Sommaire
Sommaire
Abréviations…………………………………………………………………………………..2
Résumé exécutif………………………………………………………………………………4
Avant-propos…………………………………………………………………………………5
Introduction…………………………………………………………………………………..6
Conclusion…………………………………………………………………………………40
Bibliographie………………………………………………………………………………42
Annexes……………………………………………………………………………………44
Tables de Matières………………………………………………………………………..59
1
Abréviations
2
PSVAP Programme Sectoriel de Valorisation d’Aires Protégées – Complexe d’Aires Protégées de Loango-
Moukalaba-Doudou
SCAC Ambassade de France - Service de Coopération et d’Actions Culturelles
SE Suivi Environnemental
SEEG Société d’Energie et d’Eau du Gabon
SIGEF Système d’Information et de Gestion des Eaux et Forêts
SNPADB Stratégie Nationale et Plan d’Action sur la Diversité Biologique
UE Union Européenne
UICN Union Mondiale pour la Nature
WWF/CARPO Fonds Mondial pour la Nature / Central Africa Programme Office
ZEE Zone Economique Exclusive
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Résumé Exécutif :
Dans les années 90, la communauté internationale a signé pour la première fois des
Conventions sur la nécessité de protéger l’environnement mondial, notamment les trois
Conventions mondiales sur les changements climatiques, la biodiversité et la désertification/
dégradation des sols, à savoir:
1. La Convention des Nations Unies sur la Diversité Biologique (CDB),
2. La Convention des Nations Unies sur la Lutte contre la Déserti. cation (CLD), et
3. La Convention-cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques (CCNCUCC)
Si ces conventions sont mises en oeuvre de manière e. cace, elles contribueront de manière
significative à la réalisation des objectifs de développement durable et de conservation des
ressources naturelles de la planète pour les générations à venir. En dépit de leur participation
en toute bonne foi aux processus des conventions, de nombreuses parties à ces conventions
disposent cependant de capacités limitées pour mettre en œuvre les Conventions et tirer pro. t
de leur participation à ces Conventions. Conscient de cette contrainte, le Fonds Mondial pour
l’Environnement (FEM) a mis des fonds à la disposition des pays membres pour aider au
renforcement des capacités nécessaires à la gestion de l’environnement mondial.
Dans son appui aux ANCR, l’objectif du FEM est de donner aux pays la possibilité de prendre
l’initiative dans la détermination de leurs besoins et priorités en matière de renforcement des
capacités nécessaires à la protection de l’environnement mondial, en tenant compte des trois
conventions mondiales sur la diversité biologique, les changements climatiques et la
désertification/dégradation des sols1.
Le présent rapport a pour objet de recenser les besoins et les priorités du Gabon en
matière de renforcement des capacités pour la gestion de l’environnement mondial dans
le domaine de la conservation et de la préservation de la biodiversité.
Le premier chapitre est consacré à la revue des initiatives en matière de renforcement des
capacités. A cet effet, non seulement il fait état des résultats antérieurs des évaluations des
capacités en matière de gestion de la biodiversité et de l’environnement mais surtout aborde
les forces et faiblesses du Gabon dans la mise en œuvre de la convention sur la Diversité
Biologique.
Le deuxième chapitre passe en revue les initiatives actuelles de renforcement de capacités par
la présentation du cadre juridique et réglementaire, des projets et programmes en cours et
l’analyse institutionnelle en vue d’identifier les faiblesses qui obèrent la mise en œuvre
normale de la CDB et tirer les enseignements qui s’imposent.
Enfin, le troisième chapitre tente de dresser un bilan sommaire du cadre national et mondial
de gestion de patrimoine environnemental sur le plan des ressources humaines, des ressources
matérielles disponibles, de la gestion de l’information et des ressources financières.
1
Le choix du domaine visé par l’ANCR est laissé aux pays. Ceux-ci peuvent, par exemple,
décider de ne faire porter l’autoévaluation ou de mettre l’accent que sur un seul des trois secteurs
d’intervention ou, au contraire, de s’intéresser à plus de trois domaines.
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Avant propos
A l’instar des autres pays qui ont ratifié la convention des nations unies sur la Diversité
Biologique, Gabon a besoin d’élaborer une stratégie et un plan d’action pour le renforcement
des capacités en matière de mise en œuvre nationale de ladite convention et ce, dans une
perspective de développement durable.
L’objectif de cette étude est donc de recenser les besoins et les priorités du Gabon en
matière de renforcement des capacités pour la gestion de l’environnement mondial dans le
domaine de la conservation et de la préservation de la biodiversité.
Ce rapport fait le point des activités réalisées par le Gabon dans le cadre de la mise en
oeuvre de la Convention sur la Diversité Biologique, il analyse les difficultés rencontrées et
identifient les besoins en renforcement de capacités qui y sont associés.
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INTRODUCTION
Plus tard, en 1992, à Rio de Janeiro au Brésil, les participants à la Conférence des
Nations Unies sur l’environnement et le développement durable consacraient cette notion
de ‘’développement durable’’ en lançant un message clair destiné à tous les gouvernements :
« il est urgent de concilier le développement économique et social et la protection de
l’environnement. Le développement durable est une avenue incontournable pour assurer le
bien-être des communautés humaines et la préservation des écosystèmes qui entretiennent la
vie ».
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La notion de capacité peut être défini comme étant l’ensemble des moyens et
d’aptitudes (manière de penser, d’agir et de faire) des individus, des groupes et des
institutions à cerner clairement les problèmes de développement et à les résoudre plus
facilement de manière durable. La capacité constitue de ce fait une réponse aux aspects
multidimensionnels et multisectoriels de tout processus devant conduire à un changement
important dans les objectifs d’un développement durable.
Dans cette optique, la capacité doit être renforcée tant aux plans individuel,
institutionnel que systémique.
Au niveau individuel, le renforcement des capacités vise à :
- améliorer la capacité des individus à davantage gérer et à protéger l’environnement, à
travailler en tant qu’individu au sein des organisations et de la société ;
- changer les mentalités et le comportement ainsi que les actions des individus par le
biais d’une sensibilisation accrue qui influerait également sur leur compréhension et
leur compétence sur des sujets spécifiques et l’acquisition des connaissances
nouvelles;
- améliorer la performance des individus par la promotion d’une plus large participation
dans la gestion environnementale ;
- améliorer la performance des individus par un meilleur développement des ressources
humaines, par la gestion des performances et des systèmes de responsabilisation.
Au niveau institutionnel, le renforcement des capacités vise à :
- améliorer la performance de l’organisation dans son ensemble en terme de gestion, de
planification stratégique et de mise en place des programmes et projets ;
- améliorer la coopération et la coordination entre les groupes ou départements au sein
d’une même organisation ;
- fournir de meilleurs systèmes d’informations, une meilleure infrastructure ainsi que de
meilleurs équipements pour soutenir le travail de l’organisation ;
Au niveau systémique, le renforcement des capacités vise à :
- améliorer les mécanismes d’incitation et de responsabilisation dans lesquels les
individus et les institutions travaillent ;
- améliorer la communication formelle et informelle, de même que la collaboration
entre les organisations et les individus ;
- promouvoir la participation de tous les secteurs de la société à la réalisation des
objectifs environnementaux, à travers une meilleure sensibilisation, acquisition des
connaissances et participation, pour une plus grande transparence et responsabilisation
gouvernementale.
C’est conscient de cette contrainte ou de cette nécessité que le Fonds Mondial pour
l’Environnement (FEM) a mis en place le Programme Mondial d’Appui au Renforcement des
Capacités (PMARC) qui a été approuvé par son Conseil en 2004 afin de faciliter
l’opérationnalisation de son approche stratégique en matière de renforcement des capacités.
Ce Programme d’Appui, qui s’étend sur trois ans, sert de mécanisme d’apprentissage pour
l’évaluation des capacités et les initiatives de renforcement des capacités. Le Programme
d’Appui est essentiellement axé sur la fourniture d’une assistance aux pays engagés dans un
processus d’Autoévaluation Nationale des Capacités à Renforcer (ANCR).
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L’objectif de l’ANCR est d’identifier les priorités nationales en matière de
renforcement des capacités nécessaires à une meilleure gestion de l’environnement mondial et
national.
L’ANCR analyse les points forts, les contraintes et les besoins du pays en matière de
capacités, et recommande des actions de renforcement des capacités. L’ANCR se focalise sur
les besoins du pays en matière de capacités pour la mise en œuvre des trois « conventions de
Rio », à savoir les Conventions sur la Diversité Biologique (CDB), la dégradation des sols
(CLD), les changements climatiques (CCNUCC) et des autres Accords Multilatéraux sur
l’Environnement (AME). De plus, le processus d’ANCR vise à identifier des capacités
intersectorielles et à renforcer les synergies entre les AMEs.
Renforcer les capacités suppose au préalable l’établissement d’un diagnostic sur les
capacités et les initiatives de renforcement des capacités passées dans les pays ; autrement dit,
il s’agit de faire un bilan de situation des aptitudes et des moyens. C’est cet exercice qui
constitue le socle de notre……...
Le bilan de situation est une sorte « d’état des lieux » qui fournit des informations de
base pour les phases suivantes du projet. Il résume les résultats des évaluations des capacités
passées, réalisées dans le cadre des projets et des activités habilitantes du FEM et d’autres
bailleurs de fonds, et d’initiatives soutenues sur le plan national. Il identifie les initiatives de
renforcement des capacités actuelles ; les programmes et projets de renforcement de capacités
et les éléments de capacités dans le cadre plus large de projets ; et évalue leurs forces, leurs
faiblesses et les leçons tirées. Le bilan examine également les dispositions de renforcement
des capacités contenues dans les conventions et dans quelle mesure le pays en a profité.
Pour y parvenir, l’exercice du bilan de situation exige une méthodologie. Celle que
nous avons choisie, est essentiellement axée sur la collecte d’informations. A cet effet, l’usage
de deux outils de collecte d’informations basés particulièrement sur les techniques des Etudes
documentaires et l’Analyse de contenu sont appropriées pour l’identification des évaluations
de capacités passées en termes de projets de renforcement des capacités, des éléments de
capacités dans le cadre plus large de programmes d’intégration.
La technique des études documentaires permettra de réaliser des fiches bibliographique ou de
lecture dans l’objectif d’examiner les documents disponibles publiés ou non publiés (rapports,
procès verbaux de réunions, les dossiers, les rapports d’atelier classés dans les bureaux) en
vue de collecter les informations nécessaires.
La technique de l’analyse de contenu permettra, par contre, de faire une étude de liens c’est-
à-dire d’identifier les initiatives nationales passées, en cours et planifiées liées aux
conventions ainsi que les initiatives nationales de gestion de l’environnement, et la manière de
lier l’ANCR à ces initiatives.
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Le bilan de situation, impliquant l’identification de toutes les activités et de tous les
documents nationaux relatifs à la convention sur la biodiversité ainsi que des principales
priorités nationales en matière d’environnement, portera sur l’identification et l’examen des
initiatives antérieures en matière de renforcement des capacités, des initiatives actuelles des
capacités et l’analyse institutionnelle, le dispositif de renforcement des capacités au sein de la
convention et certains Accords Multilatéraux en matière d’Environnement (AME’s) tels que
la Convention de Washington sur le Commerce International des Espèces Menacées
d’Extinction (CITES), la Convention sur les Zones Humides d’Importance Internationale
(Convention de Ramsar), la Convention sur la Conservation des Espèces Migratoires (CMS).
Telles sont les principales articulations de cette étude sur le bilan de situation des
besoins des capacités à renforcer dans le cadre du processus d’évaluation et de planification
de l’ANCR.
Section1 : Analyse documentaires (résumer les résultats antérieures des évaluations des
capacités ainsi que les forces et faiblesses de mise en œuvre des stratégies et plans…)
Le Gabon a très tôt initié, tant au niveau national qu’international, des actions en faveur
de la conservation de ses ressources biologiques.
C’est ainsi que dès le 16 février 19512 le pays a mis sous protection formelle, le Massif
forestier de la Mondah et par la suite d’autres sites très riches en espèces végétales et animales
diverses.
Cette volonté s’est poursuivie dans les années ‘‘60, 70 et 80’’ par la création d’instituts
de recherches oeuvrant dans le domaine de la diversité biologique :
- Institut de Recherche en Écologie Tropical (IRET),
- Institut de Recherches Agronomiques et Forestières (IRAF),
- Institut de Pharmacie et de Médecine traditionnelles (IPHAMETRA),
- Herbier National,
- Station d’Etude des Gorilles et Chimpanzés –
- CIRMF, etc...,
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Ces projet ont permis effectivement la récolte de plus de 15 000 spécimens de végétaux,
l’identification d’environ 150 espèces de mammifères et de nombreuses autres espèces ainsi
que la compréhension du fonctionnement de certains animaux et végétaux jusque là mal
connus.
Au sortir du Sommet de Rio (1992), le Gabon a entrepris une réflexion sur l’état de
l’environnement. Cette initiative a donné lieur à un schéma directeur sur l'environnement,
intitulé « Plan National d'Action Environnementale » (PNAE). Celui-ci sert de cadre de
coordination et de supervision de toutes les actions relevant du domaine de l'environnement
au Gabon. Le PNAE a pour mission d’établir et d’organiser les priorités du Gouvernement en
matière d'environnement. A cet égard, il planifie et coordonne les actions de toutes les
institutions et projets; veille à l’élaboration d’un cadre d'action permettant d'assurer la
collaboration entre le Gouvernement, les bailleurs de fonds, les partenaires économiques et les
ONG dans le cadre de la mise en pratique des priorités évoquées ci-dessus.
3
Le Gabon a signé plusieurs conventions internationales dont nous présentons quelques unes:
- Convention de Ramsar relative aux zones humides d’importance internationale. Elle a pour objectif de protéger les zones humides pour
enrayer, pour le présent et l’avenir, les empiétements progressifs sur les zones humides et leur dispersion;
- Convention d’Alger (15septembre 1968) relative à la conservation de la nature et des ressources naturelles africaines;
- Convention de Washington (3 mars 1973) relative au commerce international, des espèces de faune et flore sauvage menacées d’extinction;
- Convention International sur les bois tropicaux (ITTA) ;
- Convention des Nations Unies sur les changements climatiques;
- Convention des Nations Unies sur la désertification qui lutte contre la désertification et l’atténuation des effets de la sécheresse dans les
pays gravement touchés par la sécheresse et la désertification en particulier l’Afrique, grâce à des mesures efficaces à tous les niveaux
appuyés par des arrangements internationaux de coopération et de partenariat;
- Convention sur la diversité biologique initiée par le PNUE qui avait décidé (décision 14/26, 1988) de travailler à la
mise en place d’un instrument juridique international pour la consécration et l’utilisation rationnelle de la biodiversité.
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et de présence sur le terrain; y compris la prestation de services des consultants, la
construction et/ou rénovation du siège du Ministère, des bureaux et des logements
du personnel des services régionaux, l’achat de véhicules et matériels de bureaux;
- le renforcement de la Direction Générale de l’Environnement à travers
l’augmentation des moyens opérationnels de sa capacité de planification et de suivi;
y compris la prestation de services de consultants et l’achat de véhicule et matériel
de bureau;
- le renforcement et la réorientation des programmes de l’École Nationale des Eaux et
Forêts (ENEF) en vue de la formation du personnel du Ministère des Eaux et Forêts
et du Ministère de l’Environnement, du Tourisme et des Parcs Naturels;
- l’appui aux efforts locaux d’évaluation de l’environnement et à la sensibilisation des
collectivités aux questions de l’environnement; y compris l’organisation de
séminaire et ateliers, la publication de documents sur l’environnement;
- la réalisation d’études, y compris une étude de faisabilité de la protection de quinze
zones écologiques spécifiques et une étude mise à jour régulièrement de l’état de
l’environnement gabonais.
11
Le Code de l’Environnement
La loi 16/93 du 26 août 1993, portant Code de l'environnement fixe le cadre général des
champs du renforcement des textes juridiques et institutionnels relatifs à l'environnement.
Le décret, du 15 Mai 2002 déterminant les règles de procédures applicables aux Études
d'Impact Environnemental (EIE) des projets de développement. Cette disposition
réglementaire, impose le recours à une étude d’impact environnemental comme un moyen
déterminant d'intégrer les préoccupations écologiques dans la conception, la réalisation et le
fonctionnement des projets. L'étude d'impact est ainsi exigée dès la phase de conception des
projets de développement potentiellement dangereux pour l'environnement.
La nouvelle politique forestière inscrite dans la loi N°16/2001 portant Code Forestier en
République gabonaise vise à concilier les nécessités de développement économiques et celles
de pérennisation de ses ressources naturelles renouvelables, de préservation de son
environnement naturel. Il s’agit de développer l’efficacité écologique en vue d’accroître la
contribution du secteur forestier notamment à la croissance économique et à la lutte contre la
pauvreté. Elle repose sur l’implication de tous les acteurs du secteur (administration publique,
secteur privé, membres de la société civile, élus locaux, bailleurs de fonds et autres
partenaires au développement, etc.).
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Dans le but de capitaliser les acquis du PFE, le Gouvernement gabonais s’est lancé dans
la préparation d’une stratégie à moyen terme. L’approche développée dans le cadre de ce
nouveau programme consiste à rendre cohérent et complémentaire tout ou partie des activités
du secteur forêt-pêche-environnement, grâce au partage d’une vision commune, d’outils de
concertation entre les acteurs et à la recherche de financements communs.
Outre la pérennisation, la consolidation et la capitalisation des acquis du PFE, les
principaux enjeux du PSFE sont les suivants :
- augmenter la contribution du secteur à l’économie nationale afin d’assurer la
diversification par la transformation locale plus poussée du bois ;
- exploiter les ressources tout en les préservant pour les générations futures qui
doivent en bénéficier ;
- créer des emplois pour lutter contre le chômage et la pauvreté.
Le DSCRP vise ensuite à réduire la pauvreté par la mise en place d’une véritable
politique de redistribution des fruits de la croissance, avec des programmes visant à améliorer
l’accessibilité des services sociaux de base aux populations, notamment dans les domaines de
l’eau, de l’habitat, du logement, de l’éducation de base et des soins de santé primaire.
Depuis le Sommet de Rio (1992), le Gabon à l’instar de nombreux pays du monde, s’est
attelé à créer et à développer un cadre opérationnel, institutionnel et réglementaire lui
permettant d’asseoir sa politique de conservation et de gestion des ressources biologiques.
A cet effet, les différents exercices de planification sus-cités, ainsi que la panoplie de
projets mis en oeuvre à cet égard, ont amené le pays à développer des capacités en rapport
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avec l’importance des objectifs à atteindre. Certaines de ces capacités on été trouvées sur
place, d’autres ont été empruntées à l’extérieur.
A cet effet, une revue de la bibliographie existante nous permet d’exprimer une vision
des forces et faiblesses du pays dans le domaine de la gestion durable et de la préservation des
ressources biologiques en vue de définir les besoins en renforcement des capacités pour une
mise en œuvre efficiente de la Convention sur la Diversité Biologique.
Forces Faiblesses
o Le pays a bénéficié d’appui de o Bien que le pays ait ratifié la
différents partenaires au Convention sur la Diversité
développement visant notamment à biologique, il n’existe pas un cadre
amorcer le processus de définition juridique spécifique à la gestion
de stratégies claires répondant au durable et à la conservation desdites
besoin de mise en œuvre de la CDB; ressources. Toutefois, les
préoccupations y relatives sont
globalement prises en compte dans
les lois et règlements existants;
o L’administration en charge des o L’administration semble encore
ressources biologiques d’un souffrir de faibles effectifs en
renforcement des compétences personnels formés. De plus, elle
humaines au cours de la dernière semble éprouver des difficultés à
décennie qui lui a permis faire appliquer les lois et règlement
d’améliorer dans une certaine en vigueur. d’autre part, eux
mesure le niveau technique des
agents;
o Les instruments juridiques en o Cette prise en compte demeure
vigueur ainsi que les orientations faible. De plus, les efforts de
politiques prennent en compte les vulgarisation de ces instruments
questions relatives à la diversité sont encore insuffisants
biologique
o Les dispositions réglementaires o Faible implication du secteur privé
(Code forestier, Code minier) en dans les problématiques relatives à
vigueur contraignent la plupart des la gestion et à la conservation de la
exploitant au respect de diversité biologique, du
l’environnement, et donc de la essentiellement à l’absence de
diversité biologique décrets d’application
o Les ONG internationales viennent o L’intervention des ONG locales
en appui aux efforts de conservation notamment reste marginale
nationaux
Dans cette perspective, il vient renforcer et compléter les résultats des initiatives
évaluatives existantes. A cet effet, dans le domaine de la conservation et la gestion durable de
la biodiversité, conformément aux recommandations internationales telles que celles de
l'Agenda-21, les besoins en renforcement des capacités porte essentiellement sur la nécessité
d’un cadre institutionnel et juridique cohérent et opérationnel de même qu’un renforcement
approprié des capacités et compétences nationales aussi bien dans le secteur des
administrations publiques qu'au niveau du secteur privé et de la société civile.
15
international et non des souhaits du gouvernement gabonais. Par ailleurs, les nationaux buttent
sur les contraintes de financement.
Le territoire de l’État Gabonais renferme une diversité biologique des plus enviables de la
planète. La situation géographique du pays au cœur de la zone équatoriale explique en partie
cette richesse et cette diversité. Consciente de ce patrimoine naturel mondial, la République
gabonaise, en dépit de ses moyens limités, s’évertue à assumer des activités de conservation
de cette partie des poumons de la planète dont il a la responsabilité. C’est cette volonté
étatique qui est manifeste aujourd’hui dans les différentes initiatives, à l’instar des lois et
projets, que le Gabon développe parfois en collaboration avec les partenaires au
développement, en vue de garantir la gestion durable de sa biodiversité. De telles initiatives
ont, entre autres, pour objectif de permettre au pays de renforcer ses capacités institutionnelles
et opérationnelles pour répondre activement aux engagements internationaux auxquels le pays
a souscrit.
En 2005, le Gabon s’est doté pour la première fois d’une Loi en matière de Pêche et
d’aquaculture dite loi 015/2005 du 8 octobre 2005 portant Code des pêches et de l’aquaculture
en République gabonaise. Le présent Code renferme l’ensemble des règles applicables aux
activités de la pêche et de l’aquaculture pour une gestion durable des ressources halieutiques
en République gabonaise. Dans ce sens, il met l’accent sur la gestion durable des ressources
halieutiques, la protection des espèces et des écosystèmes aquatiques ainsi que la
surveillance, notions qui n’existaient pas dans l’ancienne réglementation. L’enjeu actuel des
responsables de l’administration des pêches et de l’aquaculture est de mettre en place des
textes d’application en vue de la mise en œuvre de la loi 015/2005 du 8 octobre 2005.
17
4-Loi sur les Parcs Nationaux
Une loi sur les Parcs Nationaux est actuellement en cours d’amendement au niveau du
parlement. La promulgation de cette loi consacrée aux Parcs Nationaux viendrait renforcer le
cadre réglementaire sur la conservation de la biodiversité au Gabon ainsi que sur la promotion
de l’écotourisme. La mise en œuvre de cette loi contribuera également au renforcement
institutionnel concernant la gestion des parcs grâce à la mise en place de l’Agence Nationale
des Parcs Nationaux, en abrégé ANPN. En effet, compte tenu de l’implication de nombreuses
institutions dans la gestion des parcs nationaux, la mise en place de l’ANPN, en qualité
d’établissement public à caractère industriel et commercial devra favoriser la coordination des
interventions des différents acteurs dans les parcs nationaux et minimiser les conflits de
compétences.
5-Code Minier :
Il régit, à l'exception des hydrocarbures liquides ou gazeux et des eaux souterraines relevant
des régimes particuliers, la prospection, la recherche, l'exploitation, la transformation, la
possession, la détention, le transport et la commercialisation des substances minérales utiles.
On entend par substance minérale utile, toute substance provenant du sol et du sous- sol qui,
sans transformation ou après transformation, est utilisable comme :
- matière première de l'industrie ou de l'artisanat,
- matériaux de construction ou de travaux publics,
- amendement des terres,
- source d'énergie.
Elle présente un Agenda Prioritaire qui traduit les orientations de la Lettre de Politique
en actions et mesures concrètes et peu coûteuses nécessaires au succès des investissements
programmés du PSFE.
L’ensemble des réformes qu’elle vise constitue un appui remarquable au renforcement
du cadre législatif et réglementaire en matière de gestion durable des ressources naturelles.
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comporte des principes d’organisation relatifs à l’intervention des pouvoirs publics et/ou
privés en cas de pollution marine par les hydrocarbures et autres substances nuisibles.
7.1.1-Objet.
Le plan d’urgence, dont l’application est limitée dans l’espace, concerne la lutte contre
la pollution accidentelle du milieu marin, fluvial et lagunaire.
L’objectif global du plan est de développer et de maintenir une organisation adaptée
pour répondre aux situations critiques et d’urgence dues à une pollution par les hydrocarbures
et autres substances nuisibles.
Le plan vise la coordination de toutes les actions de lutte, afin de minimiser les dégâts
provoqués par la pollution marine et l’optimisation de l’intervention en mer et sur le littoral.
Il organise la coordination des actions d’intervention à entreprendre et assure un conseil
aux administrations dans le choix des moyens et des actions de la lutte.
7.1.2-Champ d’application
Le présent plan d’urgence est applicable sur l’ensemble du territoire national, lorsque
l’événement, source de pollution, se produit dans les eaux sous souveraineté ou sous
juridiction gabonaise. Il tient compte des recommandations et des dispositions des
conventions internationales et régionales pertinentes ratifiées par la République Gabonaise.
Il peut également être déployé en haute mer, si l’événement est de nature à menacer
gravement les intérêts nationaux.
II - ANALYSE INSTITUTIONNELLE
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Régie par le décret 913/PR/MEPN du 29 mai 1985 portant attributions et organisation du
Ministère de l’Environnement et de la Protection de la Nature, les grandes activités de la
DGEPN peuvent être définies comme suit :
- harmoniser le développement social et économique du pays avec la sauvegarde de
l’environnement;
- assurer la participation des institutions, des collectivités locales et de la société civile à
l’élaboration et à l’exécution de la politique nationale environnementale;
- garantir la promotion et le suivi de la politique environnementale du pays au niveau
régional et international.
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Ce centre comprend plusieurs instituts et laboratoire : l’Institut de Recherches
Agronomiques et Forestières (IRAF), l’Institut de Recherche Technologique (IRT) et l’Institut
de Recherche en Écologie Tropicale (IRET) et l’Institut de Recherche en Sciences Humaines
(IRSH), l’Institut de Pharmacopée et de Médecine Traditionnelle (IPHAMETRA) et le
Laboratoire de Biotechnologie Végétale.
Un atelier tenu du 25 au 26 avril 2006 sur la Recherche Scientifique dans les Parcs
Nationaux du Gabon a fait ressortir le constat selon lequel la recherche n’est pas en mesure
d’apporter aux gestionnaires des Parcs Nationaux, ni une connaissances précise de la situation
de la diversité biologique de chaque site, ni des réponses permettant d’adopter les stratégies
de conservation aux évolutions des milieux naturels ou de l’environnement socioéconomique.
Autrement dit, au Gabon, la recherche concernant la biodiversité reste encore à promouvoir.
21
Outre ce qui précède, notons aussi que pour mettre en œuvre la nouvelle loi, la DGEF reste
confrontée à l’insuffisance des ressources humaines, matérielles et financières.
- le recrutement des étudiants rentrant dans les différentes premières années de l’école,
l’organisation des tests, la formation initiale des ingénieurs techniques et des techniciens
forestiers pour l’administration des eaux et forêts;
- assurer la formation continue et le perfectionnement en cours d’emploi des agents de
l’État, de certaines entreprises et la gestion pilote de la forêt de la Mondah.
L’ENEF est membre du Réseau des Institutions de Formation Forestière et
Environnementale d'Afrique Centrale (RIFFEAC) dont le but principal est d’assurer la
cohérence des formations dispensées dans le secteur Forêt Environnement au niveau du
Bassin du Congo.
SENAREC
Dans le cadre de l’Initiative PACT (Partenariat pour le Renforcement des Capacités)
née de la concertation des Gouverneurs africains de la Banque Mondiale et du FMI, le Gabon
a crée par décret depuis 1997 un Secrétariat National pour le Renforcement des Capacités
(SENERAC-Gabon), point focal de l’initiative du renforcement des capacités.
Au titre des secteurs ayant fait l’objet d’intervention de la part du SENAREC, notons que les
secteurs biodiversité et environnemental restent marginaux au détriment de la gestion
économique et financière. Cette faiblesse devrait amener les responsables des administrations
en charge de l’Environnement et de l’Economie forestière à entamer des séances de
concertation afin que les préoccupations liées au renforcement des capacités en matière de
gestion de la biodiversité et de l’environnement soient prises en compte par le SENAREC.
3- La Société civile :
La Société civile occupe une place de choix dans la mise en œuvre de la politique
environnementale. Cette participation est l’œuvre, comme l’indique le tableau ci-dessous, des
OGN internationales (WWF, WCS, Smithsonian) et des ONG locales.
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Tableau : Statut de Quelques ONG intervenant dans le domaine de la Biodiversité.
Organisations Interventions
GEF – PNUD TRIDOM projet de conservation transfrontière de la biodiversité et
de planification de l’utilisation des terres
Commission
Européenne
ECOFAC Lopé. Appui à la gestion du parc national et au développement de
l’écotourisme. C’est une partie du fonds régional de l’Union
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Européenne pour la conservation des forêts qui couvre 6 pays dans
la sous-région.
ENEF Ecole Nationale des Eaux et Forêts (ENEF): renforcement des
capacités du secteur forestier à travers la formation de l’école
nationale des eaux et forêts.
PSVAP CNPN
Complexe de Gamba
Makoukou-IRET
SFM – C3 Secteur forestier – renforcement de la mise en place de plans de
gestion forestiers avec certaines companies forestières.
France (AFD) Gestion durable des forêts: l’AFD va fournir des prêts aux
compagnies forestières pour l’élaboration de leurs plans de
gestion. 3 millions d’hectares seront couverts.
France (FFEM) a. gestion durable des forêts. Prêt pour appuyer la mise en oeuvre
des mesures environnementales et socials des plans de gestion
forestiers.
b. parc national de la Lopé appui pour le développement du
tourisme.
c. zones tampons dup arc national de Mayumba : appui à la gestion
de la faune dans les zones tampons.
UNESCO – FNU TRIDOM Gamba, Mayumba-Conkouati, projet régional de
/CAWHFI conservation de la biodiversité orienté sur la protection des sites
du patrimoine mondial
Etats Unis (CARPE / Programme environnemental régional couvrant 6 pays, dont les
CBFP) activités au Gabon concernent: Gamba, Mayumba, Minkebe,
Monte Cristal
Pays Bas Herbier National: assistance technique et recherche
WWF Appui à la gestion des parcs nationaux de Minkébé et du
Complexe de Gamba. Participation à une étude nationale sur
l’identification des parcs nationaux.
WCS Réseau de parcs nationaux du Gabon. Etude nationale pour
l’identification du réseau de parcs nationaux, appui à la gestion
d’aires protégées spécifiques, recherches sur la conservation.
Travail fait avec des fonds variés provenant du privé comme du
public.
Fondation John Batéké - Réintroduction de gorilles et gestion du parc.
Aspinall
Université de Kyoto Mukalaba – Recherche sur les grands singes
Max Plank Institute Mukalaba - Recherche sur les grands singes
Smithsonian Institute Gamba – Inventaires de la biodiversité
CyberTracker Minkébé – techniques de monitoring
IFAW Gamba - Elephant monitoring
Source : PAD-GEF/PSFE, 2005
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1-Le Programme Sectoriel Forêt et Environnement (PSFE).
Le PSFE est un programme national, sectoriel et multi-bailleurs qui vise à appuyer le
Gouvernement dans la mise en œuvre sur le terrain de sa politique de gestion durable et
participative des ressources forestières, des ressources halieutiques et de l’environnement.
Cette politique et le programme qui l’appuie, doivent contribuer à améliorer les conditions de
vie des populations rurales et à lutter contre la pauvreté, à assurer la pérennité des
écosystèmes forestiers, des écosystèmes aquatiques et la conservation de la biodiversité.
Le Projet Sectoriel de Valorisation des Aires Protégées – PSVAP est un projet financé
par la Commission européenne. Conçu pour une durée de quatre ans, de 2002 à 2005, ce
projet vient d'être prolongé d'une année, jusqu'en août 2006. Il comprend trois composantes (i)
assistance technique permanente auprès du CNPN, (ii) appui au développement touristique
(mise au point de mécanismes de gestion des retombées économiques du tourisme dans les
parcs nationaux, développement de l'écotourisme dans le Complexe de Gamba incluant son
intégration dans le plan de gestion du complexe, en particulier pour les parcs nationaux de
Loango et de Moukalaba-Doudo) et (iii) la remise en état de la Station de Makokou, dans le
Parc national de l’Ivindo, gérée par l'Institut de Recherche en Ecologie Tropicale (IRET).
Le PSVAP constitue un projet d’une grande importance concernant le renforcement
des capacités des institutions en charge des Aires protégées. Il a également contribué à
l’élaboration de la loi sur les parcs nationaux.
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Le Programme de Conservation de l’Ecosystème Marins du Golf de Guinée
(CEMGG) s’étend de la Guinée Bissau au Gabon. Ce projet a pour but de développer une
approche régionale de prévention contre la pollution et la conservation de la biodiversité dans
la région allant du Golf de Guinée au Gabon. Le programme a mis en place une méthode de
contrôle de la pollution, développé des mécanismes pour promouvoir la préservation des
écosystèmes, avec des démonstrations sur les sites. Il a aussi mis en place un renforcement
institutionnel et des méthodes de formation, de suivi écologique de la qualité de l’eau.
Les Etats Unis gèrent les activités de leur PCFBC à travers le programme CARPE. Les
partenaires impliqués dans le PCFBC au Gabon sont le WWF, le WCS et CI. Le programme
CARPE fourni actuellement 12 millions de dollars par an comme appui pour le PCFBC pour
la période 2004-2006, dans 6 pays.
5- L’initiative CAWHFI.
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L’initiative de Conservation du Patrimoine Forestier d’Afrique Centrale a été mise en
place par le Centre Mondial du Patrimoine de l’UNESCO à travers des Fonds de la Fondation
des Nations Unies (FNU) et de plusieurs ONG internationales dont le WWF, WCS, CI, et le
JGI. Trois régions transfrontalières ont été sélectionnées dans ce cadre en Afrique centrale :
le Complexe des aires protégées de Dzanga-Nouabalé-Lobéké en RCA ; le Complexe de Dja-
Minkébé-Odzala au Congo et au Cameroon; le Complexe de Dja-Minkébé-Odzala au
Cameroun, Gabon et au Congo; et le Complexe de Conkouati-Mayumba au Gabon et au
Congo. Le projet traite des questions de conservation de la biodiversité et du renforcement de
la gestion des aires protégées dans les sites sélectionnés comme patrimoine mondial de
l’humanité.
Le débat sur les organismes génétiquement modifiés (OGM) est devenu, depuis
quelques années, une préoccupation importante mondiale. Les pressions des ONG ont conduit
l’ONU à adopter une approche de précaution dans ce dossier. Lors de la première Conférence
Extraordinaire des parties à la Conférence des Nations Unies sur la Biodiversité, tenue en
janvier 2000 à Montréal, les pays participants ont adopté le Protocole de Cartagena sur la
prévention des risques biotechnologiques.
Ce projet est financé par l’Union Européenne et vise le renforcement des capacités
pour la gestion durable de la forêt par la formation. En effet, il y’a un manque cruel de
personnes qualifiés dans le secteur de la forêt et de la biodiversité au Gabon. Cette pénurie fait
particulièrement défaut en ce moment parce que le Gabon a mis en place un nouveau Code
forestier, qui impose de nouvelles techniques de gestion durable de l’industrie forestière.
L’appui de l’Union Européenne à l’ENEF du Gabon, consistera à la mise en place d’un
Centre de formation en foresterie. Ce projet est donc une contribution importante aux
initiatives visant le renforcement institutionnel en matière de formation dans les domaines de
la gestion de la forêt et de la biodiversité actuellement.
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Section 2 : Forces et Faiblesses des textes et des institutions impliquées dans la gestion de
l’environnement national et mondial (et décliner les leçons apprises ou à tirer de cette analyse)
Code forestier : loi - Cette loi met en valeur - Insuffisance des moyens
n°16/2001 du 31 l’aménagement forestier humains et matériels pour la mise
décembre 2001 et l’inventaire de la en œuvre de la loi ;
biodiversité dans les - faible vulgarisation de la loi
permis d’exploitation. auprès des populations ;
- Cette loi intègre les
recommandations des
conférences
internationales en
matière de gestion
durable des forêts ;
-Cette loi consacre aussi
une place aux forêts
communautaires en vue
de satisfaire les
préoccupations des
populations locales.
Code des pêches et de Cette loi présente - Elle n’a pas encore de textes - Promouvoir l’élaboration
l’aquaculture en l’avantage de mettre d’application ; des textes d’applications
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République gabonaise : exergue la gestion - Absence de campagnes de pour rendre la loi
loi n° 015/2005 du 8 durable des ressources vulgarisation opérationnelle ;
octobre 2005. halieutiques, la - Organiser des campagnes
protection des espèces et d’information et de
des écosystèmes vulgarisation de la loi
aquatiques ainsi que la
surveillance
Code de Mines
Direction Générale de -Elle dispose d’une loi : - Texte organique caduque et ne - Elaborer de nouveaux
l’Environnement et de la loi 16/93 tient pas compte de nouveaux textes organiques ;
la Protection de la - La DGE dispose depuis enjeux définis dans la loi 16/93 - équiper les agents de la
Nature 2004 des brigades - insuffisance des agents ; DGEPN de bureaux et de
provinciales - insuffisance de bureaux et de poste de travail ;
opérationnelles ; postes de travail ; -- renforcer les structures
-Son personnel est -Insuffisance également des décentralisées en
multidisciplinaire moyens matériels roulant pour équipements matériel et
effectuer des contrôles ; humains ;
- Renforcer les effectifs des
ressources humaines de la
DGEPN
Direction Générale des C’est l’une des plus -La DGEF fonctionne encore -Elaborer de nouveaux
Eaux et Forêts ancienne administration avec un vieux texte organique : le textes organiques ;
qui dispose desdécret n° 1746 du 29 décembre - Promouvoir le recrutement
structures déconcentrées 1983 qui ne prend en compte la d’autres spécialités à la
sur l’ensemble dunouvelle loi forestière ; DGEF pour mieux couvrir
territoire ; - Le personnel de la DGEF est les objectifs de la loi
En outre, elle s’est dotéeessentiellement issu de l’ ENEF ; 16/2001 ;
d’une nouvelle loi : la loi
- insuffisance de moyens humain, - prendre des mesures pour
16/2001 financier et matériel pour assurer renforcer les capacités
le suivi de la législation opérationnelles de la DGEF
SENAREC C’est une structure qui Dans la plupart des documents -Mettre en place une
traite des problèmes de qu’il a déjà produits (plan plateforme de concertation
30
capacités de manière quinquennal, rapports d’études, pour mieux intégrer les
générale. …), les secteurs biodiversité et préoccupations des
environnement ne font pas partie institutions et des acteurs en
de ses priorités. charge de la biodiversité et
de l’environnement.
Ecole Nationale des - c’est un pôle régional - l’Ecole garde encore malgré - élaborer de nouveaux
Eaux et Forêts en matière de formation ; tout sa dénomination textes organiques ;
- forte expérience en d’établissement national ; - revoir les programmes de
matière de formation - insuffisance de structures (les formation ;
dans les domaines de al structures n’ont pratiquement pas
foresterie changé) ;
-les programmes sont inadaptés
par rapport aux nouveaux
objectifs de la loi 16/2001
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Chapitre 3 : Dispositif de renforcement des capacités au sein de la Convention et
certains Accords Multilatéraux en matière d’Environnement (AME’s)
La CDB dispose des structures spéciales chargées de sa mise en œuvre et de son suivi :
il s’agit de la Conférence des Parties (COP), the Subsidiary Body for Scientific, Technic and
Technological Advise (SBSTTA) et les Groupes de Travail. La mise en œuvre de la CDB est
soutenue par les programmes de travail sur les domaines thématiques et les questions
intersectorielles.
A cet effet, la COP a adopté, depuis la sixième réunion, des programmes de travail
majeurs visant à renforcer les capacités de gestion de la biodiversité mondiale et nationale
dans le cadre de la mise en œuvre de la CDB: le programme de travail sur la diversité
biologique des montagnes (décision VII/27), le programme de travail sur les aires protégées
(décision VII/28), le programme de travail sur le transfert de technologie et la coopération
technique (décision VII/29), le programme de travail sur la diversité des écosystèmes des
eaux intérieures (décision VII/4), le programme de travail sur la diversité biologique des
zones marine et côtière (décision VII/5), le groupe de travail spécial intersessions à
composition non limitée sur l’article 8j, le programme de travail sur la diversité biologique
des forêts, le programme de travail sur la diversité biologique des terres arides et sub-humides
et le programme de travail sur la diversité biologique insulaire,…
Aussi, le Plan d’Action pour le Renforcement des Capacités à l’accès et le Partage des
Bénéfices relatifs aux Ressources Génétiques adopté lors de la COP 7 de la CDB et les
Principes et Directives d’Addis Abada pour l’Utilisation Durable de la Diversité Biologique
sont autant des mesures qui visent à encourager et faciliter le renforcement des capacités des
décideurs et des acteurs en matière de valorisation économique de la diversité biologique.
Le Système d’Echange d’Informations (SEI), le Plan d’Action de Renforcement des Capacités
en matière de diversité biologique, le Plan d’Action pour le renforcement des capacités à la
Prévention contre les Risques Biotechnologiques (décision VII/23, paragraphe 8, adoptée
lors de la COP 7 de la CDB ; article 11, paragraphe 9 du Protocole de Carthagène sur la
prévention contre les risques biotechnologiques ; article 22 du Protocole de Carthagène sur
la prévention contre les risques biotechnologiques) et le Centre d’Echanges pour la
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Prévention contre les risques biotechnologiques (CDB) sont les principaux mécanismes de
promotion du renforcement des capacités au titre de la CDB et du Protocole de Carthagène.
Face à ces différentes dispositions de renforcement des capacités, le Gabon s’est engagé à
intégrer aux activités nationales les objectifs et les programmes de travail définis dans le cadre
de la convention sur la biodiversité et les AME’s ainsi que les dispositions dans le cadre du
Protocole de Carthagène sur la biodiversité. Les mesures proposées par le Gabon, à cet effet,
sont les suivantes :
- l’approbation , par le Conseil des Ministres du 22 mars 2000, d’un Plan d'Action
Environnementale (PNAE) avait pour objectif principal d’établir un schéma directeur
pour la politique environnementale ;
- validation , par le Conseil des Ministres en sa séance du 27 juillet 2000, de la Stratégie
Nationale et Plan d’Action en matière de Diversité Biologique (SNPA-DB) dont
l’objectif est d’assurer à l’horizon 2025 la conservation de la diversité et de garantir un
partage satisfaisant des avantages socio-économiques et écologiques issus des
ressources biologiques ;
- création, le 27 juillet 2000, d’un Observatoire National de la Biodiversité ;
- la conservation de la biodiversité forestière à travers une approche éco systémique et
un réseau d’aires protégées. C'est le 30 août 2002 que le Chef de l'Etat gabonais prend
une décision historique en signant les décrets n° 607 à 619/PR/MEFEPEPN portant
respectivement classement de 13 parcs nationaux. Cette initiative est le résultat de
plusieurs années de travaux et de recherche du gouvernement gabonais avec l’appui de
partenaires internationaux tels que : l'Union Internationale pour la Conservation de la
Nature (UICN), le World Wildlife Fund for Nature (WWF) et la Wildlife
Conservation Society (WCS) ;
- création du Conseil National des Parcs Nationaux ;
- la loi 1/2000 portant Code forestier notamment les articles n° portant plan
d’aménagement à élaborer dans tous les permis forestiers ;
- Loi d’orientation agricole.
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Aussi, nous pouvons noter quelques programmes et projets mis en place par le Gabon en
collaboration avec les institutions internationales :
34
- l’amélioration du niveau d'alphabétisation des populations rurales et leur
formation est nécessaire afin d’améliorer leur niveau de connaissance dans le
domaine de la conservation et de la gestion durable de la biodiversité. Il y a
lieu de développer et renforcer une conscience nationale en matière
d'environnement grâce aux actions d'information, de sensibilisation et
d'éducation; de donner aux citoyens la possibilité de se motiver et de
s'organiser pour participer activement aux actions d'amélioration et de
prévention de l'environnement.
Les programmes de formation existent par rapport aux domaines identifiés de même que
les ressources humaines dans les différents établissements d’enseignement et de formation
déjà énumérés. Cependant, il apparaît le besoin de valoriser certaines ressources humaines et
d’identifier de nouvelles filières pour renforcer les acquis.
Il existe également des mécanismes d’acquisition de nouvelles compétences à travers
des formations spécialisées ou les stages de perfectionnement. Cependant, elles ne donnent
pas systématiquement droit à une promotion ou une valorisation de la fonction par des
mesures incitatives dans l’administration publique en général. Ce qui n’encourage pas
toujours les intéressés ou les incitent plutôt à rejoindre d’autres structures qui offrent de
meilleures perspectives.
Il serait en outre souhaitable de mettre en place une politique de gestion des ressources
humaines qui consisterait à mettre les hommes qu’il faut à la place qu’il faut et reposerait sur
des mécanismes objectifs de promotion basés sur le mérite et les résultats obtenus, afin de
mieux valoriser les compétences au niveau national comme international.
Des informations existent et des efforts sont faits pour les rendre plus accessibles. On
peut citer par exemple la mise en place de l’Unité Nationale de Gestion et de Coordination de
l’Information Environnementale (UNGC-Gabon).
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différents spécialistes en charge des questions relatives à la conservation et à la gestion
durable de la diversité biologique.
Toutefois ces contacts entre spécialistes gagneraient à être renforcés. Il faut également
relever le cloisonnement de certains services administratifs qui pose des problèmes de
communication et d’échanges d’informations. Mais une bonne organisation et un bon
management peuvent permettre de lever ces contraintes.
Au niveau National
La fondation créée pour la gestion durable des aires protégées, en cours de constitution.
Cette fondation sera principalement approvisionnée par le FEM. L’objectif fondamental de la
Fondation est de faciliter le financement à long terme de la conservation dans les Parcs
nationaux. Elle est chargée de rechercher les ressources nécessaires en complément des
financements publics et des recettes générées par la valorisation des parcs. Elle a aussi, pour
tâche essentielle, de créer un fonds fiduciaire dont le capital, à perpétuité, permettra d’assurer
en permanence une source de revenus stables grâce aux produits des placements effectués.
Avec le capital initial alloué par Le Fonds pour l’Environnement Mondial (FEM) et d’autres
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partenaires (bilatéraux, multilatéraux, privés, le Gouvernement), la Fondation donnera priorité
au financement durable de certaines charges récurrentes des parcs nationaux et de certains
investissements assurés par le revenu de ses placements. La Fondation agira en tant que
donateur et promoteur de la conservation de la diversité biologique au sein des parcs et de
leurs zones périphériques. La Fondation constituera ainsi un précieux outil de financement au
service de l’Agence des Parcs Nationaux.
En dehors de la Fondation, on peut citer au niveau national le Fonds Forestier et le
Fonds pour l’Environnement en cours de création.
Au niveau international
La commission économique des nations unies pour l’Afrique (CEA), créée en 1958,
la CEA est l’une des cinq commissions régionales qui relève, administrativement, du Siège de
l’ONU. En tant qu’organe régional de l’ONU en Afrique, elle a pour mandat d’appuyer le
développement économique et social de ses 53 membres, d’encourager l’intégration régionale
et de promouvoir la coopération internationale pour le développement de l’Afrique. Elle fait
rapport au Conseil économique et social de l’ONU (ECOSOC). La Commission comporte six
Divisions organiques chargées de l’exécution des programmes: Politique et gestion du
développement ; Politique économique et sociale ; Genre et développement ; Information
pour le développement ; Développement durable ; Commerce et intégration régionale. Cinq
Bureaux sous-régionaux donnent un impact sous-régional au programme du travail et
appuient les services extérieurs. Sur la base de cette structure, la CEA met en oeuvre plusieurs
moyens et services pour appuyer ses Etats membres :
- l’analyse des politiques et le plaidoyer ;
- la consolidation des partenariats ;
- la communication et partage des connaissances ;
- l’assistance technique et le soutien aux activités des sous-régions.
Les fonds arabes, qui proviennent de 22 pays de la Ligue des états arabes destiné à
aider au développement économique et social des pays arabes en finançant des projets, en
encourageant l'investissement des fonds privés et publics dans des projets, en apportant une
assistance technique. Cependant, peuvent en bénéficier les gouvernements, les entreprises et
sociétés publiques ou privées des autres pays. Les fonds arabes financent de préférence les
projets de développement concernant l’amélioration des routes et des transports aériens,
l’appui aux réseaux routiers ruraux, la modernisation des réseaux de télécommunication,
l’amélioration des capacités de production d'énergie, le développement et l’amélioration des
activités de production et de protection de l'environnement et de la santé en général.
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Le WWF (Fonds Mondial pour la nature ou en anglais World Wildlife Fund) a pour
mission d’arrêter la dégradation accélérée des ressources naturelles et aider les populations à
vivre en harmonie avec la nature.
En dehors de ces fonds, des financements peuvent être obtenus de l’Union Africaine
(UA) à travers le programme environnement du NEPAD, des bailleurs de fonds bilatéraux
comme la KFW (instrument financier de la coopération allemande) et multilatéraux comme le
FMI, la Banque Mondiale.
Au regard des analyses ci-dessus énoncées, les besoins de renforcement des capacités
pourraient s’articuler autour des thématiques ci-après :
39
CONCLUSION :
Dans cette perspective, les actions à entreprendre pour corriger les insuffisances et
renforcer/développer d’avantage les capacités pourraient s’articuler autour des préoccupations
suivantes :
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o Mécanismes de prise en compte des questions transnationales et de négociation des
o conventions et d’accords internationaux ;
o Connaissances pratiques dans certaines spécialités comme la taxonomie et l’économie
environnementale ;
o Sécurité biologique et Protocole de Cartagena ;
o Conservation des connaissances et des techniques autochtones et mécanismes de mise
en valeur et d’encouragement ;
o Conservation et utilisation durable de la diversité biologique.
Pour la conservation et l’utilisation durable de la diversité biologique qui constitue l’un des
objectifs de la convention, il convient, au plan institutionnel, de doter les structures nationales
de moyens matériels permettant l’observation et le suivi.
41
BIBLIOGRAPHIE :
Alain Monfort et Patrick Gilbert Desvallons : Planification et gestion des aires protégées,
de gestion de la faune et de lutte anti-braconnage, 78 pages (2001);
OIBT : Diagnostic de la gestion durable des forêts en vue d’atteindre l’objectif 2000 de
l’OIBT en appui au gouvernement de la République gabonaise, 67 pages (2005)
Centre National Anti-Pollution (CENAP) : Rapport National sur les Inventaires des
Polluants Organiques Persistants, Libreville 2005, 136 pages
Ministère de l’Economie Forestière, des Eaux, de la Pêche, chargé des Parcs Nationaux,
Projet d’Appui et de Renforcement des Capacités de Gestion (PARCG), Libreville,
septembre 2005, 75 pages
PNAE, Les Trois piliers de la durabilité, France, avril 2001, 268 pages
42
JEAN-DENIS KRAMKIMEL et al, Evaluation environnementale et sociale sectorielle du
PSFE, Libreville, juillet 2005, 248 pages
Ministère de l’Economie Forestière, des Eaux, de la Pêche et des Parcs Nationaux, Code de la
Pêche et de l’Aquaculture, Libreville, octobre 2005,16 pages
43
ANNEXES
FICHES BIBLIOGRAPHIQUES
Résumé : L’étude fait un diagnostic de la DFC à partir des rôles possibles selon ses
fonctions et dégage un scénario pour l’évolution du statut de la DFC. La mutation de la
DFC en Office Gabonais de la Conservation de la Nature (OGCN) la confine aux
attributions de conservation (plans d’aménagement), de protection (répression,
formation), cadre législatif et réglementaire (projet de textes), aménagement
(inventaires, zonages, délimitations,etc.), suivi évaluation et contrôle.
Résumé : Ce rapport fait une évaluation du cadre institutionnel, des capacités, des
ressources budgétaires et de l’état des aires protégées existantes au Gabon dans une
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approche de gestion durable des ressources et de la préservation de la diversité
biologique. L’Etude Stratégique et le Plan d’Action pour la DFC (Monfort et Gilbert
Desvallons, 2001) montre la volonté du MEFEPEPN de renforcer les capacités de
gestion et de planification de la DFC en envisageant la création de l’Office Gabonais de
Conservation de la Nature(OGCN). Ce rapport provisoire fait la démonstration que le
statut actuel de la DFC ne lui permet pas de remplir efficacement les missions qui lui
sont confiées. C’est une administration trop décentralisée qui ne répond plus aux besoins
d’une gestion moderne, performante et capable de s’adapter rapidement aux
changements du monde extérieur. L’évaluation montre qu’il faut prévoir un
renforcement considérable en capacité (nombre d’effectif et formation) ainsi qu’en
ressources financières. Il est recommandé que cette augmentation se fasse
progressivement à travers le recrutement et formation d’un nombre important de
personnes de terrain accompagné par des mesures de professionnalisation des métiers de
la conservation. Aussi un budget annuel de 8 millions de dollars américains sera
nécessaire pour la gestion du réseau national d’aires protégées de 40.000 km².
Résumé : L’initiative PACT s’est traduite par une évaluation des capacités nationales au
mois de juin 1996, et la création par décret d’un Secrétariat National (SENAREC –
GABON), point focal de l’initiative depuis le mois de février 1997.
Après la conception du Programme national de renforcement des capacités pour tous les
secteurs d’activités, ce dernier devrait soutenir les efforts du Gouvernement dans
l’élaboration du Document Stratégique de Réduction de la Pauvreté (DSRP) en ce sens
que l’analyse, la formulation et la mise en œuvre du DSRP ne peuvent se réaliser de
façon efficiente que si et seulement si les capacités humaines, institutionnelles et
environnementales sont conséquentes.
Liens avec ANCR : Evaluation des capacités nationales en vue de se situer à un niveau
acceptable de développement des capacités humaines, institutionnelles et
environnementales pour mieux lutter contre la pauvreté et assurer la bonne gouvernance.
Résumé : La marche du Gabon vers la gestion durable des forêts s’est faite en plusieurs
étapes :
- l’établissement d’une stratégie en matière d’aménagement durable des forêts
ainsi que d’une stratégie de développement durable de la transformation
industrielle des bois
- la formulation des plans d’aménagement durable dans de nombreuses grandes
concessions
- la promulgation d’un cadre législatif cohérent susceptible de porter le
développement du secteur par redéfinition d’une règle du jeu qui doit permettre
la gestion durable des ressources forestières.
Dans cette marche vers la gestion durable des forêts, des contraintes apparaissent qui
agissent comme autant de freins à la dynamique du processus. Ce sont :
46
- un déficit de formation et d’information
- un appareil administratif déséquilibré
- un manque d’anticipation des grandes tendances vers le reboisement
48
les actions nécessaires pour améliorer la capacité des individus, des institutions et des
systèmes à prendre et appliquer des décisions, et à remplir leurs fonctions de façon
efficace, efficiente et viable.
Liens avec ANCR : Nécessité de disposer des capacités pour la gestion des fonctions
suivantes :
- Mobiliser l’information et la connaissance
- Développer un consensus et des partenariats avec les parties prenantes
- Formuler des politiques, des législations, des stratégies et des programmes et des
projets, y compris mobiliser et gérer les ressources humaines, matérielles et
financières et
- Assurer le suivi, évaluer, présenter les rapports et acquérir des connaissances.
Résumé : Le rapport national sur les Polluants Organiques Persistants visait à faire :
- l’inventaire des PCB et des équipements susceptibles d’en contenir
- inventaire de la Production- Importation- Exportation des POPs
Ce rapport est présenté en application des termes de référence relatifs aux activités
habilitantes pour la mise en œuvre de la Convention de Stockholm sur les Polluants
Organiques Persistants (POPs), selon la liste définie actuellement par la communauté
internationale.
Une campagne d’investigation a été mise à cet effet à contribution pour cerner l’étendue
du territoire national. Tous les sites dits contaminés à la faveur des informations et
observations faites ou reçues des industriels ou d’autres opérateurs dans différents
domaines d’activités importants intervenant dans le développement socio-économique
du Gabon.L’inventaire des pesticides a porté sur la production, la commercialisation,
l’utilisation, l’élimination des pesticides POPs puis sur les stocks obsolètes et les sites
contaminés. Il a couvert une partie du pays.L’inventaire révèle l’absence de commerce
officiel des pesticides POPs mais signale tout de même la possibilité d’utilisations
résiduelles, à petite échelle, comme dans le maraîchage. L’introduction de ces produits
se faisant à partir des circuits informels qui s’approvisionnent auprès des pays
limitrophes. Ces produits arrivent au Gabon, la plupart du temps, par voie terrestre. Ce
qui constitue une importante préoccupation pour la santé et l’environnement.
Résumé : Le DSCRP a pour objectif premier de mettre en place des programmes et des
réformes structurelles visant à créer la richesse et l’emploi, par le développement de
secteurs d’activité alternatifs au secteur pétrolier pour soutenir la croissance de
l’économie. Le développement de ces secteurs d’activité qui ne peut se faire que grâce à
la conjugaison des efforts des secteurs public et privé, nécessite la mise en place de
conditions et d’un environnement favorable, à savoir : un système éducatif et de
formation performant et adapté aux besoins desdits secteurs ; des infrastructures et une
offre de services adéquates, notamment dans les domaines du transport, de l’énergie et
des télécommunications ; un système sanitaire efficient, notamment en matière de lutte
contre le Paludisme et le Sida, premières causes de mortalité dans notre pays ; une
administration et un système judiciaire transparents et efficaces.
51
Le DSCRP vise ensuite à réduire la pauvreté par la mise en place d’une véritable
politique de redistribution des fruits de la croissance, avec des programmes visant à
améliorer l’accessibilité des services sociaux de base aux populations, notamment dans
les domaines de l’eau, de l’habitat, du logement, de l’éducation de base et des soins de
santé primaire. Sur la base de ces orientations, le DSCRP est assis sur quatre piliers
fondamentaux : Pilier 1 : Promotion d’une croissance forte, soutenue et bénéfique aux
pauvres; Pilier 2 : Amélioration des infrastructures; Pilier 3 : Amélioration de l’accès
des populations aux services essentiels et le Pilier 4 : Amélioration de la gouvernance.
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reboisement est une planification stratégique des besoins futurs(1999-2004) en ressources
humaines pour réaliser le mandat confié par le Gouvernement gabonais en matière d’eaux, de
forêts et de reboisement. A cet effet, l’étude s’est attelé à élaborer un cadre organique qui
servira d’appui à la planification des actions de recrutement, de formation, de
perfectionnement et de gestion des carrières des personnels ;
Mots clés :
Où trouver ce document : Le document n’est plus disponible dans le fonds documentaire du
PSFE, en déhors de la fiche technique qui nous a permis de relever ces quelques indications.
Liens avec ANCR : Evaluation des besoins de renforcement en ressources humaines.
57
réglementaire lié à la pêche et à l’aquaculture.
58