MSH 1991 115 5 0
MSH 1991 115 5 0
A. D EVINANT
B. M ONJARDET
La filière MASS (Mathématiques Appliquées et Sciences
Sociales). 1973-1991 essai de bilan
Mathématiques et sciences humaines, tome 115 (1991), p. 5-66
<http://www.numdam.org/item?id=MSH_1991__115__5_0>
LA FILIÈRE MASS
(MATHÉMATIQUES APPLIQUÉES ET SCIENCES SOCIALES)
1973-1991 ESSAI DE BILAN
A. DEVINANT et B. MONJARDET 1
SUMMARY 2014 An overview on the cursus "Applied Mathematics and Social Sciences" ("filière MASS") in
the French Universities (1973-1991).
In the seventies the french "Ministère de l’Education Nationale" created new degrees, called, at an undergraduate
level, the "DEUG Mathématiques Appliquées et Sciences Sociales" ("MASS", Applied Mathematics and Social
Sciences), and at a graduate level, the "Licence MASS" and the "Maîtrise MASS". The curriculum to get these
degrees contains a training in mathematics, statistics, computer science and in a social science (Economy,
Psychology, Sociology, Geography, History, Philosophy, Linguistics). This paper gives an historical and
present account on these degrees : the Universities where they are prepared ; their programms ; the students that
prepare it ; the other cursus followed or the positions obtained by their graduates, etc....It concludes by giving a
positive appreciation on these degrees in despite of some problems. There are thirteen annexes giving especially
statistical data.
INTRODUCTION
1 ISHA Université Paris IV, 96 bd Raspail 75006 Paris, et Université Paris V et CAMS, 54 bd Raspail 75006
Paris
6
Nous avions tenté un premier bilan de cette filière originale en 1987 à l’occasion d’une
rencontre internationale sur les Mathématiques et les Sciences Sociales tenue à Luminy. Nous
avions pour ce faire mené un certain nombre de travaux et d’enquêtes dont la synthèse avait été
publiée dans la Gazette des Mathématiciens (1988). En quatre ans des évolutions non
négligeables se sont produites, certaines suscitées par une Association (la SMASS) créée en
1989 et regroupant toutes les formations MASS. A l’heure où la réforme des premier et seconds
cycles universitaires est plus que jamais à l’ordre du jour, et où la place d’une filière
pluridisciplinaire, comme la MASS, est en discussion, nous pensons intéressant de réactualiser
et d’enrichir notre premier bilan. Pour ce faire nous commençons par une présentation générale
de la filière dans son état actuel ; puis nous retraçons son évolution depuis sa création ; enfin
nous dressons un bilan global et présentons quelques perspectives d’avenir. Nous joignons à
cette présentation 13 annexes, notamment statistiques, permettant d’accéder à une documentation
précise sur la filière.
Terminons cette introduction en remerciant les nombreuses personnes - enseignants ou non -
qui nous ont aidé à recueillir les informations sans lesquelles ce travail n’aurait pas été possible.
Le premier cycle - dont la durée normale des études est de deux ans - a pour but de donner
une formation de base en Mathématiques et en une ou plusieurs Sciences Sociales déterminées
par chaque Université. Il est sanctionné par un diplôme national : le DEUG mention MASS qui
peut comporter éventuellement l’indication d’une spécialisation. Par rapport au DEUG A-SSM
(Sciences des Structures et de la Matière), le DEUG MASS a un enseignement de mathématiques
généralement comparable, mais les sciences sociales y remplacent la physique. Le deuxième
cycle comprend une licence et une maîtrise MASS assorties selon les Universités, d’une mention
correspondant à la ou aux Sciences Sociales de spécialisation. Au niveau du 3ème cycle, existent
des DEA conçus comme débouchés naturels des étudiants du 2ème cycle MASS.
que dans la moitié des Universités, ce qui n’est pas sans poser des problèmes dont nous
reparlerons ultérieurement.
Au niveau des filières MASS de chaque Université, on peut noter qu’elles sont prises en
charge dans des contextes institutionnels variés puisqu’ils vont de départements MASS
spécifiques à l’intérieur d’une Faculté de Sciences Economiques
à des UFR (Unités de
Formation et de Recherche) de Mathématiques d’une Faculté de Sciences, en passant par des
7
UFR de Mathématiques "isolées" dans des Universités à dominante Sciences Sociales ou des
conjonctions d’UFR de Mathématiques et de Sciences Sociales situées ou non dans la même
Université. Cette diversité n’ a toutefois pas empêché le développement d’une coordination entre
les différentes filières. Dès 1973 une instance nationale de rencontre, le club MASS, avait été
créée et avait tenu des réunions régulières (1973, 1974, 1976, 1979, 1983). La réunion d’
Angers en 1986 conduisait à la création de deux commissions (2ème cycle, Information -
Valorisation) et celle de Lyon en 1988 à la création d’une commission permanente. Plus
récemment , il était décidé d’institutionnaliser cette coordination en créant une Association loi
1901 : la SMASS (Société de Mathématiques Appliquées et Sciences Sociales), dont font partie
toutes les filières MASS, voyait le jour en 1989. Nous aurons plusieurs fois l’occasion, dans
cette étude, de citer des travaux réalisés par les instances précédentes, par exemple le document
"La filière MASS" (1987, réactualisé dans un bulletin d’information de l’ONISEP), les bilans
des enquêtes statistiques de rentrée effectuées régulièrement depuis 1986 et diverses enquêtes
sur les orientations et les débouchés des étudiants ; dans la suite nous désignerons ces
documents ou enquêtes par le terme SMASS, même si elles ont été réalisées avant la création
effective de l’association. Signalons aussi que l’annexe XIII est la reproduction d’un dépliant de
la SMASS qui donne une bonne vue d’ensemble de la filière.
Effectifs
Pour l’année 89-90, les effectifs d’étudiants inscrits pour la préparation du DEUG étaient de
2134 en lère année et de 1626 en 2ème année, soit 3760 pour le premier cycle. En deuxième
cycle, toujours pour l’année 89-90, 519 étudiants étaient inscrits en Licence et 280 en
Maîtrise (ces effectifs incluent ceux d’Angers U.C.O.). Pour l’année 90-91, nous disposons
des effectifs d’étudiants inscrits pour 23 des 26 Universités concernées ; ils sont respectivement
de 4252 pour le premier cycle (2736 en lère année,1516 en 2ème année), de 579 en Licence et
de 315 en Maîtrise. Les données pour le troisième cycle sont trop floues, compte tenu des
dénominations spécifiques des DEA correspondants de fait à la poursuite de la filière MASS
pour être indiquées ici.
Nombre de diplômes
Il y a eu en 1990 (année 89-90) 1008 diplômés DEUG MASS. Pour le second cycle, toujours
en 1990, il y a eu 315 Licences et 231 Maîtrises MASS délivrées.
car, en fonction des mentions de la Licence qu’ils se proposent d’obtenir, les étudiants peuvent
éprouver des difficultés à y être admis s’ils sont titulaires du DEUG MASS sans ou avec une
autre spécialisation ; le problème se pose surtout pour les diplômés DEUG MASS n’ayant pas
fait d’économie, puisque l’orientation sciences sociales des deux tiers des deuxièmes cycles
MASS est l’économie et/ou la gestion.
Après DEUG MASS 1’ accès à d’autres formations universitaires que le second cycle
un
MASS est soumis à des conditions variables selon les Universités, les disciplines et le type de
formation (licence, magistère, M.S.T...) : accès libre, examen de dossier ou examen de
connaissances, certificats préparatoires avec dispenses possibles, etc. Ces autres formations
accessibles se répartissent selon trois axes essentiels de spécialisation : les formations
’
spécialisées en :
-
Mathématique et Informatique ;
-
Sciences Economiques et Gestion ;
-
On se limitera ici à ceux liés à la possession d’un diplôme MASS (sans tenir compte de ceux liés
à l’orientation dans une filière différente après un DEUG MASS).
Les débouchés professionnels au niveau d’un DEUG MASS sont - comme pour tout DEUG
-
limités. Ce diplôme permet toutefois de se présenter à certains concours administratifs,
assez
au concours de recrutement d’élève-instituteur (jusqu’en 1992), et à partir de 1991 d’ obtenir
l’allocation d’année préparatoire à l’entrée aux IUFM (Institut Universitaire de Formation des
Maîtres). Certaines Universités signalent aussi la possibilité d’emplois de techniciens dans un
service d’informatique, de statistique, d’organisation du travail ou l’ouverture vers des
professions dans les secteurs du travail social, de l’animation ou de la communication.
La Licence MASS ouvre l’éventail possible des concours administratifs et permet de
présenter le CAPES (notamment en Mathématiques) et le CAPET ; ce niveau licence sera aussi
celui requis pour entrer en lère année d’IUFM. Le niveau Maîtrise MASS et DEA ou DESS
spécialisés vise à permettre l’accès à des emplois de type cadres chargés d’études ("ingénieurs
mathématicien, statisticien, informaticien", "ingénieur économiste"...) et, en général, à "toute
fonction demandant une grande maîtrise des méthodes quantitatives dans des sociétés de service,
banques, sociétés d’assurances, instituts de sondage, laboratoires de recherche, services
d’études informatiques, statistiques ou économiques des services commerciaux ou de production
9
des entreprises". Notons aussi que la maîtrise MASS (comme toute maîtrise) permet de se
1 ) Les orientations ou débouchés théoriques ont tous été réalisés au moins une fois.
2) Les orientations ou débouchés les plus importants sont dans les secteurs Mathématiques et
Informatique, les formations et carrières où cette dernière joue un rôle important étant
particulièrement prisés (on notera, par exemple, après le DEUG MASS, l’attrait pour la
MIAGE, Maîtrise de Méthodes Informatiques Appliquées à la Gestion ou pour certaines
Maîtrises de Sciences et Techniques) 2.
3) Un diplômé maîtrise MASS, avec ou sans diplôme supplémentaire, trouve aisément un
emploi qualifié et bien rémunéré, dans des emplois de type "ingénieurs mathématicien,
statisticien, informaticien", "ingénieur économiste".
1.4. Horaires, programmes, pédagogie
Pour le premier cycle une étude détaillée des horaires et des programmes a été menée à partir de
documents récents fournis par les Universités. Pour les horaires, une marge de liberté était
laissée par l’arrêté de création du DEUG MASS ; en effet 70% seulement de la durée horaire
étaient imposées : 40% au moins pour les matières du bloc Mathématiques, Informatique et
Statistiques (MIS) ; 25% pour celles du bloc Sciences Humaines et Sociales (SHES) et 5% pour
les langues vivantes. En 89-90, les 30% de cette marge sont répartis en priorité sur les matières
du bloc MIS. puisque, en moyenne, celles-ci occupent 58% des horaires contre 38% aux
matières du bloc SHES. Toutefois dans quelques Universités comme Aix-Marseille I, Grenoble
II ou Rennes II, les deux blocs ont approximativement la même importance, le bloc SHES
l’étant même un peu plus pour Aix-Marseille III ou Paris XII. Inversement certaines Universités
notamment parisiennes (Paris V, Paris VIII, Paris X, Paris IX) accentuent la prédominance du
bloc MIS, puisqu’elles lui accordent de 64 à 68% des horaires.
Ces pourcentages doivent être rapportés au volume horaire total des enseignements : alors
que l’arrêté de création imposait un minimum de 900 heures (sur les deux années), le volume
horaire réel est souvent largement supérieur. Il varie en effet de 1000 à 1377 heures, avec une
moyenne de 1170 heures.
En ce qui concerne les programmes du DEUG MASS nous nous limiterons à ceux du bloc
MIS, ceux du bloc SHES étant trop variés pour faire l’objet d’une étude détaillée. On peut établir
pour le bloc MIS un "tronc commun" comprenant les sujets traités par approximativement toutes
les Universités préparant le DEUG MASS (cf. annexe VIII 1). On y trouve en Algèbre et
Analyse un certain nombre de points qu’on retrouve pratiquement semblables dans les DEUG A
(S.S.M. Sciences des Structures et de la Matière ; rappelons que puisqu’il n’existe plus de
programme national pour ces DEUG, il s’ensuit une certaine variabilité). Il s’y ajoute
2 Toutefois les
statistiques fournies pour le Colloque de Palaiseau, Mathématiques à venir (1987) montraient
le
que Deug MASS résistait un peu moins mal que le DEUG SSM à l’évaporation des diplômés de niveau DEUG
vers des formations non mathématiques.
10
éventuellement et de façon plus ou moins importante des sujets assez divers (des quaternions à
l’intégrale de Lebesgue...) mais où il faut noter la réapparition d’enseignements de géométrie.
Toutefois, différenciation avec le DEUG A provient de l’existence en MASS d’un
une
Si l’informatique est présente partout, elle l’est par contre sous des formes assez variées qui
peuvent aller d’une initiation à un langage de programmation (généralement le Pascal) à une
véritable formation informatique (cf. exemples en annexe VIII 1). Un fait intéressant est
toutefois le développement d’enseignements "mixtes" où les résultats (méthodes) mathématiques
(statistiques) voisinent avec la réalisation d’algorithmes et de programmes correspondants,
parfois sous la forme de projets (dossiers) par les étudiants.
Un souci qu’on retrouve assez souvent dans la mise en oeuvre de ces programmes par des
enseignants du DEUG MASS est celui de développer la capacité des étudiants à analyser et
formaliser une situation non mathématique, à "modéliser". Mais il peut entrer en conflit avec
celui d’assurer un niveau standard de mathématiques suffisant pour l’accès aux deuxièmes
cycles de cette discipline. Cette dernière préoccupation amène parfois à la création d’une option
"forte" en mathématiques.
Si l’on passe maintenant aux seconds cycles MASS, on constate d’abord que le minimum de
375 heures d’enseignements pour la Licence comme pour la Maîtrise, imposé par l’arrêté du
7.7.1977, est toujours largement dépassé, puisque l’horaire réel dépasse presque toujours les
500 heures et peut même s’approcher des 600 (Paris V, Lyon 1 et II).
Quant aux enseignements de sciences sociales, ils portent dans environ les deux tiers des cas
sur l’économie ou/et la gestion, l’intégration entre ces enseignements et les enseignements
scientifiques étant variable suivant les Universités. On notera que dans environ trois quart des
deuxièmes cycles MASS, il est fortement conseillé (voire rendu obligatoire) aux étudiants de
maîtrise.d’effectuer un stage (d’une durée de six semaines à trois mois).
L’étude de ces programmes montre que leurs causes de variation (en dehors de celles liées à
l’enseignement des sciences sociales et de l’obligation ou non d’un stage) résultent pour une part
de l’horaire (plus que des programmes) d’informatique, d’autre part et surtout sur le choix fait,
ou non, de renforcer -
essentiellement en licence -
la formation en mathématiques
fondamentales. Ce choix est celui des quatre Universités parisiennes et dans une mesure
moindre de Lyon I et Aix-Marseille III ; les autres Universités choisissent, elles, de renforcer
d’autres enseignements, par exemple les statistiques et l’économie-gestion pour Paris X, l’
informatique pour Angers, les mathématiques appliquées (analyse numérique) pour Toulouse II.
Une enquête avait été faite auprès des enseignants de mathématiques et informatique MASS
en 1977 (cf. doc. Devinant-Monjardet n° 4). Il en ressortait que majoritairement ils enseignaient
aussi dans d’autres filières ; quant à leur présence dans la MASS, elle pouvait remonter -
souvent avec un fort investissement - à la création de cette filière, ou - autre extrême -représenter
la nécessité de compléter un service sans motivation particulière. Leurs enseignements étaient
soit de forme "traditionnelle" (cours magistral plus Travaux.Dirigés.), soit de forme "intégrée"
(cours et T.D. mélangés), organisés généralement sous forme d’U.V. (Unités de Valeurs)
parfois regroupées en blocs, et validées sous une forme combinant contrôle continu et examens
finaux. La présentation de ces enseignements était rarement de type "expérimental", quelquefois
de type "axiomatique" et le plus souvent un mélange des deux. Ces enseignants MASS
s’accordaient sur l’utilité mais aussi la difficulté (surtout en DEUG) de trouver de bonnes
"illustrations" concernant l’utilisation en Sciences Sociales des mathématiques enseignées ;
toutefois la plupart réussissaient à trouver de telles illustrations, fournies plutôt par des lectures
personnelles que par des discussions avec des collègues de Sciences Sociales. De manière
générale les contacts -
assez fréquents -
moyens pour le faire. Nous pensons qu’une reprise actuelle de cette enquête ne montrerait pas de
changements notables sur ces différents points.
Motivations initiales
L’objectif premier qui a présidé à la création de cette filière était de "former des mathématiciens
mieux aptes à collaborer avec des spécialistes des sciences sociales, des spécialistes de ces
sciences ayant une solide formation de mathématiques" et plus largement de "susciter des
vocations d’ingénieurs en sciences sociales", vocations dont le besoin apparaissait important ; le
deuxième objectif était la formation d’enseignants de mathématiques, pour les sections ne
relevant pas des «sciences exactes ou naturelles des collèges, lycées ou Universités (cf. M.
Barbut, "Le premier cycle Mathématiques et Sciences Humaines",1971 ).
Tout naturellement, la création du deuxième cycle MASS a été motivée par le désir d’assurer
aux étudiants qui, dans le 1~ cycle, avaient opté pour la filière, la possibilité d’approfondir une
formation mathématique solide orientée vers les applications aux Sciences Sociales. Il est à noter
que dès sa création ce deuxième cycle avait une orientation professionnelle affichée puisqu’il
était classé dans les "filières professionnelles terdaires" (cf arrêté du 7.7. 1977 à l’annexe I 2)
Les effectifs d’inscrits en licence et maîtrise MASS ont suivi une progression régulière
depuis leurs créations et ont à peu près triplés en 13 ans : de 177 à 580 en licence, de 100 à 315
en maîtrise. Evidemment ces augmentations globales masquent des évolutions locales
contrastées avec quelques stagnations ou diminutions et quelques fortes augmentations,
engendrant souvent des problèmes d’encadrement.
Quant à l’évolution des effectifs du 3ème cycle, si elle est impossible à mesurer compte tenu
de ce qui a été dit plus haut, elle est certainement importante. La période est en effet marquée par
l’accroissement du nombre d’étudiants qui après leur maîtrise suivent un DEA ou un DESS.
Évolution des diplômes
Le DEUG MASS ayant été créé en 1973, les premiers étudiants inscrits ont obtenu ce diplôme
en 1975. Depuis cette date et compte tenu des mêmes restrictions méthodologiques que celles
évoquées plus haut, on peut dire que les diplômes de 1" cycle, passés de 170 à 1000 (en 90), ont
été multipliés par six. En licence on est passé de 70 à 315 (en 90) et en maîtrise de 40 à 230 ;
ainsi le nombre de diplômés deuxième cycle MASS a été multiplié par 5 en 13 ans. Quant aux
DEA, là encore, l’évolution des diplômés est quasiment impossible à retracer.
IL3. Évolution des enseignements
Groupe de matières et spécialisations
L’arrêté créant le DEUG MASS précisait que les enseignements de Sciences Humaines et
Sociales devaient porter sur l’un des trois groupes de matières (dits aussi "dominantes")
suivants: Géographie, Histoire, Histoire des Sciences et des Techniques ; Psychologie,
Sociologie et Linguistique ; Sciences Économiques (auxquelles l’arrêté du 16/7/84 ajoutait
"gestion, comptabilité"). En pratique si cette dernière dominante est souvent apparue comme
telle, les deux autres ont pris des formes variables, allant d’un enseignement d’une seule matière
- par exemple la Géographie ou la Sociologie
-
Une évolution plus récente concerne un certain accroissement de la proportion des horaires
du bloc MIS (Mathématiques, Informatique et Statistiques) en DEUG. En effet en 1986-87, une
étude des horaires montrait globalement une quasi parité entre ceux de ce bloc et ceux du bloc
SHES (Sciences Humaines et Sociales) ; par contre comme nous l’avons dit plus haut, les
proportions respectives sont maintenant de l’ordre de 58% contre 38%.
Évolution pédagogique
Une première évolution est liée au développement de l’informatique pendant la période
considérée. Si une conséquence est l’accroissement de la formation informatique proprement
dite, une autre, rencontrée dans plusieurs Universités, est le développement sous des formes
diverses d’un enseignement de Mathématiques modifié par le recours à l’Informatique ; ce qui se
traduit entre autres par un recul de la théorie "pure" au profit de manipulations concrètes, du
problème "abstrait" au profit du dossier individuel ou collectif, évolution qui ne présente pas que
des aspects positifs.
Une deuxième évolution est une conséquence de la réforme des premiers cycles mise en
place à partir de la rentrée 1984. Une bonne part des DEUG MASS ont été rénovés ou
renforcés, ce qui s’est traduit par le fait que les étudiants ne s’y engagent définitivement qu’après
une période probatoire (de durée variable) sanctionnée par des tests, examens, et conduisant le
cas échéant à une réorientation. Dans certains cas cela a conduit à une organisation en un DEUG
Sciences où le DEUG MASS se retrouve comme une option possible. Parmi les autres
innovations apportées par la réforme, qu’on retrouve en tout ou en partie dans les DEUG MASS
rénovés, citons une information et une participation plus importante des étudiants, l’instauration
de tuteurs ou de contrats pédagogiques.
On retrouve cette relative diversité dans les filièresMASS de deuxième cycle ; elles assurent
toutes une formation importante en mathématiques appliquées, mais avec une part variable de
15
Sur un autre point, dans l’article de 1988 que nous avions consacré à la filière, nous
écrivions : "un autre de ses problèmes est que, malgré ou à cause de
-
son caractère
-
pluridisciplinaire, elle est aussi peu connue des mathématiciens que des spécialistes des Sciences
Sociales" et nous citions l’Étudiant de mai 1984 qui prévenait : "Avis aux explorateurs: si vous
la cherchez, on vous dira souvent ne pas la connaître; n’hésitez pas à insister, vous finirez bien
par la retrouver". A cet égard l’action de la SMASS a considérablement changé la situation ; celle
3 Encore
qu’à l’époque, on constatait que peu de monde savait qu’ une telle formation existait déjà à l’Université.
4 On sait en effet
que l’accès au professorat de mathématiques passe par la réussite aux concours du CAPES
et/ou de l’agrégation, concours qui pu être préparés pendant une certaine période dans le cadre d’un IPES, (après
ont
concours d’accès). Mais d’une part les possibilités données aux titulaires du DEUG MASS (arrêté du 22.4.1974) de
se présenter aux IPES de Mathématiques ainsi que celles données aux titulaires de la maîtrise MASS (comme de
n’importe quelle maîtrise, depuis l’arrêté du 30.11.68) de se présenter à l’agrégation, semblent avoir été peu
connues et donc peu exploitées ; d’autre part et surtout, en contradiction avec l’une des motivations essentielles de
création de la filière, et malgré de nombreuses interventions de ses responsables auprès des administrations
concernées, ce n’est que par l’arrêté du 5.8.85 que la licence MASS a permis de se présenter au CAPES de
Mathématiques ; notons que la possibilité de se présenter au CAPES de Sciences Économiques et Sociales existait
depuis le décret du 22.4.77 et que plus récemment depuis l’arrêté du 10.11.87 l’obtention de n’importe quelle
- -
ci a en effet menée politique d’information tout azimut allant des lycéens des terminales
une
Avant de terminer on peut évoquer l’avenir de la filière MASS à l’heure où l’on parle
beaucoup de projets de réforme des premier et second cycles universitaires. Il faut rappeler à cet
égard que le Ministère de l’Éducation nationale avait élaboré en 1989-90, en concertation avec
les Associations concernées, des projets de maquettes nationales pour le second cycle, dont
notamment le second cycle MASS. On trouvera ce projet à l’annexe XII2 ; dans un cadre horaire
de 500 heures annuelles, il fixe la répartition de 375 heures (200 en mathématiques, probabilités,
statistiques, 150 en sciences sociales, 50 en informatique), laissant libres 125 heures qui
permettent aux Universités de développer une orientation spécifique ; il contient également une
liste des matières en mathématiques appliquées et informatique. Il serait souhaitable que ces
projets, gelés depuis le printemps 90, aboutissent. Au niveau du premier cycle, la réforme posait
plus de problèmes. Après un débat animé sur la place du Deug MASS, il semble possible que
celui ci devienne l’une des mentions du nouveau DEUG Sciences, ce dont on ne peut que se
féliciter, puisque en reconnaissant le caractère scientifique dominant de ce DEUG, on devrait
éviter aux bacheliers toute erreur d ’interprétation sur son contenu, et donc faciliter leur
orientation (l’annexe XII 1 est un avant-projet de maquette nationale pour le DEUG MASS,
élaboré en 1990, dans la perspective d’un DEUG MASS restant autonome).
En conclusion ont peut récapituler les principaux points globalement positifs de la filière
MASS : formation solide en mathématique et souvent informatique ainsi que dans une Science
Sociale (l’Économie le plus souvent), grande ouverture des orientations possibles après le
premier cycle 5, réalité de débouchés professionnels attractifs après le deuxième ou le
troisième cycle. Il reste encore à améliorer la carte universitaire de la filière, insuffisamment
équilibrée au niveau des régions et surtout des seconds cycles. On ne peut qu’espérer que les
réformes à venir y contribueront.
RÉFÉRENCES et DOCUMENTS
BARBUT M., Le premier cycle "Mathématiques et Sciences Humaines", Bulletin de liaison des
Universités de langue française, 2-3, Septembre-décembre 1971.
5 Ceci est en particulier bien noté dans l’Étudiant (C.Rosas, 1989), en dépit du style provocateur qu’affectionne
ce journal.
17
HEUZE G., La filière MAS S, Gazette des Mathématiciens, 15, 1980, (115-119).
MONJARDET B., POUSSE A., ROUSSEAU R., Compte-rendu de la réunion de la filière
MASS, Angers, 28 novembre 1986.
ROSAS, C., Que faire avec un Deug MASS, L’Étudiant, mars 1989, p.52.
ROUSSEAU R., Compte-rendu de la réunion 2ème cycle MASS, Paris, 15 Septembre 1987.
ANNEXES
20
21
ANNEXE 1
TEXTES DE CRÉATION
ANNEXE I 1
La durée totale des enseignements ne doit pas être inférieure à neuf cents heures.
Les activités telles que travaux dirigés et pratiques, séminaires, entraînement au travail de
groupe, enquêtes, initiation à l’expression écrite et orale, stages, doivent occuper au moins un
quart de la durée horaire totale.
Article 3. Au moins 40 % de la durée totale minimum doivent porter sur les mathématiques,
-
Article 4. -
Article 5. Les enseignements de première année doivent porter, pour 40 % au moins de leur
-
durée, sur les matières désignées à l’alinéa 1 de l’article 3 du présent arrêté et pour 25 % au
moins sur l’un des groupes des matières figurant à l’annexe du présent arrêté.
Article 6. -
GROUPE DE MATIÈRES
Géographie, histoire, histoire des sciences et des
techniques.
Psychologie, sociologie et linguistique.
Sciences économiques, gestion, comptabilité (arrêté du 10.1.84)
22
ANNEXE 12
Arrête :
Article 2 -
Les enseignements conduisant à ces maîtrises. sont répartis sur deux années
universitaires.
Leur durée totale ne peut être inférieure à sept cent cinquante heures.
Par dérogation aux dispositions de l’alinéa ler, les universités peuvent organiser les
enseignements en deux années distinctes. La première année est alors sanctionnée par un
diplôme national de licence à condition qu’elle porte sur un volume horaire au moins égal à la
moitié du volume horaire total du deuxième cycle.
Article 3 -
Les projets de maîtrises sont établis par les conseils d’établissements sur
proposition de l’unité d’enseignement et de recherche ou des unités d’enseignement et de
recherche appelés à assurer les enseignements. Lorsque la proposition émane directement du
conseil de l’établissement, le conseil de l’unité d’enseignement et de recherche ou des unités
d’enseignement et de recherche responsables des enseignements est obligatoirement consulté.
Les projets présentés doivent respecter les règles communes figurant en annexe.
Ils doivent indiquer avec précision les moyens nécessaires à leurs réalisation et spécifier dans
quelle mesure cette dernière est subordonnée à l’attribution de moyens nouveaux.
Ils doivent comporter une estimation des perspectives professionnelles offertes à court et à
long terme par la maîtrise pour laquelle l’habilitation est demandée.
Les programmes peuvent comporter des stages professionnels qui s’ajoutent à l’horaire
d’enseignement.
Article 4 z
Cette dispense ne peut excéder le quart des enseignements figurant au programme des deux
années universitaires conduisant à la maîtrise.
Elle est accordée après avis favorable d’une commission comprenant au moins quatre
membres choisis parmi les professeurs, maîtres de conférences ou maîtres-assistants enseignant
dans la maîtrise considérée.
Le directeur de l’unité d’enseignement et de recherche ou les directeurs des unités
d’enseignement et de recherche responsables des enseignements, ainsi que l’enseignant chargé
de la coordination prévu à l’article 6 ci-dessous sont membres de droit de cette commission.
Article 5 -
Article 7 -
Les projets présentés doivent indiquer avec précision les modalités du contrôle des
aptitudes et des connaissances.
Ces modalités doivent être conformes aux dispositions de l’arrêté du 19 mars 1970 relatif au
contrôle des aptitudes et des connaissances en vue des diplômes nationaux.
Lorsque la nature des enseignements le justifie, les projets peuvent prendre en compte, au
titre du contrôle continu, les résultats de travaux personnels demandés aux étudiants.
Lorsque les programmes de la maîtrise comportent des stages professionnels, les projets
doivent prendre en compte, au titre du contrôle continu, les résultats de ces stages.
Article 9 -
Jean-Pierre SOISSON
ANNEXE
(...)
Règles communes aux maîtrises
de mathématiques appliquées et sciences sociales
Les enseignements portent sur les mathématiques et une ou plusieurs sciences sociales.
Ils portent pour au moins 35 p. 100 de leur durée totale sur les sciences sociales.
Ils portent pour au moins 35 p. 100 de leur durée totale sur les mathématiques appliquées.
Chaque maîtrise est assortie d’une mention correspondant à la ou aux sciences sociales
étudiées.
24
ANNEXE I 3
appliquées et sciences sociales est accordée aux formations qui répondent aux critères fixés aux
articles suivants.
Article 2. -
Article 3. -
Article 4. -
L’appréciation des aptitudes et des connaissances donne lieu à deux sessions par
an. Elle résulte à la fois d’un contrôle régulier et continu et d’examens périodiques ou terminaux
sans qu’aucun de ces deux procédés puissent compter pour moins de 20 % dans l’appréciation
globale. Les examens comportent pour chaque diplôme des épreuves subies individuellement et
sous contrôle.
25
ANNEXE II
Liste établie d’après les documents publiés par le Ministère de l’Éducation Nationale, de la
Jeunesse et des Sports : "les diplômes de ler cycle dans les universités", mise à jour 89-90 et
"les diplômes de 2ème cycle et plus", mise à jour 89-90.
D signifie DEUG mention MASS, DR DEUG renforcé avec mention MASS, DS DEUG
mention MASS, spécialisation : celle-ci est indiquée entre parenthèses à la suite de DS.
L signifie Licence, M Maîtrise, les mentions de licence ou maîtrise sont indiquées entre
parenthèses derrière L et/ou M. Les mentions en maîtrise sont les mêmes qu’en licence, sauf
pour Paris VII où une mention "Modélisation en Sciences Sociales" est ajoutée en maîtrise.
ANNEXE III
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ANNEXE IV
note : inscrits lère année : après période d’orientation pour les DEUG rénovés
ANNEXE IV 2
* : convention avec Université de Pau (étudiants inscrits à PAU mais ayant suivi
les cours à TOULOUSE)
32
ANNEXE IV 3
note : inscrits lère année : après période d’orientation pour les DEUG rénovés
Strasbourg 1 : inscrits 89-90 avant orientation ; Aix-Marseillc I : chiffres approximatifs
ANNEXE IV 4
ANNEXE V
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35
ANNEXE VI
1990-1991
Nous donnons ci-dessous une liste des DEA et DESS susceptibles d’accueillir des étudiants
titulaires d’une maîtrise MASS. Nous les avons classés d’après les établissements (universités,
écoles, .....) où ils sont habilités, en distinguant d’une part la région parisienne, d’autre part la
province.
Un certain nombre de formations sont soulignées ; elles désignent des formations qui
indiquent explicitement pouvoir accueillir des étudiants titulaires d’une maîtrise MASS, ou (et)
dont nous savons qu’edles ont déjà accueilli de tels étudiants. Les autres formations sont donc
celles pour lesquelles nous ignorons si elles ont ou non accueilli des diplômés MASS.
On notera que, outre les quelques formations qui sont des prolongements naturels de 2ème
cycles MASS, le diplômé d’une maîtrise MASS a, a priori, un large éventail de possibilités pour
son 3ème cycle (une cinquantaine de DEA et une trentaine de DESS), ce qui n’est guère étonnant
compte tenu du caractère de formation scientifique et pluridisciplinaire de la filière MASS. Il faut
toutefois affiner ce constat, en précisant certains points. Les 2ème cycles MASS ne sont pas
totalement interchangeables ; suivant les universités la formation donnée en mathématiques,
statistique et informatique peut mettre l’accent sur l’une ou l’autre de ces disciplines ; de même si
la formation donnée en sciences sociales est le plus souvent en économie et gestion, le poids
donné à chacune d’elles peut varier ; enfin cette dernière formation peut aussi porter sur d’autres
sciences sociales (linguistique, géographie, sociologie, communication et décision, modèles et
méthodes des sciences sociales...). Il est dès lors évident que la spécificité du 2ème cycle MASS
suivi par l’étudiant cible déjà les troisièmes cycles dans lesquels il pourra être admis ; à la limite
pour être admis dans certains troisièmes cycles, il est nettement préférable (voire indispensable)
d’avoir suivi le 2ème cycle MASS de l’université concernée. En sens inverse la liste ci-dessous
n’est pas exhaustive ; par exemple, il y a vraisemblablement d’autres DEA de Mathématiques
Appliquées pouvant accueillir des étudiants MASS que ceux cités ; de même nous n’avons pas
répertoriés les 22 DESS C.A.A.E. (Certificat d’Aptitude à l’Administration des Entreprises)
existants, bien que les diplômés MASS demandant à faire ce DESS soient souvent bien placés
pour être retenus (nous n’avons indiqué que ceux dont nous savons qu’ils ont été suivis par de
tels diplômés).
N.B. La liste ci-jointe est valable pour 1990-1991. On sait que tous les DEA vont être soumis à
réhabilitation durant le premier semestre 91 ; la liste des DEA pour l’année 1991-1992 pourra de
ce fait subir des modifications.
36
37
38
ANNEXE VII
B. Monjardet 1
1. PRÉSENTATION
2. ORIGINES ET DEVENIRS DE DIPLOMES DE LA MAîTRISE MASS
3. TABLEAUX RÉCAPITULATIFS
3.1. Origines
3.2. Troisièmes cycles suivis avec succès
3.3. Emplois occupés
5. ANNEXES
5.1. Questionnaire et bilan de l’enquête menée en 1988
5.2. Questionnaires des enquêtes annuelles depuis 1989
janvier 1991
1. PRÉSENTATION
L’Université René Descartes (Paris V) délivre les diplômes de la filière Mathématiques
appliquées et Sciences Sociales (M.A.S.S. j, soit en premier cycle :
le DEUG Mathématiques appliquées et Sciences Sociales
-
et en deuxième cycle :
la licence et la maîtrise de Mathématiques appliquées et Sciences Sociales
-
1 CAMS et U. F. R. de
Mathématiques, Université René Descartes, 12 rue Cujas, 75005, Paris
2 Elle délivre aussi une Maîtrise de Sciences et
Techniques Informatique et Statistique appliquées aux
Sciences de l’ Homme (M.S.T. I.SA.S.H.), étudiée par ailleurs, et en collaboration avec l’Université Paris IV,
une Maîtrise de Sciences et Techniques Sciences Sociales Appliquées.
39
Une première enquête "lourde" a été menée en 1988 auprès de 155 diplômés du 2ème cycle
MASS ou MST ISASH, soit la quasi-totalité des diplômés entre 1978 et 1987. Elle a connu un
relatif succès, puisque 42 réponses exploitables ont été obtenues. Un bilan des réponses à cette
enquête ainsi que le questionnaire utilisé se trouvent à l’annexe 1. On remarquera que les
questions posées portaient aussi bien sur les diplômes obtenus (depuis le baccalauréat), la
situation actuelle du diplômé et pour les emplois le mode d’obtention, que sur l’évaluation de la
formation reçue à l’université.
Cette enquête a été reprise en juin 1989 à l’intention des nouveaux diplômés de 1988 et aussi
des diplômés de 1987 (dont une bonne part avaient suivi une formation de troisième cycle en
1987-88) ; elle n’ a alors obtenue que 11 réponses sur 63 envois.
En octobre 1989, pour les nouvelles promotions de diplômés, il donc été décidé de
a
remplacer l’enquête précédente par une enquête "légère" : le questionnaire envoyé aux 15
nouveaux diplômés maîtrise MASS ne portaient que sur les diplômes acquis et la situation du
diplômé à la fin de l’année 1989 (cf. annexe 2) ; après divers rappels il a obtenu 14 réponses.
En octobre 1990 l’enquête légère précédente est reprise pour les nouveaux diplômés de
1990 ; elle est accompagnée d’une autre enquête légère concernant les diplômés de 1989 (là
aussi beaucoup de ces diplômés ont suivi une formation de troisième cycle en 1989-90).
Ce dispositif de deux enquêtes légères concernant les diplômés des années n et n-1 devrait
être maintenu dans l’avenir. P permet de connaître rapidement les débouchés des diplômés, qu’
ils entrent dans la vie professionnelle immédiatement après leur diplôme ou après une année de
formation complémentaire (généralement de 3ème cycle). Il serait évidemment souhaitable de
mener aussi régulièrement des enquêtes plus approfondies portant d’une part sur l’étude du
déroulement de la scolarité des étudiants pendant leur deuxième cycle, ainsi que l’évaluation
qu’ils font de la formation reçue, et d’autre part sur les modes d’obtention de l’emploi, ses
caractéristiques et son évolution ; les premières devraient principalement être du ressort de
l’U.F.R. M.S.I., les secondes du ressort de l’AEIS.
On trouvera ci-dessous un bilan pour les diplômés maîtrises MASS des différentes enquêtes
menées jusqu’ ici 3. On donne d’abord des tableaux récapitulatifs indiquant les diplômes de
premier cycle et éventuellement de troisième cycle obtenus, ainsi que les 30 emplois
effectivement occupés. Puis pour la promotion 1989, la promotion 1988 et les promotions
avant 1988, on donne la répartition des diplômés suivant leur diplôme de ler cycle, et leur
devenir. Pour les diplômés 89 (88) ce devenir consiste en leur situation pendant l’année 89-90
(88-89) et, lorsqu’elle est connue, fin 90 ; pour les diplômés d’avant 1988 il s’agit de la situation
en 1988 (et, lorsqu’elle est connue, fin 90).
diplômés maîtrise MASS cherchent pour plus de la moitié d’entre eux à acquérir un
les
diplôme à Bac + 5 (DEA ou DESS) ; ils disposent pour ce faire d’un large choix de formations.
-
les diplômés maîtrise MASS qu’ils aient ou non acquis un diplôme de 3ème cycle, trouvent
aisément des emplois très qualifiés et bien rémunérés.
-
les emplois obtenus sont en majorité des emplois d’ informaticiens, puis des emplois de
statisticiens ou de statisticiens - informaticiens ; ils sont surtout dans des grandes entreprises ou
des sociétés de service.
On à propos de ces conclusions que, s’il est vraisemblable que la possession d’un
notera
diplôme de 3ème cycle améliore le statut et le niveau de rémunération de l’embauche, seules des
enquêtes plus fines pourraient le prouver.
Nous tenons à remercier pour terminer tous ceux qui ont participé à la réalisation et (ou) à
l’exploitation de ces enquêtes et, plus particulièrement, M. Bonnet, A.Devinant et C.
Marchaland, ainsi que collectivement l’AEIS.
N.B. Dans cette étude les abréviations suivantes sont utilisées : F : Femme ; H : Homme. Pour les options
suivies dans le Deug MASS : E : Economie ; L : Linguistique ; P : Psychologie ; S : Sociologie.
2.1.2. Troisièmes cycles suivis avec succès par des diplômes maîtriseMASS
N.B. Cette liste n’est pas exhaustive : des diplômés MASS de Paris V ont suivi d’autres Sèmes cycles que ceux
indiqués, mais leurs résultats ne sont pas connus.
DEA Mathématiques appliquées aux sciences de l’homme Paris V
-
Informaticien -
SSII H
Ingénieur progiciel CGI F
-
CAMARCA H
Chef de zone export SPONTEX H
-
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Allocataire recherche -
UNIVERSITÉ F
Analyste SSII CGI F
Informaticien Direction des Relations Humaines -
Société Générale H
Analyste programmeur, puis ingénieur d’études informatique SSII CAP SESA
-
TERTIAIRE F
Ingénieur d’études informatique SSII CIRCEA F
-
DEVENIR :
7 continuation études
- 1 DEA Mathématiques appliquées aux sciences de l’homme, Paris V, F(succès ; fin 90,
chargée d’études statistiques Institut de sondage ISL)
- 1 DEA Statistiques Paris VI, F
- 1 DEA Modèles aléatoires et statistiques Paris IX, H (succès)
-
1 inconnu
N.B. Une diplômée licence MASS 89 est fin 90 réalisatrice programmeur au Crédit Lyonnais
3.2.Promotion 1988 .
DEVENIR :
5 continuation études
2 DEA Mathématiques appliquées aux sciences de l’homme, Paris V,1F,1H (2 échecs
-
dont 1 sur 2 ans, par abandon en 2ème année - 1 analyste Société d’assurances
ALLIANZ)
- 1 DESS Applications de l’informatique en sciences sociales Grenoble II, F
-
2 MST ISASH, Paris V, 2F (2 succès)
1 vie active
-
7 inconnu
4
Complétées par des informations sur 4 étudiants ayant fait le DESS de Paris V.
43
N.B. 1) Le devenir est la situation en 1988, année de l’enquête, éventuellement complété par des informations plus
récentes.
2) Le sexe, l’année d’obtention de la licence ou maîtrise MASS et éventuellement le diplôme de 3ème cycle
obtenu sont indiqués après le nom de l’entreprise.
1 Licence MASS :
-
CAMARCA H 87
8 Maîtrises MASS :
-
-
Gérant S SII - H 80
-
Chef de zone export SPONTEX H 81
-
AFNOR F 83
(Biomathématiques)
-
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ANNEXE VII 2
R. ROUSSEAU 6
Dans le cadre de la filière MASS, un questionnaire sur les débouchés des étudiants a été
envoyé aux 246 anciens étudiants de l’Institut de Mathématiques Appliquées ayant préparé (et
obtenu sauf exceptions) la maitrise MASS. Les réponses sont au nombre de 122, soit un taux de
réponse proche de 50% se répartissant en 73 hommes et 49 femmes.
RÉPARTITION SELON LES ANNÉES DE SORTIE DE MAITRISE
SITUATION ACTUELLE
97 sont en vie active tandis que 19 poursuivent leur scolarité et 6 font leur service national. Dans
la suite de ce compte-rendu, seuls sont pris en compte les 97 anciens étudiants en vie active au
moment de l’enquête.
La répartition par entreprise selon le nombre de salariés et selon le type d’entreprise sont
données par les graphiques suivants :
71 % ont un emploi dans des entreprises de plus de 300 salariés et 87,5% dans des entreprises de
plus de 50 salariés.
61 % aumoins sont dans le secteur tertiaire (banques, assurances, sociétés de service en
Le salaire annuel net moyen est de 154 KF et est légèrement supérieur au salaire annuel net
médian. 58% des salaires sont compris entre 125 et 175 KF et 21% au-dessus de 175 KF.
Le salaire annuel net moyen est variable selon la taille de l’entreprise et vaut :
Le salaire annuel net moyen est, selon les principaux types d’entreprise, égal à :
Le poste occupé dans l’entreprise, une fois ôté l’enseignement secondaire (3 personnes)
l’enseignement supérieur (2 personnes) et la recherche (2 personnes), est donné par les deux
graphiques suivants selon le service et le titre indiqués par les enquêtés :
46
Enfin, le lieu d’activités regroupé en trois zones (Paris, Pays de Loire et autres) et
l’obtention du premier emploi (candidatures spontanées, presse, relations, suite au stage ou
APEC) se trouvent ci-dessous :
La recherche du premier emploi est liée au type de l’entreprise : la presse pour les
assurances, banques SSII et le démarchage personnel pour l’industrie. La recherche du
et
second emploi qui concernait 35 personnes est identique à celle du premier emploi.
Il est à noter que la variable sexe est indépendante des autres variables, en particulier de la
rémunération.
CONCLUSION
Cette enquête, la plus importante quant au nombre de réponses obtenues tant pour l’Institut de
Mathématiques Appliquées que pour les autres filières MASS, confirme les précédentes déjà
faites à l’IMA et montre les débouchés professionnels de l’Institut de Mathématiques
Appliquées. Elle montre également les débouchés possibles de la filière MASS.
47
ANNEXE VII 3
AIX-MARSEILLE II :
Débouchés des étudiants à Bac + 4 ou Bac + 5
DEA, thèse informatique, DESS informatique (I.A) Grenoble ,Luminy.
DEA thèse aménagement du territoire (Aix-Marseille I) ; Maîtrise; Ecole journalisme ; nombreuses MIAGE
(Lille, Montpellier, Rennes, Clermont-Ferrand).
SOURCE : ENQUÊTE DE RENTRÉE Devinant-Monjardet 1989
AIX-MARSEILLE III :
Débouchés des étudiants à Bac + 4 ou Bac + 5
DESS, DEA, Concours administratifs (INSEE).
SOURCE : ENQUÊTE DE RENTRÉE Devinant-Monjardet 1989
ANGERS :
Débouchés des étudiants à Bac + 4 ou Bac + 5
Une enquête est en cours.
A la sortie de Maîtrise, 75% poursuivent en DESS ou en DEA à dominante informatique ou/et analyse des
données. Les autres trouvent rapidement un emploi dans ces mêmes domaines.
Promotion 1988, exemples : après maîtrise MASS : chef de service gestion de production 145KF/an
-
GRENOBLE II :
Étudiants titulaires du DESS Info double compétence :
-
informaticiens dans des PME (analyste programmeur, Ingénieur Systèmes, chef de projet...)
-
LYON I :
Étudiants ayant suivi la filière complètement ou partiellement depuis 1982 :
- Chargé d’études à l’INRET (équipement)
- Maître auxiliaire en lycée
- Programmeur
- Bibliothécaire
- Informaticien dans une grande surface (Casino) de Saint-Etienne
- Assurances (études statistiques, actuariat)
48
Banque
-
Fonction personnel
-
Informaticien
-
PAU:
Débouchés des étudiants à Bac + 4 ou Bac + 5
exemples : Syndicat agricole, mairie, Institut de sondages, Banques, CAPES
SOURCE : ENQUÊTE DE RENI’RÉE Devinant-Monjardet 1989
RENNES II :
Débouchés des étudiants à Bac + 4 ou Bac + 5
trouvent un emploi sans trop de problèmes ; après DEUG attrait vers l’économie ou l’économétrie
SOURCE : ENQUÊTE DE RENTRÉE Devinant-Monjardet 1989
49
ANNEXE VIII
PROGRAMMES ET HORAIRES
ANNEXE VIII 1
Les programmes ci-dessous représentent assez bien le "tronc commun" scientifique présent
dans tous les DEUG MASS, autour de l’année 89-90. Chaque université y ajoute
éventuellement, de façon plus ou moins importante, des sujets assez variés. Il faut évidemment
ajouter que le même "programme commun" peut - suivant l’horaire qui lui est consacré - être
plus ou moins développé.
ANALYSE
limite, opérations,
-
continuités, opération, propriétés des fonctions continues sur un intervalle fermé borné,
-
fonctions monotones, fonctions réciproques d’une fonction continue strictement monotone,
définition des fonctions trigonométriques inverses, .
Intégration :
-
intégrale impropre, calcul des primitives, changement de variable, intégration par parties,
intégrales se ramenant à celle d’une fraction rationnelle.
-
Intégrales multiples.
-
Équations différentielles.
-
Polynômes.
-
Déterminants.
-
PROBABILITÉS
-
Tests statistiques :
-
test entre deux hypothèses simples,
-
comparaison d’échantillons,
-
test du x2.
INFORMATIQUE
La variabilité est beaucoup plus forte, les enseignements se situant entre :
-
ANNEXE VIII 2
HORAIRES
De 900 à 1300 heures (sur les deux années)
PROGRAMMES
Théorie des jeux, espaces de Hilbert : (5), calcul différentiel, analyse convexe : (4) économétrie,
calculabilité, intégration, logique, systémes experts, informatique de gestion : (3), langages
formels, Pascal, Cobol, base de données, analyse informatique : (2).
7 Étude réalisée en novembre 1989 sur le bulletin ONISEP 88 de présentation de la filière MASS et des
brochures MASS des universités pour les années 87-88, 88-89 et 89-90.
8 Certaines Universités délivrent
plusieurs mentions
52
ANNEXE IX
ANNEXE IX 1
PRÉAMBULE MÉTHODOLOGIQUE
Les données qui figurent dans les tableaux ci-après ont été établies à partir de celles que
nous avons recueillies auprès du S.LG.E.S.(Service d’information de gestion et des statistiques
du Ministère de l’Éducation), complétées ou/et modifiées pour 1979-1980 et 1981 par les
données du "club MASS" et pour les autres années par celles que nous avons obtenues par
enquêtes directes auprès des responsables des cycles MASS des différentes universités, en
particulier à partir de 1985 (depuis 1985-86 une enquête de rentrée est menée chaque année
auprès de toutes les formations MASS).
En ce qui concerne les inscrits dans la filière MASS, nousdonnons a priori ici les inscrits
administratifs, mais les chiffres recueillis varient selon les différentes sources sans qu’il soit
toujours possible de situer l’origine des divergences. Néanmoins, de manière générale, celles-ci
semblent liées à une confusion entre inscrits administratifs et inscrits pédagogiques, sans
toutefois qu’aucune généralisation soit possible faute d’informations suffisantes. Interfère
également la difficile distinction entre inscrits pour la première fois et réinscription, voire la
confusion entre inscrits en deuxième année seule et inscrits lèse + 2ème année, l’imbrication étant
possible du fait que les étudiants ont parfois la latitude de passer en 2ème année sans avoir toute
la lère année de DEUG. Ceci est notamment le cas pour Paris VII où le DEUG étant organisé
sous la forme de modules capitalisables, il n’est pas possible de distinguer lère et 2ème année.
Pour cette université, les effectifs donnés dans le tableau général DEUG MASS 2ème année
(Annexe IX 3)" sont ceux des inscriptions administratives au DEUG MASS (sans distinction
d’année); les effectifs donnés dans le tableau général DEUG MASS lère année (Annexe IX 2)
jusqu’en 1985-86 sont ceux des étudiants s’inscrivant pour la première fois en DEUG MASS
(ces chiffres ne sont pas disponibles pour les années suivantes ; on peut toutefois noter que
pour les années où ils sont connus, ils représentent de 35 à 40% des chiffres totaux
d’inscription en DEUG MASS pour cette université). La même situation se présente à Paris VIII
qui a aussi une organisation du DEUG en modules. Mais de plus, d’une part l’évolution du
DEUG MASS à Paris VIII selon les données que nous avons nous paraît surprenante (de 1439
inscrits en DEUG 2ème année en 1977-78 à 06 en 1987-88) , d’autre part le nombre des
étudiants inscrits à Paris VIII en DEUG 2ème année est, jusqu’en 1984, presque équivalent à lui
seul à l’ensemble des étudiants inscrits en DEUG 2ème année dans l’ensemble des autres
universités ; n’ayant pu obtenir des informations suffisantes sur la validité de ces chiffres , nous
préférons singulariser cette université (dont les séries statistiques complètes sur l’évolution des
"promotions" sont peu comparables aux séries classiques). Aussi avons-nous distingué les
totaux de DEUG MASS avec et sans Paris VIII.
En outre, dans quelques cas les chiffres de DEUG 2ème année sont une simple
précis
estimation : ainsi à Rennes II, "avant 1985-86, les chiffres donnés sont plus ou moins
théoriques et invérifiables : les étudiants étaient inscrits à Rennes II et suivaient les cours à
Rennes 1 ".
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ANNEXE XI 2
ANNEXE XII
ANNEXE XII 1
mathématiques appliquées et sciences sociales est accordée aux formations qui répondent aux
critères fixés aux articles suivants. Cette dénomination précise en outre la nature des sciences
sociales étudiées (liste en annexe)
Article 2. -
La durée totale des enseignements ne doit pas être inférieure à 1100 heures.
Les activités telles que travaux dirigés et pratiques doivent occuper au moins un tiers de la durée
horaire totale.
Article 3. -
AUTRES ARTICLES
Cf.les autres articles du nouveau DEUG Sciences sur l’organisation des enseignements et le
contrôle des connaissances.
ANNEXE
La liste pourrait être : géographie, histoire, psychologie, sociologie, linguistique, sciences
humaines, sciences économiques, sciences de gestion, sciences économiques et de gestion.
Commentaires
Article 3. -
En pourcentage d’horaires d’enseignements minimum les répartitions sont :
Il reste donc 20% de liberté à chaque université pour donner une couleur spécifique à son
DEUG.
ANNEXE XII 2
État au 16.6.90 du Projet d’arrêté pour les Maquettes nationales 2ème cycle MASS
appliquées et sciences sociales est accordée aux formations qui répondent aux critères fixés aux
articles suivants.
Article 4. -
des connaissances comporte, pour chaque module, soit un contrôle continu et régulier, soit des
épreuves terminales propres à ce module, soit des études terminales de synthèse portant sur
plusieurs modules ou peut combiner ces différentes possibilités ; les épreuves terminales
63
donnent lieu à deux sessions par an. Elle porte aussi sur le travail d’étude et de recherche,
lorsque la formation en comporte un. Elle combine des formes d’évaluation diversifiées selon les
objectifs poursuivis dans les différents modules : épreuves écrites individuelles organisées sous
contrôle, travaux réalisés en temps non limité individuellement ou en équipe, épreuves orales
sans préparation ou préparées sous contrôle, exposés préparés en temps non limité, soutenance
d’un rapport,....
Dans le cadre des dispositions précédentes, l’établissement habilité détermine les modalités
d’évaluation propres à chaque module de formation ou communes à plusieurs d’entre eux, leur
poids respectif dans l’appréciation globale ainsi que les modalités de capitalisation de ces
modules. En outre, le président de l’étalissement habilité met en place un jury final de licence et
un jury final de maîtrise, comportant notamment les responsables des différents modules
figurant au programme de formation. C’est à ce jury qu’il revient d’effectuer la synthèse des
résultats obtenus par chaque étudiant dans ces modules, de se prononcer, après délibération, sur
l’attribution du diplôme de licence ou de maîtrise et de fournir aux instances universitaires
concernées un rapport sur le fonctionnement et les résultats de la formation considérée.
ANNEXE XIII