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03 Dualite Corrige

Dualité

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Planche no 3. Dualité.

Corrigé

Dans les corrigés qui suivent, on ne suppose pas connue la notion d’orthogonalité au sens de la dualité.

no 1 : 1) Soit a ∈ C. Soient (λ, µ) ∈ C2 et (P, Q) ∈ E2 .

ϕa (λP + µQ) = (λP + µQ)(a) = λP(a) + µQ(a) = λϕa (P) + µϕa (Q).

Donc, ϕa est une forme linéaire sur E.


2) On a déjà card ϕaj 06j6n = n + 1 = dim(E) = dim(E∗ ) < +∞. Il suffit donc de vérifier que la famille ϕaj 06j6n est
 

libre.
Y X − aj
Pour k ∈ J0, nK, on pose Pk = . Chaque Pk est un élément de E et de plus
ak − aj
j6=k

1 si j 6= k
∀(j, k) ∈ J0, nK2 , ϕaj (Pk ) = δj,k = (∗).
0 si j = k

Soit alors (λ0 , . . . , λn ) ∈ Cn+1 .

n
X n
X n
X n
X
λj ϕj = 0 ⇒ ∀P ∈ E, λj ϕj (P) = 0 ⇒ ∀k ∈ J0, nK, λj ϕj (Pk ) = 0 ⇒ ∀k ∈ J0, nK, λj δj,k = 0
j=0 j=0 j=0 j=0

⇒ ∀k ∈ J0, nK, λk = 0.

Ceci montre que la famille ϕaj 06j6n est libre et donc une base de E∗ . Les égalités (∗) montrent alors que la préduale


de la base ϕaj 06j6n de E∗ est la famille (Pk )06k6n .




Z1

3) Pour P ∈ E, posons ϕ(P) = P(t) dt. ϕ est une forme linéaire sur E et donc, puisque la famille ϕaj 06j6n est une
0
n
X

base de E , il existe (λ0 , . . . , λn ) ∈ Cn+1 tel que ϕ = λj ϕaj ou encore il existe (λ0 , . . . , λn ) ∈ Cn+1 tel que pour tout
j=0
Z1
P ∈ E, P(t) dt = λ0 P(a0 ) + . . . + λn P(an ) (les λj étant indépendants de P).
0
Z1 Z1 Y
t − aj
En appliquant cette dernière égalité au polynôme Pk , 0 6 k 6 n, on obtient λk = Pk (t) dt = dt.
0 0 j6=k ak − aj

Z1 n
X Z1 Y
t − aj
∀P ∈ Cn [X], P(t) dt = λk P(ak ) où ∀k ∈ J0, nK, λk = dt.
0 0 j6=k ak − aj
k=0

no 2 : Les quatre applications ϕ1 , ϕ2 , ψ1 et ψ2 sont effectivement des formes linéaires sur E.


Cherchons tout d’abord la future base préduale de la famille (ϕ1 , ϕ2 , ψ1 , ψ2 ). On note (P0 , P1 , P2 , P3 ) cette future base.
• On doit avoir ϕ1 (P2 ) = ϕ2 (P2 ) = ψ2 (P2 ) = 0 et ψ1 (P2 ) = 1. Ainsi, P2 s’annule en 0 et en 1 et de plus P2′ (1) = 0.
Donc P2 admet 0 pour racine d’ordre 1 au moins et 1 pour racine d’ordre 2 au moins. Puisque P2 est de degré inférieur
ou égal à 3, il existe une constante a telle que P2 = aX(X − 1)2 = aX3 − 2aX2 + aX puis P2′ (0) = 1 fournit a = 1 puis
P2 = X(X − 1)2 .
• De même, il existe une constante a telle que P3 = aX2 (X−1) = aX3 −aX2 et 1 = P3′ (1) = 3a −2a fournit P3 = X2 (X−1).
• P0 admet 1 pour racine double et donc il existe deux constantes a et b telles que P0 = (aX + b)(X − 1)2 puis les égalités
P0 (0) = 1 et P0′ (0) = 0 fournissent b = 1 et a − 2b = 0. Par suite, P0 = (2X + 1)(X − 1)2 .
• P1 admet 0 pour racine double et il existe deux constantes a et b telles que P1 = (aX + b)X2 puis les égalités P1 (1) = 1
et P1′ (1) = 0 fournissent a + b = 1 et 3a + 2b = 0 et donc P1 = (−2X + 3)X2 .

P0 = (2X + 1)(X − 1)2 , P1 = (−2X + 3)X2 , P2 = X(X − 1)2 et P3 = X2 (X − 1).

Montrons alors que (ϕ0 , ϕ1 , ϕ2 , ϕ3 ) est une base de E∗ . Cette famille est libre car si aϕ1 + bϕ2 + cψ1 + dψ2 = 0, on
obtient en appliquant successivement à P0 , P1 , P2 et P3 , a = b = c = d = 0. Mais alors, la famille (ϕ1 , ϕ2 , ψ1 , ψ2 ) est
une famille libre de E∗ de cardinal 4et donc une base de E∗ . Sa préduale est (P0 , P1 , P2 , P3 ).

c Jean-Louis Rouget, 2009. Tous droits réservés. 1 http ://www.maths-france.fr


no 3 : 1 ère solution. On utilise le fait qu’une réunion de deux sous-espaces vectoriels est un sous-espace vectoriel si
et seulement si l’un des deux contient l’autre. Donc
ϕψ = 0 ⇒ Kerϕ ∪ Kerψ = E ⇒ Kerψ ⊂ Kerϕ = Kerϕ ∪ Kerψ = E ou Kerϕ ⊂ Kerψ = Kerϕ ∪ Kerψ = E ⇒ ϕ =
0 ou ψ = 0.
2ème solution. Supposons que ϕψ = 0 et qu’il existe x et y tels que ϕ(x) 6= 0 (et donc ψ(x) = 0) et ψ(y) 6= 0 (et donc
ϕ(y) = 0). Alors 0 = ϕ(x + y)ψ(x + y) = (ϕ(x) + ϕ(y))(ψ(x) + ψ(y)) = ϕ(x)ψ(y) ce qui est une contradiction.

∀(ϕ, ψ) ∈ (E∗ )2 , (∀x ∈ E, ϕ(x)ψ(x) = 0) ⇒ ϕ = 0 ou ψ = 0.

no 4 : 1) Soit ϕ ∈ E∗ .
• ⇒ / Supposons qu’il existe (λ1 , . . . , λn ) ∈ Kn tel que ϕ = λ1 ϕ1 + ... + λn ϕn .
n
\
Soit x ∈ Kerϕi . Alors ϕ(x) = λ1 ϕ1 (x) + . . . + λn ϕn (x) = 0 + . . . + 0 = 0 et donc x ∈ Kerϕ. On a montré que
i=1
n
\
Kerϕi ⊂ Kerϕ.
i=1

• ⇐ / Supposons tout d’abord la famille (ϕ1 , . . . , ϕn ) libre. On complète éventuellement la famille libre (ϕ1 , . . . , ϕn ) de
E∗ en une base (ϕ1 , . . . , ϕn , ϕn+1 , . . . , ϕp ) de E∗ et on note (e1 , . . . , en , en+1 , . . . , ep ) la préduale de la base (ϕ1 , . . . , ϕp ).
p
X
Soit x = xi ei un élément de E.
i=1
n
\
x∈ Kerϕi ⇔ ∀i ∈ J1, nK, ϕi (x) = 0 ⇔ ∀i ∈ J1, nK, xi = 0 ⇔ x ∈ Vect(en+1 , . . . , ep )
i=1
n
\
(avec la convention usuelle Vect(∅) = {0} dans le cas p = n). Donc Kerϕi = Vect(en+1 , . . . , ep ).
i=1
p
X
Soit alors ϕ ∈ E∗ . Posons ϕ = λi ϕi .
i=1

n
\
Kerϕi ⊂ Kerϕ ⇒ Vect(en+1 , . . . , ep ) ⊂ Kerϕ ⇒ ∀j ∈ Jn + 1, pK, ϕ(ej ) = 0
i=1
n
X
⇒ ∀j ∈ Jn + 1, pK, λj = 0 ⇒ ϕ = λi ϕi .
i=1

Le résultat est donc démontré dans le cas où la famille (ϕ1 , . . . , ϕn ) est libre.
n
\
Si tous les ϕi , 1 6 i 6 n, sont nuls alors Kerϕi = E puis Kerϕ = E et donc ϕ = 0. Dans ce cas aussi, ϕ est combinaison
i=1
linéaire des ϕi , 1 6 i 6 n.
Si les ϕi , 1 6 i 6 n, ne sont pas tous nuls et si la famille (ϕ1 , . . . , ϕn ) est liée, on extrait de la famille (ϕ1 , . . . , ϕn )
génératrice de Vect(ϕ1 , . . . , ϕn ) une base (ϕi1 , . . . , ϕim ) de Vect(ϕ1 , . . . , ϕn ).
\n m
\
On a Kerϕi ⊂ Kerϕik mais d’autre part, tout ϕi , 1 6 i 6 n, étant combinaison linéaire des ϕik , 1 6 k 6 m, chaque
i=1 k=1
m
\ m
\ n
\ m
\ n
\
Kerϕi , 1 6 i 6 n, contient Kerϕik et donc Kerϕik ⊂ Kerϕi . Finalement, Kerϕik = Kerϕi ⊂ Kerϕ.
k=1 k=1 i=1 k=1 i=1
D’après l’étude du cas où la famille est libre, ϕ est combinaison linéaire des ϕik , 1 6 k 6 m et donc des ϕi , 1 6 i 6 n.
La réciproque est démontrée dans tous les cas.
2) Soit ϕ une forme linéaire sur R3 telle que P = Kerϕ (en particulier ϕ n’est pas nulle). Soient ϕ1 la forme linéaire
(x, y, z) 7→ x + y + z et ϕ2 la forme linéaire (x, y, z) 7→ 2x + 3z. Alors la famille (ϕ1 , ϕ2 ) est une famille libre du dual de
R3 et D = Kerϕ1 ∩ Kerϕ2 . D’après 1)
D ⊂ P ⇔ ∃(a, b) ∈ R2 \ {(0, 0)}/ ϕ = aϕ1 + bϕ2 (théorie des faisceaux),
puis
u ∈ P ⇔ aϕ1 (u) + bϕ2 (u) = 0 ⇔ 3a + 5b = 0.
Une équation de P est donc 5(x + y + z) − 3(2x + 3z) = 0 ou encore −x + 5y − 4z = 0.

c Jean-Louis Rouget, 2009. Tous droits réservés. 2 http ://www.maths-france.fr


no 5 : Soit f : E → Kn . Il s’agit de démontrer que la famille (ϕ1 , . . . , ϕn ) est liée si et seulement
x 7 → (ϕ1 (x), ..., ϕn (x))
si Ker(f) 6= {0}.
• Si la famille (ϕ1 , . . . , ϕn ) est libre, c’est une base de E∗ (car dim(E∗ ) = n). Notons (u1 , . . . , un ) sa préduale et notons
(e1 , . . . , en ) la base canonique de Kn . Pour 1 6 i 6 n, on a f(ui ) = ei . Ainsi, l’image par f d’une base de E est une base
de Kn et on sait alors que f est un isomorphisme. En particulier, Ker(f) = {0}.
• Si les ϕi sont tous nuls, tout vecteur non nul x annule chaque ϕi . Supposons alors que la famille (ϕ1 , . . . , ϕn ) est liée
et que les ϕi ne sont pas tous nuls. On extrait de la famille (ϕ1 , . . . , ϕn ) une base (ϕi1 , . . . , ϕim ) (avec 1 6 m < n)
de Vect(ϕ1 , . . . , ϕn ). On complète la famille libre (ϕi1 , . . . , ϕim ) en une base (ϕi1 , . . . , ϕim , ψ1 , . . . , ψn−m ) de E∗ . On
note (e1 , . . . , em , em+1 , . . . , en ) sa préduale. Les formes linéaires ϕi1 ,. . . , ϕim s’annulent toutes en en et donc chaque ϕi
s’annule en en puisque chaque ϕi est combinaison linéaire des ϕik , 1 6 i 6 m. Le vecteur en est donc un vecteur non nul
x tel que ∀i ∈ J1, nK, ϕi (x) = 0.
 
1 1 1 0
 2 1 0 1 
no 6 : La matrice de la famille (f1 , f2 , f3 , f4 ) dans la base canonique du dual de R4 est A = 
 −1 m
.
1 −3 
−2 1 m + 4 −m
 
1 0 0 0
 2 −1 −2 1 
La matrice A a même rang que la matrice   −1 m + 1
 (pour 2 6 j 6 3, Cj ← Cj − C1 ) puis que la
2 −3 
−2 3 m + 6 −m
 
1 0 0 0
 2 −1 0 0 
 −1 m + 1 −2m m − 2  (C3 ← C3 − 2C2 et C4 ← C4 + C2 )
matrice  

−2 3 m −m + 3  
1 0 0
 2 −1 0 
• Si m = 0, A a même rang que la matrice   −1 1 −2 et donc rg(A) = 3.

−2 3 3 
1 0 0 0
 2 −1 0 0  1
• Si m 6= 0, A a même rang que la matrice   −1 m + 1 −2 m − 2  (C3 ← m C3 ) puis que la matrice

−2 3 1 −m + 3
 
1 0 0 0
 2
 −1 0 0 
 (C4 ← 2C4 + (m − 2)C3 )
 −1 m + 1 −2 0 
−2 3 1 −m + 4
Donc, si m = 4, rg(A) = 3 et si m n’est ni 0 ni 4, rg(A) = 4.

Si m ∈
/ {0, 4}, rg(f1 , f2 , f3 , f4 ) = 4 et si m ∈ {0, 4}, rg(f1 , f2 , f3 , f4 ) = 3.

c Jean-Louis Rouget, 2009. Tous droits réservés. 3 http ://www.maths-france.fr

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