États de Choc
États de Choc
États de choc
Les états de choc représentent une urgence diagnostique et thérapeutique. Le diagnostic est clinique et vise
l’identification rapide de l’étiologie et sévérité = prise en charge optimale. Ce sont des situations cliniques
fréquentes dans les services d’urgence et de réanimation dont le retard dans prise en charge est responsable d’une
surmortalité.
I. Définition
Etat de choc : un tableau d'insuffisance circulatoire aiguë qui altère de façon durable l'oxygénation et le
métabolisme des différents tissus et organes.
En physiopathologie : c'est une insuffisance de perfusion tissulaire qui entraîne une anoxie cellulaire
avec déviation anaérobie du métabolisme, responsable d’une production des lactates.
Rappel
K
On distingue deux grands types de choc :
En relation avec une baisse de l'apport tissulaire en oxygène :
le choc choc hypovolémique : une diminution du volume sanguin circulant
quantitatif choc cardiogénique : une atteinte de la pompe cardiaque
1
UMC | Abir Naili
II. Physiopathologie
L’état de choc apparaît quand les besoins en oxygène ne sont plus (ou mal) Convection ventilatoire
assurés, d’un point de vue physiopathologique, ce défaut de perfusion Convection inefficace
tissulaire peut être dû à : circulatoire
inefficace
Une hypovolémie absolue dont le modèle est le choc hémorragique. Insuffisance respiratoire
Une hypovolémie relative par vasoplégie telle qu’on peut la constater
dans un choc anaphylactique. État de choc
Hypoxémie
Une défaillance initiale de la pompe cardiaque, entraînant une
chute du débit cardiaque comme c’est le cas lors d’un choc cardiogénique.
Le choc septique répond à une physiopathologie beaucoup plus Dysoxie
Dans les cas les plus sévères
complexe, pouvant associer certains des mécanismes précédents à un normoxémique
trouble majeur de la microcirculation responsable d'une mauvaise Hypoxie hypoxémique.
distribution et donc d’une mauvaise utilisation de l'oxygène à l’étage
tissulaire.
En résumé, tout ce qui entraîne une baisse d’oxygène aux cellules peut provoquer un état de choc.
Ces différents mécanismes peuvent par ailleurs être intriqués et associés entre eux.
2
UMC | Abir Naili
initial.
La gravité d’un état de choc : se mesure en termes de nombre et d’intensité des défaillances d’organes
qu’il provoque. Elle est fonction de :
1) par le traitement
l’étiologie du choc 3) L’état antérieur du patient (âge physiologique).
2) Délai entre l’apparition de celui-ci et la 4) Comorbidités
mise en œuvre des moyens 5) Facteurs génétiques
thérapeutiques.
Choc hypovolémique
Défaut de perfusion tissulaire par baisse brutale et importante de la masse sanguine = Hypovolémie,
entrainant une chute de la pression de remplissage du VG → chute du Qc → hypoxie tissulaire.
Définition
NB ! Le choc hypovolémique survient à partir d’une perte sanguine d’environ 30 % de la masse sanguine
totale
Le choc hypovolémique peut être secondaire à :
une hémorragie aiguë (obstétricales, digestives, traumatiques...)
une déshydratation extracellulaire profonde (pertes digestives, diurèse osmotique, brûlures...)
Etiologies la séquestration de liquide dans un troisième secteur liquidien (syndrome abdominal aigu, crush
syndrome...).
NB ! l’état de choc hémorragique, l’anémie participe (en plus de la chute du débit cardiaque liée à
l’hypovolémie) à la diminution du transport artériel en oxygène.
1) Phase sympatho-excitatrice : la diminution du volume sanguin entraine la
diminution du retour veineux, diminution de débit cardiaque et de PA qui vont
stimuler les barorécepteurs artériels carotidiens et aortiques et le système
sympathique responsable d’une vasoconstriction inhomogène, privilégiant les
organes nobles (cœur, système coronarien)
La vasoconstriction veineuse sympathique mobilise la volémie par une
diminution de l’effet capacitif et mobilisation du sang veineux.
La vasoconstriction artérielle participe au maintien du débit cardiaque.
Le tableau hémodynamique associe :
o Un effondrement des pressions de remplissage cardiaque
o Une baisse du volume d’éjection systolique et du débit cardiaque malgré
la tachycardie
o Une chute de la pression artérielle (PA).
Conséquences Hémodynamiques NB ! À ce stade, la PA systolique, après une chute transitoire, n’est pas abaissé si la
spoliation sanguine n’excède pas 25 % du volume total.
Les autres actions du réflexe sympathique stimulé se traduisent par :
o Une tachycardie
o Une augmentation de l’inotropisme cardiaque.
NB ! La baisse de la PA systolique n’apparaît que tardivement, lorsque les
mécanismes compensateurs sympathomimétiques (vasoconstriction, tachycardie) sont
dépassés.
2) Phase sympatho-inhibitrice : survient pour une réduction supérieure à 30 à
50 % du volume sanguin circulant. Elle se traduit par
o Une chute de la pression artérielle,
o Une bradycardie
o Une vasodilatation périphérique qui préserve le remplissage ventriculaire
par allongement de la diastole.
3
UMC | Abir Naili
4
UMC | Abir Naili
Choc cardiogénique
Le choc cardiogénique est défini par l’incapacité de la pompe ventriculaire à générer un débit sanguin
suffisant permettant aux organes périphériques de subvenir à leurs besoins
Métaboliques
Définition critères hémodynamiques du choc cardiogénique
o Pression artérielle systolique < 90 mmHg, pendant au moins 30 min
o Bas débit cardiaque (index < 2,2 L/min/m2)
o Pression artérielle pulmonaire d’occlusion (PAPO) > 15 mm Hg.
Hypotension artérielle associée à des signes d’hypoxie
Oligurie,
Diagnostic Marbrures cutanées, extrémités froides,
Cyanose, troubles de conscience.
Le caractère cardiogénique est confirmé par la dysfonction de la pompe ventriculaire, après exclusion
ou correction d’une hypovolémie.
Un ECG doit être réalisé immédiatement, comportant les dérivations droites (V3R, V4R) et
postérieures (V7, V8, V9).
Le patient doit être scopé.
Le bilan biologique initial comporte : ionogramme sanguin (avec urée et créatinine), bilan
hépatique (transaminases, bilirubine), gaz du sang, lactates, glycémie, hématologie,
hémostase et bien sûr enzymes cardiaques (troponine).
Par ailleurs, le dosage plasmatique du B-type Natriuretic Peptide (BNP) et Pro BNP.
Le cathéter artériel pulmonaire de Swan-Ganz : permettait de confirmer le profil
Examens hémodynamique du choc cardiogénique (PAPO > 15 mmHg, débit cardiaque < 2,2
complémentaires L/min/m2),
Cette technique invasive est aujourd’hui supplantée par l’échographie Doppler
cardiaque, technique « non-invasive » diagnostique et de monitoring hémodynamique.
L’échographie : est l’examen clé pour le diagnostic étiologique du choc cardiogénique.
À la phase aiguë de l’infarctus, l’échographie permet d’évaluer rapidement la fonction
systolique des 2 ventricules, de faire le diagnostic d’une complication mécanique.
L’échographie permet également le diagnostic de valvulopathie, de CMH et peut suggérer le
diagnostic de myocardite fulminante, où le ventricule est globalement très hypokinétique,
non dilaté et aux parois épaissies et hyperéchogènes.
L’infarctus du myocarde représente 80 % des cas de chocs cardiogéniques :
o Défaillance de la pompe ventriculaire (infarctus étendu, récidive d’infarctus,
infarctus sur dysfonction du VG).
o Cpc mécaniques : IM (ischémique), rupture septale ou de la paroi libre,
tamponnade.
o Infarctus du VD.
Etiologies Autres cardiopathies : myocardites aiguë, IM aigue, IAo aigue, dysfonction ventriculaire post
CEC, rejet aigue du greffe cardiaque, obstacle à l’éjection du VG, gêne au remplissage du VG,
cardiopathies dilatées terminales, choc septique avec dysfonction myocardique sévère, contusion
myocardique, toxiques, SD de tako-tsubo.
NB ! Le syndrome de tako-tsubo ou « piège à poulpe », appelé également syndrome des
cœurs brisés ou ballonisation apicale, est une cardiomyopathie consistant en une sidération
myocardique survenant après un stress émotionnel.
5
UMC | Abir Naili
6
UMC | Abir Naili
Grade I : troubles cutanéomuqueux +/– généralisés ; érythème, urticaire, sans autres symptômes.
Grade II : atteinte multiviscérale modérée avec signes cutanéomuqueux, chute de la PA, tachycardie
inhabituelles, hyperréactivité bronchique (toux, difficulté ventilatoire et à déglutir, en raison d'un
œdème de la gorge). Des troubles digestifs (nausées, vomissements, diarrhées) sont également
possibles.
Clinique Grade III : atteinte multiviscérale sévère. Elle menace la vie du patient et impose un TRT immédiat
et spécifique. Les signes en sont : collapsus, la tachycardie ou bradycardie, des tr du rythme
cardiaque, le bronchospasme. Les signes cutanés peuvent être absents ou n’apparaître qu’après la
remontée de la tension.
Grade IV : arrêt circulatoire et/ou respiratoire ; la mort peut survenir par arrêt circulatoire qui
désamorce la pompe cardiaque, ou par un spasme majeur au niveau des bronches, entraînant un état
d'asphyxie, ou encore par œdème pulmonaire.
1. Bilan de routine
ECG : tachycardie sinusale aspécéfique, troubles diffus de la respiration jusqu’à l’infarctus.
2. Bilan allergologique
Prélèvements immédiats : + : recommandé ; (+) : si non à réaliser au moment de la réaction
Dosages Tubes Prélèvement<30m Prélèvement 1à2h Prélèvement>24h
Histamine EDTA + (+)
Tryptase EDTA/sec + + +
Para clinique IgE anti-AQ sec + (+) (+)
NB ! La tryptase est une endopeptidase impliquée dans de nombreux processus pro et anti
inflammatoires, libérée lors de la dégranulation mastocytaire.
NB ! La tryptasémie normale est comprise entre 0 et 11,4 μg/L.
7
UMC | Abir Naili
Adrénaline à dose adaptée au grade clinique (la tachycardie ne contre indique pas l’utilisation de
l’adrénaline, l’effet recherché étant l’effet alpha
sympathomimétique vasoconstricteur) : L’injection de l’adrénaline se
fait par un stylo auto-injecteur
Grade I pas d’adrénaline sur la face antéro-externe du
Grade II bolus de 10 à 20Âμg d’adrénaline IV tiers moy de la cuisse par voie
Grade III bolus de 100 à 200Âμg d’adrénaline IV IM (non sc). Idéalement
Grade IV prise en charge d’un arrêt circulatoire : directement sur la peau, à
(MCE et adrénaline 1 mg IVD toutes les 3 à 5 min puis 5 mg à défaut au travers le vêtement.
partir de la 3ème injection) Renouveler l’injection si les
avec relais IVSE de 0,05 à 0,1 μg/kg/min signes ne se sont pas améliorés
dans les 5 à 10 min.
Choc obstructif
Le choc obstructif est la conséquence d’un obstacle au remplissage ou à l’éjection du cœur.
Définition Il en résulte une chute importante du débit cardiaque.
Tamponnade cardiaque et gazeuse, embolie pulmonaire+++++
Le tableau est dominé par des signes respiratoires (dyspnée, cyanose) et des signes d’IC droite aiguë
Clinique
(turgescence jugulaire principalement) d’apparition rapide ou brutale.
Les 4 principales causes de choc obstructif sont :
1. la tamponnade cardiaque.
Etiologies 2. le pneumothorax compressif
3. Embolie « gazeuse »
4. l’embolie pulmonaire massive.
Il s’agit d’une urgence médicale.
Complique rarement une forme virale bénigne.
Contexte de cancer, tuberculose, insuffisance rénale chronique dialysée, traumatisme, cpc de geste
endovasculaire (coronarographie, pacemaker,…), rupture post infarctus…
La douleur n’est plus au premier plan, mais plutôt :
Les signes d’ICD ; turgescence jugulaire, pouls paradoxal,…
Les signes de choc : hypotension, vasoconstriction périphérique,…
Traitement
Drainage en urgence pour soulager la compression cardiaque : par voie percutanée ou
La chirurgicale, selon l’étiologie.
tamponnade En absence de saignement actif : (kc, tbk) un drainage percutanée par voie sous xyphoïdienne ou
antérieure, sous contrôle échographique.
En cas de saignement actif : par voie chirurgicale ou bloc opératoire, permettant à la fois le drainage
et le traitement de la cause : rupture coronaire, cardiaque,…
8
UMC | Abir Naili
Choc distributif
Il s’agit d’une altération de la redistribution des débits régionaux + une diminution de l’extraction tissulaire en
Oxygène.
Il est associé à une augmentation de la perméabilité capillaire + vasodilatation hypovolémie « relative ».
Il inclue :
les états de choc septique (dont l’étiologie est le plus souvent bactérienne, mais peut être également virale, parasitaire
ou fongique).
les états de choc distributifs non septiques (chocs anaphylactiques, états de choc inflammatoires comme les pancréatites
ou les grands brûlés par exemple, choc spinal secondaire à une section médullaire...).
Choc septique
o Il s’agit d’une défaillance circulatoire aiguë, entraînant des désordres hémodynamiques, métaboliques et
viscéraux, déclenché par un agent infectieux.
o Il existe plusieurs anciennes définitions. Depuis 2016 et la conférence de consensus Sepsis-3, de nouvelles
définitions sont proposées pour caractériser sepsis et choc septique.
1) Le sepsis : est maintenant défini comme « une dysfonction d’organe secondaire à une dérégulation
de la réponse de l’hôte à l’infection et menaçant le pronostic vital»
Sepsis = infection suspectée + SOFA > ou = 2
o La définition opérationnelle pratique : une augmentation du score SOFA (sequential organ failure
assessment) d’au moins 2 points lié à l’infection. Le SOFA basal est supposé être à zéro en l’absence de
dysfonction d’organe, aigue ou chronique préexistante.
o Les paramètres de ce score sont : PaO2, plaquettes, bilirubine, TA, Score de GLASGOW, et
créatinine.
Calcul 0 point 1 point 2 points 3 points 4 points
PaO2 (mmHg) >400 301-400 201-300 101-200 et VA ≤ 100 et VA
plaquettes >150 101-150 51-100 21-50 ≤20
bilirubine mg/dl 2.0–5.9 [33- 6.0–11.9 [102-
< 1.2 [< 20] 1.2–1.9 [20-32] > 12.0 [> 204]
[μmol/L] 101] 204]
dopamine > 5 dopamine > 15
dopamine ≤ 5 OU adrénaline ≤ OU adrénaline >
Définition PAM ≥ 70 PAM < 70
TA mm/Hg mm/Hg
OU dobutamine 0.1 OU 0.1 OU
(toute dose) noradrénaline ≤ noradrénaline >
0.1 0.1
GLASGOW 15 13-14 10-12 6-9 <6
créatinine 35–49 [300-440] > 5.0 [> 440]
< 12 [< 110] 12–19 [110-170] 20–34 [171-299]
(mg/dl)[μmol/L] (ou < 500 ml/j) (ou < 200 ml/j)
VA : ventilation assisté ; PAM : pression artérielle moyenne.
o Un score simplifié, le quick SOFA est proposé et pourrait permettre d’identifier parmi les patients
infectés hospitalisés hors réanimation, ceux dont le pronostic serait le plus
PAM : pression
défavorable. artérielle moyenne
• Pression artérielle systolique ≤ 100 mm Hg [estimée par :
• Fréquence respiratoire ≥ 22/mn
(PAS + 2 x PAD) / 3].
• Confusion
o La présence de 2 critères quick SOFA (qSOFA) identifie des patients risquant
d’avoir un mauvais pronostic et justifiant d’un monitorage accru, et/ou d’un traitement spécifique et/ou
de prendre un avis en réanimation.
9
UMC | Abir Naili
Germes responsables
Les bacilles Gram négatif (BGN) et en particulier les entérobactéries sont les plus fréquemment
responsables de chocs septiques. Parmi eux, on retrouve fréquemment les Escherichia coli,
Pseudomonas, Proteus, Serratia, Bacteroïdes fragilis. La toxine est une endotoxine
(lipopolysaccharide).
Les cocci Gram positif les plus fréquemment retrouvés sont : le pneumocoque, streptocoque,
staphylocoque... La toxine correspond dans ce cas à une exotoxine et un antigène de paroi.
Mais ça peut également être une levure (Candida), un virus ou un parasite (Plasmodium falciparum
du paludisme).
RÉANIMATION INITIALE
Prise en Les recommandations concernant la réanimation initiale des patients en sepsis et en choc septique ont toutes
charge été modifiées. L’Early-Goal-Directed-Therapy est abandonnée au profit des recommandations suivantes :
10
UMC | Abir Naili
1. Le sepsis et le choc septique sont des urgences médicales et les experts suggèrent que le traitement et la
réanimation soient débutés immédiatement.
2. Il faut administrer une expansion volémique d’au moins 30 mL/kg de cristalloïdes dans les 3 premières
heures
3. Les experts suggèrent après l’expansion volémique initiale que la poursuite de l’expansion volémique
soit guidée par une réévaluation fréquente du statut hémodynamique
• Cette réévaluation inclut l’examen clinique et l’évaluation de paramètres physiologiques (FC, PA, SaO2,
FR, T, diurèse, autres), mais aussi une surveillance non invasive ou invasive selon les disponibilités.
• Il est intéressant de noter que la nature de ces derniers paramètres de surveillance invasive ou non invasive
n’est pas précisée dans les recommandations.
4. Les experts suggèrent une évaluation supplémentaire de l’état hémodynamique, en particulier de la
fonction cardiaque, pour déterminer le type de choc si l’examen clinique ne permet pas un diagnostic
clair.
5. Il faut fixer un objectif initial de pression artérielle moyenne à 65 mmHg lorsque les vasopresseurs sont
nécessaires.
TRAITEMENT ANTIMICROBIEN
6. Il faut initier un traitement antimicrobien intraveineux au plus vite, dans la première heure suivant le
diagnostic de sepsis ou choc septique.
7. Il faut utiliser un traitement empirique à large spectre comportant un ou plusieurs antimicrobiens
couvrant l’ensemble des pathogènes suspectés (bactéries et potentiellement champignons et virus).
EXPANSION VOLÉMIQUE
8. Il faut utiliser les cristalloïdes comme soluté de choix pour la réanimation initiale et l’expansion
volémique ultérieure chez les patients en sepsis et en choc septique.
9. Il faut probablement utiliser l’albumine en association aux cristalloïdes pour la réanimation initiale et
l’expansion volémique ultérieure chez les patients en sepsis et en choc septique, lorsque les patients
nécessitent un volume important de cristalloïdes
10. Il ne faut pas utiliser les hydroxyéthylamidons pour l’expansion volémique (entrainent des troubles de
l’hémostase).
11. Il ne faut pas utiliser les gélatines pour l’expansion volémique (entrainent des réactions anaphylactique).
12. Il faut utiliser la noradrénaline comme vasopresseur de première intention.
13. Il faut probablement ajouter soit la vasopressine (jusqu’à 0,03 U/min) Soit l’adrénaline pour diminuer
la posologie de noradrénaline.
14. Il faut probablement utiliser la dobutamine chez les patients qui présentent des signes d’hypoperfusion
persistants malgré une expansion volémique adéquate et l’utilisation de vasopresseurs
CORTICOIDES
15. l’hydrocortisone IV à 200 mg/j si échec du remplissage + drogues vasoactives
11
UMC | Abir Naili
Conclusion
L'état de choc est une urgence diagnostique et thérapeutique dont le retard de prise en charge entraîne une
surmortalité.
L’hypoTA n’est pas un signe constant, elle peut être normale en raison des mécanismes de compensation.
Le Ringer lactate est un cristalloïde isotonique ayant un pouvoir d’expansion volumique faible.
Le remplissage vasculaire peut être réalisé à l’aide d’une gélatine humide modifiée, d’un dérivé d’amidon ou
de plasma.
Rappel sur le SIRS : 2 critères ;
T◦ > 38 ou < 36.
FC > 90/min
FR > 20 /min ou hyperventilation (PaCO2 < 32 mmHg).
GB > 12.000 ou < 4.000/mm3 ou > 10 % de GB immatures.
12