For Mulaire
For Mulaire
Semestre 1
1
Chapitre 1
Rudiments de logique
3
Semestre 1 Rudiments de logique
4
Chapitre 2
am
am × an = am+n , (am )n = amn , = am−n , am × bm = (ab)m
an
Soit ∆ = b2 − 4ac.
√
−b ± ∆
(i) Si ∆ > 0, deux solutions x1 , x2 = , et ax2 +bx+c = a (x − x1 ) (x − x2 ).
2a
−b
(ii) Si ∆ = 0, une solution x0 = , et ax2 + bx + c = a (x − x0 )2 .
2a
(iii) Si ∆ < 0, pas√de racines réelles, mais deux racines complexes conjuguées
−b ± i −∆
z1 , z2 = .
2a
~
Ceci n’est valable que pour les équations du second degré à coefficients réels.
5
Semestre 1 Inégalités, valeur absolue, partie entière
2 2 b c
(i) Factoriser a : ax + bx + c = a x + x + .
a a
2
2 b b
(ii) Reconnaı̂tre dans x + x le début du carré x + .
a 2a
2 !
2
b c b
(iii) Adapter les constantes additives : ax2 + bx+ c = a x+ + − 2 .
2a a 4a
La mise sous forme canonique est utile pour intégrer des fonctions.
√ √ √
Résolution des équations : a = b et a= b
( (
√ b≥0 √ √ a=b
a=b⇔ et a= b⇔
a = b2 a≥0
|x| = c ⇔ x = c ou x = −c.
|x| ≤ c ⇔ −c ≤ x ≤ c ⇔ x ≤ c et x ≥ −c.
|x| ≥ c ⇔ x ≥ c ou x ≤ −c.
√ √
Simplification : a2 =, ( a)2 =
√ √
a2 = |a| et ( a)2 = a
6
Chapitre 3
Sommes et produits
n n+p
∗
Y
∗
Y (n + p)!
0! = 1 et ∀n ∈ N , n! = k ; ∀n, p ∈ N , k=
(n − 1)!
k=1 k=n
n n!
∀n ∈ N, ∀p ∈ [[ 0, n ]], = .
p p!(n −p)!
n n n n n+1
= et + = .
p n −p p p + 1 p+1
n n n n
= = 1 et = =n
0 n 1 n−1
n
X n
X
k = et qk =
k=0 k=0
n n n
X n(n + 1) X k 1 − q n+1 X
k= ; q = si q 6= 1 et q k = n + 1 si q = 1
k=0
2 k=0
1 − q k=0
7
Semestre 1 Sommes et produits
8
Chapitre 4
Trigonométrie
π π π π 2π
x 0 π
sin x 6 4 3 2 3
√ √
tan x
3 2 1 −1
x cos x 1 0 −1
O cos x 2 2 2 2
√ √ √
1 2 3 3
sin x 0 1 0
2 2 2 2
√ √ √
tan x 0 3 1 3 − 3 0
∀x ∈ R, cos2 x + sin2 x = 1 3
cos
1
cos et sin sont définies sur R, 2π-périodiques ; cos est paire et sin est impaire.
cos et sin sont continues et dérivables sur R :
9
Semestre 1 Trigonométrie
x
−3π −π π 3π
2
−π 2
0 2
π 2
−1
−2
nπ −3o sin x
tan est définie sur R\ + kπ, k ∈ Z , et tan x = .
2 cos x
tan est π-périodique, impaire. nπ o nπ o
tan est continue et dérivable sur R\ + kπ, k ∈ Z , et ∀x ∈ R\ + kπ, k ∈ Z , (tan)′ (x) =
2 2
2 1
1 + tan x =
cos2 x
1 1
cos a cos b = (cos(a + b) + cos(a − b)) sin a cos b = (sin(a + b) + sin(a − b))
2 2
1
sin a sin b = (cos(a − b) − cos(a + b))
2
Intérêt : lorsqu’on doit déterminer une primitive ! (pour la résolution des équations
différentielles, en intégration)
10
Trigonométrie Semestre 1
( (
a = b [2π] a = b [2π]
cos a = cos b ⇔ ; sin a = sin b ⇔
ou a = −b [2π] ou a = π − b [2π]
tan a = tan b ⇔ a = b [π]
Quant aux inéquations, aucune formule ! Utiliser le cercle trigonométrique pour
”caser” x dans une réunion d’intervalles.
11
Semestre 1 Trigonométrie
√ a b
Diviser par a2 + b2 , poser cos θ = √ et sin θ = √ ; d’où :
a2 + b2 a2 + b2
√
a cos x + b sin x = a2 + b2 cos(x − θ).
12
Chapitre 5
~
f ◦ g : x 7→ f (g(x)). f ◦ g 6= g ◦ f .
On recherche des asymptotes lorsque x ou f (x) tend vers ∞. Une droite d’équation
αx + βy + γ = 0 est asymptote à la courbe représentative de f ssi lim(αx + βf (x) +
γ) = 0.
➫ Si lim f (x) = ±∞, la droite d’équation x = a est une asymptote verticale.
x→a
➫ Si lim f (x) = b, la droite d’équation y = b est asymptote horizontale.
x→±∞
➫ Si lim f (x) = ±∞, peut-être une asymptote oblique d’équation y = ax + b,
x→+∞
où a et b sont à déterminer.
13
Semestre 1 Fonctions d’une variable réelle
f (x)
1. Si admet une limite infinie, pas d’asymptote, mais une branche pa-
x
rabolique verticale.
f (x)
2. Si admet une limite nulle, pas d’asymptote, mais une branche para-
x
bolique horizontale.
f (x)
3. Si lim = a ∈ R⋆ :
x→±∞ x
′
′ ′ ′ ′ ′ ′f f ′g − f g′
(f + g) = f + g , (f g) = f g + f g , = , (g ◦ f )′ = (g ′ ◦ f ) × f ′ ,
g g2
1
(f −1 )′ = ′ .
f ◦ f −1
~
Toutes ces formules ne s’appliquent que lorsque f et g sont dérivables. Dans le
cas contraire, on ne peut rien déduire de ces formules !
14
Chapitre 6
Fonctions usuelles
x 0 +∞
+∞
✏✏✏
✶
ln x ✏✏✏
✏ ~j
✏✏
−∞
O ~i
x −∞ +∞
+∞
✏✏
✶
ex ✏✏✏
✏✏
✏✏
0
~j
exp est continue et dérivable sur R, et
(exp)′ (x) = exp(x) = ex O ~i
ex − 1
lim =1 Courbe représentative de la fonction exp
x→0 x
15
Semestre 1 Fonctions usuelles
a
∀(a, b) ∈ (R⋆+ )2 , ln(ab) = ln a + ln b, ln = ln a − ln b
b
∀a ∈ R⋆+ , ∀α ∈ R, ln(aα ) = α ln a
2 a+b a b a−b ea
∀(a, b) ∈ R , e = e ×e ; e = b ; (ea )b = eab
e
√
Définitions : ax =, n
a=
√
ax = ex ln a (à utiliser dès qu’on a un exposant variable) ; n
a = a1/n
h π πi h π πi
Arcsin : [−1, 1] → − , est la bijection réciproque de sin : − , → [−1, 1] :
h π πi 2 2 2 2
∀x ∈ − , , ∀y ∈ [−1, 1], y = sin x ⇔ x = Arcsin y
2 2
Arcsin est impaire, continue sur [−1, 1], dérivable sur ] − 1, 1[ et
1
∀x ∈] − 1, 1[, (Arcsin)′ (x) = √ .
1 − x2
π
2
x −1 1
~j π
−1
✏ 2
✏✶
O~i 1
Arcsin x ✏ ✏✏
✏✏
✏✏
π π
− −
2 2
16
Fonctions usuelles Semestre 1
x −1 1
π
PP
PP
Arccos x PP
~j PP
q
P
0
−1 O~i 1
i π πh i π πh
Arctan : R → − , est la bijection réciproque de tan : − , →R:
i π πh 2 2 2 2
∀x ∈ − , , ∀y ∈ R, y = tan x ⇔ x = Arctan y
2 2
Arctan est impaire, continue et dérivable sur R et
1
∀x ∈ R, (Arctan)′ (x) = .
1 + x2
π/2
x −∞ +∞
~j π/2
O~i ✒
Arctan x
−π/2
−π/2
17
Semestre 1 Fonctions usuelles
∀x ∈ [−1,
h π 1],π isin(Arcsin x) = x et cos(Arccos x) = x.
∀x ∈ − , , Arcsin(sin x) = x et ∀x ∈ [0, π], Arccos(cos x) = x.
i π 2 2h
π
∀x ∈ − , , Arctan(tan x) = x.
2 2
∀x ∈ R, tan(Arctan x) = x.
~
Les quantités Arcsin(sin x) et Arccos(cos x) sont définies sur R mais n π ne valent x o
que sur les intervalles précités. Idem pour Arctan(tan x), définie sur R\ + kπ, k ∈ Z
2
π
∀x ∈ [−1, 1], Arccos x + Arcsin x = .
2
∗ 1 π x
∀x ∈ R , Arctan x + Arctan = sg(x), où sg(x) = , soit sg(x) = 1 si x > 0 et
x 2 |x|
sg(x) = −1 si x < 0.
ex − e−x ex + e−x
sh : R → R, x 7→ , ch : R → R, x 7→ , ch2 x − sh2 x = 1
2 2
sh est impaire, ch est paire. Elles sont continues et dérivables sur R et : (sh)′ (x) =
ch x, (ch)′ (x) = sh x.
x −∞ 0 +∞
+∞ +∞
◗ ✑✑
✸
ch x ◗ ✑ ch
◗ ✑
◗◗
s ✑
1
x −∞ +∞ ex /2
+∞
✏✶
✏
sh x ✏✏✏ sh
✏✏
✏✏
−∞
18
Chapitre 7
Nombres complexes
19
Semestre 1 Nombres complexes
z |z|
∀z, z ′ ∈ C, |zz ′ | = |z| × |z ′ | et = ′ .
z ′ |z |
∀z ∈ C, ∀n ∈ Z, |z n | = |z|n .
Inégalité triangulaire : ∀z, z ′ ∈ C, ||z| − |z ′ || ≤ |z + z ′ | ≤ |z| + |z ′ |
Résoudre z n = 1 et z n = (z ′ )n
Soit ∆ = b2 − 4ac.
b
➫ Si ∆ = 0, l’équation a une unique solution z0 = − et az 2 +bz+c = a(z−z0 )2
2a
➫ Si ∆ 6= 0, soit δ une solution de δ 2 = ∆. L’équation a deux solutions simples
−b + δ −b − δ
z1 = et z2 = , et az 2 + bz + c = a(z − z1 )(z − z2 )
2a 2a
−b c
S= et P =
a a
20
Nombres complexes Semestre 1
Méthode : comment calculer une somme dans laquelle figurent des cos(kx) ou
sin(kx) ?
Exprimer cette somme en fonction d’une somme dépendant des eikx (cad des (eix )k ) :
si possible grâce aux parties réelle ou imaginaire, lorsque les règles de calcul de ℜ et
ℑ sont respectées ; sinon en utilisant les formules d’Euler. Puis, quitte à la dériver
ou l’intégrer, se ramener à la somme des termes consécutifs d’une suite géométrique
ou au binôme de Newton.
ia ib i(a+b)/2 a−b
e + e = 2e cos
2
a−b
eia − eib = 2iei(a+b)/2 sin
a 2
ia ia/2
e + 1 = 2e cos
2a
ia ia/2
e − 1 = 2ie sin .
2
~
Connaı̂tre la technique utilisée : on factorise par l’exponentielle de l’angle
moitié, de façon à pouvoir utiliser les formules d’Euler.
21
Semestre 1 Nombres complexes
1
➫ Pour linéariser : utiliser les formules d’Euler cos x = (eix + e−ix ), sin x =
2
1 ix −ix
(e − e ), tout développer et regrouper les exposants conjugués pour
2i
ré-appliquer les formules d’Euler.
➫ Pour le contraire : écrire cos(nθ) = ℜ(einθ ) ou sin(nθ) = ℑ(einθ ) et développer
(eiθ )n = (cos θ + i sin θ)n grâce au binôme de Newton.
22
Chapitre 8
Primitives
23
Semestre 1 Primitives
Quelles sont les deux techniques de calcul d’intégrales ? Les énoncer avec leurs
hypothèses
P (x)
Comment déterminer des primitives de x 7→ , où P polynôme ?
ax2 + bx + c
24
Chapitre 9
Ensembles et applications
Définitions : x ∈ A ∪ B ⇔ ; x ∈ A ∩ B ⇔
x ∈ A ∪ B ⇔ x ∈ A ou x ∈ B ; x ∈ A ∩ B ⇔ x ∈ A et x ∈ B.
S T
Définitions : x ∈ Ai ⇔ ; x ∈ Ai ⇔
i∈I i∈I
S
x∈ Ai ⇔ ∃i ∈ I, x ∈ Ai .
i∈I
T
x∈ Ai ⇔ ∀i ∈ I, x ∈ Ai .
i∈I
A ∩ B =; A ∪ B =
25
Semestre 1 Ensembles et applications
26
Chapitre 10
Dénombrement et arithmétique
Définition : qu’est-ce qu’un nombre premier ? À quoi servent les nombres pre-
miers ?
Un nombre premier est un entier naturel qui admet exactement deux diviseurs entiers
naturels : 1 et lui-même. Tout nombre entier se décompose en produit de nombres
premiers, et cette décomposition est unique à l’ordre près.
n
n! =, Apn =, =, . Que représentent ces nombres ?
p
27
Semestre 1 Dénombrement et arithmétique
n
X n
X n
X
2
k =, k =. Quel est l’intérêt de k?
k=1 k=1 k=1
n n
X n(n + 1) X 2 n(n + 1)(2n + 1)
k= , k =
k=1
2 k=1
6
Xn
k permet de calculer la somme des termes consécutifs d’une suite arithmétique.
k=1
28
Chapitre 11
Équations différentielles
SGEASM=SGESSM+SPEASM.
Pour SPEASM :
➫ le principe de superposition des solutions permet de dissocier les difficultés en
cherchant une SP associée à chacun des termes du second membre (lorsque
celui-ci est sous forme de somme)
➫ pour déterminer une SP associée à un second membre, recherche d’une solu-
tion évidente. Ou en désespoir de cause, méthode de variation de la constante
(cad, recherche d’une solution sous la forme x 7→ λ(x)e−A(x) .)
S0 = y : R → C, x 7→ (λ + µx)er0 x , (λ, µ) ∈ C2
29
Semestre 1 Équations différentielles
S0 = y : R → R, x 7→ (λ + µx)er0 x , (λ, µ) ∈ R2
Que dire des parties réelle et imaginaire d’une solution z de l’équation différentielle
y ′′ + ay ′ + by = f , où f est une fonction à valeurs dans C, et quel en est l’intérêt ?
30
Chapitre 12
Calcul matriciel
a b
À quelle condition la matrice est-elle inversible et quel alors son inverse ?
c d
a b −1 1 d −b
A= ∈ GL2 (K) ssi ad − bc 6= 0, et alors A = .
c d ad − bc −c a
31
Semestre 1 Calculs matriciels
32
Chapitre 13
M = max A ⇔ M ∈ A et ∀x ∈ A, x ≤ M.
m = min A ⇔ m ∈ A et ∀x ∈ A, x ≥ m.
La borne supérieure de A est le plus petit des majorants de A ; elle est notée sup A.
La borne inférieure de A est le plus grand des minorants de A ; elle est notée inf A.
33
Semestre 1 Nombres réels et suites numériques
Citer (avec leurs énoncés précis) les théorèmes de convergence d’une suite
34
Nombres réels et suites numériques Semestre 1
Définition : un = O(vn )
un
un = O(vn ) ssi est bornée : on dit que (un ) est dominée par (vn ).
vn
Définition : un = o(vn )
un
un = o(vn ) ssi lim = 0 : on dit que (un ) est négligeable devant (vn ).
n→+∞ vn
Définition : un ∼ vn
un
un ∼ vn ssi lim = 1 : on dit que (un ) et (vn ) sont équivalentes.
n→+∞ vn
n
X
n
(un ) est une suite géométrique ssi un+1 = qun . un = u0 × q et uk = u0 ×
k=0
1 − q n+1 1 − q nombre de termes
= 1er terme × .
1−q 1−q
35
Semestre 1 Nombres réels et suites numériques
Équation caractéristique : r 2 + ar + b = 0
➫ Si ∆ 6= 0 : deux solutions distinctes r1 et r2 , et un = λ1 r1n + λ2 r2n , avec
λ1 , λ2 ∈ C.
➫ Si ∆ = 0 : une solution double r0 et un = (λ + µn)r0n , avec λ, µ ∈ C.
Équation caractéristique : r 2 + ar + b = 0
➫ Si ∆ > 0 : deux solutions distinctes r1 et r2 , et un = λ1 r1n + λ2 r2n , avec
λ1 , λ2 ∈ R.
➫ Si ∆ = 0 : une solution double r0 et un = (λ + µn)r0n , avec λ, µ ∈ R.
➫ Si ∆ < 0, deux solutions complexes conjuguées. Soit ρeiθ une de ces deux
solutions. un = ρn (λ cos(nθ) + µ sin(nθ)) avec λ, µ ∈ R.
36
Deuxième partie
Semestre 2
37
Chapitre 14
f : I → K est k-lipschitzienne ssi ∀x, y ∈ I, |f (x) − f (y)| ≤ k|x − y|. Les cordes de
la courbe représentative de f sont de pente bornée.
39
Semestre 2 Limites et continuité des fonctions d’une variable réelle
Citer (avec leurs énoncés précis) les théorèmes d’existence de limite finie d’une
fonction
Citer (avec leurs énoncés précis) les théorèmes d’existence de limite infinie d’une
fonction
➫ Aux points non problématiques, la fonction est continue comme somme, pro-
duit, rapport et composée de fonctions continues.
➫ Aux points problématiques (prolongement, ou utilisation de fonctions non
continues sur l’intégralité de leur domaine de définition), revenir à la définition :
lim f (x) = f (a).
x→a
40
Limites et continuité des fonctions d’une variable réelle Semestre 2
f
➫ f = Oa (g) ssi est bornée dans un voisinage de a.
g
f (x)
➫ f = oa (g) ssi lim = 0.
x→a g(x)
f (x)
➫ f ∼ g ssi lim = 1.
a x→a g(x)
➫ Si on a une fonction de limite nulle, permet de savoir comment elle tend vers 0.
➫ Si lim f (x) = ℓ 6= 0, f (x) ∼ ℓ
x→a a
➫ Si on a une fonction de limite infinie, permet de savoir comment elle tend
vers ∞.
sin x
sin x ∼ x : lim =1
0 x→0 x
x2 1 − cos x 1
cos x = 1 − + o(x2 ) : lim 2
=
2 x→0 x 2
tan x
tan x ∼ x : lim =1
0 x→0 x
ln(1 + x)
ln(1 + x) ∼ x : lim =1
0 x→0 xx
e −1
ex = 1 + x + o(x) : lim =1
x→0 x
(1 + x)α − 1 ~
α
(1 + x) = 1 + αx + o(x) : lim = α. α est une CONSTANTE
x→0 x
non nulle ! ! ! ! !
41
Semestre 2 Limites et continuité des fonctions d’une variable réelle
Croissances comparées : énoncer les 4 résultats avec les o et grâce aux limites
(ln x)α
∀α, β > 0, (ln x)α = o+∞ (xβ ), soit lim =0
x→+∞ xβ
xβ
∀α, γ > 0, xβ = o+∞ (eγx ), soit lim γx = 0
x→+∞ e
1
∀α, β > 0, | ln x|α = o0 β
, soit lim | ln x|α xβ = 0
x x→0
1
∀α, γ > 0, eγx = o−∞ , soit lim |x|α eγx = 0.
|x|α x→+∞
42
Chapitre 15
f (a + h) − f (a)
➫ f est dérivable en a ∈ I ssi lim existe et est finie ; on la note
h→0 h
f ′ (a) et on l’appelle dérivée de f en a.
f (a + h) − f (a)
➫ f est dérivable à droite ssi lim existe et est finie ; cette limite
>
h→0 h
est alors notée fd′ (a) et appelée dérivée à droite de f en a.
f (a + h) − f (a)
➫ f est dérivable à gauche ssi lim existe et est finie ; cette limite
<
h→0 h
est alors notée fg′ (a) et appelée dérivée à gauche de f en a.
′
′ ′ ′ ′ ′ f
′ f ′g − f g′
(f + g) = f + g , (f g) = f g + f g , = , (g ◦ f )′ = (g ′ ◦ f ) × f ′ ,
g g2
1
(f −1 )′ = ′ .
f ◦ f −1
~
Toutes ces formules ne s’appliquent que lorsque f et g sont dérivables. Dans le
cas contraire, on ne peut rien déduire de ces formules !
f est de classe C n ssi f est n fois dérivable, et f (n) est continue sur I.
f est de classe C ∞ sur I ssi f est infiniment dérivable sur I.
43
Semestre 2 Dérivation des fonctions d’une variable réelle
Résultat utile lorsque l’une des deux fonctions est un polynôme de petit degré, donc
dont les dérivées successives sont très rapidement nulles.
➫ Théorème de Rolle : soit f ∈ C([a, b], R) ∩ D(]a, b[, R) telle que f (a) = f (b).
Alors, ∃c ∈]a, b[, f ′ (c) = 0.
➫ Théorème des accroissements finis : soit f ∈ C([a, b], R) ∩ D(]a, b[, R). Alors,
f (b) − f (a)
∃c ∈]a, b[, f ′ (c) = .
b−a
➫ Théorème de la limite de la dérivée : soit f ∈ C([a, b], R) ∩ D(]a, b[, R).
(i) Si f ′ admet une limite finie en a, alors f est dérivable en a et f ′ (a) =
lim f ′ (t).
t→a
(ii) Si f ′ admet une limite infinie en a, alors f n’est pas dérivable en a, et on
a une tangente verticale en a.
Inégalité des accroissements finis : soit f ∈ C([a, b], R)∩D(]a, b[, R) telle que ∃m, M ∈
R, ∀x ∈]a, b[, m ≤ f ′ (x) ≤ M. Alors, m(b − a) ≤ f (b) − f (a) ≤ M(b − a) (le cas
échéant, une seule des inégalités si on n’a que la majoration - ou que la minoration
- pour f ′ ).
44
Dérivation des fonctions d’une variable réelle Semestre 2
Comment montrer l’existence d’une solution à une équation donnée, sans résoudre
l’équation ?
Avant tout, étude de la continuité ! f ne peut être dérivable en a que si elle est
continue en a.
➫ Partout où la fonction est une somme, produit, composée, rapport, etc de
fonctions dérivables, c’est immédiat.
➫ En un point problématique (cad, point en lequel on a une fonction s’expri-
mant à l’aide de fonctions
√ non dérivables sur l’intégralité de leur domaine de
continuité : x 7→ x, Arcsin, Arccos ; ou bien, point en lequel on a défini la
fonction par prolongement), les théorèmes précédents sont inapplicables :
(i) Théorème de limite de la dérivée. Intérêt : on obtient directement une
fonction C 1 .
(ii) Voir si f est dérivable à droite et à gauche en a et si fg′ (a) = fd′ (a).
(iii) En désespoir de cause, revenir à la définition, avec la limite du taux de
f (a + h) − f (a)
variation : lim .
h→0 h
• Si limite finie ℓ, f dérivable en a, et f ′ (a) = ℓ.
• Si limite infinie, f non dérivable en a, mais tangente verticale en a.
• Si pas de limite, f non dérivable en a.
➫ Pour l’existence : théorème des bornes atteintes, cad toute fonction continue
sur un intervalle fermé borné est bornée et atteint ses bornes.
➫ Pour la recherche des extrema : soit f : I → R présentant un extremum en
◦
a ∈ I. Si f est dérivable en a, alors f ′ (a) = 0 (mais on peut très bien avoir
f ′ (a) = 0 sans que a soit un extremum).
45
Semestre 2 Dérivation des fonctions d’une variable réelle
46
Chapitre 16
Polynômes
Si P 6= 0, {k ∈ N, ak 6= 0} =
6 ∅ et N = max{k ∈ N, ak 6= 0} est le degré de P ; aN
est le coefficient dominant de P ; par convention, deg 0 = −∞.
K[X] est l’ensemble des polynômes à coefficients dans K, et Kn [X] est l’ensemble
des polynômes à coefficients dans K de degré inférieur ou égal à n.
47
Semestre 2 Polynômes
a est une racine d’ordre au moins q de P ssi (X−a)q |P ssi ∀k ∈ [[ 0, q − 1 ],] P (k) (a) = 0.
a est une racine d’ordre exactement q de P ssi (X − a)q |P et (X − a)q+1 ∤ P ssi
∀k ∈ [[ 0, q − 1 ],] P (k) (a) = 0 et P (q) (a) 6= 0. q est appelé ordre de multiplicité de a.
n
X n
Y
k
On écrit P = ak X = an (X − αk ), où an 6= 0 est le coefficient dominant de
k=0 k=1
P , et on identifie les coefficients associés à des termes de même degré.
➫ Définition : deux polynômes sont égaux ssi ils ont les mêmes coefficients.
➫ Soient P, Q ∈ Kn [X] deux polynômes coı̈ncidant en au moins (n + 1) points
distincts. Alors, P = Q. De même, si P ∈ Kn [X] admet au moins (n + 1)
racines comptées avec leur ordre de multiplicité, P = 0.
48
Polynômes Semestre 2
49
Semestre 2 Polynômes
50
Chapitre 17
51
Comparaison locale des fonctions et DL Analyse
Les DL....
52
Chapitre 18
Méthode : comment savoir si une famille de deux vecteurs de M2,1 (K) (ou de 3
vecteurs de M3,1 (K)) est une base, c’est-à-dire une famille telle que tout vecteur
de M2,1 (K) (ou M3,1 (K)) s’exprime de façon unique comme combinaison linéaire
des vecteurs de cette famille ?
p 0
X ..
➫ (X1 , . . . , Xp ) est libre ssi ∀λ1 , . . . , λp ∈ K, λk Xk = . ⇒ ∀k ∈ [[ 1, p ]], λk =
k=1 0
0. Elle est liée ssi elle n’est pas libre,
cad il existe des scalaires non tous nuls
p 0
λk Xk = ... .
X
λ1 , . . . , λp tels que
k=1 0
p
X
➫ Elle est génératrice ssi ∀X ∈ Mn,1(K), ∃λ1 , . . . , λp ∈ K, X = λk Xk . Elle
k=1
53
L’espace Mn,1 (K) : matrices et applications linéaires Algèbre
54
Chapitre 19
Espaces vectoriels
Si (x1 , . . . , xn ) est une famille d’éléments de E, une combinaison linéaire des xi est
Xn
un vecteur x de E pouvant s’écrire : x = λi xi où λi ∈ K.
i=1
Une combinaison linéaire d’une famille quelconque est une combinaison linéaire d’une
sous-famille finie.
55
Espaces vectoriels Algèbre
Donner des exemples fondamentaux d’espaces vectoriels selon le type des vecteurs
L’ev engendré par X est le plus petit sev de E contenant X. On le note Vect(X).
C’est l’ensemble de toutes les combinaisons linéaires d’éléments de X.
56
Algèbre Espaces vectoriels
Soient F et G deux sev de E. Quel est le plus grand sev de E contenu dans F et
G ? Quel est le plus petit sev de E contenant F et G ?
La famille (xi )1≤i≤n est liée ssi elle n’est pas libre, cad ssi
n
X
n
∃(λ1 , . . . , λn ) ∈ K \{(0, . . . , 0)} tq λi xi = 0.
i=1
Une famille (xi )1≤i≤n est liée ssi ∃p ∈ [[ 1, n ]] tq xp soit une combinaison linéaire de
tous les autres xi .
57
Espaces vectoriels Algèbre
Deux vecteurs x et y de E sont colinéaires ssi (x, y) est liée. Trois vecteurs x, y et z
sont coplanaires ssi (x, y, z) est liée.
➫ Si c’est une famille de Kn et qu’elle est échelonnée (cad pour une famille de
p vecteurs, chacun des vecteurs comporte (p − 1) zéros et un coefficient non
nul bien placés), elle est libre.
➫ Une famille de polynômes non nuls de degrés étagés (cad tous distincts) est
libre.
➫ Sinon, revenir à la définition.
Une famille (xi )1≤i≤n de vecteurs de E est génératrice ssi Vect(x1 , . . . , xn ) = E cad
ssi n
X
n
∀x ∈ E, ∃(λ1 , . . . , λn ) ∈ K , x = λi xi .
i=1
Définition : base. Quel en est l’intérêt, et que sont les coordonnées d’un vecteur
dans une base ?
Une base est une famille libre et génératrice. En particulier, (e1 , . . . , en ) est une base
n
X
n
de E ssi ∀x ∈ E, ∃!(λ1 , . . . , λn ) ∈ K , x = λi ei .
i=1
Les λi sont les coordonnées de x dans la base (ei )1≤i≤n .
Un ev E est de dimension finie ssi il admet une famille génératrice finie. Dans ce
cas, E admet des bases, et toutes les bases ont le même nombre d’éléments, appelé
dimension de l’ev E, et noté dim E.
58
Algèbre Espaces vectoriels
Que dire du nombre d’éléments des familles libres et des familles génératrices d’un
ev de dimension n ?
59
Espaces vectoriels Algèbre
60
Chapitre 20
Applications linéaires
61
Applications linéaires Algèbre
Que peut-on dire de l’image d’une famille libre, d’une famille génératrice, d’une
base par une application linéaire ?
➫ L’image d’une famille libre par une application linéaire injective est libre.
➫ L’image d’une famille génératrice par une application linéaire surjective est
génératrice.
➫ L’image d’une base par un isomorphisme est une base.
Structure de L(E, F ) ? (en précisant les lois dont est muni l’ensemble)
(L(E, F ), +, ·) est un K-ev (cad qu’une combinaison d’applications linéaires est une
application linéaire)
Quelles règles de calcul a-t-on dans (L(E), ◦), outre celles découlant de la structure
d’ev de (L(E), +, ·) ? Quel en est l’intérêt ?
62
Algèbre Applications linéaires
Soit x ∈ E. x ∈ Im p ⇔ p(x) = x.
À quoi sert la donnée d’une base (e1 , · · · , en ) de E pour étudier une application
linéaire f ∈ L(E, F ) ?
63
Applications linéaires Algèbre
➫ Si dim E = dim F , montrer que f est injective (grâce au noyau) ou que f est
surjective ou que f est inversible à droite ou à gauche.
➫ Trouver une base b de E telle que f (b) est une base de F .
➫ Dans le cas général, revenir à la définition : injective et surjective.
64
Algèbre Applications linéaires
rg A = rg f , où f est une application linéaire dont la matrice dans des bases
adéquates est A.
rg A = r ssi A est équivalente à Jn,p,r (matrice n × p dont tous les termes sont nuls,
exceptés les r premiers termes diagonaux qui valent 1).
65
Applications linéaires Algèbre
66
Chapitre 21
Intégration
Quelles sont les majorations qu’on peut avoir sur les intégrales ?
Z Z
➫ Croissance de l’intégrale : f ≤ g ⇒ f≤ g.
[a,b] [a,b]
Z b Z b Z b
➫ Inégalité de la moyenne : f g ≤ sup |f | |g| ; f ≤ (b − a) sup |f |.
a [a,b] a a [a,b]
Z b 2
➫ Inégalité de Cauchy-Schwartz : soient f, g ∈ C([a, b], R). Alors, fg ≤
Z b Z b a
Z b
Soit f ∈ C([a, b], R) tq f ≥ 0. Si f (x) dx = 0, alors f = 0.
a
Formule plus complexe que Taylor-Young, mais formule globale, permettant d’esti-
mer le reste.
67
Intégration Analyse
Soit f ∈ C n+1 (I, K), a, b ∈ I. Soit M ∈ R tel que ∀x ∈ [a, b], |f (n+1) (x)| ≤ M. Alors,
n
X f (k) (a) |b − a|n+1
f (b) − (b − a)k ≤ M.
k! (n + 1)!
k=0
b−a
Soit f ∈ C 0 ([a, b], R). Soit n ∈ N⋆ . ∀k ∈ [[ 0, n ],] soit xk = a + k . On appelle
n
somme de Riemann la somme :
n−1
b−aX b−a
Sn = f a+k .
n n
k=0
Z v(x)
Quelle est la dérivée de x 7→ f (t) dt, où f est continue et u et v sont deux
u(x)
fonctions dérivables ?
68
Chapitre 22
Déterminants
Définition du déterminant
(iii) f (In ) = 1.
Cette application est appelée déterminant, et notée A 7→ det A.
69
Déterminants Algèbre
n
X
Soit A = (aij ) 1≤i≤n ∈ Mn (K). Alors, ∀j ∈ [[ 1, n ],] det A = (−1)i+j aij ∆ij , où
1≤j≤n i=1
∆ij , appelé mineur de aij , est le déterminant de la matrice obtenue en enlevant à A
sa i-ème ligne et sa j-ème colonne.
X n
De même, ∀i ∈ [[ 1, n ]], det A = (−1)i+j aij ∆ij .
j=1
70
Algèbre Déterminants
71
Déterminants Algèbre
72
Chapitre 23
Séries numériques
X
Définition : un converge, diverge
n
!
X X
Une série un converge ssi la suite de ses sommes partielles uk est
k=0 n∈N
convergente. On appelle alors somme de la série la quantité
N
X +∞
X
lim un = un .
N →+∞
n=0 n=0
Deux séries sont dites de même nature ssi elles sont simultanément convergentes ou
divergentes.
X X
un est de même nature que un , ainsi que toute autre série n’en différant que
n≥n0 n≥0
par un nombre fini de termes.
Donner une condition nécessaire pour qu’une série converge. Est-elle suffisante ?
X
Soit un une série convergente. Alors, lim un = 0. Une série dont le terme
n→+∞
général ne tend pas vers 0 est dite grossièrement divergente.
X 1
Mais on peut avoir un divergente alors que lim un = 0. (cf. un = )
n→+∞ n
73
Séries numériques Analyse
X X +∞
X +∞
X
(i) un converge ⇒ vn converge, et alors un = vn .
n=0 n=0
X X
(ii) vn diverge ⇒ un diverge.
~
Réciproque fausse en général
X X
Soient un et vn deux SATP telles que ∀n ∈ N, un ≤ vn .
X X +∞
X +∞
X
(i) vn converge ⇒ un converge, et dans ce cas, un ≤ vn .
n=0 n=0
X X
(ii) un diverge ⇒ vn diverge.
X X
Soient un et vn deux SATP.
X X X
(i) Si un = o(vn ) ou un = O(vn ), un diverge ⇒ vn diverge et vn
X
converge ⇒ un converge.
X X
(ii) Si un ∼ vn , un et vn sont de même nature.
Soit a > 0 ; soit f ∈ C([a, +∞[, Z xR+ ) une fonction décroissante et positive. Alors,
X
f (n) converge ssi F : x 7→ f (t) dt admet une limite finie en +∞.
Z n+1 a
74
Analyse Séries numériques
Critère de d’Alembert
P un+1
Soit un une SATP avec un > 0. Soit ℓ = lim .
n→+∞ un
X
(i) Si ℓ > 1, un diverge.
X
(ii) Si ℓ < 1, un converge.
(iii) Si ℓ = 1, on ne peut rien dire.
Séries de Riemann
X 1
Soit α ∈ R. converge ssi α > 1.
n≥1
nα
X X
un à valeurs dans K est absolument convergente ssi |un | converge.
Une série absolument convergente est convergente.
X
(i) Regarder si un converge absolument :
X
➫ Soit en appliquant à |un | les critères des SATP.
P
➫ Soit en montrant que un = o(vn ) ou un = O(vn ), où vn est une SATP
X X 1
convergente. (regarder par exemple n2 un pour comparer un à .
n2
(ii) Sinon :
➫ en spé : séries alternées.
➫ ... ou se débrouiller !
75
Séries numériques Analyse
76
Chapitre 24
Un produit scalaire sur E est une forme bilinéaire, symétrique, définie, positive,
c’est-à-dire une application : E × E → R, (x, y) 7→ (x|y) telle que :
(i) ∀(x1 , x2 , y1 , y2 , x, y) ∈ E 6 , ∀(λ1 , λ2 ) ∈ R2 , (λ1 x1 + λ2 x2 |y) = λ1 (x1 |y) +
λ2 (x2 |y) et (x|λ1 y1 + λ2 y2 ) = λ1 (x|y1 ) + λ2 (x|y2 ) (bilinéarité, cad linéarité
à gauche et à droite)
(ii) ∀(x, y) ∈ E 2 , (x|y) = (y|x) (symétrie)
(iii) ∀x ∈ E, (x|x) ≥ 0 (positivité)
(iv) ∀x ∈ E, (x|x) = 0 ⇒ x = 0 (définie)
77
Produits scalaires et espaces vectoriels euclidiens Algèbre
Norme euclidienne sur un ev E, muni d’un produit scalaire (·|·), et distance as-
sociée
p
k.k : E → R, x 7→ (x|x) est une norme sur E, appelée norme euclidienne associée
au produit scalaire. L’application d : E 2 → R, (x, y) 7→ kx − yk est appelée distance
euclidienne associée au produit scalaire.
➫ Une famille (e1 , . . . , ep ) est orthogonale ssi ∀i, j ∈ [[ 1, p ]], i 6= j ⇒ (ei |ej ) = 0.
➫ Une famille (e1 , . . . , ep ) est orthonormale (ou orthonormée) ssi ∀i, j ∈ [[ 1, p ]], (ei |ej ) =
δij (cad (ei |ej ) = 1 si i = j, = 0 sinon).
Une famille orthogonale ne comportant pas le vecteur nul est libre. Une famille
orthonormale est toujours libre.
Théorème de Pythagore
Un espace vectoriel euclidien est un R-ev de dimension finie, muni d’un produit
scalaire.
Une base orthonormée est une famille orthonormée qui est une base.
Intérêt : un eve possède une bon (e1 , · · · , en ), et on a des expressions très simples :
➫ Décomposition d’un vecteur en combinaison linéaire des vecteurs de la base :
Xn
x= (x|ek )ek (pas de système à résoudre pour déterminer les coordonnées !)
k=1
78
Algèbre Produits scalaires et espaces vectoriels euclidiens
n
X
➫ Produit scalaire : (x|y) = xk yk , avec xk = (x|ek ).
k=1
n
X
➫ Norme : kxk2 = x2k .
k=1
x1 y1
.. ..
Soient X = Mat(e1 ,··· ,en ) (x) = . , Y = Mat(e1 ,··· ,en ) (y) = . . (x|y) =t XY
xn yn
√
et kxk = t XX
79
Produits scalaires et espaces vectoriels euclidiens Algèbre
p
X
Soit (e1 , · · · , ep ) une base orthonormée de F . Alors, pF (x) = (x|ek )ek .
k=1
80
Chapitre 25
Une loi de probabilité (ou probabilité) sur Ω est une application P : P(Ω) → [0, 1]
tq :
(i) P(Ω) = 1
(ii) ∀A, B ∈ P(Ω), A ∩ B = ∅ ⇒ P(A ∪ B) = P(A) + P(B).
P(A ∪ B) =, P(A) =
Une variable aléatoire sur (Ω, P) et à valeurs dans un ensemble E est une application
X : Ω → E.
La loi de la variable aléatoire X est la probabilité
X
E(X) = xP(X = x), où X est à valeurs dans E ⊂ R.
x∈E
Linéarité de l’espérance : E(aX + bY
X) = aE(X) + bE(Y ).
Formule de transfert : E(f (X)) = f (x)P(X = x).
x∈E
81
Probabilités sur des ensembles finis Analyse
p
V (X) = E((X − E(X))2 ) = E(X 2 ) − (E(X))2 et σ(X) = V (X)
V (aX + b) = a2 V (X) et σ(aX + b) = |a|σ(X)
V (X)
∀a ∈ R⋆+ , P(|X − E(X)| ≥ a) ≤ .
a2
Permet d’obtenir une majoration de l’erreur quand on estime que
X ∈]E(X) − ε, E(X) + ε[.
1
Soit E un ensemble fini de cardinal n. X ∼ U(E) ssi ∀x ∈ E, P(X = x) =
n
n+1 n2 − 1
E(X) = et V (X) =
2 12
Définition : P (A|B)
P(A ∩ B)
Si P(B) > 0, PB : A 7→ P(A|B) = est une probabilité sur Ω, appelée
P(B)
probabilité sachant B.
82
Analyse Probabilités sur des ensembles finis
n
!
\
Soient A1 , · · · , Ap ⊂ Ω tq P Ak > 0. Alors,
k=1
p p−1
! !
\ \
P Ak = P(A1 ) × P(A2 |A1 ) × P(A3 |A1 ∩ A2 ) × · · · × P Ap | Ak .
k=1 k=1
P(B|A) × P(A)
(i) Si A et B sont deux événements de probabilités non nulles, P(A|B) = .
P(B)
(ii) Si {Ai }1≤i≤p est un système complet d’événements de probabilités non nulles,
alors, pour tout B ⊂ Ω, ∀j ∈ [[ 1, p ],]
Sert si l’on veut décomposer un événement en faisant intervenir tous les cas possibles
d’une expérience.
83
Probabilités sur des ensembles finis Analyse
84