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ours Structuré pour le Master "Géomatique Environnementale" - Préparation Écrit

Page 1 sur 5 : Géosciences Fondamentales & Hydrologie/Hydrogéologie

Ce document est une synthèse des concepts clés à maîtriser. Concentrez-vous sur la compréhension
des définitions, des processus et de leur pertinence pour l'analyse environnementale par la
géomatique.

I. Géosciences Fondamentales : Bases pour la Compréhension des Milieux

Les géosciences fournissent le cadre essentiel pour comprendre les environnements naturels et les
interactions avec les activités humaines.

A. Géologie Physique

1. Structure de la Terre :

o Structure interne : Croûte (continentale, océanique), Manteau (supérieur, inférieur),


Noyau (externe liquide, interne solide). Comprendre leur composition et leurs états.

o Structure externe : Lithosphère (rigide, inclut croûte et partie supérieure du


manteau), Asthénosphère (ductile, permet le mouvement des plaques).

2. Tectonique des Plaques :

o Principe : La surface terrestre est divisée en grandes plaques qui se déplacent les
unes par rapport aux autres.

o Types de limites de plaques :

▪ Divergentes : Création de croûte (dorsales océaniques, rifts continentaux).


Associées au volcanisme effusif.

▪ Convergentes : Destruction de croûte.

▪ Subduction : Une plaque plonge sous l'autre (fosses océaniques,


chaînes de montagnes, volcanisme explosif).

▪ Collision : Deux plaques continentales se rencontrent (grandes


chaînes de montagnes comme l'Himalaya).

▪ Transformantes : Glissement latéral (failles comme la San Andreas).

o Phénomènes associés : Séismes, volcanisme, formation des montagnes.

o Pertinence pour la Géomatique Environnementale : Cartographie des zones à risque


sismique et volcanique, analyse des déformations du sol (géodésie spatiale),
modélisation des impacts des risques naturels.

3. Cycles des Roches :

o Roches ignées (magmatiques) : Formées par refroidissement du magma/lave (ex:


granite, basalte).
o Roches sédimentaires : Formées par accumulation et compaction de sédiments (ex:
calcaire, grès, argile). Clés pour l'étude des paléoenvironnements et les ressources en
eau/hydrocarbures.

o Roches métamorphiques : Formées par transformation de roches préexistantes sous


l'effet de la chaleur et de la pression (ex: marbre, gneiss).

o Pertinence pour la Géomatique Environnementale : Cartographie géologique pour


l'étude des sols, des ressources minérales et des aquifères.

B. Géomorphologie

1. Processus d'érosion et de dépôt :

o Érosion hydrique : Par les eaux de ruissellement, les rivières (formation de vallées en
V, de méandres).

o Érosion éolienne : Par le vent (déserts).

o Érosion glaciaire : Par les glaciers (vallées en U, fjords).

o Processus gravitaires : Glissements de terrain, coulées de boue.

2. Types de paysages et reliefs : Plaines, plateaux, montagnes, deltas, dunes, etc.

3. Pertinence pour la Géomatique Environnementale :

o Cartographie des zones à risque d'érosion, de glissement de terrain.

o Analyse des modèles numériques de terrain (MNT) pour caractériser les reliefs et les
pentes, essentiel pour la gestion de l'eau et l'aménagement.

II. Hydrologie & Hydrogéologie : La Gestion de la Ressource en Eau

Ces disciplines étudient le mouvement, la distribution et la qualité de l'eau sur et sous la surface
terrestre.

A. Hydrologie (Eaux de Surface)

1. Cycle de l'eau :

o Processus clés : Précipitation (pluie, neige), interception, évaporation (des surfaces


d'eau), évapotranspiration (végétation), infiltration (dans le sol), ruissellement (sur
les surfaces), écoulement souterrain, écoulement de surface (rivières, lacs).

2. Bassin Versant (ou Bassin Hydrographique) :

o Définition : Zone géographique drainée par un cours d'eau principal et ses affluents.
Unité fondamentale de gestion de l'eau.

o Délimitation : Par la ligne de partage des eaux (crêtes topographiques).

o Paramètres morphométriques : Superficie, longueur du cours d'eau, pente moyenne,


densité de drainage.

3. Régimes Hydrologiques :
o Définition : Variations saisonnières du débit d'un cours d'eau. Influencés par le
climat, la géologie, la végétation.

o Événements extrêmes : Crues (débits élevés, risques d'inondation) et étiages (débits


faibles, problèmes de ressource).

4. Pertinence pour la Géomatique Environnementale :

o Cartographie des bassins versants et des réseaux hydrographiques.

o Modélisation des crues et des zones inondables (utilisation de MNT et SIG).

o Suivi des débits et des niveaux d'eau (capteurs et télédétection).

o Évaluation des ressources en eau de surface.

B. Hydrogéologie (Eaux Souterraines)

1. Système Aquifère :

o Aquifère : Formation géologique perméable capable de stocker et de restituer de


l'eau (ex: sables, graviers, roches fracturées).

o Nappe phréatique : Surface supérieure de saturation d'un aquifère libre (non


confiné).

o Types d'aquifères :

▪ Libre (nappe phréatique) : En contact avec la surface et l'atmosphère.

▪ Captif (artésien) : Sous une couche imperméable (aquitard ou aquiclude).

o Aquitard : Couche peu perméable (ralentit le mouvement de l'eau).

o Aquiclude : Couche imperméable.

2. Mouvement de l'Eau Souterraine :

o Porosité : Volume des vides dans la roche/sol.

o Perméabilité : Capacité de la roche/sol à laisser passer l'eau.

o Loi de Darcy : Décrit l'écoulement de l'eau souterraine en fonction du gradient


hydraulique et de la perméabilité.

3. Qualité de l'Eau Souterraine :

o Paramètres : pH, conductivité, teneur en minéraux, présence de polluants (nitrates,


pesticides, métaux lourds).

o Sources de pollution : Agriculture (engrais, pesticides), industries, décharges, fosses


septiques.

4. Pertinence pour la Géomatique Environnementale :

o Cartographie des aquifères et des zones de recharge/décharge.

o Modélisation de l'écoulement des nappes et de la propagation des polluants (avec


SIG et géostatistique).
o Délimitation des périmètres de protection des captages.

o Suivi des niveaux piézométriques et de la qualité de l'eau souterraine

Page 2 sur 5 : Pédologie, Cycles Biogéochimiques & Problématiques Environnementales

Cette page se concentre sur le sol comme composant vital de l'environnement, les grands cycles des
éléments chimiques, et les défis environnementaux majeurs que la géomatique aide à adresser.

III. Pédologie : Le Sol, un Écosystème Complexe

La pédologie est l'étude des sols, de leur formation, de leur composition, de leur classification et de
leur répartition.

A. Définition et Composition du Sol

1. Définition : Couche superficielle de la croûte terrestre, résultant de l'altération de la roche


mère et de l'action des organismes vivants, caractérisée par des horizons. C'est une interface
dynamique entre l'atmosphère, la lithosphère, l'hydrosphère et la biosphère.

2. Composition :

o Phase solide : Minérale (particules d'argile, limon, sable), Organique (humus, résidus
végétaux et animaux).

o Phase liquide : Eau du sol (contient des nutriments dissous).

o Phase gazeuse : Air du sol (O2, CO2, N2).

3. Horizons du sol : Couches distinctes formées au cours de la pédogenèse.

o O (Organique) : Couche de matière organique peu décomposée en surface.

o A (Humifère) : Riche en matière organique et minéraux, zone d'activité biologique


intense.

o B (d'accumulation) : Accumulation de minéraux lessivés des horizons supérieurs.

o C (Matériau parental) : Roche mère altérée.

o R (Roche mère) : Roche non altérée.

4. Propriétés du Sol :

o Texture : Proportion relative de sable, limon et argile (granulométrie). Influence la


perméabilité et la capacité de rétention d'eau.

o Structure : Arrangement des particules du sol en agrégats.

o Porosité : Volume des espaces vides (impact sur l'infiltration et l'aération).

o pH : Mesure de l'acidité ou de l'alcalinité. Influence la disponibilité des nutriments.

o Capacité d'Échange Cationique (CEC) : Capacité du sol à retenir et échanger des


cations (nutriments).

o Matière Organique (MO) : Améliore la structure, la rétention d'eau et la fertilité.


B. Formation et Dégradation des Sols

1. Pédogenèse : Processus de formation des sols (climat, organisme, roche mère, topographie,
temps).

2. Dégradation des sols :

o Érosion : Perte de matière superficielle par l'eau ou le vent.

o Salinisation : Accumulation de sels.

o Compaction : Réduction de la porosité.

o Artificialisation : Recouvrement par des constructions.

o Pollution : Contamination par des substances chimiques.

o Désertification : Dégradation des terres dans les zones arides, semi-arides et


subhumides sèches.

3. Pertinence pour la Géomatique Environnementale :

o Cartographie des unités pédologiques.

o Évaluation de la qualité et de la fertilité des sols.

o Identification et suivi des zones à risque de dégradation ou de pollution.

o Modélisation des processus d'érosion et de ruissellement.

IV. Cycles Biogéochimiques & Problématiques Environnementales

Ces cycles décrivent le mouvement des éléments chimiques essentiels à la vie à travers les
compartiments terrestres. Leur perturbation génère des défis environnementaux majeurs.

A. Cycles Biogéochimiques Majeurs

1. Cycle du Carbone (C) :

o Réservoirs : Océans, atmosphère (CO2, CH4), biomasse (végétation, animaux), sols


(MO), roches sédimentaires (carbonates, combustibles fossiles).

o Flux : Photosynthèse, respiration, décomposition, combustion (naturelle et fossile),


échange océan-atmosphère.

o Impacts anthropiques : Augmentation du CO2 atmosphérique due aux énergies


fossiles et à la déforestation, entraînant le réchauffement climatique.

2. Cycle de l'Azote (N) :

o Réservoirs : Atmosphère (N2 inerte), sols (MO, ammonium, nitrates), océans.

o Flux : Fixation (bactéries), nitrification, dénitrification, ammonification, assimilation


par les plantes.

o Impacts anthropiques : Utilisation d'engrais azotés, pollution agricole, eutrophisation


des eaux.
3. Cycle du Phosphore (P) :

o Réservoirs : Roches sédimentaires, sols, biomasse. Pas de réservoir atmosphérique


majeur.

o Flux : Érosion des roches, assimilation par les plantes, décomposition.

o Impacts anthropiques : Utilisation d'engrais phosphatés, eutrophisation des eaux.

4. Pertinence pour la Géomatique Environnementale :

o Cartographie des zones d'émission/absorption de gaz à effet de serre.

o Suivi de la biomasse et de la déforestation.

o Modélisation de la dispersion des polluants azotés/phosphorés dans l'eau et les sols.

B. Problématiques Environnementales Majeures

1. Changement Climatique :

o Causes : Augmentation des Gaz à Effet de Serre (GES) par les activités humaines
(combustion fossile, agriculture, industrie, déforestation).

o Conséquences : Réchauffement global, montée du niveau des mers, événements


météorologiques extrêmes (sécheresses, inondations, tempêtes), acidification des
océans, perturbation des écosystèmes.

o Atténuation : Réduction des émissions de GES.

o Adaptation : Ajustement aux effets inévitables du changement climatique.

2. Pollution :

o Air : Particules fines, oxydes d'azote, soufre, ozone, COV. Sources (trafic, industrie,
chauffage). Impacts sur la santé et les écosystèmes (pluies acides).

o Eau : Eutrophisation (nitrates, phosphates), micropolluants (pesticides,


médicaments), métaux lourds, plastiques. Sources (agriculture, industrie, eaux
usées).

o Sols : Métaux lourds, hydrocarbures, pesticides. Sources (activités industrielles,


agricoles).

3. Érosion de la Biodiversité :

o Causes : Destruction/fragmentation des habitats, surexploitation des ressources,


pollution, espèces invasives, changement climatique.

o Conséquences : Perte de services écosystémiques (pollinisation, purification de


l'eau).

4. Gestion des Déchets :

o Types : Ménagers, industriels, dangereux.

o Problèmes : Saturation des décharges, pollution des sols/eaux par les lixiviats,
émissions de méthane.
5. Aménagement du Territoire et Urbanisation :

o Problèmes : Artificialisation des sols, étalement urbain, fragmentation des espaces


naturels, pression sur les ressources.

6. Pertinence pour la Géomatique Environnementale :

o La géomatique est un outil fondamental pour :

▪ Localiser, cartographier et quantifier les phénomènes (ex: zones polluées,


habitats menacés, zones urbanisées).

▪ Modéliser la dispersion des polluants, l'évolution des habitats, les scénarios


de changement climatique.

▪ Surveiller les changements environnementaux (déforestation, qualité de


l'eau, urbanisation).

▪ Aider à la décision pour l'aménagement durable, la conservation, la gestion


des risques et la planification.

(Fin de la Page 2. La Page 3 se concentrera sur la Télédétection.)

Cours Structuré pour le Master "Géomatique Environnementale" - Préparation Écrit

Page 3 sur 5 : Télédétection - Principes, Méthodes & Applications

La télédétection est la science et l'art d'obtenir des informations sur des objets ou des phénomènes à
l'aide d'appareils n'entrant pas en contact physique avec eux. C'est un pilier de la géomatique
environnementale.

V. Télédétection : L'Observation de la Terre depuis l'Espace (et au-delà)

A. Principes Fondamentaux

1. Le Rayonnement Électromagnétique (REM) :

o Nature : Ondes électromagnétiques se propageant à la vitesse de la lumière.

o Spectre Électromagnétique : Continuum d'énergie allant des ondes courtes (rayons


gamma, X, UV) aux ondes longues (micro-ondes, ondes radio). Les bandes utilisées en
télédétection sont le visible, le proche infrarouge (PIR), le moyen infrarouge (MIR),
l'infrarouge thermique (IRT) et les micro-ondes.

o Loi de Planck et loi de Wien : Décrivent l'émission de REM par les corps (ex: Soleil,
Terre).

2. Interaction REM-Matière :
o Absorption : L'énergie du REM est absorbée par la matière et convertie en une autre
forme d'énergie (chaleur).

o Réflexion : L'énergie du REM est renvoyée par la matière. La réflexion spectrale est la
signature unique d'une surface (végétation, eau, sol) selon les longueurs d'onde.

o Transmission : L'énergie du REM traverse la matière (ex: eau claire).

o Signature spectrale : Courbe caractéristique de la réflectance d'un objet en fonction


de la longueur d'onde. Essentielle pour l'identification et la discrimination des objets.

▪ Végétation saine : Forte absorption dans le bleu/rouge (photosynthèse),


forte réflexion dans le vert (ce qui la rend verte), très forte réflexion dans le
proche infrarouge.

▪ Eau : Forte absorption dans le proche infrarouge, plus faible dans le visible
(varie avec la turbidité).

▪ Sol nu : Réflectance croissante avec la longueur d'onde, varie avec l'humidité,


la couleur, la teneur en MO.

B. Capteurs et Plateformes

1. Types de Capteurs :

o Capteurs Passifs : Enregistrent le REM réfléchi ou émis naturellement par la Terre (ex:
capteurs optiques pour le visible/infrarouge). Dépendent de l'énergie solaire.

o Capteurs Actifs : Émettent leur propre source d'énergie et enregistrent le signal


réfléchi (ex: Radar (SAR), Lidar). Peuvent fonctionner de nuit et par temps nuageux.

2. Résolutions d'une image satellitaire :

o Résolution Spatiale : Taille du plus petit élément mesurable au sol (taille d'un pixel).
Plus la valeur est petite, plus l'image est détaillée (ex: 10m pour Sentinel-2, 30m pour
Landsat).

o Résolution Spectrale : Nombre et largeur des bandes spectrales enregistrées. Plus il y


a de bandes étroites, plus la discrimination des objets est fine.

o Résolution Temporelle : Fréquence de revisite d'un satellite au même endroit.


Importante pour le suivi des changements (ex: Sentinel-2 tous les 5 jours, Landsat
tous les 16 jours).

o Résolution Radiométrique : Nombre de niveaux de gris qu'un capteur peut


enregistrer (profondeur de codage, ex: 8 bits = 256 niveaux, 16 bits = 65 536
niveaux). Indique la sensibilité du capteur aux variations d'intensité.

3. Plateformes : Satellites (Sentinel, Landsat, SPOT, Pléiades), drones, avions.

C. Traitements de Base des Images de Télédétection

1. Pré-traitements :

o Géoréférencement : Association des pixels de l'image à des coordonnées


géographiques précises.
o Correction radiométrique : Compensation des variations d'intensité lumineuse dues
aux capteurs ou aux conditions d'éclairage.

o Correction atmosphérique : Suppression des effets de l'atmosphère (diffusion,


absorption) sur le signal.

2. Amélioration d'Image :

o Amélioration de contraste : Augmenter la dynamique des niveaux de gris pour une


meilleure visibilité.

o Filtres spatiaux : Lissage (réduire le bruit), rehaussement des contours (détection des
limites).

3. Composition Colorée :

o Vraies couleurs : Combinaison des bandes Rouge, Vert, Bleu (R, G, B) de manière
naturelle.

o Fausses couleurs : Attribution de bandes différentes aux canaux R, G, B. Très utilisée,


notamment la composition infrarouge couleur (NIR, Rouge, Vert) pour la végétation
(apparaît en rouge vif).

4. Indices de Végétation : Ratios de bandes spectrales qui mettent en évidence une


caractéristique spécifique.

o NDVI (Normalized Difference Vegetation Index) : (NIR - Rouge) / (NIR + Rouge).


Indicateur de la biomasse et de la santé de la végétation. Valeurs élevées pour
végétation saine, faibles pour sol nu ou eau.

o NDWI (Normalized Difference Water Index) : (Vert - NIR) / (Vert + NIR) ou (NIR - MIR)
/ (NIR + MIR). Utilisé pour la détection de l'eau libre et l'humidité de la végétation.

5. Classification d'Image : Attribution de chaque pixel à une classe thématique (ex: forêt, eau,
urbain, sol nu).

o Classification non supervisée : Regroupement automatique des pixels ayant des


signatures spectrales similaires (ex: algorithme K-means). L'utilisateur interprète
ensuite les classes.

o Classification supervisée : L'utilisateur fournit des "zones d'apprentissage"


(échantillons de pixels pour chaque classe connue). L'algorithme utilise ces
informations pour classifier le reste de l'image (ex: Maximum de Vraisemblance).

6. Détection des Changements : Comparaison de deux ou plusieurs images de dates différentes


pour identifier les évolutions (déforestation, urbanisation, inondation).

D. Applications en Géomatique Environnementale

• Cartographie de l'occupation/utilisation des sols : Base de nombreuses études


environnementales.

• Suivi de la végétation et de la biomasse : Santé des forêts, déforestation, suivi agricole.

• Gestion des ressources en eau : Cartographie des zones inondées, suivi des lacs/rivières,
humidité des sols.
• Surveillance des risques naturels : Incendies de forêt, glissements de terrain, sécheresses.

• Suivi de l'urbanisation et de l'étalement urbain.

• Cartographie de la pollution : Plumes de pollution, suivi des décharges.

• Modélisation et prévision des phénomènes environnementaux.

(Fin de la Page 3. La Page 4 sera consacrée aux SIG et à la Géostatistique.)

Cours Structuré pour le Master "Géomatique Environnementale" - Préparation Écrit

Page 4 sur 5 : Systèmes d'Information Géographique (SIG) & Géostatistique

Les SIG sont des outils informatiques essentiels pour gérer, analyser et visualiser les données
géospatiales. La géostatistique fournit des méthodes pour analyser ces données spatialement
corrélées.

VI. Systèmes d'Information Géographique (SIG)

A. Définition et Composants

1. Définition : Un SIG est un système conçu pour collecter, stocker, gérer, analyser et présenter
tous les types de données géographiques (spatiales et attributaires). Il permet de
comprendre les relations spatiales, les schémas et les tendances.

2. Composants clés :

o Matériel (Hardware) : Ordinateurs, serveurs.

o Logiciels (Software) : Logiciels SIG (QGIS, ArcGIS, GRASS GIS).

o Données : Informations géographiques et attributaires.

o Utilisateurs : Les experts qui utilisent le système.

o Méthodes : Les procédures et protocoles d'analyse.

B. Modèles de Données Géographiques

1. Modèle Vecteur :

o Représentation : Utilise des entités géométriques discrètes (points, lignes,


polygones) pour représenter des objets du monde réel. Chaque entité est associée à
des attributs (informations descriptives).

o Points : Représentent des entités ponctuelles (ex: puits, arbres isolés).

o Lignes : Représentent des entités linéaires (ex: routes, rivières, limites de parcelles).

o Polygones : Représentent des entités surfaciques (ex: lacs, forêts, parcelles agricoles,
bâtiments).
o Avantages : Précision spatiale élevée, stockage compact pour les objets bien
délimités, topologie facile à gérer.

o Inconvénients : Moins adapté pour les phénomènes continus, complexité pour


certaines analyses spatiales.

2. Modèle Raster :

o Représentation : La surface terrestre est divisée en une grille régulière de cellules


(pixels). Chaque pixel contient une valeur numérique représentant une
caractéristique à cet endroit (ex: altitude, température, type d'occupation du sol,
valeur de réflectance).

o Avantages : Idéal pour les phénomènes continus (MNT, images satellites, cartes de
température), traitements spatiaux rapides (superposition de couches).

o Inconvénients : Moins précis pour les objets discrets, effet de "bloc" à faible
résolution, volume de données important.

3. Systèmes de Coordonnées et Projections :

o Système de Coordonnées Géographiques (SCG) : Basé sur des coordonnées


angulaires (latitude, longitude) sur une surface sphérique ou ellipsoïdale (ex:
WGS84).

o Système de Coordonnées Projetées (SCP) : Transforme les coordonnées angulaires


en coordonnées planes (x, y) sur une surface 2D, à l'aide d'une projection
cartographique (ex: UTM, Lambert). Introduit des distorsions (angles, distances,
surfaces).

o Importance : La cohérence des systèmes de coordonnées est cruciale pour


l'intégration et l'analyse correcte des données spatiales.

C. Fonctions et Analyses Spatiales dans les SIG

1. Requêtes :

o Attributaires : Sélection d'entités basée sur leurs attributs (ex: "Sélectionner toutes
les forêts de plus de 100 ha").

o Spatiales : Sélection d'entités basée sur leur localisation ou leur relation avec
d'autres entités (ex: "Sélectionner tous les puits à moins de 500m d'une rivière").

2. Géo-traitement (Géoprocessing) : Opérations qui transforment les données géospatiales.

o Tampon (Buffer) : Création d'une zone autour d'une entité (point, ligne, polygone) à
une distance spécifiée (ex: zone de protection de 100m autour d'une rivière).

o Intersection / Union : Combinaison de deux couches pour créer une nouvelle couche
avec les attributs combinés.

o Découpage (Clip) : Extraction d'une partie d'une couche à l'aide d'une autre couche
(masque).

o Fusion (Merge / Dissolve) : Combinaison d'entités adjacentes ayant le même


attribut.
3. Analyse de Surface : À partir de Modèles Numériques de Terrain (MNT).

o Pente : Calcul de la raideur du terrain.

o Orientation (Aspect) : Calcul de la direction de la pente.

o Visibilité : Analyse des champs de vision.

4. Analyse de Réseau : Calcul des chemins optimaux (plus court, plus rapide) sur un réseau
(routes, rivières).

5. Pertinence pour la Géomatique Environnementale :

o Délimitation des zones à risque (inondation, érosion, pollution).

o Optimisation de l'aménagement du territoire (choix de sites).

o Modélisation de la dispersion d'espèces, de polluants.

o Évaluation de l'impact environnemental de projets.

VII. Géostatistique et Introduction à la Programmation

A. Géostatistique

1. Principe : Ensemble de méthodes pour analyser des données présentant une dépendance
spatiale (les valeurs proches sont plus similaires que les valeurs éloignées). Permet de
caractériser cette dépendance et d'estimer des valeurs à des endroits non mesurés.

2. Variogramme (ou Semi-Variogramme) :

o Outil clé : Représente la variance de la différence entre les valeurs d'échantillons en


fonction de la distance qui les sépare.

o Paramètres du variogramme :

▪ Portée (Range) : Distance au-delà de laquelle les échantillons ne sont plus


spatialement corrélés.

▪ Seuil (Sill) : Variance pour des distances supérieures à la portée.

▪ Pépite (Nugget) : Variance à l'origine (pour une distance nulle), représentant


la variabilité non spatiale (erreur de mesure, variabilité à petite échelle).

3. Interpolation Spatiale : Techniques pour estimer des valeurs en des points non
échantillonnés.

o Krigeage : Méthode géostatistique optimale d'interpolation qui prend en compte la


structure spatiale de la variable (définie par le variogramme). Fournit une estimation
et une mesure de l'incertitude.

o IDW (Inverse Distance Weighting) : Méthode plus simple qui estime une valeur en
attribuant un poids plus important aux points de mesure plus proches.

4. Pertinence pour la Géomatique Environnementale :

o Cartographie de la distribution de polluants (sol, air, eau) à partir de mesures


ponctuelles.
o Estimation de la teneur en éléments chimiques du sol, de la profondeur de nappe.

o Évaluation de la distribution spatiale de la température, des précipitations.

B. Introduction à la Programmation (si des bases sont acquises)

1. Langages : Python et R sont les plus couramment utilisés en géomatique et sciences de


l'environnement.

2. Concepts de base : Variables, types de données, opérateurs, boucles (for, while), fonctions,
structures de données (listes, dictionnaires en Python ; vecteurs, data frames en R).

3. Bibliothèques/Packages clés :

o Python : NumPy (calcul numérique), Pandas (manipulation de données tabulaires),


Matplotlib/Seaborn (visualisation), GeoPandas (données géospatiales vectorielles),
Shapely (géométrie), Rasterio (données raster), Scikit-learn (machine learning), SciPy
(calcul scientifique).

o R : Tidyverse (manipulation de données), sf (simple features pour données


vectorielles), raster (données raster), sp (classes et méthodes pour données
spatiales), ggplot2 (visualisation).

4. Utilité en Géomatique Environnementale :

o Automatisation des tâches répétitives (traitement par lot d'images, de données SIG).

o Développement d'algorithmes et de modèles spécifiques.

o Analyse de données complexes et Big Data.

o Visualisation avancée.

o Intégration de différentes sources de données.

(Fin de la Page 4. La Page 5 clôturera ce cours avec une synthèse et des conseils pour l'examen.)

Cours Structuré pour le Master "Géomatique Environnementale" - Préparation Écrit

Page 5 sur 5 : Synthèse des Applications & Conseils pour l'Examen

Cette dernière page intègre les connaissances acquises et vous prépare mentalement et
méthodologiquement pour le test écrit.

VIII. Synthèse des Applications Transversales de la Géomatique Environnementale

Le cœur de ce Master est l'application des outils et méthodes géomatiques pour résoudre des
problématiques environnementales concrètes. Voici une vision intégrée :

A. Gestion du Changement Climatique et de ses Impacts :


• Télédétection : Suivi de la déforestation (puits de carbone), cartographie de l'évolution des
glaciers et calottes glaciaires, surveillance des changements de l'occupation des sols, suivi de
la phénologie des plantes.

• SIG : Modélisation de l'élévation du niveau marin et cartographie des zones côtières


vulnérables, analyse de la distribution spatiale des événements extrêmes (sécheresses,
inondations), cartographie des îlots de chaleur urbains.

• Géostatistique : Interpolation des données de température et de précipitations pour


modéliser les scénarios climatiques locaux.

B. Gestion et Protection des Ressources en Eau :

• Géosciences : Compréhension des aquifères (hydrogéologie), délimitation des bassins


versants (hydrologie).

• Télédétection : Suivi des zones humides, des lacs et rivières, estimation de


l'évapotranspiration, cartographie des zones inondées.

• SIG : Modélisation des écoulements de surface, délimitation des périmètres de protection


des captages d'eau potable, analyse multicritères pour l'implantation de nouvelles
infrastructures hydriques, cartographie de la vulnérabilité des nappes.

• Géostatistique : Interpolation des niveaux piézométriques, modélisation de la propagation


des polluants dans les nappes.

C. Conservation de la Biodiversité et Aménagement du Territoire :

• Télédétection : Cartographie des habitats naturels, suivi de la fragmentation des paysages,


détection de l'étalement urbain.

• SIG : Modélisation des corridors écologiques, analyse de la connectivité paysagère, évaluation


de la pression humaine sur les espaces naturels, zonage pour la protection d'espèces ou
d'écosystèmes.

• Géosciences/Pédologie : Prise en compte de la géologie et des sols pour la planification de


l'aménagement durable.

D. Prévention et Gestion des Risques Naturels et Technologiques :

• Géosciences/Géomorphologie : Identification des zones à risque de glissements de terrain,


d'érosion côtière.

• Télédétection : Cartographie rapide des zones sinistrées (inondations, incendies, séismes),


surveillance des phénomènes volcaniques.

• SIG : Élaboration de cartes d'aléas et de vulnérabilité, planification des secours, modélisation


des panaches de pollution.

E. Suivi et Gestion des Pollutions (Air, Eau, Sol) :

• Pédologie/Hydrogéologie : Compréhension des mécanismes de migration des polluants dans


les sols et les nappes.

• Télédétection : Surveillance des panaches de pollution atmosphérique, détection de


déversements pétroliers.
• SIG : Cartographie des sources de pollution, modélisation de la dispersion des polluants,
identification des populations exposées.

• Géostatistique : Création de cartes de concentration des polluants à partir de mesures in situ.

IX. Conseils pour le Test Écrit (10 Septembre 2025)

Le temps est court, donc la méthodologie est primordiale.

1. Lisez attentivement l'intégralité du sujet :

o Comprenez le nombre de questions, leur pondération, et les thèmes abordés.

o Identifiez les mots-clés de chaque question pour bien cerner ce qui est attendu.

2. Structurez vos réponses :

o Introduction : Reformulez la question et annoncez brièvement le plan de votre


réponse.

o Développement :

▪ Utilisez des titres et sous-titres clairs si le format le permet.

▪ Présentez vos idées de manière logique et progressive.

▪ Pour chaque concept, définissez-le, expliquez son


mécanisme/fonctionnement, et donnez des exemples d'application en
géomatique environnementale.

▪ N'hésitez pas à faire des liens entre les différentes disciplines (ex: comment la
connaissance pédologique est intégrée dans un SIG pour la modélisation de
l'érosion).

o Conclusion : Résumez les points clés et ouvrez éventuellement sur des perspectives
ou des enjeux.

3. Soyez Précis et Concis :

o Utilisez le vocabulaire technique approprié et évitez les généralités.

o Chaque phrase doit apporter une information pertinente.

o Allez droit au but.

4. Illustrez par des exemples concrets :

o Mentionnez des technologies (Sentinel-2, QGIS, Python) ou des applications


spécifiques (cartographie des inondations par télédétection, analyse des corridors
écologiques par SIG). Cela démontre une compréhension pratique.

5. Gérez votre temps :

o Allouez le temps à chaque question en fonction de sa difficulté et de son barème.

o Ne restez pas bloqué(e) sur une seule question. Si vous avez du mal, passez à la
suivante et revenez-y si le temps le permet.
6. Relisez-vous attentivement :

o Corrigez les fautes d'orthographe et de grammaire (une écriture claire et correcte est
toujours appréciée).

o Vérifiez la logique de votre argumentation.

o Assurez-vous que vous avez répondu à toutes les parties de la question.

7. Mentalité :

o Restez calme et concentré(e). Un peu de stress est normal, mais laissez-le stimuler
votre mémoire, pas la bloquer.

o Faites confiance à votre préparation.

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