S2 PeiP Orsay 2015-2016
Mathématiques
Contrôle de rattrapage du 27 juin 2016
Durée 1 heure 30
La qualité de la rédaction interviendra dans l’appréciation de la copie. Les documents,
calculatrices et téléphones portables sont interdits.
Barème indicatif : 5 + 3 + 7 + 5.
Exercice 1 - Représenter les domaines suivants et calculer les intégrales associées :
ZZ
1. I1 = ey dxdy avec D1 = {(x, y) ∈ R2 | 0 ≤ x ≤ y ≤ 1}.
D
ZZ 1
x
2. I2 = p dxdy avec D2 = {(x, y) ∈ R2 | x ≥ 0, 1 ≤ x2 + y 2 ≤ 4}.
x 2 + y2
D2
ZZZ
3. I3 = z dxdydz avec D3 = {(x, y, z) ∈ R3 | x ≥ 0, y ≥ 0, x + y ≤ 1, 0 ≤ z ≤ 1}.
D3
Exercice 2 - 1. Donner la dimension et une base de
E = {→
−
v = (x, y, z) ∈ R3 | x + y + z = 0 = x + 2y + 3z}.
2. Déterminer un supplémentaire F de E dans R3 (en donner une base).
Exercice 3 - Pour a réel fixé, on considère l’unique application linéaire fa : R3 → R3 telle
que
fa (1, 0, 0) = (1, −1, 1) , fa (0, 1, 0) = (1, 1, −1) et fa (0, 0, 1) = (3, 1, a) .
1. Déterminer la matrice Ma de fa dans la base canonique. Calculer fa (1, 2, −1).
2. Déterminer le rang de fa et une base de Im fa en fonction de a. Pour quelles valeurs de a
l’application fa est-elle surjective ?
3. Pour quelles valeurs de a l’application fa est-elle injective ? Donner une base de ker fa
lorsque ker fa n’est pas nul.
Exercice 4 - Dans R3 , on note B = (→
−
e1 , →
−
e2 , →
−
e3 ) la base canonique. On considère les vecteurs
→
−
v1 = (1, −1, 0) , →
−
v2 = (0, 1, −1) , →
−
v3 = (1, −1, 1) .
1. Montrer que la famille B 0 = (→
−
v1 , →
−
v2 , →
−
v3 ) est une base de R3 .
2. Déterminer les coordonnées de → −v = (x, y, z) dans la base B 0 .
→
−
Soit f l’application linéaire telle que f (→
−
v1 ) = →
−
v1 , f (→
−
v2 ) = f (→
−
v3 ) = 0 .
3. Quelle est la matrice de A0 de f dans la base B 0 ? Quelle est l’interprétation géométrique
de f ?
Réponses au verso.
Réponses succintes
Z 1 Z 1
ey dy dx = 1.
Exercice 1 - 1. D1 est un triangle. On trouve par Fubini I1 =
x=0 y=x
2. D2 est une demi-couronne entre les cercles de rayon 1 et 2. On trouve en coordonnées
Z 2 Z π/2 Z 2
r cos θ π/2
polaires I2 = rdrdθ = sin θ −π/2 rdr = 3.
r=1 θ=−π/2 r 1
2
3. La tranche de hauteur z ∈ [0, 1] de D3 est le triangleZ T = {(x,Z y)
Z ∈ R | x ≥ 0, y ≥ 0, x +
1 1
1
y ≤ 1}. On a par Fubini en pile sur ce cylindre, I3 = zdz dxdy = Aire(T ) = .
0 T 2 4
Exercice 2 - 1. On trouve que → −v = (x, y, z) ∈ E ssi →
−
v = z(1, −2, 1). E est donc la droite
→
−
engendrée par le vecteur v1 = (1, −2, 1).
2. Tout plan P de R3 ne contenant pas → −
v1 est un supplémentaire de E. La plan z = 0
→
− →
−
engendré par e1 et e2 convient par exemple.
Exercice 3 -
1 1 3 1 0
1. On a Ma = Mat(fa ) = −1 1 1, d’où Ma 2 = 0 , c’est-à-dire :
1 −1 a −1 −1 − a
f (1, 2, −1) = (0, 0, −1 − a).
1 1 3 1 1 3 1 1 3
2. On a rang fa = rang −1 1 1 = rang 0 2 4 = rang 0 2 4 .
1 −1 a 0 −2 a − 3 0 0 a+1
D’où rang fa = 3 (et fa surjective) si a 6= −1 et rang f−1 = 2 (et f−1 non surjective).
Si a 6= −1, les colonnes de Ma forment une base de Im fa = R3 , ou toute base de R3
puisque fa est surjective. Si a = −1, les deux premières colonnes de M−1 forment une base
de Im f−1 .
3. D’après le théorème du rang, on a dim ker fa = 3 − rang fa = 0 si a 6= −1 et = 1 pour
→
−
a = −1. On a donc ker fa = { 0 } et fa injective si a 6= −1. Pour a = −1, on calcule que
ker f−1 est la droite engendrée par (1, 2, −1) (se voit aussi directement avec 1).
Exercice 4 - 1. et 2. On peut montrer que la famille B 0 de 3 vecteurs de R3 est une base
en vérifiant qu’elle est libre.
On peut aussi directement résoudre le système (S) : x0 → −
v1 + y 0 →
−
v2 + z 0 →
−
v3 = (x, y, z), avec
→
−v = (x, y, z) donné. Il faut que (S) possède une unique solution. On trouve que
0 0
0
x + z = x x = −y − z
(S) ⇔ −x + y − z = y ⇔ y 0 = x + y
0 0 0
.
0 0 0
−y + z = z z =x+y+z
Les nombres x0 , y 0 , z 0 sont les coordonnées de → −
v = (x, y, z) dans B 0 .
1 0 0
3. On a par définition A0 = MatB 0 (f ) = 0 0 0 et f est la projection sur la droite
0 0 0
engendrée par v1 suivant le plan engendré par →
→
− −
v2 et →
−
v3 .