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Applications de L'énergie Photovoltaïque

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Principe de conversion

Photovoltaïque

Applications de l’énergie photovoltaïque: pompage de l’eau, irrigation, électrification


Il consiste à utiliser les photons pour libérer
les électrons et créer une différence de
potentielle entre les ornes de la cellule qui
génère un courant électrique continu
Cellue PV
Silicium
Atome et électrons

E
atome de fer

orbitales atomiques

2 électrons de valence

plus les électrons sont éloignés du Les plus éloignés sont les électrons de
noyau, moins il faudra leur fournir valence.
de l'énergie pour qu'ils le quitte.
Semi-conducteur
Un semi-conducteur est un matériau dont le comportement électrique est intermédiaire
entre celui d'un conducteur (métal) et celui d'un isolant. Le plus courant est le silicium.

conducteur Semi-conducteur isolant


bande de conduction bande de conduction
bande de conduction
ENERGIE

(recouvrement) bande interdite bande interdite

bande de valence bande de valence bande de valence

Lorsqu'on fournit au semiconducteur une énergie suffisamment importante (lumière,


chaleur), des électrons peuvent passer dans la bande de conduction en laissant des "trous"
dans la bande valence.
Semi-conducteur

Lorsqu'on applique une différence de potentiel, les électrons (négatifs) et les "trous" (positifs) se
déplacent et un faible courant électrique apparaît.

+ -
Dopage des semi-
conducteurs
Le silicium contient 4 électrons de valence :

On peut ajoute au semi-conducteur (silicium) des impuretés:

- Par exemple, des atomes qui possèdent 5 électrons (P)


de valence : phosphore, arsenic, antimoine.

(Al)
-ou des atomes qui n'en possèdent que 3 : bore,
aluminium.
Dopage des semi-
conducteurs

Cet ajout va modifier le comportement électrique du semi-conducteur. C'est le DOPAGE.

type N (atome riche en é) type P (atome pauvre en é)

Si

trou
P

électron en excès Al
Dopage des semi-
conducteurs

quantité d'électrons libres supérieure à


une couche de silicium pur.

couche dopée N (é)

couche dopée P (trous) quantité d'électrons libres inférieure à une


couche de silicium pur.
La conduction électrique est assurée par des
trous, positifs.

Que va-t-il se passer ?


Jonction P-N

A la jonction P-N, les électrons


libres de la région N rentrent
dans la couche P et vont se
recombiner avec les trous de la
région P.

ZCE
Il va donc se créer une charge positive dans la région N au bord de la jonction (parce que les électrons en sont partis) et une charge
négative dans la région P au bord de la jonction (parce que les trous en ont disparu).

Cette zone à la jonction s'appelle la Zone de Charge d'Espace (ZCE).

Il se crée alors un champ électrique entre les deux, de N vers P.


Ce champ électrique fait de la ZCE une diode, qui ne permet le passage du courant que dans un sens : les électrons peuvent passer de la
région P vers la région N, mais pas en sens inverse ; inversement les trous ne passent que de N vers P.
Cellule Photovoltaïque (PV)

Une cellule PV est réalisé à partir de deux couches:


Cellule Photovoltaïque (PV)
Lumière  création d'une paire
(é libre + trou) dans la ZCE.
On a donc forcé les électrons et les trous à se diriger chacun vers une face opposée de la plaque au lieu de leur
permettre de se recombiner simplement
On a créé une différence de potentiel entre les deux faces, comme dans une pile.
 COURANT CONTINU
Technologies des cellules PV
Technologies des cellules PV
• les cellules au silicium cristallin, pour lesquelles l'élément actif est le silicium dopé dans la masse. Bien que
plus ancienne, cette technologie représente 95 % des parts de marché du fait de sa robustesse et de ses
performances (rendement modules allant de 17 à 23 % pour une durée de vie de 30 ans environ) ainsi que des
investissements importants qui lui ont été destinés, que ce soit pour la transformation du silicium, l'élaboration
des cellules ou l'assemblage des modules.
• les cellules à base de couches minces qui ont en commun le procédé de dépôt du matériau semiconducteur à
faible épaisseur sur des substrats variés et donnant un aspect uni, produisant des modules de rendement
légèrement inférieur (de 11 à 19%). La part de marché pour l'ensemble de ces technologies est d'environ 5 % et
a baissé depuis 2009 (elles représentaient 17% de la production mondiale en 2009) : ces filières ont perdu
l'avantage de leur moindre coût de production avec les investissements massifs consentis dans le silicium au
début des années 2000.
• les cellules à base de photovoltaïque organique, segment sur lequel la recherche s'intensifie dans la
perspective de produire des cellules à très bas coût pour des applications nouvelles. Leur principe de
fonctionnement est basé sur les cellules à colorant de Michaël Grätzel avec des variations sur le type de
matériaux utilisés. Avec des rendements de l'ordre de 15 %, leur point faible reste aujourd'hui encore leur durée
de vie limitée.
• Enfin, la famille des hybrides présentée sur l'illustration ci-dessous rassemble les cellules mettant en présence
des technologies de natures différentes pour atteindre des rendements optimisés.
Silicium cristallin

• Les cellules au silicium cristallin sont fabriquées à partir de silicium


purifié, matériau dans lequel sont insérés en quantité des atomes de
bore et de phosphore afin de créer des zones chargées différemment
et de former la jonction donneur-accepteur.

• silicium monocristallin (mono-Si ou sc-Si en anglais) lorsque les


cellules proviennent d'un lingot dont la maille cristalline
•Epaisseur : 150 à 200 μm
(l'arrangement des atomes) est homogène, •Taille de cellule : 156 mm x
156 mm
•Rendement moyen cellule :
• silicium polycristallin (poly-Si ou mc-Si en anglais) lorsqu'il existe mono 16 à 24 %, poly 14 à 18 %
•Aspect : aspect uniforme bleu
foncé à noir (mono), effet de
plusieurs réseaux cristallins juxtaposés formant des grains dans une mosaïque bleutée (poly)
•Transparence : par
espacement des cellules
même cellule.
Silicium Amorphe

• Le silicium amorphe est obtenu par dépôts successifs de couches dopées et


non dopées de silicium purifié en phase gazeuse.

•Epaisseur : 1 μm dont 0,3 μm de silicium amorphe


•Taille de cellule : selon le substrat
•Rendement moyen cellule : 4 – 10 % (module 5 – 7% stabilisé)
•Aspect : brun-rougeâtre à bleu-violet
•Transparence : par micro-gravure
Technologies des couches minces

1. Le tellurure de cadmium (CdTe)

• très grande stabilité dans le temps et d’un coût modéré ;

• Les procédés de dépôt du tellurure de cadmium pour la fabrication des cellules


solaires sont extrêmement rapides, ce qui permet de réduire les coûts de
production. De plus, les rendements ne cessent de s'améliorer, devenant
compétitifs avec ceux du silicium cristallin.
•Epaisseur : 5 μm
•Taille de cellule : selon le substrat
•Rendement moyen cellule : 9 – 17 %
(module 13% - record à 18,2%)
•Aspect : uni vert foncé à noir
•Transparence : non
Technologies des couches minces

2. Cuivre Indium Gallium (di)Selenium (CIGS)


• rendement plus élevé parmi les couches minces mais à un coût plus élevé ;

• L'amélioration de la performance de ces cellules s'est appuyée sur la chimie des


chalcopyrites, famille de minéraux faisant référence au CuFeS2

•Epaisseur : 1,5 - 3,5 μm


•Taille de cellule : selon le substrat
•Rendement moyen cellule : 11 – 18 % (max 21,7%)
•Aspect : uni gris foncé à noir
•Transparence : par micro-gravure
Technologies des couches minces

Autres

• Silicium micromorphe :
cellule tandem de silicium amorphe et de silicium microcristallin (μc-Si:H, une structure
mixte de a-Si, de grains de c-Si et de vides) obtenue par dépôt chimique en phase gazeuse de
SiH4 et H2 activé par plasma, de rendement module 7 à 12 %.
• Arseniure de Gallium (GaAs) : matériau monocristallin fabriqué à partir du
semiconducteur GaAs dit multijonction III – V, de rendement de cellule de l'ordre de 44 %.
•Silicium polycristallin en couche mince : constitué de minuscules grains de silicium
polycristallin formant des cellules de 1 à 10 μm d'épaisseur pouvant être déposées en flux
continu sur des substrats souples.
Photovoltaïque organique

La filière des cellules solaires organiques, mettant en jeu de procédés chimiques, a démarré avec la mise au
point de cellules dites « à colorant » au début des années 1990 dont le concept est calqué sur celui de la
photosynthèse.
Globalement, une cellule solaire organique utilise des composés semi-conducteurs organiques. De fines
couches organiques déposées à partir d'une solution liquide sont prises entre deux électrodes. Dans la couche
photo-active (ou absorbeur), le donneur et l'accepteur d'électrons sont généralement en mélange plutôt
qu'empilés et peuvent être de différentes natures chimiques, ce qui explique la grande variété de ces cellules.
Les intérêts de cette filière sont la simplicité et la faible consommation d'énergie des processus de fabrication
(sérigraphie, enduction centrifuge ou jet d'encre), à partir de matériaux abondants et peu chers, ainsi que le
dépôt sur des substrats flexibles dans une large gamme de couleurs.
Photovoltaïque organique

1. Cellules à colorant (DSsC - Dye Sensitized


solar Cell)
Ce sont des cellules hybrides organiques-inorganiques, qui utilisent de petites molécules comme
absorbeur. Elles sont constituées d'un sandwich d'oxyde de titane, de pigment photosensible (colorant)
et d'un électrolyte à base d'iode, liquide ou gélifié. Elles peuvent être imprimées sur des substrats
variés et notamment sur les matières plastiques.

•Epaisseur : 15 μm
•Taille de cellule : selon le substrat
•Rendement cellule moyen : 8 – 12 % (modules commerciaux 3
– 5%)
•Stabilité : 3-4 ans (source CEA INES), pas de stabilité à long
terme, faible résistance à la température. Baisse de performance
< 10 % au-delà de 20 000 h.
•Couleur : rouge, brun, vert, noir bleu, noir (selon le colorant)
•Transparence : oui
Photovoltaïque organique

2. Cellules à polymères

L'émergence des cellules à polymères autres que ceux utilisés dans les cellules à colorant date des années
[Link] principe de fonctionnement des cellules à polymères organiques, dites cellules « plastiques », est le
même que celui des cellules à colorant. Le matériau absorbeur (ou donneur d'électrons) peut être :
soit de petites molécules organiques comme des phthalocyanines, des polyacenes, ou des squarenes
combinées avec des perylene ou des fullerènes comme accepteur ;
soit des molécules à longue chaîne (ex : polymères de type P3HT, MDMO-PPV, PEDOT:PSS, PET,
PC61BM, PCDTBT...) combinées avec des dérivés des fullerènes comme accepteurs (e.g., PC60BM,
PC70BM).
•Epaisseur : 400 nm
•Taille de cellule : celle du substrat
•Rendement cellule moyen : 8 – 10 % (modules 3 – 5%)
•Couleur : selon le colorant
•Transparence : oui
•Durée de Vie <<10 ans
Photovoltaïque organique

[Link] à pérovskites

La technologie émergente des cellules solaires à pérovskites, en constante évolution, bénéficie de toutes les
attentions du monde scientifique. L'augmentation spectaculaire des rendements observée depuis 2010
explique cet intérêt. Sur le plan minéralogique, la pérovskite est une structure cristalline calquée sur celle du
titanate de calcium CaTiO3. Cette molécule est formée de 8 octaèdres dont le centre de chacun est occupé par
un cation (le calcium) et les sommets par des anions (l'oxygène), le titane se trouvant au centre du cristal.
La structure la plus répandue est à base de iodure de plomb méthylammonium : CH3NH3PbI3.

•Epaisseur de cellule : 1 μm
•Taille de cellule : selon le substrat (stade R&D à ce jour)
•Rendement cellule moyen : 11 - 18 % (max 20,1 %)
•Stabilité : Très instable lorsque l'on dépasse 35 % d'humidité.
Pour une température inférieure à 45°C et au-delà de 500 h,
baisse d'efficacité inférieure à 20 % (non testé au-delà de 45°C).
•Couleur : rouge, jaune, brun
•Transparence : oui
Répartition des technologies dans
la production mondiale

• En 2021, le marché mondial du photovoltaïque a atteint un volume de fabrication de nouveaux

modules de plus de 190 GWc. Avec la généralisation et la compétitivité de la technologie solaire

dans de nombreuses régions du monde, la croissance du marché ne fait que confirmer les

prévisions des experts.

• La répartition entre les différentes technologies est représentée sur le graphe suivant, avec 95 % de

silicium cristallin (84% monocristallin, 11% polycristallin) et 5 % de couches minces (CdTe env.

4%, CIGS ), les autres technologies n'ayant pas atteint le stade de la production de masse.

• Globalement, la maturation des technologies est lente, de l'ordre de plusieurs décennies, mais les

rendements continuent de s'améliorer.


Comparaison des technologies
PV
Comparaison des technologies
PV
Processus de fabrication
D’une cellule PV
Silicium cristallin
Processus de fabrication
D’une cellule PV
Silicium cristallin
Processus de fabrication
D’une cellule PV

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