ne peuvent pas se couper.
Exercice 15
−−→
✓ Il s’agit d’un champ radial. En effet, ce champ est colinéaire au vecteur OM.
−−→
⃝ Les lignes de champ sont des cercles de centre O. Affirmation fausse, car le champ n’est pas perpendiculaire à OM.
−−−→
⃝ Ce champ dérive du potentiel électrique V (x, y, z) = E 0 (x2 + y2 + z2 ). Faux, car −gradV = −2E 0 (x −
u→x + y −
u→y + z −
u→z ) ce
qui diffère du champ électrique proposée.
q
⃝ Il s’agit d’un champ uniforme. Faux car la norme du champ électrique vaut E 0 x2 + y2 + z2 , lequel dépend de la
position du point M.
Exercice 16
5V0
Une équipotentielle V (x, y) = V0 est décrite par l’équation
p x2 + y2 = V0 /a 4V0
ce qui correspond à l’équation d’un cercle de rayon V0 /a de centre (0, 0). 3V0
Les équipotentielles sont donc des cercles concentriques.
2V0
Le champ électrostatique vaut, par définition du potentiel,
V0
→
− →
− ∂V − ∂V −→
E = −∇V = − u→x − u y = −2ax −
u→x − 2a y −
u→y
∂x ∂y
Exercice 17
1. L’analyse aux dimensions donne [E] = [A]L et [F] = MLT−2 = [q][E] = IT[E]. on en tire [A] = MT−3 I−1 (A s’exprime
en kg s−3 A−1 ).
L’allure de la carte de champ est donnée ci-dessous. En O le champ est nul.
→
−
E (M)
O
−
→
2. Dans le plan cartésien, le « déplacement élémentaire » s’écrit dℓ = dx −
u→x + dy −
u→y . La ligne de champ est telle que si
−
→ →
−
l’on se déplace le long d’une ligne de champ au voisinage de M, alors dℓ est colinéaire à E (M). Par conséquent, on a
Cte A y
½
dx =
d’où ydy = xdx
dy = Cte Ax
Par intégration on obtient y2 − x2 = K qui est l’équation cartésienne d’une famille d’hyperboles équilatères dont les
asymptotes sont les droites d’équation y = ± x.
K =1
K = −3
3. Les plans x = 0 et y = 0 sont des plans d’antisymétrie. En effet on constate que pour tout point M’, symétrique de M,
→
− →
−
on a E (M’) = −sym E (M).
Π′1 →
−
E (M)
O Π′2
→
−
E (M’)
M’
Le point O est un centre d’antisymétrie, pour lequel le champ est nul car il ne peut pas être à la fois orthogonal à Π′1
et Π′2 . Il n y a pas de centre de symétrie (intersection de deux plan de symétrie).
→
− →
−
4. Cherchons la fonction f (x, y) telle que E (x, y) = ∇ f (x, y). Cette relation s’écrit en projection sur les axes cartésiens :
A y = ∂ f ¯¯
¯
∂x y
(1)
Ax = ∂ f ¯¯
¯
∂y
(2)
x
∂f ¯
¯
Intégrons la première relation : f (x, y) = A yx+ g(y). Dérivons cette nouvelle relation par rapport à y : ∂ y ¯ = Ax+ g′ (y).
x
En confrontant avec (2) on obtient g′ (y) = 0 soit g(y) = C. Ainsi le champ électrique dérive bien d’un gradient puisque
l’on a
→
− →
−
E (x, y) = ∇ f (x, y) avec f (x, y) = Ax y + C
5. Les courbes de niveau f (x, y) = constante correspondent à la famille de courbes d’équation y = K/x. Il s’agit d’une
famille d’hyperboles équilatères dont les asymptotes sont les axes (Ox) et (Oy). Ces courbes sont en pointillées sur la
figure ci-dessous.
O
On sait que les courbes de niveau d’un champ scalaire sont perpendiculaires aux lignes de champ de son gradient
(par exemple, les lignes de champ électrique sont perpendiculaires aux équipotentielles). On en déduit que si l’on
considère une famille d’hyperboles équilatères et que l’on effectue une rotation de π/4 par rapport au centre O, on
obtient une nouvelle famille d’hyperboles équilatères orthogonales avec toutes les hyperboles de la première famille.
Exercice 18
→
−
A est selon −
u→y donc, si c’est un gradient on doit avoir
∂V ∂V
= =0
∂x ∂z
→
− →
−
Autrement dit V ne peut dépendre que de y. Mais si V ne dépend que de y, alors − ∇ V (y) ne dépend que de y. Or, A dépend
→
−
de x. Par conséquent, A n’est pas un gradient.
Exercice 19
Exprimons les vecteurs dans la base cartésienne puis calculons le produit vectoriel
0 x
→
−
A (M) = 0 ∧ y = −B y −
u→x + Bx −
u→y
B z
→
− →
− →
−
Si A est un champ électrostatique, alors on doit avoir A = − ∇ V (x, y, z). Le potentiel, s’il existe, doit vérifier
∂V
− = −B y (2.1)
∂x
∂V
− = Bx (2.2)
∂y
La relation (2.1) donne V (x, y) = B yx + f (y). Si on la dérive par rapport à y, on trouve la relation
∂V
= Bx + f ′ (y)
∂y
→
−
clairement incompatible avec la relation (2.2) du système d’équations. A n’est donc pas un champ électrostatique.
Exercice 20
→
−
Le champ électrique E dérive du potentiel électrique via la relation
→
− →
− dV − e r ´ − r /a −
u→r = u→r
³
E = − ∇ V (r, θ , ϕ) = − 1+ e
dr 4πϵ0 r 2 a
Pour une distribution présentant une charge totale Q, le champ électrique doit varier en 1/r 2 lorsque l’on est suffisamment
− r /a
loin de la distribution. Ici lorsque r → ∞, le champ électrique décroit en e r , c’est-à-dire plus vite que 1/r 2 : la distribution
est donc électriquement neutre.
Remarque : le potentiel de Yukawa décrit la distribution de charge correspondant à l’atome d’hydrogène dans son état
fondamental.
Exercice 21
Appelons Q la charge totale portée par le cerceau C . Le potentiel en M vaut
dq Q
Z
V (M) = = car PM = Cte
P∈C 4πϵ0 PM 4πϵ0 PM
p
La densité linéique étant constante, la charge totale vaut Q = λ 2πR. Par ailleurs, la distance PM vaut R 2 + z2 . Ainsi le
résultat est
λR
V (z) = p
2ϵ 0 R 2 + z 2
Exercice 22
Le potentiel au centre M vaut
dq Q
Z
V= =
4πϵ0 PM 4πϵ0 PM
car PM= Cte = R. On calcule la charge en intégrant la densité linéique de charge :
Z Z 2π
Q = λ dℓ = λ0 cos θ Rdθ = 0
0
Le potentiel électrique est donc nul.
Exercice 23
1. Appelons P un point de la distribution situé à la distance r du point M.
P M
x
−a dq a x
r
Une portion de longueur dr située en P possède une charge dq = λdr de sorte que le potentiel créé en M vaut
Z x+ a
λdr λ dr λ ³ x+a´
Z
V (M) = = = ln
P∈[AB] 4πϵ0 r 4πϵ0 r= x−a r 4πϵ0 x−a
2. Le champ électrique dérive du potentiel via la relation
→− →
− ∂V − 2λa
E = −∇V = − u→x = ¢−u→x
∂x 4πϵ0 x2 − a2
¡
3. Lorsque x ≫ a, on a x2 − a2 ≃ x2 et ln xx−
¡ +a ¢
a = ln(1 + a/x) − ln(1 − a/x) ≃ 2a/x de sorte que
→
− Q − Q
E −→ u→x et V −→
x≫a 4πϵ0 x2 x≫a 4πϵ0 x
On retrouve le comportement d’une charge ponctuelle. En effet, lorsque l’on se place très loin du segment, on peut
l’assimiler à une charge ponctuelle centrée en O.
Exercice 24 p
Appelons P un point du fil F repéré par l’abscisse x et donc situé à la distance r = x2 + a2 du point M.
a M
−a dq a
Une portion de longueur dx située en P possède une charge dq = λdx de sorte que le potentiel créé en M vaut
Z a à p !
λdx λ dx λ 1+ 2
Z
V (M) = = = ln p
x2 + a2 4πϵ0 x=−a x2 + a2 4πϵ0
p p
P∈F 4πϵ 0 2−1
Exercice 25
→
− Qz −
E= p u→z
4πϵ0 (a2 + z2 ) 2a2 + z2
4. La norme du champ varie comme | z| lorsque z ≪ a alors qu’il décroit comme 1/z2 lorsque z ≫ a (on retrouve
d’ailleurs le champ électrique d’une charge ponctuelle quand z → ∞). C’est pourquoi, le champ électrique passe par
un maximum.
Évolution du champ électrique
→
−
∥E∥
z
a
Exercice 26
D’après le théorème de l’énergie cinétique, on a
1 1
mv2 − mv0 2 = e(V − V0 )
2 2
On a V = 100 kV et V0 = 0 V. On en déduit
s
2e
v= v0 2 + (V − V0 ) = 11,6 · 103 km.s−1
m
La composante horizontale du vecteur vitesse reste constante, car le champ électrique est vertical. Par conséquent, on a
v0
cos α = soit α ≃ 30◦
v
Exercice 27
On applique la formule
qi q j
Ep =
X
couples 4πϵ0 r i j
Expression qui contient ici trois termes dus aux couples (− q)—(− q), (− q)—(2q) et (2q)—(− q). On trouve
7 q2
Ep = − = −2, 7 eV
2 4πϵ0 d
Exercice 28
On applique la formule
qi q j
Ep =
X
couples 4πϵ0 r i j
Expression qui contient ici six termes dus aux 4 couples (q)—(q) placés sur la même arête et aux deux couples (q)—(q)
placés sur une diagonale. On trouve
q2 p
Ep = (4 + 2)
4πϵ0 a
Notez que le signe positif traduit le fait que cet assemblage n’est pas stable : les charges se repoussent et tendent à s’éloigner
indéfiniment les uns des autres.
Exercice 29
1. La distribution présente deux plans anti-symétriques perpendiculaires au carré et passant par le milieu des arêtes.
Il y a également trois plans de symétrie : deux plans perpendiculaires au carré contenant les diagonales et un plan
contenant le carré. Sur la figure ci-dessous, les équipotentielles sont tracées en bleu.
q2
2. Il y a quatre interactions attractives (− q)—(q) donnant lieu à une énergie − et deux interactions répulsives
4πϵ0 a
q2
(q)—(q) ou (− q)—(− q) donnant lieu à une énergie p . Au total, l’énergie vaut
4πϵ0 2a
q2 p
Ep = ( 2 − 4) < 0
4πϵ0 a
Par conséquent, il faut fournir de l’énergie pour séparer les charges : ce système présente donc une cohésion.
Exercice 30
Par symétrie, les protons subissent une force répulsive de même intensité de sorte que ces protons s’éloignent avec la même
vitesse. Adoptons un raisonnement énergétique en considérant le système formé par les trois protons. Initialement, son
énergie mécanique vaut
3e2
E m,i = E c + E p =
4πϵ0 d
Lorsque les protons sont à l’infini, elle devient
1
E m,f = E c + E p = 3 × mv2
2
Par conservation de l’énergie mécanique on en déduit la vitesse des protons à l’infini
s
e2
v=
2πϵ0 md
Exercice 31
Considérons le système formé par les trois charges. Ce système présente une énergie mécanique initiale
2q2 q2 9 q2
Em = Ep = 2 × + =
4πϵ0 d 4πϵ0 2d 2 4πϵ0 d
Son énergie mécanique lorsque les particules sont infiniment éloignées vaut
1
Em = Ec = 2 × mvmax 2
2
La conservation de l’énergie mécanique implique
s
9q2
vmax =
8πϵ0 m d
Exercice 32
2. Dans ce cristal de 2N particules il y a 2N − 1 paires de voisins en interaction. Il faut donc ajouter à l’énergie
électrostatique le terme lié aux répulsons :
−2N e2
E p (r) = E pelec + (2N − 1)U ≃ ln 2 + 2N b exp(− r/r 0 )
4πϵ0 r
dE p ln 2e2 b − a/ r 0
=0 soit = e
dr 4πϵ0 a2 r0
4. L’énergie du cristal correspondant à son état d’équilibre vaut
−2N e2 ln 2 ³ r0 ´
E min = E p (a) = 1−
4πϵ0 a a
Finalement l’énergie réticulaire étant l’énergie qu’il faut fournir pour éloigner les ions à l’infini les uns des autres, on
trouve
2 ln 2NA e2 ³ r0 ´
UR = E p (r → ∞) − E min = 1−
4πϵ0 a a
Expression dans laquelle on a remplacé N par NA , le nombre d’Avogadro.
Exercice 33
Pour déterminer si une molécule est apolaire, on peut dans un premier temps déterminer les plans de symétrie de la
molécule. Les barycentres des charges négatives et positives sont forcément situés sur le plan de symétrie de la molécule.
Si la molécule présente plusieurs plans de symétrie dont l’intersection est un point, alors les barycentres sont forcément
confondus et le moment dipolaire nul. Cette situation se présente pour CO2 , AlCl3 et PCl5 .
Le dioxyde de carbone est une molécule linéaire (type AX2) qui présente un plan de symétrie perpendiculaire à la molécule
et une infinité de plans contenant la molécule.
Dioxyde de carbone : O C O −p = →
molécule apolaire : →
−
0
Le trichlorure d’aluminium est plane et forme un triangle équilatéral (type AX3). Elle présente 3 plans de symétrie
perpendiculaire à la molécule en plus du plan de la molécule.
Cl
Trichlorure d’aluminium : Cl Al −p = →
molécule apolaire : →
−
0
Cl
Le penta-chlorule de phosphore à la forme d’une bi-pyramide à base trigonale (AX5). Elle présente les mêmes plans de
symétrie qu’AlCl3 .
Cl
Cl
Penta-chlorure de phosphore : Cl P −p = →
molécule apolaire : →
−
0
Cl
Cl
La molécule d’ammoniac en forme de pyramide trigonale présente 3 plans de symétrie dont l’intersection est une ligne qui
passe par N. Elle n’est donc pas nécessairement apolaire. En fait, l’atome d’azote étant plus électronégatif que les atomes
d’hydrogène, il déplace le barycentre des charges négatives vers lui. Chaque liaison N-H présente un moment dipolaire dont
la somme vectoriel donne un vecteur non nul.
δ−
N
Ammoniac : • −p ̸= →
H δ+molécule polaire : →
−
0
H H
δ+ +
−p δ
→
Quant au méthanal, la molécule ne présente que deux plans de symétrie : l’un contenant la molécule, l’autre perpendiculaire
à ce dernier. les barycentres des charges négatives et positives se trouvent à leur intersection c’est-à-dire le long de la liaison
C = 0. Le barycentre des charges négative est plus près de l’oxygène qui est l’élément le plus électronégatif ce qui induit un
moment dipolaire orienté de O vers le groupement CH2 . La molécule est donc polaire.
δ+
H
Méthanal : O C• −p ̸= →
molécule polaire : →
−
0
δ− →
−p
H
δ+
Exercice 34
1. Le moment dipolaire est relié aux barycentres des charges (B− et B+ respectivement les barycentres des charges
−p = Q −
négatives et positives) par la relation →
−−−→
B− B+ avec Q la somme des charges positives.
q•
→
−p B+ B−
• •-2q
q•
Ici, B− estpsitué sur la charge -2q et B+ au milieu du segment qui joint les deux charges q. On a donc Q = 2q et
B− B+ = a 3/2, d’où il vient p
p = 3qa ≃ 2, 8.10−29 C.m
2. Carte de champ :
Exercice 35
On modélise la molécule à l’aide de trois charges ponctuelles situées au centre des atomes H et O. On a donc le schéma
suivant
O
−2 q
α
H H
q •B+ q
Le moment dipolaire vaut p e = QB− B+ où B+ et B− sont les barycentres des charges positives et négatives et Q la charge
positive totale. B+ se situe au milieu du segment formé par les deux atomes d’hydrogène et B− est au centre de l’atome
d’oxygène. Par conséquent B− B+ = OH cos α/2 ce qui donne
pe
Q= = 1, 03.10−19 C = 2q
OH cos α/2
Ainsi, on a un excès de charges négative sur l’oxygène correspondant à -0,64e et un défaut d’électrons correspondant à 0,32e.
Exercice 36
1. Le moment dipolaire vaut p = Qd avec Q la charge totale positive et d la distance qui sépare les barycentres des
charges. Ici, la molécule possède 18 protons (17 provenant de l’atome de chlore et un de l’atome d’hydrogène) et 18
électrons. On a donc p = 18e d d’où d = 1, 2 pm. On trouve un écart très faible par rapport à la longueur de liaison.
2. Si l’atome de chlore capturait un électron de valence, l’ensemble serait équivalent à un doublet (− e)—(e) de longueur
a ce qui donne un moment dipolaire p = ea = 2, 02.10−29 C.m. Le moment dipolaire serait multiplié par 5,88.
Remarque : on peut aussi retrouver ce résultat à l’aide de la formule →−p = P q − −→
i OPi en plaçant O au niveau de l’atome
de chlore.
Exercice 37
Exercice 38
Notons −
p→
1 le moment dipolaire de la molécule d’eau M1 . Celle-ci produit sur la deuxième molécule M2 , le champ électrique
−→ 1 £ −→ − −
p→
(3 p 1 · u→r )−
u→r − −
p→
¤ 1
E1 = 1 =−
4πϵ0 r 3 4πϵ0 r 3
car le vecteur −
u→r qui joint les deux molécules est orthogonal au moment dipolaire −
p→
1.
−→
L’énergie électrostatique de la molécule M2 plongée dans le champ électrique E 1 vaut
−→ − p→ −→
1 · p2 p1 p2
E 2 = −−
p→
2 · E1 = =−
4πϵ0 r 3 4πϵ0 r 3
(6,2·10−30 )2
Numériquement, on trouve E 2 = −9 · 109 = −1,3 · 10−20 J = −80 meV.
(3·10−10 )3
Exercice 39
La configuration la plus stable correspond à l’énergie minimale, ce qui exige que → −p soit aligné avec →
−
E . Une fois
aligné le dipôle est attiré vers les régions de fort champ électrique ce qui diminue encore son énergie potentielle.
D’un point de vue formel, la force électrique qui agit sur le dipôle s’écrit
→
− →
− →
−
F = − ∇ Ep = p ∇ E
−→
2. La molécule M2 acquiert un moment dipolaire induit − p→
2 = α ϵ0 E 1 (M2 ). Or, le champ électrique créé par M1 en M2
vaut
−→ 1 2−
p→
[3(−
p→ −−→ −−→ −→ 1
E 1 (M2 ) = 1 · u 12 ) u 12 − p 1 ] =
4πϵ0 r 3 4πϵ0 r 3
Le moment dipolaire induit vaut donc
− 2α−p→
p→
1
2=
4π r 3
Ce moment dipolaire crée en M1 un champ électrique
−→ 1 2−
p→ α−
p→
[3(−
p→ −−→ −−→ −→ 2 1
E 2 (M1 ) = 2 · u 21 ) u 21 − p 2 ] = =
4πϵ0 r 3 4πϵ0 r 3 4π2 ϵ0 r 6
La molécule M1 (qui est un dipôle rigide contrairement à M2 ) subit donc une force électrique
→
− →
− 6α p 1 2 −−→
F = p 1 ∇ E 2 (M1 ) = − u 21
4π2 ϵ0 r 7
Cette force étant dirigée vers M2 , la molécule M1 est attirée vers M2 . M2 est également attirée vers M1 en vertu du
principe des actions réciproques. Notez que la force décroit très vite avec la distance : il s’agit d’une interaction de
coute portée.
Exercice 40
1. La molécule NH3 est de forme pyramidale (du type AX3 E). L’élément azote étant plus électronégatif que l’élément
hydrogène, les liaisons N-H sont polarisées. Le barycentre des charges négatives ne coincide pas avec le barycentre
des charges positives, c’est pourquoi la molécule présente un moment dipolaire.
2. Appelons b l’arête du cube et faisons une figure.
E H
a
F G
O• r
b
D C
A B
p p
La diagonale d’un carré est 2 fois plus grande que son arête. Aussi on a a = b 2. Si l’on raisonne dans le rectangle
ACDF, le théorème de Pythagore donne :
p
a2 + b2 = (2r)2 soit a = 2 2/3 r
Le triangle OAC est isocèle et son angle au sommet α est donné par
α a p
sin = = 2/3 d’où α = 109◦ 23′
2 2r
3. L’énergie potentielle de l’ion Zn2+ soumis au potentiel d’une molécule d’ammoniac vaut
→
−p · −
u→r
E p1 = q Zn2+ V avec V =
4πϵ0 r 2
Ici, les moment dipolaires son orientés selon les diagonales du cube de sorte que →
−p · −
u→r = − p. Par ailleurs q Zn2+ = 2e,
aussi on trouve bien
pe
E p1 = −
2πϵ0 r 2
4. Il s’agit là d’une interaction dipôle-dipôle : un dipôle rigide interagit avec le champ électrique créé par un autre
dipole. Appelons − p→ −→
1 et p 2 les moments dipolaires de deux molécules NH3 voisins. Le dipôle 1 présente une énergie
d’interaction
−→
E p2 = −−
p→1 · E 2 (1)
−→
Le champ E 2 (1) est le champ créé par le dipôle 2 en 1. Son expression est donnée par
−→ 1 £ −→ −
3( p 2 · u→r )−
u→r − −
p→
¤
E 2 (1) = 2
4πϵ0 a3
où −
u→r est orienté du dipôle 2 vers le dipôle 1. On a donc
1 £ −→ −
E p2 = − 3( p 2 · u→r )(−
p→ −
→ −→−→¤
1 · u r ) − p2 p1
4πϵ0 a3
Sachant que −
p→−→ 2 −→ − → −→ − →
2 p 1 = p cos α, p 2 · u r = p sin α/2 et p 1 · u r = − p sin α/2, on obtient le résultat
p2 h α i
E p2 = 3 sin2 + cos α
4πϵ0 a3 2
5. Numériquement, on a
a = 1 nm r = 0, 61 nm et p = 4, 97.10−30 C.m
ce qui donne
E p1 = −0, 24 eV et E p2 = 2, 3 meV
L’ion zinc est entouré de 4 molécules NH3 et il y a 6 couples NH3 — NH3 en interaction. Par conséquent, l’énergie de
£ ¤2+
l’ion complexe Zn(NH3 )4 vaut
E p = 4E p1 + 6E p2 = −0, 94 eV
Exercice 41
1. La charge + q du dipôle 2 agit sur le dipôle 1 en produisant une force
q2 1 1 −→
· ¸
−→
F1 = − ux
4πϵ0 (r − a)2 r 2
Quant à la charge − q du dipôle 2, elle produit une force
q2 1 1 −→
· ¸
−→
F2 = − ux
4πϵ0 (r + a)2 r 2
Ainsi, le dipôle 2 exerce sur le dipôle 1 une force résultante
q2 1 1 2 −→
· ¸
→
−
F= + − ux
4πϵ0 (r + a)2 (r − a)2 r 2
2. Dans l’hypothèse où a est petit devant r, on peut effectuer les approximations suivantes :
à ! à !
1 (1 + a/r)−2 1 a a2 1 (1 − a/r)−2 1 a a2
= ≃ 1−2 +3 et = ≃ 1+2 +3
(r + a)2 r2 r2 r r2 (r − a)2 r2 r2 r r2
→
− 6q2 a2 −→
Il en découle que F ≃ u x . La force est attractive et varie en 1/r 4 .
4πϵ0 r 4
On peut retrouver ce résultat en considérant qu’il s’agit de deux dipôles rigides en interaction dont les moments
dipolaires sont alignés avec le vecteur qui joint les deux dipôles. Dans ce cas, l’énergie d’interaction s’écrit (dans
l’approximation dipolaire)
2p2
E =−
4πϵ0 r 3
et la force d’interaction
→
− →
− 6p2 → −
F 2/1 = − ∇ E = − u 21
4πϵ0 r 4
ce qui redonne bien la même formule sachant que que → −u = −−
21 u→ et p = qa. Remarque : à l’état liquide ou gazeux,
x
les molécules ont des orientations aléatoires qui obéissent à certaines lois statistiques. Lorsque l’on moyenne les
interactions sur toutes les orientations possibles, on aboutit à une force inter-moléculaire qui varie en 1/r 7 .
Exercice 42
1. L’énergie électrostatique d’un dipôle rigide dans un champ électrique extérieur s’écrit
−p · →
E p = −→
−
E ext
2. Le calcul donne
pQ z
Ep = −
4πϵ0 (R 2 + z2 )3/2
L’énergie décroît linéairement avec z au voisinage de l’origine (z ≪ R), et tend vers 0 comme 1/z2 lorsque | z| ≫ R.
Son graphe est donné ci-dessous :
Ep
z
zeq
La position d’équilibre stable correspond au minimum de l’énergie potentielle. On obtient cette position en annulant
la dérivée de la fonction E p (z) :
Exercice 43
1. p = ea = 8,5 · 10−30 C.m.
2. L’énergie électrostatique d’un système de charges est donnée par la relation
1 X qi q j
E p,int =
2 i, j 4πϵ0 r i j
e2
ce qui donne ici E p,int = − = −4,3 · 10−18 J = −27 eV.
4πϵ0 a
3. L’énergie d’interaction d’un dipôle rigide avec un champ électrique extérieur vaut E p,ext = −→−p · →
−
E ext . L’équilibre
mécanique est atteint lorsque cette énergie est minimale, c’est-à-dire lorsque le moment dipolaire s’oriente dans la
même direction et le même sens que le champ électrique.
4. Numériquement, on obtient E p,ext = −2,55 · 10−23 J = −160 µeV, soit 5 ordres de grandeurs en dessous de E p,int , ce
qui signifie que le champ électrique extérieur perturbe peu la cohésion du dipôle.
Exercice 44
1. On obtient j en divisant l’intensité du courant électrique par l’aire de la section droite :
I I I
j1 = j2 = et j3 =
πr2
³ ´
ab π r 22 − r 21
Comme le champ est uniforme, on a tout simplement UAB = E ℓ de sorte que la résistance vaut R = E ℓ/I. La
résistance des trois conducteurs est donc donnée par
ℓ ℓ ℓ
R1 = , R2 = et R3 =
γab γ πr2 γ π r22 − r12
¡ ¢
Exercice 45
Le fil de cuivre initial présente une résistance R = ℓ/(γ s) où ℓ est sa longueur et s sa section. Lorsque l’on coupe le fil en deux
pour les assembler en deux fils côte à côte, on obtient un fil de longueur ℓ/2 et de section droite 2s. La nouvelle résistance
vaut donc
ℓ/2 R
R′ = =
γ 2s 4
Exercice 46
Exercice 47
1. La densité de courant est uniformément répartie sur la section droite du fil. Sa valeur vaut
I
j= = 12,7 × 106 A m−2
π d 2 /4
2. Notons v la vitesse recherchée. On a j = |ρ e | v avec ρ e la densité des électrons libres. Dans un volume V , on trouve
une masse m = ρ Ag V d’argent ce qui correspond à ρ Ag V /M(Ag) moles d’atomes Ag. On en déduit le nombre d’atomes
N = NA ρ Ag V /M(Ag). Puisque chaque atome apporte un électron libre, la quantité de charge correspondante vaut
q = − N e. Finalement, la densité des porteurs de charge vaut
j
v= = 1,36 mm s−1
|ρ e |
Exercice 48
→
− −v = ρ µ →
ȷ i = ρ i→
−
i iE
→
− →
−
ȷ i = z i eNA c i µ i E
2. Chaque ion participe à la conduction de sorte que le courant total s’écrit
à !
−ȷ = X z eN c µ →
→ −
i A i i E
i
−ȷ = γ →
On en déduit la conductivité γ à partir de la loi d’Ohm (→
−
E)
zi µi c i F
X
γ=
i
Remarque : en général, la mobilité est donnée en valeur absolue ce qui explique la présence de | z i | dans l’expression
fournie par l’énoncé.
3. Pour l’eau pure, on a [H3 O+ ] = [HO− ] = K e = 10−7 mol.L−1 = 10−4 mol.m−3 . On en déduit la conductivité γ =
p
5, 5.10−6 S.m−1
4. Pour l’eau de mer, on peut négliger la contribution des ions H3 O+ et HO− . La concentration en sel vaut
35
[Na+ ] = [Cl− ] = = 0, 6 [Link]−1 ≃ 0, 6 mol.L−1 = 6.102 mol.m−3
23 + 35,5
Exercice 49
1. Un conducteur est en équilibre lorsque les porteurs de charge libres sont macroscopiquement au repos. Le champ
électrique est nul à l’intérieur d’un conducteur à l’équilibre. Le potentiel est donc uniforme dans et à la surface du
conducteur (par continuité). La charge se répartie en surface.
σdS 1 Q
Z Z
V= = σdS =
4πϵ0 R 4πϵ0 R 4πϵ0 R
3. On parle du phénomène d’influence partielle. La charge q provient de la terre. Si Q > 0, q < 0 et si Q < 0 alors q > 0 ;
dans tous les cas, il y a attraction des deux boules conductrices. Cette attraction engendre une accumulation de
charge sur les parties qui se font face (voir figure) de sorte qu’en toute rigueur la répartition n’est pas uniforme.
S1
S2
- - + +
4. Le potentiel de S2 est nul (mise à la terre). De plus, ce potentiel dépend de la répartition des charges (densité σ2
pour S2 et σ1 pour S1 )
σ2 dS σ1 dS
Z Z
V (M ∈ S2 ) = +
S2 4πϵ0 r 2 S1 4πϵ0 r 1
q
Or, si l’on place M au centre de la sphère S2 , on a r 2 = r et σ2 dS = q. Le premier terme donne alors 4πϵ r . Quant
R
0
au deuxième terme, on utilise la fait qu’une sphère uniformément chargée se comporte à l’extérieur comme une
Q
charge ponctuelle. Le second terme vaut donc 4πϵ d . Ainsi
0
q Q r
V (M ∈ S2 ) = 0 = + soit q = −Q
4πϵ0 r 4πϵ0 d d
ℓ
→
−
T
S1
S2
−
→
Fe
m→
−g
→
− →− − → → −
à l’équilibre, m g + T + Fe = 0 . En projection sur deux axes cartésiens, cela donne :
T sin α = Fe Fe
½
soit tan α =
T cos α = mg mg
| qQ |
La force électrique vaut, d’après la loi de Coulomb (on peut assimiler les sphères à des points matériels) Fe = .
4πϵ0 d 2
Par ailleurs, on a trouvé q = −Q dr à la question précédente. On a donc
Q2 r
tan α =
4πϵ0 d 3 mg
Enfin, l’angle étant faible, on peut approcher tan α par e/ℓ d’où l’on tire
Q 2 rℓ
e=
4πϵ0 mg d 3
s
4πϵ0 mg d 3 e
6. à partir de Q = , on obtient Q = 1, 05.10−7 C et VS = 19 kV.
rℓ
Exercice 50
1. Le potentiel électrique est dû à la charge ponctuelle et aux charges qui se répartissent à la surface du conducteur
(densité surfacique σ). Appelons A le point où se situe la charge ponctuelle et P un point de la surface du conducteur.
En un point M de l’espace, le potentiel électrique vaut
q σ dS
Z
V (M) = +
4πϵ0 AM 4πϵ0 PM
Notons V0 le potentiel de la boule conductrice. Puisque le potentiel est le même en tout point de la boule, il suffit de
le calculer en plaçant M au centre C de la boule conductrice :
q 1
Z
V0 = V (C) = + σ dS
4πϵ0 d 4πϵ0 R
q
Or, la boule est neutre. On a donc σ dS = 0 et V0 =
R
.
4πϵ0 d
q Q
2. Le même raisonnement aboutit à V0 = + .
4πϵ0 d 4πϵ0 R
Exercice 51
1. Le doublet électrostatique produit un potentiel électrique
q 1 1
µ ¶
V (M) = −
4πϵ0 r 1 r 2
L’équipotentielle V = 0 correspond à l’ensemble des points tel que r 1 = r 2 . Il s’agit donc du plan (xOy).
2. Les lignes de champ partent de le charge positive et atteignent la charge négative en coupant le plan (xOy) à angle
droit vu qu’il s’agit d’un plan d’antisymétrie.
−−→
→
− q AB qd
E (P) = =⇒ E(x, y) =
4πϵ0 (x2 + y2 + d 2 )3/2 2πϵ0 (x2 + y2 + d 2 )3/2
4. Le conducteur se charge par influence partielle ; il puise dans la terre des charges libres négatives. À l’équilibre,
on sait que le conducteur est globalement neutre sauf à sa surface. On caractérise donc cette distribution par une
densité surfacique de charge. Le problème ne présente pas d’invariance par translation suivant x et y, il n’y a
donc pas de raison de penser que σ est constant. Au contraire, on peut penser que la charge par influence est plus
importante pour les points les plus proches de la charge q. En revanche il y a une symétrie de révolution autour de
l’axe Oz ; on peut donc affirmer que σ ne dépend pas de l’angle polaire.
5. Puisque les effets sont identiques à ceux que crée un doublet électrostatique, alors le champ à la surface du conducteur
correspond au champ trouvé à la question 3. Or, en vertu du théorème de Coulomb, au voisinage d’un conducteur, on
→
−
a E = σ/ϵ0 →
−
n ext . Par conséquent
→
−
σ = ϵ E (x, y) · →
0
−
n ext
→
− −−→ −−→
Comme on l’a vu, E (x, y) est suivant AB alors que →
−
n ext est suivant BA. Finalement on trouve
qd 2q d
σ = −ϵ0 E(x, y) = − ¢3/2 =− ¢3/2
2π x2 + y2 + d 2 4π r 2 + d 2
¡ ¡
En coordonnées polaires, l’élément infinitésimal de surface s’écrit dS = r drdθ de sorte que le calcul donne
Z 2π "Z ∞ #
qd
q′ = − ¢3/2 rdr dθ
θ =0 2π r 2 + d 2
¡
r =0
Z ∞
qd
= −¡ ¢3/2 rdr
r =0 r + d 2#
2
" ∞
qd
= ¢1/2
r2 + d 2
¡
0
q′ = −q
Exercice 52
1. Ces deux charges créent en un point M de l’espace, le potentiel
q q/2
V (M) = −
4πϵ0 AM 4πϵ0 BM
L’équipotentielle V (M) = 0 correspond à l’ensemble des points M tel que AM = 2BM. Élevons au carré cette relation :
h i
AM2 = 4BM2 soit x2 + y2 + (z − 2R)2 = 4 x2 + y2 + (z − R/2)2
Après simplification, on arrive à la relation x2 + y2 + z2 = R 2 : l’équipotentielle V = 0 est donc une sphère de centre O
et de rayon R.
2. La charge q attire des charges opposées qui proviennent de la terre, et qui vont se répartir à la surface de la boule.
La répartition de ces charges superficielles sera d’autant plus dense que l’influence attractive de la charge q est
importante.
Dans l’espace extérieur à la sphère, on est en présence d’une charge ponctuelle q située en (0, 0, 2R). Par ailleurs, le
potentiel tend vers 0 à l’infini et au voisinage de la boule conductrice (conducteur relié à la terre). Par conséquent
les conditions aux limites sont identiques à celui du problème précédent. On montre que deux systèmes produisant
les mêmes conditions aux limites dans une portion de l’espace produisent les mêmes champs dans cet espace (cela
résulte de l’unicité de la solution de l’équation de Laplace). Aussi, les champs créés par la sphère conductrice en
influence avec la charge ponctuelle, sont identiques à ceux produits par le système (q, − q/2) de la première question.
3. Le champ électrique à l’extérieur de la boule est donc donné par le champ que produit le système (q, − q/2) :
−−→ −−→
→
− qAM q/2BM
E (M) = −
4πϵ0 AM3 4πϵ0 BM3
Le champ électrique est perpendiculaire à la surface sphérique (qui est une équipotentielle), c’est-à-dire radial.
Calculons sa composante radiale en le projetant suivant −u→r :
à −−→ −−→ → !
→
− − → q AM · −
u→r BM · −
ur
E r = E · ur = −
4πϵ0 AM 3 2BM3
Pour tout point M au voisinage de la sphère, on a :
−−→ − −−→ −−→ →
AM · u→r (AO + OM) · −
ur −2R cos θ + R
= =
AM3 AM3 AM3
où θ est l’angle que fait (OM) avec l’axe (Oz) (colatitude du système sphérique). De la même manière
−−→ −
BM · u→r −R/2 cos θ + R
=
BM3 BM3
En utilisant le fait que AM = 2BM, on aboutit à
3 qR
Er = −
8 4πϵ0 BM3
4. D’après la loi de Coulomb, la densité surfacique de charge est proportionnelle au champ électrique qui règne au
voisinage du conducteur :
σ 3 qR
Er = d’où σ = −
ϵ0 8 4πBM3
La distance BM s’exprime en coordonnées sphériques via :
5 2 5
BM2 = x2 + y2 + (z − R/2)2 = R − zR = R 2 − R 2 cos θ
4 4
Finalement on trouve
3q
σ (θ ) = −
4πR 2 (5 − 4 cos θ )3/2
Ainsi la densité est maximum (en valeur absolue) en θ = 0, c’est-à-dire à l’endroit de la sphère la plus proche de la
charge q. Elle est minimale (en valeur absolue) en θ = π, c’est-à-dire à l’opposée. On peut noter que la densité de
charge est négative en tout point de la sphère de sorte que la charge totale est, elle aussi, négative : la sphère est
chargée par influence.
Exercice 53
1. Le potentiel créé au centre de la boule par les charges réparties en surface s’écrit
σ dS Q0
Z
V0 = =
4πϵ0 R 1 4πϵ0 R 1
On en déduit Q 0 = 4πϵ0 R 1 V0 . Compte tenu de la symétrie (invariance par rotation autour de n’importe quel axe
passant par le centre de la boule), la répartition des charges est uniforme.
2. Q 0 = 1,1 · 10−8 C.
3. La conservation de la charge implique Q 0 = Q 1 + Q 2 .
4. Les deux sphères étant reliées par un conducteur, ils sont au même potentiel. On a donc V1 = V2 .
Le potentiel du conducteur C 1 est donné par
Q1 Q2
V1 = +
4πϵ0 R 1 4πϵ0 d
Q2 Q1
V2 = +
4πϵ0 R 2 4πϵ0 d
La relation V1 = V2 , implique
Q 2 R2 d − R1 R2
= ≃
Q 1 R1 d − R2 R1
Finalement, à l’aide de la relation de conservation de la charge on trouve
R1 R2 R2
Q1 = Q0 ≃ Q0 et Q 2 = Q 0 ≃ Q0
R1 + R2 R1 + R2 R1
5. On peut considérer que les charges sont réparties uniformément sur les sphères, car la grande distance d limite
l’influence mutuelle entre les conducteurs. On a donc
σ1 Q1 V0
E1 = ≃ ≃ = 100 V.m−1
ϵ0 4πϵ0 R 1 2 R1
σ2 Q2 V0
E2 = ≃ ≃ = 104 V.m−1
ϵ0 4πϵ0 R 2 2 R2
Exercice 54
1. Plaçons-nous à l’intérieur du condensateur, loin des bords. Les armatures sont suffisamment proches pour considérer
que l’on se trouve au voisinage des conducteurs. Le champ électrique vaut donc σ/ϵ0 en vertu du théorème de
Coulomb. Quant à la charge répartie sur une armature, elle s’écrit
Z
Q = σ dS ≃ σS
S
où l’on fait l’approximation que σ est constant sur la surface conductrice en regard de l’autre armature. En réalité, la
densité augmente sur les bords, mais cette effet peut être négligé si a ≫ e. Par ailleurs, la tension entre les armatures
vaut Z e
σ e
U= E dℓ = E e = e=Q
0 ϵ0 ϵ0 S
On en déduit la capacité du condensateur plan
Q ϵ0 S
C= =
U e
En présence d’un isolant entre les armatures, la capacité est multipliée par la permittivité diélectrique relative ϵr
ϵ ϵ S
2. La formule du condensateur plan donne C = 0 er où S représente la surface d’une armature en influence totale. Ici,
on considère que seules les parties qui se font face sont en influence totale, donc S = aℓ.
ϵ0 ϵ r a ℓ
C= =⇒ ℓ = 24, 8 m
e
3. Le nombre de morceaux vaut N = ℓ/ℓ′ = 2485. Le condensateur ainsi formé présente alors une épaisseur d =
N(e + 2e′ ) ≃ 1 cm.
Les condensateurs étant montés en parallèle, la capacité s’ajoute 1 :
N ϵ ϵ a ℓ′ ϵ0 ϵ r a ℓ
X X 0 r
C eq = Ci = = = 2, 2 µF
i =1 e e
Umax
Ed = =⇒ Umax = 45 V
e
Exercice 55
Le champ qui règne entre les armatures d’un condensateur plan vaut E = U/d où d est la distance inter-armatures. La force
électrique que subit un proton situé entre les armatures vaut donc F = eU/d. Le poids du proton est négligeable devant la
force électrique si
1 1 eU
mp g < F soit d <
100 100 m p g
On obtient d < 97,8 km ! En pratique cette condition est toujours vérifiée, et les champ électriques rencontrés sont suffisam-
ment importants pour que l’on puisse négliger les effets de la pesanteur sur les particules élémentaires.
Exercice 56
1. Un conducteur est à l’équilibre quand il n’est le siège d’aucun déplacement de charges libres (les électrons). La
pesanteur a tendance à accumuler les électrons libres vers les basses altitudes ce qui fait apparaître un champ
électrique. À l’équilibre ces deux forces doivent se compenser. On a donc
−g = e→
− →
− me g −
m e→ E soit E = − u→z
e
2. La tension recherchée est la circulation du champ électrique entre le sommet et la base de la tour Eiffel
Z z=0 Z z=0
− −
→ → me g me g h
U= E · dℓ = − dz =
z= h z= h e e
Numériquement, on trouve U = 18 nV. L’effet n’est donc pas mesurable, et l’on peut considérer que la pesanteur
n’intervient pas dans la physique des conducteurs.
1. voir [Link]
Exercice 57
1. On néglige les effets de bord ce qui revient à considérer σ uniforme. De plus, si e est petit devant la dimension des
armatures, on peut considérer le champ électrique uniforme entre les armatures. Dans ce cas on a E = Ue . De plus,
d’après le théorème de Coulomb, E = σ/ϵ0 d’où
ϵ0
σ= U
e
2. Considérons un élément de surface dS sur une armature. Cette élément de surface contient une charge dq = σdS
et subit le champ électrique dû aux autres charges. Ce dernier vaut 2 σ/2ϵ0 . La force que ressent cette portion de
surface vaut
σ σ2
dF = dq × = dS
2ϵ0 2ϵ0
En intégrant sur la surface d’une armature, on trouve
σ2
µ ¶2
1 U
F= S= ϵ0 S
2ϵ0 2 e
3. L’armature mobile ressent deux forces opposées de la part des deux armatures fixes. En appliquant la formule
précédente, on obtient "µ ¶ #
1 U +u 2 U −u 2
¶ µ
F x = ϵ0 S −
2 e−x e+x
Exercice 58
Plaçons-nous en coordonnées sphériques. L’élément de surface s’écrit
−→
dS = r 2 sin θ dθ dϕ −
u→r + r sin θ drdϕ −
u→ −→
θ + rdrdθ u ϕ
Ici (S) est une sphère de rayon R. Par conséquent r reste constant (dr = 0) ce qui simplifie l’intégrale :
2p
Ï
ΦE = cos θ sin θ dθ dϕ
4πϵ0 R S
On intègre successivement sur ϕ puis sur θ de façon à décrire toute la sphère. L’intégrale donne
Z π Z 2π Z π ¸π
1 1
·
cos θ sin θ dθ dϕ = 2π sin(2θ ) dθ = 2π − cos(2θ ) = 0
0 0 0 2 4 0
Ainsi, on obtient un flux électrique nul. Le théorème de Gauss stipule que le flux électrique à travers une surface fermée est
proportionnelle à la charge qui se situe à l’intérieur de la surface. Ici seule la molécule se situe dans la sphère ; étant neutre
on a Q = 0 et l’on prévoit ΦE = 0. Le résultat que nous avons obtenu est bien en accord avec le théorème de Gauss.
2. Voir [Link]
Exercice 59
Le flux du champ électrique à travers le cylindre vaut
Ó Ï Ï Ï
→
− → →
− − →
− − →
− −
ΦE = E ·− n dS = E · n→
1 dS + E · n→
2 dS + E · n→
3 dS
(1) (2) (3)
−
n→
1
→
−
E
R
h
→
−
dS −
n→ E
2
•
−
n→
3
λ λ λ λh
Ï Ï
ΦE = dS = dS = × 2πR h =
(2) 2πϵ0 R 2πϵ0 R (2) 2πϵ0 R ϵ0
Le théorème de Gauss prévoit que le flux soit égal à q int /ϵ0 , avec q int la quantité de charge se trouvant à l’intérieur du
cylindre. Ici on a q int = λ h ce qui donne ΦE = λ h/ϵ0 . On retrouve le même résultat.
Exercice 60
1. Tout rayon est un axe de symétrie (intersection de deux plans de symétrie) de sorte que le champ électrique est
necessairement radial. Par ailleurs, la distribution du potentiel est indépendante de l’orientation des boules ce
qui signifie que la distribution de charge est uniforme sur chaque boule. Le champ électrique ne dépend que de la
→
−
distance radiale r : on a E (M) = E(r) −
u→r .
2. Prenons comme surface fermée une sphère de rayon r compris entre R 1 et R 2 . Le flux du champ électrique à travers
la surface fermée vaut Ï
→
− →
φ= E ·−n dS = E(r)4π r 2
→
− Q1 −
u→r
E=
4πϵ0 r 2
− −
→ → dV
E · dℓ = E(r)dr = −dV ou E(r) = −
dr
Q
il suffit donc d’intégrer -E(r) pour obtenir le potentiel. On trouve V (r) = 4πϵ1 r + Cte . La constante s’obtient par
0
continuité du potentiel : lorsque r → R 1 , V → V1 , d’où
Q1 1 1
· ¸
V (r) = V1 + − pour R 1 ≤ r ≤ R 2
4πϵ0 r R 1
4. Calculons la tension U :
Q1 1 1
· ¸
U = V1 − V (r = R 2 ) = −
4πϵ0 R 1 R 2
ce qui donne
4πϵ0 R 1 R 2
C=
R2 − R1
La formule est bien homogène puisque [C] = [ϵ0 ]L comme dans la formule de la capacité d’un condensateur plan
(C = ϵ0 S/e). Par ailleurs, plus l’espace entre les armatures diminue, plus la capacité augmente ; plus la surface de
l’armature interne augmente plus C augmente. On retrouve donc les mêmes conclusions que pour le condensateur
plan.
5. Il y a influence totale donc la charge interne de l’armature externe vaut -Q 1 .
6. Appelons q ext la charge externe de l’armature externe. À l’extérieur du condensateur les effets électriques sont les
mêmes que si les charges étaient toutes situées au centre (la distribution de charge présente une symétrie sphérique).
Par conséquent, le potentiel électrique s’écrit
Q 1 − Q 1 + q ext
V (r) =
4πϵ0 r
En faisant tendre r vers R 2 , on trouve par continuité du potentiel
q ext = 4πϵ0 V2
On constate que cette charge est nulle si V2 = 0.
7. a) L’application numérique donne C = 0, 3 F.
|Q 1 |
b) À partir de la loi E = on trouve Q 1 = −680.103 C.
4πϵ0 R 1 2
Exercice 61
1. Le champ électrique est orienté vers les potentiels décroissants ; il est donc radial centrifuge entre les armatures.
D’après le théorème de Coulomb le champ électrique au voisinage d’un conducteur vaut σ/ϵ0 → −
n ext , on en déduit que
σ1 > 0.
Par ailleurs, étant donné qu’il y a invariance par rotation et par translation axiale, la densité de charge σ1 ne peut
dépendre ni de θ , ni de z : il est donc constant.
2. Tout d’abord, compte tenu des invariances citées précédemment, on en déduit que le champ électrique ne peut
dépendre que de r
→
− →
−
E (M) = E (r)
Ensuite, le plan contenant l’axe (OM) et (Oz) est un plan de symétrie. Le champ électrique étant dans ce plan, il ne
peut avoir de composante orthoradiale :
→
−
E (M) = E r (r) −
u→r + E z (r) −
u→z
Enfin, le plan perpendiculaire à l’axe Oz passant par M est également un plan de symétrie. Le champ électrique ne
peut donc pas avoir de composant axiale :
→
−
E (M) = E r (r) −
u→r
Le champ électrostatique est un champ radial.
3. Le flux du champ électrique à travers une surface fermée vaut, par définition
Ï
→
−
ΦE = E · dS→
−n ext
où →
−n ext est un vecteur unitaire normal à la surface et dirigée vers l’extérieur de la surface fermée. Ici le flux se
décompose en deux termes Φlat et Φbases . Ce dernier correspond au flux du champ électrique à travers les bases du
cylindre. Or, en tout point des bases, le vecteur →
−
n ext est axial et donc perpendiculaire au champ électrique :
Φbases = 0
Quant au terme Φlat , il s’agit du flux à travers la surface latérale cylindrique de rayon r et de hauteur h. Dans ce
cas, en tout point de la surface latérale le vecteur →
−
n ext s’identifie avec − u→r . On a donc
Ï
Φlat = E(r)−
u→r · dS −
u→r
Ï
= E(r) dS
Ï
= E(r) dS
Φlat = 2π r h E(r)
Finalement, le flux du champ électrique vaut
→
− −−−→
4. Le potentiel est relié au champ électrique via la relation E = −gradV ce qui donne
∂V ∂V ∂V
= −E(r) , =0 et =0
∂r r ∂θ ∂z
Il en découle que le potentiel ne dépend que de r (ce que l’on savait déjà compte tenu des symétries) et vaut
σ1 r 1
V (r) = − ln(r) + Cte si r1 < r < r2
ϵ0
Exercice 62
1. Le potentiel électrostatique créé par le système de charges s’écrit
1 ³ q q ´
V (M) = − + Cte
4πε0 BM 2AM
Compte tenu de la convention à adopter, la constante est nulle. Il résulte que les points situés sur l’équipotentielle
V = 0 vérifient la relation ³ q q ´
− = 0 soit BM = 2AM
BM 2AM
2. Cherchons l’équation cartésienne de cette équipotentielle en élevant au carré la relation trouvée précédemment :
BM2 = 4AM2
h i
(x − 2a)2 + y2 + z2 = 4 (x − a/2)2 + y2 + z2
On aboutit à l’équation
x 2 + y2 + z 2 = a 2
ce qui représente l’équation cartésienne d’une sphère de centre O et de rayon a.
3. En vertu du théorème de Gauss, le flux du champ électrique à travers une surface fermée quelconque (notée S) est
égal à la quantité de charge qui se situe à l’intérieur de la surface divisée par ε0 . Formellement cela donne
Q
Ï
→
− →
φE = E ·−n dS = int
S ε0
q
Ici, le flux du champ électrique à travers la sphère de centre 0 et de rayon a doit donner − 2ε , car seule la charge
0
− q/2 s’y trouve enfermée.
4. En tout point d’une surface équipotentielle, le champ électrique traverse cette surface perpendiculairement. On en
−−→ −−→
déduit que le champ électrique est orienté suivant OM ou M0. Mais comme les lignes de champ électrique partent des
charges positives et se dirigent vers les charges négatives, seule la deuxième solution convient : le champ électrique
→
−
s’écrit E = −E(r, θ , ϕ) −
u→r où E(r, θ , ϕ) est la norme du champ électrostatique exprimé en coordonnées sphériques.
5. En coordonnées sphériques, l’élément de surface d’une sphère de centre O et de rayon a s’écrit
→
−
d S = a2 sin θ dθ dϕ
Exercice 63
La force magnétique vaut F = evB alors que le poids vaut P = m p g. La force magnétique devient prépondérante si
mp g
evB > m p g soit v> = 2, 2 mm.s−1
eB
On peut conclure que dans le champ magnétique terrestre, le mouvement d’une particule élementaire n’est pas influencé
par la pesanteur.
Exercice 64
→
− −→ −→
1. Lorsque le courant circule dans la bobine plate, l’aiguille aimantée s’aligne suivant le champ total B = B1 + B2 avec
−→ −→
B1 le champ magnétique terrestre (sa composante horizontale) et B2 celui créé par la bobine plate.
−→
⊙ B1 →
−
B
α
−→
2R
B2
B2 µ0 N I
tan α = avec B2 =
B1 2R
Exercice 65
1. Le champ magnétique créé par l’aimant en M est orienté selon le moment dipolaire de l’aimant (orienté du sud vers
le nord). Il s’ajoute au champ magnétique terrestre, de sorte que la boussole va s’aligner avec le champ résultant
→
− −→ −→
B = Ba + Bh . L’aiguille tourne donc vers la droite (voir figure).
−→
Bh
α
−→
S N M • Ba
r
→
− −→ −→
2. L’aiguille s’aligne suivant le champ résultant B = Ba + Bh de sorte que
Ba
tan α =
Bh
−→
ce qui permet d’obtenir l’intensité du champ Ba . On obtient
r (m) 0,1 0,2 0,5 1
α (degrés) 89,9 89 76 26,5
Ba (T) 11,5 · 10−3 1,15 · 10−3 80 · 10−6 10 · 10−6
ici →
−
m = m−
u→r ce qui donne
µ0 m
Ba = soit Ba r 3 = 2 · 10−7 m
2π r 3
4. Calculons pour chaque valeur de r, le produit Ba r 3 :
r (m) 0,1 0,2 0,5 1
α (degrés) 89,9 89 76 26,5
Ba (T) 11,5 · 10−3 1,15 · 10−3 80 · 10−6 10 · 10−6
Ba r 3 (T.m3 ) 11,5 · 10−6 9,2 · 10−6 1 × 10−5 1 × 10−5
Exercice 66
qB 2 qE
µ ¶
z̈ + z=
m m
mE C 2 qB
z(0) = C 1 + =0 et ż(0) = =0
qB2 m
mE
Il en découle C 2 = 0 et C 1 = − . Finalement, on trouve
qB2
mE qB
· µ ¶¸
z(t) = 1 − cos t
qB2 m
Enfin, l’équation différentielle m ÿ = qB ż permet de trouver y(t). Une première intégration aboutit à
mE qB
· µ ¶¸
m ẏ = qBz(t) = 1 − cos t
B m
E m qB
· µ ¶¸
y(t) = t− sin t
B qB m
y
2π m
qB
3. Si −
v→ −→
0 = v0 u y alors les forces magnétiques et électriques ont même direction et sont de sens opposé. Si les deux
forces sont de même norme, la résultante est nulle et la particule chargée conserve sa quantité de mouvement : la
trajectoire est alors rectiligne uniforme. Cela se produit quand
E
qv0 B = qE soit v0 =
B
Exercice 67
1. Initialement, la force électrique est opposée à la force magnétique de sorte que si ces deux forces se compensent, la
particule chargée conserve sa quantité de mouvement et se déplace en ligne droite. Cela se produit lorsque
E1
qv0 B1 = qE 1 soit v0 =
B1
Les particules ayant une vitesse différente de v0 sont déviées vers la gauche si la force électrique est supérieure à la
force magnétique, et vers la droite dans le cas contraire.
2. Supposons la trajectoire circulaire dans le plan perpendiculaire au champ magnétique. D’après la relation fondamen-
tale de la dynamique, on a
m→−
a = q→−v ∧ →
−
B
Projetons cette relation suivant la normale et la tangente à la trajectoire (base de Frenet)
v2
m v̇ = 0 et m = qvB
R
La première relation montre que le mouvement est uniforme : la vitesse est donc constante et égale à v0 . La deuxième
relation aboutit à
mv0 mE 1
R= =
qB qBB1
Le rayon de courbure étant constant il s’agit bien d’un mouvement circulaire.
3. La séparation entre l’impact du faisceau des ions 35 Cl+ et 37 Cl+ vaut
2E 1
d= (m 37 − m 35 ) = 12, 5 cm
qBB1
Exercice 68
1. Le mouvement dans un “dee” est circulaire uniforme et présente un rayon R = mv/| q|B. Le temps pour faire un demi
tour vaut donc
πR πm
τ= =
v | q |B
On note que cette durée est indépendante de la vitesse. Si l’on veut que la particule soit systématiquement accélérée
par le champ électrique, il faut qu’après avoir fait un demi-tour, la champ électrique ait changé de sens. Ainsi la
période de la tension alternative correspond à T = 2τ d’où une fréquence
1 | q |B
ν= = = 1, 5 MHz
T 2π m
2. La vitesse augmente avec le rayon de courbure. Le diamètre ne peut pas dépasser D, on peut donc estimer la vitesse
maximale en prenant un rayon R max = D/2 = 1 m. On trouve
R max | q|B
vmax = = 9, 6.106 m.s−1
m
p
Le facteur relativiste vaut γ = 1/ 1 − (v/c)2 = 1, 0005 ≃ 1 : les particules ne sont pas relativistes.
3. L’énergie cinétique finale vaut
1
E c,max = mvmax 2 = 7, 7.10−14 J = 0, 48 MeV
2
4. L’énergie acquise par les protons est le résultat de l’accélération électrique entre les "dees". Puisqu’à chaque passage
les protons subissent une tension de 10 kV, ils acquièrent une énergie supplémentaire ∆E c = 10 keV. Le nombre de
passages vaut donc
E c,max
N= = 48
∆E c
5. Les protons font donc 24 tours avant de sortir, ce qui correspond à une durée
24
∆ t = 24 T = = 16 µs
ν
Exercice 69
Le champ magnétique B produit par un des conducteurs prend une valeur constante en tout point de l’autre conducteur. En
conséquence, la force de Laplace qui s’exerce sur chacun des conducteurs vaut F = ILB sin α avec α l’angle que forme le
champ magnétique avec le fil électrique. Si les deux conducteurs rectilignes sont parcourus par un courant électrique de
même sens, cette force est attractive.
→
−
B
→
−
F
I ⊙ ⊙ I
d
Ici le champ magnétique est perpendiculaire au fil électrique, d’où α = π/2, ce qui donne
µ0 I 2 L
F = ILB =
2π d
Pour L = 1 m, d = 1 m et I = 1 A on doit avoir F = 2 × 10−7 N par définition de l’ampère. Il en découle
µ0 = 4π × 10−7 H m−1
Remarque : de nos jours, l’ampère est fixé à partir de la valeur de la charge élémentaire et de la seconde. Dans ce
contexte, la perméabilité magnétique retrouve son caractère de constante physique expérimentale, et sa valeur vaut
µ0 = (1,256 637 062 12 ± 0,000 000 000 19) × 10−6 H m−1 .
Exercice 70
La tige mobile est soumise à 3 forces :
→
−
• le poids P = m→ −g ;
→
−
R
m→
−g
Exercice 71
−→ −→
1. Les fils F1 et F2 produisent en F3 respectivement le champ B1 et B2 . Les trois fils étant équidistants, on a
B1 = B2 = µ0 I/(2πa). Par aileurs, ces deux champs forment un angle de 60◦ entre eux. On peut donc facilement
calculer l’intensité du champ magnétique résultant :
−→ −→
B2 = ∥B1 + B2 ∥2 = B1 2 + B2 2 + 2B1 B2 cos 60 = 3B1 2
p µ I
Le champ total que subit F3 vaut donc B = 3 2π0 a . Ce champ est dirigé vers le bas (il est necessairement perpendi-
culaire au plan de symétrie passant entre les fils F1 et F2 ). Enfin, la force de Laplace que ressent le fil F3 vaut
→
− →
− → −
F = I L ∧ B . Cette force est répulsive et dirigée vers la droite. Sa norme vaut
p µ0 I 2 L
F = ILB = 3
2πa
F1
⊗
F3
a ⊙ →
−
F
⊗ →
−
B
F2
2. On trouve F = 3,5.10−5 N.
Exercice 72
Appelons O le point de liaison entre la tige et le circuit, et considérons la tige comme système d’étude. Elle est le siège de
trois forces :
→
−
• l’action de contact R appliquée en O ;
→
−
• l’action de la pesanteur P = m→−g appliquée en G, milieu de la tige ;
→
− →
− → −
• l’action du champ magnétique F = I ℓ ∧ B appliquée également en G.
→
−
R
I
•0
→
−g
⊗→
−
B
θ
R G →
−
F
E, r +
m→
−g
Calculons le moment des forces par rapport à O. Le contact étant parfait (sans frottement) on a
−−→ →
− →
−
M0 ( R ) = 0
Exercice 73
1. Le cadre est équivalent à une boucle de courant traversé par un courant N I. Il présente donc un moment magnétique
→
−
m = N IS →
−n.
Un dipôle magnétique en présence d’un champ magnétique uniforme à l’échelle de sa surface, subit des actions
magnétiques de moment
−→ →−
M magnetique = →
−
m ∧ B = mB −
u→z = N ISB −
u→z
2. La rotation du cadre induit la torsion du fil et l’apparition d’actions dues à cette torsion dont le moment s’écrit
−→
M torsion = −C θ −
u→z . À l’équilibre, les moments se compensent :
→
− N ISB
−C θeq −
u→z + N ISB −
u→z = 0 soit θeq =
C
Exercice 74
1. Le champ magnétique que produit une distribution filiforme de courant peut s’obtenir en décomposant la distribution
−
→
en petits éléments de courant. On considère que chaque élément de courant de longueur orientée dℓ traversé par un
courant d’intensité I produit un champ magnétique élémentaire en M :
−
→ −
−→ I dℓ ∧ →
u
dB(M) = K
r2
où K est une constante, →
−
u le vecteur unitaire joignant l’élément de courant à M, et r la distance entre M et la portion
de circuit.
M
•
−→
r dB
→
−
u
P
•−
→
I dℓ
circuit
−→
Il faut voir dB comme un intermédiaire de calcul, seule la somme de toutes les contributions a un sens physique.
Le champ magnétique résultant s’obtient donc en intégrant l’expression précédente, le point P parcourant tout le
circuit :
−
→ −
−→ I dℓ ∧ →u
I I
→−
B (M) = dB = K
circuit r 2
Le symbole signifiant que l’integration s’effectue le long du circuit fermé. Dans le SI, K = µ0 /4π = 10−7 H.m−1 .
H
Exercice 75
1. D’après la loi de Biot et Savart, on a
−
→ −
−→ µ0 I dℓ ∧ →
u
dB =
4π r2
−
→
Ici, →
−
u est perpendiculaire à dℓ de sorte que
−→ µ 0 I dℓ
dB = ∥dB∥ =
4π r 2
z
−−→
dB z
−→ M
dB
θ
→
−
u
P R
−
→
dℓ I
−
→
2. Le champ résultant est suivant u z . En effet, les plans (xOz) et (yOz) sont des plans d’anti-symétrie de sorte que pour
tout point situé à leur intersection (sur l’axe Oz) le champ doit être contenu dans ces plans : le champ magnétique ne
peut être qu’axial.
−→
Il suffit donc d’intégrer la composante axiale de dB pour obtenir le champ résultant.
µ0 I sin θ dℓ µ0 I sin θ 2πR
I
dB z = dB sin θ =⇒ B z = =
4π r 2 4π r 2
Sachant que sin θ = R/r l’expression se simplifie :
µ0 I sin3 θ
B=
2R
3. Le champ magnétique est maximum quand sin θ = 1 c’est-à-dire quand M est au centre de la spire. On trouve
µ0 I
Bmax = = 6, 3.10−4 T
2R
Exercice 76
−→ µ0 nI sin3 ϕ dℓ −
dB = u→z
2R
3. Intégrons :
− µ0 nI −
Z
→
B= u→z sin3 ϕ dℓ
2R
et choisissons comme variable d’intégration ϕ. Appelons z′ la position de la tranche de solénoïde et z la position du
point M. On a z′ = z − R/ tan ϕ. En différentiant on trouve dz′ = dℓ = R/ sin2 ϕ dϕ. L’intégrale s’écrit donc
Z ϕ2
− µ0 nI −
→ µ0 nI ¡
u→z cos ϕ1 − cos ϕ2 −
¢ →
B= sin ϕ dϕ = uz
2 ϕ1 2
4. Le champ magnétique n’est pas uniforme. Quand M s’éloigne du centre du solénoïde, le champ décroît. Il est
maximum au centre. Dans ce cas, on a ϕ2 = π − ϕ1 et par conséquent
L
Bmax = µ0 nI cos ϕ1 = µ0 nI p = 0, 98µ0 nI
(2R)2 + L2
Dans le cas où le solénoïde est infini, on a ϕ1 → 0 et ϕ2 → π d’où
→
−
B ∞ (M) = µ0 nI −
u→z pour tout M sur l’axe
Exercice 77
1. Au centre de la bobine, on voit les bords sous les angles ϕ1 et ϕ2 = π − ϕ1 avec
L
cos ϕ1 = − cos ϕ2 = p
2 R + (L/2)2
2
Au bord du solénoïde, l’un des angles vaut π/2 et l’autre ϕ′1 tel que
L
cos ϕ′1 = p
R 2 + L2
d’où
1 µ0 nI L
Bb = µ0 nI cos ϕ′1 =
2 2
p
R + (L)2
2
Finalement, la variation relative du champ entre le centre et le bord est donnée par
s
|B c − B b | R 2 + (L/2)2
∆= = 1−
Bc R 2 + L2
p
2. Pour 2R = L, on obtient ∆ = 1 − 2/5 ≃ 0,37.
Sur la simulation proposée, les spires font un rayon de 80 pixels. On peut donc fixer 11 spires séparées de 16 pixels
ce qui donne un solénoïde d’une longueur L = 160 pixels. En plaçant judicieusement le segment AB le long de l’axe
du solénoïde, on trouve (dans un système d’unité arbitraire) un champ de 5 aux bords et 7,5 au centre, soit ∆ = 0,33.
L’écart s’explique par le fait que le nombre de spires choisi n’est pas suffisant pour justifier l’approximation d’une
distribution continue de spires qui est à la base du résultat de l’exercice 76.
Exercice 78
Appelons F le foyer de la parabole. Le champ magnétique créé par le fil en F se calcule via la loi de Biot et Savart :
−
→ −
µ0 I dℓ ∧ →
u
Z
→
−
B (F) =
4π r 2
Ici, →
−
u est un vecteur unitaire dirigé de P vers F. On a donc →−
u = −− u→. Par ailleurs, en coordonnées polaires le déplacement
r
infinitésimal s’écrit
−
→
dℓ = dr −
u→r + rdθ −
u→
θ
En sortant toutes les constantes de l’intégrale, on trouve
µ0 I −
u→z dθ
Z
→
−
B (F) =
4π r
Or, P parcours le fil parabolique tel que r = 2 f /(1 + cos θ ), ce qui permet de mener le calcul au bout :
µ0 I −
u→z π (1 + cos θ ) µ0 I −
Z
→
−
B (F) = dθ = u→z
4π −π 2f 4f
Exercice 79
1. Considérons un fil infini d’axe (Oz), parcouru par un courant constant d’intensité I et cherchons le champ magnétique
produit à la distance r du fil. À l’aide de la formule de Biot et Savart, on peut exprimer le champ magnétique dB
produit par la portion de longueur dℓ :
µ0 Idℓ cos ϕ
dB =
4π PM2
avec ϕ l’angle que fait la droite (MP) avec le plan médiateur passant par M.
z
−
→
dℓ
P
→
−
u
−→
dB
−
u→
ϕ θ
r • −
M u→r
I
Choisissons la variable ϕ comme variable d’intégration. Sachant que PM = r/ cos ϕ et ℓ = r tan ϕ (d’où l’on tire
dϕ
dℓ = r ) on obtient
cos2 ϕ
µ0 I cos ϕ
dB = dϕ
4π r
Vu que tous les champs élémentaires sont colinéaires et dirigés suivant le vecteur orthoradial −
u→
θ , on peut ajouter les
intensités des champs pour avoir le champ magnétique total
µ0 I ϕ=π/2 µ0 I
Z
B(M) = cos ϕ dϕ =
4π r ϕ=−π/2 2π r
Finalement, il règne dans l’espace un champ magnétique
→
− µ0 I −
B (r, θ , z) = u→
θ
2π r
2. Numériquement on obtient B = 50 µT : à deux mètres d’un fil Haute tension, il n’y a pas de danger relatif au champ
magnétique.
Exercice 80
Plaçons le fil sur l’axe Oz d’un repère cylindrique. Le champ magnétique
créé s’écrit dans la base cylindrique
− µ0 I −→
→ dr
B= uθ
2π r r
I
Calculons le flux magnétique à travers une bande rectangulaire de lon-
gueur a et d’épaisseur dr situé à la distance r (voir figure). Le flux à travers
cette surface vaut b
µ0 Ia
dΦB = B dS = dr a+b
2π r
En intégrant sur r entre b et b + a, on trouve le flux magnétique à travers le cadre :
Z b+a
µ0 Ia µ0 Ia a+b
µ ¶
ΦB = dr = ln
b 2π r 2π b
On constate que le flux magnétique ets bien proportionel à l’intensité du courant électrique :
µ0 a
ΦB = LI avec L = ln (1 + a/b)
2π
Exercice 81
Considérons une spire de rayon r et d’épaisseur dr. Elle transporte une charge électrique dq = σdS avec dS = 2π r dr. Le
disque fait un tour pendant la durée T = 2π/ω de sorte que ce déplacement de charge est équivalent à un courant d’intensité
dq
dI = = σω r dr
T
−→ µ0 dI sin3 ϕ − µ0 σω sin3 ϕ −
dB = u→z = dr u→z
2r 2
Choisissons ϕ comme variable d’intégration. Puisque que r = z tan ϕ, alors dr = (z/ cos2 ϕ)dϕ et l’expression précédente
devient
−→ µ0 σω z sin3 ϕ
dB = dϕ −u→z
2 cos2 ϕ
− µ0 σω z −
u→z ϕmax sin3 ϕ
Z
→
B= dϕ
2 0 cos2 ϕ
− 1 1 z
µ ¶
→
B = µ0 σω z + cos ϕmax − 2 −u→z avec cos ϕmax = p
2 cos ϕmax z2 + R 2
Exercice 82
Le volume de cet aimant vaut V = π r 2 ℓ = 38.10−6 m3 ce qui correspond à une masse m = ρ V = 0, 29 kg. Compte tenu que
1 uma = 10−3 /NA kg, le barreau aimanté possède
m
N= = 3, 2.1024 atomes
m Fe
Exercice 83
1. Vu que le pôle nord d’une boussole indique la direction du pôle nord magnétique, cela signifie que les lignes de champ
géomagnétique rentrent par le pôle nord magnétique. En conséquence, la terre peut être décrite comme un aimant
dont le moment magnétique serait orienté dans le sens Nord-Sud (cf. figure).
Nord géographique
S
N
N
S
→
−
m
Sud géographique
2. En un point M de la surface terrestre, le champ magnétique créé par le dipôle magnétique terrestre s’écrit
→
− µ0 £ →
(3−
m·−
u→r ) −
u→r − →
− ¤
B= m
4π R T 3
→
−
La composante horizontale Bh du champ B est sa projection selon −
u→
θ alors que sa composante verticale Bv est sa
−
→
projection selon u r . On a donc
→
− → µ0 →
− → µ0
Bv = B · −
£ →
(2−
m·−
u→r ) Bh = B · −
£ →
−−
m·−
u→
¤ ¤
ur = et uθ = θ
4π R T 3 4π R T 3
En un lieu de latitude λ, le moment magnétique forme un angle de π/2 + λ par rapport au vecteur radial −
u→r et π + λ
par rapport au vecteur orthoradial −
u→
θ , d’où
µ0 µ0
Bv = − 2m sin λ et Bh = m cos λ
4π R T 3 4π R T 3
L’inclinaison I est donné par
−B v
tan I = = 2 tan λ soit I = 66,5◦
Bh
Il y a un léger désaccord que l’on peut expliquer par le fait que la direction du moment magnétique terrestre ne
coïncide pas tout a fait avec l’axe des pôles géographiques.
3. On peut déduire le moment magnétique terrestre à partir de la valeur de la composante horizontale. En effet,
µ0
Bh = m cos λ =⇒ m = 8, 1.1022 A.m2
4π R T 3
Exercice 84
1. Le champ créé par la portion chargée vaut
−→ dq →
−
dE = u avec dq = λdx′
4πϵ0 r 2
−→
dE
M(x, y)
•
θ
B
P’
A
P
x
E1 E2
3. Un arc de cercle AB uniformément chargé crée en son centre un champ nécessairement orienté suivant l’axe de
symétrie de l’arc, c’est-à-dire suivant la bissectrice de l’angle formé par E1 ME2 . L’équipotentielle passant par M
→
−
étant perpendiculaire à E (M), on a la propriété suivante : en tout point M d’une équipotentielle, la normale est
bissectrice de l’angle E1 ME2 . Par conséquent, l’équipotentielle est une ellipse de foyer E1 et E2 .
y
→
−
E
M(x, y)
•
A
x
E1 E2
λ dx′ λ dx′
dV0 = =
4πϵ0 PM0 4πϵ0 (ℓ + d − x′ )
où l’origine des abscisses a été fixée (arbitrairement en E1 ).
P(x′ ) M0 −→
dE
x
E1 dq E2
d
En intégrant sur x′ entre x′ = 0 et x′ = ℓ, on trouve
λ d +ℓ
µ ¶
V0 = ln
4πϵ0 d
Remarque : on trouve le même résultat en plaçant M0 à gauche.
On peut exprimer le potentiel uniquement en fonction de l’excentricité de l’équipotentielle. En effet, les foyers étant
distants de ℓ, on a c = ℓ/2. De plus, si M0 est à la distance d du segment alors le grand axe vaut 2a = d + ℓ + d. Ainsi,
d = a − ℓ/2. Finalement le potentiel s’écrit
λ ³a+c´ λ 1+ e
µ ¶
V0 = ln = ln
4πϵ0 a−c 4πϵ0 1− e
Lorsque M s’éloigne, le potentiel décroit et e → 0 : les équipotentielles tendent vers des cercles de centre le milieu du
segment E1 E2 (cf. ci-dessous).
V0
2V0
3V0
4V0
E1 E2
Exercice 85
→
− →
−
1. La particule chargée de masse m ne subit que la force électrique F = q E . La relation fondamentale de la dynamique
s’écrit
d→
−v →
−
m = qE
dt
En projection sur les axes cartésiens, cela donne
ẍ = 0
ẋ = v0
x = v0 t
intégrons intégrons
ÿ = 0 −→ ẏ = 0 −→ y =0
z̈ = qE ż = qE t qE 2
z =
t
m m 2m
qE
En éliminant le temps t, on obtient l’équation de la trajectoire z = x2 . Il s’agit d’une parabole dans le plan
2mv02
(xOz).
2. Tout d’abord, on a ẋ = v0 et ẏ = 0 à chaque instant. Par ailleurs, dans la zone I, la trajectoire vérifie
qE qEv0
z= x2 soit ż = x
2mv02 mv02
qEv0 L 1
Lorsque la particule quitte la zone I, elle se trouve en x = L 1 d’où ż = . Finalement, le vecteur vitesse des
mv02
électrons sortant de la région I vaut
v0
→ 0
−v =
qEL 1
mv0
3. Les électrons, n’étant plus soumis à la force électrique, présentent un mouvement rectiligne uniforme de vecteur →
−v .
En intégrant ce dernier, on trouve
qEL 1
x(t) = v0 t + C 1 y(t) = C 2 et z(t) = t + C3
mv0
qEL 1 2
Les conditions initiales sont x(0) = L 1 , y(0) = 0 et z(0) = ce qui permet d’obtenir les constantes d’intégration.
2mv02
On obtient
x(t) = v0 t + L 1
y(t) =0
³ ´
qEL L
z(t) = mv 1 t + 2v1
0 0
4. L’impact a lieu quand x(t) = L 1 + L 2 , soit quand t = L 2 /v0 . En substituant dans l’équation horaire on trouve
qE
xP = L 1 + L 2 yP = 0 et zP = L 1 (2L 2 + L 1 )
2mv02
→
− −v ∧ →
− →
−
5. La force de Lorentz s’écrit F = q→ B . La force magnétique ne travaille pas car F est perpendiculaire au vecteur
vitesse. Par conséquent, en vertu du théorème de l’énergie cinétique, l’énergie cinétique ne varie pas : v est constant.
6. La relation fondamentale de la dynamique donne
d→
−v
−v ∧ →
−
m = q→ B
dt
L’accélération est donc initialement dirigée suivant Oy. Comme la force est à chaque instant perpendiculaire à Oz, le
mouvement reste dans le plan xOy. Projetons la RFD dans la base de Frenet :
v2
m = | q| vB et m v̇ = 0
R
mv
ce qui donne un rayon de courbure R = . Ce rayon étant constant, le mouvement est un arc de cercle dans le
| q |B
plan (yOx) dont le centre est sur l’axe (Oy).
y
→
−
⊙B
x
| q|BL 1
7. Il faut R > L 1 soit v > m .
On constate que l’angle de déflexion α correspond aussi à l’angle sous lequel est vu l’arc de cercle depuis le centre C
de courbure de la trajectoire. On a
L1
sin α =
R
écran fluorescente
y
C
•P
→
−
⊙B
α
S
x
L1 L2
8. D’après le schéma précédent, il est facile de déterminer l’ordonnée du point de sortie S et du point d’impact P. On a
yS = R − R cos α et yP = yS + L 2 tan α
On en déduit
yP = L 2 tan α + R (1 − cos α)
9. Si L 1 ≪ R alors l’angle α est petit. Si l’on se place dans le cadre des petits angles, on peut approcher la déflexion
2
magnétique par yP ≃ L 2 α + R α2 . Par ailleurs, la relation sin α = L 1 /R donne α ≃ L 1 /R à l’ordre un. On en déduit
L 1 L 2 L 1 2 | q| B L1
µ ¶
yP ≃ + = L1 L2 +
R 2R mv0 2
10. Lorsque l’on combine le champ électrostatique et le champ magnétostatique, les effets s’ajoutent (principe de
superposition). On constate que le rapport yP /zP ne dépend pas du rapport q/m :
yP | q| v0 B
=
zP q E
ce rapport étant négatif, cela montre déjà que les particules sont chargées négativement (| q|/q = −1). La valeur de la
vitesse v0 vaut
y E
v0 = − P = 2,8.107 m.s−1
zP B
11. On tire la charge spécifique de l’électron de yP ou zP . Si l’on utilise la déflexion magnétique, on trouve
| q| 2yP v0
= = 16,5.1010 [Link]−1
m BL 1 (2L 2 + L 1 )
Si l’on utilise la déflexion électrique, on trouve
| q| 2zP v0 2
=− = 16,7.1010 [Link]−1
m EL 1 (2L 2 + L 1 )
12. En choisissant la valeur moyenne | q|/m = 16,6.1010 [Link]−1 , on obtient une masse
m = 9,6.10−31 kg
13. Le poids d’un électron vaut environ P ∼ 10−29 N alors que les forces électriques sont du même ordre (déflexion
identiques) : F e = | q|E ∼ 10−15 N ∼ F m . Le poids est donc bien négligeable.
Exercice 86
1. Il y a conservation de l’énergie mécanique : E c + qV = Cte . On en déduit que l’électron acquiert une énergie cinétique
∆E c = eUa = 24.10−15 J
Comme l’énergie cinétique initiale est négligeable, l’énergie calculée correspond à l’énergie cinétique acquise par les
électrons en sortant de la zone d’accélération.
2. Dans le cadre de la mécanique newtonienne, l’énergie cinétique s’écrit
1
Ec = mv2 = 24.10−15 J soit v = 2, 3.108 m.s−1
2
3. L’application numérique donne
1 v
= 1, 29 soit = 0, 63
c
r
2
1 − v2
c
y • F
La trajectoire non perturbée est une ligne droite passant à la distance b du fil F. Plaçons un repère orthonormé
(O, −
u→x , −
u→y ) dont l’origine est sur le fil F, puis décomposons le vecteur ∆→ −p , dans la base cartésienne :
•F
•
→
−p
f
On a
α
∆ p = 2p i sin ≃ m e vα
2
Finalement, on en déduit
e
α = Cte × U avec Cte = K π
m e v2
Numériquement on trouve Cte = 1, 7.10−6 rad.V−1 .
9. Un faisceau issu de S sera dévié de l’angle α de sorte qu’après avoir traversé le biprisme, le faisceau électronique
semble provenir de S1 ou S2 suivant qu’il est passé à droite ou a gauche du fil F. L’angle α étant petit, on a S1 S2 ≃ 2α d.
Numériquement on trouve
a = S1 S2 = 2CteU d = 0, 34 µm
Le phénomène est analogue à celui que l’on observe lorsqu’un faisceau lumineux rencontre un biprisme optique
(biprisme de Fresnel). Le biprisme donne d’une source ponctuelle deux sources images cohérentes qui vont interférer
et donner naissance à des franges d’Young, dont l’interfrange vaut i = λD/a. Ici, il ne s’agit pas de lumière mais
d’électrons dont le caractère ondulatoire est donné par la relation de Louis De Broglie.
Remarque : notez que si l’on place un capteur à D = 10 cm de la source, on trouve un interfrange d’environ 1 µm ce
qui est observable à l’aide d’un dispositif agrandisseur (microscope). Cette expérience fut réalisée par Möllenstedt en
1956 et illustre le caractère ondulatoire des électrons.
Exercice 87
1. Une charge q dans un potentiel V présente une énergie potentielle électrique E p = qV , de sorte que le système décrit
présente une énergie potentielle
E p = qV (P) − qV (O)
Attention, il ne s’agit pas ici de l’énergie d’interaction des deux charges entre-elles.
2. Un développement du potentiel au voisinage de O donne, à l’ordre un,
−→ → − −→ → −
V (P) ≃ V (O) + OP · ∇ V = V (O) − OP · E
[p] QL
[α] = = = L3
[ϵ0 E] Q L−2
2
où l’on a utilisé la loi de Coulomb pour déterminer la dimension [ϵ0 E]. Finalement, la polarisabilité s’exprime en m3 .
−→ −→
4. L’énergie d’interaction de l’atome 2 dans le champ E 1 vaut E p = −−p→2 · E 1 et varie de
−→ −→ −→
dE p = −−
p→
2 · dE 1 = −ϵ0 α E 1 · dE 1 = −ϵ0 α E 1 dE 1
−→ → − −→
5. Il suffit d’intégrer dE p entre E 1 = 0 et E 1 . On obtient
Z E1 Z E1
1
W12 = dE p = = −ϵ0 α E 1 dE 1 = − ϵ0 α E 1 2
0 0 2
6. Comme r ≫ a 0 , l’approximation dipolaire est valide. D’après les résultats du cours, le champ créé par l’atome 1 s’écrit
−→ 1 £ −→ → 1−
3( p 1 · −
u )→
−
u −−
p→ avec →
−
u= →
¤
E1 = 1 r
4πϵ0 r 3 r
−→
On notera que ∥E 1 ∥ varie comme 1/r 3 .
7. Dans le modèle de Bohr, l’électron « gravite » autour du noyau sur une orbite de rayon a 0 (dans l’état fondamental
1s). Ainsi, à un instant t, la distance qui sépare le barycentre des charges positives (le proton) du barycentre des
charges négatives (l’électron) vaut a 0 , de sorte que p 1 = ea 0 .
On notera que ce moment dipolaire (dans le cadre du modèle de Bohr) tourne à la même vitesse que l’électron.
8. Reprenons l’énergie d’interaction W12 en remplaçant E 1 par son expression :
1 1 £ −→ →
3( p 1 · −
u )→
−u −−p→
¤2
W12 = − ϵ0 α 1
2 16π2 ϵ0 2 r 6
α
p 1 2 − 6(−p→ →
− → − −→
h ¡−→ →
− ¢2
i
= −
2 6 1 · u ) u · p1 + 9 p1 · u
32π ϵ0 r
α
p1 2 + 3 −
¡→ →
p1 · −
h ¢2 i
W12 = − u
2
32π ϵ0 r 6
C6 5α e2 a 0 2
W 12 = − avec C6 =
r6 64π2 ϵ0
La force que subit l’atome 2 est dirigée vers l’atome 1 : il s’agit donc d’une force attractive.
10. L’électron de l’atome 2 subit deux effets :
−→
• l’action de l’atome 1 via une force électrique − e E 1 ;
−−→
• l’action du noyau que l’on modélise par une force de rappel −K AM.
Si l’on suppose l’électron en équilibre, ces deux effets se compensent :
−→
−→ −−→ →
− −−→ eE1
− e E 1 − K AM = 0 soit AM = −
K
−−→
Or, le moment dipolaire de l’atome 2 s’écrit −
p→
2 = eMA d’où
− −→ e2
p→
2 = ϵ0 α E 1 avec α =
ϵ0 K
11. La force électrique qui s’exerce sur un électron en orbite circulaire de rayon a 0 autour d’un proton situé au centre,
est donnée par la loi de Coulomb :
−−→
→
− e2 AM −−→
F =− = −K AM
4πϵ0 a 0 2 a 0
d’où l’on déduit
e2
K= et α = 4πa 0 3
4πϵ0 a 0 3
5e2 a 0 5
C6 = = 11,9.10−80 J.m6
16π ϵ0
C6
− = 85.10−21 J = 0,53 eV
(2a 0 )6
Exercice 88
1. En présence d’un champ électrique la vitesse moyenne des porteurs de charge est décrite par l’équation
d→
−v m− →
−
m =− →v + qE
dt τ
−v = µ →
→ − qτ
0E avec µ0 =
m
2. La densité de courant électrique est lié à la concentration des porteurs de charge et à leur vitesse via →
−ȷ = qn →
−v . On
en déduit la loi d’Ohm
→
− nq2 τ
j = γ0 E avec γ0 = qnµ0 =
m
3. En présence du champ magnétique, la vitesse des porteurs de charge vérifie
d→
−v m− →
− −v ∧ →
−
m =− →v + q E + q→ B
dt τ
En régime permanent cela devient
−v = qτ →
→ − qτ →
E+ −v ∧ →
−
B
m m
qτ
Posons µ0 = m , puis projetons cette relation suivant les axes cartésiens sachant que le champ magnétique est
suivant Oz :
vx Ex vx 0 Ex vyB
v y = µ0 E y + µ0 v y ∧ 0 = µ0 E y + µ0 −v x B
vz 0 vz B 0 0
On obtient un système de deux équations à deux inconnues (v x et v y ). Sa résolution donne
µ0 (E x + µ0 B E y ) µ0 (−µ0 B E x + E y )
vx = et vy =
1 + (µ0 B)2 1 + (µ0 B)2
µ0 B
à ! à !à !
vx µ0 1 Ex
= −v = [µ]→
soit →
−
E
vy 1 + (µ0 B)2 −µ0 B 1 Ey
U 1 ℓ
R0 = =
I γ0 s
−v = [µ]→
5. En présence d’un champ magnétique, la relation →
−
E donne deux relations. Traduisons d’abord le fait que le
transport se fait selon (Ox) :
µ0 (−µ0 B E x + E y )
vy = 0 =
1 + (µ0 B)2
On en déduit qu’il apparaît un champ électrique transverse E y = µ0 B E x . Ce champ induit l’apparition d’une tension
transverse : c’est l’effet Hall. Introduisons maintenant E y dans l’expression de v x :
µ0 (E x + µ0 B E y )
vx = = µ0 E x
1 + (µ0 B)2
On retrouve la même relation qu’en l’absence de champ magnétique. En reprenant les calculs de la question
précédente, on obtient le même résultat : R = R 0 . Le champ magnétique n’a pas d’influence sur la résistance d’un fil
conducteur constitué d’un seul type de porteurs de charge.
6. La densité de courant s’écrit ¢→
→
−ȷ = X n q →− −
i i v i = nq [µ1 ] − [µ2 ] E
¡
i
où [µ1 ] et [µ2 ] sont les matrices de mobilité. Pour alléger les notations posons
µ ¶ µ ¶
a b c d
[µ 1 ] = et [µ2 ] =
−b a −d c
avec
µ1 µ2
a= b = µ1 B a c= et d = µ2 B c
1 + (µ1 B)2 1 + (µ2 B)2
Ecrivons tout d’abord qu’il n y pas de courant transverse :
b−d
j y = 0 = nq[(a − c)E y − (b − d)E x ] soit E y = Ex
a−c
On en déduit le courant électrique qui traverse le fil
" #
(b − d)2
j = j x = nq[(a − c)E x + (b − d)E y ] = nq a − c + Ex
(a − c)
1 − µ1 µ 2 B 2 ℓ
R=
nq(µ1 − µ2 ) s
Remaruqe : notez que les mobilités sont de signe contraire car les porteurs sont de charge opposée. Aussi µ1 − µ2 > 0
et µ1 µ2 < 0.
En l’absence de champ magnétique, la résistance vaut R 0 = nq(µ1−µ ) ℓs de sorte que l’on peut écrire
1 2
R = R 0 (1 − µ1 µ2 B2 )
Autrement dit, la résistance augmente avec le carré du champ magnétique, ceci d’autant plus que la mobilité des
porteurs de charge est importante. Cet effet porte le nom de magnéto-résistance.
7. La magnéto-résistance vaut
∆MR = −µ1 µ2 B2 = 3,6%
La résistance augmente de quelques % en présence d’un champ de 1 T.
Remarque : il est possible d’observer une grande amplification de la résistance en présence d’un champ magnétique
dans des structures constituées de couches minces semi-conductrices ferromagnétiques. On parle du phénomène de
magnéto-résistance géante qui trouve son application dans la lecture des disques durs magnétiques.
Exercice 89
−→ 2µ0 m −
1. Ici →
−
m et −
u→r sont colinéaires, d’où B1 = u→x .
4π r 3
y
→
− −→
m M B1
S N • x
−→ µ0 m −→
2. Ici →
−
m et −
u→r forment un angle droit, d’où B2 = − u y.
4π r 3
y
→
−
m
N M
• x
S
−→
B2
→
− 2µ0 m cos θ −→ µ0 m sin θ −→
B (M) = ux − uy
4π r 3 4π r 3
4. L’aimant produit un flux magnétique à travers la bobine plate. La rotation de l’aimant entraîne une variation du
flux, et en vertu de la loi de Faraday, l’apparition d’une f.é.m d’induction. Cette tension induit un courant électrique.
Le flux varie de façon sinusoïdale au cours du temps, le courant électrique varie donc de façon similaire.
5. Le flux magnétique à travers une spire vaut
Ï
→
− → →
−
φ1 = B ·−
n dS ≃ B (M) · →
−
nS
µ0 m Na2 ω
i(t) = sin(ω t)
2r 3 R
Le courant oscille de façon sinusoïdale à la même fréquence que la fréquence de rotation de l’aimant : ν = ω/2π.
µ0 m Na2 ω
L’intensité efficace vaut I rms = p . Elle est d’autant plus importante que la fréquence est grande et que le
2 2r3 R
nombre de spires est grand.
7. La bobine plate parcourue par ce courant induit acquiert un moment dipolaire magnétique
→
−
m = πa2 i(t)→
−
n
induit
→
− 2µ 0 →
−
minduit
Au niveau de l’aimant, il produit un champ magnétique B induit = (comme dans la question 1). Finale-
4π r 3
ment, on trouve
→
− µ0 2 mNa4 ω
B induit = sin(ω t) →
−n
4 r6 R
−→ − → −
8. On sait qu’un dipôle plongé dans un champ magnétique extérieur subit une action de moment M = → m ∧ B ext . Ici,
cela donne
−→ → µ0 2 mNa4 ω µ0 m2 Na4 ω
M =− m∧ sin ω t →
−
n =− sin2 ω t −
u→z
6
4r R 4 r6 R
En moyenne, on trouve donc
−→ µ0 m2 Na4
〈M 〉 = −αω − u→z avec α =
8 r6 R
Ainsi, l’aimant subit un moment moyen qui tend à le faire tourner dans le sens négatif, ceci d’autant plus que
l’aimant tourne vite. Il s’agit donc d’une action de freinage. Le courant induit tend à freiner la rotation de l’aimant
comme le veut la loi de Lenz.
Exercice 90
−
→ −
−→ µ0 N I 0 dℓ ∧ →
u −
→
1. D’après la loi de Biot et Savart, on a dB = . Ici, →
−
u est perpendiculaire à dℓ de sorte que
4π r2
−→ µ0 N I 0 dℓ
dB = ∥dB∥ =
4π r 2
z
−−→
dB z
−→ M
dB
θ
→
−
u
P a
−
→
dℓ N I0
Le champ résultant est suivant − u→z . En effet, les plans (xOz) et (yOz) étant des plans d’anti-symétrie, tout point situé
à leur intersection (sur l’axe Oz) présente un champ qui doit être contenu dans ces plans.
−→
Il suffit donc d’intégrer la composante axiale de dB pour obtenir le champ résultant.
µ0 N I 0 sin θ dℓ µ0 N I 0 sin θ 2πa
I
dB z = dB sin θ =⇒ B z = =
4π r 2 4π r 2
p
Sachant que sin θ = a/r et r = a2 + z2 , l’expression se simplifie :
µ0 a 2
B(z) = ¡ ¢3/2 N I 0
2 a2 + z 2
2. En présence du champ magnétique créé par la bobine, il apparaît à la surface du supraconducteur des courants qui
tournent dans le sens contraire à ceux de la bobine, de sorte que le champ magnétique créé par ces courants induits,
neutralise le champ extérieur.
Le problème est alors identique à celui de deux aimants Sud-Nord – Nord-sud ce qui explique la répulsion et donc la
lévitation.
3. L’énergie magnétique de la boule située sur l’axe (Oz) s’écrit
πR 3 °
°→
− °2 µ N 2 I 2 πa4 R 3
0 0
Ep = ° B (M)° =
°
µ0
¢3
4 a2 + z 2
¡
6. À l’équilibre la force de lévitation est compensée par le poids de la boule, ce qui se produit pour deux positions z = z1
et z = z2 avec z1 < z m < z2 (cf. graphique ci-dessous).
F(z)
mg
z
z1 zm z2
Si la boule est en z1 , toute modification de position fait apparaître une modification de la force de lévitation qui tend
à amplifier le déséquilibre initial (si z augmente, F augmente). La position z = z1 est donc instable. À l’inverse, la
position z = z2 est stable car si z augmente (au voisinage de z2 ) la force de lévitation diminue. Finalement, la spire,
par ses effets magnétiques, peut soulever la boule supraconductrice à une hauteur supérieure à 1,9 cm.
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• Exercices et problèmes corrigés - Outils et méthodes pour la physique