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Thermodynamique Irréversibilité Dans Une Turbine À Gaz: Etude D'une Évolution Polytropique

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Banque filière PT - Session 98

Epreuve de Physique II-A

THERMODYNAMIQUE
Irréversibilité dans une turbine à gaz
Ce sujet traite un cycle classique de turbine à gaz mais en s’intéressant tout
particulièrement aux irréversibilités. Il demande de calculer des ”variations d’entropie
dues à l’irréversibilité” et des rendements indiqués polytropiques. Le rôle des frottements
mécaniques dans la production d’entropie est délicat à modéliser et justifie les rappels
théoriques assez longs concernant la question 5 : ” étude de l’irréversibilité ”.
Etude d’une évolution polytropique
Question 1
On nous propose de démontrer l’implication suivante :
[Link]  [Link]  P.v k  Cste
dans l’évolution d’un gaz parfait à capacités calorifiques constantes.
On raisonne sur l’unité de masse et on donne les valeurs numériques des capacités
calorifiques :
c p  1 [Link] 1 .kg 1 ; c v  0, 714 [Link] 1 .kg 1
On en déduit immédiatement le rapport :
c
  c pv  1, 4
et la constante massique du gaz parfait :
r  c p  c v  0, 286 [Link] 1 .kg 1
D’après le second principe et les définitions des coefficients calorimétriques, on a :
[Link]  q r  c v .dT  .dV  c p .dT  [Link]
De plus, les relations de Clapeyron appliquées aux gaz parfaits donnent :
  P ; h  v
Finalement :
[Link]  [Link]
 q r  c v .dT  [Link]  c p .dT  [Link]
 [Link]  c  c v .dT
 [Link]  c p  c.dT
Différentions l’équation d’état massique Pv  rT
dT  Pdv r vdP
Remplaçons dans l’expression de Pdv obtenue précédemment :
[Link]  c  c v .dT  c  c v  Pdv r vdP
Divisons par le produit Pv et réorganisons les termes :
1  c r c v  dv dP
v  P 0
Notons k le facteur 1  r/c  c v  , l’intégration est immédiate :
k dv dP
v  P  0  k lnv  lnP  Cste ou encore Pv  Cste
k

On a bien retrouvé une loi polytropique d’exposant :


c  c v  r cc
k  1  c r c v   c  cv  c  c pv
Question 2
Examinons les différentes transformations classiques :
 isotherme
dT  0 or q r  [Link]  [Link]  0  c   ; k  1 soit Pv  Cste   rT 
 isobare

P  Cste et P.v k  Cste  k  0 soit c  cp


 isochore

v  Cste et P 1/k .v  Cste  1/k  0 soit c  cv


 isentropique
c
ds  0 or dT  0  c  0  k  c pv   ; P.v   Cste (Laplace)
On retrouve les résultats classiques attendus.

Question 3

Dans le diagramme entropique (T,s) , le long d’une polytropique, on a :


[Link]  [Link]  dT  ds c
T
ln T  s c s 1 soit T  T 1  exp s c s 1 
T1
L’évolution est donc exponentielle dans le diagramme entropique, sauf bien sûr dans
les cas particuliers de l’isotherme ou de l’isentropique, c   ou c  0 ), pour lesquelles
on retrouve des évolutions rectilignes.
D’après la relation exprimant la chaleur reçue dans une transformation réversible :
2
q r  [Link]  q 12   1 [Link]
La chaleur reçue est mesurée par l’aire sous la courbe (entre la courbe et l’axe des
entropies ).

Etude d’une turbine à gaz simple


Question 4 : bilan classique
Le premier principe, appliqué aux écoulements permanents s’écrit (bilan massique) :
h  e c  e p   w i  q e
Pour un gaz parfait à capacités calorifiques constantes, on a simplement :
h  c p .T
Pour les A.N., si l’on mesure l’enthalpie massique en [Link] 1 et T en K, alors
c p  1  h  T
D’après les hypothèses, on peut poser :
e c  e p  0
Enfin, w i et q e représentent respectivement le travail et la chaleur massiques reçus dans
l’évolution.

4.a Travail massique indiqué de compression (q e  0 : adiabatique )


w ic  c p .T 2  T 1   576  293  283 [Link] 1
4.b Travail massique indiqué de détente (q e  0 : adiabatique )
w it  c p .T 4  T 3   760  1260  500 [Link] 1
4.c Travail massique utile disponible à l’alternateur
Si l’on néglige toute perte mécanique, on a simplement :
w u  w ic  w it   217 [Link] 1
4.d Chaleur massique fournie par l’échangeur (w i  0 : pas de pièce mobile )
q 23  c p .T 3  T 2   1260  576  684 [Link] 1

4.e Rendement thermique de l’installation


 th  qw23
u
 0, 317
Alors que le rendement de Carnot entre les températures extrêmes vaut :
 Ca  T max  T min  1260  293  0, 767
T max 1260
Le rendement de l’installation est bien inférieur au rendement théorique de Carnot.

Question 5 - Etude de l’irréversibilité


5.a Première présentation
Rappel théorique
L’entropie d’un système est une fonction d’état, bien connue dans le cas d’un gaz
parfait à capacités calorifiques constantes. Si l’on utilise comme variables d’état la pression
et la température, la variation d’entropie massique entre deux état i et f s’écrit :
s  c p . ln T f  r. ln P f avec ici : c p  1 [Link] 1 .K 1 ; r  c p  c v  0, 286 [Link] 1 .K 1
Ti Pi
Variation indépendante du caractère réversible ou non de la transformation !
Si le système reçoit la chaleur élémentaire q de la part d’un thermostat à la température
T 0 , alors la variation d’entropie du thermostat vaut simplement :
q
ds 0  
T0
Si l’échange est totalement réversible, (thermiquement mais aussi
mécaniquement,chimiquement,...) alors le second principe stipule qu’il n’y a pas de
création d’entropie et que la variation d’entropie du système ds est simplement l’opposée
de ds 0 , on parle alors d’entropie ”échangée” et l’on écrit ( point de vue du système) :
q q
ds  ds e    (la réversibilité thermique impose T  T 0 )
T0 T
Si l’échange n’est pas réversible, il y a création d’entropie ( l’entropie de ”l’univers”
augmente ) et l’on a :
q
ds  ds 0  ds création  0 soit ds  (on n’a plus forcément T  T 0 ! )
T0
Lors d’une transformation adiabatique, comme dans la compression ou dans la détente
du problème, on a :
q  0  ds 0  0  ds  ds création  0
Il est donc facile dans ces deux transformations de calculer ”la variation d’entropie due
à l’irréversibilité” :
 Compresseur :
s cr  c p . ln T 2  r. ln P 2  0, 0707 [Link] 1 .K 1
T1 P1
 Turbine :
s cr  c p . ln T 4  r. ln P 4  0, 0892 [Link] 1 .K 1
T3 P3
 Echangeur :
Cette fois, la transformation n’est pas adiabatique et l’on ne connaît pas la température
de la source.
Le plus simple est d’imaginer que la source chaude de l’échangeur est un thermostat à
la température minimale possible soit T 0  1260 K . Sa variation d’entropie lorsqu’il cède
q 23 au système vaut :
q
s 0   23   684  0, 5428 [Link] 1 .K 1
T0 1260
La variation d’entropie du gaz vaut par ailleurs :
s  c p . ln T 3  r. ln P 3  0, 7933 [Link] 1 .K 1
T2 P2
L’entropie créée vaut alors :
s cr  s 0  s  0, 2504 [Link] 1 .K 1

Une autre possibilité serait que l’examinateur se soit plutôt intéréssé aux frottements
dans les canalisations de l’échangeur puisqu’il a pris soin d’indiquer une pression de sortie
P 3  8 bars inférieure à la pression d’entrée P 2  8, 3 bars. Cette chute de pression est
connue en mécanique des fluides sous le nom de pertes de charge. La seconde présentation
qui s’intéresse aux ”chaleurs de frottements” semble confirmer ce point de vue.
Décomposons alors assez arbitrairement notre échangeur réél en un échangeur idéal
amenant l’air à la même température finale (T 3  1260K ) mais sans chute de pression
(P 3  8 bars ) suivi d’un ”élément non idéal” (tuyauterie avec frottements...) faisant chuter
la pression de manière isotherme. Le caractère isotherme d’une telle tuyauterie découle des
hypothèses : w i  q e  0 et donc : h  c p .T  0. La variation d’entropie dans cette
tuyauterie vaudra simplement :
s   r ln P 3  0, 286. ln 8  1, 053.10 2 [Link] 1 .K 1
P3 8, 3
On remarque que l’entropie créée par les frottements est faible vis-à-vis de l’entropie
créée par irréversibilité thermique dans le premier modèle
Conclusion
On peut se demander quel était le modèle attendu par l’examinateur. Vu la brièvement
de l’énoncé, il est certain qu’il ne s’était pas posé toutes ces questions ! Il reste à espérer
que les correcteurs admettront les deux présentations. D’un point de vue plus pédagogique,
cela nous aura permis de discuter sur le second principe, qui reste un des aspects les plus
délicats de la thermodynamique.
Seconde présentation
5.b
Les relations : P.v k  Cste et P.v  r.T entraînent :T k /P k1  Cste
d’où :
k  1  lnT f /T i 
k lnP f /P i 
soit :
lnT f /T i 
k  1/ 1 
lnP f /P i 
en notant (i) et (f) les indices des pressions et températures initiales et finales.
A.N.:
compresseur : k c  1, 4693
échangeur : k e  0, 0449
turbine : k t  1, 3212
5.c
Rappel théorique
Reprenons sous forme différentielle l’expression du premier principe appliqué aux
écoulements permanents :
dh  w i  q e (on suppose toujours de c  de p  0 )
Or la différentielle de l’enthalpie d’un fluide s’écrit :
dh  vdP  Tds
En introduisant une ”chaleur de frottement” q f  0 associée à un travail de frottement
w f  q f  0, et si la seule source d’irréversibilité est le frottement mécanique, alors
on peut écrire le second principe sous la forme :
Tds  q e  q f
De ces trois relations on déduit facilement :
q f  w i  vdP
En intégrant sur toute l’évolution étudiée, on trouve :
f
q f  w i   vdP
i
Le travail massique indiqué w i a déja été calculé.
Dans l’échangeur, on a justifié w i  0 . Dans le compresseur et la turbine adiabatiques,
on a trouvé :
.r
w i  h  c p .T f  T i   T  T i 
1 f
Il reste à évaluer l’intégrale :
f
 i vdP
appelée travail de transvasement massique, qui dépend du chemin suivi.( ce n’est pas
une différentielle exacte ! ).
C’est là que l’hypothèse (assez arbitraire) de l’évolution polytropique est nécessaire.
On trouve :
v  K.P 1/k avec K  v i .P 1/k
i  v f .P 1/k
f  Cste
f f
  i vdP  K  i P 1/k .dP  k P f .v f  P i .v i   k.r T f  T i 
k1 k1
On en déduit :
0, 049  0, 286 
échangeur : q f   k e .r T 3  T 2   1260  576  9, 20 [Link]
ke  1 0, 951

compresseur adiabatique : qf   kc  r.T 2  T 1   29, 59 [Link] 1
1 kc  1

turbine adiabatique : qf   kt  r.T 4  T 3   88, 19 [Link] 1
1 kt  1
f
Dans l’échangeur, la relation : q f    vdP  0
i
impose que la pression baisse s’il y a frottement. On retrouve la notion de perte de
charge évoquée dans la première présentation. On a effectivement : P 3  P 2  0, 3 bar.
 Une autre façon d’obtenir ces résultats serait d’utiliser les capacités calorifiques ”vraies” introduites
dans la première partie et jamais utilisées.
On rappelle les résultats :
k
Tds  cdT  q e  q f avec c  cv
k1
qui s’intègrent facilement en :

q e  q f  cT f  T i  s  c ln T f
;
Ti
1 1 1
Applications numériques (q en [Link] ; c et s en [Link] .K :
compresseur : c c  0, 10457...; q e  0  q f  29, 59 ; s  0, 07068
échangeur : c e  1, 01345...; q e  684  q f  9, 20 ; s  0, 7933
turbine : c t  0, 17638...; q e  0  q f  88, 19 ; s  0, 0892
Questions 6 et 7 - Etude de la compression et de la détente
Les sous-questions étant identiques, et pour mieux faire apparaître les analogies et les
différences nous traiterons ces deux questions parallèlement plutôt que séquentiellement.
a) Travail indiqué polytropique
Considérons une compression (ou une détente) polytropique réversible non adiabatique
d’un gaz parfait.
On a déjà établi :
dh  w i  q e  [Link]  [Link]
q f  0  q e  [Link]
 w i  [Link]
f
w ik   i [Link] 
k.r T f  T i 
k1
Le travail indiqué polytropique s’identifie dans ce cas au travail de transvasement. On
obtient respectivement :
compresseur : w ikc  k c .r  T 2  T 1 
kc  1
turbine : w ikt  k t  T 4  T 3 
kt  1
b) Travail indiqué de compression (ou de détente ) de la transformation adiabatique
réelle.
D’après les questions 4.a et 4.b :
.r
w i  h  c p .T  T  T i 
1 f
.r
compresseur : w ic   T 2  T 1 
1
.r
turbine : w it   T 4  T 3 
1
c) Rendement indiqué polytropique
Attention, le rapport définissant ce rendement est pris dans un sens ou dans l’autre
selon que l’on considère la compression ou la détente. En effet, la compression réelle
nécessite plus de travail que la compression idéale alors que la détente réelle restitue
moins de travail que la détente idéale.

 ikc  w ikc kc
w ic  k c  1 /   1
w it   kt
 ikt  w /
ikt 1 kt  1
d) Relation avec la chaleur de frottement
Dans le rappel théorique du 5.b on a établi :
f
q f  w i   vdP soit : q f  w i  w ik
i
Avec q f  0 (toujours) ; w ic  w ikc  0 (compression) ou w ikt  w it  0 (détente). On
peut contrôler numériquement ces relations à l’aide des résultats obtenus.
 Ces inégalités et les expressions obtenues permettent d’obtenir les inégalités i:mportantes :
kc    kt
e) En remplaçant par les valeurs calculées, on obtient :
w ikc  253.41 [Link] 1 et w ikt  588. 19 [Link] 1
On en déduit que w ic  283 [Link] 1 et w it  500 [Link] 1 , puis :
 ikc  0, 895 et  ikt  0, 850

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