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Poésies Voyage Dans Le Temps

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POESIES « Voyage dans le temps »

Homme de la Préhistoire

Avec tes dessins d’un autre âge


Vestiges de ton passage
Tu as nourri notre imagination
Les Cro-Magnons Depuis tant de générations.

L'un derrière l'autre nous marchons. Quel espoir quand tu as fait le feu
A la recherche des bisons, Combien tu as dû être heureux !
Nous lancerons les pierres qui tuent Puis tu as élevé des animaux
Pour nourrir toute la tribu. Tu as dressé des chevaux

On nous appelle préhistorique, Tu as travaillé la terre


Mais nous inventons la musique, Et découvert le fer,
Et dans nos grottes vénérées, Tu as gravé la pierre
Naissent les premiers artistes et l'humanité. Et nous as laissé tes prières.

Dans cent, dans mille, dans dix mille ans, Auteur inconnu

Dans le regard d'un enfant savant,


Nos animaux reprendront vie
Faire du feu
Et de nouveaux dans nos esprits,
Mammouths et bisons danseront, Prendre deux silex,

Grâce aux hommes de Cro-Magnon. Ce n’est pas le bon réflexe.


Prendre un champignon !
Christian Lamblin On commence à être bon.
On tape sur une pyrite
Ça fait l'effet d'une dynamite.
Voilà une belle étincelle !
Ajouter des brindilles pêle-mêle,
On obtient un grand feu
Qui fera des envieux !

Aurélie Pettoello
L’homme de Lascaux

Dans la grotte de Lascaux,


Courent des centaines d'animaux.
Des bisons, des rennes, des chevaux,
Des cerfs, des vaches et des taureaux...

Mais les artistes géniaux


Qui ont peint ces animaux,
N'ont laissé, sur les parois de Lascaux,
Qu'un seul homme et qu'un seul oiseau.
Les artistes préhistoriques
Une scène pathétique
Sur les murs de leur grotte
De chasse au Paléolithique :
Les hommes préhistoriques frottent
Un homme de Cro-Magnon
Avec leurs mains
Renversé par un bison.
Ils font des dessins

Mais ce qui est étonnant, Et soudain apparaissent par magie

Pour ne pas dire renversant, Des scènes de leur vie.

C'est que le seul homme de Lascaux


Grâce à leur trace
Ait une tête d'oiseau.
On les voit à la chasse
Avec les taureaux
Auteur inconnu
Et les troupeaux de chevaux
Les bisons et les mammouths
Si géants avec leurs grosses dents

Avec leurs peintures


Ils nous racontent leurs aventures.
Suivons la piste…
Bravo les artistes !

Maitresse Corinne
POESIES « Voyage dans le temps »

Sur les bords du Nil

Aux portes du désert


D’un œil expert
Un grand sphinx à tête de lion

Zeus Protège trois immenses constructions.

Zeus, dieu des dieux, puissance Les géantes pyramides,

universelle fut élevé en Crète pour Encore solides

échapper à son père Cronos qui Nous rappellent qu’il y a très longtemps

voulait l’avaler comme ses frères Régnaient des pharaons

et sœurs. comme le célèbre Toutankhamon.

Sa nourrice était une chèvre, Sur les bords du Nil


Amalthée, qui lui donna son lait. pays des crocodiles
Un jour, en jouant, il cassa une de On a trouvé des sarcophages
ses cornes. Il lui en fit présent, en qui ont traversé les âges
lui promettant que plus tard elle se Et des momies couvertes d’or
remplirait miraculeusement de Avec bien d’autres trésors.
tous les fruits qu’elle souhaiterait :
c’est la corne d’abondance. C’est l’Egypte antique, pays d’Afrique.
Des rois magnifiques.
Puis, lorsqu’Amalthée mourut,
Zeus fit de sa peau une armure,
l’égide.

Ainsi prémuni, la foudre dans une


main, le sceptre dans l’autre, il put
faire trembler le vaste monde.

Renée Grimaud
Heureux qui comme Ulysse
Vercingétorix

Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau Vercingétorix


voyage, Ou comme cestuy-là qui conquit la toison, En valait bien dix
Et puis est retourné, plein d'usage et raison, (En prenant des risques)
Vivre entre ses parents le reste de son âge !
Ayant, tout petit,

Quand reverrai-je, hélas, de mon petit village Un gros appétit,

Fumer la cheminée, et en quelle saison Très vite il grandit.

Reverrai-je le clos de ma pauvre maison,


Devenu beau gars,
Qui m'est une province, et beaucoup davantage ?
Joua les gros bras
Parmi les Gaulois.
Plus me plaît le séjour qu'ont bâti mes aïeux,
Que des palais Romains le front audacieux, Devenu monsieur,
Plus que le marbre dur me plaît l'ardoise fine : Faisait les gros yeux
Aux Romains furieux...
Plus mon Loir gaulois, que le Tibre latin,
Mais César le sut
Plus mon petit Liré, que le mont Palatin,
Qui prit le dessus
Et plus que l'air marin la doulceur angevine.
Sur le moustachu !

Joachim Du Bellay Jean-Claude Bush

Les Gaulois

Dans la plaine Leurs gorets


Les Gaulois Se promènent
Se promènent, En forêt,

Et leurs oies Le dimanche,


Se promènent Ils s'assoient
Dans les bois. Et les mangent.

Jean-Claude Bush
POESIES « Voyage dans le temps »
Le tournoi
C’est la fête au château
Tout le monde veut être beau
Pour la reine et le roi
Car c’est le jour du grand tournoi.
La gargouille
Les chevaliers vont s’affronter
Je suis une antique gargouille
Dans des combats à l’épée
Logée au sommet d’un clocher.
Pour remporter un beau trophée.
Je ne sais qui vint m’y percher....
Mes souvenirs, le temps les brouille. Ils mettent leur armure
Et défilent sur leur fière monture.
Sous moi, très bas, la foule grouille.
Les princesses applaudissent
De mon haut je la vois marcher....
Ces spectacles sont un vrai délice !
Je suis une antique gargouille
Logée au sommet d’un clocher. Les troubadours animent la fête
En faisant grimaces et pirouettes.
Quand il pleut très fort, j’aime à pencher
Tout le monde est heureux
Sur les gens que l’averse mouille
C’est un jour très joyeux
Mon bec crochu. J’aime cracher,
Sur eux, mon eau pleine de rouille. Les invités qui ont très faim
Se retrouvent autour d’un immense festin
Je suis une antique gargouille
Ils fêteront jusqu’au lendemain !
Logée au sommet d’un clocher.

Jean de La Ville de Mirmont


Il était une fois un tout petit roi
Il était une fois un tout petit roi,
Tout petit, tout petit, tout petit roi.
Il aimait les p’tits pois, les tout p’tits pois,
Tout petits, tout petits, tout petits pois.
Il en mangea si bien, ce tout petit roi,
Tout petit, tout petit, tout petit roi,
Qu’il en devint lui-même un tout petit pois,
Tout petit, tout petit, tout petit pois !

Marie-Françoise Cattenoz
Au château
Chant du chevalier
Au château bleu, une princesse dit :
« Avec un prince ce serait mieux ! » Il était noble, il était fort.
Il se battait pour une reine.
Au château vert, un prince dit :
Il était noble, il était fort
« Une princesse à mes côtés, c’est ce
Et fidèle jusqu’à la mort.
que j’espère ! »
Il la prit par la main un soir.
Au château noir, un dragon dit :
- C’était la plus pauvre des reines –
« Le prince et la princesse ensemble, ça
Il la prit par la main un soir
je ne veux pas voir ! »
Et la fit sur le trône asseoir.
Mais un cheval blanc emmène le
Il posa la couronne d’or
prince du château vert jusqu’à la
- C’était la plus humble des reines –
princesse du château bleu.
Il posa la couronne d’or
Il galope plus vite que le vent, Sur sa tête comme un trésor.
Bien plus vite qu’un dragon méchant…
Haut l’épée, il se tenait droit
En trois sauts, le voilà tout heureux
- C’était la plus faible des reines –
Devant le château bleu.
Haut l’épée, il se tenait droit
Véronique LEBLANC Pour la défendre, elle et son droit.

À ses pieds tristes, en vainqueur,


- C’était la plus triste des reines –
Saint-Louis
À ses pieds tristes, en vainqueur,
Tirant sur sa pipe
Il mit le monde… Hors son cœur.
Jusqu'à perdre haleine,
Saint-Louis, sous son chêne, Il mourut pour sa reine un jour.
Rendit la justice - C’était la plus pauvre des reines –
De façon humaine. Il mourut pour sa reine un jour…
D'humaine façon, Il aimait une autre d’amour.
A qui réclamait,
Ce roi juste et bon Marie Noël

Lançait quelques ronds :


Des ronds de fumée.
Jean-Claude Bush
POESIES « Voyage dans le temps »

Louis XVI
Par un trou de serrure,
Longtemps Louis Seize avait
Vu le peuple français
Dont la vie est si dure.
"Donnez-moi ma jaquette
Que j'aille lui parler !"
Henri IV On égara la clef,
Il en perdit la tête.
Ayant réuni ses meilleurs ministres,
Jean-Claude Bush
Henri Quatre aimait à faire le pitre.

Il leur apprenait, au cours du conseil,


A jouer aux billes avec des groseilles,

Copernic
A tirer la queue des huit chats royaux,
Quand Copernic avait,
A manger les prunes avec leurs noyaux.
De bon vin polonais,
Mais le Béarnais seul avait le droit Bu plus qu'il ne voulait,
De faire des bruits avec ses dix doigts : Vermeil était son nez,
Devant lui tout tournait :
Le pouce et l'index, pressés fortement,
La table avec le verre,
Crépitaient ainsi que du linge au vent.
Saturne et Jupiter,
En frottant l'index et le petit doigt, Le soleil et la terre.
Il faisait entendre un air de hautbois. Jean-Claude Bush

L'annulaire, heurtant l'ongle du médius,


Imitait très bien le cri de la puce.

Et quand ses cinq doigts giflaient un ministre,


Partout, au Palais, se brisaient les vitres.

Jean-Claude Bush
Le Corbeau et le Renard
Sully Maître Corbeau, sur un arbre perché,

Le bon Sully Tenait en son bec un fromage.


Maître Renard, par l’odeur alléché,
Eut le crédit
Lui tint à peu près ce langage :
Du roi Henri
« Hé ! bonjour, Monsieur du Corbeau.
Car il fut l'homme Que vous êtes joli ! que vous me semblez beau !
Très économe Sans mentir, si votre ramage

De son royaume, Se rapporte à votre plumage,


Vous êtes le Phénix des hôtes de ces bois. »
Cachant des sous
A ces mots le Corbeau ne se sent pas de joie ;
Dessus, dessous, Et pour montrer sa belle voix,
Dans tous les trous Il ouvre un large bec, laisse tomber sa proie.
(Gare aux filous !) Le Renard s’en saisit, et dit : « Mon bon Monsieur,
Apprenez que tout flatteur
Et des écus
Vit aux dépens de celui qui l’écoute :
Dessous, dessus,
Cette leçon vaut bien un fromage, sans doute. »
Dans son bahut
Le Corbeau, honteux et confus,
(Gare aux goulus !)
Jura, mais un peu tard, qu’on ne l’y prendrait plus.
Jean-Claude Bush Jean de la Fontaine

La grenouille qui veut se faire aussi grosse que le Boeuf


Une Grenouille vit un Boeuf
Qui lui sembla de belle taille.
Elle, qui n'était pas grosse en tout comme un oeuf,
Envieuse, s'étend, et s'enfle, et se travaille,
Pour égaler l'animal en grosseur,
Disant : "Regardez bien, ma soeur ;
Est-ce assez ? dites-moi ; n'y suis-je point encore ?
- Nenni. - M'y voici donc ? - Point du tout. - M'y voilà ?
- Vous n'en approchez point.". La chétive pécore
S'enfla si bien qu'elle creva.
Le monde est plein de gens qui ne sont pas plus sages :
Tout bourgeois veut bâtir comme les grands seigneurs,
Tout petit prince a des ambassadeurs,
Tout marquis veut avoir des pages.
Jean de la Fontaine
POESIES « Voyage dans le temps »
Chevauchée sidérale
A cheval sur ma fusée
Partons pour les galaxies
Cueillir des fleurs étoilées
dans les nocturnes prairies
Adieu, les maisons, les prés
L’HLM et le verger !

A cheval sur ma fusée


Demain, dès l’aube
Partons pour les nébuleuses
Demain, dès l’aube, à l’heure où blanchit la campagne, Cueillir des pommes dorées
Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m’attends.
Dans les régions ténébreuses.
J’irai par la forêt, j’irai par la montagne.
Adieu, l’école et l’hiver
Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps.
La rue, le chemin de fer !

Je marcherai les yeux fixés sur mes pensées, […]


Sans rien voir au dehors, sans entendre aucun bruit, Georges Jean
Seul, inconnu, le dos courbé, les mains croisées,
Triste, et le jour pour moi sera comme la nuit.

Je ne regarderai ni l’or du soir qui tombe, Liberté


Ni les voiles au loin descendant vers Harfleur, Sur mes cahiers d’écolier
Et quand j’arriverai, je mettrai sur ta tombe Sur mon pupitre et les arbres
Un bouquet de houx vert et de bruyère en fleur. Sur le sable sur la neige

Victor Hugo J’écris ton nom

[…]
Et par le pouvoir d’un mot
Je recommence ma vie
Je suis né pour te connaître
Pour te nommer
Liberté.
Paul Eluard
Dans Paris
Un train qui siffle dans la nuit
Dans Paris il y a une rue ;

Un train qui siffle dans la nuit Dans cette rue il y a une maison ;

C'est un sujet de poésie Dans cette maison il y a un escalier ;

Un train qui siffle en Bohême Dans cet escalier il y a une chambre ;

C'est là le sujet d'un poème Dans cette chambre il y a une table ;


Sur cette table il y a un tapis ;
Un train qui Siffle mélod' Sur ce tapis il y a une cage ;
Heureusement c'est pour une ode
Un train qui siffle comme un sansonnet Dans cette cage il y a un nid ;

C'est bien un sujet de sonnet Dans ce nid il y a un œuf,


Dans cet œuf il y a un oiseau.
Et un train qui siffle comme un hérisson
L'oiseau renversa l'œuf ;
Ça fait tout un poème épique
L'œuf renversa le nid ;
Seul un train sifflant dans la nuit
Le nid renversa la cage ;
Fait un sujet de poésie
La cage renversa le tapis ;
Raymond Queneau
Le tapis renversa la table ;
La table renversa la chambre ;
La chambre renversa l'escalier ;
Les tranchées L'escalier renversa la maison ;
la maison renversa la rue ;
De la boue, de la boue
la rue renversa la ville de Paris.
Sur mes mains, sur mes joues
La nuit, le jour, à toute heure Paul Eluard

Je n’en peux plus, quel malheur.

Tirs d’obus ou tirs de canons,


Et le gaz moutarde, notre démon.
La nuit, le jour, à toute heure
Je n’en peux plus, quel malheur.

Manque de nourriture et d’hygiène


Et la mort quotidienne.
La nuit, le jour, à toute heure
Je n’en peux plus, quel malheur.
Fabienne Berthomier

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