Introduction Générale TH
Introduction Générale TH
INTRODUCTION GÉNÉRALE
1. Contexte de l’étude
Dans les économies en développement, les petites et moyennes entreprises (PME) constituent
l’un des principaux leviers de croissance et d’emploi. En République Démocratique du Congo
(RDC), et particulièrement dans la ville de Lubumbashi, capitale économique de la province du
Haut-Katanga, les femmes entrepreneures participent activement à l’économie locale en
développant des activités dans le commerce, la transformation alimentaire, les services et
l’artisanat. Cependant, leur contribution demeure limitée par une série de contraintes
structurelles, parmi lesquelles l’accès au financement occupe une place centrale.
L’accès au crédit est largement reconnu dans la littérature comme un déterminant clé de la
performance et de la croissance des entreprises (Stiglitz & Weiss, 1981). Pour les entreprises
dirigées par des femmes, il s’agit non seulement d’un facteur économique mais également d’un
enjeu de justice sociale et d’inclusion financière. Comprendre comment l’accès aux crédits
influence la performance financière des entreprises féminines à Lubumbashi est donc pertinent à
la fois pour la recherche académique, les institutions financières et les décideurs publics.
2. Phénomène observé et état de fait
Malgré la multiplication des banques commerciales, des institutions de microfinance et des
programmes de soutien aux entrepreneurs, les femmes cheffes d’entreprise à Lubumbashi restent
confrontées à des difficultés d’accès aux crédits formels. Le phénomène observé est que nombre
d’entre elles fonctionnent avec des capitaux propres limités, dépendent des tontines ou des
crédits informels, et peinent ainsi à élargir leur production, améliorer leur rentabilité ou saisir de
nouvelles opportunités.
3. Problématique
La problématique est une formulation de la question centrale de recherche. Il s’agit des questions
pertinentes que se pose le chercheur sur le phénomène observé. (Pascal SEM MBIMBI 2017).
Dès lors, la question fondamentale de cette recherche est la suivante : “Dans quelle mesure
l’accès aux crédits influence-t-il la performance financière des entreprises dirigées par des
femmes à Lubumbashi ?”
[2]
4. Hypothèses de recherche
L’hypothèse est une proposition, une présomption ou un sentiment qui exige à être vérifie.
(MBAYO MUSEWA LAKI Mauris 2009)
L’hypothèse est considérée comme un argument explicite aux questions que l’on se pose au
cours d’un travail scientifique, elle permet au chercheur de tracer une ligne à suivre ou encore un
point de vu donné pour connaitre d’avantage ce dont on est assoiffé de découvrir, l’hypothèse
peut être affirmée ou confirmée après une recherche.
Hypothèse générale :
Hypothèses spécifiques :
H1 : Les entrepreneurs féminins à Lubumbashi ont un accès plus restreint aux crédits que
leurs homologues masculins en raison de garanties insuffisantes et de biais
discriminatoires.
H2 : La performance financière des entreprises féminines est corrélée positivement à leur
capacité d’obtention de crédit.
H3 : Les mécanismes de microfinance et les coopératives locales améliorent l’inclusion
financière des entrepreneures.
5. Méthode et techniques de recherche
1. Approche de l’étude : Cette étude adopte une approche mixte (qualitative et quantitative) et
repose sur une étude de cas unique portant sur une entreprise féminine de Lubumbashi choisie
[3]
2. Instrument de collecte
c) Revue documentaire
L’intérêt du sujet permet non-seulement de maitriser les concepts clé mais aussi de comprendre
et expliquer le phénomène sans étude. (OMOYI TSHODA Plamedie, travail de fin cycle
(Octobre 2021)
L’intérêt de ce sujet porte essentiellement sur base de trois bonne raison, notamment :
[4]
Scientifique : combler un vide dans la littérature locale sur l’interaction entre accès au
crédit et performance financière des entreprises féminines en contexte congolais.
Pratique : fournir aux institutions financières, aux ONG et aux décideurs publics des
recommandations opérationnelles pour concevoir des produits financiers adaptés et
inclusifs.
Social : promouvoir l’autonomisation économique des femmes et leur participation
accrue à la croissance locale.
7. Délimitation spatiale et temporelle de l’étude
Tout travail scientifique doit avoir un objet prescrit dans le temps et dans l’espace, de ce fait est
impérieux que tout travail scientifique sait spatialement et temporellement délimité afin de
permettre au chercheur de mieux cadre son sujet. (MUNTU MUNAY)
a) Délimitation spatiale :
Notre étude dans sa délimitation spatiale se limitera à l’entreprise Rainbow Katanga SARL dans
la province du Haut-Katanga, précisément dans la ville de Lubumbashi.
b) Délimitation temporelle :
Quant à la délimitation temporelle, notre recherche s’étend sur une période allant de 2020 à
2024, afin d'analyser des données récentes et pertinentes concernant les performances et les accès
au crédit durant ces années.
8. Structure du Travail
Pour mieux structurer notre démarche, ce travail est organisé autour de quatre chapitres hormis
l’introduction général et la conclusion générale :
Introduction
Ce chapitre se propose donc de présenter le cadre conceptuel et théorique qui fonde cette
étude, en précisant les définitions clés, les principales théories explicatives ainsi que les
approches de la performance financière. Il intégrera également une revue critique de la littérature
empirique, tant internationale que régionale et locale, afin d’identifier les convergences et
divergences des travaux antérieurs, mais aussi de mettre en lumière le vide scientifique que cette
recherche se propose de combler.
Pour Beck et Demirgüç-Kunt (2006), l’accès au crédit représente un facteur clé de croissance des
entreprises, notamment dans les pays en développement où les sources alternatives de
financement sont limitées. Toutefois, les conditions d’octroi reposent sur des critères tels que la
solvabilité, les garanties, la rentabilité du projet et l’historique de crédit (Berger & Udell, 2008).
Dans le contexte africain, l’accès au crédit reste entravé par plusieurs contraintes : insuffisance
de garanties, asymétries d’information, taux d’intérêt élevés et faiblesse du système bancaire
(Ayyagari, Beck & Demirgüç-Kunt, 2011). En République Démocratique du Congo (RDC), la
situation est encore plus marquée par un faible taux de bancarisation, la fragilité des
infrastructures financières et la méfiance entre banques et PME (Banque Centrale du Congo,
2020).
[6]
Ainsi, l’accès au crédit bancaire peut être défini comme la possibilité effective pour une
entreprise d’obtenir un financement bancaire suffisant, stable et adapté à ses besoins, dans des
conditions compatibles avec sa capacité de remboursement.
Pour Kaplan et Norton (1992), la performance ne se réduit pas uniquement aux résultats
comptables mais doit être appréhendée à travers une vision intégrée incluant la satisfaction des
parties prenantes, l’innovation et la croissance. Toutefois, dans le champ strictement financier,
des ratios tels que le Return on Assets (ROA), le Return on Equity (ROE) et le ratio de liquidité
générale demeurent des indicateurs de référence (Gitman & Zutter, 2015).
L’accès au crédit bancaire et la performance financière sont liés par une relation de
causalité largement discutée dans la littérature. Selon Stiglitz et Weiss (1981), les asymétries
d’information et les risques de sélection adverse amènent les banques à rationner le crédit, ce qui
limite la capacité des entreprises à financer leur croissance et à améliorer leur performance.
[7]
De leur côté, Beck et Levine (2004) soulignent que le développement du crédit bancaire favorise
l’investissement, stimule la productivité et accroît la rentabilité des entreprises. Toutefois,
d’autres études (Honohan, 2008 ; Demirgüç-Kunt et Maksimovic, 2002) montrent que le crédit
peut également peser sur la performance financière lorsque les coûts d’emprunt sont excessifs ou
lorsque les entreprises sont mal préparées à gérer l’endettement.
Dans le contexte congolais, Banque Mondiale (2019) et Banque Centrale du Congo (2020)
notent que la rareté et le coût élevé du crédit limitent considérablement la performance des PME,
en particulier celles dirigées par des femmes, qui subissent des discriminations supplémentaires
en matière de garanties.
Ainsi, le crédit bancaire apparaît comme une arme à double tranchant : il peut améliorer
significativement la performance financière en apportant les ressources nécessaires à
l’investissement, mais il peut également fragiliser l’entreprise en cas de mauvaise gestion ou de
conditions d’octroi défavorables.
Formulée par Myers et Majluf (1984), la théorie de la hiérarchie des financements stipule
que les entreprises préfèrent financer leurs projets en suivant un ordre hiérarchique :
Cette hiérarchie est motivée par les asymétries d’information entre dirigeants et investisseurs.
Dans le cadre des PME, qui disposent rarement de ressources internes suffisantes, l’accès au
crédit bancaire devient un levier stratégique indispensable. Toutefois, si les conditions de crédit
sont trop contraignantes, cela peut freiner leur performance.
Développée par Jensen et Meckling (1976), cette théorie met en lumière le problème de
divergence d’intérêts entre les parties prenantes : actionnaires, dirigeants, prêteurs. Dans le
contexte bancaire, les établissements de crédit (prêteurs) cherchent à minimiser le risque de non-
remboursement, tandis que les entreprises (emprunteurs) souhaitent maximiser leurs
investissements.
Le contrat de crédit implique donc des coûts d’agence : garanties, taux d’intérêt élevés, suivi des
emprunteurs. Ces contraintes influencent la rentabilité des entreprises et conditionnent leur
performance financière.
Cette théorie, centrale dans la littérature, montre que les banques ne prêtent pas
uniquement en fonction de la demande et des taux d’intérêt, mais rationnent volontairement le
crédit en raison du risque de sélection adverse et d’aléa moral.
Sélection adverse : les emprunteurs les plus risqués sont souvent ceux qui demandent le plus de
crédit.
Aléa moral : une fois le crédit obtenu, l’entreprise peut adopter un comportement risqué, difficile
à contrôler par la banque.
Ainsi, même des entreprises performantes peuvent être rationnées en crédit, ce qui limite leur
développement et leur performance financière.
client, les processus internes, l’apprentissage et l’innovation. Cependant, sur le plan strictement
financier, les théories classiques (Brigham & Ehrhardt, 2017) soulignent l’importance de la
rentabilité et de la liquidité comme critères de survie et de croissance.
La Pecking Order Theory met en évidence la place centrale du crédit bancaire dans la
hiérarchie de finan cement.
La Théorie de l’agence explique les contraintes et les coûts liés à la relation banque–entreprise.
La Théorie de Stiglitz & Weiss justifie le rationnement du crédit, même pour des entreprises
performantes.
Ces différentes théories se complètent pour expliquer la dynamique entre l’accès au crédit
bancaire et la performance financière des entreprises, en soulignant à la fois les opportunités et
les risques associés.
De même, Berger et Udell (2008) soulignent que les crédits bancaires permettent non seulement
de renforcer la liquidité des entreprises mais aussi de soutenir l’innovation et la compétitivité.
Ayyagari, Demirgüç-Kunt et Maksimovic (2010) trouvent que l’accès au crédit bancaire a un
effet significatif sur l’expansion des ventes et la productivité des PME, particulièrement dans les
économies émergentes.
Toutefois, certaines recherches nuancent cet impact. Honohan (2008) observe que dans certains
pays en développement, les conditions de crédit (taux d’intérêt élevés, garanties excessives)
peuvent limiter les bénéfices du financement sur la performance. De même, Demirgüç-Kunt et
Maksimovic (2002) constatent que le recours au crédit bancaire peut accroître la vulnérabilité
des entreprises en cas de mauvaise gestion financière ou de chocs macroéconomiques.
En Afrique, les études empiriques convergent vers le constat que les entreprises, en
particulier les PME, font face à un accès limité au financement bancaire. Selon Beck et Cull
(2014), près de 50 % des PME africaines identifient l’accès au crédit comme le principal obstacle
à leur croissance.
Au Nigéria, Okpara (2011) met en évidence que les difficultés d’accès au crédit réduisent la
capacité des PME à investir dans de nouvelles technologies, limitant ainsi leur compétitivité et
leur rentabilité. Au Kenya, Karlan et Zinman (2010) montrent que les crédits bancaires et de
microfinance ont permis d’améliorer la productivité et les revenus des petites entreprises, mais
seulement lorsque l’accompagnement en gestion financière est assuré.
Au Ghana, Abor et Biekpe (2006) démontrent que les PME ayant accès au crédit bancaire
affichent une meilleure performance en termes de chiffre d’affaires et de rentabilité, mais
soulignent que les coûts élevés de financement constituent un frein majeur.
[11]
Ces études africaines révèlent donc une double réalité : le crédit bancaire améliore la
performance des entreprises lorsqu’il est accessible et bien géré, mais il demeure rare, coûteux et
conditionné par des exigences strictes de garanties.
Des recherches académiques locales, comme celles de Muteba (2019) et Mwanza (2021),
montrent que les PME congolaises rencontrent de fortes contraintes liées aux garanties exigées,
aux taux d’intérêt très élevés (souvent supérieurs à 18 %), ainsi qu’à une méfiance mutuelle entre
banques et entrepreneurs. Ces obstacles réduisent la capacité des entreprises à investir, à innover
et à générer des performances financières durables.
L’ensemble des travaux met en évidence une convergence générale : l’accès au crédit
bancaire est un facteur déterminant de la performance financière des entreprises. Toutefois, des
divergences apparaissent concernant l’ampleur de cet effet, qui dépend fortement :
du coût du crédit,
[12]
En RDC, la littérature reste encore limitée et souvent descriptive, avec peu d’analyses
quantitatives approfondies. Cela justifie la pertinence d’une recherche ciblée sur le lien entre
accès au crédit bancaire et performance financière des entreprises dans un contexte particulier
comme Lubumbashi.
La clarification des concepts centraux est essentielle pour assurer une meilleure
compréhension et une utilisation cohérente des notions dans le cadre de ce travail de recherche.
Les concepts clés retenus sont : accès, crédit bancaire, banque, performance et performance
financière.
1.5.1 Accès
Le crédit bancaire peut être défini comme une opération par laquelle une banque met à la
disposition d’un agent économique une somme d’argent, moyennant un engagement de
remboursement à une échéance convenue, assorti du paiement d’intérêts. Pour Mishkin et Eakins
(2018), le crédit bancaire constitue « un mécanisme de transfert intertemporel de ressources
permettant de financer la consommation ou l’investissement des agents en contrepartie d’un
engagement contractuel ». Ainsi, le crédit est un outil majeur de financement des activités
économiques et de soutien à la croissance.
[13]
1.5.3 Banque
La banque est une institution financière qui collecte les dépôts du public et octroie des
crédits. Selon la Bâle Committee on Banking Supervision (2011), une banque est « toute
institution qui reçoit des dépôts ou des fonds remboursables du public et accorde des crédits pour
son propre compte ». Dans le contexte des économies émergentes, comme la RDC, les banques
jouent un rôle crucial dans l’intermédiation financière et le financement du secteur privé, en
particulier des petites et moyennes entreprises (PME).
1.5.4 Performance
L’entreprise peut être définie comme une unité de production de biens et services visant à
réaliser un profit. Plus particulièrement, la Petite et Moyenne Entreprise (PME), selon la
définition de l’OCDE (2005), est une entité économique dont la taille est limitée en termes
d’effectifs, de chiffre d’affaires ou de bilan. En Afrique subsaharienne, les PME constituent
l’essentiel du tissu économique mais se heurtent à des difficultés d’accès au crédit bancaire, ce
qui affecte leur performance financière (Beck et Demirgüç-Kunt, 2006).
[14]
Conclusion du Chapitre I
2. Vision
La vision de Rainbow Katanga SARL, en tant que membre du groupe MES, est d'être une
marque congolaise significative et fiable, offrant des produits, services et solutions innovantes en
ingénierie. L'entreprise aspire à dépasser les attentes de ses clients en fournissant des produits de
qualité standard internationale, fabriqués localement ou importés, grâce à une équipe qualifiée et
engagée, œuvrant pour un environnement sûr et respectueux du climat.
[16]
3. Missions
La mission principale de Rainbow Katanga SARL est la fabrication de détergents, avec
l'intention d'élargir sa gamme de produits pour répondre aux besoins de la femme congolaise et
africaine. L'entreprise s'engage également à lutter contre le chômage en créant des emplois et en
construisant un écosystème économique et social autour du secteur minier. Un aspect central de
sa mission est l'autonomisation des femmes, en intégrant des femmes vulnérables, issues de
milieux défavorisés et vivant avec un handicap, dans son personnel.
4. valeurs
Les valeurs de Rainbow Katanga SARL sont profondément ancrées dans son engagement social
et son identité congolaise. L'entreprise valorise l'honnêteté, la sincérité et l'efficacité, en
particulier chez les femmes qu'elle recrute. Elle promeut la masculinité positive, avec le soutien
des hommes du groupe, pour l'autonomisation des femmes à tous les niveaux. La solidarité avec
les femmes célibataires, les filles-mères et celles vivant avec un handicap est également une
valeur fondamentale, visant à les aider à subvenir aux besoins de leur famille.
5. Objectif stratégique
a. stratégique
La stratégie de Rainbow Katanga SARL repose sur plusieurs piliers :
la production locale de biens de consommation (détergents),
l'expansion de sa gamme de produits pour couvrir un plus large éventail de besoins
féminins, et
l'intégration sociale par l'emploi des femmes.
L'entreprise prévoit également de diversifier ses activités avec des projets de recyclage des
déchets plastiques et de fabrication de cartons d'emballage à Lubumbashi, ce qui s'inscrit dans
une démarche d'économie circulaire et de réduction de la dépendance aux importations. Elle
cherche à obtenir le soutien du gouvernement pour la suppression de la TVA et de la double
TVA afin d'améliorer la compétitivité de ses produits sur les marchés locaux et régionaux.
b. Objectifs
[17]
2. Département de production
Formation,
Développement de nouvelles gammes destinées aux besoins des femmes rurales ou urbaines.
Gestion des investissements, budgets, et relations financières avec le groupe MES et partenaires
publics.
Suivi des prêts obtenus (notamment auprès du FPI) et respect des échéances de remboursement
et des obligations fiscales.
Gestion des incidents (par ex. pollution de la rivière Kimbembe) mise en place après les
inspections officielles .
[19]
Mission principale : Assurer la transformation efficace des matières premières en produits finis
de qualité.
Sous-unités :
1. Production
Le cœur de l'activité de Rainbow Katanga SARL réside dans la production de détergents. Ce
département est responsable de l'ensemble du processus de fabrication, depuis
l'approvisionnement en matières premières jusqu'à la transformation en produits finis. Cela inclut
la gestion des opérations de production, le contrôle qualité pour assurer la conformité des
détergents aux normes requises, et l'optimisation des processus pour maximiser l'efficacité et
réduire les coûts. L'entreprise ayant pour projet d'étendre sa gamme de produits et de recycler les
déchets plastiques pour fabriquer des cartons d'emballage, le département de production sera
également en charge de la recherche et développement pour ces nouvelles lignes de produits et
de l'intégration des processus de recyclage dans la chaîne de production.
2. Marketing et Finance
Le département Marketing et Finance est crucial pour la commercialisation des produits de
Rainbow Katanga SARL et la gestion de ses ressources financières. Le marketing est chargé de
[20]
structure du capital. En tant que filiale du groupe MES, son statut juridique est probablement
aligné sur les pratiques du groupe.
2. Structure du Capital
La structure du capital de Rainbow Katanga SARL est probablement majoritairement détenue
par le groupe Mining Engineering Services (MES). L'article de Zoom Eco mentionne que
Rainbow Katanga SARL est une "entreprise du groupe Mining Engineering Services (MES)", ce
qui suggère une participation significative, voire totale, de MES dans son capital. La nature de
l'entreprise, axée sur l'impact social et l'autonomisation des femmes, pourrait également attirer
des investissements sociaux ou des partenariats avec des organisations de développement, bien
que cela ne soit pas explicitement mentionné.
3. Chiffre d'affaires
Le chiffre d'affaires de Rainbow Katanga SARL n'est pas publiquement divulgué. Cependant, en
tant qu'entreprise de fabrication de détergents et avec des projets d'expansion dans le recyclage et
l'emballage, son chiffre d'affaires dépendra de sa capacité de production, de la demande du
marché local et régional, et de sa compétitivité. L'entreprise vise à rendre ses produits compétitifs
sur le marché local, sous régional et africain, ce qui indique une ambition de croissance
significative de son chiffre d'affaires.
4. Évaluation Financière
Une évaluation financière complète de Rainbow Katanga SARL nécessiterait l'accès à ses états
financiers (bilan, compte de résultat, tableau des flux de trésorerie). Cependant, certains
indicateurs peuvent être déduits de son modèle d'affaires et de son environnement. L'entreprise
bénéficie du soutien d'un groupe établi (MES), ce qui peut lui conférer une certaine stabilité
financière et un accès à des ressources.
Cependant, comme toutes les entreprises féminines en RDC, Rainbow Katanga SARL est
susceptible de faire face à des défis en matière d'accès au crédit, comme le souligne l'étude de
l'UQAC. La capacité de l'entreprise à générer des flux de trésorerie positifs, à gérer ses coûts de
production et à obtenir des financements externes sera cruciale pour sa performance financière à
long terme.
[22]
Direction Général
Séc. Executif
Dép R et G
Atelier/ Étude du Vente et Projet
Formation
Recrutement Planification marché Publicité
Sociale qualité
Tréso/suivi
Comptabilité
FPI
Analyse PESTEL
Politique Stabilité relative en RDC, mais risques d’instabilité locale ou
fiscale.
- Politique d’encouragement du gouvernement à la
transformation locale via des incitations fiscales et appui du
FPI.
Opportunités Menaces
- Demande croissante pour les produits - Concurrence croissante des produits
locaux transformés. importés (souvent moins chers).
- Possibilité de partenariats avec d'autres - Instabilité économique ou réglementaire
entreprises industrielles ou institutions en RDC.
publiques. - Fluctuation du taux de change affectant
- Programme de soutien public pour la les coûts des matières premières.
relance industrielle.
• Investir dans la formation du personnel pour améliorer la qualité des produits et services.
[25]
• Mettre en place une veille stratégique sur l’évolution des politiques publiques et opportunités
de marché.
• Diversifier l’offre pour capter différents segments du marché local et régional.
• Améliorer la communication marketing afin de mieux valoriser le label « Made in Katanga ».
[26]
La collecte des données a été réalisée auprès d’un échantillon de 20 personnes constituées de
femmes entrepreneures, de gestionnaires d’entreprises féminines, ainsi que de quelques
employés et partenaires financiers. Cet échantillon a été choisi sur la base de la méthode de
sélection raisonnée, en tenant compte des critères liés à l’objet de l’étude, à savoir :
1. Un questionnaire structuré administré directement aux répondants, avec des questions fermées
et des échelles de Likert pour obtenir des données quantitatives mesurables.
[27]
2. Un entretien semi-directif mené auprès de certaines répondantes clés afin d’obtenir des
données qualitatives sur les perceptions, obstacles et stratégies.
Les réponses obtenues ont été saisies et traitées à l’aide du logiciel Excel, permettant la
construction de tableaux statistiques et la réalisation de graphiques pour faciliter l’interprétation.
Femme 15 75%
Homme 5 25%
Total 20 100%
Commentaire: Les résultats montrent une nette prédominance féminine parmi les répondants,
avec 75 % de femmes contre 25 % d’hommes. Cette forte proportion féminine s’explique par le
fait que l’étude cible spécifiquement les entreprises féminines, ce qui influence naturellement la
composition de l’échantillon. Cela confirme également la présence active des femmes dans le
tissu entrepreneurial local.
25 – 35 ans 8 40%
36 – 45 ans 6 30%
Tatol 20 100%
Commentaire: La tranche d’âge la plus représentée est celle de 25 à 35 ans (40 %), suivie par
les 36 à 45 ans (30 %). Les moins de 25 ans ne constituent que 10 % de l’échantillon, ce qui
reflète une faible implication des très jeunes dans l’entrepreneuriat étudié. Les 46 ans et plus
représentent 20 %, traduisant une présence notable d’entrepreneures expérimentées.
[29]
Secondaire 6 30%
Supérieur et 12 65%
Universitaire
Total 20 100%
Source: Source : nous-mêmes a partir des données issues de l’enquête sur terrain
Source: Source : nous-mêmes a partir des données issues de l’enquête sur terrain
1 – 3 ans 5 25%
4 – 6 ans 7 35%
Total 20 100%
Commentaire: Les entrepreneures ayant 4 à 6 ans d’expérience sont les plus nombreuses (35 %),
suivies de près par celles ayant 7 ans et plus (30 %). Les entreprises les plus récentes (moins de 1
[31]
an) ne représentent que 10 % des répondants, indiquant que la plupart sont relativement bien
établies.
Source: Source : nous-même a partir des données issues de l’enquête sur terrain
Commerce 8 40%
Services 6 30%
Agroalimentaire 4 20%
Autre 2 10%
Total 20 100%
Commentaire: Le commerce est le secteur dominant avec 40 %, suivi des services (30 %) et de
l’agroalimentaire (20 %). Les autres secteurs représentent 10 %. Cela traduit la prédominance
d’activités à rotation rapide et à forte demande locale.
Oui 12 60%
Non 8 40%
Total 20 60%
Source: Source : nous-mêmes a partir des données issues de l’enquête sur terrain
[33]
Commentaire: La majorité des répondantes (60 %) ont déjà obtenu un crédit bancaire, contre
40 % qui n’y ont jamais eu accès. Ce résultat met en évidence que, bien que l’accès soit possible,
il reste limité à une partie des entrepreneures.
Source: Source : nous-même a partir des données issues de l’enquête sur terrain
< 1 000 $ 2 10
1 000 – 5 000 $ 5 25
5 000 – 10 000 $ 3 15
Plus de 10 000 $ 2 10
Commentaire: Les crédits les plus fréquents se situent entre 1 000 et 5 000 $ (25 %), suivis des
prêts de 5 000 à 10 000 $ (15 %). Les montants inférieurs à 1 000 $ et supérieurs à 10 000 $ ne
concernent chacun que 10 % des répondants, traduisant une prédominance des financements
modestes.
Source: Source : nous-même a partir des données issues de l’enquête sur terrain
Peu 4 20%
Moyennement 5 25%
Bien 6 30%
Total 20 100%
Commentaire: 30 % des entrepreneures estiment que le crédit a bien répondu à leurs besoins, 25
% « moyennement » et 15 % « très bien ». Par contre, 30 % jugent que la satisfaction est faible
ou inexistante. Cela traduit une adéquation partielle entre le montant octroyé et les besoins réels.
Source: Source : nous-même a partir des données issues de l’enquête sur terrain
6 – 12 mois 5 25%
1 – 2 ans 3 15%
[36]
Total 12 60%
Commentaire: Les durées de 6 à 12 mois sont les plus courantes (25 %), suivies par les crédits
de 1 à 2 ans (15 %). Les durées courtes (moins de 6 mois) ou très longues (plus de 2 ans) sont
peu fréquentes (10 % chacune), ce qui peut limiter la capacité de remboursement étalé.
Source: Source : nous-même a partir des données issues de l’enquête sur terrain
Commentaire: : Le graphique met en évidence une préférence bancaire pour des prêts de durée
moyenne, probablement pour limiter le risque.
Très facile 1 5%
Facile 3 15%
Difficile 9 45%
[37]
Total 20 100%
Commentaire:Une large majorité (80 %) considère que le processus est difficile ou très difficile,
contre seulement 20 % qui le trouvent facile. Cela souligne que les procédures restent un frein
majeur à l’accès au financement.
Commentaire: Le graphique illustre clairement que la lourdeur administrative est une contrainte
majeure pour les entrepreneures.
répondant
Commentaire: Le manque de garanties (75 %) et les taux d’intérêt élevés (70 %) sont les deux
principaux obstacles, suivis par les procédures administratives complexes (65 %) et les revenus
jugés insuffisants (60 %). La discrimination liée au genre touche encore 40 % des répondantes.
A baissé 1 5%
[39]
Commentaire: l’analyse du graphique montre que la majorité des entreprise interrogées ont
connue une évolution positive de leurs chiffre d’affaire après obtention du financement. En effet
40% une légère augmentation, tandis que 30% rapportent une forte augmentation. Par ailleurs,
25% indiquent que leurs chiffre d’affaires est resté stable, et seulement 5% affirment avoir
enregistré une baisse.
Oui 9 45%
[40]
Non 11 55%
Total 20 100%
Oui 10 50%
Non 4 20%
Moyennement 6 30%
Total 20 100%
Commentaire: la figure met en évidence que 50% des entreprises féminines interrogées se
déclarent rentable
[42]
Tontines 10 50%
Microcrédits 6 30%
Commentaire: Les sources les plus utilisées sont l’épargne personnelle (60 %) et les tontines
(50 %), suivies des prêts familiaux (40 %) et des microcrédits (30 %). 15 % des entrepreneures
ne recourent à aucune alternative.
Commentaire:
[43]