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L'énergie

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Nicolas Barnaud
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L’énergie est une entité abstraite connue seulement par ses transformations.

Les conversions possibles de


différentes formes d’énergie s’inscrivent dans un tableau à 36 cases, pratiquement vides pour la plupart : l’une
d’entre elles contient nécessairement la solution à la crise énergétique.
Le physicien sait la mesurer quand elle prend la forme « travail », il la chiffre en kilowatts-heure, mais elle est
finalement comme le temps ou la température : elle ne peut s’observer à l’état pur !
En effet, elle est partout latente, au même titre que l’espace, plus ou moins condensée – à commencer par la
matière elle même. Elle n’est observable qu’à travers ses transformations successives. Il est impossible de partir
d’un bout de la chaine en affirmant « là est l’énergie pure, l’origine » puis de suivre la gradation – ou plus
exactement la dégradation, disent les physiciens pour qui l’énergie thermique est un aboutissement.
Une chose est certaine : l’énergie se conserve, elle est un invariant au sens mathématique. Comme l’a dit
Lavoisier : « rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme ».
Tout les travaux actuellement menés dans les laboratoires visent à mettre au point de nouveaux moyens
d’extraire une énergie électrique à partir de l’une de ses transformations connues, recherches aboutissant à des
problèmes d’ingéniérie et de matériaux. Comme rien ne se perd, l’énergie est toujours là, inépuisable. À nous
de savoir la capter là où elle se trouve – en fait partout – et la transformer de manière utilisable.

On connaît actuellement 6 formes essentielles de l’énergie utilisable, ce qui donne 36 transformations. Ces 6
formes sont :
• l’énergie thermique T (la chaleur)
• l’énergie mécanique M (le mouvement)
• l’énergie chimique C (réactions entre éléments)
• l’énergie nucléaire N (transformations du noyau atomique)
• l’énergie électromagnétique E (mouvement des électrons)
• l’énergie rayonnante R (accélération des électrons)
Ces 6 formes exigent toutes du mouvement. La chaleur est une agitation (mouvement) de particules, les
réactions chimiques impliquent l’union ou la désagrégation d’atomes et d’électrons de liaison, donc
mouvement : même l’énergie nucléaire est une réorganisation de nucléons qui entrent ou sortent d’un noyau
atomique, l’énergie étant alors emportée et transmise sous forme de mouvement et de chocs générateurs de
mouvement, toujours et toujours.
Tout est mouvement dans l’univers et le jour où plus rien ne bougerait et n’oscillerait, ce serait la fin du
monde. Mais cette immobilité n’est pas possible tant que l’univers sera en expansion ou en contraction et l’état
de tension gravifique (G) semble être, en fin de compte le ressort fondamental qui lance le moteur du cosmos,
ce moteur avant pour nom «l'énergie » et comprenant sans doute l'énergie nucléaire à laquelle on la rattachera
un jour.

Partons du centre de l’étoile dite Soleil. Là, la pression gravitationnelle comprime l'hydrogène dont chaque
proton constitutif est animé d'un mouvement d'agitation ; on dit que la température y est de treize millions de
degrés mais c'est une autre manière de constater que les protons ont une énergie de mouvement suffisante pour
surmonter la répulsion électrique de leurs propres charges et de se rapprocher suffisamment les uns des autres
pour finir par former un noyau de l'élément n°2 hélium. Quand cette nucléo-synthèse est accomplie un excès
d'énergie se trouve produit. Des particules sont éjectées qui emporte cet excès d'énergie sous forme de
mouvement, encore et toujours ! En résumé, on est parti de l'énergie potentielle de gravitation qui a permis
l'énergie thermique T qui a donné l'énergie nucléaire (d'où le terme thermo-nucléaire bien connu) laquelle
énergie N diffuse sous forme d'énergie mécanique M.

Suivons maintenant cette agitation supplémentaire. Elle va diffuser par un nombre fantastique de chocs à travers
toute la matière solaire et ce jusque dans les zones périphériques. Il faut dix millions d'années pour que l'énergie
née au centre parvienne dans la zone gazeuse solaire.

Là les chocs viennent porter sur des éléments qui comportent quelques uns de leurs électrons périphériques. Ces
électrons sautent d'une orbite à une autre, ce qui génère un rayonnement d'ondes électromagnétiques. C'est
l'énergie R faite dans le cas du soleil d'ultra-violet, de lumière visible et d'infra-rouges jusqu'aux ondes radio.
Ce rayonnement est seul capable de traverser l'espace vide et huit minutes après son départ de la chromosphère
solaire, un milliardième en est intercepté par la Terre.
Là, tout est joué : la vie terrestre est l'œuvre exclusive de ce rayonnement reçu régulièrement depuis cinq
milliards d'années par la surface de notre globe. En effet, ce rayonnement R se transforme par absorption
électronique en énergie M mécanique des atomes rencontrés, atomes de l'atmosphère comme ceux du sol. Et M
devient T (chaleur). Mais le grand secret a été qu’une fraction de R est directement transformée en R-C et ce
depuis trois milliards d'années.
R-C ? cela veut dire énergie rayonnante transformée en énergie chimique. En elle réside d'ailleurs une des
grandes promesses de l'avenir quant à 1'utilisation d'une quantité formidable de l'énergie solaire : la synthèse
des substances chimiques ultérieurement oxydables c’est-à-dire capables de restituer par simple combustion
l'énergie emmagasinée. La lumière solaire devient chaleur - toujours elle - après avoir été stockée sous forme
chimique. Il convient simplement de souligner que tout ce que l'homme a utilisé, comme énergie jusqu’à
présent venait exclusivement de cette transformation R-C, l’énergie nucléaire venant bouleverser les choses
inopinément. Des deux formes de l'énergie nucléaire, fission et fusion, c'est cette dernière qui représente la
solution universelle dont l’énergie solaire est directement issue ; c’est la transformation T-N, la fission étant la
transformation N-N.
T-T M-T C-T N-T E-T R-T
Flammes Silex Réactions Piles Effet Joule Absorption
Frottement chimiques de atomiques à Hystérésis d’infra-rouges
Freinage combustion fission Énergie solaire
Marées Flux
calorifique
terrestre
T-M M-M C-M N-M E-M R-M
Turbines Mécanismes Muscles Moteur Propulsion Moteur Pression de
Pistons Chutes forcées à explosion nucléaire électrique radiation
Marées/vagues Fusées Effets Haut-parleur Propulsion
Énergie éolienne mécaniques Accélérateurs photonique des
des de particules fusées
explosions
nucléaires
T-C M-C C-C N-C E-C R-C
Réactions chimiques Ruptures de Transformations Réactions Électrolyse Fonctions
endothermiques liaisons chimiques chimiques chlorophyllienne
chimiques La vie induites par Rétine de l’œil
particules
et rayons
gamma
T-N M-N C-N N-N E-N R-N
Fusion Réactions par Réactions Capture par le Photo-fission
thermonucléaire particules nucléaires noyau
contrôlée accélérées et fission d’électron
orbital
Réactions
induites par béta
T-E M-E C-E N-E E-E R-E
Effet thermo-ionique Magnéto- Accumulateurs Générateurs Transformateurs Effet photo-
Effet thermo- hydrodynamique Piles électriques atomiques à électrique
électrique Effet piézo- Bio-électricité isotopes Piles solaires
électrique (cerveau-nerfs) Ionisation
Tribo-électricité par
Ionisation particules
T-R M-R C-R N-R E-R R-R
Lumière par Tribo- Bioluminescence Gamma- Tubes Luminescence
incandescence luminescence nucléaires luminescents Phosphorescence
Emissions radio- Emission radio
astronomiques et radar
Thermoluminescence
En fin de compte les 6 formes actuellement utilisables de l’énergie forment un tableau à double entrée de 36
cases dans lesquelles viennent se loger les productions actuellement reconnues par la physique. Une case
seulement reste blanche : la C-N, transformation de l’énergie chimique en énergie nucléaire : c’est précisément
celle qui a tant occupé des générations de « chercheurs » avant l’heure tels les alchimistes ; leur rêve était de
transmuter les éléments en les traitant par le feu et des réactions purement chimiques.
L’homme utilise trois des 36 cases du tableau en tout et pour tout. Il en reste 32 ou 32 pour les chercheurs à
prospecter systématiquement.

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