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Tchebychev

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1 LES FORMULES 1

.
Polynômes de Tchebychev
.
1 Les formules

n Formule Tn ( X )

0 cos(0.θ ) = 1 1

1 cos(1.θ ) = cos(θ ) X

2 cos(2.θ ) = 2. cos2 (θ ) − 1 2.X 2 − 1

3 cos(3.θ ) = 4. cos3 (θ ) − 3. cos(θ ) 4.X 3 − 3.X

4 cos(4.θ ) = 8. cos4 (θ ) − 8. cos2 (θ ) + 1 8.X 4 − 8.X 2 + 1

5 cos(5.θ ) = 16. cos5 (θ ) − 20. cos3 (θ ) + 5. cos(θ ) 16.X 5 − 20.X 3 + 5.X

6 cos(6.θ ) = 32. cos6 (θ ) − 48. cos4 (θ ) + 18. cos2 (θ ) − 1 32.X 6 − 48.X 4 + 18.X 2 − 1

Attention, Tn ( X ) est un polynôme, X est une variable formelle, ce n’est pas un nombre, ni même un cosinus.
On peut ensuite substituer la variable et créer la fonction polynôme x 7−→ Tn ( x ) sur R et même sur C (et sur M p (R)).
La formule est donc cos(n.θ ) = Tn (cos(θ )) et pas cos(n.θ ) = Tn ( X ) et encore moins cos(n.θ ) = Tn (θ ).

Les formules sont à connaître jusqu’à n = 4.

2 Comment accéder rapidement aux premières formules


1. La formule cos(2.θ ) = 2. cos2 (θ ) − 1 est du cours et vient de cos(2.θ ) = cos2 (θ ) − sin2 (θ ).

2. La formule cos(3.θ ) = 4. cos3 (θ ) − 3. cos(θ )) est aussi du cours et vient par exemple de

cos(3.θ ) = cos(θ ). cos(2.θ ) − sin(θ ). sin(2.θ )

dans laquelle on remplace cos(2.θ ) par 2.c2 − 1 et sin(θ ). sin(2.θ ) par c.2.s.c = 2.s2 .c = 2.(1 − c2 ).c. D’autres
méthodes existent (voir n = 5).

3. Pour n égal à 4, on peut écrire cos(4.θ ) = 2. cos2 (2.θ ) − 1 = 2.(2. cos2 (θ ) − 1)2 − 1.
On fera de même pour n = 8 avec 2. cos2 (4.θ ) − 1 et pour n = 6 avec
cos(6.θ ) = 2. cos2 (3.θ ) − 1 = 2.(4.c3 − 3.c)2 − 1.

4. Pour n égal à 5, on peut passer par les formules de Moivre et Euler :

cos(5.θ ) = <e(e5.i.θ ) = <e (c + i.s)5 = <e(c5 + 5.i.c4 .s − 10.c3 .s2 − 10.i.c2 .s3 + 5.c.s4 + i.s5 )


cos(5.θ ) = c5 − 10.c3 .s2 + 5.c.s4 = c5 − 10.c3 .(1 − c2 ) + 5.c.(1 − c2 )2


3 LE RÉSULTAT GÉNÉRAL 2

5. On peut d’ailleurs généraliser cette idée


n  
 n 
cos(n.θ ) = <e(ei.n.θ ) = <e((c + i.s)n ) = <e ∑ k .cn−k .(i.s)k
k =0

[n/2]   [n/2]   [n/2]  


n n 2 2.p n p
∑ n−2.p
.(i.s) = ∑
2.p n−2.p
= ∑ .cn−2.p . c2 − 1

cos(n.θ ) = .c .c . (i.s)
p =0
2.p p =0
2.p p =0
2.p

[n/2]    p  
n p 2.j 
cos(n.θ ) = ∑ 2.p
.c n−2.p
.∑
j
.c .(−1) p− j
p =0 j =0

C’est bien un polynôme en cosinus, de degré n.

3 Le résultat général
Il existe une suite ( Tn ( X ))n∈N de polynômes à coefficients entiers vérifiant

∀n ∈ N, ∀θ ∈ R, cos(n.θ ) = Tn (cos(θ ))

On pourra montrer qu’on a aussi ∀n ∈ N, ∀θ ∈ R, ch(n.θ ) = Tn (ch(θ )) pour la même famille de polynômes.

4 Comment la propriété se propage de proche en proche


On va propager l’existence de chaque Tn par récurrence sur n.
L’existence est initialisée ci dessus.
On se donne ensuite un entier naturel n et on suppose que Tn et Tn−1 existent.
La clef est dans cos((n + 1).θ ) + cos((n − 1).θ ) = 2. cos(θ ). cos(n.θ )
a + b a − b
(issue de cos( a) + cos(b) = 2. cos . cos ) 1 . On a donc
2 2

∀θ ∈ R, cos((n + 1).θ ) = 2. cos(θ ). cos(n.θ ) − cos((n − 1).θ )

et en utilisant l’hypothèse (double) de récurrence

∀θ ∈ R, cos((n + 1).θ ) = 2. cos(θ ).Tn (cos(θ )) − Tn−1 (cos(θ ))


 
On pose donc Tn+1 ( X ) = [Link] ( X ) − Tn−1 ( X ) et ceci définit bien un nouveau polynôme.
 

Erreur bête : prétendre prouver Tn+1 ( X ) = [Link] ( X ) − Tn−1 ( X ) par récurrence sur n, alors que c’est une formule qui
permet juste de définir le nouveau polynôme.
Cette formule issue de la trigonométrie permettra ensuite de démontrer des résultats par récurrence sur n.

1. on dispose d’une formule similaire pour les cosinus hyperboliques, avec les mêmes signes
5 GRAPHES DES PREMIERS POLYNÔMES 3

5 Graphes des premiers polynômes

De par leur définition, les Tn ( x ) restent entre −1 et 1 quand x reste entre −1 et 1, et ils y varient assez vite pour atteindre n fois −1 et 1.
Au delà de 1, ils filent vers l’infini. Et en deçà de −1, c’est pareil, au signe près suivant la parité de n.

6 Quelques propriétés
Il existe deux familles de propriétés, elles se démontrent soit par récurrence, soit en utilisant Tn (cos(θ )) = cos(n.θ )
pour des θ bien choisis.

issues de Tn+1 ( X ) = [Link] ( X ) − Tn−1 ( X ) issues de Tn (cos(θ )) = cos(n.θ )

Tn ( X ) est un polynôme à coefficients dans Z ∀ x ∈ [−1, 1], Tn ( x ) ∈ [−1, 1]


deg( Tn ( X )) = n Tn (1) = 1

le terme dominant de Tn ( X ) est 2n−1 .X n (n 6= 0) Tn (−1) = (−1)n

∀n ∈ N, ∀ x ∈ R, Tn (− x ) = (−1)n .Tn ( x )
les signes des coefficients alternent dans Tn T2.n (0) = (−1)n et T2.n+1 (0) = 0

Tn0 (1) = n2
7 RACINES DES POLYNÔMES DE TCHEBYCHEV 4

6.1 Les valeurs aux bornes s’obtiennent par des cas particuliers
On a Tn (1) = Tn (cos(0)) = cos(n.0) = cos(0) = 1 et Tn (−1) = Tn (cos(0)) = cos(n.π ) = (−1)n

Les formules de « demi-période » cos(θ + n.π ) = (−1)n . cos(θ ) et sin(θ + n.π ) = (−1)n . sin(θ ) sont du cours.

La propriété Tn (1) = 1 vous permet de vérifier le polynôme que vous proposez : la somme de ses coefficients doit
valoir 1.

6.2 La propriété Tn (− x ) = (−1)n .Tn ( x ) s’énonce de plusieurs façons


Disjonction de cas :
• si n est pair, l’application x 7−→ Tn ( x ) est paire (et son graphe admet Oy comme axe de symétrie) 2
• si n est impair, l’application x 7−→ Tn ( x ) est impaire (et son graphe admet O(0, 0) comme centre de symétrie) 3

Formulation générale : Tn a la même parité que n.

La démonstration peut se faire par récurrence à double hérédité avec disjonction de cas sur la parité.
Mais on peut aussi écrire directement pour n donné

∀θ, Tn (− cos(θ )) = Tn (cos(θ + π )) = cos(n.θ + n.π ) = (−1)n . cos(n.θ ) = (−1)n .Tn (cos(θ ))

La relation Tn (− x ) = (−1)n .Tn ( x ) est donc vraie pour tout x de [−1, 1] et on l’étend à l’égalité des polynômes par
rigidité.

Théorème de rigidité :
Si deux polynômes P et q coïncident sur un intervalle non réduit à un point, alors ils sont égaux.
En effet, le polynôme différence Q − P a une infinité de racines.
Il est donc nul.

6.3 La démonstration de Tn0 (1) est classique


On part de Tn (cos(θ )) = cos(n.θ ) (vrai pour tout θ) et on dérive − sin(θ ).Tn0 (cos(θ )) = −n. sin(n.θ ).
sin(n.θ )
On divise par sin(θ ) pour θ dans ]0, π [ : Tn0 (cos(θ )) = n. sin(θ ) .
On fait tendre θ vers 0 en utilisant un équivalent dans le membre de droite.
On peut aussi redériver − sin(θ ).Tn0 (cos(θ )) = −n. sin(n.θ ) et appliquer en θ = 0.

7 Racines des polynômes de Tchebychev


7.1 Factorisation
On peut donner la liste des racines du polynôme Tn et le factoriser ensuite (en n’oubliant pas son coefficient
dominant) :
n −1   (2.k + 1).π 
Tn ( X ) = 2n−1 . ∏ X − cos
k =0
2.n
2. un entier n est pair si il s’écrit n = 2.p pour un autre entier p (ou même (−1)n = 1) ; une application f est paire si ∀ x, f (− x ) = f ( x )
3. un entier n est impair si il s’écrit n = 2.p + 1 pour un autre entier p (ou même (−1)n = −1) ; une application f est impaire si
∀ x, f (− x ) = − f ( x )
7 RACINES DES POLYNÔMES DE TCHEBYCHEV 5

7.2 Résolution en deux temps


On commence par chercher les racines entre −1 et 1 en résolvant Tn ( x ) = 0 avec x ∈ [−1, 1].

Attention, en toute rigueur, n’écrivez pas que vous résolvez Tn ( X ) = 0, puisque X est une variable formelle.
Vous résolvez Tn ( x ) = 0 avec x dans R ou Tn (z) = 0 avec z dans C.

On pose θ = Arccos( x ) (légitime sur le domaine) et on résout Tn (cos(θ )) = 0 = cos(π/2).


π k.π
On trouve θ = + avec k dans Z (la congruence aussi doit être divisée).
2.n n
Comme θ est entre 0 et π, il y a n valeurs de k admissibles.
Mais il faut revenir à la variable initiale x = cos(θ ).
 2.k + 1 
On trouve n racines réelles distinctes (stricte monotonie du cosinus sur [O, π ]) : cos pour k de 0 à n − 1.
2.n

Or le polynôme est de degré n, il n’a donc pas d’autre racine. On les a toutes.

Il est inutile de chercher à résoudre Tn ( x ) = 0 avec x > 1 ou x < 1 ou même x dans C − R.

7.3 Vérification sur les premiers polynômes

n Tn ( X ) racines formule

 (2.k + 1).π 
1 X 0 cos
2
√ √  (2.k + 1).π 
2 2
2 2.X 2 − 1 ,− cos
2 2 4
√ √  (2.k + 1).π 
3 2
3 4.X 3 − 3.X − , 0, cos
2 2 6
p √ p √ p √ p √
2+ 2 2− 2 2− 2 2+ 2  (2.k + 1).π 
4 8..X 4 − 8.X 2 + 1 − , − , , cos
2 2 2 2 8

7.4 Exercices
1
1. On peut ensuite chercher les racines de l’équation Tn ( x ) = en suivant la même démarche.
2
8 POUR DES COSINUS ET DES SINUS 6

2. L’équation Tn ( x ) = 1 conduira à moins de solutions, car ce seront pour la plupart des racines doubles.

3. Les racines de Tn ( x ) = 1 et Tn ( x ) = −1 permettent de déterminer les racines de ( Tn )0 .

4. Déterminez cos(π/10).

8 Pour des cosinus et des sinus


n cos(n.θ ) sin(n.θ )

0 1 0

1 cos(θ ) sin(θ ).1

2 2. cos2 (θ ) − 1 sin(θ ).(2. cos(θ ))

3 4. cos3 (θ ) − 3. cos(θ ) sin(θ ).(4. cos2 (θ ) − 1)

4 8. cos4 (θ ) − 8. cos2 (θ ) + 1 sin(θ ).(8. cos3 (θ ) − 4. cos(θ ))

5 16. cos5 (θ ) − 20. cos3 (θ ) + 5. cos(θ ) sin(θ ).(16. cos4 (θ ) − 12. cos2 (θ ) + 1)

On peut montrer l’existence de deux familles de polynômes : ( Tn )n∈N et (Sn )n∈N vérifiant

cos(n.θ ) = Tn (cos(θ ))
∀n ∈ N, ∀θ ∈ R,
sin(n.θ ) = sin(θ )× Sn (cos(θ )

On a un sinus en facteur dans sin(n.θ ) = sin(θ ).Sn (cos(θ )) pour que la fonction du premier membre soit bien
impaire alors que θ 7−→ Sn (cos(θ )) hérite de la parité de la fonction cosinus.

On prouve leur existence par récurrence simple sur n déjà initialisée.


Pour passer d’un rang au suivant, on écrit

cos((n + 1).θ ) = cos(θ ) × cos(n.θ ) − sin(θ )× sin(n.θ )


= cos(θ ) × Tn (cos(θ )) − sin2 (θ )× Sn (cos(n.θ ))
sin((n + 1).θ ) = sin(θ ) × cos(n.θ ) + cos(θ )× sin(n.θ )
= sin(θ ) ×Sn (cos(θ )) + sin(θ )× cos(θ ).Sn (cos(n.θ ))

+ ( X 2 − 1).Sn X2 − 1
     
T = [Link] Tn+1 X Tn
On posera donc n+1 et même = .
S n +1 = Tn + [Link] S n +1 1 X Sn
n 
cos(θ ) cos2 (θ ) − 1
   
Tn (cos(θ )) 1
On pourra être tenté d’écrire = . et de diagonaliser la matrice.
Sn (cos(θ )) 1 cos(θ ) 0
(ei.θ )n + (e−i.θ )n
Mais on n’obtiendra que cos(n.θ ) = ce qui n’est pas original.
2

9 Pour les sinus tout seuls


On aura intérêt à utiliser plus simplement les deux idées qui suivent.
Dérivation de la formule des cosinus
On part de ∀θ, cos(n.θ ) = Tn (cos(θ )) et on dérive ∀θ, −n. sin(n.θ ) = − sin(θ ).Tn (cos(θ )). On divise par n
Tn0 (cos(θ ))
sin(n.θ ) = sin(θ ).
n
10 BIOGRAPHIE DE TCHEBYCHEV 7

Il est fondamental de ne pas confondre Tn0 (cos(θ )) (je dérive Tn ( X ) et j’applique en cos(θ ))
d( Tn (cos(θ )))
et (θ 7−→ Tn (cos(θ )))0 que vous écririez ( Tn (cos(θ ))0 parce que vous maitrisez mal les maths, ou parce que

vous maitrisez les notations de la physique (on dérive la fonction de θ, fonction composée).

Tn0 ( X )
Grâce à cette formule, on peut identifier Sn ( X ) = et constater que les coefficients de Tn0 seront tous di-
n
visibles par n (et donc tous les coefficients de Tp ( X ) pour p premier sont des multiples de p (sauf le coefficient
constant).

On peut aussi écrire pour des entiers impairs par exemple


 π   π   π 
sin(5.θ ) = cos 5.θ − = cos 5. θ − = T5 (cos θ − = T5 (sin(θ ))
2 2 2

10 Biographie de Tchebychev
Pafnouti Lvovitch Tchebychev était un mathématicien russe (1821-1894)

Il a travaillé sur les probabilités, la théorie des nombres et les approximations


de fonctions.

On doit à Tchebychev un mouvement mécanique dit « plantigrade » qui


transforme un mouvement circulaire en mouvement des pattes d’un animal.
Votre cours de Prépas contiendra aussi l’inégalité de Bienaymé et Tchebychev :

Si X est une variable aléatoire d’espérance m et de variance σ alors


Var ( X )
P(| X − m| > r ) 6 (probabilité de s’éloigner de la moyenne).
r2
Le théorème de Tchebychev énonce « pour tout entier naturel n il y a au moins
un nombre premier p entre n et 2.n ».
Ce résultat a été énoncé par Joseph Bertrand en 1845 (mais non démontré).
Tchebychev l’a prouvé en 1850 et en quarante pages.
Pavel Erdös l’a démontrée en en deux page,  en 1932 à 19ans, en étudiant la
2.n
décomposition en facteurs premiers de (problème posable en Spé).
n

11 Exercices et problèmes de Prépas


1. Si le résultat Tn ( Tp ( X )) = Tp ( Tn ( X )) = Tn× p ( X ) est classique et à connaître (ne serait ce que pour les cal-
culer « de proche en proche »), on peut montrer qu’il n’existe que deux familles de polynômes ( Pn ) vérifiant
« pour tout n, Pn est de degré n et pour tout couple (n, p), on a Pn ◦ Pp = Pp ◦ Pn (ce sont les polynômes de
Tchebychev et évidemment ceux de la base canonique Pn = X n ).

2. Si un polynôme de degré n vérifie ∀ x ∈ [−1, 1], | P( x )| 6 1 et P(1) = 1 alors c’est le nieme polynôme de
Tchebychev.

3. Si on sait exprimer les cos(n.θ ) à l’aide des cosk (θ ) alors on sait exprimer les cosk (θ ) à l’aide des cos(n.θ ).
Ce sera un problème de changement de base sur des espaces de fonctions.
R1 P(t).Q(t)
4. L’application ( P, Q) 7−→ dsp −1
√ .dt est un produit scalaire sur l’espace des applications continues
1− t2
de [−1, 1] dans R, et les polynômes de Tchebychev en forment une famille orthonormée totale.
12 ALGORITHME PYTHON 8

5. Si vous choisissez d’échantillonner le segment [−1, 1] avec n points ( a1 , . . . an ) et d’approximer les fonction
f de [−1, 1] dans R par leurs polynômes d’interpolation de Lagrange (Ln ( f ) est le polynôme de degré
inférieur ou égale à n qui coïncide avec f en chacun des ak ), alors le « meilleur choix » des ak est de prendre
les racines du niemme polynôme de Tchebychev (et non pas des points équi-répartis sur [−1, 1] comme on
peut le penser naïvement).
C’est d’ailleurs pour ces problèmes d’approximations de fonctions que Tchebychev a été amené à étudier ces polynômes dont on
connaissait l’existence avant lui, comme vous vous en doutez.
6. En dérivant deux fois la relation Tn (cos(θ )) = cos(n.θ ) on montre ( X 2 − 1).Tn ” + X.Tn0 = n2 .Tn . Cette
propriété permet ensuite de calculer les coefficients de Tn sans calculer les polynômes précédents.

12 Algorithme Python
def Tcheby(n) : # n -> list of list of int
....T = [[0]*(k+1) for k in range(n+1)]
....T[0] = [1] # T0 = 1
....T[1] = [1, 0] # T1 = X
....for k in range(2, n+1) : # il reste n-1 polynômes à construire
........T[k][0] = 2*T[k-1][0] # coefficient dominant de Tk
........for i in range(2, k) : # les autres coefficients de Tk
............T[k][i] = 2*T[k-1][i] - T[k-2][i-2] # formule T[k] = 2.X.T[k-1]-T[k-2]
........T[k][-1] = - T[k-2][-1] # coefficient constant
....return(T[-1]) # seul le dernier polynôme nous intéresse

Table des matières


1 Les formules 1

2 Comment accéder rapidement aux premières formules 1

3 Le résultat général 2

4 Comment la propriété se propage de proche en proche 2

5 Graphes des premiers polynômes 3

6 Quelques propriétés 3
6.1 Les valeurs aux bornes s’obtiennent par des cas particuliers . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
6.2 La propriété Tn (− x ) = (−1)n .Tn ( x ) s’énonce de plusieurs façons . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
6.3 La démonstration de Tn0 (1) est classique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4

7 Racines des polynômes de Tchebychev 4


7.1 Factorisation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
7.2 Résolution en deux temps . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
7.3 Vérification sur les premiers polynômes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
7.4 Exercices . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5

8 Pour des cosinus et des sinus 6

9 Pour les sinus tout seuls 6

10 Biographie de Tchebychev 7

11 Exercices et problèmes de Prépas 7

12 Algorithme Python 8

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