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Intégrale Elliptique - Wikipédia

Intégration

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Intégrale elliptique

fonction rationelle relative aux polynômes

Une intégrale elliptique est une intégrale de la forme où est

une fonction rationnelle à deux variables, est une fonction polynomiale de degré 3 ou 4 avec
des racines simples et est une constante ; autrement dit

où , , et sont des polynômes quelconques.

Formes canoniques

Adrien-Marie Legendre, qui en a offert la première étude systématique, a montré que des
changements de variables adéquats permettent d'exprimer les intégrales elliptiques en fonction
de seulement trois formes canoniques1 appelées intégrale elliptique de première, de deuxième
et de troisième espèce où et qui s'écrivent souvent ainsi4 :

espèce Forme de Legendre Forme de Jacobi

1re

2e

3e

On prendra garde en particulier à ne pas confondre la virgule avec le point-virgule. La notation de


l'intégrale elliptique avec un point-virgule ne permet que d'exprimer des intégrales elliptiques où
. En utilisant au lieu de , l'ensemble de définition est étendu à ,
mais de toute façon, on peut toujours se ramener à une forme où . . Il est aussi
définiB 1 :

Vocabulaire

On appelle :
le module elliptique ou excentricité

le paramètre

le comodule

l'angle modulaire

l'amplitude

la caractéristique

L'intégrale est dite :

incomplète si est quelconque

complète si

Les intégrales elliptiques complètes de 1re, 2e et 3e espèce sont respectivement5 :

On définit aussi6 :

On définitA 2 :

Le "nom elliptique"traduction souhaitée 1 ou grandeur d'expansion jacobienne est la fonction spéciale :

Graphiques

Intégrales complètes
pour différentes valeurs de

et
La pente n'est pas nulle en 0.
pointillés ligne continue tirets

et . Cliquer pour modifier et (https://www.desmos.com/calculator/4wulxepuhq) [archive]


pour diverses valeurs de

pour diverses valeurs de

Historique

L'intégrale est appelée elliptique car des intégrales de cette forme apparaissent lors du calcul du
périmètre des ellipses et de la surface des ellipsoïdes. Il existe également des applications de
grande envergure en physique. Par exemple :

Le calcul de la longueur d'un arc de lemniscate de Bernoulli fait appel à une intégrale elliptique
de première espèce, celui d'un arc d'ellipse à une intégrale de deuxième espèce ; l'aire d'un
ellipsoïde est une combinaison d'intégrales elliptiques de première et de deuxième espèce7.
Les intégrales elliptiques interviennent dans de nombreux problèmes de physique
mathématique, comme le calcul de la période d'un pendule aux grandes amplitudes et plus
généralement les formes d'équilibre ellipsoïdales des corps en rotation autour d'un axe
(planètes, étoiles, goutte d'eau, noyau atomique...)7.

Legendre appelait ces intégrales des fonctions elliptiques. Après les travaux de Niels Abel et de
Carl Gustav Jakob Jacobi, en 1827, le nom de fonction elliptique est maintenant réservé aux
applications réciproques de ces intégrales ou découlant de ces applications réciproques : les
fonctions elliptiques de Jacobi, les fonctions elliptiques de Weierstrass et les fonctions
elliptiques d'Abel.

Nombres d'espèces

Adrien-Marie Legendre a montré que des changements de variables permettent de ramener les

intégrales de la formeA 3 aux trois formes canoniques

sus-mentionnées.

Décomposition en éléments simples

En effet, on peut décomposer l'intégrande ainsi :

où , , , et sont des polynômes tels que et


et . Il reste deux intégrales à
calculer.

Réduction du degré des polynômes

Chacune des intégrales du troisième terme peut se ramener à une expression de la forme :
Démonstration

On pose :

Legendre fait remarquer que, puisque :

peut s'exprimer en fonction de , et à son tour, en fonction de ,


etc. jusqu'à qu'on peut encore exprimer en fonction de , et puisque le
dernier terme est nul.

Chacune des intégrales du quatrième terme peut se ramener à une expression de la forme :

Démonstration

Si on pose , on a :

On pose :
et on a :

Ici encore, les peuvent s'exprimer en fonction de , , et .

Si , , , et sont réels, et si on veut qu'ils le restent, alors si est réel, on peut faire
disparaître le quatrième terme du numérateur en posant :

Élimination des puissances impaires du radical

On peut ensuite faire disparaître les puissances impaires sous le radical. Si on écrit :

Une première méthode est de poser :

Ainsi, on a :
Une deuxième méthode qui permet d'avoir (ce qui n'est
pas immédiatement le cas avec la première méthode) est de poser :

Si , , , et sont réels, alors on peut toujours trouver deux réels et qui permettent
d'écrire sans puissances impaires de .

Démonstration

Deux cas se présentent :

a des racines non réelles.

En réinjectant l'expression de dans les deux facteurs de , puis en faisant


abstraction du dénominateur commun, les puissances impaires de
disparaissent si :

Si on suppose que contient deux racines complexes,


puisqu'on a , on a :

a toutes ses racines réelles.

La paire d'équation se réécrit :

Si , . Mais si ou si
, . Il y a trois façons d'exprimer : une façon
donnera et imaginaires et deux façons donneront et réels.
Élimination des puissances impaires de la fonction rationnelle

En posant , on a et s'exprime avec des fonctions

trigonométriques ou hyperboliques.

Démonstration

Puisqu'on a

et , on a :

De même, se transformera en .

Démonstration

On pose :
On a :

Et :

Enfin, si , on utilisera encore et le


résultat sera toujours réel.

Expression sous une forme trigonométrique

Soit et . On peut toujours avoir :

Démonstration

Si , on peut écrire et poser

. Ainsi :
Sinon, on posera (où , , et sont 4 nouvelles

grandeurs) et plusieurs cas se présentent :

. . On
pose :

pour

pour

. On pose :

. . On pose :

. . On pose :

. On pose :
. On n'intègre pas car .

Forme canonique

Si les racines de sont réelles, c.-à-d.

si et sont réels, on devra résoudre une expression de la forme

avec , ce qui donnera :

si et si , sinon il restera en plus un terme multipliant . Ainsi, on sera


amené à résoudre :

Si les racines de ne sont pas réelles, ne peut pas être exprimé sous la forme

A2
, mais on peut toujours exprimer une intégrale elliptique à l'aide des trois

intégrales sus-mentionnées8 [Comment ?].

Autres écritures

Avec des intégrales

Des changements de variable donnent d'autres expressions :


Avec une série de Taylor-MacLaurin

1re espèce

On peut utiliser son développement en série entière, :


où :

sont les polynômes de Legendre ;

sont les coefficients binomiaux centraux ;

sont les coefficients binomiaux ;

est la double factorielle (en considérant ici que );

est la factorielle.

Démonstration

car :

On a :
Donc :

Si , en utilisant la transformation gaussienne décroissante, on se ramène dès la première


itération à une forme où :

Pour le calcul, il peut être intéressant de faire le lien avec la moyenne arithmético-géométrique9 :

Démonstration

Soit :

D'après Gauss, on a :

La transformation peut s'effectuer par changement de variable. Il est plus


commode de convertir d’abord l’intégrale sous une forme algébrique en effectuant
la changement de variable , ce qui donne :

Le changement de variable supplémentaire donne le résultat

désiré :

Si la transformation est itérée plusieurs fois, alors les paramètres et


convergent très rapidement vers une valeur commune, même s’ils sont initialement
d’ordres de grandeur différents. La valeur limite est appelée moyenne arithmético-
géométrique de et et notée ou . À la limite, l'intégrande
devient une constante, donc l'intégration est triviale :

En opérant et , on a :
2e espèce

On a également un développement en série entière, :

Si , en utilisant la transformation de Landen décroissante, on se ramène dès la première

itération à une forme où :

Avec des fonctions hypergéométriques

On aB 2 :

où :

est la

fonction hypergéométrique gaussienne

est la fonction

hypergéométrique d'Appell (en)

Avec l'algorithme AGM (Moyenne Arithmético-Géométrique)

Avec l'algorithme AGM quadratique

A chaque étape de cet algorithme, et sont respectivement la moyenne arithmétique


et la moyenne géométrique de et et comme indiqué ici. Puisque
, ne peut pas être calculé ainsi, mais on sait que .

Algorithme AGM pour calculer les intégrales elliptiques

Valeurs initiales Équations de récursion Intégrales elliptiques

Avec l'algorithme AGM quartique

Par substitution de , on a l'algorithme AGM quartique dont la

convergence est quartique.

Algorithme AGM quartique pour calculer les intégrales elliptiques

Valeurs initiales Équations de récursion Intégrales elliptiques

Démonstration

Avec des formes symétriques de Carlson

En mathématiques , les formes symétriques de Carlson (de) des intégrales elliptiques sont un
petit ensemble canonique d'intégrales elliptiques auquel toutes les autres peuvent être réduites.
Elles constituent une alternative moderne aux formes de Legendre. Les formes de Legendre
peuvent être exprimées en formes de Carlson et vice versa.

Les intégrales elliptiques de Carlson sont :

Intégrales elliptiques incomplètes

On a, pour et :

Intégrales elliptiques incomplètes

Intégrales elliptiques complètes

Intégrales elliptiques complètes

Avec des intégrales de Bulirsch

Intégrales elliptiques incomplètes

Une représentation alternative des intégrales elliptiques incomplètes sont les intégrales de
Bulirsh (de)10,B 3.
Une version généralisée a été introduite en 1994 avec un algorithme de calcul efficace11 :

Les intégrales de Bulirsch ont l'avantage que certaines combinaisons des intégrales elliptiques
de Legendre qui se produisent dans la pratique peuvent être représentées par une fonction
commune, et ainsi les instabilités numériques et les plages de valeurs indéfinies peuvent être
évitées11 :

Intégrales elliptiques complètes

Les intégrales complètes de Bulirsch sont :

et l'intégrale complète généralisée de BulirschB 3 :


On a12 :

Combinaisons linéaires d'intégrales complètes de Legendre :

Fonctions elliptiques de Jacobi

Définitions

On appelle fonction amplitude de Jacobi la fonction réciproque de , notée :

Les trois fonctions jacobiennes de base (1827) sont :

la fonction sinus de Jacobi

la fonction cosinus de Jacobi

la fonction delta de Jacobi

Gudermann (1838), puis Glaisher (1882) introduiront les neuf autres fonctions jacobiennes :
Jacobi a aussi introduit :

C2
la coamplitude :

la fonction epsilon de JacobiB 4 :

la fonction zn de Jacobi :

la fonction zeta de Jacobi :

On a aussiC 3 :

le gudermannien :

la fonction correspondant à :

la fonction correspondant à : .

Lien avec les intégrales elliptiques

L'intégrale elliptique de 1re espèce permet de définir les fonctions elliptiques de Jacobi. Ainsi :

la fonction am est définie comme réciproque de :

la fonction sn est définie comme réciproque de :

Le lien avec les fonctions elliptiques de Jacobi s'écrit dans le cas des intégrales elliptiques de
deuxième et troisième espèce :
Valeurs, identités et relations

Valeurs intégrales elliptiques singulières

Les valeurs intégrales elliptiques singulières sont ces intégrales elliptiques complètes13 qui
peuvent être représentées comme une combinaison algébrique des valeurs de la fonction
gamma de nombres rationnels. Une telle représentation est possible si le module est égal à une
valeur d'étoile lambda elliptique d'un nombre rationnel positif.

Identités de la fonction bêta des intégrales K et E

Module k Intégrales elliptiques de 1re espèce Intégrales elliptiques de 2e espèce

où :

est la constante de la lemniscate (suite A062539


de l'OEIS)

est la constante

de Gauss (suite A014549 de l'OEIS)

est la fonction bêta réduite

est la fonction bêta

est la fonction gamma


est la fonction lambda elliptique (de)

répond au critère suivant :

On a aussi :

où est la réciproque de , soit .

On a enfin :

Les valeurs d'étoile lambda elliptique mentionnées peuvent également être obtenues en
résolvant ces formules, qui sont valables pour tout n ∈ ℕ :

Identités particulières

14,B 5
:
Relations

Intégrales de P3(x)-1/2 et P4(x)-1/2

Ces deux formules servent à intégrer l'inverse des racines carrées des polynômes cubiques et
quartiques :
avec :

Le polynôme quartique sous le radical peut être factorisé en deux polynômes quadratiques.
L'intégrale impropre de moins l'infini à plus l'infini de l'inverse de la racine carrée d'un polynôme
quartique sans zéros réels peut toujours être représentée comme une intégrale elliptique
complète de 1re espèce à partir d'un module algébriquement lié aux coefficients du polynôme
quartique.

Par exemple :

Intégrales de (1 - xn)-1/2

Relation avec la fonction bêta

On a, pour n ∈ ℕ :

Cette formule est expliquée dans une version ancienne de l'article fonction gamma de Wikipedia
en allemand (https://de.wikipedia.org/w/index.php?titre=Gammafunktion&oldid=227916666#Lis
te_elliptischer_Gammafunktionswerte) .
Par exemple, pour n = 3, 4, 6 et 8, on a :

En calculant ces intégrales et en appliquant la formule d'Euler du théorème supplémentaire, les


valeurs de la fonction gamma peuvent être déterminées. Les 1re15 et 3e16 égalités représentent
des exemples de calcul équi-anharmonique. La dérivation de ces intégrales a été traitée
notamment par le mathématicien Mark B. Villarino de l'Université du Costa Rica dans son
ouvrage Le Module Singulier de Legendre. La deuxième égalité17,18 représente un exemple de
calcul lemniscatique (l'arc sinus lemniscatique (de)). Pour ces quatre égalités, le module19 est
une valeur elliptique des étoiles lambda provenant de nombres rationnels.

Dérivées, équations différentielles et primitives

Dérivées des intégrales incomplètes et complètes

Dérivée des intégrales incomplètes


Dérivée des intégrales complètes

Démonstration
On a aussi :

Concernant les équations différentielles d'ordre 2, on pose :

On rappelle :

On a :
Équations différentielles

Équations différentielles du 1er ordre

Équations différentielles du 1er ordre des intégrales incomplètes

Équations différentielles du 1er ordre des intégrales complètes


Équations différentielles du 2e ordre

Équations différentielles du 2e ordre des intégrales incomplètes

Équations différentielles du 2e ordre des intégrales complètes

Primitives des intégrales complètes

Primitives de E, K et par rapport à ou

Par exemple :

où :

est la

constante de Catalan (suite A006752 de l'OEIS)

est l'arc tangente intégral :

Puisque , on a ces formules alternatives :


On a aussi :

On a :

où :

est l'arc sinus lemniscatique (de) :

Démonstration
En fonction de :

Dérivons les membres de droite :

De plus :
En fonction de :

Dérivons les membres de droite :

Il faut ensuite que

, ce qui est le

cas pour et . Pour , on a :

Théorèmes d'addition

Soit :

On a alors :
Démonstration
1re espèce

2e espèce

3e espèce

Il faut donc faire attention aux fonctions à valeurs multiples [pourquoi ?]B 6. Si et

, on peut utiliser :

Démonstration

Une démonstration s'appuie sur le théorème suivant :


On pose :

On a :

Démonstration de

L'équation est vraie pour . Il reste alors à démontrer que :

Démonstration de

L'équation est vraie pour . Il reste alors à démontrer que :


La moyenne arithmétique peut être calculée ainsi :

Transformations

Article détaillé : Transformation de Landen.

Les transformations de Landen (transformations de Landen, de Gauss et quartique AGM)


facilitent les calculs numériques.

On a aussi les transformations réflexives :

Démonstration
Cette transformation change le signe du paramètre, c.-à-d. change un module réel en un module
imaginaire et vice-versa. Si cette transformation est appliquée deux fois de suite, le module
d'origine est à nouveau créé. Cette transformation a donc un caractère réflexif.

Identité de Legendre

On a l'identité de Legendre : , c.-à-d. :

pour deux modules qui sont des homologues pythagoriciens :

pour deux modules qui sont des homologues tangentiels :

Ces modules sont homologues car20 :


Nom elliptique

Nombres de Kotěšovec Kt(n)

Le nom elliptique peut être exprimé à partir des nombres de Kotěšovec Kt(n) ∈ ℕ (suite A005797
de l'OEIS) :

Cette suite n'est pas élémentaire mais de structure elliptique. Le rayon de convergence de cette
série de Maclaurin21 est 1.

Kt(1) Kt(2) Kt(3) Kt(4) Kt(5) Kt(6) Kt(7) Kt(8)

1 8 84 992 12 514 164 688 2 232 200 30 920 128

Nombres de Kneser Kn(n)

À partir de l'identité de Legendre, on a :

et donc :

Au final, nous avons, pour , la fonction suivante que Adolf Kneser et Robert Fricke
ont analysée :

La dérivation de cette équation par rapport à conduit à cette équation montrant la fonction
génératrice de la suite de nombres de Kneser (suite A227503 de l'OEIS) :
Par exemple :

Robert Fricke a traité cette fonction avec le carré de l'intégrale K au dénominateur dans son
célèbre ouvrage Les fonctions elliptiques et leurs applications et a dérivé cette formule en utilisant
l'identité de Legendre. Adolf Kneser a également étudié cette fonction et a présenté, dans son
ouvrage Nouvelle étude d’une série à partir de la théorie des fonctions elliptiques, le
développement de la série MacLaurin associé, qui contient les coefficients de la suite A227503
de l'OEIS.

La suite de Kneser peut être générée alternativement à l'aide d'une suite de nombres d'Apery :

Kn(1) Kn(2) Kn(3) Kn(4) Kn(5) Kn(6) Kn(7) Kn(8)

1 13 184 2 701 40 456 613 720 9 391 936 144 644 749

Nombres de Schellbach et Schwarz Sc(n)

Le nom elliptique a une définition identique aux définitions déjà évoquées via la suite
numérique22,23 selon Hermann Schwarz :

Les nombres de Schellbach et Schwarz Sc(n) forme la suite A002103 de l'OEIS24,25,26,27,28 :

Sc(1) Sc(2) Sc(3) Sc(4) Sc(5) Sc(6) Sc(7) Sc(8)

1 2 15 150 1 707 20 910 268 616 3 567 400

Le mathématicien Karl Heinrich Schellbach (de) a découvert la suite de nombres entiers qui
apparaît dans la série de MacLaurin à partir de la racine quatrième du quotient du nom
elliptique (de) divisé par la fonction carrée. Ce scientifique29 a construit cette suite en détail dans

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